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La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 14, Edition de l’hiver 2015

Edition de l’hiver 2015

Auteur: Dr. Roger Pascoe, Président de

l’Institut pour la Prédication Biblique

Cambridge, Ontario, Canada

http://tibp.ca/

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Institut Biblique pour le Ministère Pastoral

Renforcer les capacités de l’Eglise dans la prédication biblique et le leadership

1ère Partie: Deux Fondements Essentiels Pour La Predication

Dans la dernière édition de notre Revue, nous avions commencé par aborder le premier des «Deux Fondements Essentiels pour la Prédication» - à savoir, la motivation du prédicateur pour le ministère, répondant ainsi à la question: «Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons?» Il ya quatre choses qui caractérisent l’authenticité de la motivation d'un prédicateur pour le ministère. La dernière fois nous avons couvert la première caractéristique - la motivation que procure un appel explicite à prêcher. La deuxième chose qui caractérise l’authenticité de la motivation d'un prédicateur pour le ministère c’est ...

La Motivation Que Procure Un Don Consacre Speciquement A La Predication

« Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance» (1 Cor 2:4)

Il s’agit là d’un revêtement divin – il n’est pas question d’une simple formation ou d’un talent. Chaque personne a un certain nombre de dons : soit des talents naturels ou des acquis de la formation. Avant la conversion, vous utilisez ces dons pour vous même, mais après l’appel, Dieu se saisit de tous ou une partie de ces dons, ou d’aucun d’eux et les utilise pour accomplir ses desseins.

Je dis «tous ou une partie» parce que Dieu peut nous utiliser dans un domaine du ministère qui ne pas fait pas nécessairement appel à tous nos dons. Par exemple, vous pouvez être un athlète très doué, mais vos dons d’athlètes ne sont pas nécessairement applicables au ministère auquel Dieu vous appelle. Vous pouvez être un chef d'entreprise, mais Dieu pourrait ne pas utiliser vos capacités de gestion dans l'église.

Ou encore, il peut n’utiliser «aucun» de vos talents naturels, mais vous donner de nouvelles aptitudes spirituelles. Il se peut que vous n’ayez pas été une personne généreuse avant votre conversion, mais Dieu peut vous accorder le don de libéralité. Vous pourriez avoir été une personne dure et critique auparavant, mais Dieu peut vous accorder le don de la compassion.

Seul Dieu fait un prédicateur. La personne peut aiguiser ses compétences dans l’art oratoire, son argumentation, ses méthodes de présentation, et même ses compétences en exégèse, mais seul Dieu peut faire un prédicateur. A moins que Dieu vous accorde des dons de prédicateur, il est peu probable que vous le deveniez simplement en cherchant à vous former auprès des enseignants humains.

Un diplôme de l’université ou de la faculté de théologie n’est pas le signe d’un appel de Dieu ou d'un don de Dieu pour la prédication. Il faut avoir reçu un appel de Dieu à prêcher. Des enseignants peuvent vous donner des outils pour améliorer votre prédication, mais Dieu seul peut mettre la passion dans le cœur d'un homme pour prêcher. Dieu fait les prédicateurs et les appelle à la tâche, et une formation formelle peut alors faire partie de leur préparation.

Timothée, tout comme tout prédicateur, a reçu l’ordre de faire deux choses:

1. Ranimer Le Don

« Ranime … le don de Dieu que tu as reçu » (2Tim 1:6). Ce qui signifie les aptitudes que vous avez reçues de Dieu, les talents - les dons que Dieu vous a accordés afin que vous les mettiez à son service. Ce talent donné par Dieu peut être si évident, comme chez Timothée, au point qu’il a été confirmé par l’imposition des mains des anciens.

Ne laissez pas votre don dormir, inutilisé – Ranimez-le ! «Ranimer» signifie garder actif, productif et efficace grâce à la capacitation et au revêtement de l'Esprit. Utilisez votre don pour Dieu. Mais comment donc «ranimer» votre don? Cela nous amène au point suivant.

2. Ne Pas Negliger Le Don

«Ne néglige pas le don qui est en toi» (1 Tim 4:14). «Négliger» signifie prendre à la légère. Ne prenez pas à la légère (ne négligez pas) le don que Dieu vous a donné. Mais plutôt, mettez-le en pratique et développez-le. C’est là notre obligation - utiliser ce don pour lui. Exercez votre don. Il vous a été donné par Dieu pour le bien du corps du Christ et la gloire de Dieu.

Ainsi donc la première chose qui caractérise, la motivation d'un prédicateur pour le ministère c’est l’appel conscient à prêcher (comme nous l'avons vu dans notre dernière édition). La seconde caractéristique, c’est d’avoir un don consacré spécifiquement à la prédication. La troisième caractéristique est ...

La Motivation Que Procure Un But Irresitible A Precher

«Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» (1 Cor 2: 2).

Il faut un fardeau, une forte interpellation à prêcher la vérité avec un but précis:

1. Glorifier le fils de Dieu (1 cor 1:29, 31; jean 16:14)

2. Magnifier la parole de Dieu (1 cor 1:18; 2 Tim 4:5)

3. Edifier l'église de Dieu (Eph. 4:12, 16)

4. Satisfaire le cœur de Dieu (1 cor.1:21)

Nous devons prêcher avec le même but irrésistible que les prophètes. Les prophètes ont parlé suite au «fardeau du Seigneur» sur eux (Hab 1:1; Zacharie 12:1; Mal 1:1). Ils avaient tellement le fardeau du message de Dieu qu'ils ne pouvaient pas se retenir de proclamer ce que Dieu leur avait dit.

C’est la prédication par incarnation. (Nous allons développer davantage ce sujet dans la prochaine édition). Dieu leur a parlé et ils rapportèrent le message de Dieu au peuple. Le peuple a vu la vérité manifestée et vécue sous leurs propres yeux.

Rapporter la Parole de Dieu doit être un fardeau qui nous oblige à le prêcher. Selon C.H. Spurgeon, le but irrésistible d'un prédicateur doit être de prêcher l'évangile avec sincérité et vérité, en étant complètement désintéressé de toute motivation égoïste. Il dit qu’un prédicateur doit n’avoir aucun motif inavoué ou intérêt personnel pour la prédication parce que le Seigneur a en horreur ceux qui commercialisent l'Evangile en cherchant à tirer un gain personnel de l'œuvre de Dieu.

Nous devons prêcher seulement parce que nous sommes convaincus que Dieu nous a appelés. La prédication n’est pas un moyen pour toute autre fin que la gloire de Dieu et la transformation de la vie des gens au travers de la proclamation de l'Evangile. Les vrais prédicateurs servent le Dieu vivant, pas les hommes ou soi-même. Ils sont en mission de la part de Dieu ; ils sont responsables devant Dieu, et, par conséquent, leur motivation pour la prédication vient uniquement de Dieu et non pas des intérêts égoïstes.

Certaines personnes sont encouragées à entrer dans le ministère pastoral, parce qu'ils ont un désir inné d'aider les gens, ou parce qu'ils ont une capacité naturelle qui peut être utilisé dans le ministère. Mais ce qui fait défaut dans ce cas c’est un véritable appel de Dieu. L'appel de Dieu est d'abord et avant tout un appel vertical (un appel de Dieu), pas un appel de soi-même ou d'autres personnes. Sans cet appel de Dieu un prédicateur ne peut survivre ou perdurer.

La quatrième caractéristique de la motivation d'un prédicateur pour le ministère c’est ...

La Motivation Que Procure Une Incitation Claire A Precher1

La tâche de la prédication est écrasante par moment. Ce qui a amené l'apôtre Paul à se demander: «Qui est suffisant pour ces choses?» (2 Cor 2:16.). Il répond ensuite à sa propre question en disant: «Notre capacité vient de Dieu» (2 Co 3. 5).

Le fardeau de la prédication est énorme. Qu’est ce qui nous motive à aller de l’avant? Comment pouvons-nous maintenir la force intérieure et être endurant? Qu’est ce qui nous incite au quotidien? Nous avons trois sources d'incitation (voir 2 Cor.4:17-5:15)

1. L'incitation Suscitée Par L'espérance De La Gloire

C’est un regard prospectif, une orientation future par l'espérance. Ce qui implique d’avoir la bonne perspective - «... un poids éternel de gloire ...» (2 Cor 4:17-18.) Les prédicateurs puisent leur incitation à persévérer à partir de leur perspective éternelle qui l'emporte sur toute «souffrance» d’ici bas. Nous tirons notre espérance en regardant, non pas aux choses qui sont visibles, mais à celles invisibles – en regardant vers le ciel, pas autour de nous.

L'incitation que procure l'espérance de la gloire suppose que nous ayons le bon but. Le premier but est l’accomplissement d'une vie glorifiée – « nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.» (2 Cor 5:1-3.). Notre incitation ultime est notre glorification quand nos «gémissements» et notre «mortalité» seront engloutis par la vie. C’est cela la perspective céleste : être avec Christ et être comme Lui; c’est là que notre foi cèdera la place à la vue (5: 7) et notre anticipation deviendra réalité. L'espoir d'être avec et comme le Christ doit être notre incitation chaque jour dans notre service pour lui. L’avenir donne de la valeur et une direction au présent.

Ensuite, il ya la satisfaction du Seigneur glorifié - «...nous nous efforçons de lui être agréables» (2 Cor 5: 9.). C’est notre motivation de fond - lui plaire.

En plus de l'incitation suscitée par l'espérance de la gloire, il y a ...

2. L’incitation Suscitée Par La Crainte De Jugement

Premièrement, du fait que nous rendrons compte à Dieu - «Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ» (5:10). Nous aurons à rendre compte des choses accomplies dans le corps. Puis il sera prouvé si ce que nous avons fait dans nos vies et dans le ministère avait la valeur durable de l'or, de l'argent et des pierres précieuses, ou si cela n’avait aucune valeur éternelle comme le foin, le bois et le chaume (1 Cor 3: 10-15). Ceci est une incitation à servir Dieu avec diligence jusqu’à la fin.

Ensuite, il y a notre responsabilité vis-à-vis des hommes - «Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes» (2 Cor 5:11). Le fait que nous sachions quel est le jugement du Seigneur qui vient sur ceux qui ne sont pas sauvés est une incitation forte à prêcher.

3. L'incitation Suscitée Par L'amour De Christ

C’est la plus grande incitation de tous - «Car l’amour de Christ nous presse» (2 Cor 5:14.). L'amour du Christ nous presse de deux façons. Tout d'abord, L'amour du Christ nous incite. Nous devrions être incités par l'amour du Christ à toucher les autres par l’évangile. Christ était tellement incité par l'amour qu'il a donné sa vie pour ses ennemis. Nous devrions projeter l'amour du Christ à travers notre prédication - son amour à l’œuvre en nous, nous incitant à prêcher la bonne nouvelle.

En outre, l'amour du Christ nous rend focalisé. Il nous rend focalisé dans une certaine ligne de conduite. Jésus était «contraint» (rendu focalisé) par l'amour – focalisé dans une certaine ligne d'action même si la fin signifiait pour lui la mort. Nous sommes contraints par l'amour du Christ à prêcher son message à un monde mourant.

Conclusion: Soyez conscient de votre motivation pour le ministère! L’encouragement de Paul devrait rester irrévocablement une incitation pour tous ceux qui se donnent au service du Seigneur. «Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.» (1 Cor. 15:58).

Si notre motivation pour le ministère est authentique, notre travail ne sera pas en vain et le test de son authenticité, ce sera devant trône de jugement de Christ. Mais d’ici-là, nous devons persévérer en regardant par la foi, avec un cœur rempli d’amour et dévoué pour Dieu, afin que nous prêchions la Parole en toute diligence et fidélité pour la gloire de Dieu et la bénédiction des âmes.

Dans notre prochaine édition de la Revue Internet des Pasteurs, nous nous pencherons sur le deuxième fondement essentiel de la prédication: l'incarnation du message par le prédicateur.

2ème Partie : La Preparation Pour La Predication

“Etudier le texte”

Avant de préparer un message, nous devons étudier le texte. Dans la dernier numéro de la présente Revue, nous avions souligné quelques principes bibliques pour étudier le texte : une interprétation juste, une interprétation analytique, et une interprétation qui fait autorité.

En plus des principes bibliques pour étudier le texte, je voudrais vous proposer ...

Une Approche Pratique Pour L'étude Du Texte

Comme nous l'avons indiqué plus haut, la prédication biblique nécessite une interprétation juste des Écritures. Permettez-moi à présent de vous exposer une méthode exégétique suivie de quelques suggestions pratiques sur comment aboutir à une interprétation juste. Les deux disciplines qui sont essentiels pour cette tâche sont l'exégèse et l'herméneutique. Qu'entendons-nous par ces termes?

L’exégèse est la tâche qui consiste à rechercher et déterminer le sens du texte en découvrant ce que l'auteur avait l’intention de communiquer à son public d'origine; en exposant (mettant en exergue, tirant) la signification de ce que l'auteur a écrit et ce qu’il veut vraiment dire. C’est le contraire de l’eisegesis qui impose au texte ce qui n’y est pas, ce que l'auteur n'avait pas l'intention de dire ou signifier.

L’herméneutique est la philosophie et la méthodologie qui guide le processus exégétique. C’est la discipline d'interprétation qui établit des orientations, des techniques et des principes qui régissent le processus exégétique (par exemple pour décider entre différentes options d'interprétation).

Au cours de ce processus il s’agit de «combler le fossé» entre le texte, la langue, la culture, l’audience de l’époque et la langue, la culture, et l’audience contemporaine; combler le fossé entre ce que cela signifiait à l’époque, et ce que cela signifie maintenant dans le contexte d'aujourd'hui (sa pertinence, sa signification). David Larsen l’explique de la manière suivante: «Le texte biblique prend vie ... lorsqu’il se crée une correspondance entre la situation dont parle les écrivains bibliques et la situation du lecteur ou de l'auditeur moderne.»2

La Parole de Dieu est vivante et puissante, et il est prêché, afin que la parole écrite de l'ancien peuple de Dieu devienne la Parole de Dieu pour le peuple de Dieu aujourd'hui. Par conséquent, nous devons déterminer ce que cela signifiait à l’époque afin de bien déterminer ce que cela signifie pour nous aujourd'hui - ce que son message est pour nous aujourd'hui. L'approche la plus élémentaire, la plus exacte, et la plus pratique pour étudier le texte afin de déterminer ce qu'il signifie est ce que j’appelle l'approche historico-théologique-grammatico-contextuelle.3 C’est une version élargie de ce qu'on appelle communément la méthode historico-grammaticale.

Pour comprendre entièrement et correctement le texte, nous devons étudier sa grammaire, son contexte (historique et littéraire), et sa théologie. Cette approche pour l'étude du texte nous permet d’aboutir à la meilleure compréhension possible de ce que l'auteur original voulait dire.

Etudier La Grammaire

L’étude de la grammaire est fondamentale pour la prédication biblique. C’est la tentative de découvrir avec précision à travers l'observation et l'analyse grammaticale ce que l'auteur voulait dire. Nous essayons de répondre aux questions: «Qu'est-ce que le texte signifiait à l’époque? Comment pouvons-nous l'expliquer dans notre culture d’aujourd'hui? Qu'est-ce que cela signifie pour cette assemblée? C’est là que prend place le travail ardu et détaillé dans le processus de recherche.

La finalité de cette procédure est de comprendre les mots, les phrases spécifiques, les propositions, les phrases, les paragraphes et la relation entre eux de manière à ce que vous puissiez discerner ce que l'auteur veut signifier. Pour ce faire, posez les questions suivantes sur le texte ...

a) Quel est le sujet? De quoi parle le texte?

b) Comment le sujet est-il abordé? Qu’est-ce qui est dit sur le sujet? Ces idées constituent le thème et la structure du message.

c Pourquoi le sujet a-t-il été traité? Qu'est-ce que l’auteur veut accomplir dans ce passage? Quelle réaction espère t-il avoir? Comment ce texte s’applique t-il dans la vie?

Une bonne connaissance de la grammaire et la capacité de mener une analyse grammaticale sont essentielles à la compréhension juste de la Parole écrite. Par exemple, vous devez être en mesure de distinguer le sujet des compléments dans une proposition ou une phrase.

L’étude de la grammaire comporte deux sous-composantes:

1. L’étude Des Phrases Et Paragraphes (Syntaxe)

Il s’agit d’examiner la structure du passage afin de déterminer, du mieux que nous pouvons et avec autant de précision que possible, ce que l'auteur avait l’intention de faire comprendre. Nous nous évertuons à voir comment l'auteur communique son message par sa manière d’agencer ses mots pour former des phrases, des propositions, des phrases et des paragraphes, et la relation fonctionnelle entre celles-ci (c’est-à-dire la façon dont les mots sont mis ensemble pour former des unités de pensée) avec un débit et une co-relation qui lui est spécifique.

Nous devons étudier le flot des mots et leurs interrelations afin de parvenir à une compréhension précise du texte. C’est ainsi que nous découvrons le thème général et le but du passage. Nous reviendrons sur comment faire une étude syntaxique lorsque parlerons de la structure du texte dans l’un des prochains numéros de la présente Revue.

2. L’étude Des Mots

Dans l’étude des mots, nous voulons explorer les différentes façons dont ils sont utilisés pour communiquer des significations particulières (champ sémantique) et les différentes façons dont ils sont construits afin de communiquer un certain sens (morphologie).

Nous devons donc examiner le champ sémantique de chaque mot (la plupart des mots ont plus d'un sens), tel qu’utilisé historiquement à l’époque où le document a été écrit. A partir du champ sémantique, notre tâche consiste alors à découvrir (1) la signification que l'auteur avait en tête lorsqu’il a utilisé ce mot (cela se fait généralement à partir du contexte et du sujet; et (2) quel pourrait être son équivalent de nos jours.

Ensuite, nous devons étudier la forme et la structure des mots. La grammaire traditionnelle distingue classiquement huit (8) catégories de mots ou classes de mots – les verbes, les noms ou substantifs, les pronoms, les adjectifs, les adverbes, les prépositions, les conjonctions, et les interjections. Chaque classe de mot explique comment le mot est utilisé. En fait, le même mot peut être un nom dans une phrase et un verbe ou un adjectif dans une autre phrase.

Ainsi, en étudiant les mots, nous devons déterminer à quelle classe ils appartiennent, comment ils sont utilisés dans la phrase et quelle est leur forme. Les noms ont trois formes de base: (1) le nombre (singulier ou pluriel); (2) le cas (nominatif, accusatif, génitif, ou datif); et (3) le genre (masculin, féminin ou neutre). Nous devons aussi faire l’analyse grammaticale des verbes pour déterminer leur forme (temps verbal, voix, et ton).

L’étude des mots fournit d’excellents indices pour comprendre le passage. Elle protège le prédicateur du risque de dire des choses que le texte ne signifie pas ou ne dit pas. L’étude des mots donne une ouverture sur le contexte historique, géographique et littéraire du passage.

Soyez particulièrement appliqué dans la recherche des mots inconnus, des mots clés, des mots difficiles, et des mots décrivant des faits, notamment les noms de personnes et de lieux, les dates, les chiffres et les données historiques.

Étudier Le Contexte

A cette étape nous faisons des recherches sur les questions se rapportant au contexte et à l’introduction. L'erreur d’interprétation biblique commise par la plupart des sectes est généralement due à l’inexactitude contextuelle. Ils prennent des textes hors de leur contexte et leur donne leur propre interprétation privée.

Dieu a choisi de se révéler dans divers contextes:

a) Le contexte culturel. Le cadre de vie, le type de personnes, la façon dont leur société fonctionnait, etc. Quelles étaient les coutumes et les traditions des peuples dont on parle?

b) Le contexte économique et politique. Quelle était l’arrière plan politique et les conditions économiques derrière les événements décrits?

c) Le contexte géographique. Qu’est ce qu’il y avait de particulier par rapport au climat, au relief, etc. qui affecte notre compréhension du texte?

d) Le contexte historique. Quels facteurs liés au temps et aux circonstances ont influencé ce que l'auteur a écrit et, par conséquent, ce qu'il voulait signifier. Essayez de sentir le sens de l'histoire du texte (c’est-à-dire l'histoire derrière le texte) en vous posant la question: Qu'est-ce qui se passait historiquement et qui a pu influencer ce que l'auteur dit? Aussi, essayez de sentir le sens de l'histoire dans le texte en vous posant la question: Qui l’a écrit? Pourquoi ceci a-t-il été écrit? Pour qui cela a t-il été écrit ? Quand est-ce que cela a t-il été écrit? Quel est le sujet? Où cela a était-il rédigé (lieu où se trouvaient l’auteur et les récipiendaires)? En répondant à ces questions, vous serez plus en mesure de placer le texte dans les réalités historiques qui se produisaient autour de la rédaction du texte.

e) Le contexte littéraire. Afin de «dispenser droitement la parole de vérité» et être contextuellement précis, nous ne devons jamais prendre un verset hors de son contexte. Comme le Dr Olford a l'habitude de dire: «Un texte hors contexte est un prétexte

N’interprétez donc jamais un passage de l'Ecriture ou un verset de façon isolée. Partez du contexte immédiat (les versets et les passages qui l’entourent) vers un contexte plus large (le livre), puis vers le contexte le plus large (le canon biblique).

Posez la question: quel rôle ce passage joue t-il dans le contexte immédiat de son chapitre ou de la section du livre? Examinez le flot de pensée dans l'unité de pensée elle-même et la façon dont il s’agence avec les passages environnants, le livre dans son ensemble, et le canon des Écritures. Essayez de saisir le sens du rapport structurel du texte au contexte. Prenez connaissance de ce qui vient avant et après le passage.

Cherchez à comprendre les principales divisions du livre dans lequel le passage est situé. Ayez une idée de ses caractéristiques principales, des thèmes de base, des emphases, des exemples, et des mots clés. Savoir pourquoi ce livre est dans la Bible - quel rôle le livre dans son ensemble joue dans son Testament et la section du testament (par exemple les évangiles, les épîtres).

Et prenez toujours en compte le genre littéraire du passage - par exemple la prose, la poésie hébraïque, l’allégorie, le récit, la parabole, l’évangile, l’apocalypse, la prophétie, la sagesse, le genre épistolaire, etc. En identifiant le genre cela vous aidera à comprendre comment fonctionne la littérature. Chaque type de littérature communique d'une manière différente et est sujette à des interprétations différentes. Regardez les caractéristiques clés du genre littéraire dans lequel le document est écrit et essayez de comprendre comment ce genre influence la signification.

Étudier La Théologie

La Théologie traite de qui est Dieu, ce qu'il fait, comment il est en relation avec les êtres humains, etc. Une étude théologique du texte c’est donc la détermination de ce que le passage nous dit à propos de Dieu et de la vérité divine. L’« enseignement» dans la terminologie de Paul (2Tim 4:2) signifie l'explication de la signification théologique (doctrinale) du texte.

La Bible est un livre sur Dieu. Donc, nous voulons savoir ce que le texte dit à propos de Dieu - sa volonté, son œuvre, son caractère, sa nature, son monde, ses desseins, ses plans, son royaume, son règne.

Pour interpréter l'Écriture avec précision, chaque texte doit être interprété à la lumière de sa signification théologique à la fois dans le passage, le texte lui-même, le livre et l’ensemble du canon biblique. Vous devez comprendre la signification théologique du texte ...

(1) dans la pensée de l'auteur; et

(2) dans le contexte de la révélation biblique.

Ce processus permet de vous concentrer sur des principes et préceptes permanents - et pas seulement des faits, des chiffres, et des spécificités textuelles. Posez la question: quels sont les principes qui transcendent le temps et la culture? C’est cela que nous voulons savoir et prêcher. Nous voulons savoir:

(1) ce que le texte révèle sur Dieu;

(2) ce que le texte révèle au sujet de notre relation avec Dieu et les uns aux autres;

(3) ce que le texte contient comme instruction éthique.

Ainsi, étudiez le passage pour sa signification théologique. Qu’est-ce qui, dans ce que l'auteur nous dit, a une signification théologique, et est par conséquent intemporelle? Reconsidérez le texte théologiquement. Concentrez-vous sur ses vérités essentielles. Écrivez-les.

Conclusion. Etudier le texte à l'aide de principes et méthodes efficaces est un travail difficile, mais vous devez le faire afin de «dispenser droitement la parole de la vérité (2 Tim 2:15) de sorte à pouvoir expliquer clairement et appliquer les Écritures.

3ème Partie: Le Leadership - Etre Un Modele Selon Le Cœur De Dieu

«L’abandon de votre personne au Saint Esprit» Partie 4

Les leaders qui craignent Dieu vivent une vie chrétienne remplie de l'Esprit. Mais qu’est-ce que la vie remplie de l'Esprit? A quoi cela ressemble t-il? Comment pouvons-nous la rechercher nous-mêmes? En cherchant à mieux comprendre ce concept, nous avons déjà abordé dans les numéros précédents de la Revue Internet des Pasteurs, (1) La signification de la vie remplie de l'Esprit (numéro du printemps 2014); (2) La nécessité de la vie remplie de l'Esprit (numéro du l’été 2014); (3) La réalité de la vie remplie de l'Esprit (Eté 2014); et (4) L'activité de la vie remplie de l'Esprit, en particulier l'unité suscitée par l'Esprit dans l'église – Eph 5:19-21 (Automne 2014).

Dans la présente édition, nous continuerons à explorer l'activité de la vie remplie de l'Esprit dans le domaine très pratique et personnelle de ...

L’harmonie Inspiree Par Le Saint Estprit Dans Le Foyer (Eph 5:22-6:4)

L’unité dans l'église dépend de l'harmonie dans toutes nos relations, et cette harmonie commence à la maison. Les gens qui sont remplis de l'Esprit vivent une vie cohérente et inspirée par l'Esprit dans chaque domaine de la vie – à l’église, à la maison, au travail, dans le monde.

L'idée de soumission mutuelle exprimée en Eph 5:21 caractérise à la fois le passage précédent (5:19-21) qui parle de l'unité dans l'église et le passage suivant (5: 22-6: 4) qui traite de l'harmonie dans la maison.

Harmonie dans la maison provient de la conduite de l'Esprit dans la relation entre le mari et la femme, ainsi qu’entre les enfants et les parents. Tout d'abord, l'harmonie entre le mari et la femme (Eph 5:22-33).

L’harmonie entre le mari et la femme est initiée par une épouse remplie de l'Esprit et qui se soumet à son mari respectueusement (5:22-24, 33). «Femmes soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur» (22). Depuis la chute, la soumission ne vient pas naturellement pour aucun d’entre nous. Eve voulait dominer la relation avec Adam, plutôt que de profiter de la soumission mutuelle et de l'égalité à la création.

La nature de la vraie soumission inspirée par l'Esprit c’est le don de soi volontaire. Ce don de soi n’est pas imposé aux femmes; c’est quelque chose que les épouses remplies de l'Esprit font volontairement. Elles se donnent (se soumettent) à leurs maris, comme au Seigneur – c'est-à-dire de la même manière comme ils le font pour le Seigneur; par obéissance au Seigneur, en reconnaissant que le Seigneur a investi une certaine autorité dans leur mari et que, par conséquent, derrière leur mari il y a le Seigneur. Ainsi, en vous soumettant à votre mari c’est au Seigneur que vous vous soumettez. L’harmonie créée par la soumission est marquée par une telle spiritualité.

La base de la soumission d la femme c’est que «le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps,» (23). La soumission suppose qu’il ya un chef et la base de la soumission de la femme c’est la chefferie du mari qui vient de Dieu. C’est pourquoi les femmes remplis de l'Esprit se soumettent à leurs maris, parce qu'elles reconnaissent l'ordre et l'autorité voulue par dans la société.

Il existe une correspondance entre la chefferie de Christ sur l'église et la chefferie du mari sur la femme. «de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.» (24).

L’harmonie dans la maison provient non seulement du fait qu’une femme remplie de l'Esprit accepte se soumettre à son mari respectueusement, mais il provient également du fait qu’un mari rempli de l'Esprit accepte d’aimer sa femme de façon rédemptrice (5: 25-29). Notez les aspects suivants de l'amour rédempteur.

a) L'amour rédempteur est un amour sélectif (25a). Christ «a aimé l'Église» - son épouse, son corps. Son amour était sélectif, exclusif, rien que pour elle. Un mari rempli de l'Esprit n’a d'yeux que pour sa femme (1 Tim 3:2).

b) L’amour rédempteur est un amour sacrificiel (25b). «Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle.» Les maris remplis de l'Esprit doivent aimer leurs femmes avec le même type d’amour sacrificiel dont Christ a aimé l'Église, un amour qui est prêt à mourir pour elle - qui se donne.

c) L'amour rédempteur est un amour désintéressé (25c). «Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle» Il a renoncé à ses droits et privilèges, renoncé à son pouvoir et sa position, et s’est livré. Il n'a pas envoyé quelqu'un d'autre; il a fait l’ultime sacrifice désintéressé. Il n’a pas pensé pas à lui-même, mais entièrement à elle.

d) L'amour rédempteur est un amour qui se substitue (25d). Il s’est livré «pour elle» - en son nom, il a pris sa place, a subi la mort qu’elle devrait connaitre.

e) L'amour rédempteur est un amour de sanctification (26-27). «afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau» (26). Le but immédiat de Christ était de rendre son épouse sainte. Pour ce faire, il nous a sanctifiés de façon positionnelle. Nous sommes entièrement sanctifiés au moment de la conversion, mis à part loin du monde et pour Dieu. Et Il continue à nous sanctifier dans la pratique. Tout au long de notre vie, il nous rend de plus en plus semblable à lui en caractère et en conduite.

La sanctification implique «le baptême d'eau dans (ou par) la parole» - la purification spirituelle au moyen de la parole de Dieu. Le «baptême d'eau» est une image de la purification spirituelle. Le moyen de la purification c’est la parole de Dieu qui nous lave proprement de la souillure du monde. Donc, il ya cet aspect de purification spirituelle quotidienne qui nous rend aptes à la communion avec un Dieu saint.

C’est là le genre d'amour que les maris remplis de l'Esprit doivent avoir pour leurs femmes, désirer leur purification spirituelle, leur sanctification progressive pour être de plus en plus à la ressemblance du Christ. Le but ultime de la sanctification c’est «afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible» (27).

Le but ultime de tout mari remplie de l'Esprit c’est de présenter sa femme devant Dieu dans toute sa beauté spirituelle, pour le plaisir et la gloire de Dieu. Glorieuse car la gloire de Dieu brille sur elle. Glorieuse parce qu'elle est vêtue de la splendeur et de la beauté propre à une mariée le jour de son mariage. Glorieuse parce qu'elle sera libre de toute tache spirituelle (spirituellement belle) – sans rides; sans signes de vieillesse; sans trace de pollution terrestre ou ni traces de souillure; sans taches morales ou spirituelles; mais une jeune mariée parée pour son époux, l’Agneau de Dieu saint et sans tache.

f) L'amour rédempteur est un amour sympathique (28-29a). «C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ».

La « sympathie » est une relation entre des personnes dont l'état de l’un induit une condition parallèle ou réciproque chez l’autre. C’est ce que ca signifie ici. Vous considérez votre femme comme votre propre chair et vous la traitez comme telle. Il y a une harmonie de sentiment, une sympathie entre ce que vous ressentez envers vous-même, et ce que vous ressentez envers elle. Tout ce qui lui arrive, c’est à vous que cela arrive. Tel elle se sent, tel vous vous sentez. Elle est un membre de votre corps, comme votre bras ou votre jambe. C’est cela l'intimité, l'unité, et le lien de la relation conjugale : pas de distinction entre vous et votre femme. Vous l'aimez comme vous-même. C’est cela un amour sympathique, un sentiment réciproque pour elle.

g) L'amour rédempteur est un amour qui soutient/assiste (29b-30). «Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. » Quand vous aimez votre corps, vous prenez soin de lui, vous lui apportez la nourriture nécessaire et bien nourrissante, vous le soutenez. Tout comme vous prenez soin de votre propre corps par la nourriture, la protection et le sport, vous devez en faire autant spirituellement pour votre femme. C’est un amour qui soutien.

Parce qu'elle est votre chair, vous exprimez votre amour pour elle en la protégeant du danger, en la préservant pour qu’elle vive une vie à la gloire de Dieu, en répondant à ses besoins spirituels, émotionnels, sexuels et physiques. Et tout cela est en accord avec ce que dit Genèse 2:24.

Voici l'amour qu’un mari rempli de l'Esprit doit avoir pour sa femme. Votre amour doit être sélectif (n’avoir d’yeux que pour elle), sacrificiel (payer le plus grand prix pour elle, si nécessaire, mourir pour elle), substitutif (qui prend sa place; qui souffre pour elle), qui sanctifie (la rendant de plus en plus semblable au Christ), sympathique (lui accordant le même amour et l'attention que vous donnez à votre propre corps), et qui soutien/assiste (la nourrir et la chérir). Elle est un membre de votre corps. Elle est votre égale qui se soumet volontairement à votre leadership. Donc, faites en sorte de gagner sa soumission volontaire.

Quelle est la conclusion sur ce sujet? «Que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.» (5:33). Pour le mari c’est une question d'amour pour sa femme. Pour la femme, c’est une question de respect pour son mari.

4ème Partie: Plans De Predication

John 18:33-38, Le Dialogue De Jesus Avec Pilate

Pour la version audio anglaise de ces prédications, cliquez sur ces liens: Link 1 - Jean 18:38-19:3; Link 2 - Jean 19:4-9; Link 3 - Jean 19:9-10; Link 4 - Jean 19:11-12.

Titre: La persuasion du pouvoir, Parties 1, 2, 3, 4

Point n°1: Voir le numéro précédant de la Revue.

Point n°2: La royauté de Jésus expose un conflit de compétences (18:38-19:12)

1. Le pouvoir écrasant de l'opinion publique (18:38b-19: 6)

2. Le pouvoir paralysant de la peur (19:7-9a)

3. Le pouvoir confiant de la connaissance (19:9b)

4. Le pouvoir prétentieux de la position (19:10)

5. Le pouvoir tout suffisant de Dieu (19:11)


1 Adapté du livre de Stephen F. Olford, La Prédication par Exposition Ointe (Broad & Homan), 295-303

2 David Larsen, Raconter la Vieille, Vieille Histoire”, 79.

3 Adapté du livre de Walter C. Kaiser Jr., Vers une Théologie Exégétique (Baker, 1981), 67-147

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