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18. David Devient Roi d’Israël

Le Livre de 1 Samuel 16 – 2 Samuel 10148

Introduction

« C’était le meilleur des temps, le pire des temps, … » Comme ça commence « The Tales of Two Cities » de Charles Dickens. C’est la façon dont ma femme et moi regardons en arrière sur les jours quand j’étais étudiant au séminaire. Dans ces deux premières années, nous ne savions pas souvent d’où l’argent allait venir pour la nourriture, les frais du séminaire ou les factures de l’hôpital. C’était des temps difficiles à beaucoup d’égards, mais ils étaient aussi les meilleurs. Maintes fois, nous avons vu la main de provision et de protection de Dieu. Nous avons fait l’expérience de la grâce et du soin de Dieu à travers beaucoup d’amis généreux et solidaires, et par les réponses inattendues à nos prières.

Je pense que David dirait la même chose de ses premières années, avant qu’il n’arrive au pouvoir comme le roi d’Israël. Il eut quelques temps difficiles. Il était le fils cadet, et il sembla récolter tout le sale travail. Ses frères ne s’occupaient pas de lui, mais le traitaient avec un grand manque de respect (1 Samuel 17:28). Il ne fut même pas présent pour la sélection du roi d’Israël (1 Samuel 16:10-11). Après avoir été proclamé roi d’Israël et avoir battu Goliath, il dut échapper à Saül, qui cherchait à perpétuer son règne en tuant son remplaçant.

Ces jours-là furent des jours difficiles pour David, mais ils furent aussi « les meilleurs ». David apprit à traiter avec le danger, et il apprit aussi à combattre (voir 1 Samuel 16:18). Il apprit à compter sur Dieu et à aimer Sa Parole. Il apprit l’obéissance et la soumission, même quand sa vie était en danger. Il développa des amitiés et des alliances très fortes.

C’est la première portion de la vie de David qui sera le sujet de notre étude dans cette leçon. Nous commencerons avec l’onction de David dans 1 Samuel 16, et nous finirons à la période quand David fut nommé roi d’à la fois Israël et Juda (2 Samuel 10). Il y a beaucoup d’histoires excitantes dans notre texte avec beaucoup de leçons importantes à apprendre pour nous, alors écoutons bien ce que Dieu doit nous dire à travers la vie de David, ses amis et ses ennemis.

David est Oint Comme Roi d’Israël (1 Samuel 16:1-13)

Dieu réprimanda Samuel pour continuer à porter le deuil pour Saül. Il ne devait pas être pris en pitié. Dieu s’était occupé de lui, à juste titre. Samuel fut alors ordonné d’aller voir un homme nommé Isaï à Bethléhem et d’oindre un de ses fils prochain roi d’Israël. Premièrement, la chose qui attira mon attention dans ce texte est la peur exprimée par Samuel et par les responsables de Bethléhem:

« 2 Samuel répondit:
   ---Comment puis-je faire cela? Saül l'apprendra et il me fera mourir!

   L'Eternel lui dit:
   ---Tu emmèneras une génisse et tu diras que tu vas m'offrir un sacrifice.

   3 Tu inviteras Isaï à y assister et je t'indiquerai alors ce que tu devras faire. Tu conféreras de ma part l'onction à celui que je te désignerai.

   4 Samuel fit ce que l'Eternel lui avait ordonné. Lorsqu'il arriva à Bethléhem, les responsables de la ville, inquiets, vinrent au-devant de lui et lui demandèrent:
   ---Ta venue annonce-t-elle quelque chose de bon? » (1 Samuel 16:2-4, mon accentuation en gras)

Nous avons besoin de nous rappeler que jusqu'à ce point, David n’avait pas été nommé le prochain roi. Goliath n’avait pas été tué par David. David était un jeune berger inconnu. En d’autres mots, Saül n’était pas menacé par David ; il n’était menacé par personne qui pourrait jouer un rôle dans la nomination de son remplaçant. Saül était un homme qui me rappelle beaucoup d’Herod, qui tuerait tous les jeunes enfants mâles vivant à et autour de Bethléhem, juste pour empêcher un d’eux de devenir le « roi d’Israël » (voir Matthieu 2:16-18). Samuel avait même peur que Saül le tuerait, car il était la personne logique pour oindre le prochain roi. Saül était un homme très dangereux.

Deuxièmement, la chose importante dans ces versets est qui Dieu choisit pour être le roi. Comme la plupart d’entre nous, Samuel regarda au fils ainé et assuma qu’il était celui que Dieu avait choisi. Il avait tort. Saül était le roi de l’homme, qu’Israël voulait pour son roi. Le fils ainé d’Isaï était probablement quelque chose comme Saül en termes d’âge, grandeur, et de stature. Saül était un homme qui dominait physiquement – il dépassait d’une tête ses compatriotes (1 Samuel 9:2), mais son cœur n’était pas tourné vers le Seigneur. Cette fois Dieu nommerait un homme dont le cœur était justement tourné vers Lui. David était un jeune homme séduisant (16:12), et il était vu comme un « brave guerrier », même avant d’avoir tué Goliath (16:18). Nous savons que l’armure de Saül était trop large et encombrante pour lui, alors David devait être un homme plus petit, au moins beaucoup plus petit que Saül ; et, il serait sûr de dire, il était plus jeune (17:33,43).

Il y a beaucoup d’inquiétude de nos jours à propos de « portrait racial », mais je vous suggèrerais que nous devrions aussi être inquiets en ce qui concerne le « portrait de dirigeants ». C’est un fait bien connu et communément accepté qu’un nombre disproportionné de dirigeants en Amérique sont des hommes qui sont « grands, bruns, et séduisants », pour ainsi dire. Dans la communauté chrétienne, nous avons notre propre version de « portrait de dirigeants ». Les comité de direction de l’église et des organisations chrétiennes sont le plus souvent des bureaucrates, des hommes d’affaires prospères. Quand nous cherchons des leaders, nous donnons une importance disproportionnée à l’éducation, l’intelligence, la confiance de soi, l’assurance, et plus que tout, la prospérité. Nous pourrions bien faire de penser davantage au choix de Dieu de David comme roi de l'Israël et ne pas nous permettre d'oublier les mots de l'Apôtre Paul sur cette question:

« 26 Considérez donc votre situation, frères: qui êtes-vous, vous que Dieu a appelés à lui? On ne trouve parmi vous que peu de sages selon les critères humains, peu de personnalités influentes, peu de membres de la haute société!

   27 Non! Dieu a choisi ce que le monde considère comme une folie pour confondre les «sages», et il a choisi ce qui est faible pour couvrir de honte les puissants.

   28 Dieu a porté son choix sur ce qui n'a aucune noblesse et que le monde méprise, sur ce qui est considéré comme insignifiant, pour réduire à néant ce que le monde estime important.

   29 Ainsi, aucune créature ne pourra se vanter devant Dieu.

   30 Par lui, vous êtes unis au Christ, qui est devenu pour nous cette sagesse qui vient de Dieu: en Christ, en effet, se trouvent pour nous l'acquittement, la purification et la libération du péché.

   31 Et il en est ainsi pour que soit respecté ce commandement de l'Ecriture:
      Si quelqu'un veut éprouver de la fierté,
      qu'il place sa fierté dans le Seigneur. » (1 Corinthiens 1:26-31)149

Rappelons-nous, les disciples n’étaient pas non plus des hommes que nous aurions choisis pour être les apôtres de notre Seigneur:

« 13 Les membres du Grand-Conseil étaient étonnés de voir l'assurance de Pierre et de Jean, car ils se rendaient compte que c'étaient des gens simples et sans instruction; ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. » (Actes 4:13)

Tenons compte de notre texte et des mots de l’Apôtre Paul. Prenons garde à ceux de Saül et recherchons ceux de David.

La nomination de David par Samuel le désigna comme le choix de Dieu comme prochain roi d’Israël. Il se pourrait bien que les frères de David furent soulagés, sachant que Saül essayerait de tuer n’importe qui qui semblerait menacer sa continuation comme roi. Mais au-delà de designer David comme le choix de Dieu comme roi, l’onction de David fut accompagnée par la descente de l’Esprit de l’Eternel sur lui:

« 13 Samuel prit la corne pleine d'huile et il en oignit David en présence de sa famille. L'Esprit de l'Eternel tomba sur David et demeura sur lui à partir de ce jour-là et dans la suite. Après cela, Samuel se remit en route et retourna à Rama. » (1 Samuel 16:13)

Comme avec l’onction de Saül (10:1-11), l’Esprit de Dieu fut donné pour responsabiliser le roi de Dieu, pour réaliser sa tâche. Quand l’Esprit abandonna Saül et vint sur David, c’était un signe sur que des choses allaient changer. À partir de ce moment là, les choses ne seraient jamais plus pareilles ni pour Saül, ni pour David.

Le Grand Echange d’Esprit (1 Samuel 16:14-23)

C’est en fait un des textes les plus difficiles de 1 Samuel. Il n’est pas vraiment surprenant de lire que l’Esprit de Dieu « se retira de Saül », mais il est surprenant de lire qu’ « un mauvais esprit de Dieu se mit à le tourmenter » (1 Samuel 16:14). Si Dieu prend le royaume de Saül et le donne à David, nous pouvons comprendre pourquoi l’Esprit quitta Saül (verset 14) au même instant qu’il est donné à David (verset 13). Mais pourquoi est-ce que Dieu enverrait « un mauvais esprit » pour tourmenter Saül ?

Nous devons surement nous demander, « Pourquoi est-ce que Dieu enverrait un mauvais esprit pour tourmenter n’importe qui ? » Nous espèrerions Satan de le faire, n’est-ce pas ? La réponse devrait probablement être trouvée dans les deux premiers chapitres du Livre de Job. Là, nous lisons que Satan dut demander la permission à Dieu avant d’amener beaucoup de souffrances à son saint. Bien que Satan soit la cause immédiate de la souffrance de Job, il ne pouvait rien faire sans la permission de Dieu. Job souffrit des mains de Satan, seulement parce que Dieu le permit. J’assume que la même chose est vraie dans notre texte et ainsi, l’auteur pourrait parler de cela comme « le mauvais esprit de Dieu ». Dieu n’est pas la cause immédiate des problèmes de Saül, mais Il est celui qui à la fin est au contrôle de toutes choses. Cela pourrait ne pas être complètement différent de ce que nous trouvons dans le Nouveau Testament:

« 2 C'était au cours du repas de la Pâque. Déjà le diable avait semé dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariot, le projet de trahir son Maître et de le livrer. » (Jean 13:2)

« 27 Dès que Judas eut reçu ce morceau de pain, Satan entra en lui.
   Alors Jésus lui dit:
   ---Ce que tu fais, fais-le vite. » (Jean 13:27)

« 5 qu'un tel homme soit livré à Satan en vue de la destruction du mal qui est en lui afin qu'il soit sauvé au jour du Seigneur.» (1 Corinthiens 5:5)

Le résultat est que Dieu est souverain, et rien ne peut arriver qui soit contraire à Son but et Son plan divin. Un mauvais Esprit peut tourmenter un homme seulement parce que Dieu le permet, et dans ce sens, il pourrait être dit qu’il « est un Esprit de Dieu ». Je dois aussi signaler que par la jalousie et la rage incontrôlée de Saül, il s’est lui-même ouvert à l’activité satanique.

Nous ne devrions pas manquer de voir la main providentielle de Dieu dans tout ça. Saül n’était pas juste maintenant soumis à des crises démoniaques. Ses servants les reconnurent comme étant démoniaques, et ils semblèrent savoir que la musique pouvait quelque fois apaiser une âme tourmentée comme celle de Saül. Alors ils engagèrent David, qui était un musicien de qualité, pour jouer de la lyre et ainsi calmer l’esprit troublé de Saül. Le résultat de cela – David fut introduit au protocole de la royauté, entraînement sur emploi pour quand il deviendrait roi.

Quelqu’un pourrait assumer que toutes les actions pécheresses de Saül étaient le résultat de cet « échange d’Esprit », mais je ne crois pas du tout que ce fut le cas. Rappelons-nous, les deux grands péchés150 de Saül qui « le privèrent de son royaume » furent commis avant l’arrivée du « mauvais Esprit » et durent être fait avant que le saint Esprit fut retiré ! De plus, le « mauvais Esprit » ne tourmentait pas constamment Saül, mais plutôt ne le tourmentait que de temps en temps. Le mauvais Esprit poussa Saül à jeter sa lance sur David (18:10-11), mais d’autres actes de Saül semblent être venus de Saül lui-même (20:30-33).

Il est important pour nous de remarquer que la jalousie et la rage incontrôlée de Saül n’apparurent pas soudainement quand Saül réalisa que David était son remplaçant. Saül fut diabolisé et sujet à des crises de rage, avant qu’il ne sut que David devrait le remplacer. David n’a pas rendu Saül comme il était ; Saül était comme ça, même avant que l’Esprit de Dieu ne le quitte. Avant que David ne fût oint, à la fois Samuel et les responsables de Bethléhem avaient très peur de Saül (16:2,4). Je crois qu’une personne pourrait faire un argument sur le sujet que le péché de Saül ouvrit la porte à son comportement diabolique.

Quelques fois nous sommes rapides à blâmer Satan pour nos péchés, alors que nous en sommes la source. À mon avis, le « mauvais Esprit » accrut simplement les péchés de Saül.170Un Homme Digne du Trône: David et Goliath (1 Samuel 17)

Le roi d'Israël devait être un homme qui dirigerait le pays pendant une guerre:

« 20 Nous voulons, nous aussi, être dirigés comme tous les autres peuples. Notre roi rendra la justice parmi nous et prendra notre commandement pour nous mener au combat. » (1 Samuel 8:20)

« 1 Samuel prit le flacon d'huile qu'il avait emporté et en répandit le contenu sur la tête de Saül, puis il l'embrassa et dit:
   ---Par cette onction, l'Eternel t'établit chef du peuple qui lui appartient. [C'est toi qui le gouverneras, tu le sauveras des ennemis qui l'entourent. Et voici la preuve que c'est l'Eternel qui t'établit chef de son peuple par cette onction.] » (1 Samuel 10:1)

Les deux grands péchés de Saül étaient liés à son rôle de commandant en chef de l’armée d’Israël. Dans le chapitre 17, nous montrerons comment Saül manqua à son devoir de roi, et comment David réalisa ses responsabilités comme le nouveau roi nommé.

« 1 Les Philistins mobilisèrent leurs troupes pour une expédition guerrière, ils se rassemblèrent à Soko en Juda et dressèrent leur camp entre Soko et Azéqa, à Ephès-Dammim.

  2 Saül, de son côté, rassembla les hommes d'Israël et ils campèrent dans la vallée du Chêne. C'est là qu'ils prirent position en ordre de bataille face aux Philistins.

  3 Ceux-ci occupaient un versant de la montagne et les Israélites le versant opposé; la vallée séparait les deux armées.

  4 Alors un champion sortit du camp des Philistins et s'avança vers Israël. C'était un géant mesurant près de trois mètres, nommé Goliath, originaire de Gath.

  5 Il était revêtu d'un casque de bronze et d'une cuirasse à écailles en bronze pesant une soixantaine de kilos.

  6 Ses jambes étaient protégées par des plaques de bronze et il portait en bandoulière sur ses épaules un javelot de bronze.

  7 Le bois de sa lance avait la grosseur d'un cylindre de métier à tisser, le fer de lance à lui seul pesait près de sept kilos. Il était précédé d'un homme qui portait son bouclier.

  8 Il se campa face aux troupes israélites, et leur cria:
   ---Pourquoi vous êtes-vous rangés en ordre de combat? Moi, je suis le Philistin, et vous, les esclaves de Saül. Choisissez parmi vous un homme, et qu'il m'affronte en combat singulier!

  9 S'il peut me battre et qu'il me tue, alors nous vous serons assujettis. Mais si c'est moi le vainqueur et si je le tue, c'est vous qui nous serez assujettis et vous serez nos esclaves.

  10 Puis il ajouta: Je lance aujourd'hui ce défi à l'armée d'Israël. Envoyez-moi un homme et nous nous affronterons en combat singulier.

  11 Quand Saül et toute son armée entendirent ces paroles du Philistin, ils furent démoralisés et une grande peur s'empara d'eux. » (1 Samuel 17:1-11)

Saül était celui qui devait mener ses soldats au combat. Il était aussi le « Goliath » d’Israël, car il était bien plus grand que le reste du peuple (1 Samuel 9:2 ; 10:23). Saül était le champion des soldats Israélites, pourtant on ne le trouvait pas en premières lignes de la bataille, mais observant d’une distance lointaine. Au moment où ses soldats avaient le plus besoin de Saül, il avait peur. Ce n’était pas étonnant que ses hommes avaient aussi peur (17:11,24).

Les Israélites et les Philistins se trouvaient face à face, chacun sur une colline, séparées par une vallée avec un cours d’eau. Pendant quarante jours, ces deux armées se firent face. Les Israélites semblaient avoir peur de ne pas battre les Philistins. Je suspecte que les Philistins essayaient d’attirer les Israélites en bas du coteau, pour qu’ils puissent utiliser leurs chariots dans la vallée (comparez 2 Samuel 18:8 ; 1 Rois 20:23). Les Israélites semblaient être silencieux, mais Goliath était arrogant et profane.

Goliath était certainement un géant, mais les Israélites, qui étaient familiers avec l’histoire et avec la Parole de Dieu, n’auraient pas du être intimidés. Dans Genèse 12:3, Dieu dit clairement qu’Il s’occupera de n’importe qui qui maudira Son peuple. Cet incident à Qadech, enregistré dans Nombres 13, était à propos des peurs des Israélites des géants du pays de Canaan. Mais Dieu promit de leur livrer ces géants, et Il le fit. La prière d’Anne dans le chapitre 2 adresse aussi ce sujet:

«  9 Il gardera les pas de ses fidèles,
      mais les méchants périront dans la nuit,
      car aucun homme n'est vainqueur par la force.

   10 Ceux qui contestent contre Dieu sont brisés.
      Du haut du ciel, il tonnera contre eux.
      Il jugera les confins de la terre;
      il donnera la puissance à son roi
      et il élèvera l'homme qui, de sa part, a reçu l'onction d'huile.» (1 Samuel 2:9-10)

Dans le chapitre 14, Jonathan avait fait face à une situation similaire, mais il ne permit pas à la chance contre lui de l’empêcher de combattre les Philistins:

« 4 Dans le défilé que Jonathan cherchait à franchir pour atteindre le poste des Philistins se dressaient de part et d'autre deux pointes rocheuses appelées Botsets et Séné.

  5 L'une d'elles s'élève au nord en face de Mikmach et l'autre au sud en face de Guéba.

  6 Jonathan dit au jeune homme qui portait ses armes:
   ---Viens et attaquons le poste de ces incirconcis. Peut-être l'Eternel agira-t-il en notre faveur, car rien ne l'empêche de sauver par un petit nombre aussi bien que par un grand. » (1 Samuel 14:4-6)

C’était une situation qui exigeait foi en le Dieu d'Israël, et Saül manquait cette foi. Cela exigerait un autre individu, qui aurait une foi plus grande, pour affronter Goliath et les Philistins. Dieu orchestra divinement les évènements pour que David puisse voir et entendre lui-même le blasphème de Goliath. Son père l’envoya pour voir comment ses trois frères ainés allaient, qui combattaient les Philistins sous le commandement de Saül:

« 22 David déposa son chargement et le confia au gardien des bagages, puis il courut au front. Aussitôt arrivé, il vint demander de leurs nouvelles à ses frères.

   23 Pendant qu'il parlait avec eux, Goliath, le champion des Philistins, originaire de Gath, sortit de leurs rangs et lança son défi habituel. David l'entendit.

   24 A la vue de cet homme, tous les soldats d'Israël s'enfuirent terrorisés. » (1 Samuel 17:22-24)

Les Israélites avaient l’habitude de la fureur de Goliath, mais David la reconnut pour ce qu’elle était. Il savait que Goliath devait être opposé et réduit au silence: 

« 26 David demanda aux hommes qui se tenaient autour de lui:
   ---Qu'est-ce que l'on donnera à celui qui abattra ce Philistin et qui lavera le peuple d'Israël de la honte qui lui est infligée? Qu'est donc cet incirconcis de Philistin, pour oser insulter les bataillons du Dieu vivant?

  27 On répéta à David ce qui était promis comme récompense à celui qui tuerait le géant. » (1 Samuel 17:26-27)

Le frère ainé de David fut révolté par les mots de David. Ces paroles, sans aucun doute, touchèrent un point sensible. Pourquoi personne ne s’opposait-il pas à cette grande gueule philistine ? Alors Eliab riposta chaudement:

« 28 Lorsque son frère aîné Eliab l'entendit discuter avec les soldats, il se mit en colère contre lui et lui dit:
   ---Que viens-tu faire ici? A qui as-tu laissé nos quelques moutons dans la steppe? Je te connais bien, moi, petit prétentieux! Je sais quelles mauvaises intentions tu as dans ton cœur ! Tu n'es venu que pour voir la bataille! » (1 Samuel 17:28)

Quel dédain complet Eliab avait pour David. D’autres pouvaient recommander David à Saül comme étant un « brave guerrier » (16:18), mais pas Eliab. Nous ne devrions pas oublier qu’Eliab fut ignoré par Samuel (et ultimement par Dieu), qui nomma David comme le prochain roi d’Israël (1 Samuel 16:6-7). Tout ce qu’Eliab pouvait entendre des mots de David était une curiosité et stupidité enfantine. Peut-être pouvons-nous voir maintenant pourquoi Dieu négligea rapidement Eliab.

Saül répondit d’une manière très différente. Quelqu’un apprit au roi qu’il y avait quelqu’un disposé à opposer Goliath. Saül sembla désespérément sauter sur cette occasion– n’importe qui excepté lui pourrait défier Goliath. Saül ne négligea pas la jeunesse de David, et il chercha même à le décourager de combattre Goliath:

« 32 David lui dit:
   ---Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin! Moi, ton serviteur, j'irai et je le combattrai.

  33 Mais Saül lui répondit:
   ---Tu ne peux pas aller lutter contre ce Philistin. Tu n'es qu'un gamin, alors que lui, c'est un homme de guerre depuis sa jeunesse.» (1 Samuel 17:32-33)

David informa Saül qu’il était prêt pour ce jour, parce qu’il avait combattu d’autres adversaires intimidant, pendant qu’il gardait les moutons de son père (une simple tâche sans importance, à l’Esprit d’Eliab, voir 17:28). Dieu avait donné la victoire à David contre un lion et un ours. Dieu ferait de même avec Goliath, spécialement puisque Sa réputation était en question:

« 36 Puisque ton serviteur a tué des lions et même des ours, il abattra bien cet incirconcis de Philistin comme l'un d'eux, car il a insulté les bataillons du Dieu vivant.

  37 Puis David ajouta:
   ---L'Eternel qui m'a délivré de la griffe du lion et de l'ours me délivrera aussi de ce Philistin.
   Finalement, Saül dit à David:
   ---Vas-y donc et que l'Eternel soit avec toi!» (1 Samuel 17:36-37)

Saül fut convaincu. C’était plutôt étonnant, puisque les actions de David auraient pu très bien précipiter une grande confrontation. Pour quelques raisons que ce soient, Saül laissa David aller avec sa bénédiction. Il lui offrit même son armure, mais elle était trop grande pour lui. Quel affront cela a dû être pour Saül de regarder David, impatient d’accomplir la tâche qui aurait dû être la sienne, puis de voir ce « jeune » avec une armure complète évoquant la stature de Saül, comme un rappel qu’il était le géant d’Israël qui aurait dû affronter Goliath.

David était déterminé à combattre Goliath avec les armes qu’il avait déjà utilisées. Il s’empressa vers les premières lignes pour confronter Goliath. Il n’avait pas d’armure, pas d’épée, seulement un bâton, sa fronde et son sac de berger, avec cinq pierres lisses. Quand Goliath réalisa que seul un gamin allait l’affronter, il fut offensé et en colère. Quelle insulte, d’envoyer un gosse pour combattre le champion des Philistins. L’auteur dit clairement que c’était une question spirituelle:

« 43 et lui lança:
   ---Est-ce que tu me prends pour un chien pour venir contre moi avec un bâton?
   Puis il le maudit par ses dieux.

  44 ---Approche un peu, ajouta-t-il, pour que je donne ta chair à manger aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs!

  45 A quoi David répondit:
   ---Tu marches contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, et moi je marche contre toi au nom de l'Eternel, le Seigneur des armées célestes, le Dieu des bataillons d'Israël, que tu as insulté.

  46 Aujourd'hui même, l'Eternel me donnera la victoire sur toi, je t'abattrai, je te couperai la tête et, avant ce soir, je donnerai les cadavres des soldats philistins à manger aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages de la terre. Alors toute la terre saura qu'Israël a un Dieu.

  47 Et toute cette multitude assemblée saura que ce n'est ni par l'épée ni par la lance que l'Eternel délivre. Car l'issue de cette bataille dépend de lui, et il vous livre en notre pouvoir. » (1 Samuel 17:43-47)

David courut vers Goliath, sa fronde tournant dans l’air. Des années de pratique (sans mentionner la main de Dieu) avaient préparé David pour ce moment. Nous savons que certains Israélites étaient très habiles avec la fronde (Juges 20:16). La pierre avait été bien précisément visée et trouva son objectif – le front du géant. La pierre frappa avec assez de force pour rendre Goliath incapable de réagir. Cela donna à David le temps de se ruer sur le géant, d’« emprunter » son épée, et de lui couper la tête, avant qu’il ne puisse se défendre lui-même. Les Israélites commencèrent à poursuivre les Philistins. David amena la tête de Goliath à Saül, qui observait d’une bonne distance, et puis demanda l’identité du père de David.171La Renommée de David et les Peurs de Saül

La victoire de David sur Goliath le propulsa dans une proéminence instantanée, quelque chose comme la foi et le courage de Cassie Bernall, la jeune fille de 17 ans qui fut tuée au Lycée Columbine de Littleton, Colorado. Mais, alors que David gagna de plus en plus de renommée, Saül en vint à le craindre. David était beaucoup aimé, à la fois par Jonathan, le fils de Saül (1-4), et pas sa fille Mikal (18-20). Saül, toujours pas prêt à mener son armée au combat, chargea David de cette tâche. Cela fut très bien reçu par les soldats et aussi par l’administration de Saül. Finalement, tout cela s’arrêta quand il entendit quelques femmes chantant les louanges de David après une victoire de guerre:

« 6 Lorsqu'ils étaient revenus de la guerre, après que David eut tué le Philistin, les femmes étaient sorties de toutes les villes d'Israël à la rencontre du roi Saül en chantant, en dansant et en poussant des cris de joie au son de tambourins et de cymbales.

    7 Elles chantaient en cœurs alternés, tout en dansant:
      Saül a vaincu ses milliers
      et David ses dizaines de milliers. » (1 Samuel 18:6-7)

Ce fut tout ce qui fut nécessaire pour Saül, qui maintenant regardait David comme un challenger pour le trône:

« 8 Saül le prit très mal et se mit dans une grande colère.
   ---Elles en attribuent dix mille à David, dit-il, et à moi seulement mille! Il ne lui manque plus que la royauté!

  9 A partir de ce moment-là, Saül regarda David d'un mauvais œil. » (1 Samuel 18:8-9)

D’un coté, Saül avait absolument raison – David était celui qui deviendrait le roi d’Israël à sa place. Mais il avait tort de ne pas lui faire confiance, comme s’il cherchait à le détrôner. La jalousie s’éprit de Saül, et il chercha à le tuer avec une lance lorsqu’il joua de son instrument dans sa maison.

À partir de ce jour-là, Saül s’efforça de tuer David. En premier, il essaya la méthode indirecte. Il l’encouragea à combattre les ennemis d’Israël, espérant qu’il serait tué à la guerre. Saül offrit même ses filles en mariage, s’il se montrait courageux au combat. Au lieu de mourir au combat, David décrocha victoire sur victoire, et devint plus populaire auprès du peuple. Le plan de Saül échoua. Quand David tua 20 000 Philistins en dot, Saül lui donna Mikal sa fille en mariage. Les peurs de Saül ne furent que multipliées.

Finalement, Saül décida d’essayer une approche directe. Il ordonna à ses serviteurs de tuer David (19:1). Jonathan aimait beaucoup son ami David, et il l’avertit que son Père voulait le tuer. Jonathan parla aussi avec son père et le persuada temporairement que David était un serviteur fidèle. Saül promit de ne pas lui faire de Mal. Cela dura jusqu'à ce que David retourna au combat et eut à nouveau de grandes victoires. La jalousie de Saül, alimentée par un mauvais Esprit, le poussa à essayer de tuer David avec une lance pour la seconde fois. Puis Saül envoya ses serviteurs à la maison de David pour l’arrêter et le mettre à mort. Avec l’aide de Mikal, David fut capable de s’évader. Il alla chez Samuel et lui raconta tout ce qui se passait. Saül apprit que David et Samuel était à Rama et envoya une troupe pour l’arrêter. Mais à chaque fois que la troupe arrivait, ils prophétisaient. Qui, sous le contrôle de l’Esprit de Dieu, pourrait capturer l’Oint de Dieu ? Finalement, après avoir envoyé en vain des messagers armés pour la troisième fois, Saül y alla lui-même, seulement pour être surmonté par l’Esprit et prophétiser lui-même (19:23-24). Ne vous demandez-vous pas ce que Saül prophétisa ? Je me demande s’il prophétisa que David deviendrait en fait le prochain roi d’Israël ?

David Prend la Fuite

Sachant que Saül chercherait encore une fois à le tuer, David s’enfuit dans la campagne à Rama. Là, David rencontra secrètement Jonathan, qui lui assura qu’il ne permettrait pas à son père de lui faire du mal. Il lui promit qu’il chercherait à découvrir les intentions de son père en ce qui concernait David. Saül devit si enragé avec Jonathan qu’il essaya de le tuer:

« 30 Alors Saül se mit en colère contre Jonathan et lui cria:
   ---Fils de chienne, fils de rebelle! Crois-tu que je ne sais pas que tu as pris parti pour le fils d'Isaï, à ta honte et à celle de ta mère?

  31 Aussi longtemps que le fils d'Isaï sera en vie, tu ne pourras pas t'imposer ni établir ta royauté. C'est pourquoi, fais-le chercher et ordonne qu'on me l'amène sans retard, car il mérite la mort.

  32 Jonathan répliqua à Saül son père:
   ---Pourquoi devrait-il mourir? Qu'a-t-il fait?

  33 Alors Saül brandit sa lance contre lui pour le frapper. Jonathan comprit que son père avait fermement décidé de faire mourir David. » (1 Samuel 30-33)

Alors David et Jonathan se rencontrèrent encore une fois en secret. Jonathan informa David des intentions de Saül et lui conseilla vivement de partir, mais avec un traité de paix entre eux:

« 42 Alors Jonathan lui dit:
   ---Va en paix, puisque nous nous sommes engagés l'un envers l'autre par serment au nom de l'Eternel en disant: Que l'Eternel soit garant entre toi et moi, entre tes descendants et les miens, à tout jamais. » (1 Samuel 20:42)

À partir de là, David fut vraiment un fugitif. Il s’enfuit d’endroit à endroit, juste un peu à l’avance de Saül. C’est là que nous arrivons au « meilleur des temps » et au « pire des temps ». Ce ne fut pas toujours une bonne période pou David, parce qu’il avait quelques fois peur et qu’il fit des choix qui sembleraient difficilement être sage et pieux. Une de ses erreurs coûta à quelques hommes leurs vies. Dans le chapitre 2, David s’enfuit chez Ahimélek, le prêtre à Nob. Il ne lui dit pas toute la vérité. David demanda une épée et fut donné l’épée de Goliath, qu’il avait prit du Philistin quand il le tua. Il demanda aussi du pain et fut donné un peu de pain sacré normalement réservé pour les prêtres et leurs familles. Doëg, l’Edomite, était là et vit David. Quand plus tard Doëg apprit cela à Saül, Saül fit mettre les prêtres et leurs familles à mort, bien qu’ils n’avaient rien fait de mal.

David s’enfuit deux fois au pays des Philistins, et chaque fois cela sembla être une erreur. Dans le chapitre 21, David alla à Gath et chercha asile chez Akich, le roi de Gath. Ce fut cette chanson qui une fois de plus le mit en difficulté.

« 10 Le prêtre répondit:
   ---Il y a l'épée de Goliath, le Philistin que tu as vaincu dans la vallée du Chêne. La voilà, enveloppée dans un drap derrière l'éphod. Si tu veux, tu peux la prendre, car c'est la seule arme que nous ayons ici.
   ---Oui, donne-la moi, dit David, elle est sans pareille.

   11 Puis David partit ce même jour pour s'enfuir loin de Saül. Il se rendit chez Akich, le roi de Gath.

   12 Les hauts fonctionnaires d'Akich dirent au roi:
   ---N'est-ce pas David, le roi du pays? N'est-ce pas celui pour qui l'on chantait en dansant: «Saül a vaincu ses milliers et David ses dizaines de milliers »?

   13 David prit ces paroles très au sérieux. Il eut une grande peur d'Akich, le roi de Gath.

   14 Alors il fit semblant devant eux d'avoir perdu la raison: il se comportait de manière extravagante et faisait des marques sur les battants des portes et laissait la bave couler sur sa barbe.

   15 Akich dit à ses familiers:
   ---Vous voyez bien que cet homme est fou. Pourquoi me l'avez-vous amené? » (1 Samuel 21:10-15)

Plus tard, David s’enfuit une deuxième fois chez le roi de Gath, avec 600 hommes (1 Samuel 27:1-12 ; 29:1-11:30:1-31). Il dit à Akich qu’il ne voulait pas être un fardeau pour lui et lui demanda où lui, ses hommes et leurs familles pourraient vivre. Le roi lui donna la ville de Tsiqlag. Par des déceptions habiles, David le convainquit que lui et ses hommes faisaient des raids sur les villes Israélites, avançant ainsi les intérêts Philistins. Eventuellement, le plan de David échoua d’une paire de façons. Premièrement, la ville de Tsiqlag fut attaquée par une bande d’Amalécites, et toutes les familles et les possessions de David et de ses hommes furent capturées et prises comme butin de guerre. Deuxièmement, quand les Philistins allèrent en guerre contre Israël, David et ses hommes purent à peine éviter d’aller avec eux.

David eut des moments très sombres pendant les années qu’il fuyait Saül, mais il y eut quelques points brillants. Quand David était un fugitif, les vrais amis de David mirent leurs propres vies en danger pour le défendre. Jonathan chercha David plus d’une fois pour l’encourager:

« 16 Jonathan, le fils de Saül, se mit en route et se rendit auprès de David à Horecha pour l'encourager en affermissant sa confiance en Dieu.

  17 Il lui dit:
   ---Sois sans crainte! Mon père ne réussira pas à mettre la main sur toi; tu régneras sur Israël, et moi je serai au second rang près de toi; mon père lui-même sait bien qu'il en sera ainsi.

  18 Tous deux renouvelèrent leur pacte d'amitié devant l'Eternel. David resta à Horecha et Jonathan rentra chez lui. » (1 Samuel 23:16-18)

Abigaïl encouragea aussi David et lui donna quelque très bons conseils:

« 28 Veuille aussi pardonner la faute de ta servante. Certainement, l'Eternel ne manquera pas d'accorder à mon seigneur une dynastie stable, car mon seigneur livre les guerres de l'Eternel et, si l'on considère toute la durée de ta vie, on ne te trouve coupable d'aucun mal.

  29 Si quelqu'un s'avise de te poursuivre pour t'ôter la vie, l'Eternel ton Dieu gardera la vie de mon seigneur pour que tu restes au nombre des vivants. Mais il jettera la vie de tes ennemis au loin comme avec une fronde.

  30 Lorsque l'Eternel aura accompli pour mon seigneur tous les bienfaits qu'il t'a promis, et qu'il t'aura institué comme chef d'Israël,

  31 alors mon seigneur n'aura ni remords ni trouble de conscience pour avoir tué quelqu'un inutilement et s'être vengé lui-même. L'Eternel fera du bien à mon seigneur et tu te souviendras de ta servante. » (1 Samuel 25:28-31)

Le mari d’Abigaïl, Nabal, était vraiment un fou. Quand David demanda un signe d’appréciation, il dédaigna sa requête. Ce n’était pas une erreur innocente, parce que Nabal savait qui David était:

« 10 Nabal leur répondit:
   ---Qui est David, et qui est le fils d'Isaï? De nos jours il y a trop de serviteurs qui s'enfuient de chez leurs maîtres.

  11 Et vous croyez que je vais prendre de mon pain, de mon eau et de ma viande, que j'ai fait débiter pour mes tondeurs, pour les donner à des gens venus de je ne sais où? » (1 Samuel 25:10-11)

La folie de Nabal est encore plus apparente quand ses mots des versets 10 et 11 sont comparés à ceux d’Abigaïl des versets 28-31. Elle savait que David allait être le prochain roi d’Israël, et le traita en conséquence. Quand Abigaïl intercepta David, en route pour tuer tous les hommes de la famille de Nabal, elle prouva lui être un grand encouragement.

Même Saül fut un encouragement pour David. Quand David risqua sa vie pour faire appel à Saül, il répondit par ces mots:

« 20 Si quelqu'un surprend son ennemi, le laisse-t-il avec bienveillance poursuivre sa route? Que l'Eternel te récompense pour ce que tu as fait pour moi en ce jour!

  21 Maintenant, tu vois, je sais que tu seras certainement roi un jour et que le royaume d'Israël sera stable sous ton autorité. » (1 Samuel 24:20-21)

Quel encouragement d’entendre ces mots des lèvres de Saül. Saül savait que David serait en fait roi un jour, prenant sa place. Entendre cela de Saül était un encouragement pour David dans ses heures les plus sombres.

David avait ses moments de doutes et de désespoir:

« 1 David réfléchit et se dit:
   ---Un jour ou l'autre, Saül finira bien par me tuer. Ce que j'ai de mieux à faire, c'est de m'enfuir pour de bon et de me réfugier au pays des Philistins, pour qu'il renonce à me traquer dans tout le territoire d'Israël; ainsi j'échapperai à son emprise.» (1 Samuel 27:1)

Mais ces moments passèrent. C’était pendant les jours où Saül cherchait à tuer David que celui-ci montra ce qu’il était capable de faire. Ceux-ci furent quelques-uns des meilleurs moments de David. Il montra qui il était quand les circonstances lui fournirent l’opportunité de tuer Saül et quand ses hommes lui conseillèrent vivement de saisir le moment.

La première instance est enregistrée dans 1 Samuel 24. David et ses hommes se cachaient de Saül dans une grotte. Saül s’arrêta à cet endroit pour se soulager en privé. Vous pouvez imaginer comment cela a dû faire de voir le roi si prêt et de savoir que ses hommes étaient juste à coté. Si Saül avait su qu’ils étaient là, ils auraient été piégés. Les hommes de David lui dirent que le Seigneur lui donnait l’opportunité de tuer Saül, mais David refusa:

« 7 Il dit à ses hommes:
   ---Que l'Eternel me garde de jamais faire une chose pareille et de porter la main sur mon seigneur à qui Dieu a conféré l'onction, car c'est de la part de l'Eternel qu'il a été oint.

  8 Par ces paroles, David arrêta ses hommes; il ne les laissa pas se jeter sur Saül. Le roi sortit de la grotte et continua son chemin. » (1 Samuel 24:7-8)

David n’était pas assez prêt de Saül pour couper un morceau de son vêtement, alors après que Saül s’éloigna de la grotte, David l’appela et lui fit savoir qu’il a eut l’opportunité de le tuer mais qu’il ne l’avait pas prise. Il voulait que Saül sache qu’il était toujours son serviteur fidèle, et que ceux qui lui avaient dit que David voulait sa vie avaient tort. Saül fut très touché par les actions de David et lui demanda de promettre qu’il ne détruirait pas ses descendants après qu’il deviendra roi. David promit à Saül, et ils se séparèrent. Malheureusement, le changement de cœur de Saül fut temporaire.

La deuxième opportunité pour David de tuer Saül est enregistrée dans 1 Samuel 26. Les gens de Ziph trahirent David en indiquant à Saül où il se cachait. Quand Saül arriva, David et ses hommes localisèrent son camp. David, avec Abichaï, le frère de Joab, s’introduisirent dans le camp de Saül pendant que tout le monde dormait. Ils se faufilèrent parmi les soldats et passèrent les gardes de Saül. Abichaï était plus disposé à tuer Saül:

« 8 Alors Abichaï dit à David:
   ---Cette nuit, Dieu livre ton ennemi en ton pouvoir. Permets-moi de le clouer au sol d'un seul coup de lance, je n'aurai pas à y revenir à deux fois. » (1 Samuel 26:8)

Une nouvelle fois, David refusa de lever la main contre Saül, l’oint du Seigneur. Si Saül devait être éliminé, Dieu devra être Celui qui le fera:

« 9 ---Non, lui dit David, ne le tue pas. Car qui resterait impuni après avoir porté la main sur celui à qui l'Eternel a conféré l'onction?

  10 Aussi vrai que l'Eternel est vivant, ajouta-t-il, c'est l'Eternel qui le frappera, soit en le faisant mourir de mort naturelle, soit en le faisant périr à la guerre.

  11 Que l'Eternel me garde de porter la main sur celui qui a reçu l'onction de la part de l'Eternel! Prenons seulement la lance qui est à son chevet et la cruche d'eau, et allons-nous-en. » (1 Samuel 26:9-11)

David prit alors la lance de Saül et une cruche d’eau, comme preuve qu’il était venu prêt du roi pendant qu’il et ses gardes dormaient. Il cria au roi, attirant l’attention sur le fait que quand il eut l’opportunité de le tuer, il ne l’avait pas fait. Encore une fois, Saül admit qu’il avait tort:

« 21 Alors Saül s'écria:
   ---J'ai commis une faute, reviens, mon fils David, je ne te ferai plus de mal, puisque cette nuit tu as épargné ma vie. J'ai agi comme un *insensé et j'ai commis une grave erreur.

  22 David répondit:
   ---Voici ta lance, ô roi! Envoie l'un de tes jeunes gens pour venir la prendre.

  23 Que chacun de nous soit traité selon sa justice et sa fidélité par l'Eternel, car il t'avait livré aujourd'hui en mon pouvoir, mais je n'ai pas voulu porter la main sur celui qui a reçu l'onction de sa part.

  24 Comme ta vie a été pour moi d'un grand prix aujourd'hui, ainsi ma vie sera d'un grand prix pour l'Eternel, et il me délivrera de toute détresse.

  25 Alors Saül reprit:
   ---Sois béni, mon fils David! Certainement tu accompliras beaucoup de choses et tu réussiras tout ce que tu entreprendras.
   Puis David reprit son chemin, tandis que Saül retourna chez lui. » (1 Samuel 26:21-25)

La Mort de Saül

L’histoire de la mort de Saül est tragique. Quand les Philistins se rassemblèrent pour combattre Israël, David et ses hommes furent très prêts d’en faire parti (28:1-2 ; 29:1-11). Saül était terrifié, et Samuel était mort. ce fut une des occasions quand Saül chercha des conseils divins, mais il était trop tard. En désespoir, Saül chercha des conseils de la tombe. Il ne chercha pas des conseils des dieux païens, mais de Samuel, le prophète décédé. Pour faire cela, il dut utiliser un médium. Cela, bien sur, était clairement interdit. Saül lui-même avait éliminé les médiums et les magiciens du pays (28:3). Il instruisit ses serviteurs de trouver un médium, une femme d’Eyn-Dor. Se déguisant, Saül alla la trouver et lui demanda de faire apparaitre Samuel. La femme fut terrifiée quand Samuel apparut. Chaque indication prouva que c’était vraiment Samuel. Son message pour Saül était certainement consistant. Au moins cette fois, il n’avait pas à s’inquiéter que Saül allait le tuer ! Samuel informa Saül que Dieu s’était tourné contre lui et qu’il allait mourir au combat. Demain, Dieu le livrerait aux Philistins. Lui et ses fils mourront, et la prophétie de Dieu par Samuel serait exaucée.

Le jour suivant, les Philistins s’imposèrent sur Saül et les Israélites. Les trois fils de Saül, Jonathan inclut, furent tués (31:2). La mort de Saül n’arriva pas aussi facilement ou rapidement. La flèche d’un archer blessa sérieusement Saül. Sachant qu’il allait mourir, Saül implora son archer de le tuer rapidement, plutôt que de le laisser tomber entre les mains de ses ennemis et d’être torturé. Son archer ne put pas tuer le roi, et Saül se tua avec sa propre lance. Cela ne sembla pas avoir marché non plus, si nous devons croire les paroles d’un jeune Amalécites:

« 6 Le jeune homme lui dit:
   ---Je me trouvais justement sur le mont Guilboa; Saül était appuyé sur sa lance, tandis que les chars et les cavaliers allaient l'atteindre.

   7 S'étant retourné, il m'a aperçu et m'a appelé. J'ai répondu: «Oui, je viens!»

   8 Alors il m'a demandé: «Qui es-tu?» J'ai dit: «Je suis un Amalécite.»

   9 Alors il m'a ordonné: «Approche-toi et donne-moi la mort, car je suis pris d'un malaise bien que je sois encore plein de vie.»

   10 Je me suis approché de lui et je lui ai donné un coup mortel parce que je savais qu'il ne survivrait pas à sa défaite. Puis j'ai enlevé la couronne de sa tête et le bracelet qu'il avait au bras. Les voici, je te les apporte, mon seigneur. » (2 Samuel 1:6-10)

Saül n’aurait pas pu mourir d’une mort plus misérable, mais l’humiliation ne fut pas terminée:

« 8 Le lendemain, les Philistins vinrent sur le champ de bataille pour détrousser les cadavres. Ils découvrirent Saül et ses trois fils qui étaient tombés sur le mont Guilboa.

  9 Ils coupèrent la tête du roi et le dépouillèrent de ses armes. Ils firent annoncer la nouvelle de leur triomphe à travers tout le pays des Philistins, dans les temples de leurs idoles et parmi la population.

  10 Ils disposèrent les armes de Saül dans le temple de leurs déesses, les Astartés, et suspendirent son cadavre sur le rempart de Beth-Chân. » (1 Samuel 31:8-10)

Quand David entendit la nouvelle de la mort de son roi et de son ami bien aimé Jonathan, il fut très touché. Son deuil pour Saül, comme pour Jonathan, était dur et sincère. L’hommage de David dans 2 Samuel 1 rend honneur à Saül pour tous ses accomplissements et oublia tous ses péchés (« l’amour couvre une multitude de péchés »). David exécuta le jeune Amalécite pour son rôle dans la mort du roi. C’était la fin d’une époque.

David Devient Roi

Maintenant que Saül était mort, David devint rapidement – et presque automatiquement – roi d’Israël. Ce ne fut pas du tout le cas. Il faudra plus de sept ans après la mort de Saül pour que David devienne le roi de tout Israël. Il chercha les conseils de Dieu et retourna à Hébron, où il reçut l’onction royale sur Juda (2 Samuel 2:1-4). Le premier acte royal de David fut de récompenser le peuple de Yabéch Galaad pour enlever courageusement le corps de Saül de la vue publique et l’ensevelir dans un tombeau (2:5-7).

Abner, l’oncle de Saül et général dans l’armée de Saül, prit Ich-Bocheth, le fils de Saül, et l’installa comme roi d’Israël. Israël avait ainsi deux Rois: David était roi sur Juda, et Ich-Bocheth était roi sur le reste des tribus d’Israël. Les semences de la division future d’Israël furent plantées durant les années où Israël eut deux rois. Une confrontation insensée arriva entre Israël et Juda, du largement aux égos de Joab et Abner. Une dispute explosa en une brève guerre dans laquelle beaucoup d’hommes moururent. Abner tua le frère de Joab, Asaël, avant que le combat ne prenne fin.

Comme le conflit entre la maison de Saül et la maison de David continuait, Abner prit une des concubines de Saül, une action qui apparut signaler une revendication du trône (voir 1 Rois 2:13-25). Ich-Bocheth avait raison d’être inquiet, mais quand il défia Abner, son général (qui était mieux placé pour organiser un coup militaire ?), Abner réagit fortement. Ce fut ce défit qui poussa Abner à changer son support vers David comme le roi légitime d’Israël, plutôt que le descendant de Saül, Ich-Bocheth. Il négocia un arrangement avec David, mais quand Joab l’apprit, il tua Abner, vengeant ainsi le sang de son frère Asaël.

La réponse de David à la vengeance de Joab joua un rôle crucial dans la guérison du pays. David porta publiquement le deuil de la mort d’Abner et réprimanda fermement Joab pour ses actions. Les Israélites reconnurent que rien n’était la faute de David et qu’il n’était pas d’accord avec (2 Samuel 3:36). Peu de temps après, deux serviteurs d’Ich-Bocheth le tuèrent et amenèrent sa tête à David à Hébron. Ils avaient sérieusement fait une erreur de calcul sur sa réponse, car David les fit exécuter pour leur action. Il, lui qui ne voulait pas devenir roi en tuant Saül, ne récompenserait pas ceux qui tuèrent son fils. Finalement, après sept ans et demi de guerre, David devint roi de tout Israël:

« 1 Des représentants de toutes les tribus d'Israël vinrent auprès de David à Hébron et lui dirent:
   ---Nous voici! Nous sommes de ta race et de ton sang.

  2 Autrefois déjà, du temps où Saül était notre roi, c'est toi qui dirigeais les expéditions militaires d'Israël. Or l'Eternel t'a promis que tu serais le berger d'Israël son peuple et que tu en deviendrais le chef.

  3 Ainsi tous les responsables d'Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Là, le roi David conclut une alliance avec eux devant l'Eternel, et ils lui conférèrent l'onction pour le faire roi d'Israël.

  4 David était âgé de trente ans à son avènement, et son règne dura quarante ans.

  5 Il régna sept ans et six mois sur Juda à Hébron, et il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda à Jérusalem. » (2 Samuel 5:1-5)

À ce moment, Jérusalem (connu alors sous le nom de Yébous) était contrôlé par les Yebousiens. David captura la ville et l’occupa comme sa capitale. Pas de doute, sa forte position défensive, qui rendrait difficile de la conquérir, fit que Jérusalem était attirante à David comme ville plus facilement défendable comme sa capitale:

« 9 David s'installa dans la forteresse qu'il appela la cité de David. Il fit des constructions tout autour, depuis les terrasses aménagées pour les cultures jusque vers l'intérieur.

  10 David devenait de plus en plus puissant, et l'Eternel, le Dieu des armées célestes, était avec lui. » (2 Samuel 5:9-10)

Quelqu’un pourrait imaginer pourquoi les Philistins auraient fortement réagi à la nouvelle que David était devenu le roi de tout Israël. Quand ils arrivèrent en force, cherchant à trouver David, David et ses armées furent divinement instruits d’attaquer, et Dieu donna à David une victoire décisive sur les ennemis d’Israël. En s’enfuyant, les Philistins, abandonnèrent leurs idoles parce qu’elles n’étaient qu’un poids mort inutile (5:21).

David chercha alors à amener le coffre de l’alliance de Dieu à Jérusalem. Le problème était qu’il ne fit pas attention à transporter le coffre de l’alliance de la façon que Dieu avait prescrite. Au lieu de ça, il fut transporté comme les Philistins l’avaient transporté, sur un chariot. Quand un des bœufs trébucha, il semblerait que le coffre de l’alliance se retourna, alors Ouzza tendit sa main pour le stabiliser et Dieu le tua sur place pour son irrévérence. David fut en colère parce qu’il sembla que Dieu gâcha tout. La cérémonie se termina abruptement, et le coffre de l’alliance resta à la maison d’Obed-Edom.

Il y a dû avoir un sérieux examen de conscience après la mort d’Ouzza, mais David réalisa pourquoi cette tragédie était arrivée. Alors, ils amenèrent le coffre de l’alliance à Jérusalem:

« 11 David appela les prêtres Tsadoq et Abiatar et les lévites Ouriel, Asaya, Joël, Chemaeya, Eliel et Amminadab.

  12 Il leur dit:
   ---Vous êtes les chefs des groupes familiaux des lévites, purifiez-vous, vous et tous les membres de vos familles, pour être en mesure de transporter le coffre de l'Eternel, le Dieu d'Israël, à l'emplacement que je lui ai préparé.

  13 En effet, c'est parce que vous n'étiez pas présents la première fois, que l'Eternel notre Dieu a fait une brèche parmi nous: nous ne nous sommes pas occupés selon la Loi de ce qui le concerne.

  14 Les prêtres et les lévites se purifièrent donc pour le transport du coffre de l'Eternel, le Dieu d'Israël.

  15 Les lévites portèrent le coffre de Dieu avec des barres[b]sur leurs épaules, conformément aux ordres que Moïse avait donnés d'après la parole de l'Eternel[c]. » (1 Chronicles 15:11-15)

« 13 Quand ceux qui portaient le coffre de l'Eternel eurent avancé de six pas, ils s'arrêtèrent et l'on offrit en sacrifice un taureau et un veau gras.

  14 David dansait de toutes ses forces devant l'Eternel, vêtu seulement d'un vêtement de lin semblable à celui des prêtres.

  15 Ainsi David et tout le peuple d'Israël transportèrent le coffre de l'Eternel en poussant des cris de joie et en faisant résonner les cors. » (2 Samuel 6:13-15)

L’Alliance Avec David (2 Samuel 7:1-17)

« 1 Comme le roi s'était installé dans son palais, et que l'Eternel lui avait accordé une existence paisible en le délivrant de tous ses ennemis à l'entour,

  2 il dit au prophète Nathan:
   ---Regarde! J'habite dans un palais de cèdre, alors que le coffre de Dieu est installé au milieu d'une tente de toile.

  3 Nathan lui répondit:
   ---Va et réalise les projets qui te tiennent à cœur, car l'Eternel est avec toi.

  4 Cependant, la nuit suivante l'Eternel adressa la parole à Nathan en ces termes:

  5 ---Va dire à mon serviteur David: «Voici ce que déclare l'Eternel: Tu veux me bâtir un temple où je puisse habiter?

  6 Je n'ai jamais résidé dans un temple depuis le jour où j'ai fait sortir les Israélites d'Egypte jusqu'à aujourd'hui. J'ai cheminé sous une tente, logeant dans le tabernacle.

  7 Pendant tout ce temps où j'ai accompagné les Israélites, ai-je jamais dit à un seul des chefs d'Israël que j'avais établis pour diriger mon peuple: Pourquoi ne me bâtissez-vous pas un temple en bois de cèdre?»

  8 Voici maintenant ce que tu diras à mon serviteur David: «Ainsi parle l'Eternel, le Seigneur des armées célestes: je suis allé te chercher dans les pâturages où tu gardais les moutons, pour faire de toi le chef de mon peuple Israël.

  9 Je t'ai soutenu dans toutes tes entreprises et je t'ai débarrassé de tous tes ennemis. Je te ferai un nom très glorieux comme celui des grands de la terre.

  10 J'attribuerai un territoire à mon peuple Israël où je l'implanterai pour qu'il puisse habiter chez lui et ne soit plus inquiété et opprimé comme auparavant par des hommes méchants,

  11 comme à l'époque où j'avais établi des chefs pour mon peuple Israël. Je t'accorderai une existence paisible en te délivrant de tous tes ennemis. Enfin, l'Eternel t'annonce qu'il te constituera une dynastie.

  12 Quand le moment sera venu pour toi de rejoindre tes ancêtres décédés, j'établirai après toi l'un de tes propres descendants pour te succéder comme roi, et j'affermirai son autorité royale.

  13 C'est lui qui construira un temple en mon honneur et je maintiendrai à toujours son trône royal.

  14 Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils; s'il fait le mal, je me servirai d'hommes pour le corriger par des coups et des châtiments,

  15 mais je ne lui retirerai jamais ma faveur, comme je l'ai retirée à Saül, que j'ai écarté pour te faire place.

  16 Oui, je rendrai stable pour toujours ta dynastie et ta royauté, et ton trône sera inébranlable à perpétuité.»

  17 Nathan rapporta fidèlement à David toutes ces paroles et toute cette révélation. » (2 Samuel 7:1-17)

David s’était installé à Jérusalem. Il avait construit un palais pour lui-même, mais il semblait inapproprié pour le coffre d’être gardé dans une tente. David conçut l’idée de construire un temple à Jérusalem, et il proposa l’idée à Nathan, le prophète. Nathan répondit positivement mais sans consulter Dieu. Cela semblait être une bonne idée, mais ce serait Salomon qui construirait le temple, non pas David.

La réponse de Dieu à Nathan – qu’il transmit à David – mit la question d’un temple dans sa perspective. Dieu dit clairement qu’Il n’avait pas demandé une «  maison » où résider. Depuis qu’Il avait sorti les Israélites d’Egypte, Dieu avait choisi d’habiter dans une tente, et Il était très satisfait avec ces arrangements. Le fait était que Dieu ne pouvait pas être restreint dans de tels logements. C’est précisément l’argument qu’Etienne eut dans le Livre d’Actes:

« 46 Celui-ci (David) obtint la faveur de Dieu et demanda de pouvoir donner une demeure au Dieu de Jacob.

  47 Mais ce fut Salomon qui bâtit le Temple.

  48 Cependant, le Dieu très-haut n'habite pas dans des édifices construits par des mains humaines. C'est ce que dit le prophète:

  49 Mon trône, c'est le ciel,
      la terre, l'escabeau où je pose le pied.
      Quelle est donc la maison que vous me bâtirez, dit le Seigneur,
      ou quel lieu de repos pourrait me servir de demeure?

  50 N'est-ce pas moi qui ai créé tout cela? » (Actes 7:46-50)

Dieu changea le plan. David construira-t-il une maison pour Dieu ? Non. Dieu ne permettra pas à David de faire cela, mais Salomon le fera. Mais Dieu allait construire une « maison » (c'est-à-dire une dynastie) pour David. Dieu élèverait les descendants de David pour être sur le trône de leur Père. Ce sera une dynastie perpétuelle. Cette alliance sera certainement observée; elle sera observée et pour tous quand Jésus, le « Fils de David » sera sur le trône:

« 30 L'ange lui dit alors:
   ---N'aie pas peur, Marie, car Dieu t'a accordé sa faveur.

   31 Voici: bientôt tu seras enceinte et tu mettras au monde un fils; tu le nommeras Jésus.

   32 Il sera grand. Il sera appelé «Fils du Très-Haut», et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre.

   33 Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » (Luc 1:30-33)

Conclusion

Finalement, Israël a un roi, un roi qui adorait la loi de Dieu, et dont le cœur voulait et cherchait la volonté de Dieu. On pourrait se demander pourquoi Dieu ne nomma pas immédiatement David roi, plutôt que de s’embêter avec Saül. Je crois qu’il y avait plusieurs raisons pour lesquelles Dieu donna Saül à Israël comme son premier roi. Premièrement, les Israélites demandèrent inadéquatement. Ils avaient rejeté Dieu comme leur roi et Samuel comme leur prophète et juge. Leur donner un roi pieux aurait et récompenser Israël pour leur péché. Deuxièmement, Saül était précisément le genre de roi que les Israélites pensaient ils voulaient. Il était grand, peut-être brun, et surement beau. Il était un homme qui avait toutes les qualités physiques d’un grand dirigeant, ou ils le pensaient. Troisièmement, Dieu leur donna Saül, pour que les Israélites apprécient David pour qui il était et ce qu’il faisait, en contraste à Saül. Finalement, Dieu donna Saül à Israël comme roi, pour qu’il puisse aider à équiper David pour son rôle de roi. La persécution de David par Saül fut utilise par Dieu pour faire de David un homme dévot.

Notre texte est incroyable, avec beaucoup de leçons pour ceux qui apprendraient de celui-ci. Permettez-moi de suggérer plusieurs domaines d’application.

Premièrement, il nous apprend quelques leçons de valeur regardant la soumission. Quel modèle de soumission David est dans sa relation à Saül. Même quand Saül cherche à tuer David, il ne leva pas une main contre l’oint de Dieu. Quand David eut l’opportunité de prendre la vie de Saül, il ne le fit pas. Il compte sur Dieu pour destituer Saül. La soumission n’est pas toujours une question simple, comme certains semblent penser. Quelques fois, la soumission devient compliquée, comme notre texte indique. Jonathan dut faire face à beaucoup de choix durs en ce qui concerne la soumission. Lui, comme fils, et comme un sujet du roi, devait se soumettre à son père. Mais Jonathan dut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Ainsi, il ne voudra pas et ne tuera pas David, même quand son Père lui donne l’ordre de le tuer. Puisque David doit devenir le prochain roi d’Israël, Jonathan doit aussi se soumettre à lui. Jonathan doit avoir une hiérarchie d’autorité distincte, pour qu’il puisse lui-même se soumettre à ceux qui ont plus d’autorité que lui.

La même chose est vraie pour Abigaïl. Son idiot de mari, Nabal, rejette David comme le prochain roi d’Israël. Il ne donnera à David aucun des dons qu’il a requit. Abigaïl a une obligation de se soumettre à Nabal, comme son mari, mais elle est aussi obligée de se soumettre à David comme le prochain roi d’Israël. Elle, comme Jonathan, est dans une situation d’obéissance et de soumission très dangereuse en cherchant à être soumise à Nabal, quand elle faisait ce qu’il avait interdit.172Souvenons-nous, elle risqua sa vie pour sauver son mari. Elle ne cherchait pas à satisfaire ses propres intérêts, mais les siens.

Deuxièmement, notre texte a quelque chose à nous apprendre à propos de la spiritualité dans le monde spirituel. La visite de Saül à la femme d’Eyn-Dor est effectivement bizarre. Il ne semble pas non plus être normal. Même la femme est surprise et terrifiée par ce qui arrive. Je crois que dans cette instance, Dieu fit quelque chose de très inhabituel, comme faisant parti de la discipline divine que Saül méritait. Saül sauta sur ce fruit défendu, et Dieu lui donna un aperçu de l’autre monde – celui qui lui fit une peur bleue.

Il semble y avoir un contraste intentionnel entre Saül et David quand on parle de la présence de l’Esprit de Dieu avec chacun d’entre eux. Dans 1 Samuel, nous voyons la manifestation visible de l’Esprit dans la vie de Saül en plusieurs occasions. Au début, l’Esprit vient sur Saül peu après avoir été oint par Samuel (1 Samuel 10:10). A nouveau, l’Esprit « tomba sur Saül » quand il entendit comment les Ammonites avaient menacé Yabéch Galaad (1 Samuel 11:6). L’Esprit de Dieu le saisit aussi à Rama, l’empêchant de tuer David (1 Samuel 19:23-24).

Puis il y eut aussi les occasions quand le mauvais Esprit vint sur Saül, le poussant à opposer David. Cela arriva deux fois (18:10-11 ; 19:9-10), résultant en Saül lançant avec violence sa lance à David. Remarquez que ce mauvais Esprit rendant capable les attentats contre la vie de David échoua. Ce « mauvais Esprit du Seigneur » était le mauvais Esprit que notre Seigneur autorisa à stimuler Saül, mais l’empêcha aussi de succéder.

Comme je vois Saül dans 1 Samuel, un Esprit le domine souvent. Quelques fois, il est maîtrisé par l’Esprit de Dieu ; plus souvent il est possédé par un mauvais Esprit. Quand l’Esprit de Dieu vient sur Saül, c’était un acte souverain qui le rendait capable de faire quelque chose, un acte qui n’aurait pu être réalisé par Saül lui-même. Quand un mauvais Esprit lui tombait dessus, cela semblait être parce que ses propres péchés avaient presque invité le diable.

Saül, un homme très impie, était fréquemment donné du pouvoir par un Esprit, bon ou mauvais. David, d’un autre coté, était un homme très spirituel, et pourtant nous ne lisons qu’une fois de l’Esprit de Dieu tombant sur lui:

« 13 Samuel prit la corne pleine d'huile et il en oignit David en présence de sa famille. L'Esprit de l'Eternel tomba sur David et demeura sur lui à partir de ce jour-là et dans la suite. Après cela, Samuel se remit en route et retourna à Rama. » (1 Samuel 16:13)

Ça me rappelle d’un texte dans les Evangiles:

« 30 C'est de lui que je vous ai parlé lorsque je disais: «Un homme vient après moi, il m'a précédé, car il existait avant moi.»

  31 Moi non plus, je ne savais pas que c'était lui, mais si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour le faire connaître au peuple d'Israël.

  32 Jean-Baptiste rendit ce témoignage:
   ---J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et se poser sur lui.

  33 Je ne savais pas que c'était lui, mais Dieu, qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, m'avait dit: Tu verras l'Esprit descendre et se poser sur un homme; c'est lui qui baptisera dans le Saint-Esprit. » (Jean 1:30-33, mon accentuation en gras)

L’Esprit de Dieu ne tomba sur David qu’une fois, et resta sur lui. L’Esprit de Dieu tomba sur Saül à plusieurs reprises, mais il est évident qu’Il ne resta pas sur lui. On nous dit clairement que l’Esprit de Dieu abandonna Saül. Puis, un mauvais Esprit vint et repartit. Saül n’était pas du tout un homme spirituel. David l’était. L’Esprit de Dieu vint sur David et resta sur lui. La seule fois que David eut peur que l’Esprit de Dieu ne l’oublie fut quand il pécha (Psaumes 51:10-11).

Il y a ceux qui assimileraient la spiritualité avec des manifestations spectaculaires de l’Esprit. Je ne doute ou ne questionne pas que Dieu soit libre de Se manifester de différentes façons, certaines desquelles pouvant être spectaculaires. Mais je questionne l’hypothèse qu’une manifestation spectaculaire de l’Esprit prouve que la personne impliquée est vraiment spirituelle. N’oublions pas que ce genre de « spiritualité » fut souvent vu dans le Livre des Juges, quand l’Esprit de Dieu tomba sur des hommes comme Samson. Même l’ânesse de Balaam pouvait nous impressionner par ces standards, mais ces hommes n’étaient pas des instruments volontaires dans les mains de Dieu ; ils n’étaient pas spirituels.

David est un exemple d’homme qui est « rempli de Saint-Esprit ». L’Esprit tomba sur lui une fois, et resta sur lui, tout comme l’Esprit vint sur notre Seigneur et resta sur Lui. Les manifestations de l’Esprit ne furent souvent pas spectaculaires. Dans le cas de David, comme avec notre Seigneur, leur spiritualité était évidente dans leur amour pour Dieu et dans leur désir d’accomplir Sa volonté. Maintes fois, nous trouvons David cherchant à connaître la volonté de Dieu. Rarement voyons-nous cela avec Saül. Quand Dieu ne se révèle pas à Saül, Saül essaye de contacter quelqu’un qui est mort (par un medium à Eyn-Dor). Faisons attention de ne pas juger la spiritualité par les apparences extérieures (1 Samuel 16:7). La présence de l’Esprit est plus certainement connue par le caractère d’une personne que par son attraction. Paul a beaucoup à dire à propos de ça dans 1 Corinthiens.

Troisièmement, notre texte a beaucoup à nous apprendre sur la souffrance. La souffrance était le moyen de Dieu de préparer David pour le trône. (Saül ne fit pas l’expérience d’une telle souffrance). Ces années à être considéré inférieur par ses frères, à s’occuper d’un petit troupeau de moutons, à être détesté et poursuivi par Saül, faisaient parti du processus de Dieu de le préparer à régner. Ce fut durant cette période de souffrance que David fut tenté de tuer Saül, mais il refusa. Ce fut durant ces temps de souffrance que David écrivit quelques uns des plus beaux Psaumes. La souffrance prépara David à régner:

« 10 Heureux ceux qui sont opprimés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient.» (Matthieu 5:10)

« 16 L'Esprit Saint lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu.

  17 Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire. » (Romains 8:16-17)

« 10 Je supporte donc patiemment toutes ces épreuves, à cause de ceux que Dieu a choisis, pour qu'eux aussi parviennent au salut qui est en Jésus-Christ, et à la gloire éternelle qui l'accompagne.

  11 Car ces paroles sont certaines:
      Si nous mourons avec lui,
      avec lui nous revivrons,

  12 et si nous persévérons,
      avec lui nous régnerons.
      Mais si nous le renions,
      lui aussi nous reniera. » (2 Timothée 2:10-12)

« 7 Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

  8 Bien qu'étant Fils de Dieu, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert.

  9 Et c'est parce qu'il a été ainsi amené à la perfection qu'il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel:

La souffrance de David servit aussi à tester de fidélité de ses amis. Ce fut les vrais amis de David qui endurèrent avec lui les temps d’adversité. Jonathan se prouva être un vrai ami de David quand Saül chercha à le tuer. Maintes fois, nous voyons Jonathan encourager David au milieu de ses épreuves. Plus tard dans la vie de David, quand Absalom prit temporairement le royaume, la souffrance prouvera à David qui ses vrais amis sont.

La souffrance révéla clairement qui les ennemis de David étaient. Il y avait les gens de Ziph, qui trahirent la location de David au roi Saül (1 Samuel 23:19). Il y avait Doëg, qui informa Saül que David avait été à Nob, où il obtint de la nourriture et son épée. Ce fut sa trahison qui couta aux prêtres et à leurs familles leurs vies (1 Samuel 22:9). Nabal révéla ses vraies couleurs, aussi bien par son rejet de David comme prochain roi d’Israël (1 Samuel 25).

Nous aussi pourrions être soit un Nabal, ou une Abigaïl, un Doëg ou un Jonathan. Nous avons été appelé à nous identifier avec Christ, qui fut rejeté par les hommes et crucifie sur la crois au Calvaire:

« 17 Voici donc ce que je vous commande: aimez-vous les uns les autres.

  18 ---Si le monde a de la haine pour vous, sachez qu'il m'a haï avant vous.

  19 Si vous faisiez partie du monde, il vous aimerait parce que vous lui appartiendriez. Mais vous n'appartenez pas au monde parce que je vous ai choisis du milieu du monde; c'est pourquoi il vous poursuit de sa haine.

  20 Souvenez-vous de ce que je vous ai déjà dit: le serviteur n'est jamais supérieur à son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi; s'ils ont gardé mes paroles, ils garderont aussi les vôtres.

  21 Mais c'est à cause de moi qu'ils agiront ainsi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. » (Jean 15:17-21)

« 10 C'est ainsi que je pourrai connaître le Christ, c'est-à-dire expérimenter la puissance de sa résurrection et avoir part à ses souffrances, en devenant semblable à lui jusque dans sa mort,

  11 afin de parvenir, quoi qu'il arrive, à la résurrection d'entre les morts. » (Philippiens 3:10-11)

« 24 Maintenant, je me réjouis des souffrances que j'endure pour vous. Car, en ma personne, je complète, pour le bien de son corps --- qui est l'Eglise --- ce qui manque aux détresses que connaît le Christ. » (Colossiens 1:24)

« 12 Mes chers amis, vous avez été plongés dans la fournaise de l'épreuve. N'en soyez pas surpris, comme s'il vous arrivait quelque chose d'anormal.

  13 Au contraire, réjouissez-vous, car vous participez aux souffrances du Christ, afin d'être remplis de joie quand il paraîtra dans toute sa gloire.

  14 Si l'on vous insulte parce que vous appartenez au Christ, heureux êtes-vous, car l'Esprit glorieux, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. » (1 Pierre 4:12-14 ; voir aussi 2:18-25)

En plus de nous identifier avec Christ dans Ses souffrances, nous sommes appelés à nous identifier avec ceux qui souffrent pour Christ:

« 32 Rappelez-vous au contraire les premiers temps où, après avoir reçu la lumière de Dieu, vous avez enduré les souffrances d'un rude combat.

  33 Car tantôt vous avez été exposés publiquement aux injures et aux mauvais traitements, tantôt vous vous êtes rendus solidaires de ceux qui étaient traités de la même manière.

  34 Oui, vous avez pris part à la souffrance des prisonniers et vous avez accepté avec joie d'être dépouillés de vos biens, car vous vous saviez en possession de richesses plus précieuses, et qui durent toujours. » (Hébreux 10:32-34)

La souffrance au nom de la justice – la souffrance innocente – est un test de notre foi et de notre endurance, ainsi qu’un test pour les autres qui doivent choisir s’ils s’identifieront ou non avec celui qui souffre. Chaque semaine, nous observons le Souper de notre Seigneur (la communion). Nous célébrons la souffrance du Seigneur et Sa mort à notre place. Rappelons-nous que nous ne sommes pas seulement appelés à nous identifier avec Ses souffrances à l’église, mais nous sommes appelés à nous identifier avec Ses souffrances comme Christ vit Sa vie en nous pendant la semaine. Alors que nous préférerions éviter ce temps de souffrance et de rejet, cela joue un rôle vital dans nos vies et dans le déroulement du programme de rédemption de Dieu.

Quatrièmement, comme je lis les expériences de David dans ce texte, je suis frappé avec les similarités entre son royaume et le royaume de notre Seigneur. David était apparemment une personne sans réputation ou proéminence quand il fut présenté comme le roi de l'Israël. Notre Seigneur vint sur terre comme un enfant né dans une famille pauvre ; l’endroit de Sa naissance était une étable. David était méprisé et abandonné par ses frères ; de même le fut notre Seigneur. La vie de David fut mise en danger par un roi qui était terrifié et intensément jaloux de tout autre roi qui pourrait défier son royaume. Le roi Herod, qui Le percevait comme une menace pour son royaume, mis la vie de notre Seigneur en danger. David fut introduit comme le roi d’Israël bien avant qu’il ne devienne réellement roi. Notre Seigneur fut introduit comme le roi d’Israël, et pourtant Il doit encore revenir pour revendiquer le trône. Ceux qui étaient les parias de la société entouraient David. Beaucoup de ceux qui suivirent Christ étaient ceux qui étaient les parias de la société (voir Actes 4:13 ; 1 Corinthiens 1:26-31). Quand David vint à régner en roi, il dut unir ceux de Juda avec les autres tribus d’Israël qui étaient en guerre. Le royaume de notre Seigneur unira les riches et les pauvres, les Juifs et les païens, les esclaves et les libres.

Comme nous réfléchissons sur notre texte et sur l’ascension de David comme roi d’Israël, regardons au-delà et plus loin que lui, pour voir Celui dont le royaume anticipe – notre Seigneur Jésus Christ. Mon ami, John Maurer, conduisait un des groupes de discussion dans notre église qui débattait cette leçon. Il nous rappela la déclaration d’un des autres groupes. En général, John dit, « N’oublions pas qu’alors que David était une héro, il n’était pas un héro parfait. Le vrai héro de toute l’histoire est Dieu et Dieu seul. » A Lui revient la gloire.

Ceux qui rejetèrent David furent tous détruits. Saül ne réussit pas à tuer David ; Dieu s’occupa que Saül perdit sa vie. Ceux qui rejetèrent David devinrent ses ennemis. Plus que ça, ils devinrent les ennemis de Dieu, et pour cela, ils payèrent un prix eternel. Jésus est le Roi de Dieu, le Sauveur de Dieu. L’adopter comme Roi des Rois et le Sauveur des pécheurs est choisir la vie éternelle. Le rejeter, est choisir le tourment eternel. Je prie qu’Il soit votre Roi.


148 This is the edited manuscript of a message delivered by Robert L. Deffinbaugh, teacher and elder at Community Bible Chapel, on March 18, 2001.

149 Unless otherwise indicated, all Scripture quotations are from the NET Bible. The NEW ENGLISH TRANSLATION, also known as THE NET BIBLE, is a completely new translation of the Bible, not a revision or an update of a previous English version. It was completed by more than twenty biblical scholars who worked directly from the best currently available Hebrew, Aramaic, and Greek texts. The translation project originally started as an attempt to provide an electronic version of a modern translation for electronic distribution over the Internet and on CD (compact disk). Anyone anywhere in the world with an Internet connection will be able to use and print out the NET Bible without cost for personal study. In addition, anyone who wants to share the Bible with others can print unlimited copies and give them away free to others. It is available on the Internet at: www.netbible.org.

150 These would be: (a) His failure to wait for Samuel in chapter 13; and, (b) his failure to totally annihilate the Amalekites in chapter 15.

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