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La Chute de David

Le Livre de 2 Samuel 11 – 24148

Introduction

Il y a quelques années, je lisais une histoire dans le journal que j’ai trouvée amusante. Un homme et sa femme décidèrent d’aller à un cinéma drive-in. Le mari eut l’idée géniale d’essayer d’économiser le prix d’une entrée. Juste à l’extérieur de l’entrée du cinéma, ils arrêtèrent la voiture et le mari se mit dans le coffre. La femme paya son entrée, se gara, et alla à l’arrière de la voiture pour libérer son mari. Il n’y eut qu’un problème – il avait la clef du coffre dans sa poche ! Après que tous les efforts aient échoué, la femme dut appeler de l’aide. Je ne sais pas combien de gens vinrent pour l’aider, mais quand tout fut fini, tout le monde sut qu’ils avaient essayé de voler le cinéma du prix d’un ticket. Les gens venus les aider durent ouvrir le coffre de force, ce qui résultat en beaucoup de dommage. À la fin, ni le mari, ni la femme ne virent le film, ils souffrirent de beaucoup d’humiliation, et ils durent payer pour les dommages du coffre.

Cette histoire me rappelle le récit du péché de David avec Bath-Chéba dans notre texte. Pour David, ses actions pendant cette nuit fatale semblèrent insignifiantes, simplement une pause momentanée dans une vie autrement pieuse. Cependant, les conséquences furent dévastatrices, non seulement pour David, ou pour Urie, mais aussi pour la famille de David et le pays tout entier. Tout le pays paya un prix très élevé pour l’immoralité de David.

Quand nous étudions l’Ancien Testament (ou même le Nouveau), nous devons oublier l’idée que ces évènements bibliques arrivèrent « il y a longtemps et loin d’ici » - des évènements loin de nous, pas seulement physiquement mais dans le temps, et aussi en pertinence. Cependant, ce n’est pas le cas de notre texte. À la vue d’évènements récents dans la politique américaine, notre problème est presque l’oppos2. Les abus de pouvoir politique d’un homme, suivi par ses essais futiles de les dissimuler, sont aujourd’hui connaissances publiques. Les rapports de telles choses ont dominé les informations depuis plusieurs années. Nous sommes si habitués à ce genre de choses que nous sommes devenus désensibilisés à cela. Nous devrions être choqués et horrifiés, mais ces choses sont simplement trop communes. Notre texte devrait nous aider à mettre ces choses dans la propre perspective et de voir le péché comme Dieu le voit.

En étudiant les années difficiles de déclins de la vie de David, soyons tous conscients que nous sommes complètement capables de commettre les péchés que David commit, ou aussi mal. Certains ont peut-être déjà suivi son chemin. D’autres pourraient être en route pour le suivre. Ecoutons bien les mots de notre texte et les encouragements et la condamnation du Saint-Esprit, pour que nous ayons besoin d’apprendre les leçons dures de David comme il l’a fait.

Qu’est ce qu’un Homme Comme Vous Fait Dans un Endroit Comme Celui-là ?

Des Conditions Favorables à la Chute de David

« 8 Si tu construis une nouvelle maison, tu installeras une balustrade autour de ton toit en terrasse, pour que tu ne sois pas responsable de la mort de quelqu'un qui tomberait du toit. » (Deutéronome 22:8)149

« 28 Si un bœuf tue quelqu'un à coups de corne, il sera abattu à coups de pierres. On n'en mangera pas la viande, mais son propriétaire ne sera pas puni.

   29 Toutefois si, depuis quelque temps, ce bœuf avait l'habitude d'attaquer les gens à coups de corne et que son propriétaire en a été formellement averti mais ne l'a pas surveillé, et si ce bœuf tue quelqu'un, il sera abattu à coups de pierres et son propriétaire sera puni de mort.» (Exode 21:28-29)

Il y a certaines conditions qui nous prédisposent à des problèmes dans l’avenir. Si une personne construit une maison avec un toit qui est utilisé comme un balcon (ce qui était commun dans le monde biblique – voir Actes 10), alors ne pas installer une glissière de sécurité au bord du toit permettrait facilement à quelqu’un de tomber du toit, et le propriétaire serait responsable. Si un homme était propriétaire d’un bœuf qui avait auparavant encorné quelqu’un, il serait coupable de meurtre si ce bœuf encornait quelqu’un d’autre. Si vous n’attachez pas votre enfant avec sa ceinture de sécurité, vous pourrez être tenu responsable pour les blessures de votre enfant en cas d’accident. Nous pouvons aussi recevoir un P.V. pour ne pas attacher notre ceinture de sécurité. Négliger des choses importantes pourrait conduire à de sérieux problèmes, pour nous et pour les autres.

En lisant l’histoire de la chute de David dans 2 Samuel 11, je me rappelle de ces mots dans le Livre des Proverbes:

« 6 Un jour, je regardais à travers le treillis de ma fenêtre,

   7 et je vis, parmi les stupides,
      j'observais, parmi les jeunes, un jeune homme dépourvu de sens.

   8 Il passait dans la rue près du coin où se tenait l'une de ces femmes,
      se dirigeant vers sa maison.

   9 C'était au crépuscule, le jour baissait,
      et l'obscurité de la nuit commençait à se répandre.

   10 Or, voici que cette femme vint à sa rencontre,
      habillée comme une prostituée et l'esprit plein de ruse.

   11 Elle parlait fort et sans retenue,
      et ses pieds ne tenaient pas en place chez elle.

   12 Tantôt dans la rue, tantôt sur les places,
      elle faisait le guet à tous les carrefours.

   13 Elle attrapa le jeune homme, l'embrassa
      et, le regardant droit dans les yeux, elle lui dit:

   14 «J'avais à faire un sacrifice de reconnaissance,
      je viens, aujourd'hui même, de m'acquitter de mes vœux.

   15 Voilà pourquoi je suis sortie à ta rencontre,
      je cherchais à te voir, et je t'ai trouvé.

   16 J'ai garni mon lit de couvertures
      et d'étoffe brodée en fils d'Egypte.

   17 J'ai parfumé mon lit
      de myrrhe, d'aloès et de cinnamome.

   18 Viens, grisons-nous d'amour jusqu'au matin,
      livrons-nous aux délices de la volupté,

   19 car mon mari n'est pas à la maison:
      il est parti pour un voyage au loin.

   20 Il a emporté une bourse pleine d'argent,
      il ne rentrera qu'à la pleine lune.»

   21 A force d'artifices, elle le fit fléchir;
      par ses doux propos, elle l'entraîna.

   22 Alors il se mit soudain à la suivre
      comme un bœuf qui va à l'abattoir,
     comme un fou qu'on lie pour le châtier,

   23 jusqu'à ce qu'une flèche lui transperce le foie,
      comme un oiseau qui se précipite dans le filet
      sans se douter qu'il y va de sa vie. » (Proverbs 7:6-23)

Permettez-moi de commencer par dire que je ne compare pas du tout cette catin avec Bath-Chéba, en impliquant que Bath-Chéba d’une façon ou d’une autre attira David dans le péché comme cette femme attire ce jeune homme dans le péché. Proverbes 7:22-23 décrit les actions du jeune homme aussi soudaines et impulsives qu’elles le sont. Mais ce reflexe soudain au péché vient à la fin d’une série de mauvais choix de sa part. Le jeune homme est dehors toute la nuit, errant les rues. Il semble s’être attarder à un endroit où il n’aurait pas dû être. La femme trouve ce jeune homme et lui dit qu’elle sait ce qu’il veut entendre. Il écoute ses mots séduisants, puis soudainement il décide d’accepter son offre.

Le point de ce proverbe est d’apprendre aux jeunes hommes de faire attention à de telles femmes et à de telles circonstances. Le proverbe peut être résumé: « Ne vous y aventurez pas ! » Lisant l’histoire de la chute de David, je vois soudainement ce reflexe au péché comme le résultat d’une série d’échecs de la part de David. Permettez-moi brièvement d’attirer votre attention sur une paire d’erreurs très sérieuses de la part de David.

Premièrement, David choisit de ne pas être engagé dans la guerre d’Israël avec les Ammonites. 2 Samuel 11 commence avec ces mots:

« 1 Au printemps suivant, à l'époque où les rois ont coutume de partir en guerre, David envoya Joab et ses officiers en campagne à la tête de toute l'armée d'Israël. Ils ravagèrent le pays des Ammonites et mirent le siège devant Rabba, leur capitale. David était resté à Jérusalem. » (2 Samuel 11:1, mon accentuation en gras)

David aurait dû être sur le champ de bataille et non pas dans sa chambre.

Deuxièmement, en temps de guerre, un soldat ne devait pas se satisfaire avec les conforts normaux de la vie, incluant des relations sexuelles avec sa femme (sans parler avec la femme de quelqu’un d’autre). Quand David et ses hommes fuirent Saül, allant chez Ahimélek le prêtre à Nob, il lui demanda de pain. Remarquez très attentivement les mots du prêtre et la repose de David:

« 5 Le prêtre lui répondit:
   ---Je n'ai pas de pain ordinaire sous la main, mais seulement des pains consacrés. Tu peux les prendre pour tes hommes s'ils n'ont pas eu de relations sexuelles récemment

6 David répondit au prêtre:
   ---Ils n'en ont certainement pas eues, tout comme par le passé quand je suis parti en campagne. Si l'équipement de mes hommes est consacré pour une expédition profane, à plus forte raison aujourd'hui sont-ils tous consacrés avec leur équipement. » (1 Samuel 21:4-5), mon accentuation en gras)

Les paroles de David à Ahimélek reflètent sa connaissance du fait que les hommes qui sont en guerre « n’ont pas de relations sexuelles ». La tragédie est que quand David cesse de se conduire comme un guerrier devrait, il cherche aussi à persuader Urie de faire de même. David a dû sentir la piqûre de la réponse de Nathan:

« 7 Urie se présenta à David qui lui demanda des nouvelles de Joab, de l'armée et du déroulement des opérations.

  8 Puis David lui dit:
   ---Maintenant, rentre chez toi et repose-toi!
   Dès qu'il fut sorti du palais, le roi lui fit porter un présent.

  9 Mais Urie ne rentra pas dans sa maison: il se coucha à l'entrée du palais royal en compagnie des gardes de son seigneur.

  10 On vint dire à David qu'Urie n'était pas rentré chez lui. Le roi le fit appeler et lui demanda:
   ---Voyons, tu reviens après une longue absence, pourquoi n'es-tu pas rentré chez toi?

  11 Urie lui répondit:
   ---Le coffre sacré, Israël et Juda logent sous des tentes, mon général Joab et ses officiers couchent en rase campagne, et moi, j'irais dans ma maison pour manger, pour boire et pour coucher avec ma femme! Aussi vrai que tu es vivant, je te jure que je ne ferai jamais pareille chose.
 » (2 Samuel 11:7-11, mon accentuation en gras)

Troisièmement, Joab réprimandera bientôt David pour ne pas être sur le champ de bataille et ne pas participer à la guerre d’Israël avec les Ammonites:

« 26 Entre-temps, Joab attaqua Rabba, la cité ammonite, et il s'empara de la ville royale.

  27 Alors il envoya des messagers à David pour lui dire:
   ---J'ai donné l'assaut à Rabba et je me suis même emparé du quartier d'en bas où se trouve la réserve d'eau.

  28 Maintenant rassemble le reste de l'armée et viens toi-même assiéger la ville et t'en emparer. Il ne convient pas que ce soit moi qui la prenne et que tout l'honneur m'en revienne.

  29 David rassembla donc tout le peuple et partit pour Rabba. Il donna l'assaut à la ville et s'en empara.

  30 Il prit la couronne qui se trouvait sur la tête de leur roi[d]. Cette couronne, qui était tout en or, pesait une trentaine de kilos et était garnie d'une pierre précieuse. Elle vint orner la tête de David. Le roi emporta de la ville un immense butin. » (2 Samuel 12:26-30)

Cela fut certainement une piètre victoire pour David, mais au moins il fit quand même une apparition à Rabba. Tout cela est pour dire qu’alors que le péché de David apparut être soudain, et certainement pas digne de son caractère, cela en était un qui résulta de la négligence de son devoir et de son abus de pouvoir. Nous verrons cela quand nous considérerons la série des évènements à sa chute.

La Chute de David

David se lève dans la soirée et va se promener sur son toit. Cela veut-il dire qu’il a passé la journée au lit ? Il n’est certainement pas resté à la maison pour mettre son travail à jour. Le toit de David aurait été un « appartement penthouse » de ces jours. Son palais avait sans doute une vue splendide sur Jérusalem, et la vue devait être encore meilleure du toit.150 Alors qu’il regardait dehors, il vit une femme prenant un bain. Ce n’est pas nécessairement inhabituel. J’ai vu beaucoup de pauvres gens prenant des bains dans les rues en Inde. (Dans de telles circonstances, ils ne le font pas complément déshabillés). Les pauvres n’ont pas le privilège d’intimité complète.

Quand David vit cette femme, il n’agit pas comme un gentleman. Il n’a pas détourné son regard ; au lieu de cela, ses yeux se fixèrent sur elle et il contempla sa beauté. Il n’était, à ce moment, pas mieux qu’un voyeur. Je dois faire une pause ici pour dire que ce que David fit n’aurait pas été possible pour la plupart des hommes, parce qu’ils ne vivaient pas dans un palais avec une vue sur le monde d’en-bas. Mais le même péché est devenu encore plus facile pour les hommes et les femmes aujourd’hui. Je veux parler de la pornographie. Nous pourrions, par simplement quelques clics de souris, voir toute la nudité et la perversion qu’on veut sur l’Internet. Nous pouvons, simplement en poussant un certain bouton sur la télécommande, voir plus de nudité que David ne vit sur l’écran de notre télévision en regardant une émission. D’innombrables vies ont été détruites en regardant des choses que nous ne devrions pas voir.

Si David n’avait pas été le roi d’Israël, cette question n’aurait pas été plus loin. Mais il était l’homme le plus puissant d’Israël. Ce que David voulait, il pouvait l’avoir, et sans un mot de protestation. David envoya d’abord ses serviteurs s’enquérir de l’identité de cette femme. Quand ils lui dirent qu’elle était mariée, c’était un point qui aurait dû terminer sa poursuite. Mais ce n’était pas une barrière pour David. Il eut cette femme amenée à lui et elle coucha avec lui.

C’est mon avis que l’auteur n’essaye pas de blâmer Bath-Chéba. On ne nous dit pas qu’elle agit d’une manière provocatrice. Tout arriva à l’initiative de David. La réprimande de Nathan place le blâme tout entier sur David, et non sur Bath-Chéba. Elle n’était qu’une jeune femme, la femme d’un étranger ; David était le roi. Quand il ordonnait à quelqu’un de venir, ils venaient. Ce n’était pas les charmes de David qui amenèrent Bath-Chéba. Les deux ne se connaissaient pas avant cette nuit. Ce fut le pouvoir de David qui fit que cet évènement arriva.

Quand Bath-Chéba apprit qu’elle était enceinte, elle le fit savoir à David. David arriva alors à un autre point de sa vie. Il aurait pu avouer son péché et accepter les conséquences, ou essayer de le dissimuler. David choisit ce dernier. Une fois de plus, il abusa son pouvoir. Il ordonna d’amener Urie du champ de bataille sous le prétexte d’obtenir un rapport authentique en ce qui concernait la situation sur le terrain. Son plan était d’amener Urie à la maison, assumant qu’Urie ferait ce qu’il avait lui-même fait – couché avec Bath-Chéba. Il semblerait alors que cet enfant, l’enfant de David, serait l’enfant d’Urie.

Ça aurait bien pu marcher, si Urie avait agit comme David avait pensé. Combien tentant cela a dû être pour Urie de faire ce que David suggéra – d’aller chez lui et de passer la nuit avec sa femme. Urie était un soldat, mais il était bien plus que ça ; Urie était un héro militaire (voir 2 Samuel 23:39).151 Il était un homme qui avait un sens du devoir, et qu’il ne le mettrait pas de coté, même pour être avec sa femme et même après que David le soûla (2 Samuel 11:13).

Le plan de David de soûler Urie pour qu’il couche avec sa femme échoua. Urie saurait que l’enfant n’était pas de lui. David fit face à une autre décision. Avoua-t-il son péché, ou continuera-t-il vers un nouveau niveau diabolique ? Triste de dire, David ne choisit pas d’avouer. C’est à ce point que David entra dans une relation contraire à ses habitudes avec Joab. Il suspectait que Joab était un meurtrier:

« 5 Par ailleurs, tu sais tout ce que m'a fait Joab, fils de Tserouya, et ce qu'il a fait à deux chefs des armées d'Israël, à Abner, fils de Ner, et à Amasa, fils de Yéter. Il les a assassinés en pleine paix comme s'il s'agissait d'un fait de guerre, il a pris sur lui la pleine responsabilité de ce meurtre. » (1 Kings 2:5)

Le péché n’est pas l’ami des hommes. Cette alliance entre David et Joab ne serait jamais arrivée si David n’était pas, pour un moment, devenu comme Joab, un homme dont David méprisait la violence.

Réalisant qu’Urie avait trop d’intégrité pour coucher avec sa femme pendant la guerre, David changea ses plans. Il envoya des ordres à Joab, signant l’arrêt de mort d’Urie dans la main de ce vaillant guerrier. On pouvait compter sur cet homme pour exécuter les ordres sans même les regarder. Quel homme incroyable Urie était !

Pendant qu’Urie faisait de son mieux, David venait d’atteindre son plus bas. Quand vous arrêtez et réfléchissez, David était beaucoup devenu comme Saül. Urie était un sujet loyal de David, qui ne blesserait pas son roi, et pourtant, le roi (David) chercha à le tuer de la même façon que Saül employa quand il essaya de tuer David:

« 17 Un jour, Saül dit à David:
   ---Je suis prêt à te donner ma fille aînée Mérab en mariage à condition que tu me serves comme un vaillant guerrier et que tu livres les combats de l'Eternel.
   Il se disait:
   ---Il vaut mieux que ce ne soit pas moi-même qui attente à sa vie, mais plutôt les Philistins! » (1 Samuel 18:17, mon accentuation en gras)

Les ordres de David montrent ses actions étant encore plus mauvaises que celles de Saül dans le passage ci-dessus. Saül espérait que David serait tué à la guerre ; il n’ordonna pas que David soit placé en premières lignes et que ses troupes de support soient retirées. Le plan de Saül espérait la mort de David. Le plan de David résultat en la mort d’Urie au coût d’autres vies innocentes. David était disposé à sacrifier ses soldats aux mains des ennemis pour se débarrasser d’Urie. Le plan de David donna à son ennemi l’avantage et une victoire momentanée. Qu’est-ce qu’il est loin David à ce moment du vaillant guerrier qu’il avait été une fois.

Joab exécuta précisément les ordres de David, causant la mort d’Urie ainsi que celles d’autres soldats israélites. Quand le rapport de la mort d’Urie atteint David, sa réponse est incroyablement dure:

« 25 David dit au messager:
   ---Tu diras à Joab: «Ne prends pas cet incident au tragique. A la guerre, il y a toujours des morts tantôt ici, tantôt là. Poursuis ton attaque contre la ville et détruis-la!» Encourage-le ainsi! » (2 Samuel 11:25)

Quel contraste que c’est à la réponse de David au rapport de la défaite des Israélites et de la mort de Saül et de ses fils (voir 2 Samuel 1). Quel contraste à sa réponse à la mort d’Abner (2 Samuel 3:28-39). Quand David sut qu’Urie était mort, c’était comme si David avait dit, « Bon, des fois on gagne, des fois on perd ».

Je me demande si Bath-Chéba avait une idée (au moins au début) que c’était David qui donna l’ordre qu’Urie soit tué. Je doute sérieusement que David ne lui aurait jamais dit ; néanmoins, c’est devenu connaissance publique. Le plan de David était d’avoir Urie tué puis de faire la chose charitable d’accueillir sa femme dans son harem. Son plan était d’éliminer Urie avec seulement une autre personne étant au courant – Joab. Cela ne se passa pas comme David avait espéré.

« 2 Car tout ce qui se fait en secret sera dévoilé, et tout ce qui est caché finira par être connu.

  3 Ainsi, tout ce que vous aurez dit en secret sera entendu ouvertement en plein jour, et tout ce que vous aurez chuchoté dans le creux de l'oreille, derrière des portes bien closes, sera crié du haut des toits en terrasses. » (Luc 12:2-3; voir aussi Nombres 32:23; 1 Timothée 5:24-25)

Confrontation et Aveux

Quand j’étais un étudiant au séminaire, une des classes que je devais suivre était « comment prêcher ». J’étais très convaincu de l’importance des langues originales et de la théologie, mais je n’étais pas très intéressé par les classes de méthodes. Si j’avais été Nathan et j’avais su que j’allais avoir à confronter David pour son péché, j’aurais assisté à autant de classes de « comment prêcher » que j’aurais pu. Bien sur, il est important que ce que vous disiez soit vrai, mais il est aussi important de savoir comment dire la vérité.

Nathan confronta prudemment David avec la vérité. Je ne sais pas combien de temps il fallut à Nathan pour préparer son message, mais son approche fut magistrale, et elle accomplit sa tâche. Il confronta David avec son péché, l’amena à la repentance, et resta en vie pendant tout ça. David avait grandi comme un berger. Je pense qu’il aimait les moutons. Quand il s’occupait du troupeau de son père, il aurait pu caresser un agneau ou deux. Nathan raconta à David l’histoire d’un homme pauvre qui n’avait qu’un seul agneau qu’il aimait beaucoup. Il était comme un de ses enfants, un membre de sa famille. Il le portait dans ses bras et le nourrissait à sa table. Un homme riche qui avait un grand troupeau de moutons accueillit un visiteur et l’invita à diner. Plutôt que de tuer un de ses moutons, l’homme riche prit l’agneau du pauvre, le tua, et le servit à son invité.

Nathan avait bien choisi ses mots, sans mentionner le fait que l’Esprit de Dieu transperçait le cœur de David. David était furieux. Ce mec devrait mourir ! David devait probablement dire qu’il aimerait mettre la main sur ce type. Par la loi, l’homme ne pourrait être requis que de payer quatre fois le pauvre homme, mais cela ne remplacerait jamais ce qu’il avait perdu.

Ce ne fut qu’à ce moment-là que maintenant que Nathan expliqua l’histoire. Le vrai vilain était David. Ce n’était pas un petit agneau qui avait été volé à un pauvre homme, mais une jeune femme, qui avait était prise à un homme sous l’autorité de David. Comme l’homme riche dans l’histoire avait beaucoup de moutons, David avait beaucoup de femmes. Comme l’homme riche prit ce qui ne lui appartenait pas, David prit la femme d’Urie. Si David pensait que le voleur riche méritait de mourir, combien de fois plus David méritait de mourir pour ce qu’il avait fait à Urie ?

Une chose m’a troublé à propos de la réprimande de Nathan. Pourquoi cela arriva-t-il si tard ? Pourquoi est-ce que Dieu ne confronta-t-il pas David avant qu’il n’ait péché avec Bath-Chéba ? Pourquoi est-ce que Dieu ne réprimanda pas David avant qu’il ait fait tué Urie ? Pourquoi est-ce que Dieu a-t-il attendu si longtemps avant d’agir ? Je crois que nous avons quelques indices dans la Bible. Dans 2 Pierre 3, nous lisons:

« 8 Mais il y a un fait que vous ne devez pas oublier, mes chers amis: c'est que, pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour.

  9 Le Seigneur n'est pas en retard dans l'accomplissement de sa promesse, comme certains se l'imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu'un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir. » (2 Peter 3:8-9)

De cela nous apprenons que Dieu retarde d’amener le jugement des hommes comme une manifestation de Sa grâce. Dieu retarde le jugement (Il fait preuve de patience) pour donner aux hommes l’opportunité de se repentir.

Nous trouvons une autre raison dans Genèse 15:

« 13 Le Seigneur lui dit:
   ---Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.

  14 Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses.

  15 Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse. 

16 C'est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu'à présent, les Amoréens n'ont pas encore mis le comble à leurs crimes. » (Genèse 15:13-16, mon accentuation en gras)

Plutôt que de « détruire le péché au départ », quelques fois Dieu retarde Son jugement pour permettre au péché de grandir. Dans Proverbes, nous trouvons beaucoup d’avertissements. Le jeune homme ou jeune femme (« mes fils ») est encouragé à éviter le péché en étant prévenu où ce mauvais chemin conduira. Par exemple, dans Proverbes 7, on nous raconte une histoire d’un jeune homme dépourvu de sens et d’une femme adultère. À la fin, la personne sans sens est dite:

« 24 Et maintenant, mes fils, écoutez-moi!
      Prêtez attention à mes paroles!

  25 Que votre cœur ne se laisse pas entraîner par une telle femme!
      Ne vous égarez pas dans ses sentiers,

  26 car nombreuses sont ses victimes blessées à mort,
      et ceux qu'elle a fait périr comptent parmi les plus robustes.

  27 Sa maison est le chemin du séjour des morts
      qui mène directement aux demeures de la mort. » (Proverbes 7:24-27, mon accentuation en gras)

Certains d’entres nous n’apprennent pas les choses facilement – en étant avertis à l’ avance; au lieu de ça, nous devons apprendre de façon douloureuse. Ce sont à ces moments-là que Dieu permet au péché de se développer en sa forme complète. Alors, nous pouvons voir par nous-mêmes où le péché conduit. Dieu permit au péché de David de grandir, sans encombre, jusqu'à ce que son désir incontrôlé entraîna la mort de plusieurs Israélites et des conséquences dévastatrices pour sa famille et le pays. Pas étonnant que la Bible nous dise,

« 23 Car le salaire que verse le péché, c'est la mort, mais le don gratuit que Dieu accorde, c'est la vie éternelle dans l'union avec Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romans 6:23)

Il y a encore une autre raison, je crois, pour le retard de Dieu à envoyer Nathan pour confronter David. Ce n’est pas que Dieu attendit pour commencer à s’occuper de David. Dieu attendit pour envoyer Nathan confronter David jusqu'à ce qu’Il eut assez préparé David pour la repentance. David lui-même nous dit cela dans Psaumes 32:

« 3 Tant que je taisais ma faute,
      je m'épuisais à gémir sans cesse, à longueur de jour.

  4 Sur moi, le jour et la nuit, ta main s'appesantissait,
      ma vigueur m'abandonnait comme l'herbe se dessèche lors des ardeurs de l'été.
      (Pause)

  5 Je t'ai avoué ma faute,
      je n'ai plus caché mes torts,
      j'ai dit: «Je reconnaîtrai devant l'Eternel les péchés que j'ai commis.»
      Alors tu m'as déchargé du poids de ma faute.
      (Pause) » (Psaumes 32:3-5)

Dieu attendit pour réprimander directement David jusqu'à ce que son esprit soit moins dur et plus sensible à son péché. Le cœur de David l’avait condamné longtemps avant que Nathan ne le réprimanda. Je crois que la réprimande de Nathan fut presque un soulagement pour David. Maintenant, finalement, son péché fut connu de tous et pouvait être confessé et pardonné.

Quelques fois on me demande de définir à quoi ressemble la vraie repentance. Normalement je dis aux gens qu’alors que la repentance peut être difficile à décrire à l’avance, elle est facile à reconnaître. Vous connaitrez la vraie repentance quand vous la verrez. Il n’y a aucun moyen de faire erreur sur la repentance dans les mots et les actions de David:

« 13 David dit à Nathan:
   ---J'ai péché contre l'Eternel!
   Nathan lui répondit:
   ---Eh bien, l'Eternel a passé sur ton péché. Tu ne mourras pas. » (2 Samuel 12:13)

David était vraiment un « homme qui correspondait aux désirs de Dieu » (1 Samuel 13:14; Actes 13:22). En dépit de ses péchés terribles, David aimait Dieu, et il écouta la réprimande de Nathan. Sa réponse est seulement une phrase courte. Il n’y a pas d’excuse ni de qualifications. David admit qu’il était coupable des accusations que Nathan avait énoncées. Il élaborera sur cela dans Psaumes 32 et 51, mais tout commenca par une très simple admission de culpabilité.

David fut pardonné (12:13). Il aurait dû mourir pour son péché, et il ne mourut pas. Mais il y aurait des conséquences douloureuses pour son péché.

« 14 Toutefois, comme par cette affaire tu as fourni aux ennemis de l'Eternel une occasion de le mépriser, le fils qui t'est né mourra. » (2 Samuel 12:14)

Non seulement le fils de David mourait, mais la famille de David et son royaume souffriraient aussi. Les conséquences étaient liées de près aux péchés de David:

« 9 Alors pourquoi as-tu méprisé ma parole en faisant ce que je considère comme mal? Tu as assassiné par l'épée Urie le Hittite. Tu as pris sa femme pour en faire la tienne, et lui-même tu l'as fait mourir par l'épée des Ammonites.

   10 Maintenant, la violence ne quittera plus jamais ta famille parce que tu m'as méprisé et que tu as pris la femme d'Urie le Hittite pour en faire ta femme.»

   11 Voici ce que déclare l'Eternel: «Je vais faire venir le malheur contre toi, du sein même de ta famille, je prendrai sous tes yeux tes propres femmes pour les donner à un autre, qui s'unira à elles au grand jour.

   12 Toi, tu as agi en cachette; mais moi j'exécuterai cela sous les yeux de tout Israël, au grand jour.»

   13 David dit à Nathan:
   ---J'ai péché contre l'Eternel!
   Nathan lui répondit:
   ---Eh bien, l'Eternel a passé sur ton péché. Tu ne mourras pas. » (2 Samuel 12:9-12)

Les conséquences pour les péchés de David étaient expliquées clairement et furent réalisées avec précision. Parce que David utilisa l’épée pour tuer Urie le Hittite, Dieu dit que l’épée ne quitterait pas la dynastie de David. L’épée fut souvent utilisée dans la dynastie de David. Son fils, Absalom, tuerait un autre fils, Amnôn. Absalom chercherait à détrôner David, et ainsi David devra combattre Absalom et ses armées pour protéger son royaume. Joab tuerait Absalom. Adoniya cherchera à s’établir lui-même comme roi à la place de David, et éventuellement Salomon le fera exécuter (1 Kings 1 et 2).

Parce que David prit la femme d’un autre homme en privé, Dieu dit à un autre homme de prendre les autres femmes de David à la vue de tous. Et cela arriva:

« 20 Alors Absalom dit à Ahitophel:
   ---Tenez conseil ensemble. Que dois-je faire?

   21 Ahitophel lui répondit:
   ---Va vers les épouses de second rang de ton père qu'il a laissées pour garder le palais, couche avec elles, et tout Israël saura que tu as outragé ton père. Ainsi le courage de tous tes partisans en sera affermi.

   22 On dressa donc une tente sur le toit en terrasse du palais, et Absalom y alla coucher avec les épouses de second rang de son père sous les yeux de tout Israël. » (2 Samuel 16:20-22, mon accentuation en gras)

Parce que David regardait le Seigneur avec mépris, le fils que Bath-Chéba eut avec lui mourrait. Et alors que ce fils mourut, David en fit un exemple très positif pour nous tous de la façon dont il se conduit. Du temps où l’enfant fut malade jusqu’au moment où il mourut, David jeuna et pria, comme si par hasard Dieu pourrait fléchir concernant sa mort. Quand le petit mourut, les serviteurs avaient peur de le dire à David, de peur qu’il puisse se blesser. S’il était si désespéré quand le bébé était malade, comment allait-il réagir quand il apprendrait que le petit était mort ? David remarqua que les serviteurs murmuraient et se douta que le petit était mort. Quand il leur demanda directement si le petit était mort, ils répondirent que oui.

Les serviteurs de David furent choqués de voir le roi se lever du sol, prendre un bain, changer ses vêtements, manger, puis aller à la maison du Seigneur pour vénérer. Ils lui demandèrent pourquoi il avait répondu comme ça. David leur dit qu’il savait que Dieu pourrait avoir pitié de l’enfant quand Il observait sa repentance. Mais maintenant que l’enfant était mort, il espérait cela comme venant du Seigneur, sachant que bien que l’enfant ne pouvait pas venir vers lui, il le joindrait un jour au paradis.152

Retour à l’Envoyeur

Le Viol de Tamar, la Fille de David

Il ne fallut pas longtemps pour que les conséquences promises pour le péché de David commencèrent à se déroulées. Le premier incident est le viol de la fille de David, Tamar,153 par son demi-frère, Amnôn. Amnôn « tomba amoureux »154 de Tamar, et grâce aux conseils de son « ami », Yehonadab, Amnôn persuada David qu’il était malade et que si sa sœur lui servait un repas, cela serait thérapeutique. Pourquoi David n’a-t-il pas senti un risque potentiel dans cette histoire est étonnant pour moi, mais je suspecte que son engourdissement d’Esprit dans ce domaine était lié à son propre collapse moral. (David aurait pu le suspecter puis le rejeter comme s’il venait de sa conscience coupable).

Je crois qu’il est important que Tamar fut agressée. Je suis convaincu que c’était un abus de pouvoir de David qui amena son union sexuelle avec Bath-Chéba. La femme ne fut pas invitée au palais de David ; il envoya des messagers pour l’amener à lui. Et maintenant, ce fut son fils – son fils ainé – qui viola la fille de David, sa demi-sœur. Ce fut David qui ordonna Tamar à aller chez Amnôn. Amnôn usa aussi son pouvoir pour accomplir son péché – pas seulement son pouvoir physique, mais son autorité. Amnôn ordonna tous ses serviteurs de quitter sa chambre. Qu’aurait-pu faire Tamar ? Maintenant David arriva à apprécier ce qu’avoir une personne qu’il aime être utilisée par une personne qui est puissante. Sans le savoir, David était un participant dans ce plan diabolique, qui ne lui apporta que la souffrance.

Le plan d’Yehonadab marcha. D’accord, ça ne raconte pas tous les détails, mais Amnôn ne semble pas avoir de difficulté à comprendre ce qu’Yehonadab voulait dire. Les plaidoiries de Tamar furent ignorées, mais après qu’Amnôn réussit à humilier sa demi-sœur, il la méprisa. Contrairement à David, il n’avait pas d’honneur du tout. Il ne la maria pas, comme Tamar pensa qu’il ferait, et comme elle le supplia. Il la jeta à la rue et verrouilla la porte derrière elle. Sa cruauté était au-delà de toute description.

Quand David apprit cet incident, il fut furieux. Au début, je pensais que David ne fit rien du tout. Mais les versets 21 et 22 semblent impliquer le contraire:

« 21 Le roi David apprit tout ce qui s'était passé et il en fut très irrité.

   22 Quant à Absalom, il n'adressait plus la parole à Amnôn, ni en bien, ni en mal, car il l'avait pris en haine à cause du viol de sa sœur Tamar. » (2 Samuel 13:21-22)

Les deux, David et Absalom, étaient furieux, mais Absalom se le garda. Il ne dit rien à Amnôn, bon ou mal. Je comprends que la réponse de David était différente. Je crois qu’il avait beaucoup à dire à Amnôn. Mais en dépit de ses mots, David semble n’avoir rien fait. Au moins, il aurait pu expulser Amnôn, ou il aurait pu insister qu’il marie Tamar. Il aurait pu au moins rendre sa désapprobation publique, comme il l’avait fait quand Joab assassina Abner (2 Samuel 3:27-39).

Absalom attendit deux ans pour prendre revanche sur Amnôn, pour ce qu’il avait fait contre sa sœur. Il persuada David d’envoyer Amnôn avec ses autres fils, à une célébration qu’il organisait à son ranch à la tonte des moutons. Une fois de plus, David sembla avoir quelques doutes, mais finalement il acquiesça, par cela devenant un complice à ce meurtre. Du rapport original que David reçut, il eut peur que tous ses fils avaient été tues par Absalom, mais ce n’était pas le cas. Yehonadab savait très bien que ce n’était pas le cas, et il le dit à David. Tout comme il facilita le viol de Tamar, il sembla connaître le plan d’Absalom pour tuer Amnôn, et pourtant il ne fit rien pour stopper aucun des crimes. Yehonadab est le genre d’ami dont personne n’a besoin.

La Folie d’Absalom

Après qu’Absalom tua Amnôn, il s’enfuit chez son grand-père, Roi Talmaï de Guechour (2 Samuel 3:3 ; 14:37). Bien que David fut remis de la mort d’Amnôn et désirait aller chercher Absalom, il ne le fit pas. Absalom resta à Guechour pendant trois ans. Finalement, Joab orchestra des évènements pour que David soit d’accord pour permettre à Absalom de revenir en Israël, mais David ne voulait toujours voir son fils face à face. Au moment où David avait été disposé à rencontrer Absalom, leur rapport avait déjà désintégré. Au moment où David était disposé à voir Absalom, leur relation avait déjà été détruite.

Absalom s’Engage Dans la Politique

Absalom était certainement un candidat logique pour roi, si les questions de cœur n’étaient pas considérées. Il était séduisant, intelligent, et il avait une façon charmante avec les gens. Quelque part le long du chemin, Absalom décida d’acquérir le royaume de son père. Tout comme il avait attendu patiemment pour tuer Amnôn, il fut aussi patient et résolu dans son plan pour acquérir le royaume de son père, David:

« 2 Il se levait de bon matin et se postait au bord de la route qui conduisait à l'entrée de la ville. Chaque fois que passait un homme qui se rendait auprès du roi pour demander justice à propos d'un litige, Absalom l'interpellait et lui demandait:
   ---De quelle ville viens-tu?
   L'autre répondait:
   ---Ton serviteur est de telle tribu d'Israël.

   3 Alors Absalom lui disait:
   ---Ta cause est juste et tu es dans ton bon droit, mais vois-tu, personne ne t'écoutera chez le roi.

   4 Puis il ajoutait:
   ---Ah! si je rendais la justice dans ce pays! Tous ceux qui seraient en litige ou en procès viendraient me trouver et je leur ferais justice!

   5 Quand quelqu'un s'approchait pour s'incliner devant lui, il lui tendait la main, le saisissait et l'embrassait.

   6 Absalom agissait ainsi envers tous ceux d'Israël qui se rendaient auprès du roi pour demander justice. De cette manière, il conquit insidieusement les suffrages des gens d'Israël. » (2 Samuel 15:2-6 )

Il n’est pas difficile de comprendre ce qui arriva et comment Absalom capitalisa dessus. Le people amenaient leurs disputes ou leurs inquiétudes devant le roi (1 Rois 3:16-28), ou ses représentants, pour un jugement. David a pu devenir « trop occupé » (ou trop important) pour de tels questions, et une bureaucratie a put être établie pour traiter ces affaires. Ceux qui ont fait la queue pour transférer une voiture ou pour renouveler leur permit de conduire savent quelles frustrations cela peut être. Un homme perspicace comme Absalom vit cela comme son opportunité pour gagner la confiance de ceux qui n’étaient pas contents avec le gouvernement de David.

Il peut difficilement être resumé d’une meilleure façon que de dire qu’Absalom devint un politicien typique. Il passait du temps parmi le peuple, leur promettant de leur donner ce qu’ils voulaient, s’il était roi. Il se faisait aimer des autres en donnant l’apparence d’être un humble serviteur du peuple et non pas un roi arrogant qui n’avait pas de temps pour les petites gens. Le peuple adorait entendre ça ; ils l’adoraient. Alors il arriva à détourner les cœurs du peuple de David vers lui.

Absalom réunit aussi les leaders qui renforceraient sa position autour de lui. Il recruta Ahitophel, le Guilonite, qui était avant le conseiller de confiance de David. David réalisa trop tard ce qui se passait. Ce fut par les mots d’un messager que David fut informé qu’une révolte de grande envergure mijotait sous la direction d’Absalom. La seule chose qui restait à faire était de fuir Jérusalem avec l’espoir d’échapper assez longtemps pour se regrouper, pour que les forces d’Absalom puissent être mises en défaite et son complot déjoué.

Ne laissant qu’un équipage réduit au stricte minimum, David fuit de Jérusalem, avec sa famille et ceux qui lui étaient loyaux. Voilà un autre temps dans la vie de David quand ses vrais amis montrèrent qui ils étaient. Ittaï le Gathiens refusa de quitter David, bien que David l’y encouragea (15:19-22). Houchaï le Arkien servit David en retournant à Jérusalem et prétendant être un fidèle serviteur d’Absalom, lui donnant ainsi l’opportunité de contrecarrer les conseils d’Ahitophel (15:31-37). Tsiba, le serviteur de Mephibocheth, rencontra David avec des ânes et des provisions de nourriture pour le roi et ceux avec lui (16:1-4).

Chimeï était un Benjaminite à qui le fait que David avait remplacé la dynastie de Saül avait déplu. Il accusa faussement David d’avoir tué tous ceux dans la maison de Saül. Abichaï, le fis de Tserouya et le frère de Joab et Asaël, voulait tuer Chimeï immédiatement, mais David ne le permit pas. David voulait être certain que Dieu ne parlait pas à travers Chimeï.

Pendant ce temps, à Jérusalem, Absalom arriva avec ses hommes et conquit le trône. Sa première décision fut quoi faire de David. Le conseil d’Ahitophel fut directement contredit par celui d’Houchaï (l’ami de David). L’avis contradictoire de ces deux conseillers peut être résumé comme ça :

Le Conseil d’Ahitophel L’Avis d’Houchaï

Poursuivre David Immédiatement Attendre Pour Attaquer

Utiliser une Force Spéciale de Guerriers Assembler l’Armée Toute Entière

Ahitophel Mènera la Poursuite Absalom Devrait Mener l’Attaque

Tuer Seulement David Tuer David et Son Armée

Bien que le conseil d’Ahitophel fût estimé presque autant qu’une prophétie (16:23), Dieu dirigea ces évènements pour que le conseil d’Houchaï domine. Cela donna à David et ses hommes le temps dont ils avaient besoin pour s’échapper et se préparer pour la bataille. Ahitophel réalisa qu’Absalom ne prévaudrait jamais sur David une fois qu’il adopta le plan qu’Houchaï proposa, alors il alla à sa maison, mit ses affaires en ordre et se suicida.

David divisa ces hommes en trois forces, menées par Joab, Abichaï, et Ittaï le Gathien. David avait l’intention de marcher avec son armée mais fut persuadé que cette fois, il serait mieux pour tous s’il restait à l’arrière. Les instructions de David à ses commandants fut le pire ordre qu’il donna en temps de guerre:

« 5 Le roi donna cet ordre à Joab, à Abichaï et à Ittaï:
   ---Par égard pour moi, ménagez le jeune Absalom!
   Toute la troupe l'entendit donner cet ordre à tous les chefs de l'armée au sujet d'Absalom. » (2 Samuel 18:5)

La folie de cet ordre est stupéfiante. C’était envoyer ses hommes à leur mort. Ils devaient risquer leurs vies combattant un ennemi cherchant à les tuer, pourtant ils furent ordonnés de ne pas faire de mal à celui qui était derrière tout ça. Tout le monde savait que le commandant des forces ennemies était la cible primordiale de la bataille:

« 2 Ensuite, il partagea l'armée en trois corps qu'il confia à Joab, à Abichaï, fils de Tserouya, frère de Joab, et à Ittaï, de Gath. Puis il annonça à la troupe qu'il les accompagnerait lui-même au combat.

   3 Mais les soldats s'écrièrent:
   ---Non, tu ne dois pas venir avec nous! Car si nous étions mis en fuite, on ne ferait pas attention à nous, et si même la moitié d'entre nous succombait, on n'y attacherait pas d'importance, mais toi, tu comptes autant que dix mille d'entre nous; d'autre part, il est préférable que tu puisses à tout moment venir à notre aide depuis la ville.

   4 Le roi leur dit:
   ---Je ferai ce que vous jugerez bon.
   Il se plaça donc près de la porte de la ville et toute l'armée sortit par «centaines» et par «milliers». » (2 Samuel 18:2-4; voir aussi 1 Kings 22:29-33

Notre propre histoire devrait nous enseigner qu’une armée ne devrait jamais être envoyée à la guerre si elle est ordonnée de ne pas gagner. Heureusement pour David, ce fut un ordre que Joab ignora.

La bataille eut lieu dans la forêt d’Ephraïm, et l’armée de David s’imposa sur l’armée d’Absalom. Dieu utilisa le terrain comme un allie. On nous dit que

« … ceux qui trouvèrent la mort dans la forêt furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l'épée. » (18:8)

Par bonheur, Absalom rencontra les hommes de David, mais comme il était sur une mule, et sa tête s’accrocha aux branches d’un chêne, l’arrachant de sa monture, et le laissant suspendu à l’arbre. Les hommes de David le virent suspendu mais ne le frappèrent pas à cause des ordres de David. Joab réalisa la stupidité de cet ordre155 et tua Absalom lui-même. Quand des messagers allèrent à David pour lui rapporter leur victoire, il devint évident que David aimait plus Absalom que ses propres soldats. Quand David continua à porter le deuil pour Absalom, ses soldats avaient honte et commencèrent à déserter silencieusement, comme s’ils avaient mal fait. Joab réprimanda David et lui dit que s’il voulait garder son armée et son trône, il devrait se rendre plus accessible à ses soldats et montrer plus d’appréciation. Au crédit de David, il accepta le conseil de Joab, et les hommes de David furent encouragés.

Le retour de David à Jérusalem créa une situation très bizarre pour ceux qui l’avaient auparavant rejeté comme leur roi. David prit l’initiative d’envoyer un mot à Tsadoq et Abiatar les prêtres, les poussant à dire aux responsables de ne plus retarder son accueil au trône. Il rendit aussi Amasa (qui avait été le commandant de l’armée d’Absalom, mais était aussi un parent) le commandement de son armée, à la place de Joab.

Les hommes de Juda accueillir rapidement David, mais le reste des tribus d’Israël furent bien plus réticentes. Comme David et ceux avec lui traversèrent le Jourdain, Tsiba, le serviteur de la maison de Saül, vint aider le roi. Chimeï, qui avait maudit David quand il s’échappait de Jérusalem, fit de nombreuses excuses. Abichaï voulait (à nouveau) l’exécuter, mais David eut pitié de Chimeï, lui assurant qu’il ne serait pas exécuté pour ce qu’il avait fait. D’autres vinrent aussi accueillir David. Puis les hommes d’Israël se plaignirent parce que le groupe qui accueillit David était principalement composé d’hommes de sa propre tribu – Juda. Il y eut des mots forts de contestation entre les hommes de Juda et les hommes d’Israël, élargissant l’écart dans leur relation et mettant tout en place pour le royaume divisé.

Chéba, Benjaminite, profita du conflit entre Juda et les autres tribus d’Israël et annonça une rébellion contre David et Juda. David retourna chez lui et ordonna à Amasa de rassembler les hommes de Juda pour qu’il puisse stopper la rébellion de Chéba. Pour quelques raisons que ce soient, il fallut à Amasa plus de temps que les trois jours que David avait permit. Par conséquent, David envoya Abichaï (le frère de Joab) après Chéba, avec Joab et les forces de Juda. Quand ils rattrapèrent Amasa, Joab avança vers lui pour l’accueillir. Il le surprit et le poignarda. Joab était à nouveau le commandant de l’armée. Chéba fut mis à mort, et la bataille entre Juda et Israël se termina. David était à nouveau le roi, comme Joab était à nouveau le commandant de son armée. Mais le royaume de David ne fut jamais comme il avait été avant son péché.

Les Derniers Chapitres de 2 Samuel

Dans le chapitre 21 de 2 Samuel, nous remarquons un évènement très intéressant (et très déconcertant). Après que David ait résumé son règne sur Israël, le pays souffrit d’une famine pendant trois ans. Il était évident que Dieu cherchait à attirer l’attention de David. Quand il demanda au Seigneur, il fut informé que la famine était due au massacre des Gabaonites par Saül. Les Gabaonites auraient dû être annihilés par les Israélites, mais ils furent déçus et stupidement entrèrent dans une alliance avec eux qui leur garantissait leur sécurité. Apparemment, Saül chercha à oublier l’alliance en tuant une partie des Gabaonites. La solution à cette injustice exigeait la mort de sept des descendants de Saül. Quand ces sept furent mis à mort et leurs os – avec les os de Saül et Jonathan – furent enterrés dans la tombe de Qish, la famine cessa.

Ensuite nous lisons à propos des dernières batailles de David. La force physique de David déclinait, et les autres devaient compenser. David combattit son Goliath des années auparavant, et maintenant cela devint le travail de certains de ses compagnons fidèles de continuer comme David. Comme Saül avait pu infecter ses guerriers avec ses propres peurs, les hommes de David devinrent les hommes braves au combat. Le courage de ses hommes était un hommage à David, leur chef (21:15-22).

Le Psaume qui est enregistré dans 2 Samuel 22 est aussi enregistré dans l’Ancien Testament comme le Psaume 18. Je crois qu’il est répété ici parce que son message est particulièrement important au contexte. Quand quelqu’un regarde en arrière à la vie de David, et à ses nombreuses victoires militaires, ce Psaume nous aide à voir le succès de David dans sa propre perspective. Le point principal du Psaume est de donner à Dieu la gloire pour les victoires de David:

« 35 C'est lui qui m'entraîne au combat,
      et me fait tendre l'arc de bronze.

   36 Ta délivrance me sert de bouclier.
      Par ta sollicitude, tu me rends fort,

   37 grâce à toi, j'avance plus vite,
      mes jambes ne fléchissent pas.

   38 Je poursuis tous mes adversaires, je les détruis
      et je ne reviens pas sans les avoir brisés.

   39 Je les achève, je les frappe:
      aucun ne se relève,
      ils sont étendus sous mes pieds.

   40 Tu me rends fort pour le combat,
      tu fais plier mes agresseurs: les voilà à mes pieds.

   41 Tu mets mes ennemis en fuite,
      ceux qui m'en veulent sont brisés.

   42 Ils ont beau crier au secours, personne ne vient à leur aide,
      et s'ils appellent l'Eternel, celui-ci ne leur répond pas.

   43 Je les réduis en poudre,
      je les piétine, je les foule comme la boue des rues.

   44 En face d'un peuple en révolte, tu me fais triompher.
      Tu me maintiens chef des nations.
      Un peuple qu'autrefois je ne connaissais pas m'est maintenant soumis.

   45 Oui, des étrangers me courtisent,
      au premier mot, ils m'obéissent.

   46 Les étrangers perdent courage,
      tremblants, ils quittent leurs bastions.

   47 Dieu est vivant! Qu'il soit loué, lui qui est mon rocher!
      Que l'on proclame la grandeur de Dieu, le rocher qui me sauve.

   48 Ce Dieu m'accorde ma revanche,
      il abaisse sous moi des peuples.

   49 Tu me fais échapper aux ennemis,
      oui, tu me fais triompher d'eux.
     Et tu viens m'arracher aux hommes violents.

   50 Aussi, je publie tes louanges, Eternel, parmi les nations,
      je te célèbre par mes chants[e].

   51 Pour son roi, l'Eternel opère de grandes délivrances.
      Il traite avec bonté celui qui a reçu l'onction,
      David et sa postérité, pour toute éternité. » (2 Samuel 22:35-51)

L’auteur de 2 Samuel veut dire clairement que c’est Dieu qui est le héro et que David n’est que Son instrument.

Les sept premiers versets du chapitre 23 sont quelques-uns des derniers mots de David. Ici, David ne parle pas comme un guerrier, mais comme un auteur et chanteur de cantiques. Il est assuré que l’Esprit de Dieu a parlé à travers lui dans les choses qu’il a dites et écrites:

« 2 L'Esprit de l'Eternel s'est exprimé par moi,
      ses paroles sont sur ma langue.

   3 Le Dieu d'Israël a parlé,
      le rocher d'Israël m'a dit:
      Le juste gouverneur des hommes
      qui gouverne en révérant Dieu » (2 Samuel 23:2-3).

C’est à cause de l’alliance de Dieu avec David qu’il succéda. Ceux qui sont mauvais font face à un destin totalement différent. Ils feront l’expérience du jugement de Dieu (23:6-7).

Le reste du chapitre 23 est la « salle de la gloire » de ces guerriers qui combattirent vaillamment pour David et pour Israël. Le point de cela semble être que les victoires de David, bien qu’importantes, ne venaient pas seulement de David. Dans le chapitre 22, nous sommes rappelés que ce fut vraiment Dieu qui est le roi d’Israël, et c’est Lui qui gagne leurs batailles. Maintenant, nous sommes rappelés que les victoires de David étaient aussi un effort d’équipe. Ces vaillants guerriers qui sont répertoriés font parti de la raison pour laquelle David fut si couronné de succès sur les champs de bataille. Le dernier répertorié parmi ces vaillants guerriers est Urie le Hittite, le soldat dont David s’appropria la femme, le soldat que David tua pour essayer de dissimuler son péché.

L’incident final dans 2 Samuel est un évènement très important pour David et pour Israël. C’est le deuxième péché majeur de David. D’une certaine façon, il est même plus délibéré que le péché de David avec Bath-Chéba:

« 1 L'Eternel se mit de nouveau en colère contre les Israélites et il incita David à agir contre leurs intérêts en lui suggérant l'idée de faire le recensement d'Israël et de Juda.

  2 Alors le roi ordonna à Joab, chef de son armée qui se trouvait près de lui:
   ---Parcours, je te prie, toutes les tribus d'Israël, depuis Dan jusqu'à Beer-Chéba; que l'on recense le peuple, pour que je sache quel en est le nombre!

  3 Joab dit au roi:
   ---Que l'Eternel, ton Dieu, rende le peuple cent fois plus nombreux et que mon seigneur le roi puisse encore le voir de ses yeux! Mais pourquoi mon seigneur le roi désire-t-il faire pareille chose?

  4 Mais le roi maintint l'ordre donné à Joab et aux chefs de l'armée. Ils se mirent donc en route pour faire le recensement d'Israël. » (2 Samuel 24:1-4)

« 1 Satan se dressa contre Israël et il incita David à faire le recensement d'Israël.

  2 Alors David ordonna à Joab et aux chefs du peuple:
   ---Allez recenser les Israélites aptes au service militaire depuis Beer-Chéba jusqu'à Dan, puis revenez me faire votre rapport, que je sache quel en est le nombre.

  3 Joab dit:
   ---Que l'Eternel rende son peuple cent fois plus nombreux! O roi, mon seigneur, ne sont-ils pas tous aujourd'hui déjà des sujets de mon seigneur? Pourquoi alors, mon seigneur ordonne-t-il pareille chose? Pourquoi chargerait-il Israël d'une faute?

  4 Mais le roi maintint l'ordre donné à Joab. Joab se mit donc en route et parcourut tout Israël. Puis il regagna Jérusalem. » (1 Chronicles 21:1-4)

Ces récits parallèles dans Samuel et Chronicles nous donnent une illustration plus complète de ce qui est arrivé, en ce qui concerne les facteurs contribuant. Dans 2 Samuel, nous lisons que Dieu était en colère avec Israël et qu’il avait poussé David à agir d’une façon qui amènerait le jugement sur le peuple. 1 Chronicles nous dit qu’« un adversaire » opposa Israël. À mon avis, l’« adversaire » était Satan.156 Dans cet incident, nous voyons que le péché d’un homme est un choix personnel, pour lequel il est tenu responsable. Néanmoins, Satan pourrait « mettre de l’huile sur le feu », comme il est enclin de faire. Et derrière tout ça, Dieu est complètement souverain. Comme dans les deux premiers chapitres du Livre de Job, Dieu peut permettre à Satan d’imposer à ou d’influencer quelqu’un pour que Ses buts (ceux de Dieu) souverains soient réalisés. Les péchés de David amenèrent la discipline divine sur le pays d’Israël, mais notre texte dit clairement qu’ils méritaient de souffrir à cause de leurs péchés en tant que nation. Je trouve difficile de faire plus d’une chose à la fois (par exemple, écouter un CD Chrétien, et écrire un sermon) ; Dieu est capable de faire beaucoup de choses à la fois. Il est capable de donner aux hommes, et même à Satan, une mesure de liberté, et de faire que le résultat accomplisse Ses plans et Ses buts prédéterminés.

« 22 Ecoutez bien, Israélites, ce que j'ai à vous dire. Vous le savez tous: Jésus de Nazareth --- cet homme dont Dieu vous a montré qu'il l'approuvait en accomplissant, par son moyen, au milieu de vous des miracles, des signes et des actes extraordinaires ---

   23 a été livré entre vos mains conformément à la décision que Dieu avait prise et au projet qu'il avait établi d'avance. Et vous, vous l'avez tué en le faisant crucifier par des hommes qui ne connaissent pas Dieu.

   24 Mais Dieu a brisé les liens de la mort: il l'a ressuscité, car il était impossible que la mort le retienne captif. » (Actes 2:22-24, mon accentuation en gras)

À partir de là, nous voyons les péchés de David de sa perspective. David décida de faire un recensement des Israélites. Ce fut quelque chose qui n’était pas en fait nécessairement mal (voir Nombres 1:1-2; 4:1-2; 26:1-4), mais il y avait cette instruction donnée dans Exode 30:

« 11 L'Eternel parla encore à Moïse en ces termes:

   12 ---Lorsque tu recenseras les Israélites, chacun d'eux donnera à l'Eternel une rançon pour sa vie au moment où il sera recensé; ainsi ce dénombrement ne leur attirera aucun malheur.» (Exodus 30:11-12)

Nous ne pouvons être certains de la raison exacte pour laquelle le recensement d’Israël était mal à ce moment. Il ne semblait pas être nécessaire, et il a pu être fait seulement pour flatter l’égo de David. Mais nous savons que c’était mal, et même un homme aussi spirituellement froid que Joab le savait, ainsi que d’autres leaders.

David ne voulait pas entendre parler des actions qu’il avait décidé de prendre, et ainsi il ordonna Joab de faire le recensement. Après presque un an, Joab rapporta le nombre de soldats disponibles au roi. Ce fut alors que la conscience de David le tourmenta à cause de ce qu’il avait fait. La conscience coupable de David venait probablement du fait que Dieu sembla avoir frappé Israël avec une sorte de fléau (1 Chronicles 21:7). Quand David avoua son péché et consulta le prophète Gad, le Seigneur lui donna son choix de punition:

« 12 ---Va dire à David: «Voici ce que déclare l'Eternel: Je t'impose l'un des trois châtiments suivants; choisis l'un d'eux et je te l'infligerai.»

   13 Gad se rendit donc chez David et lui communiqua le message; il lui dit:
   ---Que veux-tu que je fasse venir contre toi: sept années de famine dans ton pays, trois mois de déroute devant tes ennemis qui s'acharneront contre toi, ou trois jours de peste dans ton pays? Réfléchis donc et décide, puis dis-moi ce que je dois répondre à celui qui m'envoie. » (2 Samuel 24:12-13)

Le choix de châtiment de David révéla qu’il était toujours « un homme qui correspond aux désirs de Dieu ». Il choisit de souffrir les trois jours de fléau, pas parce que c’était la punition la plus courte en temps, mais parce qu’elle viendrait directement de la main de Dieu:

« 14 David répondit à Gad:
   ---Je suis dans un grand désarroi. Oh! tombons plutôt entre les mains de l'Eternel, car ses compassions sont grandes; mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes. » (2 Samuel 24:14)

Le fléau tomba sur Israël pendant les trois jours, et 70 000 hommes moururent dans le royaume. Le fléau sembla s’être répandu dans tout Israël, parce que quand l’ange étendit sa main sur Jérusalem (pour que le fléau tombe sur cette ville), le Seigneur l’arrêta, et la ville de Jérusalem fut épargnée. L’ange était près de l’aire d’Orna, le Yebousien. David dit à Dieu que cette punition était le résultat de son péché. Il pria que la punition tombe sur lui et sa famille, et pas sur le peuple. Gad instruisit David de construire un autel pour le Seigneur à l’aire d’Orna. David acheta l’aire d’Orna, construisit un autel, puis offrit des offrandes entièrement brûlées et des offrandes de communion. C’est précisément là (ou tout près) qu’Abraham offrit son fils Isaac (Genèse 22:2). Ce fut aussi là que Salomon construirait le temple (2 Chronicles 3:1).

Conclusion

Considérant ce texte, j’ai quelques inquiétudes que je dois partager avec vous avant de passer à l’application du texte. Pour commencer, ce que nous avons à la Maison Blanche ces dernières années est très similaire à ce qui arriva au palais du Roi David il y a des siècles. Le résultat est que j’ai bien peur que ce texte n’est pas du tout choquant pour nous. Nous ne sommes pas horrifiés qu’un homme qui professe croire en Dieu serait infidèle et s’engagerait dans la sexualité immorale – effectivement, qu’il utiliserait sa position et son pouvoir comme homme puissant pour la réaliser. Comparé à de récentes révélations de la mauvaise conduite présidentielle, l’histoire de David ne peut qu’être difficilement choquante. Un de mes amis du Tiers-Monde m’a dit que le genre de conduite que nous avons vu dans notre pays est attendu de dirigeants politiques dans d’autres parts du monde. Donc, je dois dire que nous ne devrions pas juger les actions de David (ou les actions de nos contemporains) dans notre culture, mais plutôt dans la perspective de la Parole de Dieu. La conduite de David était effroyable ; et si à personne d’autres, elle était effroyable aux yeux de Dieu.

De plus, je ne peux vous dire combien de fois j’ai entendu des hommes utiliser ce texte concernant les péchés de David comme justification pour leurs propres péchés. Quand ils sont confrontés à leurs péchés, beaucoup d’entres eux répondent quelque chose comme ça, « Ben, David pécha, avoua, et Dieu le laissa s’en sortir sans une punition trop forte, alors pourquoi Dieu ne me traiterait-Il pas de la même façon ? »

Je dois dire plusieurs choses en réponse à ce genre d’argument. Premièrement, Paul traita très spécifiquement avec ce genre de logique dans Romains 6 et aussi dans 1 Corinthiens 6:

« 1 Que dire maintenant? Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde?

  2 Loin de là! Puisque nous sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché? » (Romains 6:1-2)

« 12 Que le péché n'exerce donc plus sa domination sur votre corps mortel pour vous soumettre à ses désirs.

   13 Ne mettez pas vos membres à la disposition du péché comme des armes au service du mal. Mais puisque vous étiez morts et que vous êtes maintenant vivants, offrez-vous vous-mêmes à Dieu et mettez vos membres à sa disposition comme des armes au service du bien. » (Romains 6:12-13)

« 21 Or, quels fruits portiez-vous alors? Des actes dont le seul souvenir vous fait rougir de honte aujourd'hui, car ils conduisent à la mort.

   22 Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c'est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c'est la vie éternelle.

   23 Car le salaire que verse le péché, c'est la mort, mais le don gratuit que Dieu accorde, c'est la vie éternelle dans l'union avec Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 6:21-23)

« 9-10
   Ne savez-vous pas que ceux qui pratiquent l'injustice n'auront aucune part au royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: il n'y aura point de part dans l'héritage de ce royaume pour les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers ou les homosexuels, ni pour les voleurs, les avares, pas plus que pour les ivrognes, les calomniateurs ou les malhonnêtes.

   11 Voilà bien ce que vous étiez, certains d'entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été purifiés du péché, vous en avez été déclarés justes au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l'Esprit de notre Dieu. » (1 Corinthiens 6:9-11)

La grâce de Dieu n’est jamais une excuse pour pécher. Je n’ai encore jamais vu un Chrétien qui pécha volontairement s’en sortir avec un sourire sur son visage, avec un air satisfait pour l’avoir fait. Le salaire du péché est la mort. Satan promet beaucoup, mais il donne peu. Le prix pour le péché est élevé, et le tour de manège est court.

Deuxièmement, quand nous lisons toute l’histoire de la vie de David après son péché, nous réalisons douloureusement combien coûteux son péché fut. David se repentit pour ses péchés, et Dieu les pardonna, mais les conséquences de ses péchés furent grandes (2 Samuel 12:13-14). Le fils de David mourut. La fille de David fut violée par un de ses fils. Un autre fils chercha à lui prendre son trône. Aussi, bien trop d’Israélites moururent.

Ces derniers jours, beaucoup de responsables chrétiens sont tombés dans le péché sexuel (ainsi que dans d’autres péchés). Quelques-uns de ces hommes se sont sincèrement repentis ; les confessions d’autres laissent à désirer. Trop souvent, ceux qui sont tombés semblent penser que tout ce qu’ils ont à faire est de « se repentir » et que tout redeviendra comme avant – que d’une façon ou d’une autre ils peuvent « remonter le temps » sur leurs péchés et leurs conséquences. Ce ne fut jamais pareil pour David après son péché, et ce ne sera jamais pareil pour vous, ou pour moi non plus. Le péché vient toujours à un prix qui excède tous plaisirs temporaires qu’il peut promettre, ou même fournir.

Quelle différence il y a entre cette description du péché de David, que nous trouvons dans nos Bibles, et la version que nous voyons venant d’Hollywood. Le péché n’est pas glorifié ou séduisant. Les conséquences ne sont pas oubliées, ni ses plaisirs exagérés. Notre texte a l’intention de nous avertir à propos du péché et non pas nous tenter de pécher.

Ayant dit cela, il y a d’autres leçons importantes pour nous à apprendre de notre texte. Permettez-moi de conclure en suggérant seulement quelques zones d’application.

Premièrement, nous voyons que bien que le péché de l’homme est mal et a des conséquences douloureuses, Dieu peut causer le mal que nous voulons faire être utiliser pour le bien. Nous avons vu cela avec les péchés des frères de Joseph:

« 20 Vous aviez projeté de me faire du mal, mais par ce que vous avez fait, Dieu a projeté de faire du bien en vue d'accomplir ce qui se réalise aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. » (Genèse 50:20)

Bien que le premier enfant né de David et Bath-Chéba mourut, leur fils Salomon fut aimé du Seigneur et choisi pour être le prochain roi d’Israël. Le péché de David de faire le recensement des Israélites coûta beaucoup de vies, mais il résultat en l’achat de l’endroit où le temple sera construit par Salomon. Dieu est capable de prendre les péchés des hommes (sans les causer ou les justifier) et les tourner en instruments pour Ses bénédictions. Dieu est capable de faire concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin (Romains 8:28). Le péché de l’homme ne peut contrecarrer les fins éternelles de Dieu.

Deuxièmement, dissimuler nos péchés n’ajoute qu’à nos péchés ; avouer nos péchés et se repentir est la seule cure. David chercha à dissimuler son péché en commettant un meurtre. Cela ne le rendit que plus coupable. Ce ne fut seulement qu’après que David avoua ses péchés qu’il fit l’expérience du pardon et de la réconciliation de Dieu.

Troisièmement, notre texte a beaucoup à nous apprendre à propos du leadership, spécialement à propos du mauvais leadership. Alors que David est l’illustration du bon leadership quand il fit face à Goliath, il nous fournit aussi beaucoup d’illustrations de mauvais leadership. David abusa sa position et son pouvoir en prenant Bath-Chéba et en tuant son mari, Urie le Hittite. Un homme pauvre et impuissant n’aurait pas pu faire ce que David fit. Il échoua fréquemment dans son leadership en tant que père. L’échec de David à diriger sa famille coûta à sa fille son innocence et détruisit sa vie. David aurait certainement dû voir les avertissements dans ce qu’Amnôn demandait. Il échoua à diriger de juste façon en traitant avec le péché d’Amnôn. L’échec de David à discipliner Amnôn était de blâmer en partie la rage et la vengeance d’Absalom. David échoua à traiter avec Absalom comme il aurait dû faire. Il fut virtuellement forcé de s’occuper de son fils, bien qu’il l’aimait profondément. Puis, bien sur, David envoya ses hommes combattre Absalom et son armée mais ordonna à ses hommes de ne pas faire de mal à ce rebelle.

Quatrièmement, nous apprenons qu’il n’y a pas de telle chose qu’un péché privé. Combien de fois en juste quelques années, on nous a dit que les péchés du plus haut leader politique de notre nation étaient « privés », et ainsi, pas une question d’intérêt public ? Le péché de David était privé, et il avait tout à voir avec sa vie publique et avec son leadership. Le péché éroda l’autorité de David et de son administration. Le péché de David coûta non seulement la vie d’un héro militaire – Urie le Hittite – mais aussi les vies de quelques-uns de ses autres vaillants soldats. Le péché de David fut dévastateur pour sa famille. Les péchés de David divisèrent le pays et mirent les Israélites en guerre avec leurs compatriotes. Un péché privé à tout à voir avec la politique publique, avec le ministère public. Permettez-moi de vous rappeler des paroles de Dieu à David:

« 12 Toi, tu as agi en cachette; mais moi j'exécuterai cela sous les yeux de tout Israël, au grand jour.» » (2 Samuel 12:12)

Quand j’étais étudiant au Séminaire Théologique de Dallas, nous avions un service très spécial à la chapelle en l’honneur de la remise des diplômes. C’était une occasion très solennelle, au moins pour l’administration. Mais un couple d’étudiants avaient fait une bannière qui fut enroulée comme un manuscrit. Ils l’avaient suspendu au-dessus du rideau, cachée de tous, et avaient attache une ligne de pêche pour qu'elle puisse être libérée depuis le fond de l'auditorium. À un moment donné, la bannière fut libérée, et elle se déroula sous les yeux de tous. On pouvait lire quelque chose comme ça: « Est-Ce Là Tout Ce Que la Grâce de Dieu Peut Faire ? » Apparemment un des derniers speakers avait utilisé ces mots, et maintenant ils étaient appliqués à toute la classe.

Il y avait une certaine mesure de vérité à ces paroles. Qu’il était facile pour les étudiants du séminaire, après des années d’étude des langues originales, de la théologie, d’apprendre à prêcher, de penser que nous étions vraiment quelque chose de spécial. Ce fut exactement la façon que David ressentit, juste avant sa chute. Notre texte devrait nous rappeler que même les plus grands hommes de la Bible étaient des hommes qui avaient des pieds d’argile (comme un de mes amis dit, « je suis d’argile de la plante de mes pieds à mes aisselles. ») Même les meilleurs hommes qui n’ont jamais vécu étaient des pécheurs, à qui le salut éternel était dû à la grâce de Dieu seul, et le cadeau gratuit du salut que Dieu donne à tous ceux qui croient, séparé des œuvres.

Cela doit nous avertir à propos d’idolâtrer les hommes. C’était le problème avec le désir d’Israël d’avoir un roi. C’était de l’idolâtrie. Ils voulaient quelqu’un qu’ils pourraient voir, qui les mènerait et combattrait leurs batailles. Personne n’est digne d’être une idole. Seul Dieu mérite notre adoration et vénération comme Dieu. David, bien qu’il fut un grand roi, n’aurait jamais pu réaliser les espoirs d’Israël pour le « roi parfait », le libérateur promis (Genèse 3:15; 49:10; Deutéronome 18:18-19; 2 Samuel 7:14-16). Seul le Messie pouvait remplir ce rôle. David sacrifia les autres, pour ses seuls intérêts. Jésus mit de coté Ses intérêts et Se sacrifia Lui-même, pour que nous puissions recevoir la vie éternelle:

« 5 Tendez à vivre ainsi entre vous, car c'est ce qui convient quand on est uni à Jésus-Christ.

   6 Lui qui, dès l'origine,
      était de condition divine,
      ne chercha pas à profiter
      de l'égalité avec Dieu,

   7 mais il s'est dépouillé lui-même,
      et il a pris
      la condition du serviteur.
      Il se rendit semblable
      aux hommes en tous points,
      et tout en lui montrait
      qu'il était bien un homme.

   8 Il s'abaissa lui-même
      en devenant obéissant,
      jusqu'à subir la mort,
      oui, la mort sur la croix. » (Philippiens 2:5-8)

Lui seul est Celui que nous devons vénérer et adorer comme le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Lui seul est Celui à qui nous devrions avouer pour le pardon des péchés et le don de la vie éternelle.


148 This is the edited manuscript of a message delivered by Robert L. Deffinbaugh, teacher and elder at Community Bible Chapel, on March 25, 2001.

149 Unless otherwise indicated, all Scripture quotations are from the NET Bible. The NEW ENGLISH TRANSLATION, also known as THE NET BIBLE, is a completely new translation of the Bible, not a revision or an update of a previous English version. It was completed by more than twenty biblical scholars who worked directly from the best currently available Hebrew, Aramaic, and Greek texts. The translation project originally started as an attempt to provide an electronic version of a modern translation for electronic distribution over the Internet and on CD (compact disk). Anyone anywhere in the world with an Internet connection will be able to use and print out the NET Bible without (continued) cost for personal study. In addition, anyone who wants to share the Bible with others can print unlimited copies and give them away free to others. It is available on the Internet at: www.netbible.org.

150 We know from personal experience that the roof of the “King David Hotel” in Jerusalem has a commanding view of the city.

151 My thanks to Virginia Oubre, who reminded me that Bathsheba’s father, Eliam, was also a military hero (2 Samuel 23:34), and that her grandfather was Ahithophel, David’s counselor, who abandoned David and became Absalom’s advisor (2 Samuel 15:12ff.). Did the fact that Uriah was the husband of Ahithophel’s granddaughter have anything to do with this? I suspect it did (compare 2 Samuel 3:6-12).

152 This is an issue that requires more time and explanation than we can provide in this study. For a more detailed exposition of 2 Samuel 12 and the death of David’s son, please consult my lesson on the Biblical Studies Foundation web site. It can be found at: /docs/ot/books/2sa/deffin/2sam-12.htm

153 We know from 2 Samuel 3:2-3 that Amnon was David’s firstborn son, whose mother was Ahinoam the Jezreelite. His third son was Absalom, the son of Maacah, daughter of King Talmai of Geshur. Further, we learn from 2 Samuel 13:1 that Tamar was Absalom’s sister. She would thus be the half-sister of Amnon.

154 For those who seek to overwork the fine points of the Greek language, I should warn you that the word for “love” in 2 Samuel 13:1-2 in the Septuagint (the Greek translation of the Old Testament) is agape. My point is that we need to be careful not to assume that “agape love” is always “the highest form of love.”

155 David’s foolish order here reminds me a bit of the oath Saul foolishly imposed on his men, causing them not to be nourished in the time of battle – see 1 Samuel 14:24ff.

156 In the King James Bible, this Hebrew word occurs twenty-seven times. Nineteen times it is rendered “Satan.” Seven times it is rendered “adversary,” and in two of these instances the “adversary” is God (Numbers 22:22-23). Thus, most translations render this word “Satan” in our text.

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