Where the world comes to study the Bible

La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 9, Edition de l’automne 2013

Edition de l’automne 2013

Sous la direction du

Dr Roger Pascoe,

Président de l’Institut pour la Prédication Biblique

Cambridge, Ontario, Canada

www.tibp.ca

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Renforcer les capacités de l’Eglise dans la prédication biblique et le leadership

1ère Partie: La Prédication : La Préparation Du Prédicateur

“Le prédicateur et l’œuvre de Dieu” 3ème partie

Par: Dr. Roger Pascoe,

Président de l'Institut pour la prédication biblique,

Cambridge, Ontario, Canada

Dans les éditions du printemps et de l'été 2013 de la Revue des Pasteurs (publié sur ce site), nous avons discuté de la préparation spirituelle et personnelle du prédicateur. C’est ce sujet que nous poursuivons dans la présente édition. Ce que nous avons appris, c'est que le pré-requis pour prêcher la Parole avec puissance, précision et crédibilité, c’est d’être qualifié au plan spirituel et personnel pour le faire. L’apôtre Paul appelle «homme de Dieu» une personne qui est qualifiée pour prêcher la Parole.

Nous avons également souligné que, pour être qualifié pour le service du Seigneur dans le ministère, les quatre principaux domaines auxquels nous devons donner la priorité sont: (1) protéger notre vie morale ; (2) diriger notre vie familiale ; (3) nourrir notre vie intérieure, et (4) discipliner notre vie du ministère. La dernière fois que nous avons clos notre discussion sur le thème « Protéger votre vie morale». Dans la présente édition, nous allons examiner les trois autres aspects de la vie d’un homme de Dieu.

Dirigez Votre Vie De Famille (1 Tim 3:5)

Le véritable caractère, les valeurs et le style de vie d'un homme sont manifestés à la maison.  C'est là qu'il est vraiment lui-même. John MacArthur a dit: «Puisque le pasteur doit être un leader de l'église du Seigneur et un parent rempli d’amour pour la famille de Dieu, de quelle façon peut-il mieux se qualifier qu’en faisant preuve d’un leadership spirituel dans sa propre famille? » Si un homme ne peut se comporter bien et convenablement vis-à-vis de sa femme et de ses enfants, s'il ne peut pas bien «gérer» sa maison, comment peut-il diriger l'église? (1 Tim. 3:5). Un leadership en famille qui honore Dieu est un pré-requis pour le leadership dans l'église. Le leadership serviteur et sacrificiel que vous attendez de quelqu'un qui dirige l'église doit être évident d’abord dans sa maison.

Par conséquent, votre vie de famille doit être caractérisée par l'équilibre, le bonheur, la soumission à la Parole, la discipline, l'obéissance, l'amour, la spontanéité, le service, le sacrifice pour les autres, le respect mutuel, etc. Ainsi donc, dédiez suffisamment du temps et de l'attention à votre conjoint et votre famille et prenez la responsabilité de donner le ton et la direction spirituelle dans votre maison en donnant un bon exemple de spiritualité. Vous avez la responsabilité de définir la priorité spirituelle et l'orientation dans votre foyer. Puisque vous prêchez et insistez sur la priorité des Écritures et de l'obéissance à Dieu, assurez-vous que vous êtes un modèle en cela dans votre propre vie de famille.

Si vous ne donnez pas l'exemple et n’instaurez pas le respect des principes bibliques par votre conjoint et vos enfants à la maison, comment pouvez-vous le faire à l'église, dans une agence de mission, ou dans un ministère interdénominationnel?

Ainsi, je vous encourage à mettre de côté le temps nécessaire et approprié pour votre conjoint et vos enfants. Ne les placez pas à la deuxième place après votre ministère ou l'église. Vous pourriez probablement reprocher à quelqu'un d'autre dans votre congrégation de le faire, mais ne le faites pas vous-même. Montrez à votre famille que vous êtes prêt à mettre de côté d'autres questions urgentes parce que vous les appréciez beaucoup. Soyez accessible à eux, soyez à leur disposition par votre présence, dans votre esprit et dans vos émotions.

Prenez la responsabilité du bien-être spirituel, physique, émotionnel et mental de tout le monde dans votre maison. Si vous ne prenez pas cette responsabilité à la maison, comment pouvez-vous le faire dans votre ministère avec un certain degré de crédibilité ou de réussite?

En somme, les hommes de Dieu doivent être des maris et des pères affectueux et fidèles.

1. Soyez Un Mari Affectueux Et Fidele (1 Tim 3:2 ; Eph 5:22-33 )

Je voudrais vous encourager à laisser votre épouse développer et exprimer sa propre identité, exercer ses propres dons, plutôt que de chercher à faire dériver son identité de vous et de votre vocation en tant que pasteur. Toutefois, elle doit être un soutien pour vous dans votre rôle en tant que pasteur et sa vie doit renforcer ce que vous faites, et non pas y nuire.

Il ya tellement de sources de stress pour les femmes de pasteurs :

  • Elles sentent parfois qu’elles occupent une place de second choix après le ministère de leur mari, ce qui peut conduire au ressentiment.
  • Elles peuvent se sentir isolées, sans amis proches dans l'église, ce qui peut conduire à la solitude.
  • Elles peuvent voir leurs maris recevoir l'attention d'autres femmes dans l'église, ce qui peut mener à la jalousie et la suspicion.
  • Elles sentent la contrainte de toujours paraître parfaite, ce qui les amène à essayer de garder une fausse apparence, à s’efforcer de plaire à tout le monde.
  • Elles vivent dans une sorte d’ «aquarium » spirituel à l’église, ce qui peut entraîner de la fatigue spirituelle.
  • La plupart du temps les pasteurs ne gagnent pas beaucoup d'argent, ce qui peut amener leurs épouses à subir des pressions financières.
  • Parfois, il ya une rupture dans l'intimité et la convivialité dans le mariage ainsi qu’un  manque de soutien mutuel en raison des exigences du ministère, ce qui peut conduire à la froideur, la colère, l’anxiété, la dépression et la privation sexuelle.

Toutes ces sources de stress peuvent conduire à des difficultés conjugales. Soyons donc affectueux, sensibles, solidaires, et fidèles à nos épouses.

2. Soyez Un Pere Affectueux Et Fidele (1 Tim 3:4 ; Eph 6:4)

Soyez gentil et doux envers vos enfants (cf. 1 Thess. 2:7, 11). Par votre relation avec leur mère et votre témoignage chrétien montrez à vos enfants ce que c'est que d'être un chrétien pieux et mature. Si vous vous attendez à être utilisé par Dieu pour être un leader spirituel de l'église, commencez par être un leader spirituel pour vos enfants.

Rappelez-vous de ne jamais utiliser vos enfants pour des illustrations à la chaire, même s’ils y consentent. Les enfants ont tendance à accepter facilement de telles choses, mais quand ils sont exposés en public ils peuvent se sentir frustrés.

Ne négligez pas passer du temps avec vos enfants. Permettez au temps de «qualité» de compenser en quelque sorte le manque de temps en «quantité». Ce dont vos enfants ont besoin, c'est de votre temps et de votre attention.

Votre famille est d'une importance primordiale. Lorsque vous avez des enfants c'est une responsabilité qui vous est confiée. Vous ne pouvez pas vous en dérober. Réveillez-vous donc et assumez cette responsabilité comme un leader qui craint Dieu.

Ne laissez jamais vos enfants sentir qu'ils prennent la deuxième place - pas même après le ministère - sinon ils vont rapidement éprouver du ressentiment. Si le ministère et les responsabilités familiales sont en conflit de façon régulière, il suffit de rajuster votre programme du ministère.

Donnez à vos enfants la capacité de devenir les individus que Dieu les a créés pour être. Bien souvent, les enfants élevés dans des familles de pasteurs ressentent la pression de paraitre parfait. Si votre femme a l’impression qu’elle vit comme dans un « aquarium », à combien plus forte raison vos enfants ! Ainsi donc, n’aggravons pas cette pression en cherchant à les conformer aux attentes des autres. Nous pouvons les aider à y faire face en maintenant le caractère privé (intime) de nos foyers et en les aidant à vivre une enfance aussi normale que possible.

Enfin, aidons-les à ne pas devenir cynique en ne discutant pas des problèmes de l'église en présence de nos enfants.

Nourrissez Votre Vie Interieure

Dans le ministère vous dépensez une énorme quantité d’énergie sur le plan émotionnel, spirituel, mental et physique. Non seulement le ministère demande l’implication de la personne tout entière, mais il peut facilement devenir complètement absorbant. Avant que vous vous en rendiez compte, vous n’avez plus de vie ou d’intérêts en dehors de votre ministère. Pour cette raison, vous devez vous discipliner pour prendre soin de votre bien-être personnel. Vous devez réserver du temps pour :

1. Votre restauration spirituelle

Si vous êtes pasteur d’une église locale, vous donnez tout votre temps à votre congrégation – pour encourager, exhorter, avertir, conseiller, prêcher, enseigner. Si vous faites cela assez longtemps sans être nourri spirituellement vous-même, vous finirez par vous dessécher spirituellement. À une occasion, Jésus a demandé à ses disciples de venir avec lui dans un lieu désert pour un temps de repos.

Vous devez vous nourrir spirituellement. Comment pouvez-vous faire cela? Une des options c’est de laisser quelqu'un d'autre vous aider. Écoutez d'autres prédicateurs, lisez des livres de méditation, assistez à des conférences, ou invitez régulièrement des prédicateurs pour prêcher à votre place - c'est bon pour l'Église mais aussi pour vous. Quelle que soit la façon dont vous décidez de recevoir la restauration spirituelle, disciplinez-vous pour y rester engagé de façon assidue afin que vos batteries spirituelles ne se déchargent pas.

2. Votre rajeunissement mental

Une bonne santé mentale exige de la relaxation mentale ainsi que de la stimulation. La relaxation mentale peut prendre différentes formes telles que des vacances régulières, des promenades avec votre conjoint(e), une soirée de communion avec des amis avec lesquels vous pourrez vous détendre et être vraiment vous-même. Et n'oubliez pas de prévoir du temps pour être seul - la solitude est une bonne chose, surtout pour la détente mentale.

L'inverse est également nécessaire - la stimulation mentale. L'apôtre Paul a écrit: « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées.» (Phil. 4:8 ). Toutes ces choses stimulent votre esprit par de bonnes réflexions et des questionnements qui vous édifient.

Ne devenez pas paresseux dans la réflexion ou impur dans vos pensées. Vous pouvez garder votre esprit alerte et stimulé par :

  • la lecture de bons livres sur une variété de sujets
  • la communion avec des gens qui partagent les mêmes idées que vous et qui ont une capacité intellectuelle et une maturité spirituelle, qui peuvent s'engager dans des conversations stimulantes sur des sujets consistants
  • l’écoute de la bonne musique qui peut vous édifier
  • l’écoute ou la lecture de bons sermons
  • l'amélioration continue de vos compétences professionnelles en participant à des séminaires et des cours - en particulier ceux sur la prédication et le leadership de l'église
3. Le renouvellement physique par le sport

Dans 1 Timothée 4:8, l'apôtre dit : «car l’exercice corporel est utile à peu de chose» - c'est à dire qu'il y a quand même une certaine valeur. Chaque pasteur a besoin de prendre du temps pour les loisirs manuels et physiques pour compenser les exigences mentales et spirituelles de la prédication. Ne vous trompez pas à ce sujet, la prédication et le ministère pastoral c’est un travail assidue. Le fait de passer toute la journée à des réunions, à donner des conseils, à administrer et à étudier requiert que vous prévoyiez du temps pour faire quelque chose de physique ou d’actif.

L'activité physique est bonne non seulement pour le corps mais aussi pour votre esprit. Prendre soin de notre corps est une chose qui est tout aussi importante que la gestion de notre argent, de notre temps, et de nos dons spirituels. Paul a enseigné que le corps doit être consacré (Rom. 12:1); préservé (1 Thess 5:23.), exercé (1 Tim 4:8.) et discipliné (1 Cor 9:24-27). Et rappelez-vous, « votre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Cor. 6:19-20 ). Par conséquent, nous devons faire attention à la manière dont nous l’utilisons. Nous devons le garder pur pour la gloire de Dieu. Nous devons maintenir sa santé. Il faut « glorifier Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Cor. 6,20).

Une partie du processus pour bien prendre soin de votre corps consiste à faire de l'exercice physique. Essayez de vous discipliner pour ce faire. Quand vous prendrez de l’âge, vous serez heureux de l’avoir fait.

4. Récupération émotionnelle

Les pasteurs sont très visibles et audibles - tout le monde voit ce que nous faisons et entend ce que nous disons. Certaines choses que nous disons et faisons généreront :

  • les critiques de ceux dont la conscience réagit à ce que nous disons
  • des conflits et peut-être la condamnation de ceux qui sont en désaccord avec nous
  • des inquiétudes pour ceux dont nous prenons soin physiquement, émotionnellement et spirituellement

Les conflits et les critiques ont un lourd effet sur ​​nous émotionnellement. Par conséquent, nous avons besoin de récupérer émotionnellement de temps en temps. Comment pouvons-nous faire cela? Voici quelques suggestions:

  • communiez avec des amis qui vous encouragent et vous aident à vous réjouir
  • rencontrez les autres pasteurs qui peuvent vous donner des conseils sur la façon de faire face aux situations difficiles
  • Lisez des livres sur le ministère pastoral - vous verrez que vous n'êtes pas seul, même les prédicateurs les plus connus souffrent de conflits et de critiques

Disciplinez Votre Vie De Ministère (2 Tim. 2:1-6 , 15)

Un leader ou prédicateur qui craint Dieu a le devoir solennel suivant : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » (2 Timothée 2:15 )

Cette exigence de la prédication biblique est décrite précédemment dans ce chapitre à travers trois images - la discipline quotidienne et l'engagement du soldat, l’athlète, et de l’agriculteur (2 Tim 2:1-6.). Les images qui sont utilisées dans ces versets décrivent la discipline, le devoir, la dévotion, qui, lorsqu'ils sont est manifestés, apportent une récompense.

1. Leaders pieux doivent avoir le focus d'un soldat (2:3-4 )

Tout d’abord, le focus d'un soldat est de toujours être disposé et prêt à souffrir (2:3) – à «endurer les difficultés». Il faut s’attendre à la souffrance dans le ministère à cause du combat spirituel (cf. Eph 6:1-20) et des mauvais traitements.

Deuxièmement, le focus d'un soldat est d'être toujours disposés et prêts à se sacrifier (2:4 a). Vous ne pouvez pas être préoccupé par les « affaires de cette vie » si vous voulez être toujours en service et disponible. Ceci est un appel à vous sacrifier - à vous dégager de toute autre tâche qui pourrait vous distraire de votre tâche principale. Ce n'est pas qu'il y ait quelque chose de mal avec les «affaires de cette vie », mais si elles ont tendance à vous distraire, elles doivent être mis de côté. Tout ce qui pourrait nous priver du temps nécessaire avec Dieu (dans la prière et la Parole) et du temps pour Dieu doit être sacrifié.

Troisièmement, le focus d'un soldat est de toujours être disposé et prêt pour le service (2:4 b) - « s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ». En tant que soldats de Jésus-Christ, nous devons être prêts à servir Celui qui nous a engagés à son service. Nous sommes permanemment en service.

Un soldat authentique est marqué par une sincère consécration à son devoir, un engagement complet, sans aucune retenue. La récompense d'un soldat c’est l'approbation de son supérieur. C'est ce que pour quoi nous travaillons - l'approbation du Seigneur.

2. Les leaders pieux doivent faire «l'effort intense » d'un athlète (2:5 )

Un athlète fait preuve d’un effort intense à l’entraînement et lors de la compétition. Afin de gagner, un athlète doit s'efforcer d'atteindre trois objectifs :

  1. Viser l’excellence. Cela implique un travail soutenu, de l’exercice, de l'effort, de l’entrainement, de la diligence, de l'engagement, de la compétition, du travail bien fait. Les prédicateurs doivent faire leur tâche avec excellence et diligence.
  2. Se battre loyalement. Il s'agit de respecter les règles, d’être honnête. Connaître les règles et les respecter, même quand personne ne regarde. Les prédicateurs doivent avoir une telle intégrité.
  3. s'efforcer de gagner. La récompense est d'être couronné, d’être victorieux, de ne chercher que l'approbation du Seigneur. La récompense du prédicateur est l'approbation du Seigneur maintenant, puis sa couronne plus tard. Un athlète doit avoir de la discipline afin de participer à la compétition et de gagner à la loyale. Et la récompense est d'être «couronné» vainqueur.
3. Leaders pieux doivent avoir la « persévérance constante » d'un agriculteur (2:6)

L'agriculteur laboure longtemps et durement, sans aucun signe ou une garantie de succès. Cela demande beaucoup d’auto-discipline, de  la persévérance. Après avoir préparé le sol puis planté la graine, il doit attendre la récolte. Cela demande de l’assurance – de la confiance en Dieu, car seul Dieu peut faire pousser une graine et produire une récolte. Les agriculteurs ont besoin de travailler durement et de rester dans la dépendance à Dieu.

Les prédicateurs peuvent préparer les meilleurs sermons et enseignements bibliques et les livrer avec une grande ferveur, mais les résultats appartiennent à Dieu qui donne vie à ceux qui étaient morts (Eph. 2:1).

Conclusions

Ce n'est que par le travail acharné, l'engagement sans réserve, et l'auto- discipline que nous pouvons nous présenter «approuvé par Dieu», des ouvriers qui n'ont point à rougir (2,15). Il est si facile dans le ministère de devenir paresseux, de baisser son niveau d’engagement, et de se décourager.

Disciplinons-nous à mettre le temps et l'énergie nécessaires pour obtenir un travail bien fait. Conduisons-nous de sorte à ce que les gens voient que nous sommes attachés à notre témoignage et notre ministère chrétien. N’ayez pas un cœur partagé dans votre vie chrétienne et ne soyez pas satisfait de la médiocrité dans votre ministère. La prédication et le leadership de l'église sont un travail dur! Tout ce que nous faisons doit être fait pour la gloire de Dieu et cela implique que nous le fassions avec toutes nos forces et avec excellence.

Au niveau personnel, la mesure du ministère chrétien pour l'homme de Dieu signifie, d'une part, d'être diligent pour se présenter approuvé par  Dieu, et d'autre part, d’être un ouvrier qui n'a point à rougir.

Sur le plan pratique, la mesure du ministère chrétien pour l'homme de Dieu signifie avoir une prédication et un enseignement exact, approprié et rempli d’autorité – c'est-à-dire dispenser droitement la parole de la vérité.

2ème Partie: Le Leadership : être un modèle selon le cœur de Dieu

« Votre sanctification personnelle »

Par: Dr Roger Pascoe

L'Institut pour la prédication biblique

Cambridge, Ontario

Nous poursuivons le thème de la sanctification personnelle entamée dans notre dernier numéro de la Revue internet des pasteurs. La dernière fois nous avons discuté de la pureté dans nos vies sociales. Dans cette édition, nous allons nous pencher sur la pureté dans nos pensées, nos motivations, et nos paroles.

La Purete Dans Vos Pensees (2 Cor. 10:5 )

Nos pensées peuvent être si subtiles et coupables, n’est ce pas? Parfois vous vous demandez d’où viennent certaines de vos pensées. Cela ne fait pas de doute qu’elles jaillissent de notre nature pécheresse, activées par Satan et les tentations qu'il met sur notre chemin.

Pour maintenir la pureté dans nos pensées, nous devons faire attention à l’objet de nos pensées. Nous devons discipliner notre esprit afin de contrôler les pensées que nous entretenons. Lorsque nos pensées ne sont pas contrôlées, nos fantaisies peuvent si facilement prendre le dessus. Et les fantaisies qui sont incontrôlées ont tendance à devenir réalité. La Bible dit que «l’homme est comme les pensées de son âme.» (Prov. 23:7). Nos pensées façonnent notre caractère et notre comportement. Toute action ou habitude commence par une pensée.

Faisons donc attention à l’objet de nos pensées. Si vous vous surprenez en train d’avoir des pensées malsaines ou pécheresses, priez Dieu de les bannir de votre esprit. Ca marche ! Dieu nous délivre du mal, car la puissance de Dieu est plus grande que Satan ou toute tentation terrestre.

Nos pensées sont souvent générées par des choses que nous avons lues ou vues. Donc faites attention à ce que vous regardez, parce que ce que vous regardez entre dans votre cœur et affecte vos désirs. « Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.» ( Jacques 1:15 ) . C'est ce qui se produit lorsque nos pensées ne sont pas contrôlées.

Probablement ce qui se passe dans l'esprit est le plus dangereux de tous (plus que même les actions extérieures) parce que personne ne peut voir vos pensées. Personne ne peut vérifier ce que vous pensez, parce qu'ils ne peuvent pas le savoir. Mais rappelez-vous ce que Jésus a dit: «c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.»(Matthieu 15:18-20). Ce qui entre dans votre esprit finira par sortir – sous forme de bonnes ou de mauvaises pensées. Et ces pensées vont former la base de ce que vous êtes et de ce que vous faites.

La Purete Dans Vos Motivations

Les motifs impurs c’est lorsque nous faisons les bonnes choses pour de mauvaises raisons - faire quelque chose pour atteindre le résultat souhaité, mais pour les mauvaises raisons. Donc, posons-nous la question: Pourquoi faisons-nous le ministère ? Quelle est notre motivation? Nous devons faire les bonnes choses et pour les bonnes raisons.

Dans Apocalypse 2:2-3, l'église d'Ephèse a fait les bonnes choses, mais avec un motif impur – c'est-à-dire, ils ne le faisaient pas par amour pour le Christ. L'avertissement est que s'ils ne se repentaient pas de leur motif impur, Dieu enlèverait leur chandelier (leur témoignage public en tant qu’église). Dans quel but faisons-nous le ministère ? Pour quoi vivons-nous?

Faisons-nous le ministère pour notre propre gloire comme ceux qui « se recommandent eux-mêmes», et qui «en se mesurant à leur propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d’intelligence » ? (2 Cor. 10.12)

Vivons-nous pour notre propre gain personnel, comme ceux qui croient que « la piété est une source de gain. » ? (1 Tim . 6:5 )

Cherchons-nous à nous auto-promouvoir? Jésus a dit: «Je suis au milieu de vous comme celui qui sert « (Lc 22,27). Paul a dit qu'il servait «le Seigneur en toute humilité, avec larmes, et au milieu des épreuves « (Ac 20,19) .

Dans son livre « Paitre l'église », Joe Stowell écrit: « Ceux qui servent pour Sa gloire et son gain trouvent leur plus grande joie non pas dans les félicitations à la porte juste après le sermon, mais dans une vie qui, au fil du temps, est totalement changée par le ministère de proclamation. Une vie qui à présent donne plus gloire à Dieu que dans les temps passés. Une vie qui donne du crédit à Dieu - pas à nous - pour ce que Dieu a fait dans leurs vies à travers nous ». Oui !

Les motifs purs nous amènent à servir pour la gloire de Christ et pour le bien de son royaume. Le motif de Paul pour le ministère était le suivant : «Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain. » (Ph 1,20). Paul dit: «je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé apôtre» (1 Cor. 15:9 ). Le motif de Jean Baptiste était que  « Christ croisse, et que je diminue. » (Jn 3,30).

Examinons nos propres cœurs pour voir quels sont nos motifs en tant que dirigeants du peuple de Dieu.

La Purete Dans Vos Paroles (1 Tim 4:12 ; Tit 2,7)

Nos paroles peuvent être le domaine le plus dangereux et le plus facilement violable. Ce que nous disons (les mots et les expressions que nous utilisons) et comment nous le disons (langage corporel, ton de la voix) peuvent soit renforcer notre leadership, soit le paralyser. Vous pouvez donner un sens totalement différent aux mots que vous utilisez juste en mettant l'accent sur ​​certains mots ou par le langage corporel.

Nous devons faire attention à notre choix de mots. Je remarque de plus en plus de mots et d’expressions inappropriés dans la bouche de chrétiens (et de prédicateurs) – des mots qui autrefois, n'auraient jamais été utilisés par les croyants. J'ai entendu des pasteurs et leaders chrétiens dire des choses qui me font grincer des dents. Parfois, ils utilisent des expressions qui sont courantes dans notre société, mais qui ne devraient pas faire partie de notre communication. J'entends des leaders dans l'église utiliser tout le temps des mots vulgaires qui sont dérivés de jurons (et je ne pense pas qu'ils le savent).

Les mots glissent si facilement et ne peuvent être rétractés. Quand ils sortent, ils sont comme de l'eau répandue sur le sol – l’eau ne peut pas être ramassée (2 Sam. 14:14 ). . Quand les mauvais mots sont dits, il est déjà trop tard, le mal est fait.

Les mots sont comme la matière première pour les dirigeants chrétiens. Notre travail s'articule autour de l'utilisation des mots. Par conséquent, il nous incombe d'être des experts dans leur utilisation - et non seulement sur la chaire, mais dans toutes nos interactions. Nous devons être des maitres de la parole qui choisissent savamment les mots qu’ils utilisent afin qu'ils transmettent fidèlement ce que nous voulons dire.

L’exactitude et la sincérité ne sont pas suffisantes. «Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel. » (Col. 4:6). « Dites la vérité dans l'amour » (Ep 4,15). « Soyez lent à parler et prompt à écouter » (Jacques 1:19).

Ainsi donc, évitez le jargon vulgaire ou l’argot - cela peut vous causer des ennuis. N’utilisez pas des mots durs ou grossiers (Eph. 5,4) - ce ne serait pas conforme à l’exemple du Christ. Essayez de ne pas utiliser des mots qui ont des significations doubles. Autant que possible, utilisez intentionnellement des mots polis, constructifs, positifs, et bien choisis.

Méfiez-vous des ragots, de la calomnie, du mensonge, de la tromperie, des déductions, des insinuations, des séductions, des murmures, des plaintes, de la vantardise, de l’exagération. Ils découlent tous de la mauvaise utilisation ou de la mauvaise application de mots (cf. Eph 4:25 , 29, 31 ; 5:4 ; Col. 3:8-9 ; 4:6 ; Matt 15:11 17-20). Abstenez-vous des mots qui peuvent avoir des connotations impures.

Servons-nous de «paroles saines» (Tite 2.8) qui rendent témoignage aux autres des « paroles de grâce » qui sortaient de la bouche du Seigneur, de la pureté de la parole que nous voulons que les autres adoptent, et des mots qui pointent les autres vers Christ.

Nos enseignants avaient l’habitude de nous dire : «les bâtons et les pierres peuvent casser mes os, mais les mots ne pourront jamais me faire du mal » - ce n’est pas vrai ! Les paroles dites dans la colère, les plaisanteries, les taquineries, les critiques peuvent blesser beaucoup plus que les blessures physiques et causer des blessures profondes dans les relations chrétiennes. Les mots que nous utilisons sont importants, choisissons-les donc avec grand soin.

3ème Partie : Meditation

«Le ministère des vases de terre (2ème partie): La motivation pour le ministère » (2 Cor.4 :16-5 :9)

Par: Dr Roger Pascoe

Institut pour la prédication biblique

Cambridge, Ontario, Canada

Dans l'édition d'été de cette revue, nous avons commencé à étudier le sujet suivant : «Le ministère des vases d'argile» (2 Cor.4 :16-5 :9). Nous avons regardé 2 Corinthiens 4:7-16 qui traite le sujet de «La nature du ministère ». Maintenant nous continuons avec la section suivante, 2 Cor.4 :16-5 :9, qui traite le sujet de « La motivation pour le ministère ». L’apôtre Paul souligne trois motivations pour le ministère : (1) la motivation de la transformation future (4:15-5:8 ) , (2) la motivation du jugement de Dieu ( 5:10-13 ), et (3) la motivation de l'amour du Christ ( 5:14-17 ). Dans ce numéro de la Revue des Pasteurs, nous allons couvrir seulement LA MOTIVATION DE LA TRANSFORMATION FUTURE (4 :16-5 :9) .

L'apôtre développe ce sujet du ministère de vases de terre autour de quatre paradoxes du ministère. La dernière fois nous avons porté notre attention sur le premier paradoxe du ministère: la faiblesse du messager comparé au puissant message. Maintenant, dans le cadre de la motivation pour le ministère (en particulier, la motivation de la transformation future), nous abordons les trois paradoxes restants.

Le second paradoxe du ministère est: la décroissance à l'extérieur comparé au renouvellement intérieur (4:16-17). Pour le chrétien, le paradoxe est que «même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour « (16b). Il ya une différence entre l’extérieur et l’intérieur - l’extérieur se détériore et l’intérieur se renouvelle. D'une part, nous souffrons de la désintégration progressive de notre être physique. Notre «homme extérieur » (ce qui est visible - notre corps physique et les facultés) est en «décomposition » (de façon constante et irréversible se dirigeant vers la mort). D'autre part, notre être intérieur est progressivement renouvelé à l'image de Dieu. Notre « homme intérieur » (c'est ce qui est invisible - notre nouvelle vie en Christ, notre être spirituel, notre ressemblance à Christ ) « se renouvelle de jour en jour » (est sanctifiée, transformée à l'image de Christ ) .

La réalité pour le non-chrétien c’est la détérioration. Ils ne subissent qu'une décroissance à l'extérieur sans renouvellement intérieur, parce qu'ils n'ont pas de vie spirituelle. Le mot «car» introduit l'explication de ce paradoxe du déclin à l'extérieur comparé au renouveau intérieur « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire» (17). Notez les éléments contrastés du paradoxe chrétien :

  • souffrance actuelle pour l'amour de Jésus = légères afflictions du moment
  • gloire future dans la présence de Jésus = une gloire éternelle qui dépasse de loin toutes nos souffrances présentes ou problèmes

Paul n'enseigne pas que la souffrance physique est récompensée par le mérite spirituel. Il n’est pas en train de prôner l'ascétisme. Au contraire, Paul traite toujours de la question de savoir comment la gloire et la puissance de Dieu sont manifestés dans des vases de terre (7); la question de la mort spirituelle (et peut-être physique) avec Jésus (10a), la question de la vie de Jésus manifestée en nous (10b), la question d'être livrés à la mort à cause de Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée en nous (11).

Le thème de Paul tout au long de cette épître est que la fragilité du corps humain et l’affliction qu’il subit pour la cause de l'Evangile, augmente, en raison de l'étonnant contraste, et offre la possibilité d’expérimenter la gloire toute-transcendante, et la puissance, et la grâce du Dieu Tout-Puissant. «Peu importe la gravité de la souffrance physique pour l'amour de Christ» (souffrance supportée et endurée au nom de Jésus pour la cause de l’Evangile). Elle est « légère » et « momentanée » par rapport à la «gloire éternelle» qui nous est réservé dans les cieux.

Le troisième paradoxe du ministère dans ce passage est le suivant: le visible contre l'invisible (4,18). Les yeux de la foi ne se préoccupent pas de ce qu’on voit, mais de ce qu’on ne voit pas. «Nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ». Nous ne nous concentrons pas sur notre faiblesse humaine, la souffrance, la mort (c’est à dire la désintégration de notre existence extérieure, physique), et des circonstances difficiles, mais plutôt, nous regardons aux «choses invisibles ». Le non-chrétien est centré sur le coté physique, l’extérieur et le présent (les trésors sur la terre, les choses périssables), mais le chrétien est centré sur le spirituel, ce qui est intérieur et éternel. Nous nous concentrons sur les réalités spirituelles (par exemple la vérité, la vie dans le Christ). Nous nous concentrons sur la puissance intérieure, le renouvellement du Saint-Esprit. Nous nous concentrons sur la gloire éternelle - une perspective future, céleste où nous serons pleinement et définitivement comme le Christ. Nous allons de l'avant sans regarder en arrière (Phil. 3:14 ). Nous supportons le présent dans l'assurance de l'avenir. Nous savons que ce qui est transitoire cédera la place à ce qui est permanent. Nous nous attendons à voir les afflictions temporelles remplacées par la gloire éternelle.

Le quatrième paradoxe du ministère est: notre tente terrestre comparé à notre édifice céleste (5:1-8). L'explication de ce paradoxe précédent suit maintenant : «Car nous savons ... » La base de notre point de vue sur la souffrance actuelle et la décomposition est notre connaissance de la glorification future, la rédemption de notre corps et de nos âmes, l’espérance certaine de la gloire. La seule incertitude est de savoir si nous allons mourir avant le retour de Jésus - «si cette tente - lit. notre tente, habitation sur la terre- est détruite...» (5:1).

Le corps dans lequel nous vivons aujourd'hui est temporaire et transitoire, ce n’est pas notre habitation permanente. Mais même si elle est détruite par la mort, «...nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.» L'image d'une «tente» contre un «édifice» est une allusion au tabernacle des Israélites dans le désert contre le temple permanent à Jérusalem (cf. Heb. 11:8 et suiv.). Comme dans le désert, nous sommes des pèlerins et des étrangers sur la terre, juste de passage - notre citoyenneté est dans les cieux. Et quand nous serons au ciel, nous aurons des corps adaptés à cette existence céleste - «pas fait de mains d’homme» (pas comme les créations de ce monde ici bas), pas temporaire, pas soumis à la pourriture, pas affecté par le péché, mais permanent, éternel, glorifié, un corps de résurrection à l’image du corps glorieux du Christ (Phil. 3:21 ).

«Car» (explication du verset 1) « dans ce corps nous gémissons (cf. Rom. 8.23) soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps « (2). Dans notre présente habitation terrestre actuelle nous gémissons (parce qu'elle est soumise à la pourriture, à la souffrance, à la douleur). C'est pourquoi nous soupirons après nos corps glorifiés (notre habitation qui est du ciel), qui sont considérés comme étant revêtu sur nos corps terrestres (cf. 1 Cor 15:53). Afin qu'il y ait à la fois la continuité et transformation - nos corps terrestres seront couverts et modifiés par nos corps glorifiés. Ce pour quoi nous soupirons vraiment c’est la possibilité («... si du moins », verset 3) de recevoir nos corps glorifiés sans mourir («... après avoir été vêtu ») - d'être en vie à la venue du Christ afin que, « ayant déjà revêtu nos corps glorifiés, nous ne soyons pas trouvés nus »(3). L'espoir exprimé ici est que nous ne soyons pas dépouillés de notre corps à la mort, que nous ne connaissions jamais l'expérience d'un état ​​désincarné du tout, que nous ne mourions pas avant d’avoir reçu nos corps glorifiés, revêtus de « notre domicile céleste» (2b).

«Car» (plus d'explications) nous qui sommes dans cette tente (cette existence physique temporaire, en décomposition) gémissons, accablés, non pas parce que nous voulons être dépouillés, mais parce que nous voulons être mieux vêtus, afin que la mort soit  engloutie par la vie «(4). Nous gémissons à cause de la charge de nos corps actuels, pas parce que nous voulons mourir (être dévêtu et que nos corps reviennent à la poussière ), mais parce que nous voulons être revêtus de nos corps glorifiés (organismes adaptés à la gloire), de sorte à ce que nos corps mortels (nos corps actuels en décomposition) soient avalés par (repris par , absorbés dans, revêtus de) la vie éternelle au retour de Christ, afin que nous ne mourions jamais et que nous n’expérimentions jamais la corruption.

C'est ce qui va arriver à ceux qui sont encore en vie au retour du Christ. Nous ne serons pas « dépouillés « (nus, désincarnés), mais « mieux vêtus » en portant nos corps glorifiés sur nos corps mortels. Lorsque cela arrivera, nos corps mortels, liés à la terre seront immédiatement absorbés et transformés en notre état ​​glorifié, afin que notre chair mortelle (notre vie terrestre, corps mortels) soit engloutie (disparaître à l’intérieur, absorbé, intégré en, digéré) par (ce qui sera vraiment) la vie.

Ainsi, l'image en 5:1-4 est que nos corps mortels sont comme un vêtement qui recouvre l'âme, qui, à la mort devient nue car elle sera séparée du corps. D'autre part, à la venue du Christ nos corps immortels sont rendus semblables à un vêtement qui revêt (ou recouvre) nos âmes, ou, pour ceux qui sont en vie à ce moment-là, nous revêt davantage – c'est-à-dire est mis par dessus nos corps mortels.

« Et celui qui nous a formés pour cela, c'est Dieu » (5a). Dieu lui-même nous a façonnés pour la réception (le revêtement) de nos corps glorifiés. Cette transformation finale dans notre état ​​glorifié est entièrement et uniquement l'œuvre de Dieu. Cela nous rassure, car ca ne dépend pas de nous, mais de Dieu et donc cela va sûrement se réaliser. Ce que Dieu a commencé, il l’achèvera (Phil. 1:6 ), car il «...nous a donné les arrhes de l’Esprit (comme garantie) » (5b). Non seulement nous avons les instructions de l'apôtre sur cette certitude future que Dieu va accomplir notre transformation finale, mais dès maintenant nous avons le dépôt interne (l'acompte) de l'Esprit comme garantie que Dieu va sûrement le faire (cf. Eph. 1,14; cf Rm 8,11 et suiv). Le Saint-Esprit nous rassure constamment que la puissance qui a ressuscité Christ d'entre les morts nous ressuscitera dans la gloire (Ephésiens 1:9-20 ).

Quelle assurance et quelle motivation cela nous donne, en particulier dans la souffrance et dans la vieillesse ! Nos corps se détériorent à l'extérieur, nous souffrons de notre mortalité, mais plus spécifiquement pour l'amour de Jésus. Mais tout cela est perdu dans l'assurance et l'espoir de notre transformation à venir à la ressemblance du Christ, car cela n’est pas comparable à la gloire à venir. «Ainsi» (suite à cette assurance que Dieu le fera et qu’il nous a donné son Esprit comme garantie), «nous sommes toujours confiants ... « (6a) - notre confiance dans la réalisation de notre transformation par Dieu est inébranlable et constante - « ... sachant que (la confiance est basée sur la connaissance) alors que nous sommes dans ce corps ... « (vivant dans cette tente terrestre) « ... nous sommes absents de la présence de Dieu. Car (parce que) nous marchons par la foi, non par la vue (cf. He. 11,1). Nous sommes confiants, et même bienheureux être absents du corps (c'est-à-dire de mourir) et d'être présent avec le Seigneur (6b -8). Bien que la mort soit notre ennemie finale, cela ne nous fait pas peur. Au contraire, nous sommes pleins de confiance et de motivation.

Dieu est au contrôle à la fois dans la vie et dans la mort. L'Esprit de Dieu nous donne l'assurance intérieure que Dieu va compléter notre transformation. Notre vie temporelle est un rappel constant que nous ne sommes pas encore dans la présence du Seigneur - en effet, dans cet état, nous vivons par la foi et non par la vue. Notre désir est de laisser notre vie terrestre actuelle et d'être avec le Seigneur, même si nous aimerions entrer dans une période de nudité en attendant d'être revêtu avec nos nouveaux corps. Ce n'est pas un désir de mort, mais l’expression de notre volonté que le désir d'être avec Christ puisse surpasser l’obstacle de la mort (cf. Phil. 1.21).

Mais la meilleure de toutes les circonstances serait d’être en vie lors de son avènement, transformés pour être avec Christ sans la mort (cf. Phil. 1:21-13) .

Conclusion : «C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions.» (9). Quelque soit ce qui arrivera, que nous soyons ici, chez nous dans le corps lors du retour de Christ ou absent du corps à ce moment, notre objectif et notre motivation pour le ministère c’est d’être trouvés agréable au Seigneur.

4ème Partie IV. Plan De Predications

Jean 4:19-42 - Le dialogue de Jésus avec la Samaritaine, 2ème partie

Pour la version audio anglaise de ces messages, cliquez sur ces liens : Link 1 - Jean 4:19-22; Link 2 - Jean 4:22-26; Link 3 - Jean 4:27-30; Link 4 - Jean 4:31-42

Titre: L'approche d'évangélisation du maître, 2ème partie

Sujet: Surmonter les obstacles spirituels et sociaux dans l'évangélisation

(Suite du point n°3 entamé dans la dernière édition de cette Revue.)

Point n°4 : Tourner l’attention vers la personne de Dieu (4:19-24 )

1. Grâce à une réaction qui éveille la conscience (19-20)

a) Au sujet de qui est Jésus (19)

b) Au sujet de comment trouver Dieu (20)

2. Grâce à une réponse qui éclaire (21-24)

a) Au sujet du lieu où l’on peut trouver Dieu (21)

b) Au sujet de la façon dont Dieu est adoré (22-24)

Point n°5: Révéler la divinité de Jésus (4:25-26 )

1. En découvrant ce qu'ils savent à son sujet (25)

a) Au sujet de sa seconde venue

b) Au sujet de sa révélation de la vérité

2. En révélant ce qu'ils ne savent pas à son sujet (26)

Point n°6: Susciter la foi chez les autres (4:27-38 )

1. Susciter la foi chez les autres à travers votre témoignage (28-30)

a) En démontrant que Dieu change les vies (28)

b) En invitant les autres à l’expérimenter par eux-mêmes (29a)

c) En déclarant que Christ a fait (29b)

d) En mettant l’accent sur qui le Christ est (29c -30)

2. Susciter la foi chez les autres à travers une théologie correcte (31-42)

a) L'œuvre de Dieu dans le monde est la mission du Christ (31-34)

- de faire la volonté de Dieu

- pour achever l’œuvre de Dieu

b) L'œuvre de Dieu dans le monde est une mission «inattendue» (35)

- la moisson spirituelle se produit aux moments les plus inattendus

- la moisson spirituelle se produit dans les endroits les plus inattendus

c) L'œuvre de Dieu dans le monde est une mission d'équipe (36-38)

- L'équipe de Dieu est composée de semeurs et de moissonneurs

- Les membres de l'équipe de Dieu sont tous importants

- Tous les membres de l’équipe de Dieu travaillent pour le même résultat

Point n°7: Conclusions - Les résultats (4:39-42 )

1. Certains croiront à travers votre témoignage (39-40)

2. Beaucoup d'autres croiront à travers la parole de Dieu (41-42)

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