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La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 17, Edition de l’automne 2015

Edition de l’automne 2015

Auteur: Dr. Roger Pascoe, Président de:

The Institute for Biblical Preaching

(L’Institut pour la Prédication Biblique)

Cambridge, Ontario, Canada

(http://tibp.ca/)

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Renforcer les capacités de lEglise dans

La Prédication Biblique et le Leadership

1ère Partie: La Puissance Pour La Predication, Point 2

“La Puissance De Dieu” (2 Co. 4:5-7)

Dans l’édition précédente de cette revue, nous introduisions une série sur «la puissance pour la prédication», dans laquelle nous évoquions «la perte de puissance et d’autorité dans la prédication». Dans cet article là, j’ai proposé trois causes de la perte de puissance spirituelle dans la prédication: 1) La perte de la passion pour Dieu; 2) la conformité à la culture; 3) le manque d’autorité. Ensuite j’ai proposé trois raisons qui expliquent pourquoi tant de prédicateurs ne prêchent pas avec autorité: 1) parce que leur pensée est mondaine; 2) parce qu’ils ont peur des gens; 3) parce qu’ils ne comprennent pas la parole de Dieu et ne l’ont pas appliquée à leur propre vie.

Nous avons terminé cet article en listant quatre éléments essentiels pour une prédication puissante. 1) la puissance de Dieu; 2) la puissance du Saint-Esprit; 3) la puissance de la prière; 4) la puissance des écritures. Dans cette édition, nous allons explorer «la puissance de Dieu» dans la prédication. Comme base de cette réflexion, regardons 2Co 4:5–7, où la thèse de l’apôtre Paul est fondamentalement que la puissance vient de Dieu et non de nous-mêmes.

Notons premièrement que la prédication ne porte pas sur nous«…. Nous ne prêchons pas nous-mêmes» (5). La prédication n’est pas sur nous-mêmes et le message que nous prêchons n’est pas non plus centré sur nous-mêmes. Notre motivation dans la prédication c’est tout le contraire du «dieu de ce siècle» dont l’objectif est «d’aveugler l’intelligence des incrédules, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.» (4)

Quand votre intelligence est aveuglée, cela veut dire que vous ne pouvez pas accepter ou comprendre la vérité de Dieu. Lobjectif de Satan c’est d’aveugler les incrédules, les empêchant de comprendre l’Evangile de Christ, Evangile qui révèle sa gloire; c’est de les empêcher d’entendre la vérité sur Christ. Satan ne veut pas que les incrédules connaissent Dieu à travers Christ. Il ne veut pas qu’ils voient, entendent ou acceptent la lumière spirituelle, et source de vie de l’Evangile. C’est pourquoi il aveugle leur intelligence.

Notre objectif, d’autre part, c’est de prêcher Christ avec une telle clarté et une telle puissance que les autres ne puissent voir et entendre que lui et lui seul, et certainement pas nous. La prédication n’est pas sur nous et le message que nous prêchons n’est pas sur nous. Si ce message était sur nous, nous pouvions donc comprendre pourquoi certaines personnes ne le croient pas. Mais ce n’est pas cela – le message concerne celui-là qui est la représentation exacte et la pleine révélation de Dieu. C’est Christ- Jésus le Seigneur (5a)Christ l’oint; Jésus le Sauveur; le Seigneur notre Maître, le Suprême, le Souverain. Il n’y a qu’un seul Seigneur, un seul Maître, et ce n’est pas nous. Nous ne sommes pas Seigneur sur le troupeau de Christ (1 Pi 5:3), mais serviteurs de son troupeau, «vos serviteurs à cause de Jésus» (5b). Nous sommes serviteurs de l’église, des ministres au service du peuple de Dieu «à cause de Jésus.» C’est là notre motivation – «à cause de Jésus.» C’est pour cela que nous prêchons.

Comme Jésus prit la condition d’esclave (Ph 2:7), ainsi nous nous rendons serviteurs du peuple de Dieu «à cause de Jésus» - à cause de l’Evangile. Des ministres qui se rendent trop importants et dont le ministère ne tourne qu’autour d’eux-mêmes (c’est-à-dire beaucoup plus centré sur le ministre que sur le message, plus concerné par le vase que par le trésor) ne sont pas des ministres authentiques pour «la cause de Jésus.» Des ministres authentiques de l’Eglise sont ceux-là qui «ne prêchent pas eux-mêmes, mais Christ-Jésus le Seigneur.»

Donc, primo, la prédication ne porte pas sur nous-mêmes, mais secundo, elle est tout à fait centrée sur Dieu. «Car c’est Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.» (6). Dieu est celui qui, à la création, a dit: «La lumière brillera au sein des ténèbres.» Et de même, il est celui qui fait briller sa lumière spirituelle au sein des ténèbres de nos cœurs afin d’éclairer notre compréhension de la gloire de Dieu, telle que reflétée sur la face de Jésus Christ. Nous ne pouvons pas amener le salut, seul Dieu le peut – «le salut c’est le Seigneur.» (Jn. 2:10). Seul le Dieu de la création est le Dieu de la rédemption. Seul le Dieu qui a crée la lumière physique peut créer la lumière spirituelle. La lumière du monde c’est Jésus. Celui qui a crée la lumière est devenu lumière. Ceci a été très clair dans la mémoire de Paul lorsque la lumière de Dieu l’enveloppa sur la route de Damas, et inonda son âme par la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ. Seule la face de Jésus-Christ pouvait adéquatement, correctement et pleinement manifester la gloire de Dieu de telle sorte que nous puissions la comprendre.

Dieu ordonna que la lumière brille «du sein» des ténèbres; et à travers l’Evangile il a fait briller «dans» nos cœurs la lumière de sa connaissance, telle qu’incarnée sur la face humaine de Jésus-Christ (Jn. 1:14). Autant dans son œuvre de création Dieu a ordonné que la lumière brille du sein des ténèbres, autant dans sa seconde création à travers l’œuvre de la rédemption, il a ordonné que la lumière brille au sein des ténèbres de notre condition humaine afin que nous puissions le connaître. La source de la vérité fondamentale (sur qui nous sommes, qui Dieu est, etc.) vient seulement de Dieu. «Je suis le chemin, la vérité et la vie», dit Jésus. Il est la révélation finale et complète de Dieu. Donc c’est sur sa «face» (sa personne, son incarnation, sa révélation) que nous parvenons à la connaissance de notre Dieu glorieux.

Question: Si ce Dieu dont parle Paul est si puissant pour ordonner que la lumière brille au sein des ténèbres, et si puissant pour faire briller la lumière dans nos cœurs pour nous révéler sa gloire, pourquoi donc les instruments humains qu’il utilise dans le ministère sont si faibles et si pauvres en gloire: pourquoi une telle contradiction entre la puissance et la gloire de Dieu d’une part et la faiblesse, la fragilité des serviteurs de Dieu d’autre part ? Réponse: C’est pour qu’il n’y ait pas le moindre doute sur la nature divine du message.

Ceci nous amène au troisième point: la prédication est un paradoxe (le trésor opposé au vase. «Nous portons ce trésor dans des vases de terre…» (7). D’une part, ce que nous prêchons (l’Evangile) est un trésor, mais d’autre part, nous, prédicateurs, sommes simplement des vases de terre. De peur que nous ne pensions que le vase (le ministre ou serviteur) est aussi glorieux que le message, Paul établit un contraste net entre la gloire de Dieu (la gloire du message, l’Evangile, notre ministère) d’une part, et l’incroyable faiblesse des vases humains que Dieu utilise pour proclamer cette gloire d’autre part. LEvangile que nous prêchons est un «trésor.» «Ce trésor», c’est ce que Paul appelle ailleurs le ministère de la nouvelle alliance (3:6); le ministère de l’Esprit (3:8); le ministère de la justice (3:9); «ce ministère» (4:1); notre Evangile (4:3); l’Evangile de la gloire de Jésus (4:4); la lumière de la connaissance glorieuse de Dieu sur la face de Jésus Christ (4:6).

Donc, ce que nous prêchons est un trésor (l’Evangile), en opposition totale avec le «vase de terre» dans lequel est contenu le trésor. Le prédicateur lui-même est simplement un «vase de terre.» «Les vases de terre», se sont les ministres de l’Evangile, ces canaux humains en qui le trésor est incarné et révélé, et à travers qui il est prêché. L’image ici est celle d’un vase d’argile fragile et bon marché qui contient un trésor. Les ministres de l’évangile sont de fragiles, faibles mortels qui contiennent un trésor divin – la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu.

Le contraste entre le «trésor» et le «vase de terre» est intentionnel – «…afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu et non pas à nous» (7b). Le but («afin que») du dessin de Dieu en utilisant des messagers humains pour proclamer le message divin de Dieu est de mettre en valeur le message (sa source, sa puissance et ses résultats) par les moyens même qu’il choisit pour le proclamer et le révéler, à savoir, à travers la faiblesse humaine. En d’autres termes, pour que nul ne puisse mal interpréter (1) la source du message, (2) le caractère («excellence») extraordinaire de sa puissance, et (3) l’effet surnaturel de l’Evangile comme venant de nul autre personne que de Dieu lui-même; Dieu a choisit d’incarner son message dans de faibles vases humains. Puisque l’Evangile transforme radicalement les vies, il n’était pas possible qu’il soit simplement un message humain – il doit être divin. La puissance du message que nous prêchons est d’un tel caractère (c’est-à-dire surabondant, invincible, magnifique, au-delà la compréhension humaine, transformateur) que son auteur ne peut être que Dieu et non nous, les messagers humains. Le messager est donc faible, dépendant, temporel, mais le message est puissant et éternel. Nous sommes des créatures formées de la poussière de la terre, que Dieu dans sa grâce a choisit pour porter, son nom, son Evangile.

Si le message était modérément puissant, il pourrait être attribué à notre sagesse, invention ou génie humain. Mais une telle puissance extrême qui transforme radicalement les vies, émanant de telles vases faibles et insuffisants doit être d’une source divine. En outre, le message puissant de Dieu n’est pas limité par la faiblesse totale de l’homme – le message est plutôt rehaussé par cette faiblesse. Tel est le cas pour chaque ministre de l’Evangile: nous sommes ainsi faibles afin que la puissance de Dieu puisse se manifester en nous. Ainsi, ce fut le cas avec Gédéon et ses 300 hommes qui mirent les Madianites en attaques les uns contre les autres en brisant simplement leurs cruches pour que les flambeaux brillent (Jg. 7:15; Hé. 11:34). Il en est de même pour nous – dans notre faiblesse confessé et évidente, Dieu révèle sa puissance et sa gloire.

Ceci nous donne une perspective dans le ministère. Nous pouvons être reconnaissants à Dieu pour notre faiblesse charnelle, nos limites mentales et notre fragilité parce que c’est ce que Dieu utilise. Le messager est donc faible, dépendant et temporel, mais le message est puissant et éternel. Nous sommes des créatures formées de la poussière de la terre que Dieu dans grâce a choisi pour porter son nom, son Evangile; afin que quand les autres voient cette transformation-là que produit l’Evangile dans la vie de ceux-là qui croient, qu’ils puissent conclure que «la puissance vient de Dieu et non de nous.»

2ème Partie: La Preparation Pour La Predication

“Comprendre le texte”

I. Lire Le Texte

1. Lire Le Texte Pour Le Comprendre

Toute chose dans la préparation d’un message commence par une lecture minutieuse du texte biblique. Il n y’a rien qui puisse remplacer la lecture du texte. Demandez au Saint-Esprit d’ouvrir votre entendement alors que vous lisez le texte.

Lisez le livre dans lequel le texte se situe. Répétez la lecture autant que possible avant de commencer à préparer votre message. Cette répétition de la lecture réalise plusieurs objectifs: (1) cela vous donne une vue d’ensemble de la portée générale du livre; (2) cela vous donne une vue d’ensemble du contexte du passage en question; et (3) cela vous donne une idée sur le courant du passage et ses points principaux.

Lisez le texte de votre message. Répétez cette lecture jusqu’à être trempé dans le texte, de sorte que vous puissiez même le répéter par cœur (pas nécessairement mot par mot). Lisez le minutieusement et dans une attitude de prière. Lire le passage dans plusieurs versions bibliques peut être utile. Si cela vous est possible, le lire dans ces textes originaux sera une bonne idée.

Lire le texte dans le but de: (1) dégager ce que dit le texte et son sens; (2) éliminer les barrières à la compréhension – c’est-à-dire les notions préconçues sur ce dont parle le texte et son sens; et (3) apprendre le texte comme les premiers lecteurs l’auraient appris.

2. Lire Le Texte Pour Des Réponses Personnelles

Identifiez à partir du texte des problèmes spirituels personnels qu’il vous faut résoudre dans votre propre vie. Si vous ne résolvez pas ces problèmes, vous n’allez pas prêcher convenablement et correctement le texte, parce que vous n’êtes pas vous-mêmes obéissant au texte. Dans un tel cas, comment pouvez-vous espérer qu’il soit efficace au sein de votre public.

3. Lire Le Texte Pour Y Identifier Des Questions (Problèmes)

Alors que vous lisez le texte, identifiez toutes difficultés, les contradictions, les complexités et les problèmes du texte que vous devez étudier et en faire face dans votre message.

4. Lire Le Texte Pour Identifier Sa Structure

Alors que vous lisez le texte, notez le courant de pensée du le texte. Comment l’auteur a-t’il présenté son sujet? Pourquoi a-t’il écrit. Quel est le sujet. Quel est l’objet et comment le démontre t-il?

II. Ecrire Le Texte

1. Ecrire Un Résumé Du Texte

Après avoir lu le passage de manière répétitive (et peut-être sous plusieurs versions), résumez les pensées essentielles de chaque paragraphe. Pour y arriver, vous pouvez procéder de la manière suivante:

a) transférez le texte biblique sur votre ordinateur.

b) Divisez le texte en paragraphes, un paragraphe pour chaque nouvelle idée que vous avez identifiée alors que vous lisiez le passage.

c) Laissez une marge large afin de pouvoir y écrire des notes et imprimer.

d) Ecrivez sur la marge les pensées (idées, remarques) exprimées dans chaque paragraphe du texte, alors que vous l’aviez divisé. Ce sont les pensées principales du passage. Rappelez-vous, puisqu’il n’y a jamais un seul sujet dans un passage, chaque pensée (idée, remarque) que vous identifiez dans chaque paragraphe doit être liée à l’idée générale du passage. Nous parlerons de l’identification du sujet d’un passage dans les prochaines éditions de cette revue.

e) Puis, sous les pensées principales que vous avez notées sur la marge de chaque paragraphe, écrivez aussi les idées secondaires.

Vous obtiendrez en ce moment, au moins un résumé préliminaire et visuel du passage que vous utiliserai pour structurer votre message.

2. Paraphraser Le Texte

Paraphraser le texte est un moyen adéquat pour savoir si vous l’avez vraiment compris. Si vous n’arrivez pas à paraphrase le texte, donc vous ne l’avez probablement pas compris.

Paraphraser le texte veut dire rédiger le passage dans vos propres mots, comme vous le comprenez. Rédiger une paraphrase du texte vous rassure que vous avez saisi le passage de manière cohérente, en étant capable d’exprimer clairement chaque pensée du texte et relier chaque idée à la pensée qui précède et qui suit cette idée. Cet exercice solidifie votre compréhension du texte, en le reprenant dans vos propres mots.

Alors que vous rédigez votre paraphrase personnelle, assurez-vous de le développer afin qu’il contienne l’intention et l’application du texte, de même que son sens essentiel. Si vous possédez la Bible développée (“Amplified Bible”) vous pouvez le consulté.

3ème Partie: Leadership – Etre Un Model En Piete

“Votre crédibilité personnelle dans le Ministère” (Actes 20:17-35)

Nous apprenons beaucoup des dernières paroles de grands leaders. Actes, chapitre 20 rapporte les dernières paroles du grand apôtre, Paul, aux Chrétiens d’Ephèse, parmi lesquels il œuvré pendant plusieurs années. Ces adieux d’un leader pieux sont les dernières paroles de réflexion, d’exhortation et d’instruction de l’apôtre Paul pour les responsables de l’Eglise. Ses dernières paroles font remarquer quatre préalables essentiels pour une crédibilité dans la responsabilité (leadership).

1. Nous Devons Etre Dans Nos Motifs (18-21)

Dans l’œuvre du Seigneur, notre attitude personnelle ne doit être qu’humilité, même en temps de dures d’épreuves. «Vous savez de quelle manière … je me suis sans cesse conduit avec vous», déclare Paul, «servant le Seigneur en toute humilité, avec larmes, et au milieu des épreuves» (18-19). Ceci doit être notre attitude dans tout ce que nous faisons. Si tel n’est pas le cas, nous devons nous examiner, quant à nos réels motifs. Nous devons avoir une clarté dans nos motifs.

Notre activité publique doit être inclusive et ouverte à tous, comme Paul qui «na rien caché de ce qui nous était utile» (20a). Son activité publique était marquée par la transparence, l’ouverture et le partage. Il n’y avait pas de secret dans ce qu’il faisait: «… je nai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement dans les maisons» (20a). Soit qu’il prêchait publiquement ou enseignait en privé dans les domiciles, le ministère de Paul était inclusif et ouvert à tous, “annonçant aux Juifs et aux Grecs» (21a). Son ministère public était valable et disponible pour tous, sans distinction de race ou la religion. Peu importe leur appartenance religieuse ou raciale, il annonçait le même message à tous, à savoir, «la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ» (21b).

Nous devons éclaircir nos motifs. Posez-vous les questions suivantes: «Pourquoi faites-vous lœuvre que vous faites dans le ministère? Quelle est votre attitude dans le ministère? Comment exercez-vous votre ministère? Etes-vous fier de vous-mêmes et de vos réussites? Œuvrez-vous pour un plus grand nombre dadeptes? Exercez-vous votre ministère au profit de toutes sortes de personnes, avec toutes sortes de besoins? Ou œuvrez-vous uniquement avec un groupe exclusif délites spirituelles coupées du reste du monde?» Nous devons êtres clairs quant à nos motifs dans le ministère.

2. Nous Devons Etre Confiants Pour Le Futur (22-25)

Les personnes qui ont été des modèles et des mentors pour moi ont toutes été confiantes pour le futur. Nous devons être confiants malgré les incertitudes. Pour Paul cala voulait dire «ne sachant pas ce qui marrivera; seulement, de ville en ville, lEsprit-Saint mavertit que des liens et des chaines mattendait» (22-23). Vous pourriez interpréter cela de la part du Saint-Esprit comme suit: «ne pars pas!» Mais je ne pense pas que ce soit ce que cela veut dire. Je pense plutôt que cela veut dire que le Saint-Esprit l’avertissait comme quoi, partout où il irait, des chaines et des tribulations l’attendrait, car comme on le dit, un homme avertit en vaut deux.

Ce genre d’avertissement peut faire reculer la plupart d’entre nous. Cela vous fait réfléchir deux fois par rapport à la suite de la mission. Cette situation pourrait causer à la plupart d’entre nous des incertitudes. Notre réaction peut probablement être: «je ferrais mieux de prier à ce sujet.» Peut-être que je ne devrais pas aller.» Mais les circonstances constituent l’un des indicateurs les moins sûrs dans la prise d’une décision. Avant tout, nous devons faire confiance à la parole et l’appelle de Dieu pour notre vie. Cela était toujours au premier plan dans la pensée de Paul. Il était motivé à continuer parce qu’il était «lié par lEsprit» (22a), et cela a supplanté tout moyen possible de démission des «liens et des tribulations» dans le futur. C’est indubitablement pourquoi il affirmait: «mais je ne fais pas pour moi-même aucun cas de ma vie» (24a). De petite chose comme la prison ne vont pas remettre à plus tard ou changer ces perspectives ou ses plans. Pourquoi? Parce qu’il était prisonnier de sa conviction intérieure d’aller à Jérusalem, que même la perte potentielle de sa vie ne pouvait pas l’arrêter. N’est-ce pas cela être confiant pour le futur malgré les incertitudes du présent?

C’est pourquoi il avait de la confiance en vue de lachèvement futur de sa mission. Aucune circonstance terrestre, les menaces, l’opposition de l’ennemi, ne pourrait entraver ou l’empêcher d’accomplir la mission pour laquelle Dieu l’a appelé. Paul était confiant que celui qui l’a appelé pour qu’il soit l’apôtre envers les Païens allait lui permettre d’achever sa mission. C’est pourquoi il pouvait attendre avec impatience l’achèvement joyeux de cette œuvre. «Pourvu que jaccomplisse ma course avec joie, et le ministère que jai reçu du Seigneur Jésus, dannoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu» (24b). (Voir aussi 2 Ti. 4:7-8; Ph. 2:17). Dans le temps de Dieu et dans la voie de Dieu, Paul était confiant que qu’il achèverait l’œuvre qui lui a été confiée.

3. Nous Devons Avoir Des Convictions Dans Le Ministère (26-31)

Ce passage s’achève par trios convictions («c’est pourquoi»). Premièrement, la conviction que vous avez agit avec une conscience tranquille. «Cest pourquoi je vous déclare aujourdhui que je suis pur du sang de vous tous» (26). Innocent «car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher» Il a accomplit ce à quoi Dieu l’a appelé. Il n’a rien laissé. Par conséquent, quelque soit le résultat de sa mission, les gens ont beau réagir, il est «pur du sang de vous tous.» Personne ne pourrait dire à Paul: «Tu ne ma pas dit.» Non, Paul a pleinement annoncé «le conseil de Dieu», et de ce fait, a assumé ses responsabilités en tant que serviteur de Dieu. Ainsi, il a agit avec une conscience tranquille.

Deuxièmement, la conviction dalerter les autres sur des dangers spirituels. Afin d’êtres qualifiés et capables d’alerter les autres sur des dangers spirituels, les responsables de l’Eglise doivent prendre garde à eux-mêmes. «Prenez garde à vous-mêmes» (28a). Paul veut dire, prends garde à toi-même en tant que serviteur de Dieu» Il parle aux anciens de l’Eglise ici. Les leaders de l’Eglise doivent prendre garde à eux-mêmes avant de pouvoir s’occuper des autres. Ils doivent avoir de l’attention et se protéger eux-mêmes des dangers spirituels. Cela consiste à examiner sa propre santé morale, spirituelle, pratique, théologique et personnelle avant de pouvoir prendre soin du peuple de Dieu.

Une foi que vous vous êtes assuré que vous êtes personnellement équipé et qualifié pour diriger, le responsable doit en ce moment s’occuper de l’Eglise. «Prenez donc garde… à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous à établis évêques, pour paître lEglise de Dieu quil sest acquise par son propre sang» (28b). «Pour paitre lEglise de Dieu» veut dire, pour la guider, pour lentretenir, pour la protéger, pour la soigner, pour la nourrir. Rappelez-vous que l’Eglise que Dieu «s’est acquise par son propre sang» lui est précieuse. Paitre l’Eglise de Dieu veut dire la protéger des attaques spirituelles. “Je sais quil sintroduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui népargneront pas le troupeau» (29). Les loups cruels tuent, volent et détruisent le troupeau. Ils n’ont pas de sentiment pour le troupeau. Ils ne veulent que satisfaire leur appétit sauvage.

Paitre l’Eglise de Dieu veut également dire la protéger des hommes qui sèment la discorde. «Et il sélèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entrainer les disciples après eux» (30). Les «choses pernicieuses» renvoient aux faux enseignements. «…entrainer les disciples après eux renvoie aux faux motifs – s’accumuler un pouvoir personnel et des partisans (ou adeptes) personnels. Ceci est l’œuvre de Satan pour diviser et détruire le peuple de Dieu.

Troisièmement, la conviction denseigner les autres par notre exemple. «Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je nai cessé nuit et jour dexhorter avec larmes chacun de vou (31a). Paul les a averti fidèlement (sans cesse), continuellement (jour et nuit), et avec passion (avec des larmes). Ce fut l’héritage que Paul leur a laissé. Son exemples pour les Ephésiens est le même pour nous en tant que responsables du peuple de Dieu. Le leadership ne concerne pas uniquement l’activité publique, c’est-à-dire prêcher et enseigner. Ce que nous disons et faisons publiquement doit s’appuyer sur ce que nous sommes. Notre exemple personnel en dit long à ceux qui nous observent et nous écoutent. Donc, enseignez les autres par votre propre exemple d’avertissement fidèle, de labeur continuel et d’engagement avec passion.

4. Nous Devons Avoir De La Compassion Pour L’assemblée Des Fidèles (32-35)

Paul montre sa compassion pour l’assemblée dans sa recommandation finale: «Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner lhéritage avec tous les sanctifiés» (32). Ce sont là les fondements incontestables du ministère – Dieu lui-même et sa parole inspirée. Ce sont les deux ressources qui, seules, peuvent nous garder vrais et fidèles. Nous devons dépendre de Dieu et croitre dans sa vérité. Nous avons besoin de la parole de sa grâce pour notre édification. Elle seule «peut nous édifier» spirituellement dans notre foi sainte. Elle comporte tout ce dont nous avons besoin pour la vie et la piété, afin que nous puissions vivre une vie forte et stable à la gloire de Dieu. Nous avons aussi besoin de la parole de sa grâce pour notre sanctification – «… et donner lhéritage avec tous les sanctifiés»

C’est la bénédiction finale de Paul, recommandant le peuple à Dieu pour ses soins, et ses provisions; et recommandant le peuple à la parole de Dieu en tant que fondement de leurs vies spirituelles.

Paul manifeste aussi sa compassion pour l’assemblée dans son exhortation finale: «Je nai désiré ni largent, ni lor, ni les vêtements de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi» (33-34). Le ministère ne consiste pas à désirer l’argent, ni l’or, ni les vêtements de quiconque. «Je ne nai pas été un parasite, mattendant à quelque chose pour ne rien donner en retour.» Mais au contraire, «je vous ai montré de toutes manières que cest en travaillant ainsi quil faut soutenir les faibles» (35a). Le ministère ne consiste pas à prendre. Le ministère consiste à donner - œuvrant pour le bénéfice des autres et soutenant les faibles.

«…Et se rappeler les paroles du Seigneur, qui lui-même a dit: il y a plus de bonheur à donner quà recevoir» (35b). Le ministère de Paul fut un exemple de ce principe – donner et non prendre.

Conclusion.

Permettez-moi de vous défier à travers ces questions. Qui suivez-vous? La réponse à cette question déterminera où vous finirez. Est-ce que les leaders que vous admirez manifestent ces caractéristiques dans leur leadership? Ont-ils des motifs clairs, désintéressés? Manifestent-ils de la confiance pour l’assistance et le contrôle de Dieu pour le futur. Expriment-ils certaines convictions sur ce qu’est le ministère – ou sont-ils incolores et inodores? Manifestent-ils de l’assistance et de la compassion pour le peuple?

Comment dirigez-vous? Quelles sont les caractéristiques de votre style de leadership et d’activité? Est-ce que votre leadership est marqué par des motifs clairs et purs? Confiance pour le futur? Convictions dans le ministère? Assistance et compassion pour le peuple?

5ème Partie: Plans De Predication

Pour écouter version audio de ces message en Anglais, cliquez sur ces liens: Link 1 - Jn. 21:15-17; Link 2 - Jn. 21:18-19; Link 3 - Jn. 21:19-25

Titre: Des leçons dans le ministère chrétien.

Point 1: Le gage pour servir Dieu c’est de l’aimer (21:15-17)

1. Malgré notre faible loyauté, Jésus apprécie tout de même notre amour

2. Malgré notre faible loyauté, Jésus à tout de même besoin de notre service

Point 2: Le but en servant Dieu c’est de le glorifier (18-19a)

1. Nous devons le glorifier quand nous sommes jeunes (18)

2. Nous devons le glorifier dans nos vieux jours (18-19)

Point 3: Le modèle dans l’œuvre du Seigneur c’est de le suivre (19b-23)

1. Nous le suivons en répondant à son appel (19b)

2. nous le suivons en gardant nos yeux fixés sur lui (20)

3. Nous le suivons en «nous occupant de nos affaires» (21-23)

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