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Where the world comes to study the Bible

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La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 20, Edition du l’été 2016

Edition d’été 2016
Auteur: Dr. Roger Pascoe, Président
de l’Institut pour la Prédication Biblique
Cambridge, Ontario, Canada
(http://tibp.ca/)

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“Renforcer les capacités de l’Eglise

dans la Prédication Biblique et le Leadership”

Premiere Partie: La Puissance Dans La Predication, Pt. 3 Suite

“La Puissance du Saint Esprit”

Dans les trois dernières éditions de ce journal, nous avons élaboré sur le sujet concernant la puissance du Saint Esprit dans la prédication. Dans l’édition précédente, nous avons émis plusieurs interrogations telles que : (1) Qu’est-ce que la prédication accompagnée par l’onction de l’Esprit ? (2) Pourquoi certains prédicateurs semblent avoir la puissance de l’Esprit tandis que d’autres ne l’ont pas?

Au cours de cette présente édition, nous allons nous attarder sur une autre question que le sujet soulève: Quelle est la différence entre la « plénitude » de l’Esprit et « l’onction » de l’Esprit? Il est important de comprendre la différence qui existe entre les trois choses que sont le baptême, la plénitude et l’onction de l’Esprit (adapté de Dr. Stephen F. Olford).

1. The baptême de l’Esprit (1 Cor. 12:13) représente notre « position spirituelle » en Christ. Cela se produit une seule fois à l’occasion de notre régénération, moment auquel le Saint Esprit vient habiter en nous (1 Cor. 3:16; 6:19; 2 Tim. 1:14; Jacq 4:5). Tous les croyants ont reçu le baptême de l’Esprit/l’Esprit habite en eux.

2. La plénitude de l’Esprit (Eph. 5:18) révèle notre condition spirituelle en Christ. Il y a un seul baptême de l’Esprit, mais diverses plénitudes de l’Esprit. La plénitude signifie la saturation, c’est-à-dire qu’il n’y a point de place pour la chair, pour soi-même ou pour le péché. Ce n’est pas l’habitation de l’Esprit en nous (qui est la conséquence de la nouvelle naissance). C’est plutôt le fait pour nous d’être sous le control de l’Esprit comme nous l’avons dit plus haut. C’est la vie selon le principe de la nouvelle naissance. Cela implique l’obéissance, la soumission, la dépendance et prestation d’allégeance à l’Esprit dans la vie quotidienne. « C’est là la vie Chrétienne normale et à l’image de Christ. » (Olford, Anointed Expository Preaching, 216). Nous devons également être remplis du Saint Esprit (Eph. 5:18). Cela paraît presque grammaticalement impossible – un impératif à la voix passive; un ordre de poser une action à laquelle nous sommes nous-mêmes soumis ! Mais le problème se résout comme suit: nous obéissons au commandement en nous activant à débarrasser nos vies de tout ce qui pourrait affliger ou étouffer l’Esprit (par la vertu de notre manière de vivre, notre piété, etc.) et, en retour, nous sommes passivement (action à laquelle nous sommes soumis) contrôlés par l’Esprit qui œuvre en nous et à travers nous tant dans nos vies que dans nos ministères.

3. L’onction de l’Esprit (Actes 1:8) renforce notre « vocation spirituelle » en Christ. Pour que nos ministères soient efficaces pour Dieu, nous avons besoin d’être oint par l’Esprit (1 Cor. 2:1-5; 1 Thess. 1:5). Nous ne pouvons pas par nous-mêmes produire des résultats spirituels. Nous sommes engagés dans une vocation spirituelle qui requière l’autorisation et l’efficacité de l’Esprit pour aboutir avec succès. C’est pourquoi il est indispensable que nous soyons d’abord remplis de l’Esprit avant de pouvoir recevoir l’onction de prêcher avec efficacité la parole de Dieu. Et je soutiens que si nous sommes réellement remplis de l’Esprit, nous aurons également l’onction de l’Esprit.

Permettez-moi donc de poser la même question que la dernière fois: Pourquoi certains prédicateurs sont oints et d’autres non? La différence n’a rien à voir avec la présence de l’Esprit en eux, car le Saint Esprit habite en tous les croyants. La différence semble plutôt reposer sur le fait de « la plénitude » de l’Esprit. Certains prédicateurs sont « remplis » de l’Esprit, et par conséquent sont en mesure de servir dans la « puissance » de l’Esprit, tandis que d’autres ne le sont pas. Si un prédicateur n’a pas la plénitude de l’Esprit, il va de soi que sa prédication ne soit pas accompagnée par l’onction de l’Esprit. Certains vivent dans l’obéissance à l’Esprit tandis que d’autres non. Certains ont reçu par l’Esprit le don de la prédication, tandis que d’autres ne l’ont pas reçu. Tout cela est question de la manière dont nous vivons (si nous sommes soumis et dépendons de l’Esprit ou si nous vivons selon nos ressources propres) et du don que Dieu a déposé en nous.

C’est pourquoi, s’il existe dans votre vie des actions, des pensées, des désirs, etc., tout ce qui pourrait « attrister le Saint Esprit » (Eph. 4:10), alors, celui-ci ne sera pas actif dans votre vie ou dans votre ministère. C’est impossible. Je ne doute point de la souveraineté de l’Esprit qui peut utiliser même des ânes muets ou même des personnes qui n’ont point le salut pour accomplir ses desseins, mais le principe qui s’applique à la vie du croyant, c’est que l’Esprit n’agit pas pour notre bien dès lors que nos vies ne lui sont pas agréables. De même, s’il existe des choses qui étouffent l’Esprit dans votre vie, (1 Thess. 5:19), alors il ne saura s’activer à vous bénir ou à soutenir votre ministère par son onction.

Il est juste et légitime alors d’aspirer à l’onction de l’Esprit dans nos vies et dans nos différents ministères. En effet nous ne pouvons pas exercer un ministère utile et efficace sans l’onction de l’Esprit et sans la pleine liberté de l’Esprit de faire son œuvre en nous et au sein de notre public.

Pour prêcher avec puissance, il nous est indispensable de laisser l’Esprit de Dieu faire son œuvre en nous en nous sanctifiant (afin de nous rendre utilisables par Dieu), en nous illuminant (pour que nous comprenions d’une manière correcte la parole) et en nous revêtant de sa capacité (afin que nous sachions utiliser la parole convenablement). Aussi, l’Esprit de Dieu doit faire son œuvre au sein de nos publics, en les conduisant à la repentance, à la justice et en ouvrant leurs yeux sur le jugement à venir (Jean. 16:11), et en les transformant en des hommes et femmes de Dieu, disciples de Christ. Cela montre qu’il y a vraiment l’onction et, par conséquent la bénédiction de l’Esprit –Des vases qui sont propres à l’usage du Maître et des publics dont les vies sont radicalement transformées.

Permettez-moi à présent de donner à la fois un mot d’avertissement et un mot d’encouragement. Commençons par le mot d’avertissement : Gardez-vous « d’avoir une forme de piété qui pourtant fait fin de la puissance » (2 Tim. 3:5). Gardez-vous de penser qu’en raison du fait que vous arrivez à créer une certaine atmosphère au sein de votre congrégation ou parvenez à obtenir une certaine réaction de leur part, vous prêchez pour autant avec puissance. Prenez garde et ne vous concentrez pas sur les expériences, les phénomènes et les sensations subjectives en manquant l’œuvre véritable que l’Esprit accomplie. Ne confondez pas prêcher dans la chair et prêcher dans l’Esprit. « Lorsque vous prêchez dans l’élan de la chair, vous vous sentez exaltés, élevés. Mais lorsque vous prêchez avec la puissance de l’Esprit, vous êtes remplis d’humilité et d’étonnement devant l’œuvre de Dieu » (Martyn Lloyd-Jones, cité dans Arturio G. Azurdia III, Spirit Empowered Preaching, Christian Focus Publications, 2003, préface).

Nous devons à chaque fois que nous prêchons avoir la conviction que « le message que je prêche ne peut faire de bien à personne que lorsqu’il est pas accompagné par l’Esprit de Dieu » (Stuart Olyott, Preaching Pure and Simple, Wales, Bryntirion Press, 2005, 154). C’est uniquement l’onction de l’Esprit de Dieu peut produire des résultats spirituels. Nous ne pouvons rien accomplir par nous-mêmes.

Comment savoir donc si vous prêchez avec l’onction et la bénédiction de l’Esprit de Dieu? C’est lorsque la Parole de Dieu mise en action par l’Esprit de Dieu produit un effet manifeste au sein du public. Et vous savez qu’un changement est en train de s’opérer dans la vie des gens lorsque certains reçoivent le salut, lorsque des foyers sont restaurés, des relations sont rétablies, les gens deviennent des disciples dévoués de Christ, lorsque les gens sont absorbés dans la Parole, etc.

Maintenant, voici un mot d’encouragement: Cette analyse de “l’onction” de l’Esprit devrait être un grand encouragement pour les prédicateurs qui, jour et nuit, d’année en année servent silencieusement Dieu dans leurs ministères, décortiquent et mettent en application la Parole de Dieu en toute fidélité et droiture, ont la foi que l’Esprit de Dieu se saisit de Sa parole et l’utilise pour la conversion des âmes et la transformation des vies au point que bon nombre deviennent des disciples dévoués de Christ « jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Eph. 4:13).

C’est cela le ministère exercé sous l’onction de l’Esprit. C’est la prédication d’une personne qui a le désir de glorifier Dieu, de magnifier Christ et dont le but est de « présenter tout homme parfait en Jésus Christ » (Col. 1:29). Je soutiendrai que ce que nous devrions rechercher dans notre prédication c’est la bénédiction de Dieu, qui se manifestera par: (1) les fruits dans notre ministère (le salut des gens, la croissance des gens en Christ, etc.), (2) des fruits de l’Esprit dans nos propres vies (Gal. 5:22), (3) la déclaration des autorités de l’église qui nous consacrent pour le ministère et (4) le fait que Christ et la gloire de Dieu sont au centre de notre prédication.

Pour les pasteurs et les prédicateurs donc qui ne voient pas de résultats visibles avant, pendant ou après leur prédication, prenez courage. « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu… afin comme il est écrit, que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur » (1 Cor. 1:27-29, 31).

Puisse cet article être pour nous tous en tant que prédicateurs, un encouragement en ce sens que nous ne pouvons pas (par nous-mêmes) accomplir les grands desseins de Dieu dans la vie de nos auditeurs, mais en ayant une vie de sainteté, de prières avec des supplications dans une entière soumission à l’Esprit de Dieu, nous pouvons être utilisés par Dieu pour atteindre son but souverain. Parfois il peut nous être donné de connaître certains de ces résultats (effets de notre prédication dans la vie de nos auditeurs), mais bien de fois nous n’en aurons pas la possibilité. Mais ce qui nous réconforte, c’est le fait que l’œuvre est celle de Dieu – lui seul peut sauver les âmes ; lui seul peut transformer la vie des gens. Sans cette assurance, notre ministère serait décourageant. Mais avec cette assurance, nous savons que notre ministère est en plein épanouissement.

Deuxième Partie: Preparer La Predication

Faire le plan du message

Jusqu’ici, dans notre discussion sur comment « préparer la prédication », nous avons parlé du choix des textes et des sujets, de l’étude du texte, de l’analyse et la compréhension du texte et de l’identification de la structure du texte. Ce processus peut être à la fois intéressant et décourageant – intéressant lorsque vous découvrez le flot de pensées que renferme le passage (c.-à-d. la structure du texte), mais décourageant lorsque vous y passez plusieurs heures sans parvenir à le déchiffrer. Peut-être cela vous permet de comprendre pourquoi la préparation du message est une tâche difficile.

Mais maintenant, enfin, vous êtes prêts pour préparer un plan de message à partir du texte. Peut-être vous vous demandez “quelle différence fait-on entre la structure du texte et le plan du message? N’est-ce pas la même chose?” Pour certains prédicateurs, il n’y a aucune différence. Beaucoup de prédicateurs construisent leur prédication selon la structure du texte – et ce n’est pas mal, mais ça ne va pas vraiment assez loin, parce que notre plan de message doit refléter les principes théologiques et le sens dans lequel le texte s’applique à nous aujourd’hui, de manière à ce que nos congrégations puissent voir comment il s’applique à elles. Une de nos responsabilités en tant que prédicateurs, c’est de créer un pont qui lie le texte, le peuple, la langue et la culture d’autre fois à notre temps présent.

Ainsi, quoique le plan du message suit et découle de la structure du texte, il est différent de la structure du texte dans ce sens qu’il détermine comment vous allez prêcher ce que le texte dit. Dès lors que vous déterminez la structure du texte, vous connaissez le sujet du passage et ce que l’auteur de l’écriture dit à propos de ce sujet (les compléments). En d’autres termes, vous savez de quoi l’auteur parle dans son écrit, et comment il a organisé ses idées. A partir de là, vous devez décider de la manière dont vous allez prêcher la théologie contenue dans le texte et l’adapter au contexte actuel de votre public. Je crois que c’est peut-être là, le rôle le plus important d’un prédicateur, parce que c’est quelque chose que nos publics n’ont pas l’habitude de faire pour eux-mêmes. Ils lisent la Bible et comprennent ce qu’elle dit, mais souvent ils ne comprennent pas le sens et ce qu’il implique, et dans quel sens il s’applique à nous aujourd’hui. C’est notre rôle de communiquer cela.

Une autre question qui peut nous venir à l’idée est la suivante: « Pourquoi nos messages ont-ils besoin d’avoir un plan? » Beaucoup de prédicateurs n’utilisent de plans et par conséquent ne parviennent pas à expliquer le sens théologique et les implications du texte, ainsi que son application au public d’aujourd’hui. Nos sermons ont besoin de structure parce que :

1. La Bible est entièrement structurée. Chaque auteur de la Bible a un but précis dans ses écrits. Aucune partie de la Bible n’est écrite au hasard (c.-à-d. sans structure et sans but).

2. Si vous n’avez pas un plan qui suit et découle de la structure du texte, votre message manquera de logique et le public ne pourra pas vous suivre.

3. Si vous n’avez pas une structure claire et biblique, vous ne pourrez pas pêcher un message clair et biblique.

Le plan d’un message est le « squelette » de celui-ci, le squelette sur lequel s’attache la chair de votre message ; le « cadre » sur lequel votre exposé est fixé. C’est les éléments principaux qui de parts et d’autres forment l’ensemble du corps de votre message.

Un bon plan de message rempli ce qui suit:

1. Scinde votre message en plusieurs « grands points » (c.-à-d. différentes parties du message).

2. Il vous permet d’exposer le flux de votre pensée avec clarté, de manière ordonnée, unie, progressive, complète.

3. Il vous permet de rester focalisé sur le sujet en vous évitant de divaguer ou d’oublier des points importants.

4. Il équilibre le message entre l’introduction, le corps (explication, application, illustration) et le résumé.

6. Il sert de feuille de route (table de matières) que la congrégation est appelée à suivre.

7. Il rend le message plus facile à mémoriser par les auditeurs.

Un plan de message divise le sujet du texte en plusieurs grands points qui forment les principales parties du message. Ainsi, les grands points peuvent à leur tour être subdivisés en sous-points, qui les étayent simplement en les éclatant en de plus petites unités de sens. Cependant, le niveau auquel vous subdivisez votre message est question de préférence individuelle. Je pense qu’il est plus simple pour le public de pouvoir suivre, si vous utilisez uniquement des grands points dans votre plan en prêchant les sous-points sous forme d’éléments explicatifs du grand point. Vous pouvez tout de même formuler vos sous-points de manière à ce qu’on puisse les distinguer, mais ils vont être utilisés comme éléments servant à expliquer le message sans être articulés comme des sous-points à part. Autrement, votre public peut facilement perdre le fil de votre message.

J’essaie de rendre mes grands points distinctifs en utilisant une formulation commune et en ne cessant de les répéter à mesure que j’avance. Par exemple, le passage de Philippiens 1 : 19-20 peut être découpé de la façon suivante:

1. Nous pouvons faire confiance aux prières disciples de Christ, (19a)

2. Nous pouvons espérer en l’assistance de l’Esprit de Christ (19b)

3. Nous pouvons espérer en la préservation du témoignage de Christ (20)

Votre plan de message ne doit pas dominer votre message ou servir à impressionner votre public. Il a le simple objectif de donner une structure à votre message. The point de départ du plan d’un message, c’est l’idée principale (le sujet) du passage. C’est important d’écrire l’idée principale et l’assertion faite à propos de cette idée (les compléments) formant le cœur du message.

Tout message doit avoir une structure. Les principaux éléments structurels que comporte tout message sont : (1) le début (introduction); (2) le milieu (exposition, corps); et (3) la fin (résumé, conclusion). A leur tour, ces éléments structurels doivent atteindre les objectifs suivants:

1. Votre introduction devrait…

a) Retenir l’attention de votre public

b) Créer un besoin que le message permettra de combler

c) Relier au passage de l’Ecriture

d) Enoncer le sujet

e) Enoncer votre thèse (c.-à-d. l’idée générale et l’enseignement que porte le passage)

f) Servir de transition vers le corps du message

2. Le corps du message c’est là où vous…

a) Exposez et expliquez vos grands points

b) Illustrez vos points là où c’est nécessaire et approprié.

c) Appliquez l’enseignement à votre public

3. Dans vos conclusions vous…

a) Faites le résumés des points que vous avez faits ressortir du passage.

b) Aidez votre public à se faire une image de la vérité que vous avez expliquée – c.-à-d. à voir à quoi cet enseignement s’applique dans la vie quotidienne.

c) Leur lancez le défi d’actualiser la vérité – c.-à-d. à mettre en pratique, répondre à la vérité qu’ils viennent d’entendre.

En commençant par l’édition suivante de ce journal, j’aborderai ces sections du plan de message dans l’ordre auquel vous les préparez (pas dans l’ordre auquel vous les prêchez) de la manière suivante :

1. Formuler les grands points.

2. Exposer la thèse – certains l’appellent la proposition, ou “la substance du message en une phrase”.

3. Rédiger le corps du message – l’explication (avec les illustrations) et les applications

4. Construire la structure de fin du message.

5. Concevoir l’introduction.

Troisième partie. Caractère de piété

“Le caractère de l’Evangile” (1 Cor. 1:18-25)

By: Dr. Stephen F. Olford

Nous venons maintenant à l’un des passages les plus révélateurs sur le sujet de l’évangile et la nature du ministère chrétien que nous trouvons partout dans le Nouveau Testament. Paul a beaucoup évoqué la malédiction liée aux divisions dans l’église, mais maintenant il entreprend de considérer les causes des divisions dans l’église ; et rien qu’à travers le chapitre 4, il dénonce deux fausses conceptions qui sont à la base de toute division. La première concerne la fausse conception autour du message Chrétien (1:18-3:4), et la seconde c’est la fausse conception sur le ministère chrétien (3:5-4:5). Tout d’abord, considérons la conception erronée du message de Christ. Dans un premier temps, cela implique la vision erronée sur le caractère de l’Evangile. C’est ici le point de notre message aujourd’hui, tiré de 1 Corinthiens 1:18-25.

Pendant que nous abordons ces versets que Paul a écrits à une église divisée, rappelons-nous, comme nous l’avons déjà observé, qu’il n’y avait pas moins de quatre bords, chacun avec son propre slogan. Une partie du problème était le fait que les croyants s’attachaient aux hommes plutôt qu’au Maître, mais il y avait également la tendance à exalter le messager au lieu du message. Pour cette raison, Paul s’est vu obligé de présenter un message clair sur le caractère de l’évangile. D’abord, il parle de :

I. L’EVANGILE COMME REVELATION PARFAITE DE DIEU A L’HOMME

“Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu” (1 Cor. 1:18). Ici, Paul ne met pas tant d’accent sur la présentation de l’évangile que sur le “message” de de l’évangile, qui se distingue de la sagesse des mots auxquels il est fait référence au verset 17. Son objectif suprême, est de faire ressortir l’unicité de l’évangile comme une révélation de la sagesse et la puissance de Dieu. C’était là les mots clés de l’antiquité. Les grecs recherchaient la sagesse sans répit, tandis que les juifs étaient obsédés par les signes. Par conséquent, Paul décrit le caractère particulier de l’évangile en observant:

1) La sagesse de Dieu comparativement à la sagesse humaine – « Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu » (1 Cor. 1:24). Paul ne nous laisse dans aucun doute sur ce qu’il entend par la sagesse de Dieu. Un peu plus loin dans le paragraphe, il dit ceci : «Or c’est… en Christ Jésus...lequel de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption » (1 Cor. 1:30). Il n’y a pas de plus grande déclaration sur le message du plein salut que celle contenue dans ce verset. Premièrement, Christ est notre justice. En lui, et à travers lui Jésus Christ, nous avons été rendus justes ou irréprochables devant Dieu le Saint. Cet aspect de l’évangile répond à la question qui date de l’antiquité : « Comment l’homme peut-il être juste devant Dieu ? » (Job 25:4). Parce que Christ est mort pour nos péchés et ressuscité pour nous justifier, nous avons la grâce de connaitre la justice de Dieu qui nous est donnée par le moyen de la foi en son fils. Deuxièmement, Christ est notre sanctification. De par notre propre force, nous ne pouvions par parvenir à la sainteté, mais grâce à sa présence en nous, la sanctification est accomplie de jour en jour. Cette œuvre de la grâce nous met entièrement à part pour Dieu. En termes de comportement, cela implique que nous devons vivre à titre d’expérience ce que nous sommes en Christ. Troisièmement, Christ est notre rédemption. Ce mot signifie “libération” ou “délivrance”. Dans ce contexte précis, il fait allusion non seulement à la rédemption vis-à-vis des conséquences et du pouvoir du péché, mais aussi de la présence même du péché. Il s’agit de cet acte final de Dieu par lequel nous sommes amenés à être conforme à l’image véritable de Christ quand il viendra.

Quelle révélation de la sagesse de Dieu dans l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ! Cependant, en comparaison à cette sagesse divine, Paul décrit la sagesse de l’homme. Avec l’apôtre Jacques, il convient que “la sagesse de l’homme… est terrestre, sensuelle, diabolique” (Jacques 3: 15). La sagesse humaine est terrestre. « Car puisque le monde dans sa sagesse n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Cor. 1:21). A présent, voici un facteur très important qu’il faut retenir: c’est que Dieu dans sa sagesse a décrété que le monde, de par sa propre sagesse ne devrait, ni ne pourra connaître Dieu. Cela réduit à jamais au néant l’absurde idée selon laquelle l’homme de par son propre raisonnement ou de par ses percées intellectuelles peut trouver, voire connaitre Dieu. L’éducation humaine à son plus haut niveau et la meilleure qui soit est entièrement insuffisante. La sagesse humaine est sensuelle. C’est pourquoi Paul, avec une petite touche d’ironie affirme : « …Les grecques cherchent la sagesse » (1 Cor. 1:22). Il n’y a rien de plus attrayant pour les personnes sensuelles ou charnelles que la soi-disant « approche intellectuelle » des prédicateurs sophistiqués ou les orateurs à la parole facile. La sagesse humaine est diabolique. Elle est décrite comme tel, parce qu’elle est associée au diable qui est déchu à cause de l’orgueil. C’est pourquoi la philosophie humaine n’est rien de plus que de l’arrogance intellectuelle et de la suffisance. Tous mouvements qui ont remis en cause l’autorité des Ecritures – appelez-les comme voulez : le modernisme, le libéralisme ou l’humanisme – font tous partie de cette approche philosophique. A cause de l’orgueil humain, les hommes cherchent à être associés à des noms célèbres de personnalités incarnant l’approche philosophique, ignorant que la Bible condamne ce fait et le considère comme diabolique.

De ce fait, Paul rappelle aux Corinthiens “Il est écrit: je détruirai la sagesse des sages, et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage? Où est le scribe? Où est le disputeur de ce siècle? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? (1 Cor. 1:19-20). L’idée essentielle de ce passage, c’est de montrer que l’homme doit savoir que tous ses plans et ses efforts pour parvenir à son propre salut sont complètement vains. C’est Dieu seul qui sauve à travers le message de la croix (Esaïe 29:14). Le second passage tiré d’Esaïe 33:18 illustre la façon dont l’Eternel a complètement confondu tous les sages-conseillers des nations des dirigeants juifs. Et ce qu’il a fait en ces temps-là, il continuera de le faire tant que les hommes ne renonceront pas à leur raisonnement philosophique au profit de de la sagesse de Dieu. Mais en décrivant cette révélation claire de Dieu, Paul oppose non seulement la sagesse de Dieu à celle de l’homme, mais aussi:

2) La puissance de Dieu par opposition à celle de l’homme - “Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu” (1 Cor. 1:18). Cela nous rappelle bien cette puissante déclaration de Paul dans Romains 1:16: « Car je n’ai point honte de l’évangile de Christ: c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec. » Au cœur de l’évangile se trouve la dynamique même de Dieu qui a le pouvoir de sauver et de délivrer. Dans tout l’univers, il n’existe rien d’autre qui puisse transformer la vie de l’homme en dehors de l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ. La puissance de la croix est l’unique réponse au péché de l’homme.

A l’opposé, il y a cette puissance dont l’homme se vante. « Les Juifs demandent des miracles… » (1 Cor. 1:22). Comme le dit Léon Morris, “les Juifs ont été très pragmatiques tout au long de leur histoire. Ils ont éprouvé très peu d’intérêt pour les pensées spéculatives. Ils réclamaient l’évidence, et ne s’intéressaient qu’à ce qui est concret. Ils concevaient Dieu comme se manifestant au cours de l’histoire à travers des miracles et des prodiges. C’est pourquoi les Juifs demandaient toujours des miracles au Seigneur pendant son ministère sur la terre (Matthieu 12:38; 6:1, 4; Marc 8:11; Jean 6:30). Ils concevaient le Messie comme Celui qui manifeste son autorité par des démonstrations de puissances et de majesté. Pour eux, un Christ crucifié était une pure contradiction des termes.

Ainsi, Paul résume son analyse de la sagesse et la puissance divines par opposition à la sagesse et à la puissance de l’homme en ces merveilleux termes que l’on trouve dans les versets 22, 23, et 24: « Car les Juifs demandent des miracles, et les grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ce qui sont appelés tant Juifs que Grecs. »

La deuxième caractéristique de l’évangile dont Paul a fait cas était: 

II. L’EVANGILE COMME APPEL A LA REDEMPTION DE L’HOMME PAR DIEU

« Mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés tant Juifs que Grecs » (1 Cor. 1:24). Ici l’équilibre parfait de l’évangile de Christ est mis en valeur. Non seulement Dieu se révèle à nous, mais aussi il nous appelle à Lui. C’est au-delà de ce que peuvent accomplir la sagesse et la puissance humaines. Voyez donc

1) Le plaisir que Dieu se fait dans l’invitation de l’évangile – « …Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Cor. 1:21). Le mot « prédication » ne revêt pas le même sens que celui évoqué au verset 18. L’accent est mis ici sur la proclamation du message glorieux de l’évangile. Paul nous apprend ici que le plaisir suprême de Dieu, ou plus littéralement “le bon plaisir de Dieu” c’est que les hommes et les femmes soient sauvés à travers la folie de la prédication. Y aurait-il quelque chose de plus majestueux et merveilleux que le fait que Dieu porte son cœur sur les fils des hommes et que par la folie de la prédication il leur communique le message rédempteur de la croix ? Mais considérez encore ce qui suit:

2) Le but de Dieu dans l’appel de l’évangile - “la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu” (1 Cor. 1:18) Voici un ensemble de mots qui englobe toute l’œuvre rédemptrice de Dieu en Christ. Rappelons-nous que tout homme en dehors de Christ est voué à la perdition. En effet, le verbe « périr » utilisé pour porter ce sens n’évoque pas la disparition, mais la ruine et la perte du bien-être. Une personne qui périt manque d’accomplir le but précis pour lequel Dieu l’a créée. Mais c’est dans ce sens que l’évangile de Jésus Christ lui est présenté pour la sauver et lui accorder la vie éternelle. L’idée derrière ce mot « sauvés » n’est pas seulement celle de la récupération mais aussi celle de la transformation. Mais remarquez une fois de plus ce que nous appelons:

3) Le processus divin dans l’appel de l’évangile - “Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication…Mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés (1 Cor. 1:21, 24). Il y a deux mots qui résument le processus divin dans l’appel de l’évangile. L’un, c’est le mot « appel ». L’autre c’est le mot “croire”. L’un décrit l’offre de Dieu et l’autre évoque la réponse de l’homme. Jésus appelle toujours les hommes et les femmes à Lui ; et Dieu merci, les hommes et femmes de toute tribute, de toute langue et de toute lignée répondent à cet appel. Ce processus glorieux continuera jusqu’à ce que le corps de Christ soit complet.

Nous voyons donc que cet appel rédempteur de Dieu requiert un verdict. L’homme ne peut être confronté à la révélation et à l’appel de l’évangile sans donner une réponse. S’il croit, alors il est sauvé. S’il rejette l’appel, il périt.

Conclusion: Les croyants de Corinthe étaient divisés parce qu’ils avaient des notions erronées sur le message de l’évangile. C’est pourquoi Paul a pris la peine de définir clairement le caractère véritable de l’évangile dans le premier paragraphe. Après avoir suffisamment élaboré sur la question comme nous l’avons vu, il conclue en ces termes : «… la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes » (1 Cor. 1:25). Les philosophies et les démonstrations de puissance des hommes paraissent et disparaissent, mais l’évangile de Jésus Christ est et reste le même car il est le caractère de Christ Lui-même – “… le même hier, aujourd’hui et éternellement”.

Cinquième Partie: Plans de messages

Pour écouter la version audio de ces messages en Anglais, cliquez sur les liens suivants: Link 1 - Jn. 10:1-2; Link 2 - Jn. 10:3-4; Link 3 - Jn. 10:4-8; Link 4 - Jn. 10:9

Titre: Jésus est la porte (Jean. 10:1-9)

Point #1: Les faux leaders religieux sont des intrus (1-2)

1. Ils n’entrent pas par la porte mais par un quelconque autre moyen

2. Ils sont des voleurs et des brigands

Point #2: Les vrais leaders religieux sont des bergers (3-5)

1. Ils conduisent le peuple de Dieu en évoquant notre réponse (3a-b)

2. Ils conduisent le peuple de Dieu en nous lançant un appel (3c)

3. Ils conduisent le peuple de Dieu en nous donnant des directives (3d-4b)

4. Ils conduisent le peuple de Dieu en affermissant notre foi (4c-5)

5. Ils conduisent le peuple de Dieu nous conduisant à Christ (6-9)

a) Christ est la porte de la bergerie (7-8)

b) Christ est la porte du salut (9a)

c) Christ est la porte de la liberté (9b)

d) Christ est la porte du pâturage (9c)

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