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Where the world comes to study the Bible

Pourquoi nous avons tous besoin du « B.A. BA »

Nous vivons dans une société qui refuse toute forme d’intellectualisme, toute forme d’autorité, surtout quand cela touche le domaine religieux. Notre société est de type existentielle (basée sur l’expérience humaine, empirique), dévouée aux sensations « chaudement douteuses », cette mentalité égocentrique qui est si caractéristique du mouvement du Nouvel Age (New Age) qui a bombardé le pays — y compris beaucoup de personnes de l’église. À cause de cela les termes doctrine et théologie ne sont pas très populaires dans les milieux chrétiens. En fait, ils sont souvent dénigrés ou dépréciés. Nous entendons des déclarations comme : « Nous n’avons pas besoin de connaître toutes ces choses théologiques ou doctrinales. Nous avons juste besoin de connaître Jésus. » ou « Eh bien, je ne suis pas un théologien et je ne pense l’être un jour. Simplement, j’aime Jésus. ». Mais connaître et aimer Jésus en vérité fait partie des enseignements de la Bible. Doctrine est simplement un autre nom pour l’enseignement et Théologie veut dire « la connaissance de Dieu ». Souvent, le terme théologie est utilisé d’une manière générale pour parler d’autres domaines d’études qui ont un rapport avec la connaissance de Dieu. La théologie biblique, ce sont simplement les vérités de la Parole de Dieu qui nous donnent la connaissance de Dieu, de l’homme, du salut, de la sanctification, de l’église, ou bien de la vie et de la vie en abondance.

Jésus lui-même a dit : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » (Jean 8 :32), et quand il exprima sa grande prière sacerdotale au Père, il a dit : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jean 17 :17). En plus d’être une attitude d’ignorance, une telle attitude envers la doctrine et la théologie ne tient aucun compte de la Bible en tant que Parole inspirée de Dieu et faisant autorité. Elle traite la Parole de Dieu aussi légèrement que beaucoup d’informations superflues et démodées — des choses dont nous n’avons vraiment pas besoin. Cela élève la sagesse de l’homme au-dessus de la sagesse de Dieu alors qu’en réalité, c’est tout à fait l’opposé.

Esaïe 55.6-11 Cherchez l’Éternel Pendant qu’il se trouve; Invoquez-le, Tandis qu’il est près. 7 Que le méchant abandonne sa voie, Et l’homme de rien ses pensées; Qu’il retourne à l’Éternel, Qui aura compassion de lui, A notre Dieu, Qui pardonne abondamment. 8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, —Oracle de l’Éternel. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies Et mes pensées au-dessus de vos pensées. 10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux Et n’y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre Et fait germer (les plantes), Sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange, 11 Ainsi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche: Elle ne retourne pas à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli avec succès Ce pour quoi je l’ai envoyée.

Il n’y a qu’une seule façon d’expérimenter le salut et la sanctification de Dieu, et elle est au travers de Jésus-Christ et de la vie que Dieu nous donne en Lui. Nous ne pouvons expérimenter cela, pourtant, qu’au travers de l’écoute des enseignements (doctrines) de la Bible, qui est notre index pour la foi et la pratique

Par ses faux enseignants, qui apparaissent souvent tels des anges ou des messagers de lumière (en fait des messagers de ténèbres, suivant 2 Corinthiens 11.13-15, Jacques 3.5, 1 Timothée 4.1), Satan ne nie pas seulement Jésus en tant que réponse unique mais offre beaucoup d’autres chemins et de substituts à la vie, seulement ils sont tous faux et mènent à la destruction.

Dans Matthieu 7.13-14 Jésus a dit : « Entrez par la porte étroite car large est la porte et spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui le trouvent. »

À ceux qui sont déjà entrés par la foi dans une relation avec Christ (de même que les autres qui écoutent ; v. 28), notre Seigneur décrit l’impopularité relative à leur nouvelle position. L’ordre mentionnant la porte puis le chemin, suppose que la porte est l’entrée du chemin, symbolique de la première expérience du croyant avec Christ, qui l’introduit à la vie de sainteté. Les premiers chrétiens étaient appelés ceux « du chemin » (Actes 9.2 ; 19.9, 23 ; 22.4 ; 24.14, 22). Quoique la plus grande partie de l’humanité soit sur le chemin spacieux qui mène à la destruction (la ruine éternelle), les autres porte et chemin sont si petits qu’ils doivent être trouvés. Pourtant le même Dieu qui a pourvu Christ, qui est à la fois la porte et le chemin (Jean 14.6), pousse aussi les hommes à trouver l’entrée (Jean 6.44). La vie. Ici un parallèle contrastant à la destruction et donc une référence à l’état de bénédiction dans le ciel, quoique la vie éternelle commence dès la régénération.1

Le Seigneur continue de mettre en garde contre les nombreux faux enseignants qui viendraient à faire passer le peuple par la mauvaise porte et le faire descendre dans le chemin de la perdition.

Matthieu 7.15-20 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits, 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. 19 Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Par rapport au contexte, veuillez noter le fruit par lequel ces faux prophètes sont repérés — il s’agit de leur enseignement, pas nécessairement de leur comportement. De quelle manière ces loups apparaissent-ils ? Ils apparaissent en vêtements de brebis. En d’autres termes, ils ressemblent à des brebis, et parlent comme des brebis. Ils sont souvent aimables et ont même une certaine moralité. Ils utilisent une terminologie religieuse et agissent dans le souci de plaire aux gens et à la société, mais en réalité, ce sont des loups qui prêchent un faux chemin soit par rapport au salut, soit par rapport à la sanctification, soit par rapport aux deux.

Ceux qui entrent sur le chemin étroit doivent se méfier des faux prophètes, qui prétendent guider les croyants mais en réalité pratiquent la tromperie. Le vêtement de brebis ne doit pas être regardé comme un costume de prophète, mais il contraste de manière évidente avec les loups vicieux. Le peuple de Dieu de tous les âges a eu besoin de se méfier des dirigeants trompeurs (Deutéronome 13.1 ; Actes 20.29 ; 1 Jean 4.1 ; Apocalypse 13.11-14). Par leurs fruits. Ce sont les doctrines produites par ces faux prophètes, plus que les œuvres qu’ils accomplissent, sachant maintenant que les apparences extérieures peuvent ne pas éveiller les soupçons. L’épreuve du prophète est sa conformité aux Ecritures (1 Corinthiens 14.37 ; Deutéronome 13.1-5). L’arbre corrompu. Celui qui est décomposé, sans valeur, inutilisable. Le fait que ce type d’arbre est sans valeur nous oblige à le retirer rapidement du verger avant qu’il infecte les autres.2

Comme nous le disions plus haut, nous vivons dans un environnement anti-intellectuel, existentiel, émotionnel, égocentrique, et inspiré par Satan qui cherche à amener les gens vers des expériences religieuses. Mais cet environnement soit refuse Christ et la Bible en tant que Parole définitive de Dieu, soit cherche à soustraire ou bien ajouter quelque chose à Christ en tant que solution de Dieu.

Récemment, nous avons entendu une présentatrice d’un talk show de jour proéminent qui disait combien la télévision devenait mauvaise, et quelle était son influence négative sur la société. Ayant un désir authentique de combattre la « mauvaise » télévision, elle veut que ses émissions soient une force pour la transformation, conçues pour aider les gens à changer leur vie. Maintenant, cela sonne juste, n’est-ce pas ? Mais c’est tellement trompeur ! À moins que les personnes connaissent la Parole de Dieu, même les Chrétiens seront facilement induits en erreur. Des termes du Nouvel Age étaient utilisés tels que « centrez-vous sur vous », « méditez », « soyez en contact avec votre esprit », « faites le vide en vous », et invitent la grande source (ou peu importe comment vous l’appelez) à « venir dans votre cœur ». Une émission fut consacrée à montrer comment vous pouvez avoir tout l’argent et le succès que vous désirez simplement par la pensée positive.

La Parole sainte de Dieu nous enseigne cela, à savoir combattre ce genre de faux enseignements, nous avons besoin de connaître et d’être formés dans les Ecritures. La Bible nous pousse à le faire, plus particulièrement le Nouveau Testament.

Éphésiens 4.11-14 C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, 12 pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’oeuvre du service et de l’édification du corps du Christ, 13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ. 14 Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manoeuvres séductrices, (surligné par mes soins)

Colossiens 2.1-5 Je veux, en effet, que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous, pour ceux de Laodicée et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage, 2 afin que leur coeur soit consolé, qu’ils soient unis dans l’amour et enrichis d’une pleine certitude de l’intelligence, pour connaître le mystère de Dieu, Christ, 3 en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. 4 Je dis cela, afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants. 5 Car si je suis absent de corps je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre (qui règne) parmi vous et la solidité de votre foi en Christ. (surligné par mes soins)

2 Pierre 2.1-3 Il y a eu de faux prophètes parmi le peuple; de même il y a parmi vous de faux docteurs qui introduiront insidieusement des hérésies de perdition et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux une perdition soudaine. 2 Beaucoup les suivront dans leurs dérèglements et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera calomniée. 3 Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses, mais depuis longtemps leur condamnation est en marche et leur perdition n’est pas en sommeil.

Alors, comment nous protéger et protéger les autres croyants de cette attaque ? Et où commençons-nous afin que nous puissions vraiment expérimenter la grâce de Dieu en Christ ? En d’autres termes, où commence ce processus ? Il doit commencer par les bases — par une étude du style le « B.A. BA » pour la croissance chrétienne, poser la fondation. Les termes-clé utilisés dans ce titre (« B.A. BA » [NDT : ABCs dans la version originale], « Croissance Chrétienne », et « fondation ») ont été soigneusement choisis parce qu’ils expriment chacun les idées bibliques et les objectifs que Dieu a pour le Chrétien. Tant de Chrétiens sont bibliquement illettrés. C’est triste à dire, et ce, même dans les églises qui prétendent être basées sur la Bible. À cause de cela, et comme un stimulant pour l’étude du « B.A. BA », je crois qu’il est important et utile que nous puissions voir l’accent que la Bible a sur ces termes-clé utilisés dans le titre pour cette série d’études

Si vous êtes un tout nouveau Chrétien, peut-être ne savez vous pas que très peu de temps aujourd’hui, contrairement à avant, est dédié à l’étude en profondeur et à un enseignement précis de la Bible. Avant, il y avait un enseignement solide de la Bible à la fois le dimanche matin et soir aussi bien que le mercredi soir. C’était le minimum pour beaucoup d’églises évangéliques bibliques, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Certaines églises cherchent à maintenir l’accent sur un enseignement biblique ferme, et ceci a remplacé les dimanche et mercredi soirs. Mais trop souvent ces petits groupes s’orientent plus vers la communion et le partage, que vers la Bible. La communion, le partage et le soutien sont très importants, mais ne doivent jamais entraîner l’exclusion la Parole.

Donc, sachant maintenant que les termes utilisés dans le titre de ces séries ne sont pas seulement bibliques, mais insistent très fortement sur la Bible, je crois qu’un petit point sur ces termes est nécessaire afin de saisir leur signification, leur nécessité dans l’église d’aujourd’hui, et les objectifs de ces séries d’études.

Le concept de la croissance

L’un des enseignements et objectifs clairs du Nouveau Testament pour les croyants concerne la croissance spirituelle. Quand nous sommes sauvés, peut importe l’âge que nous avons physiquement, nous sommes nés dans la famille de Dieu en tant que bébés (des petits enfants) en Christ (suivant 1 Corinthiens 3.1a, 1 Jean 2.13 [enfants, paidia, bébés]). Clairement, un des besoins fondamentaux de l’enfant est l’alimentation et la formation adéquates pour croître en bonne santé. Donc, il y a un accent particulier dans les Écritures sur la croissance spirituelle pour les croyants lors de toutes les étapes de la maturité (voir aussi 1 Pierre 2.2, 2 Pierre 3.18, Philippiens 3.12a). La vérité est celle-ci, un défaut de croissance spirituelle est considéré comme anormal, et mérite la réprimande, puisque la croissance est aussi une question de choix.

Qui est responsable de notre croissance spirituelle ? La Bible nous enseigne qu’un échec de la croissance est une question de négligence dans laquelle deux parties sont responsables — les parents spirituels (les responsables d’église, et ceux qui amènent les personnes au Seigneur), et le croyant lui-même. Les passages suivants le démontrent :

(1) La croissance spirituelle est d’abord de la responsabilité des dirigeants d’église et des autres croyants matures. Le fait que le Nouveau Testament insiste particulièrement dans les épîtres sur l’enseignement et sur la bonne doctrine et sur l’attention portée aux croyants (voir versets ci-dessous) illustre ceci d’un bout à l’autre avec la seule idée du rôle et de la fonction des anciens qui doivent veiller sur le troupeau (Actes 20.28 ; Éphésiens 4.11-16 ; 1 Thessaloniciens 2.1-12 ; 1 Jean 2.12a, 1 Timothée 4.6, 11, 13 ; 1 Pierre 5.1a).

(2) La croissance spirituelle est aussi une responsabilité personnelle. Les versets suivants nous enseignent que Dieu nous tient tous comme responsables de notre propre croissance spirituelle à certains niveaux. Ceci inclut la responsabilité à suivre l’enseignement et l’exemple de la direction bonne et divine (voir Hébreux 13.7, 17 ; 1 Thessaloniciens 5.12a, 1 Corinthiens 3.1a, Hébreux 5.11-6,1a).

Le concept du « B.A. BA ».

Depuis que nous avons commencé en tant que bébés en Christ, nous devons démarrer avec les bases, le « B.A. BA » de la Parole. Cette idée est solidement mise en évidence dans Hébreux 5.11-6.1. L’auteur de l’épître aux Hébreux a avancé la vérité qu’il voulait communiquer à ses lecteurs au sujet du Seigneur Jésus, mais il savait qu’ils ne pouvaient pas la saisir à cause de leur paresse et de leur indifférence spirituelle. Cette paresse et cette indifférence ont aussi contribué à la poursuite de leur immaturité spirituelle, l’autre raison de leur incapacité de poursuivre leur croissance.

Ils ont de toute évidence été enseignés avec ces bases (notez les mots « de nouveau » dans le verset 12), mais ils avaient échoué, pour une raison quelconque, à apprendre comme il faut et à aller au-delà de ce que l’auteur appelle les « principes élémentaires » (NASB), les « éléments de base » (NET Bible), les « vérités élémentaires » (NIV) des oracles de Dieu ou de la Parole de Dieu. « Principes, vérités élémentaires » est une traduction du grec stoiceion, « un d’une ligne, de là une lettre (de l’alphabet) », et ainsi, par extension, « les bases de connaissance, le ‘B.A. BA’ de tout sujet ». Simplement, comme au cours préparatoire, les « B.A. BA » ou « ABC » sont des blocs de construction, la fondation sur laquelle une autre connaissance est saisie et y fait référence, ainsi tous les chrétiens ont besoin de connaître les bases de la Parole s’ils veulent être capables d’avancer vers la maturité spirituelle et vers la vie chrétienne productive aussi bien que ceux qui peuvent aussi enseigner les autres (v. 12a).

Dans Hébreux 6.1, l’auteur continue son exhortation. Une fois que les principes basiques au sujet de Jésus sont saisis, l’auteur voulut que ces croyants grandissent pour une maturité spirituelle de plus en plus grande par une croissance spirituelle ferme. Ils devaient continuer à discerner entre les vérités vivantes que nous avons en Christ et les formes sans vie, les ombres de l’Ancien Testament, telles qu’elles existent dans le Judaïsme comme les lavages, les baptêmes, et autres rituels. Notez que dans le verset 3, l’écrivain s’identifie avec ses lecteurs et exprime son propre besoin de continuer à grandir. Aucun d’entre nous n’y arrive, alors il faut en parler. Nous avons tous besoin de continuer à grandir.

Dans le contexte de ce passage, plusieurs « B.A. BA » sont mentionnés (6.1-2). Parmi ceux-là se trouvent la « repentance des œuvres mortes » et la « foi en Dieu ». L’un des problèmes fondamentaux dans l’église aujourd’hui, comme toujours, est le légalisme ou problème des œuvres mortes — l’homme travaillant, ayant l’illusion d’être accepté ou d’obtenir la faveur de Dieu, et même pour expérimenter son propre sens de l’importance.

Les gens ont besoin et désirent trois choses basiques, qui peuvent aussi être identifiées par les lettres ABC [NDT : le titre original. La traduction du deuxième terme n’a pas d’équivalent commençant par la lettre B en français]. (1) Acceptation (nous avons été acceptés par Dieu au moyen de la grâce par la foi en Christ), (2) Appartenance [NDT : Belongingness en anglais] (en tant que membres régénérés de la famille de Dieu, nous appartenons à Dieu et nous nous appartenons l’un l’autre), et (3) Compétence (au moyen du pouvoir de Dieu, nous pouvons faire ce que Dieu nous appelle à faire — Il nous donne le Saint-Esprit, notre pouvoir, et des capacités spirituelles). Mais le penchant de l’homme et l’illusion de Satan sont d’amener les gens à rechercher cela ailleurs que par la réponse de Dieu en Christ, ou juste en partie au travers de Christ et en partie en ajoutant quelque chose (les œuvres).

Le point est, si nous manquons de compréhension sur la grâce de Dieu et sur la foi dans l’œuvre de Dieu pour nous en Christ, nous allons passer à coté de la vie abondante en Christ qui est la nôtre. Les Chrétiens doivent avoir leurs vies enracinées fermement sur la vérité de la foi seule en Christ seul, et cela est vrai, non pas seulement pour le salut qui couvre la condamnation du péché, mais aussi pour la sanctification, le changement spirituel et l’expérience de la vie transformée en Christ — une œuvre de l’Esprit à laquelle nous coopérons par la foi.

Le concept de la fondation.

Aucune superstructure ne peut être construite, spirituellement parlant, pour qu’elle résiste contre les torrents spirituels auxquels elle fera face sans une fondation appropriée. Le « B.A. BA » forme la solide fondation dont nous avons besoin. Mais voici juste une autre de ces paraboles utilisées dans le Nouveau Testament pour nous enseigner combien il est vital que nous posions une fondation doctrinale claire. Deux passages nous illustrent ceci :

Matthieu 7.24-27 Ainsi, quiconque entend de moi ces paroles et les met en pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. 25 La pluie est tombée les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont portés sur cette maison: elle n’est pas tombée, car elle était fondée sur le roc. 26 Mais quiconque entend de moi ces paroles, et ne les met pas en pratique sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. 27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison: elle est tombée et sa ruine a été grande.

En conclusion à son enseignement dans ce passage, Jésus présenta les deux options disponibles à Ses auditeurs. Ils étaient maintenant responsables de ce qu’ils avaient entendu et devaient faire un choix. Notez ici l’élément de la responsabilité personnelle — Ils pouvaient construire sur l’une des deux fondations.

L’une des fondations était comparée à un gros roc, et l’autre à du sable. Le point est que la fondation détermine la capacité d’une structure à résister aux tempêtes auxquelles nous faisons tous face dans la vie telles qu’illustrées par les mots pluie, torrents, et vents. La fondation du roc ne représenta pas seulement le Seigneur lui-même, mais aussi les vérités qu’il a enseignées, plus particulièrement la vérité concernant une justification par la foi qui produit aussi une transformation intérieure par la croissance spirituelle.

Le sable, par opposition, parla de la justification pharisaïque, une justification externe et hypocrite des œuvres humaines. Les gens étaient bien au courant de cette soi-disant justification des Pharisiens et beaucoup basaient leurs espoirs sur cette sorte de justification.

Durant les tempêtes de la vie (les vents et les torrents de pluie) la première fondation, le roc, donnerait la stabilité, le sable aurait pour résultat la destruction ou la ruine

Ainsi, ceux qui entendent et tiennent compte des paroles de Jésus sont sages ; ceux qui ne le font pas sont fous. Seulement deux chemins d’action sont possibles — deux sortes de routes et de portes (Matthieu 7.13-14), deux sortes d’arbres et de fruits (v. 15-20), deux sortes de fondations et de bâtisseurs (v. 24-27).

Une fois que la fondation a été posée, nous avons besoin de continuer à grandir et à avancer vers une maturité plus grande. Si nous échouons à faire cela, nous allons régresser et endurcir nos cœurs (voir 3.7a). D’autres passages que utilisent la métaphore de la fondation sont 1 Corinthiens 3.10-12 ; Éphésiens 2.20 ; Hébreux 6.1.

Le concept de la doctrine claire

En accord avec l’importance d’avoir une solide fondation, nous avons les termes de doctrine « claire » et « saine ». Pour montrer notre besoin non pas seulement de doctrine, mais d’enseignement sain, exact, nous avons un autre accent fort qui nous exhorte de ne pas seulement former et amener les croyants à la maturité, mais aussi de garder les grandes vérités des Écritures. Les passages suivants démontrent précisément combien la doctrine claire est importante pour les buts et le plan de Dieu et pour le peuple de Dieu afin qu’ils ne puisse pas s’égarer.

2 Timothée 1.13-14 Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. 14 Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous.

1 Timothée 6.3 Voilà ce que tu dois enseigner et recommander. Si quelqu’un enseigne autrement et ne marche pas selon les saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, et selon la doctrine conforme à la piété,

2 Timothée 4.1-4 Je t’adjure, devant Dieu et devant le Christ-Jésus qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son royaume, 2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant. 3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donneront maîtres sur maîtres; 4 ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables.

Tite 1.9 …attaché à la parole authentique telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs.

1 Timothée 4.6-7 En exposant cela aux frères, tu seras un bon serviteur du Christ-Jésus, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie. 7 Mais repousse les fables profanes, contes de vieilles femmes. En d’autres termes, discipline-toi afin d’accéder à la sainteté.

1 Timothée 1.10-11 … les débauchés, les homosexuels, les trafiquants d’esclaves, les menteurs, les parjures, et tout ce qui en outre est à l’opposé de la saine doctrine, 11 d’après le glorieux Évangile du Dieu bienheureux, Évangile qui m’a été confié.

Paul conclut cet inventaire de pécheurs dans 1 Timothée 1.10-11 par une mention qui inclut toute conduite qui est à l’opposé de la saine doctrine (lit. à « l’enseignement sain » ; cf. 2 Timothée 1.13), incluant sans doute possible le comportement particulier des faux enseignants eux-mêmes. « Doctrine » ici vient du grec didaskalia, « enseignement » ou bien « le contenu parlé », utilisé sept fois dans cette épître (1 Timothée 1.10 ; 4.1, 6, 13, 16 ; 5.17 ; 6.1).

C’est au travers de la Bible et de sa révélation de Jésus-Christ que les gens peuvent connaître Dieu et expérimenter la provision de Dieu concernant la justice pour le salut, la délivrance de la condamnation du péché (Romain 1-4) et la sanctification, la délivrance de la puissance et du règne du péché (Romain 5-8). Ainsi, dans Romains 6.17 Paul écrivit : « Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle ( tupos, ‘forme, figure, modèle’)3 de doctrine (ou d’enseignement) qui vous a été transmise. ». Paul venait de déclarer, « Car le péché ne doit pas être votre maître, parce que vous êtes non sous la loi, mais sous la grâce ». Bien que la loi indiqua par avance le Messie à venir en tant que solution de Dieu pour le péché, un des buts premiers de la loi était de montrer à l’homme qu’il était pécheur et qu’il avait un grand besoin du Sauveur à venir (voir 1 Timothée 1.8-10 ; Romains 7.7). Le point est : la loi pouvait commander, mais pas permettre. Elle ne donnait pas la justification pas plus que la justice par la sanctification. Celles-ci ne peuvent venir que par la connaissance et la réponse par la foi au glorieux message de l’évangile de Christ.

Connaître Dieu et L’expérimenter dans tous les aspects de la vie est à la fois factuel, impliquant une compréhension intellectuelle de la vérité, et personnelle, impliquant une réponse personnelle à cette vérité par la foi. Et nous ne pouvons pas éviter cet ordre. La foi est finalement sans valeur à moins qu’elle ne soit basée sur la vérité, sur celle qui est capable, prête, et disponible pour délivrer.

… Les relations saines doivent être basées sur une connaissance à la fois factuelle et personnelle de celui que l’on aime. Ainsi en est-il de la connaissance de Dieu. Une communion saine avec Dieu doit commencer avec une connaissance intellectuelle de qui Il est, laquelle alors mûrit en une expérience personnelle plus profonde de la connaissance de Dieu pendant notre vie. Dieu se manifeste à nous sur les cimes des montagnes, dans les vallées, dans les marais — dans tous les aspects de nos vies.4

Connaître Dieu et L’expérimenter par le salut qu’Il nous offre en Christ n’est pas exempt d’expérience, et de l’œuvre de Dieu dans le cœur, ou sur les émotions, mais cela n’exclut jamais la connaissance et la compréhension de la vérité des Écritures


1 Everett F. Harrison, The Wycliffe Bible Commentary, New Testament, (Chicago: Moody Press) 1962, electronic media.

2 Harrison, electronic media.

3 « La règle de doctrine » se réfère à l’enseignement chrétien qui est en accord avec la révélation de Dieu en Christ ; voir aussi 1 Timothée 1.11.

4 Gary E. Vincelette, Basic Theology Applied, editors, Wesley & Elain Willis, John & Janet Master, Victor Books, Wheaton, 1995, p. 15.

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