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Littérature de Sagesse, les Psaumes, 1ère Partie

Introduction148

Aujourd’hui est l’anniversaire de ma sœur. En plus, Pâques (peut-être serait-il mieux de dire « Jour de la Résurrection ») est seulement dans une semaine. C’est une période où la section des cartes de vœux du magasin sera très fréquentée par des gens recherchant la carte parfaite. Nous achetons des cartes de vœux parce que quelqu’un arrive mieux à mettre nos pensées sur le papier. Pourtant, étrangement, beaucoup des cartes de vœux ne sont pas les traditionnels « cartes Hallmark » - la carte pour ceux « qui veulent le mieux ». De nos jours, les gens sont tout autant enclins à envoyer une carte humoristique qu’ils le seront une carte sérieuse, spécialement pour des anniversaires, anniversaires de mariage, et même des cartes d’amoureux. Quand les relations deviennent plus profondes, les gens ont des sentiments sérieux, puis luttent pour trouver les bons mots pour les exprimer. Maintenant, beaucoup ne veulent plus vraiment de relations intimes, et donc, ils envoient des cartes humoristiques à la place, des cartes qui n’arrivent jamais sous la surface de la relation.

Le Livre des Psaumes est quelque chose comme la section des « cartes Hallmark » de la Bible. Ici nous trouvons des mots qui expriment nos émotions les plus profondes et les plus fortes, pour n’importe quelles circonstances. Quelques Psaumes expriment des louanges joyeuses pour les actions de délivrance de Dieu ; d’autres expriment la repentance et les aveux de péché ; d’autres encore implorent Dieu parce qu’Il ne semble pas être conscient de la situation de l’auteur. L’éventail complet des émotions humaines est exprimé dans les Psaumes. C’est pour cette raison que les hommes et femmes se sont tournés vers les Psaumes pendant des siècles. Les Psaumes expriment les émotions les plus profondes du cœur.

J’ai une tâche intimidante – je dois essayer de traiter avec le Livre des Psaumes en deux leçons. Dans cette leçon, j’essayerai de donner une grande vue d’ensemble des Psaumes, cherchant à vous persuader que ce Livre est digne d’une grande partie de votre temps et attention. J’essaierais de montrer pourquoi les Psaumes sont si important et quelle unique contribution ils apportent aux Écritures Saintes. Je tenterais de résumer quelque unes des caractéristiques des Psaumes. Puis, nous étudierons brièvement un Psaume. Finalement, je chercherai à montrer comment les Psaumes s’appliquent à nous et à notre vénération aujourd’hui.

Pourquoi les Psaumes Sont-ils Importants ?

Après Esaïe, les Psaumes est le Livre de l’Ancien Testament le plus fréquemment cité dans le Nouveau Testament. Jésus indiqua que les Psaumes parlaient de Lui:

« 44 Puis il leur dit:
   ---Voici ce que je vous ai dit quand j'étais encore avec vous: «Il faut que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la *Loi de *Moïse, dans les prophètes, et dans les Psaumes.» » (Luke 24:44)149

Sur la croix du Calvaire, Jésus cria les mots de Psaume 22:1. Les apôtres utilisèrent les Psaumes pour prouver que Jésus était le Messie (voir Actes 2:24-36; 12:29-39). Les Psaumes jouèrent aussi un rôle important dans la première église:

« 26 Comment donc agir, mes frères? Lorsque vous vous réunissez, l'un chantera un cantique, l'autre aura une parole d'enseignement, un autre une révélation; celui-ci s'exprimera dans une langue inconnue, celui-là en donnera l'interprétation; que tout cela serve à faire grandir l'Eglise dans la foi.» (1 Corinthians 14:26)

« 18 Ne vous enivrez pas de vin --- cela vous conduirait à une vie de désordre --- mais laissez-vous constamment remplir par l'Esprit:

   19 ainsi vous vous encouragerez mutuellement par le chant de psaumes, d'hymnes et de cantiques inspirés par l'Esprit, vous louerez le Seigneur de tout votre cœur par vos chants et vos psaumes; » (Ephésiens 5:18-19)

« 16 Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse: qu'elle vous inspire une pleine sagesse, pour vous instruire et vous avertir les uns les autres ou pour chanter à Dieu de tout votre cœur des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l'Esprit afin d'exprimer votre reconnaissance à Dieu. » (Colossiens 3:16)

Les Psaumes ont été importants dans toute l’histoire de l’église. Chrysostome et Augustin sont parmi ceux qui ont écrit des commentaires sur les Psaumes. John Calvin dit cela sur les Psaumes:

« Je suis habitué à créer une anatomie de toutes les parties de l’âme ; car personne ne découvrira en lui-même un seul sentiment dont l’image n’est pas reflétée dans ce miroir. Non, toutes les douleurs, les chagrins, les peurs, les doutes, les espoirs, les attentions, les anxiétés – en bref, tous les sentiments tumultueux où les esprits des hommes sont habitués à être ballotter – le Saint-Esprit fut ici présenté à la vie. »150

Luther dit des Psaumes:

« Le Livre des Psaumes est le Livre préféré de tous les saints… [Chaque personne], quelque soient les circonstances, trouve dans [le Livre] Psaumes et mots qui sont appropriés aux circonstances dans lesquelles il se trouve et il satisfait ses besoins aussi adéquatement que s’ils furent composés exclusivement pour lui, et d’une telle façon que lui-même ne pourrait pas les améliorer ni trouver aucuns meilleurs Psaumes ou mots. »151

Bernhard Anderson rappelle ses lecteurs que Dietrich Bonhoeffer, qui fut exécuté par le régime Nazi, était un homme profondément influencé par les Psaumes.152 Sa dernière publication avant sa mort était The Prayer Book of the Bible: An Introduction to the Psalms (1940). Le 15 mai 1943, il écrivit ces mots: « Je lis les Psaumes tous les jours, comme je l’ai fait pendant des années. Je les connais et les aime plus qu’aucun autre Livre de la Bible. »153

Quelle Est l’Unique Contribution des Psaumes ?

(1) Les Psaumes sont de la poésie. Les Psaumes sont de la poésie, mais pas le genre de poésie à laquelle beaucoup d’entre nous sommes accoutumés. Quand vous regardez les Psaumes dans la version King James de la Bible, vous découvrez que le format du Livre des Psaumes n’est pas différent de celui de Genèse. Ce ne fut pas avant100 ans plus tard que l’évêque Robert Lowth redécouvrit le génie de la poésie hébraïque.154 La poésie hébraïque n’est pas comme notre poésie. Quand nous pensons à la poésie, nous pensons à des lignes qui riment:

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue

La poésie hébraïque ne dépend pas beaucoup des vers ; c’est basé sur la répétition et le développement de la pensée d’une ligne à l’autre. Cette répétition est connue comme « parallélisme ».155 Dans le parallélisme synonyme, la première ligne est répétée dans la deuxième, avec seulement un léger changement de termes:

« 1 Pourquoi tant d'effervescence parmi les nations?
      Et pourquoi donc trament-elles tous ces complots inutiles?» (Psaume 2:1; voir aussi 3:1)

Dans le parallélisme antithétique, les mots de la première ligne sont confirmés par la deuxième, pas par répétition, mais pas contraste:

« 6 Car l'Eternel veille sur la voie des justes;
      mais le sentier des méchants les mène à la ruine. » (Psaume 1:6, voir aussi 40:4)

Dans le parallélisme culminant, la seconde ligne raffine, développe, et complète la pensée de la première:

« 7 Célébrez l'Eternel, vous, nations de la terre,
      célébrez l'Eternel en proclamant sa gloire et sa puissance. » (Psaume 96:7)

Il y a d’autres genres de parallélisme, mais ceux-ci vous donne quelques exemples de la base de la poésie hébraïque. Combien sage et gracieux Dieu était d’utiliser la poésie hébraïque, plutôt que le genre de poésie à laquelle nous sommes habitués. Pouvez-vous imaginer combien difficile il serait de traduire « la cigale et la fourmi » en langue hébraïque pour que cette fable rime ? La poésie hébraïque est la forme la plus facile à traduire que je connaisse, et c’est la poésie que Dieu choisit pour le Livre des Psaumes.

La poésie est un moyen d’expression qui facilite la communication de sentiments profonds et d’émotions. Quand mon père était dans la Marine durant la Seconde Guerre Mondiale, il écrivait des poèmes à ma mère. (En fait, jusqu'à récemment, mon Père écrivait des poèmes à chacun de ses enfants et petits-enfants pour leurs anniversaires). Durant mes années de ministères dans les prisons, je fus choqué d’apprendre combien de prisonniers écrivaient des poèmes. Pour quelques raisons que ce soit, cela est considéré comme une façon acceptable de révéler les sentiments de quelqu’un (ce qui n’est pas fait beaucoup dans une prison).

Parce que les Psaumes sont de la poésie, ils doivent être interprétés d’une manière différente du récit historique. Nous nous attendons à des figures de rhétorique et ce qui semble être de l’exagération. Nous savons qu’il ne faut pas prendre chaque mot littéralement. Par exemple, dans les Psaumes, nous lisons,

« 8 Que les rivières battent des mains,
      que les montagnes, à l'unisson, chantent de joie. » (Psaume 98:8)

(2) Les Psaumes sont des cantiques. Le mot hébreu Tehillim qui est le titre du Livre des Psaumes dans la Bible hébraïque veut dire « cantiques de louanges ». Les termes trouvés dans les titres de beaucoup de Psaumes sont souvent des termes musicaux. Quelques fois, il y aura une référence au « chef du chœur » dans le premier verset du Psaume (Psaumes 4,5,6,8,9, etc.). Des instruments musicaux variés sont mentionnés, comme la flute (Psaume 5) et des instruments à cordes (Psaumes 4,6,54,55).

La musique jouait une part vitale de la vénération de l’ancien Israël, tout comme elle a dans l’église à travers les âges jusqu'à présent. Martin Luther a dit une fois,

« Celui qui méprise la musique… ne me plait pas. La musique est un don de Dieu, pas un don des hommes… après la théologie, j’accorde à la musique la plus haute place et le plus grand honneur. »156

La musique n’est pas une partie d’importance secondaire ; elle joue un rôle fondamental dans nos vies. La musique de David d’une certaine manière calmait l’Esprit troublé, démoniaque de Saül (1 Samuel 16:14-23). Les révélations prophétiques par l’Esprit de Dieu étaient liées de près à la musique dans au moins une paire d’instances (1 Kings 10:5-6; 9-11 ; 2 Kings 3:15).

Les ancien Israélites connaissaient l’air d’au moins quelques-uns des Psaumes:

« 1 Au chef de chœur, à chanter sur l'air «Les lis». Une méditation et un chant d'amour des Qoréites. » (Préface du Psaume 45).

Quelque part le long du chemin, la partition des Psaumes fut perdue, et je suis enclin à penser que cela ne fut pas par accident. Cela veut dire que pour nous de chanter les Psaumes nous devons les mettre sur de la musique, notre propre musique. Cela devrait être comme ça. Pouvez-vous imaginer ce que cela aurait du être de mettre les mots sur des notes quand les Psaumes furent traduits ? Quelques fois, en raison de la nature de la traduction, il y aurait eu deux fois plus de mots que de notes, et à d’autres moments, juste l’inverse. Quelques mots hébreux doivent être traduits avec une phrase, alors, plus de mots étaient requis.

Dieu savait que les Psaumes seraient traduits en de nombreuses langues, et que chaque groupe de langues aurait sa propre culture, sa propre musique, et ses propres préférences. Les Psaumes nous encouragent à écrire la partition musicale que nous trouvons appropriée aux Psaumes et à notre culture.3

Il est parfois amusant quand quelqu’un se lève et dit, « Chantons s’il vous plait l’hymne numéro 256, et chantons-le avec adoration ? » Avec adoration veut dire des choses différentes pour des gens différents. Pour certains, cela veut dire chanter a cappella ; pour d’autres, cela veut dire chanter doucement et lentement ; pour d’autres encore, cela veut dire chanter fort, peut-être en frappant des mains. Les Psaumes ne contiennent aucune musique prescrite pour que nous puissions mettre ces mots inspirés sur de la musique de façon qui soit appropriée à notre propre culture. C’est, bien entendu, dans les limites de bienséance, mais il y a un grand éventail de libertés ici.

(3) Les Psaumes sont des expressions de vénération. Les Psaumes sont une expression de la réponse de l’homme à Dieu à la vue de ses circonstances. L’éventail de circonstances d’urgence est très large dans les Psaumes. Ron Allen a, avec quelques mots d’avertissement, divisé les Écritures en trois catégories principales: Révélation, Réflexion, et Réponse.157 Révélation inclurait par exemple les récits de la Bible, Réflexion inclurait certains les livres de sagesse, comme Proverbes. Réponse serait exprime dans les Psaumes.

Souvent, les Psaumes sont une réponse publique à Dieu comme le résultat d’une rencontre plus privée avec Dieu. Nous voyons l’auteur des Psaumes exprimant leur vénération à Dieu comme la réalisation de leur promesse de louer Dieu publiquement pour Son intervention dans leurs vies en réponse à leurs requêtes:

« 14 et, devant tout son peuple,
      j'accomplirai les vœux que j'ai faits envers l'Eternel. » (Psaume 116:14)

« 25 Il n'a pas méprisé le pauvre en son malheur,
      il n'a pas détourné son regard loin de lui.
      Non! Il a écouté l'appel à l'aide qu'il lui lançait. » (Psaume 22:25; voir aussi 66:13-16)

L’auteur du Psaume, fréquemment, conseille vivement à ses compatriotes de le joindre dans sa vénération de Dieu. Dans Romains 12:15, nous sommes exhortés de,

« Nous réjouir avec ceux qui se réjouissent, de pleurer avec ceux qui pleurent. »

En fait, les Psaumes facilitent cela. Nous pouvons non seulement entrer dans l’expérience des auteurs des Psaumes, mais nous pouvons aussi entrer dans leurs têtes, spécialement leurs pensées concernant Dieu:

« 1 Au chef de chœur. Méditation des Qoréites.

  2 Comme un cerf qui soupire après l'eau des ruisseaux,
      de même je soupire après toi, ô mon Dieu.

  3 J'ai soif de Dieu, du Dieu vivant!
      Quand pourrai-je venir et me présenter devant Dieu?

  4 Mes larmes sont le pain de mes jours comme de mes nuits.
      Sans cesse, on me répète:
      «Ton Dieu, où est-il donc?»

  5 Avec quelle émotion je me souviens du temps
      où, avec le cortège, je m'avançais,
      en marchant à sa tête vers le temple de Dieu,
      au milieu de la joie et des cris de reconnaissance
      de tout un peuple en fête.

  6 Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue
      et gémis-tu sur moi?
      Mets ton espoir en Dieu! Je le louerai encore,
      car il est mon Sauveur.

  7 Mon Dieu, mon âme est abattue,
      Voilà pourquoi, je pense à toi du pays du Jourdain,
      des cimes de l'Hermon et du mont Mitséar.

  8 Un abîme en appelle un autre: tu fais gronder tes chutes;
      tous tes flots et tes lames ont déferlé sur moi.

  9 Que, le jour, l'Eternel me montre son amour:
      je passerai la nuit à chanter ses louanges
      et j'adresserai ma prière au Dieu qui me fait vivre.» (Psaume 42:1-9)

(4) Les Psaumes sont des prières:

« 20 Ici s'achève le recueil des prières de David, fils d'Isaï. » (Psaume 72:20)

A ce moment, beaucoup d’attention est donnée à la prière de « Yaebets ».

« 10 Yaebets invoqua le Dieu d'Israël en disant: «Si tu me bénis réellement et si tu agrandis mon territoire, si tu es avec moi, si tu éloignes de moi le malheur pour m'épargner la souffrance...» Et Dieu lui accorda ce qu'il avait demandé. » (1 Chroniques 4:10)

Je n’essaye pas de donner tort à ceux qui nous auraient modelé certaines de nos prières sur la « prière de Yaebets », mais je signalerais que les Psaumes sont des prières qui étaient spécialement destinées à être répétées. Je ne suis pas si certain de ça en ce qui concerne la prière de Yaebets. En fait, il me semble que la plupart des Psaumes sont les prières des hommes qui se sont trouvés eux-mêmes dans des circonstances très difficiles. Ce sont souvent des prières de délivrance de danger et de mort, non pas des prières de prospérité. Je serais enclin à dire que la prière de Yaebets est concentrée directement sur son point principal (Yaebets et son bien-être), alors que les Psaumes concentrent plus sur Dieu, et ils sont incontestablement bien plus « diversifiés »  en termes de leur contenu.

(5) Les Psaumes sont des instructions. Les Psaumes sont un résumé, une condensation, de la théologie de l’Ancien Testament. Les Psaumes sont riches dans leur contenu en ce qui concerne la doctrine. Nous trouvons les qualités de Dieu être un thème constant dans les Psaumes. Nous voyons la loi, la façon elle a été désignée d’être vue dans les Psaumes. Les Psaumes résument aussi l’histoire de comment Dieu traita l’homme dans l’Ancien Testament (voir Psaumes 78,105). Les Psaumes contiennent beaucoup de prophéties, comme nous le verrons dans notre prochaine leçon. Les Psaumes rendent plus facile d’apprendre la Parole de Dieu et de la mémoriser. Par exemple, Psaume 119, est arrangé alphabétiquement (en hébraïque). Chaque section du Psaume commence avec la lettre suivante de l’alphabet. Les Psaumes sont riches en instructions. Quels aperçus incroyables nous sommes donnés concernant la loi de l’Ancien Testament:

« 97 Oh! Que j'aime ta Loi!
      Je la médite tout le jour.

   98 Ton commandement me rend sage, plus sage que mes ennemis,
      car il m'accompagne toujours.

   99 Je suis plus avisé que tous mes maîtres
      car je médite tes édits.

   100 Je suis plus sage que les vieillards
      parce que j'obéis à tes commandements.

   101 Mes pas ont évité tous les sentiers du mal
      pour obéir à ta parole.

   102 Je ne me suis pas écarté des lois que tu as établies,
      car tu m'as enseigné.

   103 Que ta parole est douce à mon palais!
      Elle est meilleure que le miel,

   104 et j'acquiers du discernement grâce à tes ordonnances;
      c'est pourquoi je déteste tout sentier mensonger.» (Psaume 119:97-104).

(6) Les Psaumes parlent de nous. Nous savons que les Psaumes parlent de nous, mais ils parlent aussi pour nous. Les Psaumes peuvent exprimer nos cœurs et nos pensées mieux que nos propres mots le peuvent. En plusieurs occasions, on m’a demande si Romains 8:26-27 est une explication pour parler en gémissant:

« 26 De même, l'Esprit vient nous aider dans notre faiblesse. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intercède en gémissant d'une manière inexprimable.

   27 Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l'Esprit, car c'est en accord avec Dieu qu'il intercède pour ceux qui appartiennent à Dieu. » (Romains 8:26-27)

Sans chercher à engager dans un débat sur le don de parlant en gémissant, je dirais que si quelqu’un croit ou non ce don existe aujourd’hui, je ne crois pas que Romains 8:26-27 fait référence à ce don. Ce texte nous dit que l’Esprit nous aide à communiquer avec Dieu, spécialement quand nous ne semblons pas trouver les mots pour exprimer nos cœurs à Dieu. Nous savons que l’Esprit de Dieu communique aussi de Dieu vers nous des choses que nos esprits naturels ne peuvent pas comprendre:

« 14 Mais l'homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l'Esprit de Dieu; à ses yeux, c'est «pure folie» et il est incapable de le comprendre, car seul l'Esprit de Dieu permet d'en juger.

   15 Celui qui a cet Esprit peut, lui, juger de tout, sans que personne ne puisse le juger. Car il est écrit:

   16 Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l'instruire? Mais nous, nous avons la pensée du Christ. » (1 Corinthiens 2:14-16)

Cette communication de Dieu n’est pas le moyen du don de parler en gémissant à Dieu. En fait, sans interprétation, nous ne savons même pas ce qui a été dit en gémissant (voir 1 Corinthiens 14:6-19). De plus, les Écritures sont très claires que le don de parler en gémissemantt n’est donné qu’à quelques personnes, mais pas à tous les saints, comme les autres dons (1 Corinthiens 12:29-30). Si le don de parler en gémissant est le moyen par lequel nous sommes capables de communiquer nos pensées inexprimables à Dieu en prière, alors tous les saints ne sont pas capables de le faire, car pas tous le monde est capable de parler en gémissant.

Mon point ici est que la provision qui est exprimée dans Romans 8:26-27 doit être une provision universelle pour tous les saints, et non pas jute pour quelques-uns. Les Psaumes sont le moyen par lequel l’Esprit de Dieu nous aide à articuler les pensées et les lamentations de nos cœurs. Nos cœurs nous troublent, mais nous ne pouvons pas vraiment exprimer ce qui cause notre angoisse. Alors nous tournons vers les Psaumes et nous en trouvons un, spécial, qui décrit précisément notre angoisse. Je ne dis pas que les Psaumes sont la seule provision « universelle » que l’Esprit de Dieu met à notre disposition, mais je pense que les Psaumes sont une des provisions de l’Esprit qui nous aident à exprimer le sentiment profond de nos cœurs.

Ce fut Athanase, un chef d’église remarquable du quatrième siècle, qui déclara soit disant « que les Psaumes ont une place unique sans la Bible parce la plupart des Écritures nous parlent, alors que les Psaumes parlent pour nous. »158

Martin Luther trouva que les Psaumes étaient une école de prières:

« Le Chrétien peut apprendre à prier dans le Livre des Psaumes, car ici il peut entendre comment les saints parlent avec Dieu. Le nombre de sentiments exprimé ici, joie et souffrance, espoir et attention, rend possible pour chaque Chrétien de se trouver là, et de prier avec les Psaumes. »159

Un Coup d’œil au Psaume 73160

J’ai choisi le Psaume 73 pour montrer la manière dont les Psaumes enseignent la théologie. Psaume 73 adresse le problème du mal, comme le Psaume 37 et d’autres. Psaume 73 est un de ces psaumes que finissent sur une note joyeuse. Pas tous les Psaumes finissent comme ça. Dans certains Psaumes, l’auteur implore Dieu pour la délivrance ou une intervention divine parce que Dieu n’a pas encore agi. Dans de tels cas, l’auteur doit simplement se tourner vers le Dieu de la Bible et Lui faire confiance, basé sur Son caractère, Ses promesses des alliances, Ses actions dans le passé (voir par exemple, Psaumes 6, 13,34,44,74,79,80,89,94) et en dépit de ses circonstances. Cependant dans le Psaume 73, l’auteur atteint la résolution de son problème à l’avance, qu’il exprime dans son Psaume. Considérons brièvement le problème de l’auteur du Psaume, la solution qu’il trouve, et sa réponse à Dieu.

L’auteur de ce Psaume est Asaph, l’auteur de 12 Psaumes.161 Asaph est le chef des prêtres qui invoquaient Dieu devant le coffre de l’Eternel (1 Chroniques 16:4-5). Je peux imaginer que beaucoup de son agonie vint d’observer ceux qui venaient pour vénérer, sachant que certains devaient être des hypocrites. Le dilemme d’Asaph est basé sur ce principe fondamental, cru par chaque Israélite fidele:

«1 Oui, Dieu est bon pour Israël,
      pour tous ceux qui ont le cœur pur. » (Psaume 73:1)

L’Alliance Mosaïque assura le peuple de Dieu qu’Il bénirait ceux qui était justes et qu’Il punirait les mauvais. Quand Asaph observait les hommes pendant son temps d’office, cela ne semblait pas arriver. Effectivement, il semblait que l’opposé arrivait – il semblait que Dieu bénissait les mauvais, ou encore pire, que les mauvais prospéraient et que Dieu ne semblait pas savoir ou s’en soucier.

« 2 Pourtant, il s'en fallut de peu que mes pieds ne trébuchent,
      un rien de plus, et je tombais.

   3 J'étais jaloux des arrogants
      en voyant la prospérité des gens méchants.

   4 Car ils sont exempts de souffrance; jusqu'à leur mort,
      ils ont santé et embonpoint.

   5 Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes.
      Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains.

   6 Aussi s'ornent-ils d'arrogance comme on porte un collier,
      et la violence est leur parure,

   7 leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse,
      les mauvais désirs de leur cœur débordent sans mesure.

   8 Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment
      et, sur un ton hautain, menacent d'opprimer.

   9 Leur bouche s'en prend au ciel même,
      leur langue sévit sur la terre.

   10 Aussi le peuple les suit-il,
      buvant à longs traits leurs paroles,

   11 tout en disant: «Dieu? Que sait-il?
      Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il?»

   12 Voilà comment sont les méchants:
      toujours tranquilles, ils accumulent les richesses. » (Psaume 73:2-12)

Asaph dit clairement qu’il avait péché en doutant la bonté de Dieu et en étant jaloux de la prospérité des mauvais gens. Le contexte du Psaume tout entier devrait nous révéler que la perception d’Asaph était loin d’être exacte. Pas tout le monde qui prospérait était mauvais, ni tous les justes étaient pauvres et opprimés. Il n’a jamais été vrai non plus que les mauvais gens sont entièrement libres de douleurs et de souffrances. Asaph vit certains, qui étaient mauvais, prospéraient, et ils semblaient échapper à toutes punitions. Ce qui était encore pire était que ces mêmes gens étaient arrogants à propos de leurs péchés, s’en vantant (verset 8). Ils semblaient agir et parler comme s’ils étaient Dieu. Ils étaient si arrogants qu’ils parlaient même contre Dieu (verset 9). Ils osaient penser et dire que Dieu ne devait pas savoir ou se soucier qu’ils agissaient ainsi (versets 10-11). En résumé, quand Asaph observait les méchants, il enviait leur prospérité, et il commença à douter le principe fondamental que Dieu récompensait les justes et punissait les méchants. Il dénia presque une des fondations de la foi juive:

« 6 Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il récompense ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11:6)

Asaph confesse à quel point il en était venu près de « jeter l’éponge » et d’abandonner:

« 13 Alors, c'est donc en vain que je suis resté pur,
      que j'ai lavé mes mains en signe d'innocence!

14 Tous les jours, je subis des coups,
      je suis châtié chaque matin! » (Psaume 73:13-14)

Qu’est-ce qu’être bon lui avait rapporté, Asaph demanda. Bien sur, cela assume qu’il était vraiment juste – une supposition très dangereuse:

« 5 Nous sommes tous semblables à des êtres impurs,
      toute notre justice est comme des linges souillés.
      Nous sommes tous flétris comme un feuillage,
      nos fautes nous emportent comme le vent. » (Ésaïe 64:5)

Asaph honnêtement avoua son péché et les dangers qu’il posa pour lui-même et les autres:

«15 Si je disais: «Parlons comme eux»,
      alors je trahirais tes fils. » (Psaume 73:15)

« 21 Oui, quand j'avais le cœur amer
      et tant que je me tourmentais,

   22 j'étais un sot, un ignorant,
      je me comportais avec toi comme une bête sans raison. » (Psaume 73:21-22)

La solution de l’embarras vint quand il alla au sanctuaire de Dieu et put voir les méchants d’une perspective divine et éternelle:

« 16 Je me suis mis à réfléchir: j'ai cherché à comprendre,
      je trouvais tout cela bien trop injuste

   17 jusqu'au jour où je suis entré dans la maison de Dieu
      et où j'ai réfléchi au sort qui les attend.

   18 Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant,
      tu les entraînes vers la ruine.

   19 Et soudain, c'est la catastrophe: en un instant, ils sont perdus,
      ils sont détruits, et l'épouvante les saisit.

   20 Comme les images du rêve s'évanouissent, après le réveil,
      ô Eternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître. » (Psaume 73:16-20)

Je me souviens une fois mon frère et moi sommes allé à la pêche au saumon sur un bateau au large des côtes de l’Oregon. La pêche ne fut pas si bonne ce jour-là (c’est généralement comme ça quand je vais à la pêche). Mais il y avait un gars sur le bateau qui était fasciné par un magazine obscène attendant que le poisson morde, et ils mordirent – au moins pour lui. Je dis quelque chose à mon frère sur l’injustice de cela (certainement Dieu dirigerait juste un saumon vers mon hameçon), et il répondit sagement, « C’est tout le plaisir que cet homme n’aura jamais ; nous avons le paradis qui nous attend. » Bien sûr il avait raison. C’est ce qu’Asaph aussi arriva à réaliser, quand il regarda alors à la prospérité des méchants du point de vue eternel.

Asaph observa maintenant les mêmes gens, mais de la perspective divine. Il vit non seulement leur prospérité présente, mais leur ruine éternelle. Est-ce que les méchants prospèrent ? Si oui, leur prospérité n’est que pour un moment. Mais en dépit de leur arrogance et leur sécurité apparente, leur avenir est loin d’être sécurise. Un jour, Dieu abaissera les méchants, et ils payeront pour leurs péchés. Leur prospérité disparaitra soudainement comme un rêve. Quand Dieu « se réveillera », Il s’occupera d’eux pour leurs péchés.

Asaph vit maintenant ses propres circonstances d’un point de vue divin:

« 25 Qui ai-je au ciel, si ce n'est toi?
      Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi?

   26 Mon corps peut s'épuiser et mon cœur défaillir,
      Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours. » (Psaume 73:25-26)

Dans leur prospérité, les méchants ont parlé avec arrogance contre Dieu (voir versets 8-12). La prospérité ne les a pas amenés plus près de Dieu. Asaph, d’un autre coté, est maintenant intensément conscient du bonheur de son intimité avec Dieu. Alors que sa vie put être marquée par abondance et aisance, il sait que Dieu est avec lui. Sa « pauvreté » (au moins comparée aux riches qui sont des scélérats) l’a rapproché de Dieu. Et ainsi sa vie terrestre avec Dieu, est meilleure que celle des méchants. Et pour surpasser tout cela, sa relation terrestre avec Dieu n’est que le commencement. Il est assuré de l’amitié éternelle de Dieu dans Sa présence.

Si Asaph avait conclu que les méchants « avaient le mieux » pour le moment, mais qu’il « aura le meilleur » dans l’éternité, il aurait eu tort. Asaph avait le meilleur maintenant et pour toujours. Il est arrivé maintenant à une définition différente du bien:

« 28 Tandis que mon bonheur à moi, c'est d'être toujours près de Dieu.
      Oui, j'ai placé dans le Seigneur, dans l'Eternel, mon sûr refuge,
      et je raconterai ses œuvres. » (Psaume 73:28)

Asaph commença avec cette phrase,

« Oui, Dieu est bon pour Israël, » (73:1a)

Pour Asaph, comme pour les autres, cela voulait dire que Dieu bénirait matériellement ceux qui étaient purs. Asaph voit maintenant les choses différemment. Il réalise que ses motifs n’étaient pas purs (voir 73:15, 21-22). Il ne méritait pas les bénédictions de Dieu. Et de plus, la bonté de Dieu ne devait pas être mesurée en termes de dollars et cents, mais en termes de proximité de Dieu.

Combien d’entres nous sommes coupables de penser en de similaires termes erronés ? Quand nous pensons au ciel, nous pensons souvent aux rues pavées d’or, ou qu’il n’y aura plus de larmes, plus de souffrance et de chagrin, plus de mort. Bien que cela soit vrai, la bénédiction la plus grande au ciel est que c’est où Dieu est. Le ciel est béni parce que là nous pouvons jouir d’une intimité libre avec Dieu pour l’éternité. Nos souffrances sont destinées à desserrer notre emprise sur ce monde et ses marchandises matérielles et améliorer notre faim pour le ciel:

« 16 Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jour.

   17 En effet, nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu'elles nous préparent.

   18 Et nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, mais sur les réalités encore invisibles. Car les réalités visibles ne durent qu'un temps, mais les invisibles demeureront éternellement. » (2 Corinthiens 4:16-18)

Beaucoup de livres ont été écris sur le problème de la souffrance humaine. Ce Psaume le dit bien mieux que beaucoup d’efforts nobles pour attaquer ce problème. Il est un résumé de vérité biblique. Il corrige quelques conceptions erronées sur les Chrétiens et la souffrance (et la prospérité). Il le fait juste en quelques mots. Quel merveilleux coffre au trésor de vérités est trouvé dans le Livre des Psaumes. Pas étonnant que les Psaumes jouèrent un rôle important dans les églises du Nouveau Testament:

« 18 Ne vous enivrez pas de vin --- cela vous conduirait à une vie de désordre --- mais laissez-vous constamment remplir par l'Esprit:

   19 ainsi vous vous encouragerez mutuellement par le chant de psaumes, d'hymnes et de cantiques inspirés par l'Esprit, vous louerez le Seigneur de tout votre cœur par vos chants et vos psaumes; » (Ephésiens 5:18-19)

« 16 Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse: qu'elle vous inspire une pleine sagesse, pour vous instruire et vous avertir les uns les autres ou pour chanter à Dieu de tout votre cœur des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l'Esprit afin d'exprimer votre reconnaissance à Dieu. » (Colossiens 3:16)

Si je sens des domaines de faiblesse dans ma propre vie chrétienne, l’un d’eux est dans le domaine de la vénération. Les Psaumes sont une mine d’or de matériel de vénération. Ils fournissent non seulement le contenu mais aussi le modèle de louange et de dévotion – personnel et social. Les Psaumes me permettent de louer Dieu en toutes circonstances. Ils manifestent une honnêteté, une franchise, et une transparence dans la dévotion qui souvent manque dans la mienne. Les Psaumes m'aident à connaître plus qu'un Christianisme cérébral – une sorte de foi intellectuelle. Les Psaumes engagent mon cœur et mes émotions, autant que mon Esprit.

Les Psaumes sont aussi instructifs dans ma participation publique à la dévotion sociale de l’église. Dans notre église, nous avons une réunion ouverte, où les hommes guident publiquement le service et où nous célébrons la communion chaque semaine. Si ma participation dans cette réunion est guidée par les Psaumes, alors ce sont mes expériences et mes rencontres avec Dieu pendant la semaine qui devraient fournir le matériel brut pour ma participation le dimanche. Il n’est pas aussi important où ma participation commence qu’où elle finit. Beaucoup de Psaumes sont nés dans des situations humbles, tel que David simulant la folie devant Abimélek (Psaume 34:1). Cependant le Psaume de David finit en concentrant sur la majesté de la compassion de Dieu et le salut. Plusieurs hommes dans notre église sont passés près de la mort, et certains sont décédés. Les mots de dévotion nous ont poussés à nous rapprocher de Dieu et à louer Dieu avec eux. Les Psaumes ne sont pas à propos de nous, mais sont à propos de Dieu. Ils commencent avec notre expérience, mais ils se concentrent sur Dieu, et ils sont une expression de dévotion.

Les Psaumes nous rappellent que nous devrions arriver préparés à vénérer. Ils ne sont pas des expressions spontanées de dévotion, mais des louanges et requêtes bien réfléchies et magnifiquement structurées. Les Psaumes devraient nous avertir de ne pas être négligeant dans notre vénération et ne pas aller à la messe non préparés à guider les autres à vénérer. Alors que certaines églises ont leurs chefs de dévotion, il me semblerait que tout homme qui guide à la dévotion devrait faire son travail comme un chef, attirer l’attention des gens sur Dieu, et les défier et les inspirer à adorer Dieu.

Que Dieu utilise les Psaumes pour enrichir nos vies et notre dévotion, et qu’Il nous accorde de nouveaux Psaumes de dévotion quand nous continuons à adorer Dieu à travers la poésie et les cantiques. Je termine avec un Psaume écrit par un jeune enfant du CM1 à l’Ecole du Dimanche dans notre église en réponse à notre étude des Psaumes:

Psaume d’un Jeune Enfant du CM1 (Cantique)

J’ai apprit et je crois

Que Jésus est le Seul pour moi

Quel est Celui pour lequel nous combattons ?

Roi des rois et Seigneur des seigneurs

Qui est Celui Qui nous donne la grâce ?

Jésus Christ est Celui Qui sauve.

Un jour Il reviendra

Et emmènera Ses enfants avec Lui


148 This is the edited manuscript of a message delivered by Robert L. Deffinbaugh, teacher and elder at Community Bible Chapel, on April 8, 2001.

149 Unless otherwise indicated, all Scripture quotations are from the NET Bible. The NEW ENGLISH TRANSLATION, also known as THE NET BIBLE, is a completely new translation of the Bible, not a revision or an update of a previous English version. It was completed by more than twenty biblical scholars who worked directly from the best currently available Hebrew, Aramaic, and Greek texts. The translation project originally started as an attempt to provide an electronic version of a modern translation for electronic distribution over the Internet and on CD (compact disk). Anyone anywhere in the world with an Internet connection will be able to use and print out the NET Bible without cost for personal study. In addition, anyone who wants to share the Bible with others can print unlimited copies and give them away free to others. It is available on the Internet at: www.netbible.org.

150 J. Sidlow Baxter, Explore the Book (Grand Rapids, Michigan: Zondervan Publishing House, 1960), Six volumes in one, vol. 3, pp. 83-84.

151 As quoted by John H. Hayes, Understanding the Psalms (Valley Forge: Judson Press, 1976), p. 5.

152 A. A. Anderson, The Book of Psalms (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans, 1972), p. x, 2, 75-76.

153 Ibid., p. 75.

154 Ibid., p. 48.

155 The following examples of Hebrew parallelism are from Ronald Barclay Allen, Praise! A Matter of Life and Breath (Nashville: Thomas Nelson Publishers, 1980), pp. 23-24. See also Derek Kidner, Psalms (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1973), I, pp. 2-4; A. A. Anderson, The Book of Psalms (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans, 1972), I, pp. 40-42; R.K. Harrison, “Hebrew Poetry,” The Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible (Grand Rapids: Zondervan, 1975), III, pp. 76-87.

156 As quoted by Allen, p. 23, from Ewald M. Plass, What Luther Says: An Anthology, 3 vols. (St. Louis: Concordia, 1959), vol. 2, p. 980.

157 Ronald Barclay Allen, Praise! A Matter of Life and Breath (Nashville: Thomas Nelson Publishers, 1980), p. 97.

158 Ibid., p. x.

159 As quoted by Ronald Barclay Allen, Praise! A Matter of Life and Breath (Nashville: Thomas Nelson Publishers, 1980), p. 24.

160 For a more thorough exposition of Psalm 73, see /docs/ot/books/psa/deffin/psa-06.htm.

161 Psalms 50, 73-83.

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