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12. Obéissance -- L'Obligation d'Appartenir (Lévitique 18:1-5)

Introduction

Pour un Américain du 20ème siècle, l’esclavage est un mauvais souvenir, un mal qui dérange la conscience de la société. Il y a encore beaucoup de cicatrices du temps quand l’esclavage était pratiqué, mais le mal lui-même est quelque chose bien enregistré dans les livres d’histoire. Cela n’est pas le cas dans d’autres parties du monde, et ce n’était certainement pas le cas dans l’ancien Proche-Orient dans les temps quand Moïse écrivit le Livre de Lévitique.

Approchant notre texte et le sujet de l’esclavage, nous devons reconnaître que nous le faisons avec un préjugé. Contrairement aux peuples de l’ancien monde, à qui l’esclavage était un fait de la vie, une condition qui pouvait être soit bonne ou mal, dépendant du maître, nous ne pouvons penser à l’esclavage qu’en termes négatifs. Nous pensons aux horreurs de l’esclavage dans notre propre pays dans les temps passés ou en termes d’oppression du peuple en Afrique du Sud, horreurs que je ne souhaite pas minimiser ou approuver. Mais à cause des abus de l’esclavage, nous arrivons à percevoir l’esclavage comme un mal catégorique, un qui ne pourra jamais être bon ou bénéfique à l’esclave.

C’est ce préjugé qui doit être mis de coté si nous devons apprécier ce qui est enseigné dans cette dernière portion du Livre de Lévitique. Les lois que les Israélites sont données dans les chapitres 18-20 (ainsi que les chapitres suivants) sont celles qui étaient légitimes et obligatoires parce que les Israélites étaient les esclaves de Dieu et Il était leur nouveau maître. Une telle condition ne peut être vue comme mauvaise, mais comme sainte, droite et bonne. Une telle situation ne peut être mal, et ainsi nous devons la regarder différemment du reste de l’esclavage qui fut pratiqué (ou imposé ) dans l’histoire.

Les Israélites avaient été les esclaves de Pharaon. Nous savons très bien cela par les premiers chapitres d’Exode. Certains auraient pu penser que l’esclavage fut terminé une fois pour toutes pour le peuple de Dieu, quand les Israélites traversèrent la Mer Rouge et que les Egyptiens furent noyés. Ce ne fut pas le cas. L’exode libéra les Israélites du servage de l’Egypte, mais il les amena aussi sous le joug de leur Dieu, qui les avait délivrés.

En tant qu’esclaves de Dieu, les Israélites ne furent pas libres de vivre où ils voulaient, ni de vivre comme ils aimaient Ce peuple devait maintenant vivre sous un ordre nouveau. Cet ordre fut épelé par les termes de l’alliance que Dieu, le nouveau Roi d’Israël, conclut avec eux. Nous l’appelons l’Alliance avec Moïse. Les Dix Commandements, ainsi que le reste de la Loi, est une partie de l’Alliance avec Moïse. Et maintenant, les jugements et les préceptes93que Dieu allait leur donner à travers Moïse, étaient l’expression des injonctions d’un souverain à ses sujets.

La préface de la deuxième moitié de ce Livre de Lévitique est extrêmement importante aux Israélites parce qu’elle traite avec leur motivation pour obéir les lois que Dieu allait donner dans les chapitres suivants. Je suggérerais que la motivation est le facteur le plus important en ce qui concerne l’obéissance. Nous pourrions apprendre des méthodes qui nous aideraient à obéir, mais à part une volonté d’obéir, elles sont inutiles.

Les motifs sont extrêmement importants dans nos propres vies, des siècles après le temps de Moïse et du peuple qu’il conduisait. Nous avons tendance à penser, des fois, que l’évangélisme n’arrive pas parce que les gens n’ont pas apprit comment évangéliser. Nous supposons que les mariages sont en danger parce qu’ils n’ont pas été enseignés avec les bonnes techniques pour traiter les problèmes matrimoniaux. Les méthodes et les techniques ont leur place, mais la vraie raison pour laquelle nous désobéissons Dieu, pour laquelle nous échouons à évangéliser, pour laquelle nous ne communiquons pas avec nos compagnes (ons) et nos enfants comme nous devrions, est parce que nous ne voulons pas le faire. Le vieux dicton, « qui veut, peut » est grandement vrai. Ainsi, un des facteurs les plus importants dans une vie pieuse est des motifs pieux. Lévitique 18:1-5 fournit au peuple d’Israël le motif correct pour obéir les lois de Dieu. Ces motifs, comme nous verrons, sont aussi trouvés dans le Nouveau Testament, et ainsi, ils s’appliquent aussi à nous. Ecoutons bien à la voix de Dieu dans ce texte, car ce sont des paroles de grande importance pour nos vies spirituelles.

Gardons à l’esprit que comme nous arrivons au 18ème chapitre de Lévitique, nous commençons une nouvelle division du livre. Les chapitres 1-17 étaient grandement pour les prêtres, alors que les chapitres 18 et suivant sont plus dirigés vers le peuple. Les chapitres 1-17 concernent plus la vertu cérémonielle ou rituelle ; les chapitres 18-20, que nous étudierons en groupe, concernent la vertu à la maison (chapitre 18), et dans la communauté (chapitre 19). Le chapitre 20 traite les « offenses capitales ».94

La Préface

Les érudits ont récemment reconnu que la forme de l’alliance avec Moïse est similaire à la forme des alliances conclues dans l’ancien Proche-Orient au temps de Moïse. C’est spécialement clair dans Exode et Deutéronome. C’est aussi apparent dans le chapitre 18 :

Dans le chapitre 18, la préface est

« Je suis l’Eternel, votre Dieu » (v. 2)

alors que le prologue historique est la phrase

« Egypte, où vous avez habité. » (v. 3)

La stipulation de base est couverte par l’injonction

« vous obéirez à mes lois et vous observerez mes ordonnances, vous les appliquerez » (v. 4)

Pendant que les stipulations détaillées comprenaient le matériel dans les versets 6-23. Les bénédictions arrivent en formes courtes dans le verset 5,

« l'homme qui les appliquera vivra grâce à cela. »

Alors que les malédictions sont trouvées dans les versets 24-30. Cette dernière situation est typique des traités vassaux hittites où les malédictions surpassent toujours grandement les bénédictions.95

Les versets 1-5 servent ainsi comme préface aux stipulations, les règles qui sont à suivre. Dans ce message, j’aimerais me concentrer sur le message de la préface, car c’est la base des lois qui seront données et de la demande de Dieu qu’elles soient obéies. Dans les versets 1-5 une phrase est repétée trois fois : « Je suis l’Eternel (votre Dieu) ». L’importance de cette phrase peut difficilement être ignorée. Elle nous fournit un indice vital de la structure de ce paragraphe. Trois déclarations cruciales sont faites, chacune desquelles est conclue avec les paroles, « Je suis l’Eternel (votre Dieu). »

Le message de ces versets peut mieux être vu comme ayant trois déclarations principales. La première est la notion (v.2), la base de ce que Dieu demandera. La seconde est le résultat pratique de la notion déclarée à la fois négativement :

« Vous n’agirez pas à l’exemple de ce qui se fait en Egypte, où vous avez habité, ni de ce qui se fait au pays de Canaan où je vous conduis. Vous ne suivrez pas les coutumes de ces pays. » (18 :3)

et positivement :

« Vous obéirez à mes lois et vous observerez mes ordonnances, vous les appliquerez. Je suis l’Eternel votre Dieu. » (18 :4)

La troisième établit les bénéfices de l’obéissance, une promesse de la bénédiction de Dieu :

« Vous obéirez à mes ordonnances et à mes lois; l’homme qui les appliquera vivra grâce à cela. Je suis l’Eternel. » (18 :5)

La Notion : « Je suis l’Eternel » (18:1-2)

« L'Eternel s'adressa à Moïse en ces termes:

---Parle aux Israélites et dis-leur: Je suis l'Eternel, votre Dieu. »

L’expression, « Je suis l’Eternel, votre Dieu », est la vérité fondamentale sur laquelle les versets suivants, et sur laquelle les chapitres suivants doivent se tenir. Alors, la question critique pour nous est de déterminer précisément ce que Dieu voulait dire par cette expression.

Quand Dieu guida les Israélites et les sortit d’Egypte, par la Mer Rouge, et au mont Sinaï, Il fit une alliance avec Son peuple. Les Dix Commandements, une partie vitale de cette alliance, sont d’abord enregistrés dans le chapitre 20 d’Exode. Dans l’introduction de l’alliance, Dieu dit ces mots familiers :

« ---Je suis l'Eternel ton Dieu qui t'ai fait sortir d'Egypte, du pays où tu étais esclave. » (Exode 20:2)

Quand l’alliance avec Moïse fut réitérée à la génération suivante, pratiquement les même mots furent employés dans l’introduction (Deut. 5:6).

Dans Lévitique, la même expression est trouvée, particulièrement très proche des règles divines. Ainsi, dans le chapitre 11, elle est trouvée en conjonction avec les lois concernant le pur et l’impur (Lév. 11:44). Quand les stipulations de l’alliance sont énoncées, plus détaillées, les mêmes mots sont trouvés dans l’introduction (Lév. 18:1-5), pas moins de trois fois. L’expression soit sous sa forme longue (18:2,4) ou courte (18:5) sera trouvées fréquemment dans les chapitres 18-20 (18:2,4,5-6,30 ; 19:3-4,10,12,14,16,18,25,30,31,32,34,37 ; 20:7,24) et plus tard (21:12 ; 22:2-3,8,30-31,33 ; 23:22,43 ; 24:22 ; 25:17,38 ;26:1,2,13,44).

De beaucoup des usages de cette expression, « Je suis l’Eternel, (votre Dieu ) », nous pouvons discerner plusieurs facettes du sens voulu :

Premièrement, l’expression a l’intention de rappeler la libération d’Israël de son esclavage en Egypte. L’expression, « Je suis l’Eternel, votre Dieu » est quelque fois suivie par la déclaration,

« … qui t'ai fait sortir d'Egypte, du pays où tu étais esclave. » ( Exode 20:2)

La libération d’Israël est ainsi une pensée qui est rappelée par cette expression.

Deuxièmement, l’expression en est une qui déclare la souveraineté de Dieu, particulièrement concentrée sur Sa souveraineté sur son peuple. L’Exode montra que Dieu était supérieur aux dieux d’Egypte, et qu’Il était tout-puissant sur les forces de la nature. Le Dieu d’Israël est un Dieu souverain. Le Dieu Israël n’est pas seulement vu comme étant souverain sur Son peuple, mais sur les Egyptiens (Pharaon inclut) et la nature. Vous vous souviendrez que quand Moïse livra son message de Dieu,

« Laisse aller mon peuple, pour qu'il me rende un culte! »

La réponse de Pharaon fut,en effet,

« Qui demande ça ? »

Pharaon pensait qu’il était lui-même souverain. Alors pourquoi devrait-il obéir au Dieu d’Israël ? Le récit des dix fléaux est la réponse de Dieu. Et la traversée de la Mer Rouge démontra aussi le pouvoir de Dieu (souveraineté) sur la nature (qui peut aussi être vue dans les fléaux). L’exode prouva ainsi la suprématie de Dieu.

Troisièmement, l’événement de l’exode fit de Dieu le Roi d’Israël. Dieu était le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » avant l’exode, mais après cet événement, Il devint le roi d’Israël. Il devint roi quand Il libéra Son peuple et les conduisit d’Egypte vers Canaan. Il devint Roi d’Israël quand Il donna au peuple la constitution, l’Alliance avec Moïse. Le « Cantique de Moïse», enregistré dans Exode 15, est le chant que les Israélites chantèrent pour louer Dieu après l’incident de la Mer Rouge. La conclusion de ce cantique est que Dieu fut installé comme leur roi (v. 18). L’exode fit Dieu le Roi de Son peuple.

Quatrièmement, l’expression est aussi une revendication de propriétaire divin. Tout comme les Israélites étaient les esclaves de Pharaon en Egypte,96 maintenant ils étaient les esclaves de Dieu. Plus tard dans le Livre de Lévitique, Dieu dit à Moïse,

« Car les Israélites sont mes serviteurs, parce que je les ai fait sortir d'Egypte. Je suis l'Eternel votre Dieu. » (Lév. 25:55 ; aussi v. 42)

Pour assembler tous ces facteurs en une seule pensée, nous pouvons conclure que l’expression, « Je suis l’Eternel, votre Dieu » enseigne le principe de possession. D’une manière significative, Dieu a le droit de régner sur Son peuple. Si Dieu a le droit de gouverner, alors, Il a aussi le droit de créer les règles. Alors, c’est pour cela que cette déclaration, « Je suis l’Eternel, votre Dieu », précède les règles que Dieu donna à Son peuple.

Le Résultat Pratique des Règles de Dieu (18:3-4)

Dieu a le droit de régner, et ainsi a le droit de créer les règles. Ces règles seront épelées en grands détails dans les versets et chapitres qui suivent, mais pour l’instant, l’essence de ce que Dieu ordonne est résumé, à la fois négativement et positivement dans les versets 3 et 4. Considérons brièvement les deux, les implications négatives et positives de la possession souveraine de Dieu de Son peuple, Israël.

Négativement, les Israélites doivent éviter le style de vie des Egyptiens, parmi lesquels ils avaient vécut, et des Cananéens, dont le pays ils allaient posséder :97

« Vous n'agirez pas à l'exemple de ce qui se fait en Egypte, où vous avez habité, ni de ce qui se fait au pays de Canaan où je vous conduis. Vous ne suivrez pas les coutumes de ces pays. » (Lév. 18:3)

L’interdiction ici incluait le passé d’Israël, dans le pays d’Egypte, et leur futur, dans le pays de Canaan. Généralement parlant, je crois que deux choses particulières sont dans le collimateur de cette interdiction.

Premièrement, l’interdiction de Dieu n’incluait pas seulement le style de vie des Egyptiens et des Cananéens, elle incluait aussi leurs lois. Dieu dit aux Israélites de ne pas suivre leurs « coutumes » (v. 3). Comme je comprends ce que Dieu dit, le style de vie impie des païens était souvent reflété dans des lois impies. Ainsi, par exemple, pendant la période de Daniel, tout comme dans celle d’Esther, les lois des païens contredisaient clairement les lois de Dieu. Les Israélites ne devaient pas vivre selon les styles de vie ou les lois païennes des Egyptiens ou des Cananéens.

Deuxièmement (et je pense, principalement), cette interdiction implique le genre de vie des Egyptiens et des Cananéens. Les termes « préceptes » et « jugements » ont un son très autoritaire pour nous, mais ce n’est pas nécessairement le sens dans lequel ils sont utilisés ici. Dieu interdit de « suivre le chemin » des païens, mais Il interdit aussi « de faire ce qui se fait » en Egypte et Canaan. Dans le Livre d’Ezéchiel, des références à Lévitique 18:5 sont faites (Ezé. 20:11). Plus tard dans le même chapitre, Ezéchiel écrit,

« « Cependant, j'ai dit à leurs enfants dans le désert: Ne suivez pas les principes de vos pères, n'appliquez pas leurs lois et ne vous souillez pas avec leurs idoles.

Je suis l'Eternel votre Dieu. Vivez selon mes lois, obéissez à mes commandements et appliquez-les. » » (Ezé. 20:18-19)

Ici il semblerait que les décrets et les préceptes que les Israélites suivaient dans le désert étaient simplement leur propre façon, leur façon de vivre traditionnelle et inavouable, qui étaient fait appliquer par la culture plutôt que par les livres de loi. Alors qu’il y avait indubitablement des lois de ces pays qui étaient mauvaises, il y avait aussi beaucoup d’aspects des cultures égyptiennes et Cananéennes qui étaient aussi mauvaise. Ceux-ci seraient vus par les genres de mal qui étaient interdits dans les chapitres prochains de Lévitique. Inclus sont les domaines de mariage, sexe, pratiques familiales, religion, affaires sociales et éthique.

Alors que la forme de l’alliance que Dieu conclut avec les Israélites était très similaire de celle d’autres rois de l’ancien Proche-Orient, la substance des stipulations de ces alliances différaient radicalement. Les lois de Dieu quelque fois étaient équivalentes à celles des sociétés séculières et païennes d’autour d’eux, mais très fréquemment elles les surpassaient dans les hauts standards de moralité qu’elles soutenaient et exigeaient du peuple de Dieu.

Positivement, les Israélites devaient vivre selon les préceptes de Dieu :

« Vous obéirez à mes lois et vous observerez mes ordonnances, vous les appliquerez. Je suis l'Eternel votre Dieu. » (Lév. 18:4)

Les lois que Dieu allait leur donner – ou devrions nous dire les lois, que Dieu allait plus clarifier et appliquer – devaient être observées. Le Dieu, à qui Israël appartient et ainsi a le droit de régner, ordonne maintenant Son peuple de vivre par Ses commandements contrairement à la culture des païens.

Bénédictions Pour Observer les Règles de Dieu (18:5)

Le « Je suis l’Eternel » arrive à la fin du verset 5, qui contient une promesse brève de bénédictions qui accompagnent vivre selon les lois de Dieu :

« Vous obéirez à mes ordonnances et à mes lois; l'homme qui les appliquera vivra grâce à cela. Je suis l'Eternel. » (Lév. 18:5)

En résumé, Dieu promet que l’obéissance à Ses préceptes et jugements causera à l’homme de « vivre ». Mais qu’est ce « vivre » veut dire ?

(1) Vivre veut dire la conservation de la vie, et échapper à la mort. Fréquemment, les commandements de Dieu devaient être accompagnés d’un avertissement, « ainsi ils ne mouront pas » (Exode 28:35,43 ; 30:20,21 : Lév. 8:35 ; 10:6,7,9 ; 15:31 ; 16:2,13). Obéir les lois de Dieu empêchait une personne de risquer la culpabilité et la peine de mort du jugement divin.

(2) Vivre est être le récipient de bénédictions divines.98 Vous vous souviendrez que la forme de ces versets suit celle des traités des souverains-vassaux du Proche-Orient. Nous savons de la forme de ces traités que nous pouvons nous attendre à ce que le verset 5 résume les bénédictions de respecter cette alliance. Ainsi, vivre n’est pas simplement survivre, comme c’est suggéré ci-dessus, mais de vivre dans les bénédictions de Dieu, avec qui ce traité a été conclu.

Une des définitions les plus claires de la « vie », comme elle est utilisée dans Lévitique 18:5, est trouvée dans le Livre de Deutéronome. Dans Deutéronome, l’Alliance avec Moïse est réitérée à la seconde génération des Israélites. Dans le chapitre 28, les « bénédictions et les malédictions » sont soulignées en détails. Si les Israélites observent la loi de Dieu, ils seront grandement bénis dans le pays (28:1-14) ; S’ils désobéissent et négligent la loi, ils seront énormément maudits (28:15-68). Alors, dans le chapitre 30, Dieu dit :

« ---Voyez, je place aujourd'hui devant vous, d'un côté, la vie et le bonheur, de l'autre, la mort et le malheur.

Ce que je vous commande aujourd'hui, c'est d'aimer l'Eternel votre Dieu, de suivre le chemin qu'il vous trace et d'obéir à ses commandements, ses ordonnances et ses lois. En faisant cela, vous aurez la vie, vous deviendrez nombreux et vous serez bénis par l'Eternel votre Dieu dans le pays où vous vous rendez pour en prendre possession. » (Deut. 30:15-16, mon amplification en gras)

« La vie » alors, dans ce contexte est synonyme d’avec les bénédictions de Dieu dans le pays, et « la mort », avec l’adversité qui vient de Dieu, incluant expulsion du pays.

Le paragraphe final du chapitre 18 de Lévitique (vs. 24-30) a tendance à supporter cette conclusion. Il accentue le fait que les péchés des Cananéens profanent le pays et conduisent à l’expulsion. Il avertit aussi les Israélites que s’ils manquent de vivre selon les lois de Dieu, ils profaneront aussi le pays et seront aussi expulser. Ce n’est pas avant la conclusion de Lévitique qu’une déclaration claire des bénédictions d’obéir les lois de Dieu est expliquées en grands détails :

« Si vous suivez mes ordonnances, si vous obéissez à mes commandements et si vous les appliquez,

je vous donnerai vos pluies en leur saison, la terre livrera ses produits et les vergers donneront leurs fruits.

Vous serez encore en train de battre le blé quand viendra le temps de la vendange et celle-ci durera jusqu'aux semailles; vous mangerez du pain à satiété, et vous habiterez en sécurité dans votre pays.» (Lev. 26:3-5, mon amplification en gras)

La promesse de la bénédiction de Dieu pour l’obéissance continue jusqu’au verset 13, puis les promesses des malédictions sont détaillées, comme conséquence pour désobéir les lois de Dieu (vs. 14-39). Alors « vivre » veut dire jouir des bénédictions de l’alliance de Dieu, et « mourir » veut dire souffrir des malédictions qui tomberont sur le peuple de Dieu, conséquence de leur désobéissance.

Lévitique 18:5 dans le Nouveau Testament

Puisque Lévitique 18:5 est cité plusieurs fois (Luc 10:28 ; Rom. 10:5 ; Gal. 3:12) dans le Nouveau Testament, il est nécessaire pour nous de faire une pause et de refléter sur la signification de ce verset comme il est utilisé dans l’Ancien et le Nouveau Testament. C’est mon avis que les auteurs du Nouveau Testament qui ont cité ce verset l’ont fait avec une compréhension nette de sa signification originale, autant que de sa corruption par les légalistes qui convertissent au judaïsme.

Nous avons déjà établi que quand Dieu promit aux Israélites qu’ils « vivraient » en observant les préceptes et les jugements de la loi, Il faisait référence à ces bénédictions de prospérité sur la terre promise, pas à la bénédiction d’une vie éternelle. La loi ne fut jamais donnée comme un moyen pour obtenir la vie éternelle C’était une provision temporaire donnée à un peuple coupable pour permettre à un Dieu saint d’habiter au milieu d’eux, et pour eux de vivre sur une terre promise. Les bénédictions que la loi promettait (prospérité sur la terre promise) furent conférées sur ceux qui obéissaient à toute la loi. Les bénédictions de salut sont promises ailleurs, et non pas sur la base de travaux (obéissance à la loi), mais sur la base de la foi.

Alors, c’était pour cela qu’Abraham fut appelé un croyant avant que la loi ne fut donnée, et avant qu’il n’ait fait aucune œuvre. Il ne fit rien, excepté croire en les promesses de Dieu. C’est le récit qui nous est donné dans le chapitre 15 de Genèse, et c’est le point que Paul accentue dans le chapitre 4 de Romains, prouvant que le salut a toujours été par la foi, non pas par travail d’observer la loi. Dans Habacuc 2:4, le principe de la foi est une fois encore réitéré. Ainsi, le salut a toujours été basé sur la foi, non pas l’obéissance à la loi. La « vie », la bénédiction de Dieu à Son peuple sur la terre promise, est le résultat d’observer la loi.

Quand Paul cite Lévitique 18:5 dans Galates 3:12, il n’utilisait pas le verset comme Dieu avait voulu qu’il soit comprit (que la bénédiction physique sur la terre promise soit atteinte en observant la loi), mais comme ceux, qui convertissaient au judaïsme et qu’il opposait, l’interprétaient. Ils enseignaient qu’observer la loi était la façon dont les hommes étaient justifiés dans l’Ancien Testament, et maintenant dans le nouvel age aussi. Donc, les nouveaux convertis non juifs devaient devenir des prosélytes et observer les lois de l’Ancien Testament et en plus leurs traditions (additions à la loi). Paul se référa à Lévitique 18:5 avec cette idée. Si, comme ceux qui amenaient la conformité au judaïsme enseignaient, les hommes pouvaient être justifiés par du travail, alors selon cette interprétation de la loi, les hommes devaient observer toute la loi. Ainsi ceux qui adoptaient les traditions juives comprenaient « vivre » comme une justification, pas comme une bénédiction sur la terre. Voilà leur erreur fondamentale, et Paul pressa cette interprétation erronée à sa conclusion illogique et tragique : Qu’une telle vue demandait que les hommes devaient observer toutes les lois s’ils voulaient vivre ou alors la loi servait à condamner, plutôt que de sauver.99

Dieu introduisit les règles qui vont suivre en (1) établissant Son droit de régner, et ainsi de créer les règles ; (2) annonçant en termes généraux, négativement et positivement, ce que ces règles exigeaient ; et (3) promettant de bénir Son peuple quand ils vivraient fidèlement par Ses règles.

Les Conséquences Pour les Israélites

Un sens très fort de motivation pour l’obéissance est donné aux Israélites par ces cinq premiers versets du chapitre 18 de Lévitique. De ces mots, le peuple de Dieu devrait prendre très au sérieux les commandements qui suivront. Dieu est leur propriétaire souverain, leur Roi, et ainsi Il a le droit de régner et de créer les règles. S’ils n’observent pas ces commandements, ils auront à faire face à Ses disciples ; s’ils obéissent, ils feront l’expérience de Ses bénédictions. S’ils obéissent, ils éviteront les combines des Cananéens et des Egyptiens et ils suivront les voies que Dieu a prescrites.

Les Conséquences Pour le Chrétien Contemporain

Quelqu’un pourrait supposer que les demandes de Dieu concernant l’obéissance d’Israël auraient peu à voir avec le saint du Nouveau Testament. Cela pourrait spécialement sembler être le cas quand nous lisons l’argument de Paul dans ses épîtres, spécialement celle du chapitre 3 de Galates. Il est vrai que nous ne sommes pas la nation Israël, ni que nous sommes tenus par l’Alliance avec Moïse. Néanmoins, les principes trouvés dans ce texte de Lévitique sont presque identiques à ceux trouvés dans le Nouveau Testament, basés sur la parole de Jésus Christ et la Nouvelle Alliance qu’Il institua. Considérez les principes du Nouveau Testament qui sont parallèles à ceux que nous avons vus dans notre étude de notre texte de Lévitique.

Si quelqu’un résumait le message des versets 1-5, c’est simplement cela : Les Israélites étaient les serviteurs de Dieu, et ainsi étaient obligés d’obéir. La « servitude » des Israélites était basée sur la souveraineté de Dieu, et sur la délivrance par Dieu de Son peuple de leur esclavage en Egypte.

Le Nouveau Testament nous enseigne que ceux qui sont vraiment renaît ont cessé d’être les esclaves du péché et de Satan et sont devenus les esclaves de la vertu, les esclaves de Dieu :

« Mais Dieu soit loué! Si, autrefois, vous étiez les esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout cœur à l'enseignement fondamental auquel vous avez été soumis.

Et, à présent, affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. » (Romains 6:17-18)

« Ou bien encore, ignorez-vous que votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes.

Car vous avez été rachetés à grand prix. Honorez donc Dieu dans votre corps. » (1 Cor. 6:19-20) (Rom. 1:1 ; Phil. 1:1 ; Gal. 1:10)

Ainsi, nous trouvons que le Chrétien est un serviteur de Jésus Christ. Personne n’a senti ni exprimé cela plus fréquemment que l’apôtre Paul (Rom. 1:1 ; Phil. 1:1 ; Gal. 1:10)

Nous pourrions être enclins à questionner notre statut de serviteur sur la base des mots de notre Seigneur à Ses disciples :

« Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.

Je ne vous appelle plus serviteurs, parce qu'un serviteur n'est pas mis au courant des affaires de son maître. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j'ai appris de mon Père…

Voici donc ce que je vous commande: aimez-vous les uns les autres. » (Jean 15:14-15,17)

Notre Seigneur, ne nous a-t-Il pas indiqué que le rôle de serviteur était aboli, et que maintenant Ses partisans étaient seulement Ses amis ? Alors Paul est tristement dans l’erreur en faisant allusion à lui-même comme le serviteur de Christ, tout comme les saints. Remarquez que notre Seigneur donne toujours des ordres dans le contexte du chapitre 15 de Jean (v. 17). C’est ce que les maîtres font à leurs serviteurs. Le fait est que notre Seigneur indique simplement un changement dans le genre d’esclavage dans lequel le Chrétien entre, résultat de Lui faire confiance en tant que Sauveur et Seigneur.

Il y a deux façons par lesquelles notre « esclavage » à Dieu diffère de celui des saints de l’Ancien Testament. Premièrement, nous sommes les serviteurs d’un privilège beaucoup plus grand. Alors que les esclaves ne sont pas au courant des plans intimes de leur maître, les disciples de notre Seigneur le sont. Normalement, les esclaves sont ordonnés de faire des choses, mais ne sont jamais dît ce que leur maître fait ou pourquoi. Au camp de formation, les nouvelles recrues apprennent qu’elles sont les serviteurs des officiers supérieurs. Elles sont ordonnées de creuser des trous, puis de les remplir, et elles ne sont pas dîtes pourquoi (en fait, il n’y a aucune vraie raison autre que d’enseigner l’obéissance).

Jusqu'à ce point là du ministère de notre Seigneur, Il n’a pas complètement divulgué à Ses disciples ce qu’Il faisait. Maintenant, Il leurs révèlera Ses plans et ses buts les plus intimes. Dans ce sens, ils étaient Ses amis, plus qu’ils étaient Ses serviteurs. Cependant, cela ne veut pas dire que nous ne soyons pas esclaves dans n’importe quel sens du terme.

Deuxièmement, l’esclavage du saint de notre Seigneur du Nouveau Testament est volontaire, c’est un esclavage d’amour :

« ---Si vous m'aimez, vous suivrez mes enseignements. » (Jean 14:15)

Il n’y a pas de plus grand sens de force dans Lévitique qu’il y en a ici. Ce que je veux dire est que l’obéissance dans Lévitique vient du haut vers le bas, elle est demandée. Dans les Evangiles, l’obéissance est la réponse d’amour et de gratitude pour la grâce de Dieu :

« Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu… » (Rom. 12:1)

Cependant, je ne veux pas pousser cette distinction trop loin, car les Israélites devaient aussi servir et obéir Dieu par amour et par gratitude.

L’Ancien Testament nous fournit une image de « l’esclave par amour » qui dépeint magnifiquement le genre de servitude dans laquelle le Chrétien devrait se placer volontairement. Le serviteur qui aurait pu être libéré, mais qui choisit de devenir un serviteur à vie avait son oreille percée avec un poinçon par son maître (Exode 21:5-6 ; Deut. 15:16-17). Dans ce sens, chaque Chrétien devrait avoir ses oreilles percées, métaphoriquement.

L’esclavage n’est pas un sujet très populaire chez beaucoup de Chrétiens contemporains parce que c’est contraire à l’esprit de notre temps. Réfléchissez pour un moment. Dans beaucoup de représentations de ce que ça veut dire d’être renaît et d’être convertit, combien d’entre elles dépeignent clairement Dieu comme le Maître Souverain de l’Univers, à qui le Chrétien doit se soumettre, à Qui, ils ou elles doivent servir comme un esclave ? Pas beaucoup, je vous assure. Plus souvent, Jésus Christ est présenté comme le serviteur des hommes, celui qui est venu pour que les gens se sentent mieux dans leur peau, pour leur donner la vie éternelle, et pour répondre à toutes leurs prières, plus comme un génie magique qu’un maître souverain.

La vraie question ici est celle d’autorité – pour être plus précis, autorité de Dieu de régner sur Son peuple. La raison pour laquelle une telle accentuation est mise sur l’autorité de Dieu est parce que l’homme qui a chuté se rebelle contre l’autorité, spécialement l’autorité de Dieu. Dieu créa Satan avec grande beauté et autorité, mais ce n’était pas assez pour lui, il voulait plus, il voulait être plus grand que Dieu (Ésaïe 14:13). Adam et Eve furent crées avec beaucoup d’honneur et d’autorité, et pourtant ils se rebellèrent contre l’autorité de Dieu. Tous les deux se révoltèrent contre les règles de l’autorité de Dieu et mangèrent le fruit défendu, espérant devenir « comme » Dieu, comme Satan avait faussement promit (Gen. 3:5).

A travers toutes les Écritures, l’homme a résisté l’autorité constituée de Dieu. Les Israélites rebellèrent contre Moïse et Aaron. Certaines gens se révoltèrent contre David. Plus tard, ils se révoltèrent contre les prophètes. N’est-t-il pas surprenant que les chefs religieux juifs, une fois qu’ils comprirent que le Seigneur Jésus n’allait pas suivre leurs directions, commencèrent à contester Son autorité avec la question,

« De quel droit agis-tu ainsi? » (Matt. 21:23)

Et quand les choses commencèrent à devenir intenable, ils l’arrêtèrent et l’accusèrent. Quand ils furent forcés de le faire, ces chefs dire à Pilate,

« ---Nous n'avons pas d'autre roi que César. » (Jean 19:15)

Le fait merveilleux est que Dieu a donné à Jésus Christ l’autorité ultime et finale. Au grand jour du jugement qui va arriver, tous les hommes s’agenouilleront devant Lui et reconnaîtront Son autorité :

« ---Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux.

Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes --- tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs.

Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. » (Matt. 25:31-33)

« C'est pourquoi Dieu l'a élevé
à la plus haute place
et il lui a donné le nom
qui est au-dessus de tout nom,

pour qu'au nom de Jésus
tout être s'agenouille
dans les cieux, sur la terre
et jusque sous la terre,

et que chacun déclare:
Jésus-Christ est Seigneur
à la gloire de Dieu le Père. » (Phil. 2:9-11)

Que serez-vous, mon ami, une brebis ou un bouc ? Serez-vous celui qui se prosternera devant le Seigneur, fidèle consentant ou vous présenterez vous en ennemi soumit, reconnaissant à contre cœur Son autorité et Son pouvoir ? Vous devez décider à L’accepter comme Sauveur et Seigneur maintenant, et si vous ne le faites pas, vous resterez un esclave du péché et de Satan. Si vous avez fait des excuses pour ne pas faire confiance à Christ comme votre Sauveur et Seigneur, je crois que vous ne vous êtes pas admis la vraie raison. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’évidence, mais c’est à cause de votre rébellion contre Son autorité.

Si la Bible nous dit quelque chose, c’est que Jésus Christ a le droit de régner sur l’homme, et qu’un jour Il règnera sur tous les hommes. Certains seront Ses fidèles, alors que le reste sera Ses ennemis, Ses ennemis vaincus. Je vous conjure de vous soumettre à Son autorité, et de croire en Son sang versé pour votre pardon. Acceptez-Le comme votre Sauveur et votre Roi. Il a le droit de régner.

La plupart de mes lecteurs ont déjà accepté Jésus Christ comme leur Sauveur. J’espère que vous vous soumettrez à Lui comme votre Seigneur. Mais que cela veut-il dire en termes pratiques ? C’est un sujet très profitable à méditer, mais laissez-moi commencer le processus en suggérant plusieurs façons par lesquelles nous pourrions exprimer la royauté, l’autorité de Jésus Christ :

(1) Ceux qui ont accepté Christ comme leur Sauveur verront que la relation esclave-maître est appropriée en regardant qui Dieu est et qui nous sommes. Ils comprendront qu’il est approprié pour le saint de se voir comme étant l’esclave de Dieu, et de voir Dieu comme son maître. Ce n’est qu’une application pratique des doctrines de la souveraineté de maître et de la dépravation des hommes, de l’infinité de Dieu et de la limitation de l’homme.

(2) Deuxièmement, ceux qui ont accepté Christ comme Seigneur et Roi prieront pour Son royaume de venir sur terre, comme le Livre d’Apocalypse le décrit dans sa forme entière et finale. Notre Seigneur enseigna Ses disciples à prier,

« que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
et tout cela, sur la terre comme au ciel. » ( Matt. 6:10)

Le Livre d’Apocalypse parle beaucoup de la venue de ce royaume dans les jours à venir. Les saints devraient chercher ce royaume, et la plupart, avant tout, pour leur Roi. En attendant ces jours, l’esclave du Seigneur devra rechercher à agrandir Son royaume parmi les hommes.

(3) Troisièmement, l’esclave du Seigneur ne s’intéressera pas autant à ses propres problèmes qu’à ceux de son Maître. Les paraboles, que notre Seigneur raconte dans les Évangiles, apprennent à l’esclave du Seigneur qu’ils doivent être fidèles à faire leurs devoirs, même en Son absence. Elles enseignent que l’obéissance est attendue, et que les récompenses personnelles ne devraient pas être notre souci primordial :

« Il en est de même pour vous. Quand vous aurez fait tout ce qui vous est commandé, dites: «Nous ne sommes que des serviteurs sans mérite particulier; nous n'avons fait que notre devoir.» » (Luc 17:10)

(4) Quatrièmement, l’esclave devrait être marqué par son obéissance au Maître.

(5) Cinquièmement, l’esclave trouvera son identité dans son maître, et Lui fera confiance pour l’approvisionnement, la protection, et la louange.

Esclavage et Baptême

Nous avons montré que les mêmes principes qui étaient enseignés dans Lévitique 18:1-5 sont renouvelés dans le Nouveau Testament. Tout comme la délivrance d’Israël d’Egypte les rendait esclaves de Dieu, notre rédemption du péché nous rend esclaves de Dieu. A la fois, dans l’Ancien et le Nouveau Testament, le changement radical de l’esclavage à un maître de mal à l’esclavage à Dieu est signalé par le baptême. Dans le chapitre 10 de 1 Corinthiens, Paul parle des Israélites étant « baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer » (1 Cor. 10:2). Dans le chapitre 6 de Romains, Paul parle du baptême (je le comprends comme étant le baptême de l’Esprit, symbolisé dans le baptême de l’eau) comme cette ligne qui signifie une séparation radicale de l’esclavage du passé et une identification avec l’esclavage à Christ.

Il est intéressant d’observer la signification du baptême dans beaucoup de régions du monde, sinon en Amérique. Dans certaines parties du monde, ce n’est pas l’acceptation de Christ par une personne qui aliène les parents et la famille non croyants, mais le baptême C’est à cause de ce que le baptême implique. Un parent peut tolérer un enfant qui proclame la foi en Christ. C’est, après tout, une question de croyance. Mais quand le nouveau croyant franchit ce pas du baptême de l’eau, il y a un engagement de faire une séparation claire avec le monde et de continuer à suivre et obéir Christ comme son maître. Ainsi, alors qu’une profession de foi est tolérée, le baptême est violemment opposé par la famille et les amis non croyants.

Le baptême d’un nouveau croyant est le témoignage que l’individu est mort au péché par la mort de Christ, et qu’il ou elle a aussi été élevé (e) dans un nouveau genre de vie. Ainsi, du moins dans l’ancienne église, les anciens vêtements étaient retirés et des nouveaux mis, symbolisant le changement de genre de vie que notre texte dans Lévitique exige, ainsi que l’enseignement du Nouveau Testament.

Concluant notre service aujourd’hui, nous allons le faire adéquatement avec le baptême de deux croyants, qui veulent tous les deux témoigner de leur foi en Jésus Christ, qui mourut, fut enterré, et trois jours plus tard fut élevé des morts pour leur salut. En plus ils témoignent de leur intention de vivre comme esclaves de Jésus Christ, abandonnant leurs anciennes façons de vivre et vivant en obéissent à la Parole de Dieu.

Puis-je vous demander si vous avez fait confiance à Jésus Christ comme votre Sauveur ? Si oui, vous êtes vous soumis à Lui, comme votre Seigneur, celui qui a le droit de créer les règles et de compter sur vous de les respecter ? Ce n’est pas pour obtenir votre salut, mais pour l’exprimer de façons très pratiques. Et, si je peux vous demander, avez vous fait ce premier pas d’obéissance et été baptisé ?

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