Where the world comes to study the Bible

La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 8, Edition du l’été 2013

Edition du printemps 2013

Sous la direction du

Dr Roger Pascoe,

Président de l’Institut pour la Prédication Biblique

Cambridge, Ontario, Canada

www.tibp.ca

C:\Users\Roger\Documents\My Documents\Institute for Biblical Preaching\Forms, Binder Cover Page, Logo\IBP Logos\IBP Logo.jpg

Renforcer les capacités de l’Eglise dans la prédication biblique et le leadership

1ère Partie : La Preparation Du Predicateur

“Le prédicateur et l’œuvre de Dieu”(suite)

Par: Dr. Roger Pascoe,

Président de l’Institut pour la prédication biblique,

Cambridge, Ontario, Canada 

Dans le numéro précédent de cette Revue (voir l’édition du printemps 2013) nous avons commencé à aborder la question de la préparation spirituelle et personnelle du prédicateur, et c’est ce sujet que nous allons poursuivre dans le présent numéro. Nous avions souligné que, pour l’apôtre Paul, l’ordre de préparation commence premièrement la préparation du prédicateur, puis ensuite celle du message. En d’autres termes, avant que vous puissiez prêcher la Parole avec puissance, avec précision et avec crédibilité, vous devez être spirituellement et personnellement préparé et qualifié pour le faire. L’apôtre Paul appelle «homme de Dieu» une personne qui est qualifiée pour prêcher la Parole de Dieu.

Un homme de Dieu c’est quelqu’un qui est reconnu par Dieu comme étant «éprouvé et vrai» - testé et approuvé par Dieu. Même si cela peut sembler un standard difficile à atteindre, les Saintes Écritures nous donnent quatre grandes choses auxquelles nous devons donner la priorité si nous voulons être qualifiés pour le privilège incomparable de la prédication de la Parole:

  1. Protéger votre vie morale
  2. Diriger votre vie de famille
  3. Nourrir votre vie intérieure ou votre spiritualité
  4. Discipliner votre vie du ministère

Dans le numéro précédent, nous avions commencé à examiner la question de la protection de votre vie morale, en étudiant deux textes: 2 Tim 2:22; 1 Tim 6:3-12. Dans ces textes, nous constatons que pour protéger sa vie morale l’homme de Dieu doit :

  1. ... fuir les pièges du péché - ils peuvent détruire votre ministère
  2. ... rechercher les vertus pieuses - ils renforceront votre ministère
  3. ... livrer des batailles spirituelles - ils vont attaquer votre ministère

La dernière fois nous avons vu que l’homme de Dieu doit «fuir les pièges du péchés». Cette fois, nous allons examiner la deuxième et la troisième caractéristique de l’homme de Dieu.

LHOMME DE DIEU DOIT RECHERCHER LES VERTUS PIEUSES - elles renforceront votre ministère. Tout en fuyant les pièges du péché ... nous devons rechercher les vertus divines. Le temps utilisé (impératif) implique un effort continu, continuer de «rechercher» ou de «poursuivre» ces vertus divines. Tout comme nous ne pouvons jamais dire que nous avons fini de fuir les pièges du péché, de même nous ne pourrons jamais dire que nous avons terminé de rechercher les vertus divines. C’est une occupation pour toute la vie - fuir l’un et poursuivre de l’autre.

Notre texte énonce ces vertus divines en trois parties. Tout d’abord, l’homme de Dieu doit rechercher la droiture et la piété (1 Tim 6:11).1 La droiture et la piété sont les deux faces d’une même pièce, car la droiture décrit notre relation à Dieu et à la piété décrit le reflet de Dieu en nous.

La droiture dont il est question ici n’est pas la droiture de Christ qui nous est imputée au moment de notre conversion et que nous n’avons pas besoin de poursuivre. La droiture dont il s’agit ici c’est la droiture pratique que nous devons manifester en vivant selon la Parole de Dieu. C’est ce qu’un homme de Dieu fait - vivre en droiture devant Dieu et devant ses semblables. L’homme de Dieu doit poursuivre la «droiture»:

1) en cherchant la «parole de la justice (droiture)» (Héb 5 :13). Cela concerne la maturité dans la Parole de Dieu. Nous devons être habiles dans la «parole de la justice» en l’étudiant et la maitrisant de sorte que nous soyons en mesure de l’expliquer avec précision et de l’appliquer dans la pratique. Sans cette maturité dans la parole de justice, nous restons de simples «bébés» spirituels.

2) en cherchant la «pratique de la justice (droiture)». Cela concerne la conformité à la volonté de Dieu. «quiconque pratique la justice est né de lui.» (1 Jean 2:29). La pratique de la justice est la marque de tous ceux qui sont «nés de Dieu». Leur comportement est droit, honnête, juste, équitable. En tant qu’enfants de Dieu, ils reflètent sa nature. C’est une obligation pour celui qui est né de Dieu (1 Pierre1:14-16).

3) en cherchant «lactivité de la justice (droiture)». Cela concerne lactivité dans lœuvre de Dieu, « les œuvres justes des saints» (Ap 19 :8). Cela signifie être «zélés pour les bonnes œuvres» pour lesquelles nous avons été créés en Jésus-Christ (Eph 2:10)

Stephen Olford a écrit: «Tout ce que nous disons et faisons doit être caractérisé par la rectitude morale (droiture) et lintégrité dans le ministère qui découle dune bonne relation avec Dieu. Notre prédication doit être une activité intègre, tout comme notre vie»2

AW Tozer écrit: «Jai entendu toutes sortes de prédicateurs. Jai entendu ceux qui sont ennuyeux, ceux qui sont assommants ; jai aussi entendu ceux qui sont éloquents. Mais ceux qui mont aidé le plus sont ceux qui étaient émerveillés dans la présence du Dieu dont ils parlent. Ils peuvent avoir un sens de lhumour, ils peuvent être avoir un air jovial, mais quand ils parlent de Dieu leur voix prend totalement un autre ton. Là cest différent, cest quelque chose de merveilleux. Je crois que nous devons avoir à nouveau le concept biblique de Dieu, ce concept qui rend Dieu majestueux et pousse les hommes à se mettre face contre terre et crier: «Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu Tout-Puissant». Cela fera plus de bien à léglise ... que toute autre chose.»3

4) en cherchant le «chemin de la justice» (2 Pierre 2:21). Cela concerne lobéissance à la vie de Dieu. Ceux qui connaissent «le chemin de la vérité» (2:2) recherchent la «voie de la justice». Nous devons rechercher la «voie de la justice» en marchant dans l’obéissance totale à Dieu en paroles, en actions et en pensées.

Ainsi, l’homme de Dieu doit poursuivre la droiture (notre relation à Dieu) et il doit poursuivre sa vertu jumelle, la piété (notre reflet de Dieu). La piété a à voir avec notre spiritualité, la manifestation de Dieu dans nos vies, notre «ressemblance à Dieu», ou, comme D.A. Carson l’a dit, notre connectivité à Dieu. C’est ce que nous appelons communément la spiritualité.

Comme 1 Tim 3:16 le dit le «mystère de la piété» a été pleinement révélé en Jésus-Christ. Il est notre modèle, notre exemple de piété. Ainsi, l’homme de Dieu doit poursuivre et manifester la piété en nourrissant sa vie spirituelle.

Pour que nos vies soient un reflet de Dieu et que d’autres puissent voir Dieu en nous, nous devons en d’autres termes être comme Dieu. Dieu dit: «Soyez saints car je suis saint» (1 Pierre 1:16), de sorte que les autres puissent dire: «je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu» (2 Rois 4:9). C’est cela que signifie pour un homme de Dieu de poursuivre la piété.

Ainsi donc, le premier volet dans cette liste de vertus divines que l’homme de Dieu doit poursuivre c’est la droiture et la piété. Le deuxième volet des vertus divines exhorte l’homme de Dieu à poursuivre la foi et lamour (1 Tim 6.11). La foi et l’amour sont des vertus internes. L’homme de Dieu doit développer et de démontrer la foi dans sa vie. Cela concerne notre confiance en Dieu. «La foi» est synonyme ici de «confiance absolue en Dieu pour tout, loyauté complète à Dieu, confiance inébranlable en Son pouvoir, Ses desseins et Sa provision »4

Nous vivons par la foi (cf. Rom 1:17), prions par la foi (cf. Matt 21:22), combattons par la foi (cf. Eph 6:16), triomphons par la foi (cf.1 Jean 5 :4), et mourrons par la foi (cf.Heb 11-13). En effet, «Sans la foi, il est impossible dêtre agréable à Dieu» (Héb.11:6). «La foi vient de ce quon entend et ce quon entend vient de la parole de Dieu» (Rom 10:17) «le fruit de lEsprit, cest la bienveillance (la fidélité)» (Gal 5.22)

Outre le développement et la démonstration de la foi, l’homme de Dieu doit développer et démontrer lamour. Cela signifie être bienveillant envers les autres (cf.2 Thess 1:3; Tit 2:2). L’amour dans le sens biblique n’est pas une sensation sentimentale, mais il agit toujours dans l’intérêt des autres (Phil 2:4). C’est l’amour dont il est question dans le plus grand commandement - Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même (Matt. 22:37-39). «Le fruit de lEsprit, cest lamour» (Gal. 5.22) «lamour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné» (Rm 5:5). «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force, et ton prochain comme toi-même» (cf. Mc. 12:30-31). «Aimez les frères et sœurs» (1 Pierre. 2,17). «Aimez vos ennemis» (Matthieu 5:44) ; les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps» (Eph. 5:28)

Ainsi, l’homme de Dieu doit rechercher la droiture et la piété, la foi et l’amour, et, troisièmement, l’homme de Dieu doit rechercher la patience et la douceur (1 Tim 6:11). Tout comme la foi et l’amour sont des vertus internes, ces deux traits spirituels sont des vertus externes. La patience est l’exercice d’une forte discipline soumise a la seigneurie du Christ. C’est l’endurance pour l’amour de Christ en toutes circonstances. C’est l’endurance d’un soldat, d’un fermier, ou d’un athlète (2 Tim. 2:3-6). Avoir de la douceur c’est ressembler à Christ. Il a dit: «laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur» (Mt 11:29). C’est une attitude d’humilité, c’est considérer les autres comme supérieurs à vous-mêmes (Phil. 2:3), c’est traiter les gens comme Christ les traiterait, avec la douceur et la bonté de Christ (2 Cor. 10.1).

Ainsi donc, l’homme de Dieu doit fuir les pièges du péché - ils peuvent détruire votre ministère. Deuxièmement, l’homme de Dieu doit poursuivre les vertus divines - ils renforcent votre ministère. Troisièmement, LHOMME DE DIEU DOIT LIVRER DES BATAILLES SPIRITUELLES - Ils attaqueront votre ministère. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle» (1 Tim. 6:12-14).

Le ministère est un combat spirituel dans lequel nous confrontons constamment le monde, la chair, le diable et les mauvaises passions, les faux enseignements, les fausses valeurs. Ce n’est pas un combat contre la chair et le sang mais contre les esprits méchants dans les lieux célestes (Eph 6:12). Non seulement nous luttons contre les erreurs dans la croyance et le comportement, mais nous nous battons aussi pour la vérité, la foi donnée aux saints une fois pour toutes. Ce n’est pas «combattre» dans le sens de s’engager dans des controverses, mais c’est dans le sens de :

1) défendre notre confession chrétienne (12a). «Combats le bon combat de la foi» renvoie au contenu de la vérité (Jude 3) que nous devons défendre et proclamer. Donc, ne soyez pas fluctuant pas dans ce que vous croyez. Ne compromettez pas la vérité. Combattez pour «la foi» - l’énoncé de la vérité à laquelle nous croyons et que nous chérissons. C’est cela notre vocation en tant que chrétiens.

De même que Jésus n’a jamais fluctué dans la confession de vérité (il s’est accroché à sa confession même lorsqu’il était contre-interrogé par Pilate et sous la menace de la crucifixion), ainsi nous devons nous battre pour ce que nous savons et croyons. «Saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé» - c’est-à-dire accompli le ministère avec l’éternité en vue. Prêchez la vérité que vous avez hardiment professée lorsque vous avez été sauvé. Faites de cette vérité de l’Evangile une réalité concrète dans votre vie et votre ministère. Gardez-la jusqu’à la fin, jusqu’à ce que vous obteniez le prix, sans changer de direction.

2) Garder la Commission Chrétienne (13-14). «garde le commandement reçu en vivant sans tache et sans reproche jusquà lapparition de notre Seigneur Jésus-Christ». Ou encore, comme William Hendriksen l’a dit, l’homme de Dieu doit «garder sa commission sans tache et ni souillure jusquau jour même de sa mort ou la fin des temps si elle se produit avant ce moment ... autrement dit jusquà lapparition de notre Seigneur Jésus-Christ.»5 Notre ministère doit être marqué par la pureté et la persévérance. Nous ne devons causer aucun opprobre au nom du Christ dans notre conduite et nous ne devons pas dévier de notre occupation dans le ministère. Ne modifiez pas votre direction, maintenez-la jusqu’à ce que vous franchissiez la ligne d’arrivée, jusqu’à ce que vous remportiez les batailles spirituelles de votre ministère.

2ème Partie : Le Leadership : Etre Un Modele Selon Le Cœur De Dieu

«Votre Sanctification Personnelle» (suite)

Par: Dr. Roger Pascoe,

Président de l’Institut pour la prédication biblique,

Cambridge, Ontario, Canada

Dans cette section, nous poursuivons notre étude sur ce que cela signifie d’être un modèle de piété en tant que leader chrétien. Cela concerne votre pureté personnelle. Dans les deux dernières éditions de la Revue Internet des Pasteurs, nous avons examiné la pureté personnelle dans notre conduite - dans notre comportement sexuel et notre éthique. Dans le présent numéro, nous examinons un autre aspect de la pureté dans notre conduite - LA PURETE DANS NOTRE CONDUITE SOCIALE. Cela concerne nos relations interpersonnelles.

En tant qu’homme de Dieu, vos relations interpersonnelles doivent refléter l’honnêteté et la franchise, l’ouverture et la transparence, et l’authenticité et l’humilité:

1) Lhonnêteté et la franchise. Il s’agit d’un comportement éthique qui se manifeste dans nos relations sociales avec les autres. Les autres doivent nous reconnaitre comme des hommes de Dieu dont le «oui» est «oui» et dont le «non» est «non» (2 Cor. 1:17-20). Les autres ne devraient pas avoir à deviner ce que nous voulons dire vraiment. Les gens ne devraient jamais avoir à se demander si nous disons la vérité. Nos propos ne doivent pas être recouvert d’un vernis, ni notre communication enveloppée de mystère. Que nos paroles soient honnêtes et franches.

2) Louverture et la transparence. Imitons l’exemple de l’apôtre Paul, qui a dit aux Corinthiens: «Nous vous avons parlé ouvertement, nous vous avons largement ouvert notre cœur ... Maintenant en retour ... vous soyez aussi ouvert ... Faites-nous une place dans votre cœur! Nous navons fait de tort à personne, nous navons ruiné personne, nous navons exploité personne « (2 Cor. 6:11-13; 7:2).

Les hommes de Dieu ne doivent pas être sournois ou isolés. Les gens avec qui nous traitons devraient nous trouver accessibles et connaissables, parce que nous sommes ouverts et transparents. Je ne parle pas de révéler des informations confidentielles ou des choses qu’il ne serait pas sage de révéler. Mais je parle de nos relations sociales de tous les jours dans lesquelles d’autres personnes devraient être capables de communiquer facilement avec nous parce que nous sommes chaleureux et conviviaux ; parce que nous sommes des hommes de Dieu qui ont vécu les mêmes déceptions, porté les mêmes fardeaux, et confronté les mêmes tentations que les autres.

Les autres doivent être en mesure de voir que nous sommes faillibles et vulnérables, mais fidèle et honnête envers Dieu. En d’autres termes, nous construisons la confiance dans nos relations sociales avec d’autres personnes précisément parce que nous pouvons nous identifier avec eux dans les circonstances de leur vie et, par conséquent, nous pouvons sympathiser avec eux. De cette façon, nous établissons des relations avec des personnes de sorte à leur donner confiance en nous, et que nous puissions les aider à porter leurs fardeaux.

L’apôtre Paul a précisé aux Corinthiens que ses relations sociales, et interpersonnelles étaient l’exact opposé de ces faux enseignants qui ne font que «falsifier la parole de Dieu» (2 Cor. 2.17) et qui sont caractérisés par la ruse et la tromperie. Ce n’est pas ce que nous sommes, dit-il. Au contraire, sa conduite a été marquée par la sincérité devant Dieu (2 Cor. 2:17). «Nous rejetons les actions honteuses qui se font en secret, nous ne nous conduisons pas avec ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu. Au contraire, en faisant connaître clairement la vérité, nous nous recommandons à toute conscience dhomme devant Dieu» (2 Cor 4:2). C’est ca la norme pour nous tous dans le ministère.

3) Lauthenticité et lhumilité. L’authenticité a à voir avec qui vous êtes vraiment - ne cherchez pas à ressembler à une personne en public tout en étant une autre en privé. L’hypocrisie ne pas avoir de place dans un homme de Dieu. Nous devons être des hommes dont la vie et les relations sont exactement ce qu’ils apparaissent à l’extérieur pour les autres. Voilà ce que c’est que d’être authentique dans nos relations - pas de faire semblant d’être des saints hommes de Dieu, alors qu’en réalité, nous cachons un secret, une double vie. Rappelez-vous que Jésus détestait l’hypocrisie.

L’humilité va de paire avec authenticité. Une personne humble c’est quelqu’un qui ne cherche pas à attirer l’attention sur lui-même. Ne pensez pas que parce que vous êtes un responsable dans l’église que vous êtes «quelqu’un» et que vous devez toujours être le centre de l’attention. En fait, vous êtes le serviteur de tous (Mc 9:35).

L’orgueil est le contraire de l’humilité. L’apôtre Paul met en garde ceux qui manquent d’humilité: «Si quelquun enseigne une autre doctrine et ne sattache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à lenseignement qui est conforme à la piété, il est aveuglé par lorgueil, il ne sait rien, il a la maladie des controverses et des querelles de mots. Cest de là que naissent les jalousies, les disputes, les calomnies, les mauvais soupçons» (1 Tim. 6:3-4). L’apôtre Jacques a dit: «Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles» (Jacques 4:5; 1 Pet. 5:5). Et Paul dit encore: «Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir dune gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de regarder à ses propres intérêts, regarde aussi à ceux des autres» (Phil. 2:3-4).

Conclusion: Les hommes de Dieu doivent être connus pour la pureté dans leur conduite - sexuelle, éthique et sociale. Il est si facile de trébucher dans ces domaines et de gâcher votre témoignage ou, au pire, de ruiner votre ministère. Satan est si actif, en essayant de faire tomber les hommes pieux dans le péché par leur conduite et, par conséquent, déshonorer le nom de Christ. Satan n’aime pas ce que nous faisons et son objectif principal est d’attaquer notre ministère et si possible de le détruire. En le faisant, non seulement il provoque des ravages dans nos vies, mais aussi dans la vie de l’église, sans compter le ridicule et l’opprobre que peut subir le nom du Christ.

Ainsi, efforçons-nous de protéger nos vies morales, en étant des modèles de piété pour ceux que nous dirigeons et en tenant ferme à cause du Christ, afin que nous puissions terminer notre course avec joie, après avoir combattu le bon combat de la foi.

La prochaine fois, nous allons continuer le sujet sur comment être un modèle de piété à travers la pureté dans nos pensées, dans nos motivations, et dans nos paroles.

3ème Partie : Meditation

«Le ministère des vases de terre (section 1): la nature du ministère» (2 Cor. 4:7-16)

Par: Dr Roger Pascoe,

Président de l’Institut pour la prédication biblique,

Cambridge, Ontario, Canada 

Si ce Dieu dont parle Paul est si puissant qu’il peut commander à la lumière de briller du sein des ténèbres, et s’il peut faire briller la lumière dans nos cœurs pour nous révéler sa gloire, pourquoi est-ce que les instruments humains dont il se sert dans le ministère sont si défaillants et impuissant? Pourquoi y a t-il un tel contraste entre la puissance et la gloire de Dieu d’une part et la faiblesse et la fragilité du serviteur de Dieu d’autre part? C’est cela le paradoxe du ministère. Dieu utilise des messagers faibles pour proclamer un message puissant afin qu’il n’y ait aucun doute quant à la nature et la source divines du message.

Nous verrons que l’apôtre Paul utilise une série de paradoxes pour décrire le ministère. Cet article va examiner le premier paradoxe: le faible messager comparé au puissant message.

LA PUISSANCE POUR LE MINISTERE. L’apôtre Paul la décrit comme un trésor glorieux contenu dans un vase de terre. «Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre ...» (4:7a). «Ce trésor» c’est ce que l’apôtre Paul a désigné plus haut comme étant l’Évangile de la gloire de Christ (4:3-4); la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu visible sur la face de Jésus-Christ (4:6). Le message que nous prêchons est le «trésor». Les «vases dargile» sont les serviteurs, les agents humains en qui le trésor est incarné (incarné et manifesté), et par qui elle est proclamée. C’est le paradoxe du ministère - le contraste entre la gloire du message et l’incroyable faiblesse du serviteur que Dieu utilise pour proclamer ce message.

L’image ici est celle d’un pot fragile, cassable, un pot d’argile sans valeur qui contient un trésor. Cette image dépeint des mortels fragiles et faibles qui contiennent un trésor divin, qui est l’Évangile de Jésus-Christ.

Le contraste entre le «trésor» et le «vase de terre» est intentionnel - «afin que lexcellence de la puissance soit de Dieu et non de nous» (7b). Dieu a conçu le ministère de cette façon paradoxale, en utilisant des messagers humains pour proclamer son message divin afin mieux démontrer la source, la puissance, le caractère extraordinaire, et l’effet surnaturel de l’Evangile par les moyens mêmes qu’il choisit pour l’annoncer et l’afficher, à savoir, des instruments humains faibles et fragiles. Puisque l’Evangile transforme si radicalement la vie, il ne peut pas s’agir que d’un message purement humain, son auteur ne peut être que Dieu. Le puissant message de Dieu n’est pas limité par la faiblesse extrême de l’homme - au contraire, il est renforcé par celle-ci. Tel est le cas pour tous les serviteurs de l’Évangile: nous sommes faibles juste pour que la puissance de Dieu puisse se manifester à travers nous. C’est ainsi que c’était avec Gédéon et ses 300 hommes, qui a mis en fuite les Madianites en se contentant de rompre leurs vases de terre de sorte que la lumière puisse briller (Juges 7:15; Héb. 11:34). Et il en est ainsi avec nous - dans notre faiblesse avouée et évidente, Dieu manifeste sa puissance et sa gloire.

Cela nous donne une bonne perspective sur le ministère. Nous pouvons être reconnaissants pour notre faiblesse corporelle et nos limitations mentales, parce que c’est ce que Dieu utilise pour apporter la gloire à lui-même. Le messager est faible, dépendant, et temporel, mais le message est puissant, souverain et éternel. Nous sommes des créatures formées à partir de la poussière de la terre, et que Dieu dans sa grâce a choisi pour porter son nom, son évangile.

C’est cela la puissance paradoxale du ministère. Ensuite nous avons, LES PRESSIONS DU MINISTERE (4:8-9). Paul prend des exemples dans sa propre vie pour montrer la façon dont il a vécu le paradoxe de sa propre faiblesse humaine contrastée avec la puissance surabondante de Dieu. Malgré les circonstances les plus écrasantes dans sa vie, Dieu l’a toujours délivré. Ce qui humainement parlant semblait impossible n’était pas du tout un problème pour Dieu. Il a connu ...

         La pression: «pressés de toute part ... mais pas écrasé. Satan veut nous accabler au travers des pressions quotidiennes, mais il ne peut pas nous écraser.

         La perplexité: «perplexes ... mais non dans le désespoir». des situations se produisent dans le ministère que nous ne pouvons pas comprendre. Nous ne savons pas quoi faire, mais nous ne désespérons pas.

         La persécution: «persécutés ... mais non abandonnés» (voir 2 Tim. 4:16-17; 2 Tim. 3:12; Jean. 16:33 Heb.13:5; Matt. 28:20).

         Les agressions physiques: «frappés ... mais pas détruits». Paul a été agressé par lapidation à Lystres (Actes 14:19 f) et laissé pour mort, mais il n’a pas été détruit car Dieu l’a ressuscité nouveau.

Ce sont la quelques-unes des expériences paradoxales de la faiblesse du messager par lequel le puissant message de Dieu est proclamé.

Ainsi, nous avons vu les paradoxes rencontrés dans les pressions du ministère. Maintenant, voyons LE BUT DU MINISTERE (4:10-12). Ces versets sont la somme des versets 8-9. La réalité pour les serviteurs authentiques, c’est que, paradoxalement, ils meurent afin de vivre. La faiblesse de l’instrument humain se manifeste en «portant toujours avec nous dans notre corps la mort du Seigneur Jésus» (10a). Mais, la puissance de Dieu se manifeste dans notre faiblesse précisément dans le but que «la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps» (10b). En tant que serviteurs de Christ, nous sommes unis au Christ afin que sa mort soit la nôtre et que sa vie devienne la nôtre. «Pour nous qui vivons sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle» (11). Toute souffrance vécue par le serviteur du Christ l’est uniquement à cause de «l’amour de Jésus.» Nous ne désirons pas de telles expériences, et nous ne les infligeons pas à nous-mêmes. Mais plutôt, de même qu’il a souffert, nous aussi nous souffrons. De même que le monde le haïssait, il nous hait aussi. Alors que nous nous identifions à Christ, nous vivrons ce qu’il a vécu. Nous sommes «livrés à la mort pour Jésus», vivants comme mort au monde, mais vivants pour Dieu, car vivre c’est pour Christ et mourir est un gain.

En mourant avec le Christ, sa vie est «manifestée dans notre chair mortelle.» Nous portons les marques de la mort de Christ en nous-mêmes et nous manifestons aussi sa résurrection, sa vie glorifiée. «Ainsi donc, la mort travaille en nous, mais la vie en vous» (12). En d’autres termes, à travers les expériences de mort de Paul (persécuté, écrasé, terrassé etc.) il a apporté l’Évangile aux Corinthiens, ce qui a produit la vie en eux. Pour leur permettre de vivre dans le Christ, il devait mourir spirituellement et métaphoriquement parlant. En fin de compte, cela vaut la peine de supporter chaque épreuve. Il ya un but dans le fait d’être «livrés à la mort à cause de Jésus» - à savoir que d’autres pourront ainsi vivre en lui. Ce fut le cas pour Jésus lui-même. Il est mort afin que nous puissions vivre. Et ce cycle se reproduit maintenant en nous et continuera jusqu’à ce qu’il revienne.

Ceci est un principe biblique: la vie naît de la mort. «Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul. Mais sil meurt, il porte beaucoup de fruit « (Jean 12:24). Ainsi, des hommes et des femmes donnent leur vie (spirituellement et, dans certains cas, physiquement) dans le ministère chrétien afin que d’autres puissent vivre.

Enfin, abordons LA PERSPECTIVE DU MINISTERE (4:13-15). Malgré les pressions du ministère, nous servons dans la perspective de la foi, la foi nous pousse à parler de Christ. Paul dit: Ce que le psalmiste dit dans le Psaume 116 à propos de son esprit de foi est vrai pour moi: «Jai cru, cest pourquoi jai parlé» (13). Ce que nous disons exprime ce que nous croyons (cf. Rom. 10:9). Inversement, la croyance doit être exprimée en paroles.

Malgré les pressions du ministère, nous servons les autres dans la perspective de lavenir. La résurrection du Christ constitue les prémices (le précurseur) et la garantie de notre résurrection. Tout comme Dieu «a ressuscité le Seigneur Jésus» d’entre les morts (cf. Eph. 1:19-20), ainsi il «nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera avec vous.» Un jour, ceux qui sont les fruits de notre ministère seront «présentés» avec nous devant Dieu (cf. Col. 1:22, 28).

La perspective de notre propre résurrection à venir, ainsi que celle de ceux que nous avons servis constitue notre encouragement pour le ministère ; cela en dépit de ce que nous vivons comme expérience, y compris la souffrance et la mort (cf. vv. 8-11). «Toutes choses» (15) - toutes les expériences dans le ministère - sont «pour pour vous» (ceux que nous servons). Ce que nous souffrons pour le Christ s’étend à ce que nous souffrons pour son peuple, afin que, paradoxalement, à travers nos expériences de souffrance et de difficultés, la grâce de Dieu se propage à un grand nombre et fasse «abonder des actions de grâces à la gloire de Dieu.» C’est cela la bonne perspective de ministère.

«Par conséquent, nous ne perdons pas courage» (4:16a). Remarquez comment cette phrase encadre ce passage au verset 1 et encore ici au verset 16. Tout ce qui est dit entre les deux (vv. 2-15) est une explication de la raison pour laquelle «nous ne perdons pas courage» dans le ministère. Et tout ce passage renvoie au ministère décrit dans 3:7-18 et dans 4:16 à 5:11, qui voit la mort physique comme la fin ultime des souffrances présentes dans le ministère.

Ainsi, la logique est la suivante:

  1. Une image du glorieux ministère de la nouvelle alliance (3:7-18).
  2. Ce ministère nous amène à ne pas perdre courage en dépit des circonstances (4:1-16a).
  3. Même si nous mourons physiquement au cours de notre ministère, nous ne perdons pas courage à cause de la perspective d’une future résurrection (4:16-5 :11).

C’est facile de perdre courage dans le ministère, mais voici la bonne perspective: vivons comme des gens qui sont prêts à mourir pour l’Évangile. Ne laissons pas les circonstances, les perplexités, ou l’abattement nous détourner du ministère. C’est le prix à payer pour être un véritable serviteur de l’évangile par amour pour Jésus et par amour pour son peuple.

4ème Partie : Plans De Predication

Par: Dr Roger Pascoe,

Président de l’Institut pour la prédication biblique,

Cambridge, Ontario, Canada

Jean 4:1-22, Le Dialogue De Jésus Avec La Samaritaine, Section 1

Pour la version audio anglaise de ces messages, cliquez sur ces liens: Link 1 - Jean 4:1-3; Link 2 - Jean 4:4-11; Link 3 - Jean 4:12-14; Link 4 - Jean 4:14-18

Titre: Lapproche dévangélisation du maître

Sujet: Surmonter les barrières spirituelles et sociales de l’évangélisation

Point n° 1: Surmonter les obstacles sociaux (7-9)

1. En rejetant les préjugés culturels

2. En s’engageant dans une conversation personnelle

Point n° 2: Passer à la vérité spirituelle (10-15)

1. En passant du physique au spirituel (10-12)

2. En passant de ce qui est temporel à ce qui est éternel (13-15)

Point n° 3: Toucher la conscience coupable (16-18)

1. En sollicitant une admission volontaire (16-17a)

2. En proclamant la révélation divine (17b-18)


1 Adapté de Stephen Olford, La prédication par exposition ointe (Nashville: Broadman & Holman, 1998), p.43-44

2 Olford, ibid., p.44

3 AW Tozer, cité par Austin L. Sorenson, dans Aides pour le pupitre Avril 1979

4 John MacArthur, «L'homme de Dieu», dans La Bible d’Etude du Croyant (Nashville: Thomas Nelson Publishers, 1991), 1866

5 William Hendriksen, «Commentaire sur 1 Timothée» dans Exposé sur les épîtres pastorales (Grand Rapids: Baker Books, 1957), 205

Related Topics: Pastors