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Israël et Aaron Dans Les Mains de Moïse (Exode 32:15-35)

Introduction66

La deuxième partie du chapitre 32 d’Exode me rappelleun western à la télé, où les forces diaboliques paniquèrent un troupeau, qui s’emballa, menaçant de piétiner l’héroïne. Le héro dut trouver une façon ou une autre par lui-même de détourner le troupeau fou et éviter le désastre. C’est précisément ce qui Moïse doit faire ici. Il doit dissuader une foule de deux millions de gens. Ils agissaient comme des fous, vénérant une idole d’or, dansant comme des fanatiques et se livrant à l’immoralité. Ils agissaient intentionnellement comme les Cananéens, dont ils allaient déposséder de leur terre.

Le peuple avait été sorti sain et sauf d’Egypte par Dieu, guidé par Moïse, le dirigeant choisit de Dieu. Dieu venait juste de donner aux Israélites l’alliance avec Moïse et ils s’étaient tous, avec enthousiasme et intelligemment, engagés à vivre en obéissant aux commandements de Dieu. Moïse fut absent pendant 40 jours, pendant lesquels il était sur le mont Sinaï en présence de Dieu, voyant le tabernacle céleste et recevant les plans terrestres pour qu’il puisse être construit. Il avait aussi reçu les commandements, écrit par le doigt de Dieu sur les deux tablettes en pierre.

Durant son absence, le peuple décida de vénérer un autre dieu, dont la présence serait visible et rassurante, en la forme d’une statue en or. Initialement, j’étais enclin à penser que les Israélites ne voulaient qu’une représentation visible de Yahvé, le seul Dieu. Cependant, j’ai changé d’avis. Je crois qu’Israël en fait rejeta à la fois Dieu et Son dirigeant, Moïse, et choisit de servir un autre dieu totalement différent. J’en suis arrivé à cette conclusion pour plusieurs raisons :

(1) Premièrement, quand les Israélites parlèrent de leur nouvelle idole comme leur « dieu », ils utilisèrent constamment le terme que les païens utilisaient pour leurs dieux (qui est, comme la note marginale de notre texte l’indique, au pluriel). Yahvé peut être utilisé au pluriel, mais je ne pense pas que ce terme fut utilisé dans ce sens par les Israélites. Seul Aaron parla de ce « dieu » ne termes réservés pour Yahvé (v. 5). Je crois qu’Aaron essayait faiblement et stupidement d’intégrer la fausse vénération du peuple avec la vraie vénération de Yahvé. Le « veau d’or » d’Israël recevra tout le crédit pour sortir Israël d’Egypte, et sera la garantie de victoires futures des batailles, comme les Israélites continuent à déposséder les Cananéens et s’installent dans la terre promise.

(2) Deuxièmement, quand Moïse mit une limite, demandant aux gens de déclarer leur allégeance à Yahvé, la majorité de la nation ne s’identifia pas avec Lui. Si Israël refusa de se mettre du coté de Dieu, alors ils L’avaient déjà rejeté, choisissant leur veau d’or à Sa place.

(3) Troisièmement, la sévérité de la réponse de Moïse à ce qu’il vit, en revenant au camp des Israélites, nous signale combien le péché d’Israël était sérieux.

En lisant les évènements de la dernière moitié du chapitre 32 d’Exode, nous devrions garder à l’esprit un dialogue entre Moïse et Dieu qui est enregistré dans les 3ème et 4ème chapitres de ce même Livre. Moïse fut délégué par Dieu à aller vers son peuple, les Israélites, pour les sortir d’Egypte, et confronter Pharaon, demandant qu’il laisse Israël partir. Là, Moïse, qui est plus loin appelé « un homme très humble » (Nombres 12:3), protesta qu’il n’était pas assez éloquent en paroles. Aaron lui fut donné comme porte-parole, et après avoir mit Dieu en colère avec sa réticence, Moïse partit pour l’Egypte avec Aaron.

Il est bon de nous rappeler cela, car nous n’aurions jamais pu croire que tel avait été le cas en lisant le chapitre 32 d’Exode. Moïse, le plus humble des hommes, l’homme qui n’était pas puissant avec ses mots, fut capable, tout seul, de confronter deux millions d’Israélites, incluant Aaron, de détruire leur idole, la réduire en poudre et de les forcer tous à boire la poussière d’or dans l’eau. Aaron, d’un autre coté, l’homme sur lequel Moïse s’appuierait, qui était un homme si éloquent, est celui qui céda aux demandes du peuple, comme cela fut décrit auparavant dans le chapitre, et qui, quand il fut confronté par Moïse, ne put que répliquer qu’il jeta l’or dans le feu et que « le veau en est sorti. »

Qu’est-ce qui a rendu un homme si humble, si puissant, un homme qui avait tant de problèmes à parler, si éloquent, un homme seul capable de retourner une multitude hostile de deux millions de gens ? Et qu’est ce qui a rendu un homme éloquent si dur verbalement, et un chef, une poule mouillée ? Une étude approfondie de notre passage nous amènera loin pour trouver la réponse à ces questions.

La Structure de Cette Ecriture

Exode 32 commença avec une description du péché d’Israël en l’absence de Moïse (vs. 1-6). La demande du peuple d’avoir une idole fut rapidement acceptée par personne d’autre qu’Aaron. Ce fut Aaron qui façonna rapidement le « dieu d’or, »75 avec la participation du peuple (v.20). Puis Dieu conclut le séjour de Moïse sur la montagne avec le commandement de retourner au campement, informant Moïse de l’horreur que le peuple venait de commettre, de la racine de leur péché, et de la sévérité du jugement que leurs actions méritaient (vs. 7-10). L’intercession de Moïse résulta au moins d’un délai momentané de l’exécution pour les Israélites (vs. 11-14).

Notre étude s’échauffe à ce point. Dans les versets 15-20, la réponse de Moïse aux péchés du peuple est décrite. Deux actions majeures résultent : la démolition des tablettes de pierre, sur lesquelles Dieu avait écrit les commandements ; et, la démolition du veau d’or, incluant le fait que les Israélites durent boire l’eau qui contenait la poussière d’or de l’idole. Dans les versets 21-24 Moïse confronte Aaron pour son rôle dans cette apostasie. Les versets 25-29 décrivent l’action sévère qui est exigée pour ramener les Israélites sous le contrôle de Moïse. Finalement, dans les versets 30-35, Moïse intercède pour les Israélites, implorant Dieu de les pardonner. Néanmoins, Dieu dit qu’ils seront tenus responsables pour leur péché, et fait tomber sur eux un fléau.

La Série de ces Evènements

Après avoir étudié les versets 15-35, je suis arrivé à la conclusion que les évènements décrits ici n’ont pas été traité dans l’ordre chronologique. Cette conclusion est basée sur plusieurs observations :

(1) Premièrement, les paragraphes semblent refléter des thèmes différents plutôt qu’une série chronologique. Les versets 15-20 semblent inclure la nation tout entière ; Les versets 21-24 se concentrent sur Aaron ; Les versets 25-29 se concentrent sur les Lévites ; Les versets 30-35 dépeignent l’intercession de Moïse avec Dieu. La présentation de ce matériel semble alors être gouvernée par un thème pas une période.

(2) Il est très difficile de saisir tous les évènements de ce chapitre survenant dans l’ordre dans lequel ils sont mentionnés. Si nous les regardons chronologiquement, le veau d’or, par exemple, serait détruit, réduit en poussière, et bu par le peuple (vs.19-20), avant que Moïse confronte Aaron (vs 21-24). Cela serait suivit alors par la tuerie de nombreux Israélites, toujours hors de contrôle (vs. 25-29), et le fléau doit encore arriver (v. 35).

(3) Une description correspondante aux évènements qui arrivèrent ici est donnée dans le chapitre 9 de Deuteronome, et la succession des évènements n’est pas la même. Permettez-moi brièvement de résumer la succession des évènements des deux récits pour montrer la différence entre les deux :

Exode 32 Deuteronome 9

Tablettes fracassées, v.19 Tablettes fracassées, vs. 16-17

Idole détruite, v.20 Moïse intercède pour Israël, vs.18-19

Aaron réprimandé, vs.21-24 Moïse intercède pour Aaron, v. 20

Les Israélites tués, vs. 25-29 Moïse détruit l’idole, v. 21

Intercession, vs. 30-32 Moïse intercède, vs. 25-29

Fléau, v. 35

Il y a, dans le récit de Deutéronome 9, la suggestion qu’une autre période de 40 jours et 40 nuits de jeûne et de prières incluse (vs. 18-19) en plus des deux autres, moments où la Loi fut écrite sur les tablettes de pierre. L’intercession de Moïse est décrite dans 9:18-20 et encore une fois dans 9:25-29. Celles-ci pourraient être la même occasion. Si tel est le cas, alors la chronologie n’est pas la relation ici. De même que la destruction de l’idole semble arriver plus tard dans Deutéronome. J’assume alors que la séquence chronologique n’était pas l’intérêt primordial de Moïse, mais plutôt une série logique et pertinente, qui dépeignait le mieux le mal d’Israël et les actions de Moïse pour y remédier. La série aurait pu être approximativement cela :

· Moïse redescend de la montagne et attire l’attention du peuple

· Moïse détruit les tablettes de pierre

· Moïse détruit le veau d’or et le jette dans le feu pour le faire fondre

· Moïse réprimande Aaron

· Moïse appelle les Israelites à prêter allégeance/Les lévites tuent les autres

· Moïse pulvérise le veau d’or en poussière, et la fait boire par les Israélites

· Moïse intercède pour le peuple

· Dieu fait tomber le fléau sur eux

Moïse et les Israélites

Quel contraste Moïse a du sentir, descendant de la montagne, du nuage de la gloire de Dieu, tombant sur un tohu-bohu pathétique en bas. Il tenait dans ses mains les deux tablettes de pierre, écrites des deux cotés, par le doigt même de Dieu (vs. 15-16). Et pendant ce temps, la montagne derrière lui était en flamme :

« Alors, je m'en suis retourné, je suis redescendu de la montagne qui était encore tout embrasée, tenant des deux mains les deux tablettes de l'alliance. » (Deut. 9:15)

Josué avait accompagné Moïse, au moins une partie du chemin de la montée, et avait attendu son retour (Exode 24:13). Il était ainsi au courant de ce que Dieu avait dit à Moïse à propos de ce qui arrivait en bas (32:7-8). Alors qu’ils s’approchaient du camp des Israélites, il y avait beaucoup de bruit. Il était si fort et si animé, que Josué pensa que c’était le bruit d’une bataille (v.17). Cependant, Moïse savait ce que c’était, et dit à Josué que ce n’était pas le son d’une bataille, ni des cris de victoire ou de défaite, mais plutôt de festivités :

« ---Non! répondit Moïse, ce ne sont ni des cris de victoire ni des lamentations de défaite. C'est un bruit de chansons que j'entends. » (v. 18)

On ne nous dit pas qu’elle a été la réaction de Josué à ces sons, mais on nous dit comment Moïse répondit (vs. 19-20). En approchant le camp, il vit à la fois l’idole « qu’ils » (à la fois Aaron et le peuple, v. 4) avaient fait, et les danses des Israélites. Ces danses étaient sûrement liées au « divertissement » mentionné par Dieu dans le verset 6, ainsi qu’au déchainement (littéralement « laisser aller ») du verset 25. Ainsi, ce divertissement faisait partie d’une orgie sexuelle, qui caractérisait les rites païens de fertilité.

Voyant cela, Moïse devint furieux. Le texte nous dit que « sa colère s’enflamma » (v. 19), une expression utilisée auparavant pour décrire la colère de Dieu (v. 10). Alors Moïse jeta les tablettes qui avaient été écrites par le doigt même de Dieu, les brisant. Le récit de Deutéronome donne un détail supplémentaire :

« Alors j'ai pris les deux tablettes, et je les ai jetées à terre des deux mains et les ai brisées sous vos yeux. » (Deut. 9:17)

Toute l’attention d’Israël était rivetée sur Moïse quand les tablettes furent jetées par terre, puis, semble-t-il pulvérisées.76 Dans cet acte, Moïse confronta dramatiquement la nation avec leur péché et avec ses conséquences – la rupture de l’alliance avec Moïse. Les bénédictions promises par cette alliance étaient liées à l’obéissance d’Israël. La relation d’Israël avec Dieu était précisée dans cette alliance. Maintenant, due aux péchés d’idolâtrie et d’immoralité, cette alliance était brisée.

Imaginez, si vous pouvez, le président des Etats-Unis prenant la Déclaration d’Indépendance et la Constitution des Etats-Unis et les détruisant devant les yeux de la nation à la T.V. Nous nous demanderions quels droits nous seraient garantis. Nous nous demanderions comment nous serions gouvernés. Nous n’aurions aucune assurance de protection de la Loi, des limites du pouvoir du président. Nous n’aurions aucun sentiment de sécurité, aucune base pour gouverner nos propres actions ou juger les actions des autres. Nous n’aurions aucun sens de sécurité en tant que nation. Cela, je crois, nous donne une idée de ce qu’Israël ont dû ressentir, avec une autre chose : Israël n’avait aucune base pour avoir une relation avec Dieu, le Dieu qu’ils venaient juste de rejeter.

Il a été suggéré que Moïse eut tort de détruire les tablettes.77 Il n’y a aucune suggestion dans le texte, que je puisse voir, qu’il ait eu tort. Quand Moïse pécha, comme quand il frappa la pierre (Nom. 20:1-13), Dieu rapidement et sévèrement le disciplina pour l’avoir fait. Si Moïse avait eu tort ici, je crois que cela aurait été mentionné en termes très clairs. Les actions de Moïse étaient un reflet de l’indignation justifiée de Dieu. En examinant les paroles que Dieu parla à Moïse dans le verset 10 d’Exode, Moïse avait tout à fait raison de comprendre que Dieu avait regardé cette alliance comme ayant été violée et mise de coté.

Tout comme Moïse brisa les deux tablettes de pierre, il pulvérisa aussi le veau d’or (que Moïse appela « l’objet de votre péché » dans Deut. 9:21). Les actions de Moïse une fois encore transmettent aux Israélites l’attitude de Dieu envers cette abominable idole et de sa vénération par Israël. Elle fut donc détruite d’une façon qui fut consistante avec l’ordre que Dieu donna à Israël en ce qui concernait leur comportement avec les idoles païennes des Cananéens :

« Vous n'adorerez pas leurs dieux et vous ne leur rendrez pas de culte, vous n'adopterez pas leurs pratiques religieuses. Au contraire, vous renverserez leurs statues et vous mettrez en pièces leurs stèles sacrées. » (Exode 23:24 ; Deut. 7:5,25-26)

Cette action a un parallèle très intéressant dans la littérature de l’ancien Proche-Orient :

« La destruction de cette idole trouve un parallèle intéressant dans un des textes ougaritiques. La déesse Anath est décrite détruisant le Dieu Mot. Cette destruction inclut le bruler, le pulvériser comme un grain dans un moulin, et dispersant les restes dans un champs pour être manger par les oiseaux.78 »

Ce n’était pas seulement un acte qui décrivait l’horreur de cette idole, mais qui rendait impossible de répéter à jamais la vénération de cette idole particulière. L’idole fut brulée, puis écrasée et broyée en poudre fine – poussière d’or - et puis versée dans l’eau (« le torrent qui descend de la montagne. », Deut. 9:21), duquel les Israélites furent forcés de boire. Ça aurait était très ironique si les Israélites avaient été forcés de boire à la santé de leur dieu, car Moïse les força à boire leur dieu.

Ce que je vais suggérer peut vous faire rouler vos yeux, mais je dois le dire quand même. Si Moïse n’avait pas forcé le peuple à boire cette poussière d’or, je crois que vous auriez vu la nation d’Israël entière autour du torrent, cherchant l’or. Cela aurait fait ressembler la ruée vers l’or de Californie à un pique-nique. Cet or était profane, tant qu’il ne devait jamais être réutilisé, spécialement pas pour la construction du tabernacle (Exode 25:3 ; 35:5,22). En forçant les Israélites à boire la poussière d’or, il émergerait de leurs corps étant impur et souillé. Ainsi, ils ne le toucheraient jamais plus. Boire l’or était donc le moyen de le profaner.79

Moïse et Aaron (32:21-24)

Aaron était dans le pétrin pour son rôle important dans l’idolâtrie d’Israël. Comme Moïse écrivit ailleurs,

« Dieu était aussi très irrité contre Aaron, au point de vouloir le détruire, et j'ai aussi prié pour Aaron. » (Deut. 9:20)

Il serait bien pour nous de nous souvenir que celui que Moïse réprimanda face à face était aussi celui pour lequel Moïse intercéda devant Dieu.

La question que Moïse posa embarassa spécialement Aaron :

« ---Que t'a donc fait ce peuple pour que tu l'entraînes à se rendre coupable d'un si grand péché? » (v. 21)

La conclusion des paroles de Moïse est que le peuple avait dû faire quelque chose de terrible à Aaron, peut-être torturé, menacé, pour qu’il ait cédé à leurs demandes. Cependant, le texte ne nous donne pas d’indication comme ça. La vérité est qu’Aaron abandonna rapidement et facilement, sans aucune résistance, et sans une grande menace pour sa sécurité ou sa personne. Des mots de l’auteur d’Hébreux,

« Vous n'avez pas encore résisté jusqu'à la mort dans votre lutte contre le péché, » (Héb. 12:4)

La réponse d’Aaron eut pour intention de réduire la colère de Moïse. Certains se demandent si Aaron réalisa combien le danger était grand pour lui en ce qui concernait la colère de Dieu. Son explication pour construire l’idole était excessivement faible. Sa première ligne de défense est de projeter son péché sur le peuple :

« Tu sais toi-même que ce peuple est porté à faire le mal. » (v. 22)

Aaron avait raison bien sûr. Dieu l’avait dit en termes encore plus clairs dans les versets 7-9. La différence entre Aaron et Dieu est qu’Aaron utilisa la nature pécheresse du peuple autour de lui comme excuse pour son propre péché. Dieu révèlerai Sa vertu en réponse aux péchés des Israélites ; Aaron révèlerai sa perversité en réponse des péchés d’Israël. Contrairement à Aaron, Moïse répondit aux péchés d’Israël comme Dieu. Ce n’est pas assez pour nous de reconnaître simplement la dépravation de l’homme, nous devons lui résister.

Si Aaron accentue le mal des Israélites, il minimise aussi son rôle à lui, le rôle d’un chef, qui fut allé jusqu’à fabriquer ce « dieu », et conduire sa vénération. Ses mots suggèreraient qu’il jeta simplement de l’or dans le feu et qu’un veau d’or en sortit. « C’est un miracle » Aaron semble dire. C’était quelque chose comme les pubs que nous voyons aujourd’hui, un « dieu instantané » - jetez simplement un peu de bijoux en or dans le feu, attendez quelques instant et voilà que sort une idole.

Il y a ici, je crois, un grand contraste entre l’amour de Moïse pour le peuple, et sa volonté de mourir avec eux, autant que d’intercéder pour eux, et le dédain qu’Aaron reflète pour le peuple dans le v. 22. Je crois que ce fut Sigmund Freud qui avait un grand dédain pour le peuple. Même dans le traitement fort et semblant être dur de Moïse avec les péchés de ce peuple, il les aimait plus en faisant cela qu’Aaron quand il avait cédé à leur demande. Si Aaron ne dédaignait pas le peuple, il avait, au moins, une attitude « les garçons seront toujours des garçons » envers leurs péchés.

Les paroles d’Aaron ne retournèrent aucune réponse de Moïse. En fait, Moïse n’avait pas eu besoin d’ajouter autre chose. Aaron s’était condamné lui-même, par ses propres paroles. Il n’y avait aucun mot éloquent pour excuser ou expliquer un mauvais acte tel que celui d’Aaron.

Moïse et les Lévites (32:25-29)

Précisément quand les évènements de ce paragraphe eurent lieu dans la série chronologique de l’incident du veau d’or, je ne sais pas. Si cela arriva peu après le retour de Moïse au camp, cela a pu être le moyen d’arrêter complètement et rapidement la célébration païenne. Cependant, si quelque temps s’était écoulé (par exemple, assez de temps pour avoir permit à Moïse de fondre le veau d’or, le pulvériser, le répandre sur l’eau du ruisseau proche, et la faire boire par le peuple), alors le fait que le peuple ait toujours été incontrôlable aurait servi à accentuer le sérieux du péché des Israélites.

Une des responsabilités d’Aaron en tant que chef était de « garder tout sous son contrôle ». Manifestement, il avait échoué à le faire (v. 25). L’indiscipline des Israélites aurait pu être manifestée par la nudité80 et dans la célébration folle, qui semble avoir inclut des danses fanatiques et des passions sans retenues. Le texte du verset 25 traduit « déchainé » littéralement « se laisser aller ». Je ne peux pas m’empêcher de penser à la pub de bière qui disait un peu comme ca, « laisser-la aller, laisser-la aller ce soir ! » Israël s’est laisser aller, et il fallut une série d’actions très sérieuses pour tout ramener sous contrôle.

Je crois qu’on peut dire avec certitude qu’une célébration qui va d’enthousiasme à exubérance à abandon et perte de contrôle ne provient jamais de Dieu. Paul a dit clairement que quand une personne était sous le contrôle du Saint-Esprit, cette personne devait aussi être maitre d’elle-même (1 Cor. 14:32). Ainsi Paul pouvait condamner des réunions désordonnées et pouvait instruire l’église de « faire tout convenablement et de manière bien ordonnée » (1 Cor. 14:40),

La conduite désordonnée des Israélites était mal non seulement parce qu’elle était pratiquée sans contrôle d’eux-mêmes et restreinte, mais parce qu’elle était observée par les ennemies d’Israël et était « méprisée par ses ennemis » (v. 25). Ayant déjà combattu les Amalécites  (Exode 17:8-13), et étant bientôt destiné à combattre d’autres Cananéens, Israël était observé avec beaucoup d’attention par ses ennemis (Nombres 22:1-3). La célébration déchainée d’Israël fut remarquée par ses ennemis, et servit éventuellement à les hanter, comme nous allons voir plus tard dans ce message.

Moïse se tint à la porte du camp et appela chaque Israélite à faire un choix :

« ---Que tous ceux qui sont pour l'Eternel viennent vers moi! » (v. 26)

On nous dit que la tribu entière de Lévi, la tribu de Moïse et d’Aaron (Exode 2:1), s’assemblèrent autour de Moïse. Cela ne veut pas nécessairement dire que personne d’autre ne joignit Moïse, seulement que tous les Lévites promirent leur fidélité au Dieu d’Israël.81 Cependant, beaucoup ne joignirent pas Moïse, révélant leur rébellion contre Yahvé. Ils s’étaient vraiment tournés vers un autre « dieu » et rejetés Dieu.

Les Lévites sont alors commandés de prendre leurs épées et d’aller dans le camp d’une manière systématique (d’une porte à l’autre, v. 27), tuant tous ceux qu’ils rencontreraient, incluant amis et familles. Cette action semble excessivement dure à première vue, mais ce n’est pas le cas, comme peut être vu des facteurs suivants :

(1) L’ordre donné aux Lévites de tuer leurs compatriotes Israélites était un ordre de Dieu, pas uniquement de Moïse. L’ordre de tuer était précédé par, «---Voici ce qu'ordonne l'Eternel, le Dieu d'Israël » (v. 27).

(2) Ce que Dieu commandait les Lévites de faire aux Israélites apostats est précisément ce qu’Il ordonna aux Israélites de faire aux Cananéens. La célébration idolâtre des Israélites était comme celle des Cananéens et donc exigeait le même remède :

« ---Lorsque l'Eternel ton Dieu t'aura fait entrer dans le pays où tu te rends pour en prendre possession, et qu'il aura chassé devant toi de nombreuses nations: les Hittites, les Guirgasiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens et les Yebousiens, ces sept nations plus nombreuses et plus puissantes que toi,

  lorsqu'il te les aura livrées et que tu les auras vaincues, tu les extermineras totalement pour les vouer à l'Eternel; tu ne concluras pas d'alliance avec elles et tu n'auras pour elles aucune pitié. » (Deut. 7:1-2 ; Nombres 31:27)

(3) La même sévérité fut appelée pour traiter avec ces Israélites qui suivaient des dieux étrangers et essayaient d’attirer d’autres à les suivre dans leur apostasie :

« Quant à ce prophète ou ce visionnaire, il sera puni de mort pour avoir prêché la désobéissance à l'Eternel votre Dieu, qui vous a fait sortir d'Egypte et vous a libérés de l'esclavage, car il aura voulu vous entraîner hors du chemin que l'Eternel votre Dieu vous a ordonné de suivre. Ainsi, vous ferez disparaître le mal du milieu de vous.

   ---Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou la femme que tu serres contre ton cœur, ou ton ami intime essaie de te séduire en secret en te disant: «Allons rendre un culte à d'autres dieux que ni toi ni tes ancêtres n'avez connus,

   des dieux d'entre les divinités des peuples étrangers, proches ou lointains, qui habitent d'une extrémité de la terre à l'autre»,

   tu n'accepteras pas sa suggestion et tu ne l'écouteras pas; bien plus, tu ne t'apitoieras pas sur lui, tu ne l'épargneras pas et tu ne couvriras pas sa faute. » (Deut. 13:6-9)

Nous devons nous souvenir que ceux qui devaient être tués étaient ceux qui avaient rejeté le Dieu d’Israël, choisissant de servir un dieu étranger à la place. Pire encore, ils avaient aussi rejeté la réprimande de Moïse et avaient refusé de se détourner de leur « dieu » pour le seul vrai Dieu. Ceux qui moururent étaient ceux qui refusèrent de promettre leur fidélité à Yahvé.

(4) La tuerie de 3 000 Israélites fut nécessaire pour les ramener dans le bon chemin, épargnant ainsi la nation tout entière d’un jugement encore plus grand. Si cela n’était pas arrivé, un plus grand désastre aurait pu être exigé. La mort de quelques-uns a pu épargner les vies du reste. Ainsi, la mort des Israélites fut nécessaire, et, à la fin, pour le bénéfice de la nation. Quelque fois la bonté est cruelle et la « cruauté » est bonne.

Le sens exact du verset 29 est difficile à déterminer, et il y a des différences d’opinion parmi les érudits.82 Je suis enclin à aller vers la position prise par Gispen, qui est supportée par la traduction de la version King James :

Je préfère traduire le verset 29 comme cela : « Car Moïse dit » quand il donna l’ordre de tuer frère, ami, et voisin, « offrez aujourd’hui au Seigneur, chacun son frère, son ami, et son voisin, pour que le Seigneur puisse vous bénir aujourd’hui » ; Cette traduction s’accorde avec celle de Buber-Rosenberg, et la version King James.83

Ainsi traduit, quand Moïse ordonna les Lévites d’aller à travers le camp, tuant ceux qui avaient rejeté Yahvé, il, à ce moment là, leur promit une bénédiction spéciale (le sacerdoce) pour faire cela. Il y a un sens, alors, dans lequel la mort des Israélites coupables fut un genre de sacrifice dédié, inaugurant les Lévites dans le sacerdoce. La bénédiction prononcée sur la tribu de Lévi par Moïse, à la fin de sa vie, est liée à l’obéissance des Lévites :

« Et pour Lévi il dit:
      L’ourim et le toummim appartiennent à l’homme qui t’est très attaché,
      que tu as fait passer par l’épreuve à Massa,
      avec qui tu as contesté aux eaux de Meriba,

   qui a dit de son père et de sa propre mère:
      «Je n’y ai pas égard!»
      Qui pour ses fils, ses frères,
      n’a pas fait d’exception
      et s’est montré fidèle à ta parole seule
      et à ton alliance.

   Les lévites enseignent tout ton droit à Jacob,
      ta Loi à Israël,
      ils font monter vers toi le parfum de l’encens
      et offrent l’holocauste sur ton autel.

   Bénis, ô Eternel, tout ce qu’ils accomplissent,
      reçois avec faveur les œuvres de leurs mains!
      Brise les reins, ô Dieu, de tous leurs adversaires,
      que ceux qui les haïssent ne se relèvent plus! » (Deut. 33:8-11)

Moïse et Dieu (32:30-35)

Ayant mit fin à la fausse célébration et l’immoralité des Israélites, Moïse dut une fois encore supplier Dieu de pardonner le peuple pour son péché. Moïse n’a pas minimisé le sérieux du péché d’Israël, ni ne leur a-t-il promit que ses efforts amènerait un pardon. Avant de retourner au sommet de la montagne, Moïse dit au peuple,

« ---Vous avez commis un très grand péché. Maintenant je vais remonter auprès de l'Eternel. Peut-être obtiendrai-je le pardon de votre péché. » (v. 30)

Pensez à comment les Israélites ont dû se sentir, ayant juste entendu ces paroles de Moïse, le regardant grimpant une fois de plus cette montagne, probablement toujours en feu (Deut. 9:15). Les Israélites n’avaient pas d’alliance à ce moment, leur assurant la présence de Dieu avec eux. Ils n’avaient même pas d’assurance que Dieu permettrait le peuple de vivre, après leur grand péché. Et l’alliance avec Moïse, qui avait juste été ratifiée et brisée, n’avait pas de solution pour un péché tel que celui qu’ils venaient juste de commettre. Moïse ne pouvait pas sourire, assurant le peuple que Dieu les pardonnerait. Leur seul espoir était en la grâce de Dieu et dans le rôle médiateur de Moïse.

Dans les versets 31 et 32, Moïse s’interposa en faveur de son peuple. Il reconnut le grand péché des Israélites (v. 31), et il demanda à Dieu de pardonner leur péché (v. 32). Beaucoup pensaient que Moïse, comme Paul (Rom. 9:1-3) implora Dieu de sauver les Israélites au sacrifice de son âme, quand il pria :

« Mais maintenant, veuille pardonner ce péché. Sinon, efface-moi du livre que tu as écrit. » (v. 32)

Pendant qu’il y a beaucoup d’interprétations différentes données ici, je crois que le « livre » dont Moïse parle ici est le « Livre des Vivants », non pas le « Livre de la Vie » du Nouveau Testament84. Moïse n’essaye pas d’échanger son âme pour le salut de son peuple, mais implore Dieu de pardonner, pas sur la base de ce que lui ou Israël peuvent faire, mais seulement sur la base de la bonté et la pitié de Dieu. Si Dieu ne pardonne pas Israël, alors Moïse espère mourir aussi. Cela décline très effectivement l’offre de Dieu de faire une nouvelle nation de lui.

La réponse de Dieu est enregistrée dans les versets 33-35. Chaque homme est responsable pour son propre péché, et la punition est la mort. C’est simplement une autre déclaration de l’Ancien Testament prévenant,

« Eh bien, c'est la personne qui pèche qui devra mourir. » (Ezech. 18:4)

l’équivalent de l’Ancien Testament à la déclaration du Nouveau Testament que,

« Car le salaire que verse le péché, c'est la mort » (Rom. 6:23)

Cependant la mort ne viendra pas immédiatement pour que les promesses de l’alliance de Dieu soient réalisées pour Abraham, Isaac, et Israël. Ainsi, Moïse est informé,

« Maintenant va, conduis le peuple là où je t'ai dit. Mon ange marchera devant toi, mais au jour où j'inter-viendrai, je les châtierai de leur péché. » (v. 34)

Moïse est ordonné de conduire les Israélites vers Canaan. L’ange de Dieu marchera devant eux, mais pas Dieu lui-même. Cependant il y aura quand même un jour de règlement de compte quand la pénalité pour le péché d’Israël devra être payée. Je crois que la punition à laquelle Dieu fait allusion est la mort de cette génération entière dans le désert, à cause de ce péché et d’autres qui suivront, incluant la rébellion d’Israël contre Dieu à Qadech (Nombres 13,14). Je crois que l’auteur d’Hébreux confirme cela :

« En effet, qui sont ceux qui se sont révoltés contre Dieu après avoir entendu sa voix? N'est-ce pas tous ceux qui étaient sortis d'Egypte sous la conduite de Moïse?

   Et contre qui Dieu a-t-il été plein de colère pendant quarante ans? N'est-ce pas contre ceux qui avaient péché et dont les cadavres sont tombés dans le désert? » (Héb. 3:16-17)

Les péchés des Israélites étaient nombreux, desquels celui ci était le premier grand acte de rébellion. Plus loin dans le récit de Deutéronome, Moïse inclut de nombreux autres péchés, pour montrer que celui-ci n’était qu’un parmi beaucoup d'actes plus sérieux de rébellion contre Dieu (Deut. 9:22-24). Les 40 années de retard du jugement de Dieu donna donc à Israël plus d’opportunités de prouver qu’ils étaient dignes de la sentence de mort, ainsi que de fournir assez de temps pour la seconde génération d’Israélites de grandir, pour que les desseins de Dieu puissent être réalisés à travers eux, et non pas leurs pères.

Le dernier verset du chapitre (v. 35) parle d’un fléau que Dieu amena sur le peuple.85 Je comprends que ce fléau fut quelque chose de différent de la tuerie des 3 000. Je ne vois pas ce fléau comme étant la réalisation de la promesse d’un futur jour de jugement. Aucune mort n’est reportée en résultat de ce fléau. Ainsi, il aurait pu être un fléau non mortel, qui apporta de l’inconfort aux Israélites, mais pas la mort. Ainsi, Dieu fit connaître son mécontentement à la nation entière.

Conclusions

Il nous aidera dans nos efforts d’interpréter et d’appliquer ce chapitre en étudiant deux incidents dans l’Ancien Testament qui révèlent la façon dont les anciens hommes l’interprétaient et l’appliquaient à leurs vies. Dans ces deux incidents, il y a un exemple du mauvais usage de l’histoire biblique et une illustration correspondant d’un usage vertueux de cet incident à mont Sinaï.

Le premier de ces incidents est trouvé dans le Livre de Nombres, au chapitre 25. Dans le chapitre 22, on nous dit que les gens de Moab avaient peur des Israélites, et ainsi Balaq, le roi de Moab chercha à séduire Balaam, un prophète (vrai ou faux prophète, c’est à débattre), de prononcer une malédiction sur Israël. Maintes fois, Balaam bénit la nation qu’il essayait de maudire. Et pourtant, ce que Balaam ne pouvait pas faire en essayant de prononcer une malédiction, fut néanmoins accomplit :

« Israël s'établit à Chittim. Là, le peuple commença à se livrer à la débauche avec des filles de Moab

  qui les invitèrent aux sacrifices offerts à leurs dieux. Les Israélites participèrent à leurs repas sacrés et se prosternèrent devant leurs dieux.

  Peu à peu, Israël s'adonna au culte du Baal de Peor, et l'Eternel se mit en colère contre lui. » (Nombres 25:1-3)

Quand il devint apparent que payer Balaam pour maudire Israël ne marcherait jamais, un autre plan fut recommandé par Balaam – que les femmes de Moab utiliseraient leurs ruses pour s’entremêler sexuellement avec et ultimement marieraient les Israélites, détournant ainsi leurs cœurs de Dieu vers leurs dieux :

« Il leur demanda:
   ---Pourquoi avez-vous laissé la vie à toutes ces femmes?

   Rappelez-vous que ce sont elles qui, sur les conseils de Balaam, ont incité les Israélites à être infidèles à l'Eternel dans l'affaire de Peor, de sorte qu'un fléau a frappé la communauté de l'Eternel. » (Nombres 31:15-16)

Où supposez-vous Balaam trouva l’idée qu’Israël pourrait être détourné de vénérer Dieu par la façon qu’il proposa ? La seule explication convaincante est que Balaam imagina ce plan, basé sur ce qu’il avait, soit vu ou entendu de la conduite d’Israël à la vénération du veau d’or. Vous vous souvenez que la conduite d’Israël ici avait été dite être « méprisée par leurs ennemis » (Exode 32:25). Je crois que la conduite d’Israël dans le chapitre 32 d’Exode révèle une faiblesse fondamentale, dont le conseil de Balaam tira avantage dans le chapitre 25 du Livre de Nombres. Ainsi, Balaam appliqua le passage d’une mauvaise façon, pour promouvoir le péché et ses propres intérêts. Pour cela, incidemment, il paya de sa vie (Nombres 31:8).

Il y a cependant un bon coté de cette scène lugubre, car si Balaam apprit une leçon dure d’Exode 32, Phinéas apprit une leçon de vertu. Moïse avait donné des ordres à chaque chef de chaque tribu d’exécuter ceux, sous leur autorité, qui avaient péché contre Dieu par leur immoralité, tout comme Dieu avait ordonné (Nombres 25:4-5). Nous ne savons pas à quel point ces juges d’Israël étaient fidèles, mais Phinéas fut cité en exemple de zèle vertueux:

« A ce moment survint un Israélite amenant vers ses compatriotes une fille madianite, sous les yeux de Moïse et devant toute la communauté des Israélites qui pleuraient à l'entrée de la tente de la Rencontre.

   Voyant cela, Phinéas, fils d'Eléazar et petit-fils du prêtre Aaron, se leva du milieu de la communauté, saisit une lance

   et suivit cet Israélite jusque dans la partie arrière de sa tente. Là, il transperça tous les deux, l'homme et la femme, d'un coup en plein ventre. Et le fléau qui sévissait parmi les Israélites cessa. » (Nombres 25:6-8)

Phinéas était un Lévite. Il dut apprendre l’incident décrit dans le chapitre 32 d’Exode. Je crois qu’il réalisa que la conduite des Israélites avec les femmes de Moab était de nature similaire à celle des Israélites avec leur veau d’or. Ainsi, quand il vit un Israélite afficher son péché publiquement, il prit son épée et tua tous les deux, l’homme et la femme. Les actions des Lévites dans Exode 32 et celle de Phinéas, le Lévite, dans Nombres 25 sont similaires, tout comme les résultats – la bénédiction de Dieu (Exode 32:29 et Nombres 25:10-13).

Bien que Balaam apprit une leçon de mal, Phinéas apprit une leçon vertueuse, du même incident, du même texte d’Ecriture.

Le second incident est trouvé dans 2 Rois, chapitres 22-23. La contrepartie de Balaam est Jéroboam, le mauvais roi d’Israël. La contrepartie de Phinéas est Josias le roi vertueux. Quand le royaume d’Israël fut divisé, Jéroboam, roi du royaume Nord d’Israël eut peur que les Israélites vénéreraient à Jérusalem, et ainsi seraient réunis avec Juda, le royaume Sud, et qu’il perdrait son trône. Essayant d’empêcher ça, Jéroboam construisit deux veaux d’or :

« Jéroboam se dit:
   ---Telles que les choses se présentent, les sujets de mon royaume pourraient bien retourner sous l'autorité du fils de David.

   S'ils continuent à se rendre à Jérusalem pour y offrir des sacrifices dans le Temple de l'Eternel, ce peuple s'attachera de nouveau à son seigneur Roboam, roi de Juda. Alors ils me tueront et se soumettront à Roboam.

   Après avoir pris conseil, le roi fit faire deux veaux d'or et déclara au peuple:
   ---En voilà assez avec ces pèlerinages à Jérusalem! Voici votre Dieu, Israël, celui qui vous a fait sortir d'Egypte!

   Il dressa l'une des statues d'or à Béthel et installa l'autre à Dan. » (1 Rois 12:26-29)

Remarquez la similarité de ce que Jéroboam fit avec ce qu’Israël fit comme c’est enregistré dans le chapitre 32 d’Exode. Israël avait un veau d’or dans Exode 32. Jéroboam construisit deux veaux d’or pour son peuple. Et remarquez les mots que Jéroboam prononça,

« Voici votre Dieu, Israël, celui qui vous a fait sortir d'Egypte!» (1 Rois 12:28)

Ils sont les mêmes qu’Aaron dit au pied du Mont Sinaï, en l’absence de Moïse. Je soutiens que le mauvais Jéroboam prit une leçon de mal d’Exode 32. Il doubla volontairement le mal d’Israël, sachant que c’était un grand péché, et un qui détruit presque la nation.

La perversité de Jéroboam, comme celle de Balaam, est contrecarrée par un homme vertueux, qui apprit aussi une leçon de vertu du récit d’Exode chapitre 32. Dans le chapitre 23 de 2 Rois, nous lisons cet incident, amené à se produire par le vertueux Josias :

« Il fit de même à Béthel, où il détruisit l'autel qui se trouvait dans le haut-lieu construit par Jéroboam, fils de Nebath, le roi qui avait entraîné le peuple d'Israël dans le péché. Il détruisit cet autel et le haut-lieu, brûla le pieu sacré d'Achéra et incendia le haut-lieu pour le réduire en cendres.

  A cette occasion, regardant autour de lui, Josias vit les tombes qui se trouvaient là sur la montagne, alors il fit exhumer les ossements des tombes et les brûla sur l'autel pour la profaner; il accomplit ainsi la parole de l'Eternel que l'homme de Dieu avait proclamée et qui annonçait ces évènements. » (2 Rois 23:15-16)

Il est important pour comprendre cet incident de réaliser que ce fut juste avant les réformes de Josias que le « Livre de la Loi » fut trouvé :

« A cette occasion, le grand-prêtre Hilqiya annonça à Chaphân, le secrétaire:
   ---J'ai trouvé le livre de la Loi dans le Temple de l'Eternel.
   Et Hilqiya remit le livre à Chaphân. Celui-ci le lut,

   puis il se rendit auprès du roi pour lui faire un rapport:
   ---Tes serviteurs, dit-il, ont versé l'argent qui se trouvait dans le Temple aux entrepreneurs responsables des travaux dans le Temple.

   Puis il ajouta: Le prêtre Hilqiya m'a remis un livre.
   Et Chaphân se mit à en faire la lecture devant le roi.» (2 Rois 22:8-11)

La Loi avait été négligée et pas lu jusqu’au règne de Josias, quand elle fut providentiellement découverte. Les actions de Josias sont le résultat direct de sa réponse à la lecture de la Loi, qui aurait inclu le récit de cet incident dans le chapitre 32 d’Exode. Ainsi, tout comme Moïse détruisit le veau d’or qu’Aaron avait contruit, Josias détruisit le veau d’or que Jéroboam avait fait. Le second veau fut aussi pulvérisé, l’autel détruit, et les gravats profanés par des restes humains, pour qu’il ne puisse plus jamais être utilisé. Les actions de Josias sont une application directe de la leçon d’Exode 32 qui fut écrite pour apprendre à Israël les maux de l’idolâtrie.

Dans le cas de Balaam et de Jéroboam, le mal d’Exode 32 était un modèle pour leurs propres péchés. Dans le cas de Phinéas et de Josias, la réponse de Moïse aux péchés du peuple était un modèle pour leur obéissance vertueuse à Dieu.

Alors, qu’est-ce que nous devrions apprendre d’Exode 32, et de l’exemple de Phinéas et Josias ? Premièrement, nous devrions apprendre à prendre le péché aussi au sérieux que Dieu le prend. Ne minimisons pas le mal du péché. N’osons nous pas tolérer son existence ? Nous n’osons pas, au nom de la pitié, échouer aussi à traiter décisivement avec ceux qui pèchent. Et si nous appliquons cela à nos propres vies, nous devons traiter aussi énergiquement avec nos propres péchés. Cela, je crois, est enseigné à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

« Puisses-tu, ô Dieu, faire mourir le méchant!
      Que les hommes sanguinaires partent loin de moi!

   Ils se servent de ton nom pour leurs desseins criminels,
      eux, tes adversaires, l'utilisent pour tromper.

   Eternel, comment donc ne pas haïr ceux qui te haïssent,
      et ne pas prendre en dégoût ceux qui te combattent?

   Eh bien, je leur voue une haine extrême,
      et les considère comme mes ennemis mêmes. » (Ps. 139:19-22)

« Si ta main ou ton pied te font tomber dans le péché, coupe-les, et jette-les au loin. Car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main ou un seul pied que de garder tes deux mains ou tes deux pieds et d'être jeté dans le feu éternel.

   Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-le au loin, car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul œil, que de conserver tes deux yeux et d'être jeté dans le feu de l'enfer. » (Matt. 18:8-9)

Des mots durs ? Oui, ils le sont, mais nous devrions apprendre qu’un Dieu vertueux prend le péché très au sérieux. Que ce péché soit dans notre frère ou en nous-mêmes, nous devons l’attaquer comme la maladie mortelle qu’il est. Nous devons nous en débarrasser de lui comme de la peste qu’il est.

La discipline de l’église n’est pas populaire de nos jours, en partie parce que nous avons peur d’être sollicités, je suppose, mais primordialement parce que nous sommes trop tolérants avec les péchés. Le traitement de Moïse avec le péché de son peuple est un exemple pour nous, tout comme il était pour Phinéas et Josias. Les parents trouvent que discipliner leurs enfants est une tâche difficile, et souvent ils justifient leur passivité et manque de discipline en pointant du doigt l’abus parental de quelques parents envers leurs enfants ou l’interférence (quelques fois injustifiée ou excessive) d’agences d’état, qui ne sont pas seulement opposées à l’abus des enfants, mais à toutes formes de discipline. Prenons le péché aussi sérieusement que Dieu le prend, connaissant son pouvoir mortel et destructif.

Les évènements de ce chapitre démontrent aussi dramatiquement la supériorité de la nouvelle alliance du Nouveau Testament à l’Ancienne, l’alliance avec Moïse, qui avait été donnée dans Exode. Il y a deux domaines particuliers de supériorité évidents dans notre texte. Premièrement, la nouvelle alliance, contrairement à l’Ancienne, nous donne l’assurance que nos péchés sont pardonnés et que nous sommes en paix avec Dieu.

Quelle illustration parfaite notre passage nous a donné de l’infériorité de l’alliance avec Moïse comparée à la nouvelle alliance ! L’alliance avec Moïse était basée sur la vertu des hommes, et ainsi servait seulement à condamner. La nouvelle alliance était basée sur la vertu du Messie, Jésus Christ, et ainsi les hommes pouvaient compter dessus pour les pardonner et les sauver de leurs péchés. Israël, virtuellement, « retenait son souffle », à chaque fois le grand-prêtre allait dans le « lieu très saint », pour offrir l’expiation annuelle pour les péchés, tout comme ils avaient dû attendre anxieusement pendant que Moïse monta au sommet de la montagne, dans le nuage de la présence de Dieu. L’ancienne alliance ne donnait aucune assurance du pardon des péchés ; La nouvelle nous donne la confiance et l’audace absolue.

« Ainsi donc, mes frères, nous avons une pleine liberté pour entrer dans le lieu très-saint, grâce au sang du sacrifice de Jésus.

  Il nous en a ouvert le chemin, un chemin nouveau et vivant à travers le rideau du sanctuaire, c'est-à-dire à travers son propre corps.

  Ainsi, nous avons un grand-prêtre éminent placé à la tête de la maison de Dieu.

  Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur droit, avec la pleine assurance que donne la foi, le cœur purifié de toute mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure. » (Heb. 10:19-22)

Il n’y avait pas d’expiation fournie par l’alliance avec Moïse qui couvrait les péchés des Israélites. Ils ne se rapprochaient pas de Dieu, même avant leur péché d’idolâtrie. Plutôt, ils pressèrent Moïse de parler à Dieu, pendant qu’ils maintenaient une distance sécurisante de Lui (Exode 20:18-21). La nouvelle alliance permet à chaque Chrétien de s’approcher de Dieu audacieusement, sachant que Christ a fait une expiation complète et totale pour leurs péchés.

Deuxièmement, il y a une supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne en ce qui concerne le grand-prêtre. Souvenez-vous qu’Aaron, qui avait rapidement succombé à la pression du peuple, qui avait construit une idole pour eux, et qui avait établit une fausse cérémonie d’adoration, était le même Aaron qui allait devenir bientôt le premier grand-prêtre d’Israël. C’est son rôle d’aller dans le « lieu très saint » pour faire l’expiation annuelle pour les péchés. Combien de confiance auriez-vous en Aaron comme votre grand-prêtre ?

Aaron caractérisait vraiment les péchés de tous les prêtres Lévitiques et Aaroniques, qui devaient offrir des sacrifices pour leurs propres péchés avant de pouvoir offrir un sacrifice pour les péchés du peuple :

« Tout grand-prêtre est choisi parmi les hommes et il est établi en faveur des hommes pour leurs relations avec Dieu. Il est chargé de présenter à Dieu des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

  Il peut avoir de la compréhension pour ceux qui sont dans l'ignorance et qui s'égarent, parce qu'il est lui aussi exposé à la faiblesse.

  A cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices, non seulement pour les péchés du peuple, mais aussi, de la même manière, pour les siens propres. » (Héb. 5:1-3)

Christ, notre Grand-Prêtre, est différent. Puisqu’Il est sans péchés, Il n’a pas besoin de faire d’offrande pour Ses péchés, et ainsi Il peut être un sacrifice parfait pour nos péchés :

« Jésus est donc bien le grand-prêtre qu'il nous fallait: il est saint, pleinement innocent, indemne de tout péché, séparé des pécheurs et il a été élevé plus haut que les cieux.

   Les autres grands-prêtres sont obligés d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour leurs propres péchés, ensuite pour ceux du peuple. Lui n'en a pas besoin, car il a tout accompli une fois pour toutes, en s'offrant lui-même.

   Les grands-prêtres institués par la Loi sont des hommes marqués par leur faiblesse. Mais celui que Dieu a établi grand-prêtre par un serment solennel, prononcé après la promulgation de la Loi, est son propre Fils, et il a été rendu parfait pour toujours. » (Héb. 7 :26-28)

Quelle tristesse que les hommes cherchent à vivre sous l’ancienne alliance, quand ils ne pouvaient être sauvés, mais seulement condamnés ; Quand elle ne pouvait expier les péchés, mais seulement prononcer la sentence de mort ; Quand elle ne pouvait donner confiance et assurance de pardon, mais seulement la peur de la mort ; Quand elle avait des grands-prêtres aussi faillibles qu’Aaron. La nouvelle alliance repose uniquement sur le travail de Christ, et pas sur les actions d’hommes faillibles. Trouvons notre salut, notre sanctification, et notre sécurité en Christ, par la nouvelle alliance de Son sang.

Finalement, notre texte nous donne un bel aperçu à propos de la direction biblique. Quel contraste ici entre la « direction » d’Aaron et celle de Moïse ! J’ai brièvement contrasté les deux de cette façon :

Moïse Aaron

Représentait Dieu aux hommes Représentait les hommes86

Dit aux hommes ce que Dieu voulait qu’ils entendent Dit aux hommes ce qu’ils voulaient entendre

Guida Dirigea les hommes

Guida par principes Guida efficacement, impulsivement

Il y a beaucoup de choses à dire à propos de direction aujourd’hui, mais nous devons faire très attention à distinguer entre direction biblique et celle qui est seulement la tendance passagère du jour. Un dirigeant biblique est responsable pour représenter Dieu aux hommes, et pour appeler les hommes à obéir à la volonté révélée de Dieu. Un dirigeant biblique doit tout garder sous contrôle, ne pas être contrôlé. Un bon dirigeant n’est pas responsable pour donner aux gens ce qu’ils veulent (comme une idole), mais plutôt pour rappeler aux hommes leur devoir de faire ce que Dieu a commandé.

De bons dirigeants sont rares. De bons dirigeants n’ont pas besoin du consentement de la majorité, ni d’une coalition puissante avec eux pour appeler un peuple à se repentir et à obéir. J’ai été bien attristé d’entendre un dirigeant Chrétien bien connu dire, en effet,

« Si nous devons mener l’Amérique à avoir une conduite vertueuse, nous devons rassembler une large quantité de gens pour contrôler le gouvernement pour que les chefs nous écoutent. » Moïse n’est qu’un homme seul, et il, par lui-même, annihila l’idolâtrie séditieuse d’Israël. Nous n’avons pas besoin d’être un grand nombre pour changer radicalement le monde dans lequel nous vivons, nous avons seulement besoin de la parole de Dieu, du pouvoir de Dieu, et le courage d’agir. Apprenons à nous tenir droit, comme Moïse, alors que tous les autres (comme Aaron) échouent. Nous trouverons, je crois, qu’il y en aura toujours quelques-uns comme les Lévites qui auront le courage de se tenir à nos cotés.


66 Parallel texts are Deuteronomy 9:7-21, 25ff.; Neh. 9:13-21; Ps. 106:19-23; Acts 7:36-43; 1 Cor. 10:1-13, esp. v. 7. Cf. also Jer. 15:1, where Moses, along with Samuel, are seen to be the foremost mediators of all time.

75 It suddenly struck me that the idol which Aaron made for the people was fashioned in a “quick and dirty” fashion. This thought came home to me when I began to compare the way in which God had the gold work of the tabernacle done (especially the work on the top of the Ark of the Covenant). The plans were meticulously worked out, and only the best craftsmen were commissioned to do the work. Aaron, on the other hand, was not a master metal worker, so far as we are told. I take it then that the haste of this project, along with the limited skill of the metal workers, such as Aaron, must have made this idol somewhat less than one of the great works of art of man’s history. It is as though that idol had stamped on its side, “Made in Taiwan.”

76 “The breaking of the tablets is a repudiation by Moses (presumably acting on God’s behalf, although we are not told this) of the validity of the covenant. Because of Israel’s breach of the terms, it has been rendered null and void.” R. Alan Cole, Exodus (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 218.

77 I think the Gispen misses the point entirely, when he finds Moses to be sinning in the breaking the tablets: “This parenthetical statement indicates that Moses’ subsequent breaking of the tablets was wrong: even he, the interceding mediator (cf. vv. 7-14), fell into sin. Verse 16, cf. Deuteronomy 9:10. It would have been much more impressive and would have placed the focus much more on God if Moses had presented the two tablets to the people side by side with the golden calf; that would have been a lesson in comparative religion! Moses had violated the ‘work of God,’ where He only had the right to destroy the work of sinful people!” W. H. Gispen, Exodus (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 297.

78 John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 288.

79 There are others who would give different explanations to this act of drinking the gold dust. For example, Cole writes: “Finally, the gold dust sprinkled on the water of the wady, flowing down from the mountain, the water that Israel must drink, reminds us of the ‘water of bitterness’ to be drunk by the wife suspected of unfaithfulness (Nu. 5:18-22). As Israel has in fact been unfaithful to YHWH, her heavenly ‘husband,’ so the curse will indeed fall upon her (verse 35; cf. Nu. 5:27).” Cole, p. 219.

80 “We might interpret ‘running wild’ (lit. ‘unloosed’) in the sense of ‘nakedness’ (cf. KJV), since the appearance of Moses had probably settled them down, unless we are to assume an orgy of such dimensions that the masses in the camp continued to run around as if crazed. I am inclined to accept the latter interpretation, in which case only those who were near Moses had seen him destroy the golden calf. It is also possible that the destruction of the calf did not take place until afterward; or Moses may have destroyed the calf and forced the Israelites to drink the water and powder later (cf. Deut. 9:21).” Gispen, p. 299.

“The word for ‘naked’ in the Hebrew text … has the sense of loosening or uncovering. It is felt by some commentators that the term does not necessarily mean nakedness as much as giving free rein to their wild passions. The enemies who are referred to in this verse may be Amalekites who still lingered in the area (cf. Exod. 17:8-16).” Davis, p. 290.

81 I believe that the text implies that there were a number of Israelites from other tribes who joined Moses. The instruction to show no mercy to one’s brother, but to kill him (v. 27), could not very well apply to a Levite, since all the Levites joined Moses. The term could be used more generally, of course, meaning something like “fellow-Israelite.” Nevertheless, it is hard to believe that only Levites joined Moses.

82 “The idiom ‘fill the hands’ means ‘institute to a priestly office,’ ‘install,’ ‘inaugurate,’ and the like. It occurs frequently in P, but also in earlier narratives (Jg. 17:5, 12; I Kg. 13:33). It is always used in connection with the priests or priesthood, except in Ezek. 43:26, where it is used of the consecration or inauguration of an altar. The origin of the idiom is uncertain. It may have originated in a custom such as the one which is described in Exod. 29:22-24 and Lev. 8:22-29. There it is said that Moses placed in the hands of Aaron and his sons parts of a sacrifice, made the gesture of presentation with them, and then offered them on the altar. The ‘ram of ordination’ in those passages is literally, ‘ram of filling. … The Hebrew idiom, may, however, be derived from—and it is in any event similar to—the Akkadian idiom … which came to mean ‘appoint to an office,’ ‘put in charge of something,’ and the like.” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans, 1980), p. 310.

83 Gispen, p. 300.

84 The “book” is found elsewhere in Ps. 69:28 and Isa. 4:3. Cf. also Mal. 3:16; Ezek. 13:9; Dan. 12:1.

“This is a metaphorical way of expressing the idea of ‘the world of living men,’ and at the same time stating the truth that every man’s life or death is in God’s hand. Census lists like those in Numbers I may be the origin of the expression (cf. Ezk. 13:9); the lists of God’s people might well be called ‘God’s book.’ In the New Testament, the concept becomes spiritualized, as meaning the roll of those who have entered, or will enter, into eternal life (Phil. 4:3; Rev. 3:5).” Cole, p. 221.

85 “Yahweh’s smiting usually means sending a plague (cf. 12:23, 27; Jos. 24:5; Isa. 19:22).” Hyatt, p. 312.

86 Part of our problem with leadership in America is based upon our history as a nation and upon the structure of our government. In our country leaders are representatives of the people, and thus are responsible to carry out the will of the people. Spiritual leadership is different, for we are ambassadors of Christ, representing Him, not the people. Aaron was representative of the people. Moses was a representative of God.