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Where the world comes to study the Bible

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La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 16, Edition du l’été 2015

Edition de l’Eté 2015

Auteur : Dr Roger Pascoe, Président de

l’Institut pour la Prédication Biblique

Cambridge, Ontario, Canada

(http://tibp.ca/)

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Institut Biblique pour le Ministère Pastoral

« Renforcer les capacités de l’Eglise dans la prédication biblique et le leadership »

1ère Partie : La Puissance Pour La Predication

«La perte de la puissance et de l’autorité dans la prédication»

Chaque prédicateur véritablement appelé de Dieu pour prêcher est capable de prêcher avec une grande puissance spirituelle. Pour prêcher avec puissance, vous devez (a) connaître Dieu intimement; (B) comprendre Sa Parole; (C) être bien préparé, et (d) avoir la plénitude du Saint-Esprit. Lorsque nous échouons dans notre mission de prédication, nous devenons plus conscients que la puissance pour la prédication ne vient de nous, mais de Dieu. C’est seulement lorsque nous sommes conscients de cela que nous cherchons à nous appuyer sur la puissance du Seigneur.

Le facteur qui révèle le mieux qu'un prédicateur a la puissance de l’Esprit c’est la transformation de la vie des gens par l'Esprit Saint à travers la prédication de la Parole de Dieu, afin que (a) leurs cœurs soient touchés; (B) leur intelligence soit étirée (nous leur enseignons ce qu'ils ne savent pas); (C) leur volonté soit soumise ; et (d) leur conscience soit impactée, avec pour résultat ultime que leur vie soit spirituellement transformée.

La mesure de la puissance spirituelle n’est pas la réaction extérieure, mais la prise de conscience du péché à l’intérieur de soi, ce désir de sanctification, de repentance, et d'amour pour le Christ.

Permettez-moi d’évoquer quelques causes de la perte de la puissance spirituelle dans la prédication

1. La perte de la passion pour Dieu. La principale cause de perte de puissance parmi les prédicateurs c’est la perte de leur passion pour Dieu. Lorsque cela se produit, ils deviennent médiocres dans leur réflexion, leur ministère et leur prédication, et ils deviennent sensibles à l'esprit du monde. Cela peut se produire lorsqu’un prédicateur a été un certain temps dans une église et qu’il est devenu familier et à l’aise dans l'église (de même que l'église envers lui), parce que c’est à ce moment qu’il est très tentant de se relâcher spirituellement. Ensuite, il peut être tenté d’abandonner sa quête du Seigneur et il perd ainsi sa vigilance et sa fraîcheur spirituelle. C’est là que le diable saisit l’occasion pour le dévorer. Ce problème est aggravé par le fait que non seulement beaucoup d’églises n’ont pas leaders spirituellement engagés, mais ils n’en veulent même pas ; en lieu et place elles sont prêtes à se contenter de la médiocrité.

2. La conformité à la culture. Les prédicateurs perdent souvent leur pouvoir parce qu'ils agissent par conformisme à leur culture, plutôt qu’en vertu de leur vocation et de leur position. Cette tentation à être en phase avec les gens et avec la culture se traduit souvent par une compromission des normes morales et un style vestimentaire et un discours qui prend la forme de la culture autour d'eux. Le désir de se conformer à la culture éteint le feu de Dieu dans le cœur d'un prédicateur. La mise en garde contre le fait que «l'amitié avec le monde est inimitié contre Dieu» (Jacques 4: 4) est applicable autant aux prédicateurs qu’à toute autre personne.

3. Le manque d'autorité. Beaucoup de prédicateurs aujourd'hui ne prêchent pas (et peut-être ne peuvent pas prêcher) avec conviction ou d'autorité. Ils ne disent pas (et peut-être ne peuvent pas dire): «Ainsi parle le Seigneur». D’où vient notre autorisation à prêcher? Le Docteur Mohler (Président de Southern Baptist Theological Seminary) l’a exprimé de la façon suivante :

«Quel est notre mandat pour la prédication? Qu’est-ce qui nous y autorise? C’est tout aussi simple - Dieu a parlé. Dieu s’est révélé Lui-même, renonçant à sa vie privée afin que nous puissions Le connaître. Il n’est pas resté silencieux, et Il nous a donné l’ordre de parler. Il appelle et équipe des hommes pour prêcher Sa Parole. Lui ne se tait pas et nous ne pouvons pas non plus nous taire. Nous devons parler, prêcher et enseigner sa Parole. »

Notre autorité et notre autorisation pour la prédication c’est uniquement pour proclamer la Parole de Dieu. Si vous prêchez quelque chose d'autre, votre prédication n’aura aucune puissance pour transformer des vies. Si vous ne prêchez pas la Parole, vous ne pourrez pas parler avec autorité, car ce que vous dites n’est pas autorisé par Dieu – ce n’est pas la Parole de Dieu.

Beaucoup de prédicateurs aujourd'hui ne prêchent pas la Parole! Ils discourent sur des questions culturelles, sur des questions philosophiques (surtout leur philosophie de la vie), sur des problèmes psychologiques et des questions de motivation, mais ils ne prêchent pas la Parole de Dieu. Ils peuvent lire brièvement ou citer un passage de l’Écriture pour donner à leur message une saveur spirituelle, mais ils ne prêchent pas ce texte. Ils ne prêchent pas de façon biblique; par conséquent, ils ne proclament pas les paroles de Dieu et ils ne prêchent pas avec autorité.

Pourquoi y a-t-il tant de prédicateurs qui ne prêchent pas avec autorité? Plusieurs raisons viennent à l'esprit:

1. Ils ne prêchent pas avec autorité parce que leur pensée est mondaine. La question de la conformité à la culture revient ici. Beaucoup de prédicateurs ont adopté (en particulier dans la société américaine) la pensée postmoderne, même s’ils ne le reconnaissent pas ou n’en sont pas conscients. C’est pourquoi ils ne parlent pas avec autorité, parce que le postmodernisme dit ceci : «Il n'y a pas de vérité absolue pour tout le monde. Donc, je peux croire ce que je crois; et vous, croyez que ce que vous croyez. N’essayez pas de me dire ce qui est bon ou mauvais.»1

En outre, dans la pensée du monde, ne pas être catégorique ou dogmatique ce n’est pas être à la mode, ce n’est pas être intellectuel – on doit toujours laisser une ouverture à d'autres possibilités. Vous trouvera cela en particulier dans les institutions universitaires. On laisse aux étudiants la liberté de déterminer par eux-mêmes ce qu'ils veulent croire. Les professeurs ne sont pas censés les influencer. Ainsi, l'interprétation biblique ne cesse de changer pour intégrer de nouvelles idées, des découvertes, et des possibilités qui sont plus en phase avec la pensée du monde. Ce que la Bible affirmait clairement dans le passé est aujourd'hui remis en cause. La théologie systématique est plus systématique que théologique – des questions fondamentales sont laissées ouvertes à toutes sortes d'options (par exemple la nature et le caractère de Dieu dans le Théisme Ouvert).

Mais qu’est-ce donc ce type d'enseignement? Quelle confusion cela apporte t-il à la prochaine génération de pasteurs et d’enseignants? Lorsque la pensée mondaine envahit l'église (comme ca semble être le cas), le résultat c’est que (a) les prédicateurs ne parlent plus avec autorité, mais de façon hypothétique, (b) les prédicateurs ne remettent pas en cause (la pensée et le comportement), mais apportent du réconfort, (c ) les prédicateurs n’enseignent pas, mais font des suggestions, (d) les prédicateurs ne parlent pas avec audace, mais avec hésitation, (e) les prédicateurs ne donnent pas des réponses, mais suscitent des questions, (f) les prédicateurs ne communiquent pas des certitudes, mais des doutes, (g) la prédication n’est pas offensive, mais accommodante.

Ou, pour le dire en d’autres termes :

«Il ya des points d'interrogation, là où il devrait y avoir des points d'exclamation. Il y a de l'hésitation là où il devrait y avoir de l'audace. Il ya des conseils où il devrait y voir de l'enseignement. Il ya des opinions là où il devrait y avoir de la doctrine. Il ya des impressions là où il devrait y avoir des impératifs.»2

2. Ils ne prêchent pas autorité parce qu'ils ont peur des gens. L’un conduit à l’autre. Si votre pensée est mondaine, alors vous ne pourrez pas parler avec autorité parce que vous craignez les gens. Pourquoi? Parce que la pensée des gens est également mondaine et la pensée mondaine dit ceci : «Ne me dites pas ce que je dois faire. Vous n’avez aucune autorité sur moi. Je vivrai comme je veux. Si vous ne dites pas ce que je veux entendre, alors j’irai ailleurs.»

La pensée postmoderne chez les leaders d’églises est une réaction à la pensée postmoderne parmi les fidèles. Comme l’a dit Richard Holland de Masters Seminary : «La où la vérité est relative, l'éthique est fonction de la situation, et l'autorité est toujours remise en question, et l’on ne déroulera certainement pas le tapis rouge pour notre prédication par exposition qui dépeint la vérité, définit la morale, et déclare l'autorité de Dieu. »3

Quelqu'un d'autre a dit, «Nous n’osons pas parler avec autorité ... parce que les gens ne vont tout simplement pas l'accepter. Une génération qui aime les points d'interrogation sera nécessairement allergique aux points d'exclamation. Une génération qui trouve le confort dans les virgules va nécessairement manifester de la résistance aux point finaux.» 4

3. Ils ne prêchent pas avec autorité parce qu'ils ne comprennent pas la Parole de Dieu, et ne l’ont pas appliquée dans leur propre vie. Pour prêcher avec autorité, vous devez d'abord savoir ce que la Parole dit et ce que cela signifie, et vous devez l'avoir appliquée à vous-même. Sans cela, vous ne pourrez pas parler avec autorité. Comment pouvez-vous l’enseigner aux autres, si vous ne savez pas ce qu’elle signifie? Comment pouvez-vous l’appliquer aux autres, si vous ne l'avez pas d'abord appliqué à vous-même? Cela nécessite deux choses:

(a) Vous devez bien l'étudier, en vous basant sur de solides principes herméneutiques, en adoptant de bonnes pratiques exégétiques, et dans la dépendance au Saint-Esprit.

(b) Vous l’appliquer personnellement, sur la base de l'obéissance au Seigneur et de votre relation avec Lui.

Quel est donc l'antidote de ce manque d'autorité? L'antidote consiste à imiter Jésus qui « enseignait comme ayant autorité» (Matthieu 7: 28-29.) Le contexte c’est que Jésus venait de terminer le Sermon sur la Montagne, dans lequel il avait interpellé les gens sur la vie dans le royaume et ce que cela implique: être sel et lumière sur la terre, amasser un trésor dans le ciel et non sur terre, faire confiance que Dieu pourvoira à nos besoins quotidiens, et bâtir notre vie sur le roc solide et non sur le sable. Les concepts que Jésus enseignait et qu’il appelait les gens à observer, étaient radicaux. «Vous avez entendu dire ... mais moi je vous le dis» - par exemple, que (a) le meurtre et l'adultère commencent dans le cœur; (b) le mariage est un engagement à vie; (c) aimez vos ennemis.

De toute évidence, l'enseignement de Jésus contrastait avec l'enseignement des scribes. A quoi l'enseignement des scribes ressemblait-il? Apparemment, leur enseignement ressemblait à certains enseignements que nous entendons de nos jours. Ils faisaient dire aux saintes écritures ce que eux ils souhaitaient dire ou signifier. Après avoir fini de dire au peuple toutes les différentes interprétations des différents rabbins, personne ne savait finalement ce que le texte signifiait- leur enseignement n’avait aucune autorité. Ils utilisaient des arguments trompeurs et subtils, apportant ainsi de la confusion au point que rien n’était définitif. Et c’est ce qu'ils voulaient. Ils sont comme ceux contre lesquels l'apôtre Paul nous met en garde - ceux (a) qui s’attachent «à des fables et à des généalogies sans fin, qui produisent des discussions plutôt qu’elles n’avancent l’œuvre de Dieu dans la foi.» (1 Tim 1:4); (b) qui profèrent des mensonges « par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience» (1 Tim 4: 2); (c) qui ont «l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force.» (2 Tim 3:5); (d) qui «ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, … détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.» (2 Tim 4: 3-4).

En revanche, l'enseignement de Jésus était simple, complet, et décisif - «faites ceci ... ne faites pas cela; croyez ceci ... ne croyez pas cela » (Voir Marc 11:18; Luc 4:32; Jean 7:46; Marc 6: 2). C’est ce modèle que nous voyons les apôtres imiter dans l'exposition de la Parole de Dieu et l'autorité qu’ils accordaient aux saintes écritures. Lorsque nous proclamons fidèlement la Parole de Dieu (de façon claire, complète et avec précision), nous pouvons alors parler avec toute l’autorité venant de Dieu lui-même – car c’est alors que nous sommes Ses porte-paroles.

Comment pouvons-nous donc prêcher avec puissance? La puissance spirituelle résulte de la vie de sanctification et de la spiritualité du prédicateur. La puissance spirituelle est une puissance qui se dégage d’une personne dont la vie est agréable à Dieu ; la vie de quelqu’un en qui le Saint-Esprit est opérationnel. C’est une puissance que Dieu infuse dans la vie de ceux qui vivent comme Christ, qui marchent comme Jésus a marché (1 Jean 2:6). Ce n’est que par une vie de sanctification que nous pouvons avoir cette puissance spirituelle dans la prédication. Pour prêcher avec puissance (c'est-à-dire pour que la Parole transforme des vies lorsqu’elle est proclamée), quatre ingrédients essentiels sont nécessaires:

1. La puissance de Dieu

2. La puissance du Saint Esprit

3. La puissance de la prière

4. La puissance de l'Écriture

Nous nous pencherons sur ces quatre ingrédients dans le prochain numéro de notre revue.

2ème Partie – La Préparation De La Predication

«L’étude du texte: les ressources personnelles»

L’étude personnelle / la lecture

La raison principale pour laquelle il faut lire la bible, c’est d’abord pour notre propre spiritualité, c’est pour mieux connaître Dieu. Tout comme vous étudiez des matières profanes, vous devez aussi lire, fouiller, étudier, et réfléchir sur la Bible. Assurez-vous d’avoir un programme de lecture de la Bible. L'une des parties les plus négligés dans l'étude de la Bible c’est sa lecture. Nous passons tellement de temps à lire des ressources secondaires que nous négligeons souvent la lecture de la Bible elle-même. Vous devez connaître la Bible d’un bout à l’autre de sorte à saisir toute la portée de l'Écriture pendant votre préparation et pendant votre prédication, et de sorte à que vous puissiez vous rappeler de mémoire les mots du texte ou les références bibliques.

La prière personnelle

La prière est le principal moyen par lequel nous pouvons comprendre ce que Dieu a dit et ce qu’Il est en train nous dire. La prière ne peut pas être dissociée de l'œuvre du Saint-Esprit qui a inspiré les auteurs de la Bible. La prière et l'illumination du Saint-Esprit vont de paire pendant notre étude. Vous ne pouvez pas comprendre la Bible comme il se doit (2 Corinthiens 2:13-14) ou en tirer meilleur profit en l’étudiant seulement.

Par la prière, nous demandons le secours de Dieu pour (a) comprendre la Bible; (b) saisir le message pour notre audience particulière en ce moment et en ce lieu précis; et (c) appliquer la Bible dans leur vie.

Le Saint-Esprit a promis de nous conduire dans toute la vérité. C’est l’Esprit qui nous conduit dans la compréhension de la Parole de Dieu, nous ne pouvons pas y parvenir autrement. Par conséquent, il n’ya pas de raccourci ou de substitut pour cette partie de la préparation de la prédication.

La méditation personnelle

En plus de la faculté de «raisonner», Dieu nous a donné la capacité de «méditer.» La méditation chrétienne se distingue des autres types de méditation séculière (par exemple, le yoga). La méditation séculière se concentre sur le fait de vider son esprit et d'entrer dans un état mental ou spirituel de vide ou de néant. La méditation chrétienne se concentre sur le fait de remplir son esprit avec des pensées de la Parole de Dieu et d’entrer dans un état de connexion spirituelle avec Dieu et sa Parole.

La méditation chrétienne consiste à ruminer dans son esprit ce que Dieu nous a dit dans sa Parole, comme une vache qui mâche du foin pour en tirer autant de nutriments que possible, pour avoir au delà du goût, tous les éléments nutritifs. C’est ce qui permet à l'Esprit Saint de travailler dans votre esprit et votre cœur pour ouvrir les champs d'application du texte et en donner une appréciation plus profonde.

La méditation chrétienne produit la lumière spirituelle qui ne peut être acquise par un simple raisonnement ou par l’étude. Pendant que vous méditez sur les Écritures:

(a) Le Saint-Esprit vous amène à l’esprit des connexions avec d’autres textes bibliques auxquels vous n’auriez pas pensé en étudiant le texte.

(b) Le Saint-Esprit vous permet de savourer ou apprécier la vérité du texte - «Une connaissance qui transcende l'esprit pour transpercer l'âme.»5 C’est ce que Jonathan Edwards décrit comme «le vrai sens de l'excellence divine dans ce qui est révélé dans la Parole de Dieu, et la conviction que ce qui est dit est vrai et réel.»6

(c) Le Saint-Esprit vous donne de bonnes idées sur comment appliquer le texte pour votre assemblée.

L'obéissance personnelle

Pour bien comprendre la Parole et être qualifié pour prêcher son message, nous devons obéir à ce que nous savons déjà. Si nous n’obéissons pas à ce que nous savons déjà, Dieu ne nous donnera ce que nous ne savons pas. Pourquoi Dieu nous donnerait-il davantage si nous n’obéissons pas à ce qu'Il nous a déjà donné? L'obéissance consiste à simplement appliquer la Parole de Dieu que nous avons apprise dans nos propres vies.

3ème Partie: Le Leadership – Être Un Modele Selon Le Cœur De Dieu

« L’abandon de votre personne au Saint Esprit» Partie 6

Dans les cinq derniers numéros de cette Revue Internet des Pasteurs, nous avons étudié le sujet de l’abandon de votre personne, en tant que leader, à l'Esprit Saint. Pour ce faire, nous nous sommes basés sur l'enseignement dans Ephésiens 5:18-6: 20. Nous avons abordé la signification de la plénitude de l'Esprit, la nécessité de la plénitude de l'Esprit, la réalité de la plénitude de l'Esprit, et (dans les deux derniers numéros) l'activité de la plénitude de l'Esprit.

Comme nous l'avons déjà vu, la plénitude de l'Esprit a pour effet une harmonie suscitée par l’Esprit dans le foyer (Eph 5:22-6:4); une coopération suscitée par l’Esprit dans le lieu de travail; (Ep 6, 5-9) et la victoire suscitée par l’Esprit dans le monde (Eph. 6:10-20). C’est sur ce dernier point que voulons conclure notre étude dans le présent numéro.

La victoire suscitée par l’Esprit dans le monde (Eph. 6:10-20)

Contrairement à nos relations dans l'église, notre foyer et notre lieu de travail, notre relation avec le monde ne peut jamais être harmonieuse, mais elle peut-être victorieuse. La plénitude de l’Esprit est immédiatement suivie d’un combat spirituel contre le monde. Si vous n'êtes pas attaqué par le diable, c’est que vous n'êtes certainement pas rempli de l'Esprit. Pour tenir ferme contre les ruses du diable, nous avons besoin de la force et de la protection de Dieu. Je vais juste donner les grandes lignes de ce passage sans le traiter en détail.

1. La victoire suscitée par l’Esprit dans le monde nécessite une protection spirituelle (6:10-17)

(a) Nous avons la protection spirituelle par la puissance de Dieu (10). Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Puisque nous ne pouvons pas nous nous fortifier nous-mêmes, Dieu nous donne la force de résister aux assauts du diable. Comme avec les instructions précédentes, la clé est dans le Seigneur (10b) - notre force c’est le Seigneur, notre force provient de Lui. Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes. Mais parce que nous sommes dans le Seigneur, nous avons accès à la force toute-puissante de Dieu (10c). Sa puissance est nôtre au travers du Christ.

(b) Nous avons la protection spirituelle par les armes de Dieu (11). Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu (11a). Nous sommes protégés en les revêtant. Les armes ne servent à rien tant que nous ne les portons pas. Dieu les fournit, mais c’est notre responsabilité de nous en revêtir. Nous sommes protégés par une armure complète - toutes les armes de Dieu. Dieu nous donne une gamme complète d’armures qui comprend toutes les armes et toutes les ressources dont nous avons besoin pour le combat. Nous sommes protégés par des armes divines, surnaturelles - toutes les armes de Dieu. Nos armes pour le combat proviennent «de Dieu.». Ce sont Ses armes.

(c) Nous avons la protection spirituelle contre l'ennemi de Dieu (11b-12) - afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable (11b). Les ruses de Satan ont commencé dans le jardin d'Eden et ont atteint leur paroxysme à la croix, où Christ l’a vaincu. Ainsi nous avons été libérés de l'esclavage du diable. Quoique Satan ait été vaincu, il n'a pas encore cédé. Il continue de faire la guerre contre Dieu au travers du peuple de Dieu. Mais Dieu nous rend capables de tenir ferme contre ses attaques.

L'ennemi c’est le diable - le chef de l'armée adverse. C’est un être réel qui se promène comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Il est l'accusateur des frères. Pour gagner le combat, nous devons connaître l'ennemi et ses tactiques.

La tactique du diable ce sont les ruses. Sa nature n'a pas changé depuis le début - «Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs» (Genèse 3:1). Ses méthodes sont astucieuses, futées, ingénieuses, et vicieusement destructrices parce qu'il est le grand séducteur.

La bataille n’est pas contre les forces humaines, mais celles spirituelles. Nous ne luttons pas contre la chair et le sang (12a). Ce combat est une lutte, mais pas une lutte contre la chair et le sang. Notre lutte n’est pas contre la chair dans sa faiblesse et sa mortalité. Si tel était le cas, la lutte serait beaucoup plus facile. Ce n’est pas une lutte contre les forces humaines, mais contre les forces spirituelles du mal. Nous luttons contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. (12b). Ce n’est une lutte pas contre la chair et le sang, mais contre les dominations et les autorités spirituelles. Cette lutte n’est pas contre les gouvernements humains ni même contre des dictateurs sadiques mais contre les forces malveillantes et maléfiques des ténèbres. Ces forces spirituelles exercent un pouvoir cosmique. Ce sont des forces spirituelles du mal. Ils opèrent dans ce monde de ténèbres. Ces forces spirituelles du mal opèrent dans les lieux célestes. Non pas au Ciel où Christ règne au-dessus de toutes ces forces, mais dans la sphère située en dessous du Ciel et au-dessus de la terre (voir Ep.2,20).

2. La victoire suscitée par l'Esprit dans le monde nécessite une préparation spirituelle (6:13-20).

C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu (13a). Ne vous tenez pas juste là! Faites quelque chose! Revêtez-les! ... afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. (13b). Vous êtes responsable de revêtir l'armure afin de pouvoir résister dans le mauvais jour dans lequel nous vivons. En fin de compte, il ne s’agit pas vraiment de combattre, il s’agit de résister, et nous ne pouvons pas rester par nos propres forces.

Nous expérimentons la victoire spirituelle dans notre vie chrétienne par la protection spirituelle et par la préparation spirituelle. Et notre préparation spirituelle implique d'être préparé avec toute l'armure spirituelle et avec toute la puissance de la prière.

(a) tenez-vous prêt avec toute l'armure spirituelle (6:13-17). Soyez prêt avec les armes de la vérité. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture (14a). Soyez prêt avec les armes de la justice. Tenez donc ferme : ... revêtez la cuirasse de la justice (14b). Soyez prêt avec l'armure de l'Evangile. Tenez donc ferme : ... mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix (15). Soyez prêt avec l'armure de la foi. Tenez donc ... prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi (16a). Soyez prêt avec l'armure du salut. et prenez aussi le casque du salut, (17a). Soyez prêt avec l'armure de la Parole. Et prenez ... l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. (17b).

Ainsi donc, soyez prêt avec toutes les armes spirituelles, et ...

(b) tenez-vous prêt avec toute la puissance de la prière (6:18-20)

Porter une armure n’assure pas en soit la victoire. Pour être victorieux nous avons besoin de puissance et de sagesse pour savoir comment penser et agir dans le combat - écouter notre commandant; entendre et comprendre ses tactiques. Nous obtenons tout cela dans la prière.

Notez bien...

  • La variété de la prière. Faites … toutes sortes de prières et de supplications. (18)
  • La fréquence de la prière. Prier en tout temps (18)
  • Les moyens de la prière. Prier par l’Esprit (18)
  • La manière de prier. Veillez à cela avec une entière persévérance (18)
  • L'objet de la prière. Priez pour tous les saints (18)
  • Les spécificités de la prière. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Evangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler. (19-20). Priez donc pour les gens par leur nom. Priez pour leurs besoins en particulier. Priez en particulier pour ceux qui travaillent pour l’Évangile. Voici trois choses spécifiques pour lesquels vous pouvez prier pour ceux qui sont dans le ministère et le leadership: (a) qu'ils aient les mots justes pour parler au bon moment; (b) qu'ils aient la force d'agir avec audace pour faire connaître l'Évangile; (c) que rien ne les empêche de servir Christ - pas même la prison (qu'ils agissent comme des ambassadeurs pour Christ, même dans les chaînes)

Conclusions

Une vie chrétienne normale est une vie remplie de l'Esprit, mais beaucoup de chrétiens ne vivent pas dans l'obéissance et la soumission, et par conséquent, ne sont pas remplis de l'Esprit (18).

Comprendre la volonté du Seigneur (17) est vital pour être rempli de l'Esprit. Vous ne pouvez pas avoir la plénitude de l'Esprit tant que vous ne comprenez pas et ne marchez pas dans la volonté du Seigneur. Vouloir le faire serait une contradiction. En d'autres termes, pour être remplis de l'Esprit, votre vie doit être conforme à la volonté du Seigneur – être soumis et obéissant à la parole révélée de Dieu.

Les gens remplis de l'Esprit sont ceux qui vivent leur vie avec sagesse, pas de façon insensée (15). Ils cherchent à imiter Dieu, à marcher dans l'amour, à s'abstenir du mal, à produire la bonté, la justice et la vérité, à exposer les mauvaises actions des gens qui vivent dans les ténèbres, à utiliser leur temps à bon escient, à vivre dans la pleine compréhension de la volonté du Seigneur.

Les gens remplis de l'Esprit désirent donner gloire à Dieu. Vous savez que vous avez été scellés par l'Esprit pour ce temps et l'éternité. Vous savez que l'Esprit est la garantie que votre rédemption sera complète. Lorsque vous êtes rempli de l'Esprit, votre cerveau n’est pas inactif, votre discours n’est pas compromis, et votre conduite n’est pas obscène. Bien au contraire, votre perception des choses spirituelles est aiguisée, votre compréhension de la volonté de Dieu est ouverte, votre appréciation de la Parole de Dieu est accentuée, votre bien-être spirituel est renforcée, votre assurance est complète en Christ, et votre visage est rendu éclatant par l'amour de Dieu.

Qu’est-ce que le fait d'être un leader rempli de l'Esprit a t –il donc comme implications et comme impact?

1. Votre influence sur les autres en tant que modèle. D'autres voudront être comme vous, parce qu'ils voient Christ en vous, ce qui est un puissant facteur dans le leadership de l'église. Vous dirigerez en vertu de la puissance de votre personnalité.

2. Votre crédibilité et la confiance que vous inspirez en tant que leader de l'église. La crédibilité et la confiance sont des facteurs clés dans le leadership. La plus grande source de crédibilité c’est lorsqu’on mène une vie pieuse - une vie remplie de l'Esprit. Le plus sûr moyen de développer la confiance c’est de mener une vie pieuse - une vie remplie de l'Esprit. Comment les gens peuvent se méfier de quelqu'un dont la vie démontre qu'il est rempli de l'Esprit de Dieu?

3. La sagesse et la direction qui vous est accordée par Dieu. Il ya beaucoup de leaders dans nos églises qui ont l'expérience, l'argent, et la capacité, mais qui manquent de sagesse et de direction.

Avoir de l’expérience (ou être âgé) ne signifie pas que vous avez de la sagesse. La sagesse est la connaissance associée à une juste appréciation de l’action à entreprendre. La sagesse c’est le discernement et la perspicacité pour prendre de bonnes décisions. La sagesse transcende ce qui est extérieur et superficiel pour voir ce qui est intérieur et vrai. La sagesse fait la distinction entre ce qui est facile et rapide de ce qui est solide et durable, et elle choisit de faire ce qui est juste. La sagesse a ses racines dans la crainte du Seigneur. La sagesse est l'un des éléments essentiels du leadership qui fait défaut dans nos églises aujourd'hui et je crois la cause c’est l'absence d’hommes et de femmes remplis de l'Esprit.

Avoir de l'expérience ne signifie pas que vous avez un sens de direction clair. Pour être un leader efficace, vous devez avoir une idée claire de la direction que va prendre l'organisation que vous dirigez. Comment obtenir un sens clair de la direction de l'organisation que nous dirigeons? Tout d'abord, nous ne pouvons avoir une idée claire de la direction à suivre qu’à partir de la parole de Dieu. Par conséquent, nous devons bien l’étudier pour bien obéir à Dieu. Deuxièmement, nous ne pouvons avoir une idée claire de la direction à suivre que si nous vivons une vie remplie de l'Esprit, dans la dépendance de Dieu et l'obéissance à sa parole. Troisièmement, nous ne pouvons avoir une idée claire de la direction à suivre que si nous vivons une vie de consécration dans la prière. Les trois éléments suivants renforcent une vie de sanctification - la vérité de la Parole de Dieu, la puissance de l'Esprit de Dieu, et l'efficacité de la prière.

4ème Partie: Plans De Predications

Le dialogue de Jésus avec ses disciples

Pour la version anglaise de ces prédications, cliquez sur ces liens: Link 1 - Jean 20:19-21; Link 2 - Jean. 20:21-23; Link 3 - Jean. 20:24-31

Titre: Le choc et la réalité de la résurrection - partie 4,5,6

Point n°1: La résurrection de Jésus change la peur en courage (20:19-23)

1. Le Jésus ressuscité apaise nos craintes (19-20)

a) Il apaise nos craintes par ce qu'il dit (19)

b) Il apaise nos craintes par ce qu'il fait (20)

2. Le Jésus ressuscité ravive notre courage (22-23)

a) Il ravive notre courage pour continuer son œuvre (21)

b) Il ravive notre courage pour parler avec autorité (22-23)

Point n°2: La résurrection de Jésus change l'incrédulité en foi (20:24-29)

1. L’incrédulité n’est pas vaincue par un simple témoignage (24-25a)

2. L'incrédulité a besoin d’une preuve palpable (25b-28)

a) La preuve palpable c’est ce que Christ a dit (26)

b) La preuve palpable c’est ce que Christ a fait (27a)

3. La preuve palpable a besoin d’un verdict pour se manifester (27b-29)

a) La foi est prouvée par une grande confession de foi (28)

b) La foi est récompensée par une grande bénédiction du Christ (29)

(i) Il est bon de voir et de croire (29a)

(ii) Il est encore préférable de croire avant de voir (29b)

Conclusion (30-31)


1 R. Albert Mohler, Jr., Comme Ayant Autorité dans “La Revue de Masters Seminary (Printemps 2011, 89-98), 89

2 Mohler, 97

3 Richard Holland, La Prédication par Exposition: La Réponse Logique à une Bibliologie Robuste dans “La Revue de Masters Seminary” (Printemps 2011, 19-39), 20

4 Mohler, 92

5 R. C. Sproul, La quête de Dieu par l’âme (Wheaton: Tyndale House Publishers, 1992), 51

6 Jonathan Edwards, L’œuvre de Jonathan Edwards, Vol. 2, revisé et corrigé, Edward Hickman (Carlisle: PA: The Banner of Truth Trust, 1995), 14ff.

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