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17. La Controverse du Sabbat dans les Evangiles

Introduction

Il y a peu de choses que j’aime mieux que d’observer un maitre-artisan à son métier. J’adore regarder un footballeur écraser son adversaire, un champion du volant gagner un Grand Prix, un musicien très doué jouer de son instrument ou un artiste arrivant à captiver un instant de la vie. Une de mes grandes joies durant cette semaine fut d’observer l’habileté de notre Seigneur à traiter avec les Ecritures de l’Ancien Testament. Notre étude de « la controverse du sabbat » dans les Evangiles cette semaine nous rendra tous capable de regarder avec ébahissement la facilité avec laquelle notre Seigneur traite le texte de l’Ancien Testament.

Dans notre leçon la semaine dernière, nous avons vu comment le sabbat fut établi en principe dans le deuxième chapitre du Livre de Genèse, quand Dieu se reposa le septième jour, après avoir fini le travail de la création. A cause de cela, Dieu bénit le sabbat et le sanctifia. Ce ne fut pas avant le chapitre 16 d’Exode que le septième jour fut divinement ordonné être le jour de repos du ramassage de la manne. [In chapter 20 of Exodus the Sabbath because the focus of the Fourth Commandment.] Observer ce jour sacré exigeait que les Israélites finissent leur semaine de travail à la fin du sixième jour, pour que le septième jour puisse être un jour où les hommes s’abstiendraient de faire les travaux normaux des six autres jours. Dans le chapitre 31 d’Exode, le fait d’observer le sabbat fut déclaré être un signe de l’alliance mosaïque, avec la peine de mort pour toutes personnes désobéissant ce commandement.

A travers le reste de l’Ancien Testament plus de clarifications furent données en ce qui concerne l’observance de ce commandement. Le repos du sabbat fut plus défini en termes de changements de conditions. Même la terre devait se reposer tous les sept ans. De plus, les applications changèrent, de la cessation des activités normales à la façon par lesquelles les Israélites devrait vénérer Dieu le jour du sabbat. Les prophètes signalaient les abus du sabbat et pressaient les Israélites à l’observer « par l’Esprit et en vérité ». La nation fut avertie que continuer à négliger sa sainteté résulterait par le jugement tombant sur la terre et le peuple envoyé en captivité.

Nous avons vu à travers l’Ancien Testament une clarification continuelle et une expansion du commandement du sabbat. Durant les 400 « années silencieuses », entre les deux Testaments, beaucoup d’attention fut placée sur l’interprétation de la Loi (en général) et du sabbat (en particulier). Les détails par lesquels les auteurs inspirés sont passés ne sont rien en comparaison des embellissements performés au commandement du sabbat par les érudits juifs et les chefs religieux, les scribes et les pharisiens. Nous serions incorrects de conclure que tous ces efforts pour clarifier la Loi n’ont aucun sens et sont stupides. Bien que la méthode d’interprétation soit fausse, sans parler de la conclusion à laquelle ils sont arrivés, il y a beaucoup de motivation pour examiner l’obligation d’un individu israélite au Quatrième Commandement. Durant la période Maccabéenne (à peu près un siècle avant la venue du Christ) un millier de Juifs ont été assassiné parce qu’ils furent attaqués le jour du sabbat et ne voulaient pas désobéir le commandement en se défendant. Pas étonnant alors, que les érudits juifs cherchèrent à le clarifier.

Une grande partie du corps enseignant, concernant l’interprétation du sabbat, commença donc à émerger avant et après la venue du Christ. Ces interprétations furent en premier préservées et passées en traditions orales puis plus tard mises à l’écrit. Pendant le troisième siècle A.D. une compilation écrite des traditions orales des scribes fut complétée, appelée Mishna. Elle contient 63 rédactions sur des sujets variés de la Loi, à peu près 800 pages en Anglais.250 Plus tard le Judaïsme se donna la tâche d’interpréter ces interprétations. Ces commentaires sur le Mishna sont appelés Talmuds. « Pour le Talmud de Jérusalem, il y a 12 volumes imprimés ; et pour le Talmud de Babylone, il y a 60 volumes imprimés. »251

La Loi dit clairement que le jour du sabbat doit être gardé saint, et qu’aucun travail ne doit être fait. C’est un grand principe. Mais ces légalistes avait une passion pour les définitions. Alors ils demandèrent : Qu’est ce qu’est le travail ? Toutes sortes de choses furent classifiées comme travail. Par exemple, porter un fardeau le jour du sabbat était travailler. Mais ensuite un fardeau devait être défini. Alors la loi des scribes disait qu’un fardeau était de la « nourriture égale au poids d’une figue sechée, assez de vin pour mélanger dans un gobelet, assez de lait pour une gorgée, assez de miel pour mettre sur une blessure, assez d’huile pour oindre un petit membre, assez d’eau pour humecter un baume d’œil, assez de papier sur lequel une notice pouvait être écrite, assez d’encre pour écrire deux lettres de l’alphabet, assez de roseau pour créer un crayon » - etc., etc., etc.… Alors ils passèrent des heures sans fins se disputant si un homme pouvait ou ne pouvait pas déplacer une lampe d’un endroit à un autre le jour du sabbat, si un tailleur commettait un péché s’il sortait de la maison avec une épingle dans sa poche, si une femme pouvait mettre une broche ou une perruque, même si un homme pouvait sortir le jour du sabbat avec ses dentures ou une jambe/un bras artificiel, si un homme pouvait porter son enfant le jour du sabbat. Ces choses pour eux étaient tout ce qui était important dans la religion. Leur religion était un légalisme de règles insignifiantes.252

Nous pouvons difficilement être surpris de voir une collision de plein fouet entre les scribes, les pharisiens et notre Seigneur sur le sujet du sabbat. Les écrivains de l’Evangile enregistrent de nombreuses occasions quand les chefs religieux juifs confrontèrent Jésus à propos de l’interprétation du sabbat. Presque toujours cela résultait en un incident dans lequel notre Seigneur « viola le jour du sabbat » selon l’enseignement et les interprétations légalistes des scribes et des pharisiens. De tels incidents nous aident dans notre étude du sabbat, car ils nous permettent de voir des occasions dans lesquelles la Bible est mal interprétée, ainsi que l’interprétation correcte du sabbat donnée par notre Seigneur. Apprenons des erreurs des chefs religieux juifs, et spécialement de l’interprétation divine du sabbat par notre Seigneur.

Notre méthode dans ce message sera de considérer quelques-uns des « textes clés du jour du sabbat » dans les Evangiles, et d’essayer d’apprendre comment l’interprétation légaliste des scribes et des pharisiens était erronée. De plus nous comparerons et arbitrerons la fausse interprétation avec l’interprétation correcte de notre Seigneur. Puis, à la fin de la leçon, nous essaierons de résumer ce qu’Il enseigna sur le jour du sabbat, et chercherons à découvrir quelques principes pertinents qui sont à nos vies chrétiennes. Dans la prochaine (et dernière) leçon sur le jour du sabbat, nous verrons comment les apôtres ont interprété le sabbat et comment l’église du Nouveau Testament a cherché à l’appliquer à la nouvelle exemption. Mais pour maintenant, tournons-nous vers les Evangiles du Nouveau Testament pour voir comment la vue du sabbat de notre Seigneur différait de celle des chefs religieux de Son temps.

Matthieu 12:1-14

Une action semblant innocente de la part des disciples de notre Seigneur précipita un incident dans lequel les pharisiens défièrent le Seigneur Jésus de défendre ou de dénoncer Ses disciples :

« A cette époque, un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Comme ses disciples avaient faim, ils se mirent à cueillir des épis pour en manger les grains.

  Quand les pharisiens virent cela, ils dirent à Jésus:
   ---Regarde tes disciples: ils font ce qui est interdit le jour du sabbat! » (Matthieu 12:1-2)

Commençons par essayer de comprendre le contexte, pour gagner une vue d’ensemble du passage. Ces versets décrivent deux incidents séparés : (1) la protestation des pharisiens que les disciples de Jésus avaient enfreint le jour du sabbat en cueillant des grains et en les mangeant quand ils marchaient dans les champs ; et (2) la question posée par les chefs de la synagogue,253 sachant que Jésus allait guérir un homme qui avait une main paralysée. Le Sauveur fit face aux objections des Juifs dans le premier cas en citant deux incidents dans l’Ancien Testament où des gens furent exonérés pour enfreindre le sabbat : David, quand il prit le pain consacré et l’avait partagé avec ses hommes, et les prêtres de l’Ancien Testament, qui enfreignaient fréquemment le jour du sabbat en travaillant à leur prêtrise du jour.

Inébranlablé par le défi des pharisiens, notre Seigneur prit Ses adversaires totalement par surprise en faisant allusion à un texte de l’Ancien Testament qui était remarquablement comparable à cette situation :

« Il leur répondit:
   ---N'avez-vous donc pas lu ce qu'a fait David lorsque lui et ses compagnons avaient faim?

   Il est entré dans le sanctuaire de Dieu et il a mangé avec eux les pains exposés devant Dieu. Or, ni lui ni ses hommes n'avaient le droit d'en manger, ils étaient réservés uniquement aux prêtres. » (Matt. 12:3-4)

Avant de regarder à la reponse de notre Seigneur, faisons plusieurs observations importantes à propos de ce qui arrive ici, qui est essentiel, pour une exacte interprétation de ce texte.

(1) Notre Seigneur ne fut pas accusé de faire du mal ici. La question ici est la « récolte » et le « battage » de grains par les disciples de notre Seigneur. Jésus a été défié de, soit condamner les actions de Ses disciples ou de les approuver, ainsi opposant l’autorité et l’interprétation des pharisiens.

(2) Bien que la Torah (la Loi de Moïse) nulle part ne condamne une telle action, la Halakhah (La collection juive d’interprétations) le condamnait.

(3) Etonnamment, Jésus accorda la supposition que les actions de Ses disciples étaient « du travail » et donc une désobéissance au sabbat.

Ces trois faits fournissent le Seigneur avec une occasion en or d’éviter la question du sabbat, et de se concentrer uniquement sur la question technique qu’elle impliquait. Souvent, Jésus évitait de « créer une scène », que cela soit performer publiquement un miracle ou inciter prématurément une dispute entre Lui et Ses adversaires. Ici, Jésus aurait pu envoyer Ses critiques à Ses disciples, puisqu’Il n’avait ni cueilli de grains Lui-même, ni ne les avait-il mangés. Il aurait pu souligner le fait que la Torah nulle part n’appelle un effort si minimal, travail, et que ce n’était que la conclusion erronée de quelques érudits malavisés, de chicaneurs. Au lieu de ça, Jésus choisit de laisser ces questions techniques sans réponses directes. Il voulait discuter les interprétations du sabbat et de Ses activités qui auraient pu être interprétées comme étant des désobéissances au Quatrième Commandement. Voilà le sujet que Jésus voulait discuter et Il éluda chaque sujet qui tournait autour du pot pour arriver au cœur du problème.

Gardant ces choses à l’esprit, remarquez comment notre Seigneur, très adroitement, répondit au défit des pharisiens. Sachant très bien qu’Il ne changerait pas leur point de vue à propos des actions des disciples, considérées comme travail, Jésus permit à l’allégation de la désobéissance du sabbat d’être incontestée (bien que c’était faux). Notre Seigneur tourna alors l’attention de Ses critiques vers un évènement de l’Ancien Testament qui était très similaire à Sa propre situation. Il leurs rappela du temps où David fuyait Saul, accompagné par quelques hommes, et quand lui et sa troupe affamée mangèrent le pain consacré du prêtre Ahimélek (1 Samuel 21:1-9). Remarquez les dénominateurs communs aux deux incidents, qui font du cas de l’Ancien Testament un précédent pour l’action de notre Seigneur, ainsi que Ses disciples.

(1) David et le Seigneur avaient tous les deux des adeptes, qui participaient à leur « désobéissance du sabbat ».254

(2) La nourriture fut mangée pour alléger la faim. La faim poussa les disciples de Jésus à cueillir les grains, tout comme il fut nécessaire pour David et ses hommes de manger le pain consacré.

(3) Quelque chose qui était sanctifié, réservé pour un usage spécial, fut profané en étant utilisé pour une chose ordinaire. Dans le cas de David, le pain consacré, réservé à l’usage unique des prêtres fut mangé. Les disciples du Seigneur profanèrent aussi le sabbat (qui était sanctifié) en cueillant des grains, ce qui était un travail ordinaire.

(4) Il y avait des raisons qui justifiaient les actions qui normalement auraient été considérées désobéissance à la Loi.

Nous pouvons voir que les faits dans ces deux situations sont assez similaires pour que l’explication des actions de David (et bien sûr, ses hommes) puisse innocenter les disciples de notre Seigneur de l’accusation d’avoir enfreint la Loi. Regardons avec beaucoup d’attention l’argument que notre Seigneur met sur le tapis ici, car c’est un coup de maître.

Premièrement, notre Seigneur assume que les actions de David et de ses hommes sont acceptables au judaïsme de Ses jours,255 et ainsi à Ses adversaires. Personne ne voulait accuser David de méfaits ici. Deuxièmement, si c’était comme ça, alors les pharisiens faisaient des exceptions à la Loi. Troisièmement, si désobéir à la Loi est acceptable dans certains cas, cela devait être à cause d’une raison ou d’une considération plus haute. Alors, quelles sont les raisons pour lesquelles David pouvait être acquitté, et pour lesquelles notre Seigneur et Ses disciples pouvaient l’être aussi ?

1 Samuel 21, David n’avait pas spécifiquement demandé du pain consacré, c’était juste ce qu’il y avait sous la main. Ahimélek avait donné volontairement ce pain tant que ses hommes n’avaient pas été profanés. Je crois qu’il y avait trois raisons pour lesquelles Ahimélek donna ce pain sans aucune réservation : (1) Ahimélek ne trouvait pas que la Loi était rigide au point de refuser les besoins d’hommes dans de telles circonstances. (2) Il croyait que David venait de la part du roi. (3) Il croyait que David avait été envoyé en mission importante par le roi. Ces considérations conduisirent le prêtre à conclure que la prohibition de la Loi pouvait être mise de coté dans le cas de David et de ses hommes. Remarquez bien qu’Ahimélek n’ait pas rejeté son obligation de préserver la sainteté du pain. Il insista à ce que les hommes de David soient purs. On peut assumer que si cette condition n’avait pas été satisfaite, le pain n’aurait pas été donné à ces hommes. Le pain consacré ne fut pas profané dans le processus.

Ahimélek avait de bonnes raisons pour donner du pain à David et à ses hommes. Néanmoins, celles-ci n’étaient probablement pas les mêmes raisons que celles que les érudits et enseignants juifs avaient pour justifier cet acte de David. Mon avis est qu’ils se concentraient sur qui David était. Puisque David était l’élu de Dieu, le prochain roi d’Israël, c’était OK pour lui et ses hommes de manger le pain consacré et ainsi sauver leurs vies. Leur devise devait être, « mieux vaut être nourrit que mort ». Les hommes de David pouvaient manger le pain consacré à cause de qui ils suivaient. Les implications pour les adeptes de Jésus n’auraient pas dues leur échapper. Luc, dans son récit du même évènement, ajouta cette déclaration de notre Seigneur, qui souligne l’argument :

« ---Le Fils de l'homme est maître du sabbat. » (Luc 6:5)0

Si, pour le bien de David (et donc d’Israël), la Loi pouvait être temporairement et techniquement transgressée, combien de plus pour le bien de Dieu ?

Celles-ci sont toutes de bonnes raisons, et pouvaient très bien être impliquées dans les paroles de notre Seigneur aux pharisiens. Cependant, je pense qu’il y avait une simple raison pour laquelle notre Seigneur chercha pour accentuer plus que tout autre chose – David et ses hommes auraient dû être nourris avec le pain sacré parce qu’ils avaient faim et il n’y avait que ça à manger. Le facteur « faim » fut clairement exprimé par notre Seigneur (Matt. 12:1,3). Certaines choses étaient sanctifiées, réservées par Dieu, pour apprendre la sanctification aux Israélites, pas pour les priver ou les faire souffrir. Ainsi, quand observer la Loi mit la vie de David ou de ses hommes en danger, la practice de la Loi pouvait être modifiée (pas ignorée complètement) pour satisfaire les besoins des hommes.

Marc accentue cela dans son récit du même incident quand il note cette déclaration de notre Seigneur :

« ---Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. » (Marc 2:27)

Si le sabbat était fait pour le bénéfice des hommes et non pas l’homme pour le bénéfice du sabbat, alors quand une practice particulière du sabbat posait un problème aux hommes, elle pouvait légitimement, dans des cas exceptionnels être mise de coté.1 C’est admirable comment Jésus tourna les table sur Ses adversaires. Ce n’était pas Lui qui n’était pas biblique, c’étaient les pharisiens qui ne marchaient pas au pas des Ecritures.

Si les pharisiens pensaient qu’ils avaient l’avantage sur Jésus sur la question des actions de Ses disciples dans les champs, ils avaient tout faux. Après le premier argument dans les versets 3 et 4, les pharisiens devaient avoir le vertige, mais au lieu de s’arrêter là, supposant qu’Il n’avait qu’un texte supportant Son opinion, Jésus les choqua une deuxième fois, fournissant un autre précédent des Ecritures de l’Ancien Testament pour Ses actions dans les versets 5-8 :

« Ou bien, n'avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres qui travaillent dans le Temple violent la loi sur le sabbat, sans pour cela se rendre coupables d'aucune faute?

   Or, je vous le dis: il y a ici plus que le Temple.

   Ah! si vous aviez compris le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d'amour envers les autres plutôt que vous m'offriez des sacrifices, vous n'auriez pas condamné ces innocents.

   Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. » (Matt. 12:5-8)

Non seulement David fut innocenté par les Ecritures et par les pharisiens pour participer à la consommation du pain consacré parmi ses adeptes, les prêtres qui travaillaient dans le temple pendant le jour du sabbat furent aussi innocentés de « transgresser la Loi du sabbat ». L’argument du verset 5 est méticuleux. Ce n’est pas la grandeur des prêtres qui justifiait leur transgression du Quatrième Commandement - c’était la grandeur du temple, la grandeur de l’intérêt du travail dans lequel ils faisaient. Aucun Juif n’avait besoin d’être convaincu de la grandeur du temple, et ainsi le service du temple était une justification déjà acceptée pour les prêtres travaillant le jour du sabbat.

Ces deux cas que notre Seigneur cita auraient pu être utilisés comme précédents pour Ses propres actions et attitudes envers le sabbat, mais Il n’était pas satisfait de laisser tomber le sujet. Jésus n’était pas le simple égal de David et des prêtres, pour être inclut dans le précédent qu’ils avaient cité. Il est leur supérieur, leur Souverain. Ainsi, dans les derniers mots de l’argument, le Seigneur Jésus utilise cette occasion pour déclarer Sa divinité, qui non seulement Lui permet de techniquement transgresser le sabbat, elle Lui donne la liberté de faire comme Il veut.

Aussi grand que le temple devait être pour les pharisiens, notre Seigneur déclara être « plus grand que le temple » (v. 6). En déclarant être aussi « le maître du sabbat » Il déclare aussi être plus grand que David ou n’importe quel homme. Pourquoi Jésus avait-il le droit de faire ce qu’Il avait fait ? Parce que Lui qui est Dieu peut faire ce qu’IL veut. Si Dieu établit le sabbat, et l’homme était ordonné de l’imiter en se reposant le septième jour, alors Jésus, Dieu, peut le négliger, peut travailler durant le sabbat s’Il veut, et ordonner aux autres de faire de même. Dieu peut déclarer le sabbat et Il peut aussi ne pas l’observer.

Le verset 7 frappe au cœur du problème de Ses adversaires : ils se sont concentrés sur l’aspect méchanique, rituel du sabbat, and en faisant ça, ils ont loupé son essence qui est la pitié et la miséricorde. Ils se sont attardés longtemps sur la lettre de la Loi, mais ils ont manqué l’esprit.

Quand Jésus cite les paroles du prophète Osée,

« Car je prends plaisir à l'amour bien plus qu'aux sacrifices» (Osée 6:6)2 

Il brandit une épée à double tranchant. Premièrement, il insiste sur le principe absolu de la pitié. Pour David et ses hommes d’avoir mangé le pain consacré aurait pu être une violation technique de la Loi, mais c’était un acte de miséricorde, respectant ainsi l’esprit de la Loi. Le même peut être dit pour les actions des disciples mangeant les grains le jour du sabbat. Deuxièmement, le contexte de cette citation sert de reproche voilé aux pharisiens, car dans Osée le légalisme est condamné, et cette condamnation est souvent dirigée contre les chefs de la nation Israël (Osée 5:1-2 ; 6:9).

La Guérison de la Main Paralysée (Matthieu 12:9-14)

« En partant de là, Jésus se rendit dans l'une de leurs synagogues.

   Il y avait là un homme paralysé d'une main.
   Les pharisiens demandèrent à Jésus:
   ---A-t-on le droit de guérir quelqu'un le jour du sabbat?
   Ils voulaient ainsi pouvoir l'accuser.

   Mais il leur répondit:
   ---Supposez que l'un de vous n'ait qu'une seule brebis et qu'un jour de sabbat, elle tombe dans un trou profond. Ne la tirera-t-il pas pour l'en sortir?

   Eh bien, un homme a beaucoup plus de valeur qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien le jour du sabbat.

   Alors il dit à l'homme:
   ---Etends la main!
   Il la tendit et elle redevint saine, comme l'autre.

   Les pharisiens sortirent de la synagogue et se concertèrent sur les moyens de faire mourir Jésus. » (Matthieu 12:9-14)

La situation est très différente là. Ce ne sont pas les actions des disciples du Seigneur qui sont en question, mais la guérison anticipée de l’homme avec la main paralysée. La cruauté des adversaires de notre Seigneur est clairement démontrée dans ce texte. Jésus quitta le débat précédent relatif au sabbat et, le jour du sabbat, entra dans une synagogue, apparemment celle que Ses adversaires de la dernière rencontre fréquentaient. Cela est signalé par l’appellation « leurs synagogues » dans le verset 9.

Bien qu’on ne nous dise pas tous les détails, il semble relativement clair que Jésus vit l’homme en entrant la synagogue. Cet homme, s’il savait qui Jésus était, Lui aurait demandé de le guérir. Jésus a dû s’arrêter à la requête de l’homme et les pharisiens savaient qu’une guérison allait arriver. Ils sautèrent sur cette opportunité pour poser une question sur la légitimité de guérir le jour du sabbat. Ils firent ça, sachant que Jésus devrait prendre une décision sur le sabbat et devrait performer la guérison, violant ainsi délibérément la Loi comme ils l’interprétaient. Jésus allait, à leur avis, se trouver en difficulté.

La seule difficulté était celle dans laquelle les adversaires de notre Seigneur allaient se trouver eux-mêmes quand Son argument serait fini. Jésus prit ici un chemin totalement différent en défendant Ses actions. Il répondit à leur question avec une des Siennes. Ici, Il ne s’est pas concentré sur Lui-même, ni sur les Ecritures de l’Ancien Testament, mais sur Ses adversaires et sur son ami malade à coté de Lui. Il exposa leur hypocrisie en comparant ce qu’ils justifiaient en eux-mêmes avec ce qu’ils condamnaient en Jésus.

Jésus voulait démontrer l'absurdité flagrante des pharisiens en montrant leur double standard en interprétant et appliquant la Loi : un standard pour eux-mêmes ; un autre quand ils Le jugeaient. Quand il en vint à un accident mettant en danger un de leurs propres animaux, ils n’avaient aucun scrupule avec le « travail » (changeant ainsi leur interprétation de la Loi du sabbat) pour le secourir (v. 11). S’ils estimaient autant leur cheptel qu’ils prendraient de transgresser le sabbat, ce pourrait-il que Jésus ait eu tort en plaçant une plus grande valeur sur un homme malade en le guérissant le jour du sabbat ?

Le Commandement du sabbat ne devait pas être mal interpréter pour dépriver quelqu’un de son aptitude de faire du bien à quelqu’un qui en aurait besoin. La miséricorde en laquelle le Seigneur prenait plaisir en principe (Osée 6:6), était la pitié qui devait être montrée en particulier le jour du sabbat – et était, quand Jésus ordonna que l’homme étende sa main, afin d’être guérie (v. 13). Bien que de bons hommes se seraient réjouis (il y en avait surement), les adversaires de notre Seigneur s’en allèrent, se concertèrent sur les moyens de se débarrasser de Lui (v. 14). Ainsi, la Loi, si elle est donnée pour le bien de l’homme, ne nous ordonne pas de faire du mal en négligeant de faire du bien à ceux qui sont dans le besoin.

Jean 5:1-18

« Or, dans cette ville, près de la Porte des Brebis, se trouvait une piscine entourée de cinq galeries couvertes, appelée en hébreu Béthesda…

…Il y avait là un homme malade depuis trente-huit ans.

   Jésus le vit couché; quand il sut qu'il était là depuis si longtemps, il lui demanda:
   ---Veux-tu être guéri?

   ---Maître, répondit le malade, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau commence à bouillonner. Le temps que je me traîne là-bas, un autre y arrive avant moi.

   ---Eh bien, lui dit Jésus, lève-toi, prends ta natte et marche.

   A l'instant même l'homme fut guéri. Il prit sa natte et se mit à marcher.
   Mais cela se passait un jour de sabbat.

   Les responsables des Juifs interpellèrent donc l'homme qui venait d'être guéri:
   ---C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter cette natte.

   ---Mais, répliqua-t-il, celui qui m'a guéri m'a dit: «Prends ta natte et marche.»

   ---Et qui t'a dit cela? lui demandèrent-ils.

Mais l'homme qui avait été guéri ignorait qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui se pressait en cet endroit.

  Peu de temps après, Jésus le rencontra dans la cour du *Temple.
   ---Te voilà guéri, lui dit-il. Mais veille à ne plus pécher, pour qu'il ne t'arrive rien de pire.

  Et l'homme alla annoncer aux chefs des Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.

  Les chefs des Juifs se mirent donc à accuser Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

  Jésus leur répondit:
   ---Mon Père est à l'œuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'œuvre.

    Cette remarque fut pour eux une raison de plus pour chercher à le faire mourir car, non content de violer la loi sur le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père et se faisait ainsi l'égal de Dieu. » (Jean 5:2, 5-18)

Le temps me manque pour faire une étude approfondie de ce texte, mais nous concentrerons notre attention sur les grandes lignes du passage reliées à la controverse du sabbat. Notre Seigneur n’a pas seulement ordonné l’homme de se lever (donc, être guéri), mais aussi de porter sa natte, son lit (désobéissant donc techniquement la Loi du sabbat interprétée par les Juifs). En premier, les Juifs défièrent l’homme guéri pour la transgression du sabbat. L’homme fut inébranlable, croyant que quelqu’un ayant le pouvoir de le guérir avait aussi l’autorité de lui dire de porter son lit. Jésus s’était silencieusement fondu dans la foule, pour que l’homme ne découvre pas Son nom.

Plus tard, Jésus trouva l’homme, lui conseillant vivement de ne plus pécher, de peur que plus de malheur lui arrive. Ce fut à ce moment que l’homme apprit que le nom de son guérisseur était Jésus, et donc le répéta aux Juifs. Cela tourna la furie des Juifs vers le Seigneur Jésus, Le persécutant pour Sa transgression du sabbat. La réponse en une phrase de notre Seigneur est une des déclarations les plus profondes des Evangiles :

« Mon Père est à l'œuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'œuvre » (Jean 5:17)

Cette remarque audacieuse indique un changement important dans le traitement de Dieu avec Israël, un changement si dramatique que cela exigeait une réponse qui semble être une violation de la Loi de l’Ancien Testament, particulièrement le Quatrième Commandement. Considérons la nature de ce changement.

(1) Jésus dit que le Père ne se reposait plus, mais était au travail, même le jour du sabbat. Le sabbat repos de Dieu, décrit dans Genèse 2:1-3, était le résultat de ce qu’Il avait fini le travail de la création. Le travail que Dieu entreprenait maintenant en la venue du Christ était le travail de rédemption. Il y a donc un changement de programme, de celui de la création (finie) à celui de la rédemption (en cours). Si Jésus avait raison (et Il avait raison pour sûr), Dieu était aussi en violation du sabbat, vu selon l’ancien standard du Quatrième Commandement interprété par les Juifs. Les hommes de David ont pu désobéir à la Loi en mangeant le pain consacré parce que leur chef l’avait mangé. Les adeptes de Jésus ont pu cueillir les grains le jour du sabbat, si c’était OK pour leur chef de le faire. Et maintenant, Jésus Lui-même peut violer le sabbat parce que Dieu, le Père, le faisait.

(2) Observer le sabbat était un signe de l’alliance mosaïque, mais ce signe devait être mis de coté, avec l’alliance, due à la nouvelle alliance que Christ instituerait par Son travail rédemptif sur la croix.

(3) Bien que l’obéissance à Dieu fut manifestée auparavant en imitant Dieu en arrêtant de travailler, maintenant l’obéissance à Dieu exigeait l’imitation de Dieu en travaillant. Puisque Dieu était au travail jusqu'à ce moment et incluant cet instant (qui était pendant le sabbat), imiter Dieu exigeait aussi travailler durant le jour du sabbat.

(4) Ici, Jésus non seulement s’identifia à Dieu, Il s’identifia Lui-même comme étant Dieu. C’est évident par la réaction des Juifs aux paroles de Jésus :

« Cette remarque fut pour eux une raison de plus pour chercher à le faire mourir car, non content de violer la loi sur le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père et se faisait ainsi l'égal de Dieu. » (Jean 5:18)

Jean 7:21-24

Jésus leur répondit,

« Jésus reprit la parole et leur dit:
   ---Il a suffi que je fasse une œuvre pour que vous soyez tous dans l'étonnement.

   Réfléchissez: Moïse vous a donné l'ordre de pratiquer la circoncision, rite qui ne vient d'ailleurs pas de Moïse, mais des patriarches. Or, cela ne vous dérange pas de circoncire quelqu'un le jour du sabbat.

   Eh bien, si on circoncit un garçon le jour du sabbat pour respecter la Loi de Moïse, pourquoi donc vous indignez-vous contre moi parce que j'ai entièrement guéri un homme le jour du sabbat?

   Cessez donc de juger selon les apparences, et apprenez à porter des jugements conformes à ce qui est juste. » (Jean 7:21-24)

Le débat qui commença dans le chapitre 5 de Jean ne fut pas résolu et l’accusation de « la transgression du sabbat » contre le Seigneur Jésus continua dans le chapitre 7. Les versets 21 et 23 du chapitre 7 font allusion à la guérison de l’homme à la piscine Bethesda. Jésus donne une autre réponse dans les versets 22 et 23 qui fournit un autre argument pour Sa défense concernant l’accusation de violer le sabbat à cause de la guérison de cet homme.

Quand observer le sabbat est pratiqué selon l’interprétation des pharisiens, il y avait encore un autre groupe de transgresseurs du sabbat qu’ils devaient considérer : ces parents qui avaient circoncisé leurs fils pendant le jour du sabbath. Du point de vue légaliste des pharisiens, il était possible pour deux commandements de Dieu d’entrer en conflit. La Loi de Moïse exigeait qu’un nouveau fils soit circoncit le 8ème jour (Lév. 12:3). S’il arrivait que ce jour tombe le jour du sabbat, les Juifs qui condamnaient Jésus pour guérir, circoncisaient leurs fils ce même jour et sans se sentir coupables. Les accusateurs de notre Seigneur furent une fois de plus prouvés être hypocrite et superficiels dans leur concept de la vraie obéissance.

A la surface, le fait de circoncire un fils le jour du sabbat était une infraction de la lettre de la Loi du sabbat. En réalité, cironcire le jour du sabbat était observer le sabbat en termes de l’esprit de la Loi. Les jugements justes doivent regarder plus profondément au lieu de juste l’apparence d’une action. Les pharisiens étaient hypocrites, car ils jugeaient Jésus selon un standard différent que celui par lequel ils jugeaient leurs propres actions.

Conclusion

Le commentaire de notre Seigneur sur le Quatrième Commandement est de grande importance et est pertinent pour les Chrétiens contemporains. Explorons quelques-unes des implications de Son enseignement sur le sabbat en concluant cette leçon.

La première leçon que nous devrions apprendre de la controverse du sabbat dans les Evangiles est que la question centrale et fondamentale soulignant la controverse n’est pas l’interprétation de Jésus, mais l’identité de Jésus. Les Juifs cherchaient à tuer Jésus comme résultat de leur défense. La raison n’était pas parce que ceux qui l’opposaient étaient déshonorés, mais parce que la controverse du sabbat était une autre preuve que Jésus était Dieu incarné.

Quand vous lisez attentivement les Evangiles, vous découvrez qu’au début de Son ministère Jésus performait des miracles le jour du sabbat, mais qu’ils n’étaient pas contestés.3 Quelle fut la cause du changement ? Qu’est-ce qui rendait la « violation du sabbat » un sujet tellement chaud ? La réponse est celle-ci : Jésus avait clairement déclaré être Dieu incarné. La controverse du sabbat était donc un essai de prouver que Jésus enfreignait la Loi, prouvant ainsi qu’un tel « pécheur » ne pouvait pas être Dieu :

« Là-dessus, quelques pharisiens déclarèrent:
   ---Cet individu ne peut pas venir de Dieu, puisqu'il ne respecte pas le sabbat.
   Pourtant d'autres objectaient:
   ---Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d'accomplir de tels signes miraculeux?
   Ils étaient donc divisés. » (Jean 9:16)

L’Evangile selon St Marc illustre la série d’évènements qui conduisit à la controverse du sabbat. Dans 1:21-28, Jésus exorcisa l’esprit mauvais d’un homme dans une synagogue in Capernaüm le jour du sabbat, et pourtant il n’y eut pas d’objections, seulement des louanges. Dans le chapitre 2, Jésus en premier pardonna les péchés du paralysé qui avait été descendu du toit de la maison quand Jésus prêchait. Les scribes raisonnaient que seul Dieu pouvait pardonner les péchés, et donc que Jésus déclarait être Dieu. Ainsi, dans les derniers versets du chapitre 2, la controverse du sabbat commença. La question du sabbat n’était qu’un symptôme, un essai de prouver que Jésus était un pécheur, et non pas le fils de Dieu. Ce débat, tout comme tant d’autres débats dans l’histoire de l’église, n’était pas une recherche de la vérité mais un essai de l’écraser.

Jésus déclarant qu’Il était le Fils de Dieu était le cœur de la question du sabbat. Jésus pouvait travailler le jour du sabbat parce qu’Il était le Fils de Dieu (Jean 5:16-17), quelqu’Un de plus grand que le temple (Matt. 12:6), et plus grand que David – le Seigneur du sabbat (Matt. 12:8). Puisque Dieu le Père était le Créateur du sabbat, Jésus, comme Dieu, pouvait non seulement le transgresser, Il pouvait le dissoudre complètement. Comme Dieu, Jésus pouvait travailler le jour du sabbat, et plus que ça, Il pouvait offrir le vrai repos aux hommes, un repos bien plus supérieur au repos de l’Ancien Testament, et surement bien meilleur que tout repos que les pharisiens pouvaient offrir. Ce n’est pas par accident que ces versets précèdent immédiatement le grand débat du sabbat dans l’Evangile selon St. Matthieu :

« Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d'un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos.

   Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes.

   Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère. » (Matt. 11:28-30)

Il n’y a qu’un seul vrai repos, mes amis, et c’est le repos que Jésus Christ donne, le repos du pardon des péchés, le repos d’arrêter de chercher à nous efforcer à être saint, et d’être reconnu saint en Lui. Je prie que ce repos soit le vôtre.

Deuxièmement, nous apprenons que la différence fondamentale entre l’interprétation de Jésus et celle des pharisiens était la différence entre les préceptes des Ecritures et les principes des Ecritures. Si nous devons comprendre la différence entre un précepte et un principe, nous devons d’abord définir chacun de ces termes, puis différencier entre eux.

UN PRECEPTE EST UNE REGLE SPECIFIQUE, PRESCRIRE UNE CERTAINE ACTION DANS UNE CERTAINE CIRCONSTANCE.

UN PRINCIPE EST UNE DIRECTIVE GENERALE, QUI A POUR INTENTION DE RESULTER EN ACTIONS DIFFERENTES DANS DES CIRCONSTANCES VARIEES.

Un exemple d’un précepte est : « Tu ne peux pas aller au magasin avec Sally aujourd’hui ». Un principe serait : « Je n’aime pas que tu vois Sally, alors ne sors pas avec elle ». Dans le précepte, une action spécifique est interdite. Dans le principe, une série générale d’actions est prescrite.

Nos enfants adorent les règles, pas parce qu’elles sont restrictives, mais à cause de la facilité avec laquelle nous pouvons les briser. Dans le cas du précepte, « Tu ne peux pas aller au magasin avec Sally aujourd’hui », nos enfants peuvent aller voir Sally, tant qu’ils n’aillent pas au magasin. Ils peuvent même aller au magasin, tant que ce n’est pas aujourd’hui. Des préceptes directent spécifiquement nos actions. Les principes dirigent notre conduite en général.

La différence entre les pharisiens et Jésus était la différence entre voir l’Ancien Testament seulement comme des préceptes et le comprendre comme des principes d’enseignement qui guident la vie des hommes dans l’application de ses préceptes, et quand il n’y a pas de préceptes qui s’appliquent à une situation difficile particulière. Pour les pharisiens, l’essence du Quatrième Commandement était ce précepte : Vous ne devrez pas travailler. Pour le Seigneur Jésus, l’essence de ce commandement était ce principe : Pense à observer le jour du sabbat et fais-en un jour consacré à l'Eternel. Quelqu’un pourrait arrêter de travailler le jour du sabbat (comme les pharisiens le faisaient) sans le consacrer à l’Eternel. Au contraire, Jésus (et les autres, comme les prêtres du temple) pouvait observer le sabbat et le consacrer à l’Eternel en travaillant. Les pharisiens étaient si dévoués au précepte de pas travailler qu’ils négligeaient – en fait violaient – le principe de garder le sabbat sacré.

Le Sermon sur la Montagne nous fournit avec un autre exemple de comment la méthode d’interprétation des Ecritures de l’Ancien Testament de notre Seigneur diffère de celle des scribes et des pharisiens. La méthode pharisaïque d’interpréter les commandements de l’Ancien Testament les regardait seulement comme des préceptes, des règles particulières pour des situations particulières. Où l’Ancien Testament était général, ils ajoutaient des détails, des volumes de commentaires Juifs sur les commentaires de la Loi.

Le Seigneur n’a pas mis de coté les préceptes de l’Ancien Testament, mais Il poussa au-delà des préceptes, au principe latent. Ainsi le pharisien pouvait penser qu’il était le gardien de la Loi s’il ne tuait personne et ne commettait pas l’adultère. Jésus chercha à montrer ces légalistes qu’ils n’allaient pas assez loin. Pour le Seigneur Jésus, colère était égale à meurtre et désir sexuel était adultère, en principe, et donc était un péché à éviter.

S’il vous plait, ne prenez pas le mauvais coté de la chose. Je ne dis pas que nous devrions seulement rechercher les principes de la Bible et oublier les préceptes. Je dis que nous ne pouvons seulement bien comprendre et comprendre les préceptes de la Bible qu’en suivant les principes de la Bible. A la fois les principes et les préceptes sont nécessaires, mais les premiers ont priorité sur les derniers.

En distinguant les préceptes des principes, nous ne nous engageons pas simplement dans de la gymnastique scolaire suédoise. C’est une nécessité très pratique pour chaque Chrétien. Permettez-moi de vous montrer l’aspect pratique de différencier entre les préceptes et les principes en deux façons. La première concerne l’interprétation et l’application de la Bible, à la fois de l’Ancien Testament et du Nouveau. La seconde concerne la liaison vitale entre les éthiques chrétiennes et les principes bibliques, ainsi qu’entre le légalisme Chrétien et le précepte biblique (sans principe biblique).

Quand nous arrivons à l’interprétation et l’application des Ecritures de l’Ancien Testament, nous devons le faire en partant du principe que,

« toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu. » (2 Tim. 3:16)

Comment pouvons-nous appliquer les préceptes de l’Ancien Testament quand ils sont donnés à un peuple différent (les Juifs), avec une autorisation différente, et dans une culture et un mode de vie qui nous est étranger ? La réponse : En déterminant le principe caché du précepte. Quelquefois, ce principe est évident (comme dans le cas du sabbat). D’autres fois, le principe est caché dans le précepte. C’est pourquoi la méditation est nécessaire pour comprendre la Loi de Dieu.

A la surface, rien ne pourrait sembler plus inutile à un Chretien de Dallas-Nord que le commandement,

« ---Tu ne mettras pas de muselière à un bœuf pendant qu'il foule le blé. » (Deut. 25 :4)

Comme précepte, ce commandement n’aurait d’importance pour nous que si nous avions des bœufs et cultivions du grain. Comme précepte, donc, ce commandement est sans importance pour le Chrétien d’aujourd’hui. Comme commandement relayant un principe, il a des implications formidables. Le bœuf et le grain sont accessoires, ils illustrent le principe que celui qui travaille doit profiter de son travail. Donc, Paul fait appel à ce passage quand il déclare le droit d’être supporter par ceux à qui il prêche (1 Cor. 9:1-14).

Un autre commandement de l’Ancien Testament est :

« Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. » (Exode 23:19 ; 34:26 ; Deut. 14:21).

Le fait que ce commandement soit trouvé trois fois suggèrerait qu’il ait quelque chose d’important à nous dire. Puisque vous et moi n’élevons (ni ne mangeons) pas de chèvres, ce commandement a aucun intérêt pour nous en tant que précepte. Le principe sous-jacent est des plus pertinent, comme je vais essayer de le montrer.

Bon, maintenant, les Juifs ne devaient pas se sentir coupable de boire du lait de chèvre. Comme il n’y avait pas de mal à manger du chevreau ! Même quand il était bouilli dans le lait d’une autre chèvre. Mais quand un chevreau était bouilli dans le lait de sa mère, ça allait trop loin. C’est parce qu’il y avait une relation spéciale entre le chevreau et sa mère, la relation entre mère et enfant. Le lait est la provision donnée par Dieu à la mère pour nourrir et fortifier ses enfants. Bouillir un chevreau dans le lait de sa mère était être insensible à la relation d’une mère, du lait et d’un enfant. Le lait qui devait divinement préserver et promouvoir la vie du chevreau était utilisé pour détruire ce chevreau (au moins du point de vue de la chèvre-mère). Quelle insensibilité !

Utiliser ce qui était fait pour préserver la vie dans le but de la détruire était interdit. Chaque femme enceinte qui considère l’avortement devrait soigneusement penser au principe derrière ce précepte de chèvre, chevreau et lait. L’utérus d’une femme est un endroit de sécurité, un moyen de protéger l’enfant, de promouvoir la vie et la croissance, et pourtant des femmes vont chez l’avorteur et le laisse envahir leur utérus et massacrer leur enfant dans cet endroit de sainteté et de sécurité. Quelle cruauté ! Quelle insensibilité ! Cet acte vient très près de se révolter volontairement contre le commandement de Dieu.

La distinction entre précepte et principe est aussi nécessaire quand on essaye d’interpréter et d’appliquer l’enseignement du Nouveau Testament dans nos vies aujourd’hui. Les différences entre le monde du Nouveau Testament et le nôtre sont nombreuses et souvent nous devons interpréter et appliquer les préceptes du Nouveau Testament à la vue des principes cachés. Par exemple, ce précepte fréquemment répété en est un que peu de Chrétiens observent :

«Saluez-vous les uns les autres en vous donnant le baiser fraternal. » (Romains 16:16 ; 1 Cor. 16:20 ; 2 Cor. 13:12 ; 1 Thes. 5:26 ; 1 Pierre 5:14)

Pourquoi ne faisons-nous pas cela quand il nous est commandé si souvent, par tant d’auteurs du Nouveau Testament ? Malheureusement il se peut que nous n’obéissions pas ce précepte simplement parce que nous ne le connaissions pas ou par apathie. En étudiant l’histoire de l’église, nous trouvons qu’il y a une meilleure explication pour la réticence de l’église à suivre ce précepte à la lettre. Les non croyants souvent comprennent mal ce qui se produit dans la « fête de l’amour »  de l’église (la communion). Ils pourraient simplement penser de cela en termes d’indulgence sexuelle commune dans les orgies païennes. Le principe biblique « gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thes. 5:22) fut donc appliqué et donc l’église choisit de s’abstenir de la pratique de se saluer les uns les autres avec un baiser fraternel. Le principe cachant ce précepte peut être comprit être quelque chose comme ça: « Exprimez visiblement votre amour les uns pour les autres ». Puisque le principe de montrer de l’affection l’un à l’autre peut être pratiqué par d’autres moyens (une poignée de main, par exemple), les Chrétiens n’ont ressenti aucune honte à propos de s’abstenir de s’embrasser, spécialement dans notre culture occidentale. Encore une fois, distinguer principe de précepte peut être de grande importance pour ceux qui veulent vraiment être obéissant à Dieu par l’Esprit et en vérité.

Distinguer entre précepte et principe nous aidera grandement en évitant ce mal auquel les évangélistes conservatifs sont prédisposés : Légalisme. Le légalisme est cette tendance d’observer très strictement les règles, mais d’oublier les raisons, d’observer la lettre de la Loi, mais pas son esprit. Le légalisme est souvent lié à la littéralité. Bien que nous devrions prendre le message de la Bible littéralement, le principe d’un commandement particulier peut vouloir dire plus que les mots. Par exemple, la littéralité pourrait voir le commandement, « … Tu ne mettras pas de muselière à un bœuf… » être appliqué seulement aux bœufs et à leurs propriétaires. Le principe nous pousse au-delà des mots littéraux sans suggérer qu’ils doivent être ignoré. Cela veut dire que la parole de Dieu veut sérieusement dire aller au-delà des mots du principe. Le légalisme est simplement la littéralité tournée au vinaigre.

En réfléchissant à ma compréhension et application du Nouveau Testament, dans un certain nombre de cas, cela a été mon avis que l’ « église du Nouveau Testament » est une église qui suit les préceptes des apôtres et les pratiques des églises. Généralement, c’est encore vrai. Mais mon étude de l’interprétation du Seigneur de l’Ancien Testament m’a averti à propos d’être fier de moi en me conformant aux préceptes et pratiques du Nouveau Testament sans penser sérieusement à ses principes. Par exemple, les Ecritures ont quelques déclarations très spécifiques (préceptes) concernant le rôle des femmes dans l’église. Je crois que celles-ci doivent être pris au sérieux. Mais il est aussi possible (peut-être pas probable, mais possible) que suivre une pratique particulière trouvée dans le Nouveau Testament transgresse le principe qui y est caché.

Prenons le sujet embêtant de l’enseignement du Nouveau Testament concernant la couverture de la tête des femmes dans le chapitre 11 de 1 Corinthiens. Certaines églises éprouvent (avec grande sincérité et conviction) que les femmes devraient couvrir leur tête a l’église. D’autres ne sont pas si sûres que ce passage exige que la tête des femmes soit couverte. Le principe cachant le précepte (quel qu’il soit) est clair dans le texte – c’est le principe d’autorité (du Père sur le Fils, du Christ sur l’église, de l’homme sur la femme, v. 3). Il est concevable que l’imitation de la pratique de l’église corinthienne puisse, de nos jours, effectivement enfreindre le principe que leur pratique applique. Ainsi, imitations et répétitions de pratiques légalistes de l’église du Nouveau Testament pourraient, dans certaines situations, être une violation des principes du Nouveau Testament. Des pratiques spéciales doivent donc toujours être observées à la vue de principes bibliques, et non pas basées seulement sur les traditions.

A ceux qui résistent cette idée comme étant de l’hérésie, permettez-moi de vous avertir que les pharisiens résistèrent l’idée que travailler pendant le jour du sabbat pouvait être une chose pieuse. A ceux qui adoreraient trouver dans ma suggestion une excuse pour se débarrasser des pratiques du Nouveau Testament qui sont soit ennuyeuses ou offensives à la culture, laissez-moi vous rappeler que les exceptions à des préceptes bibliques (Ancien Testament ou Nouveau) sont rares, et basées sur une étude solide, approfondie, angoissante, orientée sur des principes. Le désir de préserver la tradition, autant que le désir de l’abolir, devrait être attentivement évalué.

Finalement, bien que les préceptes bibliques (positifs et négatifs) nous fournissent les paramètres extérieurs pour notre conduite, les principes bibliques sont la base pour les éthiques qui doivent nous diriger quand les préceptes ne le font pas.4 Le légaliste veut croire que la vie est guidée par seulement deux facteurs : CE QUI EST COMMANDÉ, CE QUI EST CONDAMNÉ. Le légaliste pense que toute la vie peut être vécue avec un genre de manuel en main. Pour n’importe quelle situation il doit y avoir une règle particuliere (précepte) qui lui dit quoi faire ou ne pas faire. Il y a une large ligne de démarcation entre ce qu’une personne peut et ne pas faire. Quand il n’y a pas de règle pour une situation, une nouvelle est créée. Ainsi sont créés le légalisme des pharisiens, et les règles sans fin et les régulations du Judaïsme.

La conduite des Chrétiens n’est pas toujours décrétée, mais est guidée par trois facteurs indispensables : CE QUI EST COMMANDÉ, ETHIQUES, CE QUI EST CONDAMNÉ. Qu’est ce que je dois faire ? Qu’est ce que je devrai faire ? Qu’est ce que je ne dois pas faire ?

Nous avons tous des difficultés à faire ce que nous savons est correct, et évitons les choses que nous savons ne sont pas bien. L’agonie de Paul dans Romains 7 est familière à tous les Chrétiens. Mais il y a une autre agonie à laquelle les Chrétiens doivent faire face : L’agonie de savoir ce qui serait correct de faire quand il n’y a pas de règles, pas de préceptes pour nous dire quoi faire.

Beaucoup de ces choses qui ne sont ni commandées, ni condamnées (incluant les libertés chrétiennes, 1 Cor. 8-10 ; Romains 14) tombent dans une large catégorie que beaucoup de gens appelleraient éthiques. Les préceptes nous disent ce que nous devons faire ou pas faire ; les principes nous guident pour discerner ce que nous devrions faire. Les principes sont donc absolument indispensables pour le développement des étiques personnelles chrétiennes.

Beaucoup de la plupart des questions les plus angoissantes auxquelles les Chrétiens font face aujourd’hui sont des questions étiques. Celles-ci incluent : (1) la régulation des naissances, (2) appartenir à un syndicat, (3) se mettre en grève, (4) les armes nucléaires et leurs usages, (5) déclarer la guerre/pacifisme, (6) la peine de mort. A mon avis, celles-ci et beaucoup d’autres questions sont des problèmes d’étiques, qui ne peuvent être résolues que sur la base de principes et par l’établissement de fortes convictions personnelles (ce qui veut dire, que d’autres Chrétiens pourraient avoir d’autres convictions). Si nous apprenons de notre Seigneur et d’autres auteurs bibliques comment distinguer les préceptes bibliques des principes bibliques, nous aurons des produits de base nécessaires pour développer un system d’étiques personnelles.

Que Dieu nous permette d’appliquer les leçons que nous avons apprit de notre Seigneur, par Sa grâce et pour Sa gloire.


250 William Barclay, The Gospel of Matthew (Edinburgh: The Saint Andrew Press, 1963), I, p. 126.

251 Ibid.

252 Ibid, pp. 124-125.

253 The reader will note that the objectors are not precisely identified. Note, however, that Matthew tells us that Jesus went into “their synagogue” (v. 9), and that “they” (v. 10) questioned. In the light of this and of the overall Sabbath debate in the gospels, I think my suggestion that these were the Jewish leaders has some substance.

254 Some may feel that David and his men are not guilty of Sabbath-breaking, but, more generally, Law-breaking. In His own words, Jesus spoke of David’s actions as “not lawful” (v. 4). From the passage in 1 Samuel 21 and the stipulations governing the consecrated bread in Leviticus 24:5-9 it is possible to infer that the particular day David arrived at Nob may have been the Sabbath. In the first place, the Sabbath was the day when the fresh bread replaced the old (Leviticus 24:8). Thus, the priest would have some available to give David. Secondly, in 1 Samuel 21:5 David uses a “much more” argument to show that “today” his men would be even more certain to be undefiled by contact with a woman.

255 This is indeed interesting, for the account of David’s actions in 1 Samuel reveals some rather dubious deeds, including lying to the priest about the true reason for his appearance and request. If the Jews could see fit to justify David’s actions, in spite of some of his questionable actions, how could they possibly fail to approve of our Lord’s deeds?

0 Luke cites our Lord’s words, “For the Son of Man is Lord of the Sabbath,” after His first defense, while Matthew saves it until the second. The problem (if any existed) is solved by the fact that Luke wants us to see that this statement was underlying our Lord’s whole defense, not just one part of it. Thus, it is introduced in Luke, “And He was saying to them, ‘The Son of Man is Lord of the Sabbath’” (Luke 6:5). This was thus an on-going, repeated thrust of our Lord’s teaching in this confrontation.

1 I realize that this statement opens a virtual “Pandora’s box” and yet it can hardly be denied that this is what happened in David’s case, cited here by our Lord. Fallen man will of course want to consider an inconvenience a cause for setting God’s commands aside and this is not acceptable. Nevertheless, the fact that God’s laws have exceptions (as in the case of David) means that some circumstances do justify a modification of the application of the Law. This will be even clearer later on in this study.

2 To fail to grasp the spirit of the Law is thus to fail to know God as He is, for the Law is the expression of God’s character. Thus, the error of the Pharisees was a distortion of the character and attributes of God. Thus, the second line of Hosea 6:6 reads: “And in the knowledge of God rather than burnt offerings.”

3 Carson argues that the real issue with our Lord was not the fact that He worked on the Sabbath: “The fact that Jesus does not suffer public outrage for His exorcism [Mark 1:21-28; Luke 4:31-37] cannot escape notice; perhaps no Pharisees were present, and he could have opposed Jesus’ Sabbath practices (cf. Luke 13:10-17). In what immediately follows, Jesus performs another miracle, one of healing (Mark 1:29-31, Luke 4:[3]8-39), and again there is no adverse reaction, although it may be argued that the miracle occurred in the privacy of a home.

“The absence of opposition may, however, have a more comprehensive explanation. Up to this point Jesus has been scrupulous as far as the Torah is concerned, and has not clashed even with the Sabbath regulation of the Halakah. The Halakah was designed to put a fence around Torah while still leaving the people free to perform necessary tasks and (in the majority view) acts of mercy. It is doubtful that any consideration was given in the early stages to the legitimacy of Sabbath miracles, since the regulations dealt with work on the Sabbath. If the Halakic comments about healing were intended to govern medical practitioners and the ministrations of relatives and the like, it is hard to see how Jesus committed any offense at all. It appears, then, that Jesus’ Sabbath practices were not reviled by anyone at first, until oppostion began to mount and Jesus Himself was reviled. At that point, the Sabbath legislation was used against Him, and attacks against Him were rationalized on the basis of the Halakah.” D. A. Carson, “Jesus and the Sabbath in the Four Gospels,” From Sabbath to Lord’s Day, D. A. Carson, ed. (Grand Rapids: Academie Books, 1982), p. 59.

4 The connection between ethics and principles is one that has been pointed out by R. C. Sproul: “Ethics is a normative science, searching for the principal foundations [principles] that prescribe obligations or ‘oughtness.’ It is concerned primarily with the imperative and with the philosophical premises upon which imperatives [precepts] are based.” R. C. Sproul, Ethics and the Christian (Wheaton: Tyndale House Publishers, Inc., 1983), pp. 9-10 (comments in brackets mine).

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