MENU

Where the world comes to study the Bible

Report Inappropriate Ad

La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 40, Edition du l’été 2021

A ministry of…

Author: Dr. Roger Pascoe, President,
Email: [email protected]

I. Renforcer La Prédication Par Exposition
Prêcher Sur La Poésie Hébraïque (Pt. 1)

Permettez-moi de commencer cet article en faisant un bref commentaire sur les livres poétiques et le genre. Tandis que le livre des Psaumes est clairement le livre poétique par excellence, une classification plus générale inclurait la plupart des livres de sagesse (Job, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques). De même, beaucoup de Psaumes pourraient également être classifiés comme de la littérature de sagesse. Par conséquent, il y a toujours cet enchevêtrement lorsqu’il s’agit de classifier les livres par genre. Selon Kaiser, “près du tiers de l’Ancient Testament et un pourcentage surprenant du Nouveau Testament sont en forme poétique » (My Heart is Stirred, in Walter Kaiser, de Walter Kasier et Moises Silva, an Introduction to Biblical Hermeneutics, 86).

Quand on considère la catégorie large de la poésie de l’A.T. (y compris les livres de sagesse, ces livres poétiques sont catégorisés comme des “Ecrits” (comme étant distincts de la Loi et des Prophètes), et ils sont situés dans le canon entre la Torah et les Prophètes. Ainsi, la structure du canon reconnaît leur style et leur contenu littéraire différents. La présence de ces…livres dans les Ecrits montre leur relation à la Torah (le Pentateuque) et les Prophètes – Ils ne sont ni la Loi, ni la Prophétie. En réalité, leur vision du monde est quasiment différente de la Torah et de la Prophétie, même s’ils partagent plusieurs similitudes » (C. Hassell Bullock, Preaching the Poetic Literature dans Livre de Poche de la Prédication Contemporaine, ed. Michael Duduit, 293).

Tandis que le but et la fonction primaire des Psaumes a toujours été (et continue d’être) liturgique (chants d’adoration, lamentation, etc.), leur inclusion dans le canon est sûrement une autorisation pour nous de prêcher sur eux, pas juste pour les chanter. Après tout, ils contiennent une théologie très profonde. Ils montrent vraiment que l’adoration en musique et en prédication sont toutes les deux des réponses appropriées à Dieu.

Néanmoins, nous devons être vraiment conscient que le style des livres poétiques requiert que l’on en fasse une exégèse et des sermons qui reflètent leur genre unique. On doit les interpréter et les appliquer dans le contexte tout le Psautier et de sa théologie. « Le Psautier…est un livre pour proclamer que Dieu, en tant que Créateur et Rédempteur, a donné à Israël à travers la Torah, par la révélation de Lui-même dans l’histoire, la possibilité d’une vie nouvelle et l’instruction complète de comment elle doit être vécue » (William Dumbrell, The Faith of Israel, 212, cité dans Graeme Goldsworthy, Preaching the Whole Bible as Christian Scripture, 200).

Ce thème général des Psaumes, est donc rédempteur, mettant l’accent sur Dieu (le grand Roi de son peuple de l’alliance) et ses actes de délivrance historique. Comme Graeme Goldsworthy écrit : « Le prédicateur doit constamment ramener ses auditeurs à cette perspective biblique de Dieu, centrée sur l’évangile » (Preaching the Whole Bible as Christian Scripture, 201).

Par conséquent, quelle est l’utilisation appropriée des Psaumes pour l’église chrétienne ? Evidemment, ils peuvent être utilisés de la même manière dont ils étaient utilisés dans les temps bibliques - c’est-à-dire comme un livre de cantique. Comme la réponse de l’auditoire original était de louer Dieu pour ses œuvres de rédemption, ainsi, il est approprié de que notre réponse soit la même. Les auteurs du N.T. et Jésus Lui-même ont utilisé extensivement les Psaumes (Les Psaumes sont cités dans le N.T. plus que n’importe quel autre livre de l’A.T. – on estime à environ 350 citations et références directes et indirectes) en tant que source prophétique pour Jésus et ses apôtres et comme source d’autorité de leur théologie. Par exemple, Paul cite les Psaumes en Romains 3 !10-18 pour étayer son argument sur la nature pécheresse de l’humanité (Goldsworthy, 199).

Clairement, le grand thème des Psaumes concerne leur accent messianique (sur la mort et la résurrection de Christ) et leur impact sur la race humaine, soit pour le salut des justes, soit pour la condamnation des méchants (comme le Psaume 1 l’indique).

Maintenant, examinons le genre des Psaumes comme poésie Hébraïque.

A. Types De Psaumes.

Il y a plusieurs variétés de Psaumes, tels que des Psaumes didactiques (ex. Ps. 1) ; des Psaumes messianiques (ex. Ps. 2) ; des Psaumes de la créationnistes (ex. Ps. 19) ; des Psaumes de lamentations (ex. Ps. 22) ; des Psaumes d’histoire du salut (ex. Ps. 78) ; des Psaumes de louange (ex. Ps. 996). Le plus grand nombre en est les lamentations, bien que des s’imbriquent dans plus d’une catégorie.

B. Leur But De Rhétorique Et Leur Fonction

Les Psaumes sont de la Poésie Hébraïque et reflètent la structure littéraire et les accessoires liés à ce genre. Comme l’écrit Tom Long : “Chaque Psaume dans le psautier est éventuellement une partie de la collection des psaumes qui, comme le souligne Patrick D. Miller Jr., « a fonctionné dans l’adoration de la communauté de la foi, Juifs et Chrétiens, largement et extensivement, et ce, sans rupture’ » (Thomas Long, Preaching the Literary Forms of the Bible, 44, avec citation de Patrick D. Miller, Jr., Interpreting the Psalms, 20).

Comme le théâtre, la fonction littéraire des Psaumes est un appel à l’émotion et à l’imagination. Ils évoquent une réponse intérieure profonde qui va au-delà du rationnel. « Les Poèmes changent ce que nous pensons et sentons, non pas en entassant des faits que nous ne connaissions pas ou une argumentation persuasive, mais, finalement, en faisant des ajustements à des endroits profonds et critiques dans notre imagination. » Long donne l’exemple du Psaumes 42 :1 « Comme la biche soupire après les courants d’eau, ainsi mon âme a besoin de toi, ô Dieu ». Les mots condensés s’ouvrent dans notre esprit comme des images énormes et alors, le Psalmiste relie ces images à notre réalité spirituelle, c’est-à-dire notre relation avec Dieu (Long, 45).

Les Psaumes nous parlent, non seulement à un niveau dévotionnel profondément intime (ex. dans nos prières et méditations sur Dieu), mais aussi à niveau pastoral très pratique (ex. dans les funérailles, les mariages, les célébrations, les maladies, les désespoirs, etc.). Ils parlent avec une fraîcheur et une pertinence contemporaines lors de ces évènements, mais aussi avec la formalité et répétabilité traditionnelle. « Le fait que le Psautier contient des psaumes de colère, d’abandon, de désespoir affirme non seulement que de telles émotions arrivent dans la vie de la foi, mais aussi que de telles expériences sont répétées, prévisibles et attendues. Nous nous sommes sentis ainsi jadis » (Long, 46).

C. Leur Structure Rhétorique.

La forme des Psaumes est condensée, concise et intense (comme doit être la poésie) et, leur utilisation des mots est différente d’autres littératures (comme doit être la poésie). Comme Robert Alter l’indique : “la poésie, agissant à travers un système complexe de liaison de sons, d’images, de mots, de rythmes, de syntaxes, de thèmes et d’idées, est un instrument pour véhiculer des significations densément structurées, et parfois des sens contradictoires, qui ne sont pas immédiatement transmissibles par d’autres types de discours” (Robert Alter, The Art of Biblical Poetry, 113, cité dans Long, Preaching and the Literary Forms, 47).

Probablement, la principale structure rhétorique dans les Psaumes est le parallélisme. Le parallélisme est si pénétrant et si important que McQuilkin recommande que nous « utilisions le parallélisme de la poésie Hébraïque pour avoir de la compréhension… La marque distinctive de la poésie Hébraïque est la correspondance en pensée, ou le parallélisme, entre une ligne et la ligne suivante ; ou entre une section et la section suivante » (Robertson McQuilkin, Understanding and Applying the Bible, 199). En d’autre termes, le parallélisme est un outil littéraire dans lequel le poète nous donne une la partie d’une ligne (A), et nous donne une partie de la ligne (B), de telle manière que le contenu de la ligne (B) a quelque connexion avec le contenu de (A). Cette connexion est faite premièrement de trois manières par :

1. Le parallélisme Synonymique – une pensée similaire en (A) est répétée en (B) sans ajout significatif. Par exemple :

a) Ps. 73 :1, (A) Oui Dieu est bon … (B) Pour ceux qui ont le cœur pur.

b) Prov. 1 :20, (A) La sagesse crie dans les rues… (B) Elle élève sa voix dans les places.

c) Gen. 4 :23, (A) Ada et Tsilla, écoutez ma voix… (B) Femmes de Lémec, écoutez ma parole.

d) Luc 1 :46b-47a, (A) Mon âme exalte le Seigneur … (B) Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon sauveur.

2. Le parallélisme antithétique – la pensée en (B) est contrastée ou opposée à la pensée en (A). Par exemple :

Prov. 10 :1, (A) Un fils sage fait la joie d’un père … (B) Et un fils insensé le chagrin de sa mère.

Prov. 15 :2, (A) La langue des sage sages rend la science aimable …(B) Et le bouche des insensés répand la folie.

3. Le parallélisme synthétique – la pensée en (B) étend, avance, ajoute à, et rend la pensée en (A) claire. Par exemple :

Ps. 22 :2, (A) Mon Dieu ! Je crie le jour et tu ne réponds pas… (B) La nuit et je n’ai point de repos.

Isa. 55 :6-7, (A) Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve …(B) Invoquez-le tandis qu’il est près. (55 :6) ; et (A) Que le méchant abandonne sa voie …(B) Et l’homme d’iniquité ses pensées (55 :7).

Chacune de ces formes de parallélisme est évident en Psaume I, par exemple. Les caractéristiques de la personne pieuse sont avancées par un parallélisme synthétique au verset 1, et contrastés avec la personne inique par un parallélisme synthétique dans le verset 2. Ainsi donc, le Psaumes procède pour dévoiler une image puissante du juste, qui est semblable à un arbre planté près des courants d’eau, etc. ; en contraste, le méchant est comme de la paille qui est emportée facilement. La place dédiée à la description du juste est tellement beaucoup plus grande que celle dédiée à la description du méchant, si bien que le psalmiste dévoile son point de vue sur celui à qui nous devons ressembler, un point de vue rendu explicite à la fin du Psaume.

En résumé, Long remarque : “l’effet rhétorique de la poésie du psaume, est donc, de créer deux sphères contrastantes d’activité dans la conscience du lecteur ou de l’auditeur. Une des sphères est remplie d’une émotion frénétique, désespérée, sans direction, qui pétille rapidement. L’autres tranquille, ferme, calme, riche avec l’action forte et quiète de du sage qui réfléchit sur la Torah. Un sermon efficace sur le psaume peut bien être un sermon qui, non seulement décrit ce contraste, mais aussi récrée son impact visuel et émotionnelle chez les auditeurs » (Long, 51).

D. Leurs Appareils Littéraires.

Permettez-moi de mettre juste deux en évidence :

1. Le Symbolisme – ex. Prov. 11 :22, “Un anneau d’or au nez d’un pourceau… C’est une femme belle dépourvue de sens ».

2. Les figures de style. Comment savez-vous si le poète utilise une figure de style et ne parle pas littéralement ? Permettez-moi de vous en donner les critères :

(a) Il y a une discordance entre le sujet et le prédicat – ex. « Dieu est notre rocher »

(b) Le prédicat attribue au sujet des actions qui ne sont pas possibles dans la monde réel – ex. « les montagnes ont tapé les mains ».

(c) Le poète donne une emphase dramatique, un sentiment élevé, une mémorabilité. Les types de figures de style comprennent la comparaison, la métaphore, la parabole, l’allégorie, l’ironie, etc.

Dans la prochaine édition de ce Journal, je vais passer de l’analyse de théorique des Psaumes (ex. la structure des Psaumes) à l’analyse pratique en investiguant certains aspects de la littérature poétique.

II. Renforcement Du Leadership Biblique
“Le Ministère De Réconciliation, Pt. 1 : La Réconciliation De Tout Peuple” (2 Cor. 5 :18-21)

C’est une continuation de mes séries sur le leadership biblique pastoral basées sur l’exhortation de Paul en 2 Corinthiens. Vous pouvez lire les autres articles dans cette série dans les prochaines éditions de ce Journal, par ordre : Printemps 2013, Eté 2012, Eté 2013, Automne 2014, Printemps 2021.

Ayant abordé des aspects fondamentaux variés du ministère pastoral – la confiance dans le ministère, la nature du ministère authentique, et la motivation pour le ministère – maintenant l’apôtre Paul relie tout cela à nous à un niveau pratique. Notez les observations suivantes…

1. Le Ministère de la Réconciliation Appliqué à Nous (5 :18a). Pour ceux qui sont devenus des « nouvelles créatures en Christ », une toute nouvelle ère s’ouvre, « Les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (5 :17b). Et la source de cette transformation historique énorme est Dieu Lui-même – « tout cela vient de Dieu… » (5 :18a). Celui qui amène toutes choses à l’existence lors de la création initiale, est Celui qui récrée les croyants pour qu’ils deviennent des « nouvelles créatures » en Christ. Tout comme l’œuvre de la création était l’œuvre de Dieu seul, l’œuvre de la recréation est celle de Dieu seul, rendu efficace par l’œuvre de Jésus Christ (cf. 1 Tim. 2 :5 ; Jn. 14 :6 ; Act. 4 :12).

Mais ça ne s’arrête pas là. Non seulement Dieu récréé en nous une toute nouvelle image de Christ, mais Il nous a aussi « réconcilié avec lui-même par Christ » (5 :18a). Notre récréation par Dieu en Christ conduit nécessairement à notre réconciliation avec Dieu par Christ. Les deux idées vont ensemble – notre récréation par Dieu et notre réconciliation avec Dieu.

Ainsi, la réconciliation est partie prenante du fait de devenir une nouvelle créature en christ, parce qu’une fois que nous avons été fait nouveaux, nous recevons des nouvelles vies qui sont conformes à la vie de Dieu et, ainsi, nous sommes réconciliés avec Dieu. Le péché n’est plus une barrière pour cette relation. Cette nature pècheresse qui avait fait de nous des ennemis de Dieu, des fils de la rébellion, etc. (Eph 2 :1-3), a été mis à mort et nous avons été ressuscités pour marcher dans une nouveauté de vie (Rom. 6 :4). Notre relation avec Dieu était formellement irréconciliable (c’est-à-dire, des créatures pécheresses vs un Dieu Saint) a été réconciliée avec Dieu par la mort de Christ (Rom. 5 :10 ; Eph. 2 :13).

Bien que l’homme est coupable d’avoir été le premier à briser la relation, Dieu est tout-puissant et tout-amour et, dans l’éternité passé, a conçu un plan de rédemption pour que, par la mort de son Fils, Il soit « juste tout en réconciliant celui qui a la foi n Jésus » (Rom. 3 :26). Celui qui nous a créé souverainement nous a aussi récréé souverainement (Eph. 2 :10) et, nous a réconcilié avec lui-même (Rom. 5 :10 ; Col. 1 :21).

2. Le Ministère de la Réconciliation Qui Nous a été Confié (5 :18b-19). Ayant été faits des nouvelles créatures en Christ, Il nous « a donné (confié) un ministère de réconciliation » (5 :18c). Ceux qui ont été réconciliés avec Dieu ont reçu l’énorme privilège “du ministère de la réconciliation… » Notre réconciliation avec Dieu par Christ devient la base et la motivation de notre ministère. Seuls ceux qui ont été réconciliés avec Dieu ont reçu ce ministère de la réconciliation, par lequel nous déclarons le message de la réconciliation, pour que les autres soient capables d’être réconciliés avec Dieu et réconciliés les uns avec les autres.

En un mot, c’est le ministère que l’on nous a donné et auquel nous avons été appelés C’est le trésor qui est porté par et dans des vases terrestres. C’est le glorieux nouveau ministère de l’alliance, un message de réconciliation avec Dieu, “à savoir, Dieu réconciliant le monde avec lui-même en Christ …” (19a).

Paul étend sur le 5:18. Dieu a agi non seulement “par Christ” dans l’œuvre de réconciliation (ex. Christ était l’agent de la réconciliation) mais Dieu a aussi a agi “en Christ” dans cette œuvre de réconciliation – ex. Dieu était un avec Christ en cela; ce que Christ a fait, c’est Dieu qui l’a fait. L’acte de la réconciliation était un acte de la Trinité, dont les membres sont toujours un en pensée, en but et en action.

En outre l’étendue de la réconciliation s’élargit à partir de “nous” maintenant (5 :18) au monde – “à savoir qu’en Christ, Dieu réconcilie le monde avec lui-même » (5 :19a). L’œuvre de réconciliation de Dieu avait en vue, non seulement de rendre possible « notre » réconciliation (5 :18), mais aussi la réconciliation du « monde » avec lui-même. L’usage des pronoms « leur » et « eux » (ex. le monde) en contraste avec « nous » (5 :16, 18) renforce l’idée que Paul se réfère au monde en général – « …en n’imputant point aux hommes leurs offenses » (19b). Il ne s’agit pas ici du salut universel (voire mon article sur 2 Cor 5 : 14-1 dans le Problème n°39 de ce Journal), mais l’envergure universelle / la disponibilité de la réconciliation – passé, présent et futur. Dans le passé, Dieu a pourvu et terminé l’unique base pour la réconciliation du monde avec lui-même, c’est-à-dire par et en Christ et son œuvre accomplie sur la croix. Dans le présent, Dieu est en train de réconcilier tous ceux qui reçoivent son offre de salut et de réconciliation avec lui-même, c’est-à-dire les élus et les croyants. Dans le futur, Dieu réconciliera toutes choses avec lui-même à la fin des temps : « … selon son bienveillant dessein qu’il a formé en lui-même… lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre » (Eph. 1 :10 ; cf. Col. 1 :20).

En résumé, l’argument du chapitre 5 :18-19 est comme suit : Dieu nous a salutairement « réconcilié » (nous qui sommes des nouvelles créatures en Christ) avec Lui-même (5 :18a) et, par conséquent, Il « nous a donné un ministère de réconciliation (5 :18b), qui est que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en imputant pas aux hommes leurs offenses et (pour mettre la partie en emphase), nous a confié le message de la réconciliation » (5 :19).

Un « ministère de réconciliation » (5 :18b) de la nouvelle alliance a été confié à ceux qui ont vraiment été réconciliés. C’est une assignation à nous par Dieu – Il nous a confié ce message, cette parole de proclamation. C’est notre ministère ! La bonne nouvelle de la réconciliation que Dieu a accomplie en et par Christ sur la croix, il nous l’a confié afin que nous la proclamions. Clairement, l’implication est que notre ministère est un ministère de proclamation qui a la même envergure que l’œuvre de la réconciliation elle-même – notamment, une envergure universelle.

3. Le Ministère de la Réconciliation Déclaré par Nous Us (5:20-21). “Nous faisons fonction d’ambassadeur pour Christ comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions/implorons au nom de Christ » (5 :20). Nous qui avons par expérience et par salut été réconciliés avec Dieu par Jésus Christ, nous sommes ses « ambassadeurs pour Christ » dans le ministère de la réconciliation.

Ainsi donc, comment ce ministère de la réconciliation doit-il être mené ? Il doit être conduit de la même manière qu’un ambassadeur mène ses missions. Un ambassadeur est représentant diplomatique du gouvernement ou du monarque de son pays, qu’il représente dans un autre pays. Il communique la position ou les souhaits de son gouvernement ou de son monarque au pays auprès duquel il est envoyé.

Nous sommes « ambassadeurs pour Christ ». Nous sommes ses représentants dans le monde, « Dieu suppliant (implorant) par nous… » Si nous, en tant qu’ambassadeurs pour Christ, remplissons notre ministère et proclamons le message de la réconciliation en implorant les gens d’être réconcilié avec Dieu, en réalité, c’est Dieu qui parle à travers nous, parce que nous annonçons son message comme indiqué dans sa Parole, avec autorité, rendu puissant par son Esprit.

La prédication est ainsi assimilée aux vraies paroles de Dieu par Paul ! Si nous déclarons fidèlement le message qui nous a été confié, Dieu supplie vraiment le monde à travers nous. C’est une prédication par incarnation, une prédication qui incarne la vérité et manifeste Dieu par nous. Le ministère n’est pas quelque chose qui est détaché de nous comme un boulot. Il est plutôt intégré à ce que nous sommes ; il est partie prenante de notre personnalité, caractère, comportement, et notre nature. C’est pourquoi, la déclaration de ce que Dieu a fait en et par Christ est une chose si personnelle et passionnante.

Ainsi donc, si nous prêchons, en réalité nous « supplions/implorons… » Nous ne parlons pas simplement comme dans une conférence ou dans une conversation ; nous supplions les gens, comme si leur vie en dépendait, car leur vie en dépend. « Nous vous supplions au nom de Christ », parlant et agissant comme ses ambassadeurs accrédités auprès du monde, « Soyez réconciliés avec Dieu ».

Le mot « supplier / implorer » renferme une connotation d’urgence, de passion, d’intérêt, de persuasion. C’est ce qui doit être le trait de caractère de notre ministère, déclarant un message dont les perdus ont désespéramment besoin d’entendre, un message dont l’urgence est consacrée (1) par la brièveté du temps disponible pour y croire ; et (2) par l’anticipation du jugement qui tombera sur ceux qui le refuse. Par conséquent, notre responsabilité de ministère est de dire aux gens comment ils peuvent être réconciliés avec Dieu, notamment, par la mort expiatoire et le résurrection victorieuse de Christ pour eux (5 :14-15).

Bien que le point-clé de ce paragraphe est notre déclaration de la réconciliation aux non-croyants (cf. 5 :11, 14-15, 19), il n’en demeure pas moins que le peuple de Dieu aussi a besoin de ce message de réconciliation, comme les perdus (voire 6 :1-2). Le peuple de Dieu a besoin d’être continuellement réconciliés avec Dieu, non parce qu’ils perdent leur salut, mais parce qu’ils perdent leur communion avec Dieu en agissant, parlant et pensant de manière contraire à sa nature et son caractère. Parfois le peuple de Dieu recule et ne vit pas comme des Chrétiens. Nous aidons de telles personnes à revenir à Dieu et à progresser dans leur sanctification, en leur proclamant le message de la réconciliation au nom de Christ.

En quoi est-ce pertinent de supplier les gens d’être réconcilié avec Dieu si nous ne leur faisons pas connaître la base et le moyen de leur réconciliation ? Ainsi, non seulement nous leur supplions d’être réconciliés avec Dieu (c’est-à-dire, de faire l’expérience de la réconciliation salvatrice), mais nous leur expliquons aussi la bases sur laquelle ils peuvent être réconciliés – notamment, « parce que celui qui n’a point connu le péché, il (Dieu) l’a fait devenir péché afin que nous devenions justice de Dieu » (5 :21). Ceux qui sont de nouvelles créatures en Christ et qui sont réconciliés par la salut avec Dieu, ne sont plus coupables de péchés, parce que Christ a porté leurs péchés (cf. 5 :21). Celui qui n’a point connu le péché, Dieu l’a fait (ce. Héb. 4 :15 ; 7 :26 ; 1Pi. 2:22; Jn. 3 :5) « péché pour nous… » En d’autres termes, la justice et la colère de Dieu pour nos péchés ont été portées sur Christ à notre place. Il est notre substitut. « Mais il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui ; et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esa. 53 :5). Christ a été « offert une seule fois pour porter le péché de plusieurs » (Heb. 9 :28).

Remarquez que le passage ne dit pas que Dieu a fait de Christ un pécheur ou une personne pleine de péchés. Non ! Comme Philip Huges le dit : « concevoir Christ comme une personne pleine de péché, ou fait pécheur serait de jeter par terre le fondement même de la rédemption, qui exige la mort de Celui qui est tout à la fois Sans péché à la place de l’humanité pècheresse. Mais Dieu l’a fait péché : cela veut dire que Dieu le Père a fait de son Fils innocent incarné, l’objet de sa colère et de son jugement, pour nous, avec pour résultat qu’en Christ sur la croix, le péché du monde a été jugé et enlevé » (Philip Hughes, The Second Epistle to the Corinthians, NICNT, 213).

De même que Christ n’est pas devenu pécheur, nous ne devenons pas juste. Nous « devenons » plutôt « justice de Dieu en Lui ». La justice divine est notre attribut. Nous recevons sa justice et sommes déclarés justes (c’est-à-dire justifiés), mais nous ne devenons pas justes parce que nous sommes toujours en mesure de pécher, et péchons de temps en temps. Remarquez que notre justice (et donc, notre réconciliation avec Dieu) est « en Lui ». Nous sommes enveloppés en Lui, identifiés avec Lui dans sa mort et sa résurrection. Notre vie est en Lui. Notre espérance est en Lui. Dieu nous voit parfaits en Lui – “Tel il est, nous sommes aussi dans ce monde” (1 Jn. 4 :17). Néanmoins, en ce qui concerne notre position devant Dieu en opposition avec notre situation qui peut varier, nous sommes vus en, et sommes crédités avec « la justice de Christ », pour que nous ne soyons plus condamnés parce que nous sommes « en Christ Jésus » (Rom. 8 :1).

Christ était le seul qui pouvait rendre la réconciliation avec Dieu possible, parce que Lui seul était Celui qui est sans péché qui seul pouvait donner le seul sacrifice acceptable à Dieu pour nos péchés (cf. Matt. 3 :17 ; 17 :5). Seul un homme parfait pouvait prendre notre place, puisque la vie d’un autre pécheur imparfait n’aurait pas satisfait les saintes exigences de Dieu, car Dieu exige la mort des pécheurs – « l’âme qui pèche est celle qui mourra » (Ez. 18 :20). Seul celui qui a vécu une vie sans péché et qui n’a pas besoin de réconciliation avec Lui-même, pouvait et a donné volontairement Sa propre vie comme substitut devant Dieu – Il a pris notre place, est mort en notre lieu et place pour notre bien, notamment, pour que nous puissions être réconciliés avec Dieu.

Il est devenu péché pour nous, son dessein était qu’en “…lui, nous devenions justice de Dieu”. Ainsi donc, l’échange est complet. Il est devenu péché pour nous et nous sommes devenus justice en lui. C’est ce qui est parfois appelé la double imputation. Ceux qui reçoivent ce message de réconciliation ont leurs péchés imputés à Christ (Il est devenu péché pour nous en payant la dette de nos péchés sur la croix) et sa justice nous est imputée (nous devenons justice de Dieu en lui), ce dont le bénéfice est que nous sommes vus par Dieu comme étant parfaits en Christ. Comme le dit Pierre : « Lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice » (1 Pet. 2 :24 ; cf. Rom. 4 :6 ; 1 Cor. 1 :30 ; 1 Pet. 3 :18). Ce grand échange a rendu Dieu capable « d’être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Rom. 3 :26).

Ainsi, on peut voir que la base et le moyen de notre réconciliation avec Dieu sont la mort substitutionnelle et auto-sacrificielle de Christ sur la croix ; cette mort qui rend les humains pécheurs capables d’avoir leurs péchés effacés (expiés) et de se tenir devant Dieu pardonnés et justifiés comme des nouvelles créatures en Christ.

C’est cela la merveilleuse transformation que donne l’évangile. C’est cela l’évangile en une phrase. C’est la base et le moyen par lesquels Dieu a rendu le ministère de la réconciliation possible – notamment, par la mort substitutionnelle de Christ. Quel message à proclamer ! Quel échange nous avons à offrir ! Il n’y a pas de doute que comme « ambassadeurs pour christ », nous devons supplier les gens de le recevoir !

Remarques Finales

C’est donc cela notre ministère pastoral : Le Ministère De La Réconciliation : La Réconciliation de Tous Les Gens (2 Cor. 5 :18-21). C’est notre responsabilité de prédicateur de la Parole de Dieu et de leaders de leaders de l’église de Christ de déclarer ce message. Le message de la réconciliation qui nous a été appliqué (5 :18a) et confié (5 :18b-19), doit être déclaré par nous (5 :20-21). Prêchez-vous ce message ? Les autres savent-ils comment être réconcilié avec Dieu par votre ministère ? Les autres sont-ils en train d’être réconciliés avec Dieu par son Fils grâce à votre ministère ?

III. Plans De Sermons

Titre : Apprendre de Jésus, Vaincre la Tentation Part 1, (Matt. 3 :13-4 :11)

Thème : Vaincre la tentation ; nous devons être armés de la Parole de Dieu

Point 1 : Nous devons être préparés pour faire face à la tentation

1a) … par la soumission à la Parole de Dieu (3 :13-15)

1b) … par l’onction du Saint Esprit (3 :16)

1c) … par l’affirmation / la bénédiction de Dieu le Père (3 :17)

Point 2: Nous devons être préparés à résister à la tentation

2a) Satan attaque la proclamation de la Parole de Dieu et sa provision (14:3-4)

2b) Satan attaque la puissance et la protection de Dieu (14 :5-7)

2c) Satan attaque les desseins et les plans de Dieu (4 :8-10)

Related Topics: Pastors

Report Inappropriate Ad