MENU

Where the world comes to study the Bible

Report Inappropriate Ad

La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 36, Edition du l’été 2020

A ministry of…

Auteur: Dr. Roger Pascoe, Président,
Email: [email protected]

I. Renforcement De L’interprétation Biblique
“Comment Lire Et Comprendre La Bible” (Pt. 3)

Introduction

Ceci est la partie 3 de notre étude continue sur le “Renforcement de l’Interprétation Biblique : Comment Lire et Comprendre la Bible.” Dans l’édition passée de Net Pastor’s Journal, nous avons conclu avec une discussion sur “l’Impact de la Culture sur notre Compréhension”– la culture ancienne et la culture contemporaine. Dans la présente édition, nous allons jeter un coup d’oeil sur plus d’aspects de l’interprétation biblique (l’herméneutique) qui influence notre compréhension du texte quand nous étudions la Bible dans le but nous préparer à prêcher.

En plus des différences entre l’ancienne culture et la culture contemporaine, qui affecte grandement la manière dont nous lisons et interprétons la Bible, il y a également des questions relatives aux pratiques qui sont limitées à l’ancienne culture (c’est-à-dire “culturelles”) dans la Bible, et ce qui est applicable à toutes les cultures et tous les temps (c’est-à-dire “transculturelles). Considérons dans un premier temps …

Deux Extrêmes

Les deux extrêmes qui influencent la compréhension de l’Ecriture sont : (1) Toute pratique dans la Bible est transculturelle et prescriptive. Selon ce point de vue, toute pratique dans la Bible n’est pas limitée dans le temps et est contraignante pour tous les peuples de tous les temps. (2) Toute pratique dans la Bible est culturelle et non prescriptive. Selon ce point de vue toute pratique dans la Bible est limitée à sa culture, son temps et, pour ce faire, elle est prescriptive pour ceux à qui elle a été écrite seulement – c’est-à-dire, qu’elle est liée à la culture et au temps uniquement.

Ma conviction est que la bonne position est entre ces deux extremes – principalement que, certaines pratiques dans la Bible sont permanentes et inchangeables, tandis que d’autres sont temporaires ou changeables. Notre tâche est avant tout de distinguer ce qui est pratique, coutûme et tradition “culturelle” de ce qui est “transculturelle ;” deuxièmement, de découvrir les principes intemporels que reflètent les pratiques de l’ancienne culture ; et troisièmement, de déterminer comment ces principes peuvent être exprimés d’une manière compréhensible dans notre culture aujourd’hui.

Faites attention, cette tâche n’est pas facile. C’est pour cela que beaucoup de livres ont été écrits et qu’il continue d’y avoir beaucoup de débats sur cette question. L’un des grands problèmes de cette question dans l’interprétation biblique est que, comme la culture, les visions du monde changent avec le temps, des pressions se lèvent au sein de la communauté chrétienne suggérant qu’on change l’interprétation du texte pour l’adapter à ces visions culturelles changeantes. Les exemples de cet état de fait serait le mode vestimentaire (1 Pi. 3:3-5), les formes de l’adoration (les instruments, les chants etc.), et le rôle de la femme dans le ministère publique dans l’église.

Bien qu’il y ait des discussions, de temps en temps, pour changer certaines pratiques (si elles sont culturelles et non prescriptives) pour mieux communiquer ces principes constants, il ne nous est jamais permis de changer le texte pour juste le conformer à notre culture. Là est le problème. Pour vous aider à comprendre cette question culturelle et transcuturelle dadvantage, permettez-moi de vous donner …

Deux Exemples

Exemple #1: le Lavage des Pieds (Jn. 13:14). Certains chrétiens le pratiquent, et d’autres, non. Il y a trois options d’interprétation possibles sur cette quetion. Option #1: Ce n’est pas un principe et c’est une pratique culturelle limitée. Cette option d’interprétation argumente que cette instruction était limitée à la Palestine du 1er siècle à cause de leurs Chemins poussiéreux et à la pratique de laver les pieds des gens lorsqu’ils entraient chez vous. Option #2: C’est un principe transculturel à pratiquer universellement. Selon ce point de vue, laver les pieds est à la fois l’expression d’un principe constant quelque soit la culture, un principe qui doit être pratiqué par toutes les cultures de tous les temps. Option #3: C’est un principe transculturel et des pratiques culturelles variantes. Selon cette option d’interprétation, le lavage des pieds est simplement l’expression culturelle d’un principe constant, qui peut être exprimé diversement d’une culture à l’autre, des manières qui sont conformes à la culture contemporaine et au temps.

En cherchant à résoudre ce problème, nous devons poser deux questions : Question #1 : Quel est le principe intemporel constant ? Réponse : Le principe est que nous devons exprimer de l’humilité, et un esprit de service les uns envers les autres. Question #2 : Comment est-ce que le principe est exprimé pratiquement ? Réponse : Dans la Palestine du premier siècle, il était exprimé par le lavage des pieds les uns des autres parce que (a) c’était là le travail à domicile le moins élevé (et, ainsi, ça exprimait l’humilité) et (b) parce qu’ils portaient des sandals et marchaient sur des route pousiéreuses (et ainsi, ça exprimait l’esprit de service). Mais dans d’autres cultures le principe peut être exprimé par d’autres termes plus pertinents, sensés et compréhensibles – c’est-à-dire que c’est une pratique qui pourrait être mieux réflété dans des coutûmes qui sont plus pertinentes pour cette culture. Ainsi, dans cet exemple, je pencherai vers l’option d’interprétation #3 ci-dessus.

Exemple #2 : Le voilement de la tête pour les femmes (1 Cor. 11). Ici aussi, il y a trois options d’interprétation possibles (Voir R.C. Sproul, Knowing Scripture, 107). Option #1: Ce n’est pas un principe et c’est une prtaique culturelle limitée. Cette option d’interprétation argumente que cette instruction est limitée à la culture palestinienne du 1er siècle dans laquelle les femmes chrétiennes devaient se soumettre aux hommes et elles montraient leur soumission par la coutûme de la palestinienne du 1er siècle qui consistait à se voiler la tête, laquelle pratique montrait (a) leur modestie, et (b) leur soumission aux hommes. Cependant, dans la culture contemporaine, il n’est pas exigé des femmes qu’elles se violent la tête, pas plus qu’elles ne sont pas considérées comme subordonnées aux hommes.

Option #2: C’est un principe traansculturel et une pratique universelle. Ce point de vue d’interprétation argumente que cette instruction représente un principe transculturel, qui exige que toutes les femmes chrétiennes par tout et en tout temps démontrent leur soumission aux hommes en se voilant la tête. Mais est-ce vrai que dans toutes les cultures de tous les temps, le voilement de la tête des femmes indique leur soumission aux hommes ? Je ne pense pas. En fait, dans les cultures occidentales, non seulement cette pratique serait étrange, mais elle pourrait communiquer le contraire de ce qui est souhaité, en ce que les femmes attireraient l’attention sur elles-mêmes.

Option #3: C’est un principe transculturel et une pratique culturelle variante. Selon cette option d’interprétation, la soumission des femmes chrétiennes aux hommes est un principe transculturel (basé sur l’ordre de la création) mais la manière dont cela est exprimé pourrait varier d’une culture à l’autre – c’est-à-dire que ça pourrait consister à se voiler la tête, mais pas nécessairement un voil, ou que ça pourrait ne pas être du tout nécessairement se couvrir la tête. Je pencherais pour cette option d’interprétation.

Le sujet du voilement de la tête des femmes a été une question qui divise, et continu de l’être dans certaines sphères chrétiennes. L’exégèse du passage est débatu houleusement, principalement parce qu’elle contient des langages difficiles. A un certain point, Paul dit que les chéveux d’une femme est sa couverture, a-t-elle donc besoin d’un voil (e.g. 1 Cor. 11:15) ? Et l’application est aussi houleusement débatue. Dans certaines cultures de nos jours, les femmes (qu’elles soient chrétiennes ou non) continuent de se couvrir la tête de plusieurs manières (exemple : voilement intégral pour les femmes musulmanes ; les écharpes de tête babushka pour les femmes de l’Europe orientale).

Tandis que beaucoup de questions culturelles par rapport aux questions transculturelles n’influencent pas les croyances doctrinales fondamentales, elles peuvent néanmoins être sujettes à discorde dans certains milieux. Par conséquent, que faisons-nous pour démêler ce dilemma de compréhension et d’interprétation des pratiques culturelles par rapport aux questions transculturelles dans la Bible?

Evidemment, un bon point de départ est de savoir quelque chose sur les pratiques anciennes, l’histoire, la conception du monde et la communicatioin (ou, au moins avoir les ressources que nous pouvons consulter pour les trouver). En plus, nous avons besoin de quelques directives pour nous aider à comprendre et interpréter avec cohérence ces textes influencés culturellement.

Quatre Lignes Directrices D’interpretation

Ces quatre lignes directrices d’interprétation vous aideront à comprendre et à interpréter les questions culturelles dans le texte (adapté de R.C. Sproul, Knowing Scripture, 108ff.).

Ligne direcrice #1: Examinez-la elle-même pour les coutûmes changeantes. Cette ligne directrice est particulièrement utiles dans l’identification des changements de l’A.T au N.T. Quand bien même beaucoup des pratiques et exigences de l’A.T. (ex: les lois diététiques, le système sacrificiel, les modes d’habillement, les langues, l’argent) aient changé dans le N.T., les principes étaient encore valides. Ces changements n’étaient pas nécessairement dus à des changements culturels (ex: le changement de la culture des Juifs de l’A.T. et des Juifs du N.T.), mais, parfois, à une évolution dans la révélation du plan rédempteur de Dieu.

Nous devons distinguer entre les lois de Dieu (ex. Sacrificiels), qu’il a changé lui-même parce qu’il ne les avait pas faits pour être permanents (cf. 2 Cor. 3:7, 11, 13; Héb. 8:7ff.), et les institutions culturelles (e.g. le mariage, l’esclavage). Certains ont argumenté que puisque l’attitude changeait déjà dans le N.T. (ex. Onésime ne devait plus être tué mais traité comme un frère), ce n’est pas légitime de conclure que la relation du mariage est aussi sujet au changement (ex. La femme n’est pas sous l’autorité de l’homme) et que le rôle des femmes dans l’église est aussi changeable (ex. Les femmes peuvent être des pasteurs de l’église) ? Mais comme R. C. Sproul le fait remarquer, “nous devons être prudents pour distinguer d’entre les institutions que la Bible considère simplement comme existantes, telles que ‘les autorités qui existent’ (Rom. 13:1, VRJ), et celle que la Bible institute positivement, approuve et ordonne” tel que le mariage. Il continue en disant que “le prinicpe de soumission aux structures des autorités qui existent (tel que le gouvernement Romains) n’implique pas forcément l’approbation de Dieu de ces structures mais simplement un appel à l’humilité et à l’obéissance civile. Dieu, dans son ultime providence secrète peut disposer qu’il y ait un César Auguste, mais ne pas l’approuver comme modèle pour la vertue chrétienne. Cependant, l’institution de la structure et le motif d’autorité du mariage sont donnés dans le context d’une institution positive et d’approbation dans tous les deux Testaments. Mettre les structures bibliques de la famille sur le même pied d’égalité que la question de l’esclavage revient à obscurcir beaucoup de différences entre les deux. Ainsi, les Ecritures offrent une base pour le comportement chrétien au milieu de situations oppressives ou mauvaise tout comme elles ordonnent des structures qui doivent réfléter une bonne élaboration de la création” (Sproul, Knowing Scripture, 109).

Ainsi donc, soyez vigilents par rapport aux coutûmes “changeantes” dans la Bible – celle que Dieu lui-même a changé (ex. L’abandon de l’esclavage dans le N.T., indique que ce n’était pas un principe permanent, mais une pratique culturelle) et ceux que des êtres humains pécheurs ont changé.

Et soyez vigilents par rapport aux coutûmes “inchangeantes” dans la Bible telles que (1) être soumis à l’autorité gouvernementale, même si elle ne réflète pas des valeurs chrétiennes (pourvu, bien sûr, qu’une telle soumission ne nous mette pas en conflit avec le principe “d’obéir Dieu plutôt que les hommes”); (2) maintenir le mariage comme une pratique permanente pour l’union d’un homme et d’une femme, et pas sujet aux pratiques culturelles changeantes.

Ligne Directrice #2: N’essayez de lire dans le texte biblique des pratiques culturelles du 1er siècle dont l’auteur n’a pas eu l’intention.

Par exemple, vous entendrez des prédicateurs dire parfois que l’instruction de Paul sur les chéveux des femmes et les voils de la tête était motivée par son désir que les femmes chrétiennes soient distinctes des prostituées du temple de ce temps là dans cette culture. Mais, comme R.C. Sproul fait remarquer (voir Knowing Scripture, 110) cela doit être relu dans le texte ce qui est une simple spéculation par certains savants comme ce qui a été la raison derrière l’instruction. En réalité, dans ce cas, une telle relecture dans le texte est erronée comme Paul le déclare que cette instruction concernant la soumission des femmes aux hommes (1 Cor. 11:8-11) est liée au précédent de la création, qui était exprimée au 1er siècle par le voilement de la tête. Cela n’avait rien à voir avec les prostituées du temple, quand bien même, elles montraient leur comportement enflammé non seulement en ne se voilant pas la tête, mais en se rasant complètement (cf. 1 Cor. 11:5b-6).

Nous devons reconnaître que certains chrétiens du 1er siècle ont dû être très anti-culturel (c’est-à-dire non-conformiste cuturellement) puisqu’ils étaient si persécutés pour leur pratiques et croyances. Ainsi, nous avons besoin de respecter le fait que les chrétiens du 1er siècle avaient leurs propres pratiques dinstinctes, qui étaient uniques à leur situation et pas des prescriptions pour d’autres cultures.

Ligne directrice #3: Chaque fois que l’auteur se réfère à la création comme base de son instruction, il est en train de déclarer un principe intemporel, transculturel et universel.

Des pratiques qui sont enracinées dans la création ne peuvent jamais être rationalisées comme culturelles. Faire ainsi reviendrait à rendre le fondement même de notre existence impertinent. “Les lois de la création ne sont pas données à l’homme comme Hébreux ou chrétien. Elles sont plutôt enracinées dans la responsabilité basique de l’homme vis-à-vis de Dieu” (Sproul, 110-111).

Paul évoque la création dans son argument pour le voilement de la tête pour dénoter la soumission des femmes aux hommes dans l’église (comme mentionné plus haut, 1 Cor. 11:2-16) et encore dans son argument pour le silence des femmes et leur soumission dans léglise (1 Tim. 2:11-15).

Jésus évoque également la création lorsqu’il répondait à la question des Pharisiens sur le divorce (Matt. 19:4-6) en les ramenant à ce qui fut l’intention de Dieu pour le mariage quand Il nous a créé. Bien que Moïse les avait accordé le divorce à cause de la dureté du cœur humain, Jésus maintien l’intention normale de Dieu pour les relations de mariage depuis le commencement.

Ainsi, nous pouvons en tirer deux conclusions : (1) l’enseignement enraciné dans la création est transculturel, à moins qu’il ne soit modifié dans le cours de la révélation progressive dans l’Ecriture (Sproul, 111) ; (2) Même si ces appels à la création sont transculturels concernant le principe, la manière dont il est mis en pratique peut être culturel.

Ligne directrice #4: Quand on doute si une instruction biblique est culturelle ou transculturelle, il faut pencher vers le transculturel.

Lorsqu’on doute, il serait mieux d’interpréter une coutûme comme un principe plutôt que d’interpréter un principe comme une coutûme. Je ne recommande pas le légalisme, qui se manifeste dans : (1) une attitude et une pratique rigides d’un système de règles et de régulations non bibliques qui exige l’interprétation et l’application de pratiques culturelles (que ce soit dans l’Ecriture ou non) comme des principes transculturels; (2) L’élévation de certaines pratiques (tels l’habillement, les aliments) au niveau de doctrine biblique (c’est-à-dire, élever des pratiques en précéptes; transformer des formes en fonctions), particulièrement en référence à l’obtention de faveur de la part de Dieu pour le salut ou pour la croissance spirituelle (c’est-à-dire, par la loi et non par la grâce) en faisant certaines choses et en s’abstenant d’autres choses.

Au contraire, au lieu de les écarter comme un légalisme non pertinent et rédondant, je récommande la soumission à ces pratiques biliques pour lesquels nous ne sommes pas certains de leur interprétation et de leur application (culturelles ou situationnelles ; transculturelles ou universelles). Ce n’est pas l’idéal, mais c’est une récommandation pour les textes que nous trouvons trop difficiles à catégoriser concernant leur pratique dans la culture d’aujourd’hui.

II. Renforcement Du Leadership Biblique

La Croissance Scirpturaire Et l’Impact Du Ministère Pastoral : Un Étude Exégétique De 1 Thess. 1:1-10”

En lisant, cette étude exégétique de 1 Thess. 1:1-10, j’espère que vous verrez comment votre leadership pastoral pourrait avoir un grand impact sur la croissance spirituelle de votre église. J’ai rencontré ce beau poême sur la l’église parfaite :

“Si vous trouvez une église parfaite sans tâche ni plaie, pour l’amour du ciel, ne vous joignez pas à cette église ! Elle ne sera plus parfaite.

Si vous trouvez une église parfaite où les anxiétés cessent, passez-en outre, de peur qu’en vous joignant à elle, vous n’en gachiez le chef-d’œuvre.

Mais puisqu’il n’existe pas d’église parfaite avec des hommes et des femmes parfaits, arrêtons de chercher une telle église et commencer à nous aimer les uns les autres au sein de celle dont nous sommes membres.”

Bien que personne d’entre nous n’appartient à une église parfaite, nous voulons certainement être l’église que Dieu veut que nous soyons et nous voulons certainement imiter l’église modèle. C’est là le sujet du texte que nous étudions : le portrait de l’église modèle. Quel genre de personnes représentent-elles l’église modèle ? A quoi ressemble-t-elles ? Que font-elles ? Expliquée sommairement, une église modèle est un compromis de personnes pieuses qui démontrent l’évangile dans leur marche et leurs paroles.

L’église de Thessalonique était une église assez jeune. Ils s’étaient récemment convertis du paganisme, de l’adoration des idoles, et en conséquence de cela, ils étaient persécutés pour leur foi. Par conséquent, Paul leur rappelle leurs racines spirituelles. Il leur rappelle que leurs racines spirituelles sont “en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Siegneur” (1:1a). Ils partageaient une vie commune “en” Dieu, une vie enracinée dans le Père et le Fils. L’église vit “en” Dieu ; Il est à la fois la sphère spirituelle et la source divine de notre existence et en déhors de Dieu, l’église n’a point de vie, ni de raison d’être. Savoir que nous sommes “en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur” nous procure un grand sens de sécurité et de protection face à l’opposition à la vérité, la persécution et le ridicule. Quelle que soit l’opposition à laquelle nous faisons face, nous sommes en sécurité et protégés en Dieu avec lequel nous partageons la vie.

Paul leur rapelle également leurs bénédictions spirituelles : “Que la grâce et la paix vous soient données” (1:1b). La faveur souveraine de Dieu repose sur eux parce qu’ils ont trouvé la “grâce” en Christ, et Sa “paix” repose sur eux parce qu’ils ont été réconciliés avec Dieu par Christ. C’est là ce qu’est une vraie église de Dieu ! Des gens dont la vie spirituelle est enracinée en Dieu et dont les bénédictions spirituelles découlent du Dieu de grâce et de paix.

Paul ne peut pas s’arrêter de rendre grâce à Dieu pour eux (1:2) à mesure qu’il se souvient de leur démonstration d’une vraie spiritualité parce qu’ils étaient des personnes centrées sur l’évangile. Comme Paul, nous devons rendre grâce à Dieu pour de telles personnes. Comment donc les reconnaissons-nous ?

1. On reconnaît les Personnes Centrées sur l’Evangiles Par Ce Qu’ils Font (1:3).

Le fruit de l’Esprit est évident en eux. La foi, l’amour et l’espérance ne sont pas oisives chez les chrétiens pieux. Ces caractéristiques sont des preuves extérieures de la résidence intérieure du Saint Esprit. Elles sont les manifestations pratiques extérieures et des expressions de l’évangile. Elles ne sont pas des traits invsibles comme une sorte d’ADN religieuse, mais elles sont des expressions actives de qui nous sommes en tant que peuple de Dieu.

L’évangile, dans son essence, est une“foi” en Christ qui est exprimée en “amour” pour Dieu et pour le prochain, et qui nous assure “l’espérance” pour l’éternité.

Notez que les personnes centrées sur l’évangile démontrent leur foi par leurs œuvres. “Nous rappelant sans cesse l’œuvre de votre foi…devant Dieu notre Père” (1:3a). La foi chrétienne produit des bonnes œuvres pour Dieu. Comme Jacques le dit: “La foi sans les œuvres est morte en elle-même” (James 2:17). Si vous dites avoir la foi sans que vos œuvres ne le démontrent, l’on peut douter si vous êtes vraiement né de Dieu. Nous devons démontrer notre foi par les bonnes œuvres faites pour Dieu. La foi chrétienne change radicalement la manière dont vous vivez, de sorte à ce que vous viviez pour servir Dieu avec des œuvres qui Lui apportent la louange. Les personnes centrées sur l’évangile démontrent la foi par les œuvres et…

Les gens centrées sur l’Evangile démontrent leur amour par leur service “Nous rappelant…le travail de votre charité” (1:3b). L’amour nous motive dans un service inlassable pour les autres. C’et facile de dire que vous aimez quelqu’un, mais tant que cela n’est pas traduit par un service actif pour lui, c’est creux et ça ne signifie rien.

Notre amour pour Dieu nous donne de l’énergie pour servir les autres, même si le travail est dur, laborieux, pénible, parce que nous servons avec un amour sacrificiel qui cherche le bien des autres et parce que nous travaillons“devant notre Dieu et Père” et en son nom. Les personnes centrées sur l’Evangile démontrent leur foi par leurs œuvres, leur amour par le service, et…

Les personnes centrées sur l’Evangile démontrent leur espérance par leur persévérance. “Nous rappelant…votre espérance en notre Seigneur Jésus Christ” (1:3c). La perséverance naît de la ferme espérance.

On avait confisqué tous ses biens à chrétien Chinois, parce qu’elle héberge une église dans sa maison. On rapport ses dires : “Rien ne nous arrêtera. Ce n’est certainement pas la persécution, ni quand on nous prend tout ce que nous avons !” Pourquoi ? Pourquoi n’abandonnent-ils pas simplement ? Parce qu’ils ont une ferme espérance enracinée dans une foi inébranlable, de telle sorte que lorsque les conflits et les oppositions se lèvent, ils répondent par une persévérance implacable malgré les obstacles.

La vie chrétienne est soutenue par une espérance persévérante. Notre espérance n’est pas le type d’espérance basée sur la rêvasserie, ou une espérance semblable à ce qu’on trouve dans un livre de souhaits de noël. Ce n’est pas non plus une espérance qui est écrasée par les circonstances difficiles. Quelqu’un a dit que “l’espérance chrétienne est la certitude d’une réalité non encore expérimentée” (Alistair Begg). La nôtre est l’espérance de l’évangile, la sécurité de notre salut, l’attente du retour certain et imminent de notre Sauveur. La nôtre est l’espérance de ceux qui autrefois n’avaient aucune espérance, mais qui maintenant ont une espérance qui surpasse le découragement et l’opposition.

C’est l’orientation future de l’espérance qui nous motive. Si nous sommes orientés sur un futur sûr et certain, nous pouvons gérer plus facilement les problèmes du présent. Si vous n’avez pas d’espoir pour une amélioration, un soulagement, ou un accomplissement futur, comment donc pourriez-vous persévérer, comment pourriez-vous avancer ?

La foi, l’amour, l’espérance. Ce sont là les marques déposées des personnes spirituelles, centrées sur l’évangile, des gens qui, par leur style de vie sont la présence de Christ sur terre. Comment ces caractéristiques sont-elles exprimées dans votre vie ? C’est ici l’emphase – pas sur des concepts passifs mais sur des expression actives de qui nous sommes, sur la base d’actes extérieurs quotidiens du fruit de l’Esprit dans nos vies. A quoi ressemblent ces valeurs spirituelles dans votre vie ? Vos œuvres experiment-elles adéquatement votre foi ? Votre service rendu aux autres experiment-il votre amour pour eux ? Votre perséverance exprime-t-elle votre espérance en Dieu ? Votre vie est-elle l’expression pratique de la présence de Christ sur terre ? Votre église est-elle centrée sur l’évangile, des personnes qui sont connues par ce que vous faites ? “Les gens pieuses démontrent l’évangile par leur marche et leurs paroles.” Êtes-vous des gens qui démontrent leur foi par vos œuvres, votre amour par votre service, et votre espérance par par votre perséverance ?

Nous rendons gâce pour les personnes centrées sur l’évangile qui font montre d’une vraie spiritualité. Les personnes centrées sur l’évangile sont connues par ce qu’elles font. Et deuxièmement…

2. Les personnes centrées sur l’évangile sont connues par qui elles sont (1:4-6).

La relation intime de Paul avec ces croyants est exprimée dans le fait qu’il les mentionne continuellement dans sa prière. (1:2), qu’il se souvienne de ce qu’ils ont fait et de la manière dont ils vivaient (1:3), et qu’il sait qui ils sont en Christ (1:4). Ils étaient des chrétiens authentiques, vivant leur foi en pratique et connus de long en large par le témoignage de qui ils étaient. Rien d’étonnant qu’il rende continuellement grâce à leur sujet. Nous aussi, nous devons rendre grâce pour les personnes centrées sur l’évangile, qui sont des vrais protraits de spiritualité. Nous rendons grâce parce qu’ils sont connus par ce qu’ils font et pour qui ils sont.

Premièrement, nous sommes des témoignages vivants à la puissance salvatrice de l’évangile.

La puissance salvatrice de l’évangile est évidente dans (1) l’exercice de la souveraineté de Dieu dans l’élection : Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus” (1:4). Vous ne pouvez pas être des personnes centrées sur l’évangile si vous n’êtes pas “élus” par Dieu – le peuple bien-aimé et élu de Dieu. L’élection est une doctrine biblique, que vous la compreniez ou non, que vous l’aimiez ou non. L’élection est le terme utilisé pour décrire le choix souverain de Dieu de certaines personnes pour le salut (cf. Eph. 1:4; Rom. 9:11; 11:5, 7, 28; 2 Pi. 1:10).

Pourquoi l’élection est-elle nécessaire, vous demandez ? Parce que si Dieu ne nous avait pas choisi et attiré à Lui-même, personne ne serait sauvée. Personne ne serait sauvée parce que nous sommes tous par nature et pratique des pécheurs incorrigibles, qui ne se seraient jamais tournés à Dieu par une foi salvatrice, à moins que nous soyons attirés par Son Esprit. C’est pourquoi l’élection est nécessaire.

Pourquoi donc, nous a-t-Il choisi, demandez vous ? Ce n’est pas parce que nous sommes plus justes que les autres, car il n’y a point de juste, pas même un seul” (Rom. 3:10), mais le Seigneur nous a chosi parce qu’il a souverainement mis son amour sur nous. Nous sommes son peuple élu, bien-aimés et c’est cela la base de notre espérance persévérante. Dieu nous a choisi parce qu’Il nous a aimé et qu’Il ne nous laissera jamais nous en aller! Nous sommes sauvés pour l’éternité grâce à son grand amour à nous sauver.

Les personnes centrées sur l’évangile sont celles qui sont choisies par Dieu et qui, en vertu de ce qu’elles font et qui elles sont, présentent la vraie spiritualité, des témoignages vivants de la puissance salvatrice de l’évangile. La puissance salvatrice de l’évangile est rendue évidente dans (1) l’exercice de la souvaireneté de Dieu dans l’élection, et…

La puissance salvatrice de l’évangile est rendue évidente dans (2) l’activité de l’Esprit de Dieu par la Sa Parole. Le moyen donné par Dieu pour communiquer l’évangile c’est par la prédication et cela entraîne l’utilisation de paroles. Mais la prêcher est beaucoup plus que des mots, parce que les mots seuls ne transforment pas une vie. Par les mots, nous exprimons la vérité de Dieu, et par l’Esprit nous expérimentons la puissance de Dieu. Paul déclare : “Notre évangile ne vous ayant pas été prêché en parole seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit Saint.” (1:5a).

La puissance salvatrice de l’évangile se produit quand la Parole de Dieu est appliquée par l’Esprit de Dieu, parce que la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu vont ensemble. John Stott écrit : “Des paroles dites dans la faiblesse humaine ont besoin d’être confirmées par la puissance divine… Nous ne devons jamais divorcer ce que Dieu a marié, principalement sa Parole et son Esprit. La Parole de Dieu est l’épée de l’Esprit. L’Esprit sans la Parole est sans arme ; la Parole sans l’Esprit est sans puissance.” (John Stott, The Gospel and the End of Time, The Message of 1 Thessalonians, 34).

Seul le Saint Esprit peut changer les vies par sa divine puissance. Seul le Saint Esprit peut convaincre un cœur endurci de la vérité de l’évangile de sorte à ce qu’il soit transformé par la foie n Christ. Lui seul peut illuminer l’esprit aveuglé de telle sorte à ce qu’il puisse comprendre le message de l’évangile et la vérité du Sauveur.

Paul savait que les Thessaloniciens étaient des personnes élues de Dieu, parce que le message de l’évangile a été efficace en eux ; il a changé puissament leur vies. S’ils n’étaient pas le people choisi de Dieu, l’évangile serait tombé dans des oreilles sourdes. Mais dans leur cas, le message avait été rendu puissant par l’Esprit, un message qui transforme la vie. C’est là la marque de naissance du peuple élu de Dieu, de son peuple bien-aimé. Nos vies sont radicallement changées par la puissance de l’évangile qui transforme la vie.

Ainsi, la puissance salvatrice de l’évangile est rendue évidente dans (1) l’exercice de la souvaireneté de Dieu dans l’élection, (2) la puissance de l’Esprit de Dieu par la Parole, et dans (3) la crédibilité des serviteurs de Dieu par leur prédication. Le message que Thessaloniciens ont entendu a eu un puissant effet qui a changé leurs vie, parce que la parole de Dieu était appliquée par l’Esprit de Dieu, et parce que les messagers, qui leur ont prêché l’évangie, étaient crédibles de manière convaincante. L’Evangile tire sa puissance du Saint Esprit et sa crédibilité des chrétiens qui y croit et qui le mettent en pratique.

Les apôtres qui ont prêché aux Thessaloniciens étaient crédibles de manière convaincante parce qu’ils étaient entièrement confiants dans leur message : “Notre évangile vous ayant été prêché…avec une pleine persuasion” (1:5b). Ils étaient enitèrement convaincus de la vérité de leur message, totallement controllés par l’onction de l’Esprit sur leur ministère. Ils étaients absoluement assure que la parole qu’ils prêchaient était celle de Dieu et qu’elle accomplirait le dessein de Dieu.

Ils étaient entièrement confiants dans leur message et entièrement cohérent avec leur message. “Vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous” (1:5c). “Nos vies n’étaient pas un secret,” dit Paul. “La manière dont nous avons vécu était cohérente avec le message que nous vous avons prêché. Vous saviez que ce que nous disions était vrai simplement par la manière dont nous nous sommes nous-mêmes conduits.” Les apôtres étaient des prédicateurs qui incarnaient ce qu’ils prêchaient. La Parole de Dieu était démontrée dans leur vie. Ils marchaient et parlaient de l’évangile par leur caractère et leur conduite. Il y avait une parfaite cohérence entre ce qu’ils disaient et la manière dont ils vivaient. Cela est puissament crédible ! Leur message changeait puissament les vies, parce qu’ils étaient des prédicateurs remplis de l’Esprit et centrés sur l’évangile dont le message est communiqué par un conviction induite par l’Esprit et reçu avec une puissance transformatrice de l’Esprit. Et cela est puissament convaincant et crédible.

C’est uniquement quand le Saint Esprit agit en vous que votre message devient transformateur pour les autres. Vous ne pouvez pas être efficace dans la communication de l’évangile si votre vie n’est pas cohérente avec votre message. Ce que vous dites et croyez doit être conforme à votre manière de vivre. Vous ne pouvez pas être efficace dans la communication de l’évangile si vous n’êtes pas entièrement assurés de sa vérité et da sa puissance. Seul le Siant Esprit peut prendre vos paroles et les donner aux cœurs, aux pensées et aux consciences des autres avec une puissance transformatrice au point qu’ils dissent : “Que dois-je faire pour être sauvé?” Les puissants prédicateurs déclarent la vérité de la parole de Dieu avec conviction sur sa véracité, et tout cela est lié à la plénitude et à l’activité du Saint Esprit.

“Les personnes pieuses démontrent l’évangile dans leur conduite et leurs paroles. On nous connaît par ce que nous faisons et par qui nous sommes. Qui sommes-nous ? Premièrement, les vrais chrétiens sont des véritables témoignages vivants à la puissance salvatrice de l’évangile et...

Deuxièment, nous sommes des témoignages vivants de la puissance transformatrice de l’évangile (1:6-10).

Remarquez que (1) l’évangile nous transforme et fait de nous des exemples vivants de Christ : “Vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur” (1:6a). Les apôtres étaient des exemples vivants de Christ pour les Thessaloniciens et, par voie de conséquence, ils sont devenus des imitateurs des apôtres. C’est naturel que lorsque vous recevez l’évangile, vous imitiez ceux qui vous ont apporté le message, n’est-ce pas ? Lorsque votre vie est si radicalement changée, vous voulez être comme eux. Comme eux, vous désirer une confiance entière dans le message et, comme eux, vous voulez avoir une cohérence totalle dans votre vie. C’est le type de personnes que nous voulons ressembler – des chrétiens cohérents, crédibles dont les vies prouvent que nos paroles sont vraies ! Ainsi, les Thessaloniciens ont commencé à imiter Paul et les autres apôtres. Ils ont commencé à vivre selon l’évangile comme ils le faisaient. Ils n’ont pas simplement reçu le message des apôtres, ils ont aussi imité leur exemple.

Le christianisme n’est pas une simple profession de foi, mais une vie transformée. Quand nous devenons chrétiens nous devenons des exemples du christianisme. Ce n’est pas simplement un changement intérieur, mais également un changement extérieur. Et l’exemple évident que nous commençons à imiter est celui d’autres chrétiens dont les vies sont crédibles, influençantes. Ce n’est pas assez pour nous de simplement montrer la voie du salut à quelqu’un. Nous devons le vivre ouvertement de manière à ce qu’il nous imite. C’est cela être la présence de Christ sur terre.

Remarquez que les chrétiens Thessaloniciens n’ont pas seulement imiter les apôtres, mais ce qui est plus important est qu’ils sont devenus des imitateurs “du Seigneur.” Comme ils imitaient Paul, ainsi ils imitaient “le Seigneur” parce que la vie de Paul les dirigeait vers Christ. Tout comme Paul était la présence de Christ pour eux, ils sont devenus la présence de Christ pour eux-mêmes : ils sont devenus des exemples du Seigneur.

C’est cela la signification du leadership spirituel et du mentorat, n’est-ce pas ? C’est comme ça que la croissance spirituelle naît chez ceux pour qui nous travaillons. Le leadership et le mentorat chrétiens consistent à enseigner les autres à partir de notre connaissance et expérience de la vie, ce qui concerne la vie chrétienne, de manière à ce que ce qu’ils voient en nous les attirent à Christ et qu’ils deviennent des suivistes du Seigneur, ses imitateurs et ses exemples à d’autres.

Ainsi, en tant que pasteurs et dirigeants d’églises, nous devons tous vivre nos vies devant les autres de manière crédible et comme Christ, de sorte à ce qu’ils mettent en pratique ce qu’ils voient en nous. Cela peut avoir lieu dans une classe d’école de diamnche, ou dans un petit groupe d’étude biblique, ou chez vous avec vos enfants, et dans les rencontres d’églises.

De même, nous devons nous assurer que ceux que nous suivons traduisent le message de l’évangile dans leurs paroles et leur conduite de manière à ce qu’en les imitant, nous imitions Christ, et devenions la présence de Christ sur terre. Mais, prenez garde: Être un imitateur ou un exemple de Christ implique souffrir pour l’évangile comme Christ a souffert. Lorsqu’on vous identifie avec Christ de façon rapprochée, vous souffrirez pour l’évangile, vous risquez l’opposition à vos croyances et votre style de vie. C’est ce qui est arrivé aux Thessaloniciens - recevant la parole au milieu de beaucoup de tribultation” (1:6b). Ils étaient persécutés pour leur foi.

Il se peut que nous ne souffrions pas la persécution comme les chrétiens en Chine, au Soudan, au Vietnam, au Cambodge et dans plusieurs autres endroits. Mais nous ferons face à la ridiculisation des athées et des évolutionnistes, la colère pure et dure des homosexuels et les groupes religieux radicaux, l’antagonisme de ceux qui s’opposent à la notion de la vérité absolue et les révendications exclusives de l’évangile.

Il se peut que vous ayez eu cette expérience dans la vie. Peut-être à l’école ou au collège, d’autres étudiants vous ont ridiculisé parce que vous-vous absteniez des rapports sexuels hors mariage à cause de votre foi n Christ. Peut-être au service, vos collègues vous ont évité parce que vous ne regardez pas les film pronographiques ou parce que vous ne sortez pas boire après le travail à cause de votre foi en Christ. Peut-être dans votre quartier ou dans votre voisinage, certains méprisent votre fréquentation fidèle de l’église, à cause de votre foi en Christ. Il y a plusieurs sortes de manières dont nous souffrons à cause de l’évangile.

Mais la soufrance des chrétiens est paradoxallement accompagnée par la joie. Le peuple de Dieu est capable de supporter le ridicule et l’opposition “avec la joie du Saint Esprit” (1:6c). C’est là un résultat paradoxal de récevoir l’évangile. D’une part, nous expérimentons la souffrance, et cependant, d’autre part, une “joie” qui surpasse la souffrance, une joie qui vient de la puissance d’endurance de l’Esprit qui demeure en nous.

C’est ce que sont les personnnes centrées sur l’évangile. Des gens qui sont connus par ce qu’ils font et par qui ils sont. Nous sommes des témoignages vivants de la puissance salvatrice de l’évangile. (1) L’évangile nous transforme et fait des nous des exemples de Christ, et...

(2) L’évangile nous transforme et fait de nous des exmples pour les autres (1:7-10). “…en sorte que vous êtes devenus un modèle pour les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe (1:7). En imitant l’exemple des apôtres, les Thessaloniciens sont devenus aussi des exemples pour d’autres.

Nous devenons des exemples pour les autres par notre foi contagieuse (1:8-9a). 8Non seulement, en effet, la parole du Siegneur a retenti de chez vous dans la Macédoine et l’Achïe, mais votre foie n Dieu s’est faite connaître en tout lieu de telle manière que nous n’avons pas besoin d’en parler. Car on raconte à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous” (1:8-9a).

Tout le monde entend parler de l’église centrée sur lévangile. La parole du Seignuer (l’évangile) résonne d’elle de telle sorte que chacun l’entend de près et de loin, parce qu’ils se conduisent et parlent conformément à l’évangile. Tout le monde sait ce qui s’était passé à Thessaonique. Au lieu que la persécution fasse obstacle à leur témoignage, elle l’a, au contraire, fait prospérer ! D’autres ont entendu parler de leur conversion et ils ont commencé à dire : “savez-vous ce qui s’est passé là-bas à Thessalonique ? Savez-vous que quand ils ont reçu l’évangile, ils ont commencé à subir la persécution, et qu’ils se réjouissent en elle ?”

C’est là que la difficulté devient une bouée de sauvetage pour l’évangile. Nous entendons toujours cela dans les témoignages personnels, n’est-ce pas ? Quelqu’un est sauvé et la première chose que vous savez, c’est que les autres dissent : “avez-vous appris ce qui est arrivé à un tel et à un tel ? Il est devenu religieux. Il a trouvé Dieu.!” Tout le monde parle des personnes centrées sur l’évangile qui sont des témoignages vivants de la puissance transformatrice de l’évangile. Personne n’a besoin de faire de la publicité d’une véritable œuvre de l’Esprit de Dieu. Elle est évidente en elle-même et irrésistible. C’est une foi contagieuse.

Quand Dieu a commencé à œuvrer dans le Tabernacle de Brooklyn à New York, les nouvelles se sont répandues dans le monde entier. Cela est-il vrai de vous dans votre communauté ? Votre église est-elle un exemple hardi de la foi en Dieu ? Êtes-vous des témoignages vivants de la puissance transformatrice de l’évangile ?

Nous devenons des exemples pour les autres par notre foi contagieuse, et nous devenons des exemples pour les autres par notre conversion radicale (1:9b-10). La conversion radicale signifie (1) un changement total de direction : “…vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles …” (1:9b). Les mêmes personnes qui, autrefois adoraient les idoles, se sont détournées du paganisme et ont donné leur vie à Dieu. C’est là un demi-tour complet dans la direction. La conversion radicale signifie se trouner “à Dieu’ dans la foi et se détourner “des idoles.” Les vrais croyants ne peuvent pas adorer Dieu et les idoles à la foi. Donc, par conversion radicale, il faut comprendre un changement complet de direction.

Le changement radical signifie (2) un changement complet de l’action. Ils ont commencé à “servir le Dieu vivant et vrai” (1:9b). C’est là la véritable preuve de la repentance – se détourner de satan et du péché et se tourner vers Dieu et la sainteté. Un changement complet de l’action signifie que vous commencez à “servir” Dieu. Vous êtes libérés de l’esclavage du péché, et rendus à la glorieuse liberté de servir Dieu. C’est ce que font les personnes centrées sur l’évangile – ils servent “le Dieu vivant et vrai.” Quel changement hardi de vie !

Vous servez le Dieu vivant. Non pas des satues de bois ou de pierre, mais le Dieu vivant, Celui qui est la vie en personne, en qui nous vivons et nous mouvons et avons notre être, celui qui donne à tous la vie et le souffle. Et vous servez le vrai Dieu. Non pas des faux dieux qui vous trompent, mais le vrai Dieu qui ne peut pas mentir. Non pas les dieux contrefaits du matérialisme, du pluralisme, du relativisme, de l’hédonisme, du narcissisme, mais le seul vrai Dieu.

La conversion radicale signifie un changement complet de direction, un changement complet d’action et la conversion radicale signifie (3) changement complet d’attente parce que (a) l’avenir est certain ; “…pour attendre des cieux son Fils (le Fils de Dieu) (1:10a). C’est ce que les personnes centrées sur l’évangile font – elles attendent le retour de Christ des cieux dans une espérance certaine, quand la mort sera engloutie par la vie.

Notre attente future change parce que notre avenir est certain et notre attente change parce que (b) notre avenir est assuré. Dieu “a ressuscité des morts, Jésus, qui nous delivre de la colère à venir” (1:10b). Le Jésus qui a marché sur cette terre dans l’histoire, celui que Dieu a ressuscité d’entre les morts. Christ est vivant à la droite de Dieu, attendant de prendre son peuple élu, bien-aimé au ciel. C’est pourquoi, notre avenir est assuré, parce que la résurrection de Christ garantit notre résurrection Comme Dieu a ressuscité Christ d’entre les morts, Il nous ressuscitera de même.

Si nous faisons l’expérience de la conversion radicale, notre attente change parce que notre avenir est certain, notre avenir est assuré, et notre attente change parce que © notre avenir est réglé : “Jésus…nous délivre de la colère à venir” (1:10c). Ceux qui appartiennent à Christ ne craignent pas la colère de Dieu, parce que Christ, notre Sauveur, nous a racheté du jugement de Dieu en payant le prix de nos péchés avec son propre sang sur la croix. La colère de Dieu dans le jugement est certaine et elle arrive. Tous ceux qui se confient en Christ sont délivrés de la colère, mais tous ceux qui rejettent Christ son condamnés à vivre sa colère. Le besoin assourdissant du monde, c’est la délivrance de la colère à venir, par le Christ de l’évangile. Quelle consolation de savoir que quand nous sous sommes tournés à Dieu par la foi, notre avenir à été réglé, notre destinée éternelle dans les cieux est assurée!

Les gens n’aiment pas entendre parler de la colère de Dieu. Ils veulent juste entendre parler de l’amour de Dieu parce qu’ils argumentent qu’un Dieu aimant ne les condamneraient jamais. Voyez-vous, ils essaient subconsciemment d’échapper au jugement de Dieu, mais la vérité est que Dieu “jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné” (Acts 17:31), le Seigneur Jésus Christ. La colère de Dieu n’est pas un concept impersonnel pour que les philosophe en débatent, mais une réalité tangible dont les pécheurs feront face. Gloire soit rendue à Dieu, donc, parce qu’en tant que peuple de Dieu, nous avons été sauvés de la colère à venir.

Maintenant nous attendons avec empressement le retour imminent de Christ des cieux (cf. Phil. 3:20-21). Maintenant, nous attendons avec empressement qu’il complète notre rédemption par la transformation de nos corps et notre transferrement au ciel. Nous ne pouvons pas accélérer la venue de Christ, nous ne pouvons pas changer la date ou la manière de sa venue, mais nous l’attendons avec empressement pendant que nous travaillons. C’est une partie essentielle de la vie de l’évangile. Nous n’entendons plus beaucoup parler de cette venue. La plupart de l’église contemporaine a perdu de vue “la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et Sauveur Jésus Christ” (Tit. 2:13). Les églises d’aujourd’hui semblent être plus centrées sur le présent généreux que sur le futur béni. Les chrétiens semblent vouloir entendre parler de leur vie, leurs familles, leurs besoins, leur bien-être, plutôt que d’entendre parler la glorieuse venue de Christ en majesté et en puissance, pour restaurer toute chose à Dieu le Père, dans une beauté resplendissante.

Est-ce là ce que vous prêchez ? Est-ce là votre attente ? Est-ce là votre espérance ? Votre avenir est-il certain, assuré et réglé ? Vous confiez-vous à vous-même, vos bonnes oeuvres, votre argent, vos rêves dans ce monde ? Ou attendez-vous avec empressement le retour de Christ ?

Remarques conclusives

C’est donc cela le portrait de la vraie spiritualité, du christianisme authentique : “Le peuple de Dieu démontre l’évangile dans leur marche et dans leurs paroles.” Les personnes centrées sur l’évangile sont connues par ce qu’ils font – des gens qui démontrent leur foi par les œuvres, leur amour par le servie, et leur espérance par la perséverance. Et les personnes centrées sur l’évangile son connues par qui elles sont – des personnes qui sont transformées par l’évangile en exemples de Christ et en exemples pour les autres.

C’est là ce que nous, en tant que leaders d’églises, devons prêcher, et c’est de cette manière que nous devons vivre, pour que les membres de nos églises puissent croître spirituellement par notre leadership. Nous devons vivre de telle manière à ce que les autres voient Christ en nous. Cela vous décrit-il ? Les autres voient-ils Christ en vous ? Vous imitent-ils parce que vous êtes des personnes pieuses qui marchent et parlent de l’évangile ?

III. Plan de Messages

Pour écouter la version audio de ces messages en Anglais, cliquez sur ces liens : Link 1 - Apoc. 2 : 18-20; Link 2 - Apoc. 2 : 20-23; Link 3 - Apoc. 2 : 23-29.

Titre : Lettres aux Sept Eglises : Thyatire – Progressant mais corrompue

Thème : La tromperie subtile du péché dans l’église

Point 1 : Christ donne des ordres à l’église pour son progrès (2 : 19)

Point 2 : Christ condamne l’église pour sa corruption (2 : 20)

Point 3 : Christ met l’église en garde s’elle n’est pas repentante (2 : 21-23)

Point 4 : Christ confirme sa grâce à l’église (2 : 24-29)

Related Topics: Pastors

Report Inappropriate Ad