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Offenser Dieu : Le Pur et l'Impur - Part 2 (Lévitique 12-15)

Introduction

Le plus près que je suis arrivé de la condition d’impureté de l’Ancien Testament fut la façon dont je fus traité à l’hôpital pendant la naissance de plusieurs de nos enfants. Je sais que les temps ont changé, et que les pères de nouveau-nés sont maintenant invités dans les salles d’accouchement et acceptés comme partenaires dans l’effort d’accouchement. Cependant, pendant la naissance de notre premier bébé, ce n’était pas le cas. Je me souviens de la façon dont les infirmières et les docteurs me souhaitaient ailleurs. Ils ne me voulaient vraiment pas dans leurs pattes, et ils n’ont certainement pas fait attention à mes efforts pour soulager les douleurs de ma femme. (Je dois dire qu’après la naissance de trois ou quatre enfants, je commençais à refléter la même familiarité envers ce qui se passait.). Après la naissance du bébé, vous ne pouviez seulement aller voir votre femme qu’en rares occasions. C’était tout comme j’allais contaminer tout hôpital Et vous ne pouviez voir votre bébé qu’à travers une vitre, dans les bras d’une infirmière. Je me suis senti privilégié de tenir mon bébé avant d’être à la maison.

Si cela est le plus près que je suis arrivé du sentiment d’impureté, pensez à ce que cela aurait voulu dire à une personne, qui avait un problème de peau, d’être publiquement déclaré impure, être exclut de cérémonies, et même exclut du camp, vivant à l’extérieur du camp dans un endroit impur, exclut de la communion avec Dieu, de la famille et des amis. Encore plus frustrant pour moi est le dilemme d’une femme, qui, dû au résultat d’accoucher d’un petit garçon, était impure pendant sept jours, et était séparée des cérémonies pendant 40 jours. Comment une femme pouvait-elle être déclarée impure pour avoir un bébé ? Et pire encore, si une Israélite avait une petite fille, les conséquences (ou la punition devrais-je dire) étaient doublées, étant impure pour 14 jours, puis elle était séparée pour 80 jours de plus. Imaginez ça, pour chaque petite fille qu’un mère mettait au monde, elle était exclue pendant plus de trois mois !

Révision

Dans notre étude du Livre de Lévitique, la semaine dernière nous sommes arrivés à la troisième section principale du Livre. Dans les chapitres 1-7, nous avons pris connaissance des offrandes sacrificielles et comment elles devaient être présentées. Dans les chapitres 8-10, nous avons étudié l’origine et la consécration du clergé. Maintenant, dans les chapitres 11-15, nous allons apprendre les distinctions que Dieu indiqua entre les choses qui sont pures et impures. La semaine dernière, nous avons étudié les animaux purs et impurs du chapitre 11. Cette semaine, nous allons considérer le reste des chapitres, chapitres 12-15, qui traitent avec d’autres formes d’impureté. Les chapitres 12 et 15 traitent avec l’impureté liée à la reproduction sexuelle, et le processus de purification. Les chapitres 13 et 14 définissent l’impureté des maladies « de la peau »63, et le processus de la purification.

Le Problème de ce Passage

Ayant considéré ces quatre chapitres du Livre de Lévitique, j’en suis arrivé à réaliser que le dilemme de la femme qui vient d’accoucher n’est pas le seul problème qui nous rend perplexe dans le texte. Dans pratiquement chaque cas d’impureté qui est défini par Dieu dans ces chapitres, celui ou celle qui est déclaré impur n’est pas responsable pour sa condition. Une épouse pourrait difficilement être reconnue coupable d’impureté pour donner un enfant à son mari. Une femme pourrait difficilement être coupable pour avoir son cycle menstruel. Un homme avec une maladie bénigne de la peau pourrait difficilement être dit être responsable pour sa condition. Un mari et une femme ne peuvent pas être considérés coupables pour avoir des relations physiques normales. Et pourtant, dans chacun de ces cas Dieu a déclaré que la personne dans ces circonstances est impure. Cette personne est exclue de toute participation aux cérémonies, aux offrandes de sacrifices, à tout accès du tabernacle, où Dieu habitait. En plus, la personne impure était exclue de toute vénération et communion avec la congrégation d’Israël, et était ordonnée de vivre « en dehors du camp ».

Le problème d’impureté sans responsabilité personnelle a été reconnu par les étudiants de la Bible,64 mais leurs explications souvent laissent à désirer et échouent à arriver à un consensus. Plus je pense à ce dilemme, plus je suis convaincu que la réponse à cette difficulté est la clef de notre compréhension de la distinction de pur et impur dans l’Ancien Testament. L’explication nous aide aussi grandement à apprécier la supériorité de la Nouvelle Alliance comparée à l’Ancienne. Ecoutons bien ces paroles du Livre de Lévitique.

Comme j’approche ces chapitres, je vais traiter avec eux d’une façon plus générale, me concentrant sur de larges généralisations et sur un problème particulier que j’ai soulevé. Je traiterais en premier avec les chapitres 13 et 14, qui traitent avec la question de conditions impures de la « peau ». Puis nous considèrerons ensembles les chapitres 12 et 15, puisque tous les deux concernent l’impureté liée aux processus de la reproduction sexuelle. En conclusion, nous essaierons de trouver la solution d’un puzzle d’impureté pour lequel il n’y a pas de responsabilité directe.

L’Impureté Résultant de Maladies de Peau (Lévitique 13 & 14)

Les chapitres 13 et 14 dépeignent des maladies de peau sérieuses qui rendent des individus impurs, qui démontrent le processus par lequel de telles maladies sont identifiées, et comment les Israélites se rétablissant peuvent être prononcés purs. Le terme « lèpre », employé dans la plupart des traductions, est malheureux, comme il est très possible que la maladie que nous connaissons comme la lèpre n’est pas mentionnée dans notre texte comme étant une des maladies impures de la peau.65 La version NIV (New International Version) rend mieux le terme original, employé pour toutes ces maladies impures de la peau, « maladie contagieuse de la peau». C’est sans aucun doute une traduction meilleure et plus précise de ce texte. Il n’est pas possible ou nécessaire pour nous d’identifier avec précision les maladies qui sont décrites comme impures par le texte.

Caractéristiques des Maladies Impures de la Peau

Selon Wenham,66 il y a 21 cas différents de maladies de peau dans le chapitre 13, ainsi que 3 cas différents de vêtements contaminés. Nous n’essaierons pas de traiter avec chacun de ceux-là, mais nous remarquerons quelques-unes des caractéristiques de ces maladies :

(1) Elles sont toutes visibles, externes (pas de maladies internes). Le terme « peau » est utilisé généralement ici, référant non seulement aux maladies de peau du peuple, mais aussi au revêtement extérieur de matériaux, du cuir, et de buildings.

(2) En général, les maladies n’étaient pas mortelles, pas aussi sérieuses que nous aurions pu supposer.

(3) Ces maladies n’affectaient qu’une partie du corps, pas tout le corps.

(4) Les maladies de peau sont toutes chroniques (persistantes, sérieuses), contagieuses, et/ou rendant impur.

(5) Seuls le prêtre pouvait déclarer qu’une condition de peau était pure ou impure, ce qui quelques fois l’exigeait d’aller « en dehors du camp » (Lévitique 14:3).

(6) L’inquiétude principale n’était pas de guérir l’individu, ni de protéger le public, mais de protéger la sainteté de la résidence de Dieu au milieu du camp :

« … pour qu'ils ne rendent pas impur leur camp au milieu duquel j'habite. » (Nombres 5:3 ; Lev. 15:31-33)

« Car l'Eternel votre Dieu parcourt votre camp pour vous protéger et pour vous donner la victoire sur vos ennemis. Tout votre camp doit donc être tenu pour saint et Dieu ne doit y voir rien d'inconvenant qui l'obligerait à se détourner de vous. » (Deut. 23:14)

Les Conséquences d’Etre Déclaré Impur

Les choses qui sont déclarées impures dans les chapitres 11-15 devaient, soit être purifiées ou détruites : (a) Lavées dans de l’eau (Lév. 11:32 ; 15:6). (b) Brûlées (Lév. 13:52,55,57). (c) Cassées (Lév. 11:33,35). (d) Déchirées et détruites (Lév. 14:40-41,45).

Les gens qui étaient déclarés impurs par les prêtres souffraient l’humiliation d’être déclarés (et, dans quelques cas de se déclarer soi-même) impurs, puis devaient être isolés de la présence de Dieu et de l’association avec le peuple de Dieu. Tout ce qui était impur devait être mit à l’extérieur du camp, séparé de la présence de Dieu et de Son peuple.

«… elle ne touchera aucune chose consacrée; elle n'ira pas au sanctuaire… » (Lév. 12:4)

« … le prêtre isolera le sujet pendant sept jours. » (Lév. 13:4,11,21,26)

«… de renvoyer du camp… » (Nombres 5:2)

« Celui qui est soumis au rite de purification lavera ses vêtements, se rasera tous les poils et se baignera dans l'eau, ainsi il sera pur. Après cela, il pourra réintégrer le camp, mais il restera hors de sa tente pendant sept jours. » (Lév. 14:8)

Dans certains cas, la chose ou la personne impure était vue comme contagieuse pour les autres (Lév. 15:4-12,23-24,26-27).

Le Processus d’Expiation

Une fois que l’individu était rétabli de sa maladie impure, il y avait des rites de purification soigneusement prescrits, et quelques fois un sacrifice rituel, qui était exigé avant que la personne puisse approcher la résidence de Dieu, le tabernacle. Ces rites incluaient : (a) « Lavez et attendez » (Lév. 15:7-11,17,18,22). (b) Expiation pour la purification (Lév. 14:20,31 ; 15:14-15). (c) Le rite de purification, avec le fil de laine, le bois de cèdre, et les oiseaux (purification de la maison, Lév. 14:49-53). A la fin, pour les Israélites, il y avait le jour annuel d’expiation (16:16,30), qui sera le thème de notre prochaine leçon.

Il est relativement facile de voir pourquoi les maladies extérieures décrites dans les chapitres 13 et 14 étaient insultantes pour Dieu. Les choses qui sont impures dans les chapitres 12 et 15 font un peu plus réfléchir. J’ai choisi de les appelées, « Suppurations Déshonorables ».

Impureté Résultant de « Suppurations Déshonnorables » (Lévitique 12 & 15)

Le chapitre 12 décrit l’impureté qu’une femme acquit quand elle donne naissance à un enfant. L’impureté est le résultat de la perte de sang après la naissance. Le sang, bien qu’il soit impur pour elle et les autres, est l’instrument de sa purification. Dans le texte (Lév. 12:4-5) c’est appelé « le sang de la purification ». Il est impur, je suspecte, en partie parce qu’il extrait de son corps les impuretés de la naissance d’un enfant, rendant ainsi le sang impur et souillé. L’explication pour laquelle avoir une petite fille résulte d’une période double impureté est difficile à comprendre, et plus d’efforts pour résoudre ce puzzle ne satisfont pas.

Le chapitre 15 déclare que certains suintements sont impurs. Deux des maladies concernent les hommes ; les deux autres les femmes. Les deux, les hommes et les femmes ont ce qui pourrait être appelés des suppurations normales (les hommes, 15:16-18 ; Les femmes, vs. 19-24) et anormales (les hommes, vs. 2-15 ; les femmes, vs. 25-30). Je pense qu’on peut conclure que ces chapitres réfèrent en général aux suppurations relatives au sexe et aux organes sexuels. Bien que certains pensent que les maladies de Lévitique 15:1-12 sont des hemmorroids, cela semble improbable, puisque le contexte est celui de suppurations sexuelles.67

Dans le chapitre 12, la femme, qui est impure dû à la naissance d’un enfant, doit offrir des sacrifices, incluant une offrande pour le péché. La déduction est clairement faite qu’il y a un genre de péché qui doivent être expié. Dans le chapitre 15, les suppurations anormales des hommes et des femmes exigent aussi une offrande pour le péché, parmi autres choses. Pourquoi y a-t-il une suggestion que le péché est lié à la reproduction ?

Cela n’est pas un concept nouveau pour les Israélites. Dans Genèse 3, Adam et Eve avaient honte car ils étaient nus (3:7), même après s’être fait des pagnes, ils étaient encore honteux et se sont cachés de Dieu (3:10).

Dans Exode 19, Dieu donna ces instructions au peuple par Moïse:

« Moïse redescendit de la montagne vers le peuple pour lui faire accomplir les rites de purification. Ils lavèrent aussi leurs vêtements.

Puis il leur dit:
---Tenez-vous prêts pour après-demain. Abstenez-vous d'ici-là de tout rapport sexuel avec votre femme. » (Exode 19:14-15)

Dans Exode 20, Dieu dit à Moïse de dire ces paroles au peuple :

« Vous ne construirez pas d'autel auquel on monte par des marches pour ne pas exposer aux regards la nudité de ceux qui y monteront.» » (Exode 20:26)

Une fois encore, quand Moïse fut donné des instructions au mont Sinaii concernant les vêtements portés par Aaron, Dieu dit,

« Tu leur feras aussi des caleçons de lin allant des reins aux cuisses pour cacher leur nudité.

Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la tente de la Rencontre ou quand ils s'approcheront de l'autel pour faire le service dans le lieu saint; ainsi, ils ne se rendront pas coupables d'une faute qui entraînerait leur mort. C'est une ordonnance en vigueur à perpétuité pour Aaron et pour ses descendants. » (Exode 28:42-43)

Ainsi, quand nous lisons dans les chapitres 12 et 15 de Lévitique que les suppurations liées au sexe et à la reproduction causèrent un homme ou une femme d’être impur, cela ne devrait pas totalement nous prendre par surprise.

Les règles de Lévitique concernant l’impureté liée au sexe servent à un but très important – il séparait clairement le sexe de la vénération religieuse. Si un homme avait des relations sexuelles avec son épouse, cela les rendait tous les deux impurs jusqu'au soir. Cela voulait dire que les Israélites ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles pendant le sabbat, puisque tous deux seraient impurs, leur interdisant de participer à la vénération. L’effet était d’encourager les Israélites à garder leurs esprits concentrés sur la communion. Idéalement, à la fois l’intimité sexuelle et l’intimité spirituelle exigent la participation concentrée du corps, de l’âme, et de l’esprit. Cela voulait dire que la participation de l’un était nécessaire pour la participation des autres. Nous pouvons voir un thème similaire dans les instructions pratiques de Paul aux Corinthiens (1 Cor. 7).

La séparation de l’activité sexuelle et de la vénération était particulièrement importante pour les Israélites à cause des rites de la vénération païenne des Cananéens, dont le culte de la fertilité résultait en unions sexuelles charnelles et étaient vues comme actes de vénération (Nombres 25:1-9), une pratique dans laquelle les Israélites étaient déjà tombés (Exode 32:6). Si la législation de pur/impur ne fit rien de plus que de créer un large gouffre entre le sexe et la vénération, elle rendit une grande faveur aux Israélites Elle leur fit réaliser la différence entre leur vénération et celle de leurs voisins païens.

La question restait, « Pourquoi la femme israélite était-elle punie deux fois plus pour mettre au monde une petite fille ? » Je n’ai qu’une explication, qui est similaire en nature à la raison pour séparer sexe et vénération. La raison ne sera pas autant trouvée dans la cause de l’impureté qu’elle l’est dans le résultat que cette impureté aura dans la vie de la femme israélite. A mon avis, la période deux fois plus longue d’impureté causera la mère israélite d’une petite fille de penser aux raisons de sa situation. Pourquoi est-ce que la femme seule est choisie pour être impure à la naissance d’un enfant, et spécialement quand l’enfant est une fille, comme elle ? En d’autres mots, qu’est-ce que c’est à propos de la féminité qui mérite cette « malédiction » ?

Ah ! Mais ce terme « malédiction » ne nous fournit-il pas la réponse ? Cette longue période d’isolation aurait dû donner aux mères israélites une bonne période de temps pour réfléchir à pourquoi les femmes étaient maudites comme elles l’étaient. Je crois que le chapitre 3 de Genèse lui fournit une bonne partie de la raison. Ce chapitre aurait pu lui fournir beaucoup d’idées, et lui apprendre non seulement la façon par laquelle une femme participa (même guida) la chute de l’homme, mais aussi les façons (spécialement impliquant la naissance) dans lesquelles elles furent maudites, dû à la chute.

Le Cœur de la Question

Retournons au grand problème qui nous confronte dans tous ces chapitres de pur et d’impur : Pourquoi une personne est-elle déclarée impure et doit être punie pour quelque chose dont elle n’est pas responsable ? De plus, pourquoi, dans certains cas d’impureté, une offrande pour le péché était-elle exigée quand aucun péché précis ne fut commit par celui/celle présentant l’offrande ?

Je commencerais par suggérer que ces questions étaient précisément celles que Dieu voulait que les Israélites se posent, et y réfléchissent, quand ils souffraient des conséquences de leur impureté « non méritées ». Les demandes de la Loi de Moïse, résumée par les Dix Commandements, demandaient ou interdisaient des actions particulières. La transgression de n’importe quel de ces commandements aurait été évident, et personne ne questionnerait les conséquences qui tomberaient sur l’Israélite qui avait désobéi. Mais pourquoi Dieu infligerait-Il la malédiction d’impureté sur un(e) Israélite souffrant d’une condition dont il ou elle n’était pas responsable ? Une femme Israélite pouvait-elle être tenue responsable pour donner naissance à un enfant ou pour avoir ses règles ? Est-ce une chose dont elle a le contrôle ? Je crois que la réponse est évidemment « Non ! ». Alors, comment certaines conditions peuvent-elles résulter en souffrance pour un(e) Israélite, et même exiger une offrande pour le péché, comme si quelque chose de mal avait été commit ?

La réponse à la question, « Pourquoi les Israélites devaient-ils souffrir quand rien de mal n’avait été commit par l’individu, est par ce principe : La chute de l’homme, enregistrée dans Genèse 3, amena chaos et souffrance à toute la création, l’humanité incluse. La chute a rendu l’homme un pécheur naturel depuis la naissance. Ainsi, l’homme pèche parce qu’il est un pécheur. Alors, il souffrira aussi durant sa vie parce qu’il vit dans un monde mauvais où les conséquences du péché causent chaos et souffrance.

Ce principe m’apparut alors que je pensais aux paroles de David dans Psaume 51. Remarquez les termes qui sont similaires à ceux que nous avons vus dans Lévitique concernant l’impureté :

« Au chef de choeur. Un psaume de David,

qu'il composa lorsque le prophète Nathan vint chez lui après qu'il eut péché avec Bath-Chéba.

Aie pitié de moi, ô Dieu, toi qui es si bon!
Efface mes torts, tu es si compatissant!

Lave-moi de mon péché!
Purifie-moi de ma faute!…

Purifie-moi du péché avec un rameau d'hysope, et je serai pur!
Lave-moi et je serai plus blanc même que la neige. » (Ps. 51:1-3,9)

David adorait la loi de Dieu et méditait dessus constamment. Qu’il fut l’auteur ou non du Psaume 119, cela est apparent dans les psaumes qu’il écrivit (Psaume 19). Nous savons que le contexte du Psaume 51 est le péché de David avec Bath Chéba, et le meurtre d’Urie, son mari. Cependant, quand David parle de son péché, il voit ses péchés spécifiques, comme évidence de son état plus général de pécheur. Ailleurs dans ce Psaume, David déclare,

« Je suis, depuis ma naissance, marqué du péché;
depuis qu'en ma mère j'ai été conçu, le péché est attaché à moi. » (v. 5)

David reconnaît son péché particulier, mais il va encore plus loin en confessant sa nature pécheresse innée, qui était le résultat de la chute. David comprit qu’il était impur, même depuis sa naissance. Son péché spécifique avec Bath Chéba provenait de sa condition innée de pécheur, la condition qu’il acquit à sa naissance. Si ses propres actions pécheresses ne l’ont pas rendu pécheur à la naissance, de qui provenaient ses péchés ? La réponse est, du péché d’Adam.

« Par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché...

En effet, avant que Dieu ait donné la Loi de Moïse, le péché existait bien dans le monde; or le péché n'est pas pris en compte quand la Loi n'existe pas.

Et pourtant, la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur les hommes qui n'avaient pas commis une faute semblable à celle d'Adam --- qui est comparable à celui qui devait venir. » (Rom. 5:12-14)

Dans ce passage, Paul nous enseigne que le péché d’Adam établit que tous ses descendants (toute l’humanité) sont nés des pécheurs. Nous avons hérité cette nature pécheresse et ainsi sommes nés des pécheurs, tout comme David l’indique dans ce psaume. Plus tard dans Romains, Paul nous informe que la création toute entière fut affectée par la chute, et que les créatures, comme les hommes, souffraient et gémissaient dans cette condition, et continueront à le faire jusqu'à ce que le Royaume de Dieu soit établi, avec un nouveau ciel et une nouvelle terre :

« J'estime d'ailleurs qu'il n'y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous.

C'est en effet cette révélation des fils de Dieu que la création attend avec un ardent désir.

Car la création a été soumise au pouvoir de la fragilité; cela ne s'est pas produit de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise. Il lui a toutefois donné une espérance:

c'est que la création elle-même sera délivrée de la puissance de corruption qui l'asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire.

Nous le savons bien, en effet: jusqu'à présent la création tout entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d'un enfantement.

Elle n'est pas seule à gémir; car nous aussi, qui avons reçu l'Esprit comme avant-goût de la gloire, nous gémissons du fond du cœur, en attendant d'être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu quand notre corps sera délivré. » (Rom. 8:18-23)

Les lois d’impureté étaient des outils très instructifs, des moyens par lesquels Dieu enseigna aux Israélites ces vérités fondamentales à leur foi religieuse. Une de ces vérités était ce que nous appelons maintenant la « doctrine de la dépravation de l’homme ». L’homme est né pécheur, par vertu d’être un enfant d’Adam. Quand les Israélites se demandent, « Pourquoi dois-je être impur à cause d’une condition dont je ne sui pas responsable ? », la réponse, contenue dans les premiers chapitres de Genèse était, « A cause de la condition pécheresse que vous avez héritée de votre ancêtre, Adam ».

Quand vous y pensez, la plupart des conditions qui causaient l’état d’impureté étaient celles qui résultaient de la chute. Toutes les maladies et la mort étaient le résultat de la chute. Mettre un enfant au monde est au moins lié à la malédiction. Le sexe fut déformé et diminué par la chute, au point où Adam et Eve furent honteux de leur nudité et se cachèrent de Dieu. Cette première vue que le sexe était « sale » et inacceptable pour Dieu venait des hommes, résultant de la chute, pas de Dieu. Ainsi, nous pouvons dire que l’impureté était une condition résultant de la chute, du péché, et ainsi l’impureté exigeait aussi une offrande pour le péché Quand les Israélites offraient une offrande pour le péché, ils ou elles reconnaissaient leur condition pécheresse héritée d’Adam.

Donc, il y avait deux catégories différentes de péchés pour les Israélites. La première était cette condition pécheresse dans laquelle l’Israélite était né, ce péché que David confessa. Ce péché était souligné par les lois de pureté et d’impureté. La seconde était ce péché qui était le résultat de l’individu transgressant les commandements spécifiques de Dieu.

Dans le psaume 51, David vit son impureté bien plus gravement que juste une offense externe, une maladie physique que Dieu déclarait être offensive. David confesse son péché comme un résultat de son état pécheur, hérité d’Adam. Les versets suivants de ce psaume indiquent que David comprenait que le fait d’offrir des sacrifices ne le rendait pas pur, mais que seul Dieu pourrait le pardonner quand il repentirait sincèrement :

« O Dieu, toi le Dieu qui me libères, viens me délivrer du poids de mon crime,
alors, par mes chants, je proclamerai ton salut.

Eternel, ouvre mes lèvres
et je te louerai.

Le seul sacrifice qui convienne à Dieu, c'est un esprit humilié.
O Dieu, tu n'écartes pas un cœur brisé et contrit. » (vs. 16-17,19)

Les prophètes de l’Ancien Testament faisaient écho de ce même thème. Quand il fut donné la vision de la sainteté de Dieu, Ésaïe proclama,

« ---Malheur à moi! Je suis perdu, car j'ai les lèvres impures et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures. Et voici que, de mes yeux, j'ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes. » (Ésaïe 6:5)

Plus tard, Ésaïe parla des meilleurs efforts de l’homme comme étant des « linges souillés » (Ésaïe 64:6). Comme je le comprends, ces linges souillés seraient des linges qui étaient associés avec les règles mensuelles de la femme.

C’est à ce point que les Israélites de la période de Moïse sont arrivés à une réalisation qui les a fait réfléchir. Bien que la Loi puisse prononcer une personne impure, elle n’avait aucune provision pour la rendre pure. Le prêtre pouvait déclarer une personne impure, et il pouvait prononcer une personne pure, pure, mais il n’avait aucun moyen de traiter la condition qui produisait l’impureté. Ce ne fut qu’avec la venue de Christ, qui inaugura la Nouvelle Alliance, que la condition d’impureté, et la malédiction d’Adam purent être remédiées.

Jésus, Celui Qui Rend les Hommes Purs

Les scribes et les pharisiens de la période de Jésus n’avaient pas la même compréhension de ce qui constituait vraiment l’impureté. Ils ne la voyaient simplement que comme quelque chose d’externe. Ainsi, ils furent grandement offensés par les actions de notre Seigneur, et Le considéraient impur, et un criminel. Leur opposition à Jésus résonnait fréquemment la note : « impur ». Ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi Il passait beaucoup de Son temps avec les impurs, les patrons de bistros, les prostituées, les malades, et même les lépreux. Leur erreur était de manquer de Le voir comme Celui Qui était venu faire ce que la Loi était incapable de faire – rendre les hommes purs.

La Loi de l’Ancien Testament exigeait que les impurs ne puissent jamais venir en la présence de ce Dieu saint, et pourtant Celui Qui était saint, le Messie, Jésus Christ prit une forme humaine, et vécut au milieu des hommes. Pendant Son ministère, Il évitait les vertueux, qui se pensaient purs, et Il recherchait ceux qui étaient regardés comme impurs. La barrière, que la Loi de l’Ancien Testament et le système sacrificiel ne pouvaient pas briser, la Nouvelle Alliance, en la personne de Jésus Christ, l’a brisée. La purification que la Loi ne pouvait que prononcer mais ne pouvait pas performer fut réalisée, une fois pour toutes par la mort expiatoire de Jésus Christ, l’Agneau de Dieu. Maintes fois, les auteurs du Nouveau Testament parlent de la purification que le chrétien a reçue :

« Ne savez-vous pas que ceux qui pratiquent l'injustice n'auront aucune part au royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: il n'y aura point de part dans l'héritage de ce royaume pour les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers ou les homosexuels, ni pour les voleurs, les avares, pas plus que pour les ivrognes, les calomniateurs ou les malhonnêtes.

Voilà bien ce que vous étiez, certains d'entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été purifiés du péché, vous en avez été déclarés justes au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l'Esprit de notre Dieu. » (1 Cor. 6:9-11)

« S'il l'a fait, ce n'est pas parce que nous avons accompli des actes conformes à ce qui est juste. Non. Il nous a sauvés parce qu'il a eu pitié de nous, en nous faisant passer par le bain purificateur de la nouvelle naissance, c'est-à-dire en nous renouvelant par le Saint-Esprit.

Cet Esprit, il l'a répandu avec abondance sur nous par Jésus-Christ notre Sauveur. » (Tite 3:5-6 ; Eph. 5:25 ; Héb. 10:22)

Les conséquences du péché n’ont pas encore été complètement mises de coté. Ce ne sera que dans le Royaume de Dieu qu’elles le seront. Le ciel sera un endroit parfait, où toutes les choses qui sont le résultat de la chute de l’homme seront éliminées. Dans le Livre d’Apocalypse, on nous dit que beaucoup d’autres choses ne seront pas là, que nous avons connu sur la terre : (a) Pas de soleil, ni de lune (21:23 ; 22:5). (b) Pas de maladies, ni de chagrin, ou de mort (21:4). (c) Pas de malédiction (22:3).

Mais faites attention à ces paroles :

« Tout au long du jour, les portes de la ville resteront ouvertes, car il n'y aura plus de nuit.

On y apportera tout ce qui fait la gloire et l'honneur des nations.

Rien d'impur ne pourra y pénétrer. Nul homme qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge n'y entrera. Seuls y auront accès ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'Agneau. » (Apocalypse 21:25-27)

La mort de Christ fournit la solution pour les problèmes de péché du saint d’à la fois de l’Ancien et du Nouveau Testament. Comme un second Adam, Jésus Christ renversa l’effet du péché d’Adam, enlevant ainsi la culpabilité et l’état pécheur hérité d’Adam (Rom. 5:12-21). Par la foi en la mort de Christ, les hommes sont déclarés purs, et sont ainsi impatients d’aller habiter en la présence de Dieu pour l’éternité – le paradis. Bien que le remède final et complet ne soit encore que dans l’avenir, il est certain, accomplit par l’expiation de Jésus Christ sur la croix du Calvaire.

Je crois que personne n’ira en enfer parce qu’Adam a péché. La seule raison pour laquelle Dieu condamne une personne à l’enfer est à cause de ses propres actions de désobéissance, de son propre péché Et puisque Christ mourut pour enlever la culpabilité de tous les péchés (celui d’Adam, tout comme celui de chaque individu), la seule raison pour laquelle une personne devra souffrir le tourment de l’enfer est parce qu’elle n’a pas accepté Christ comme leur Sauveur, Celui qui porte leurs péchés

Je veux que vous réfléchissiez aux récits de l’Evangile pendant un moment. Ce furent les scribes et les pharisiens, qui se pensaient vertueux, se croyaient purs, qui refusèrent le Seigneur Jésus, l’appelant « impur », et qui Le considéraient digne de mourir sur la croix, « en dehors du camp », au Calvaire.

D’un autre coté, ce furent ceux qui savaient qu’ils étaient impurs qui vinrent à Jésus pour être purifiés. Quand Jésus toucha les lépreux et les guérit, ils comprirent que toucher l’impureté ne pouvait pas souiller le Saint-Esprit, dans Lequel était la cure et la purification. Ainsi, la femme qui avait l’hémorragie n’a pas hésité à toucher le Maître, sachant qu’Il pouvait la guérir, et pourtant ne pas être souillé par le fait qu’elle le touchait. Jésus pouvait boire de l’eau que la femme près du puits lui donnait sans être souillé, car Il était le Dieu saint d’Israël.

Les méchants fuyaient la présence de Dieu, car ils ne pouvaient pas approcher Sa sainteté. Et pourtant, le pécheur repentant pouvait s’approcher de Lui et être purifié. Je fus profondément touché en relisant le récit de Simon Pierre et de notre Seigneur dans le chapitre 5 de Luc. Quand Simon Pierre vit le filet de pêche rempli de poissons aux simples paroles du Maître, Luc nous dit,

« En voyant cela, Simon Pierre se jeta aux pieds de Jésus et lui dit:
---Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » (Luc 5:8)

Voyez-vous le paradoxe ici ? Pierre tomba aux pieds de notre Seigneur, mais au même moment, sentant sa sainteté, Lui demanda de partir. Evidemment, Pierre ne voulait pas qu’Il parte, car il se jeta à Ses pieds. Et Jésus ne partit pas, avnat qu’Il n’ait fini Son travail sur la croix, par lequel tous les hommes pouvaient devenir purs s’ils croyaient en Lui.

Permettez-moi de vous demander ce matin, mes amis, êtes-vous purs ou impurs ? Nous sommes tous impurs. Ésaïe, le prophète de l’ancien temps décrit nos meilleurs efforts à essayer de nous purifier des linges souillés associés avec l’impureté mensuelle d’une femme :

« Nous sommes tous semblables à des êtres impurs,
toute notre justice est comme des linges souillés. » (Ésaïe 64:5a)

Pour ceux dont les péchés ont causé de se sentir impurs, souillés, je peux vous dire avec l’assurance des paroles de Dieu, « Vous pouvez devenir purs. Croyez en Lui, Qui seul mourut pour vous rendre purs ».

Pour ceux qui ont déjà trouvé la pureté dans le sang de Jésus Christ, il y a deux très importantes leçons à apprendre qui sont une application de notre texte. La première leçon est celle que les Chrétiens devraient s’attendre à des souffrances non méritées dans cette vie, comme le résultat de vivre dans un monde impur. Tout comme les lois pures et impures de Lévitique amenèrent des souffrances non méritées aux Israélites, les Chrétiens aujourd’hui devraient s’attendre à ce que des souffrances leur arrivent dans la vie, même quand ils n’ont commit aucun péché. Le chapitre 8 de Romains nous apprend que nous vivons dans un mauvais monde, un monde dans lequel le saint, avec toute la création, souffre et gémit, attendant le nouveau ciel et la nouvelle terre qui sont à venir :

« Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec tout ce qui a été fait sur elle.

Puisque tout l'univers doit ainsi se désagréger, quelle vie sainte vous devez mener et combien vous devez être attachés à Dieu,

en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue! Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les astres embrasés fondront.

Mais nous, nous attendons, comme Dieu l'a promis, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera. » (2 Pierre 3:10-13)

La deuxième, mes amis chrétiens, je dois vous donner cette parole d’exhortation. De même quand notre Seigneur est allé « en dehors du camp », cherchant à sauver les impurs, vous et moi sommes appelées à L’imiter. Comme l’auteur d’Hébreux dit,

« C'est pourquoi Jésus, lui aussi, est mort en dehors de la ville pour purifier le peuple par son propre sang.

Allons donc à lui en sortant en dehors du camp, et acceptons d'être méprisés comme lui » (Héb. 13:12-13)

En dehors du camp est l’endroit où les impurs habitaient. Je connais beaucoup de ministères dont les buts sont d’atteindre ceux qui sont perdus, mais je dois dire avec tristesse que beaucoup, peut-être la plupart, de ces ministères concentrent sur les « purs » comme ceux qu’ils doivent atteindre, plutôt que les « impurs ». Tous les hommes ont besoin d’entendre l’Evangile et d’être sauvés, mais notre tâche d’évangélisme demande que nous emmenions l’Evangile « en dehors du camp » pour proclamer la purification que Christ peut donner à ceux qui en ont si désespérément besoin, et qui, plus souvent que le satisfait de lui-même et l'autonome sont disposés à recevoir.


63 When I use the term “skin” here I use it in a most general way, since included in this category is the “skin” of clothing, of leather goods, and of the wall of a house. In each case the exterior, visible portion of a person, place, or thing is in view. The Hebrew text uses the same term for the “skin” of a person and these other things, and thus we can legitimately reflect the original text in our terminology without reservation. Cf. also, Gordon J. Wenham, The Book of Leviticus (Grand Rapids: William B. Eerdmans Publishing Company, 1979), p. 201.

64 Cf. Wenham, pp. 187-188.

65 Wenham lists these reasons for concluding that leprosy (Hansen’s disease) is not found in these chapters of Leviticus: (a) Archaeological evidence suggests that leprosy was not a serious problem until later on in history. (b) Neither the symptoms of leprosy nor its pathognomonic features are described in our text. (c) The Greek term lepra did not refer to true leprosy, either. Ibid., p. 195. Wenham goes on (pp. 196-197) to suggest some of the skin conditions which may be referred to in the text.

66 Ibid., p. 193.

67 Wenham mentions two reasons why this ailment, like the others in chapter 15, is related to the sex organ of the individual, rather than hemorrhoids: (a) There is no mention of loss of blood, which would be likely in the case of hemorrhoids. (b) The same term (“flesh”) is employed in verse 19 with reference to the woman’s vagina. Wenham, p. 19.

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