Where the world comes to study the Bible

La Sainteté : La Bonne et la Mauvaise (Lévitique 21 et 22)

Introduction

J’ai une confession à faire. J’ai presque oublié Lévitique 21 et 22, pensant qu’il n’avait pas beaucoup d’importance pour le Chrétien du 20ème siècle. Qu’est-ce que j’avais tort !

Il serait facile d’en venir à la conclusion hâtive que ces deux chapitres étaient sans valeur et ne valant que peu de notre temps. Après tout, c’est l’Ancien Testament, et nous sommes des saints du Nouveau Testament. C’est le Livre de Lévitique, et ces chapitres ont rapport au clergé d’Aaron. De plus, ces chapitres traitent avec les profanations cérémoniales, qui ne continuent pas dans le Nouveau Testament. Maintenant si les profanations étaient des péchés comme meurtre, mentir, idolâtrie, ça pourrait être un autre sujet… et notre texte pourrait sembler être aussi approprié que la vitesse de pointe d’un cheval dans la ligne droite de l’hippodrome de Vincennes.

Il y a trois raisons évidentes pour la pertinence de ces deux chapitres et pour leur étude dans cette leçon. Premièrement, une compréhension de Lévitique 21 et 22 améliorera beaucoup notre compréhension du Nouveau Testament.

En tant qu’enseignant d’école publique, et maintenant un qui enseigne dans les prisons, j’ai trouvé que je pouvais mieux comprendre l’individu particulier avec lequel je travaillais en apprenant quelque chose de son passé. Les attitudes et les comportements que je ne comprenais pas correspondaient souvent quand je découvrais le genre d’enfance que l’individu avait eu et quelles expériences et tournants de vie ont façonné ses perspectives.

La même chose peut être dite pour les scribes et les pharisiens dans le Nouveau Testament. Depuis le moment notre Seigneur commença Son ministère public, Il était inflexiblement opposé par un groupe puissant et hostile de leaders juifs religieux – les scribes et les pharisiens. Parmi eux étaient des prêtres. Effectivement, les prêtres étaient instrumentaux dans la crucifixion de notre Seigneur :

« L'aube s'était levée. L'ensemble des chefs des prêtres et des responsables du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort.

   Ils le firent lier et le conduisirent chez Pilate, le gouverneur, pour le remettre entre ses mains. » (Matt. 27:1-2)

La différence fondamentale qui apparut rapidement entre notre Seigneur et les scribes et les pharisiens était la définition de la sainteté. Les scribes et les pharisiens avaient une perception déformée de la définition de la sainteté de l’Ancien Testament., qui pour eux était atteinte par l’effort humain, en évitant la profanation cérémoniale externe et en observant les rites prescrits par la Loi de Moïse. Ainsi, ils conclurent que Jésus, qui se mélangeait avec les pécheurs, qui touchait les lépreux, et qui contesta leur interprétation de la Loi, ne pouvait être qu’un pécheur, qui opérait par le pouvoir de Béelzébul. A la fin, jouant leur version de la sainteté et leur interprétation des Ecritures de l’Ancien Testament à leur conclusion finale, ils L’ont trouvé digne de mort.

Cette opposition à notre Seigneur ne s’est pas terminée avec Sa mort, Son enterrement, et Sa résurrection. Elle continua, attaquant l’église, à la fois de l’extérieur et de l’intérieur. Le Livre d’Actes enregistre beaucoup de ces attaques. Les épitres, comme le Livre de Galates, montrent que le problème en était un persistant, un que les apôtres prirent très au sérieux.

Nous ne comprendrons pas les scribes et les pharisiens et leurs opinions et actions si nous ne saisissons pas leur passé. A mon avis, nous pouvons trouver la plupart de leur passé dans Lévitique 21 et 22. Je dois admettre que je n’ai jamais eu aucune empathie pour les scribes légalistes et les pharisiens jusqu’à présents. Je ne pouvais vraiment pas comprendre d’où leur légalisme arriva. Ce ne fut pas avant d’avoir eu à me battre personnellement avec le sens et les applications de Lévitique 21 et 22 que j’ai gagné une appréciation pour la trappe dans laquelle les scribes et les pharisiens tombèrent, une qui pourrait facilement arriver dans l’étude de ce passage par quelqu’un. Je crois maintenant que leur erreur, comme elle est vue dans le Nouveau Testament, est à l’ origine dans notre texte, autant ou plus que dans n’importe quel autre passage dans l’Ancien Testament.

Si nous voulons comprendre l’opposition du Judaïsme contre notre Seigneur et Son église, nous devons comprendre comment et pourquoi les dirigeants religieux juifs échouèrent à interpréter et à appliquer correctement notre texte. Dans notre étude de Lévitique 21 et 22, nous rechercherons à trouver les racines des erreurs des adversaires de Jésus, les scribes et les pharisiens.

Deuxièmement, notre étude nous fournira des instructions concernant l’interprétation et l’application correcte de l’Ancien Testament. Le Nouveau Testament nous fournit une image plus claire de l’interprétation erronée de la Loi de l’Ancien Testament par les scribes et les pharisiens.

Ce matin, quand je suis venu à l’église, je suis allé me laver les mains. J’ai découverts à ma consternation (alors que mes mains trempées) que le distributeur automatique de serviettes en papier ne marchait pas, alors je l’ai ouvert et mis un nouveau rouleau de papier dedans. A l’intérieur il y avait deux illustrations. Une était la « bonne » façon de charger le distributeur. A coté était une autre illustration, de la « mauvaise » façon de le charger. En voyant la correcte façon à cote de la mauvaise, une personne pourrait apprendre comment le rouleau de papier devrait être chargé.

Alors, le Nouveau Testament aussi nous donne deux illustrations claires de l’interprétation et l’application de la Loi de l’Ancien Testament – la « mauvaise » façon des scribes et des pharisiens, et la « bonne » façon de notre Seigneur et Ses apôtres. Ainsi, en comparant et contrastant la fausse avec la vraie interprétation de la Loi de l’Ancien Testament, nous apprenons une précieuse leçon en herméneutique, la science d’interprétation biblique. C’est spécialement utile quand on traite avec les passages de l’Ancien Testament, comme notre texte dans Lévitique, qui sont quelques-uns des textes les plus difficiles à interpréter et à appliquer pour le Chrétien du Nouveau Testament.

Et ainsi, notre étude augmentera grandement notre compréhension du Nouveau Testament, et nous fournira aussi un modèle pour l’étude de l’Ancien Testament. Mais il y a encore un autre bénéfice de notre étude dans cette leçon.

Troisièmement, notre étude de Lévitique 21 et 22 expose une erreur qui est courante dans l’église d’aujourd’hui tout comme elle était dans les jours de notre Seigneur. L’erreur des scribes et des pharisiens fut perpétuée et même raffinée à travers l’histoire de l’église des jours de notre Seigneur jusqu'à aujourd’hui. Essentiellement, cette erreur a quelque chose à voir avec une fausse perception de la sainteté. De nombreux Chrétiens ont été déroutés vers des cultes variés, qui promettaient tous un niveau plus élevé de sainteté dont le saint avait déjà fait l’expérience.

Les titres des quelques-uns des meilleurs livres sur les perversions de la vie spirituelle sont l’évidence de ce fait. L’excellent petit livre de Dr. Ironside, Holiness, la Bonne et la Mauvaise,119n est un exemple. Je suis énormément endetté envers Dr. Ironside, pas seulement pour le titre de cette leçon, mais aussi pour un aperçu dans les versions perverties de la sainteté offertes par les cultes. L’excellent livre récent de Bussell, Unholy Devotion : Why Cults Lure Christians,120est un autre exemple. Ces deux livres avertissent le lecteur que les cultes offrent le saint sans méfiance, une « sainteté » qui peut souvent beaucoup ressembler à celle des scribes et des pharisiens.

Et ainsi notre étude de ces deux chapitres de Lévitique peut être de grande valeur pour nous, en enrichissant notre compréhension du Nouveau Testament, en fournissant un modèle d’interprétation de l’Ancien Testament, et en exposant l’erreur qui est fréquente de nos jours. Ecoutons bien aux paroles de Dieu dans ces deux chapitres.

Notre Approche

Notre approche dans cette leçon sera un peu différente de la norme. Nous commencerons par voir le texte de Lévitique à travers les yeux aveugles des « prêtres » des jours de Jésus, puis en discernant de l’enseignement de notre Seigneur quelle a été l’erreur de Ses adversaires. Ensuite, nous chercherons à déterminer comment ils arrivèrent à leur vue erronée de Lévitique 21 et 22. Nous essaierons alors de voir où ils se sont trompés dans leur interprétation et application de la Loi, et finalement ce que Lévitique avait l’intention d’enseigner. En conclusion, nous chercherons à appliquer ce que nous avons appris à nos propres vies.

La Structure de Lévitique 21 et 22

Les chapitres 21 et 22 sont divisés en six sections, avec chaque chapitre ayant trois sections. Chaque section est marquée par la phrase, en formes légèrement modifiées,

« … moi, l’Eternel, qui vous rend saints. » (21:8,15,23 ; 22:9,16,32)

Cette expression arrive ailleurs seulement dans Lévitique 20:8. Les sections et leurs thèmes principaux sont ci-dessous :

    · Comment les prêtres devaient éviter d’être profanés (21:1-9)

    · Comment le grand prêtre évitait d’être profané (21:10-15)

    · Les imperfections physiques qui profanaient les prêtres (21 :16-24)

    · La profanation et la consommation de la nourriture des prêtres (22:1-9)

    · Ceux qui sont autorisés à manger la nourriture des prêtres (22:10-16)

    · Offrandes acceptables (22:17-33)

Observation de Lévitique 21 et 22

Alors que nous ne pouvons pas et ne pourrons pas fouiller dans ces deux chapitres en détails, nous devons faire plusieurs observations d’ensemble, qui sont essentielles pour comprendre à la fois les interprétations correctes et incorrectes de ces chapitres.

(1) Ces chapitres sont adressés aux prêtres d’Aaron (21:1 ; 22:1-2) et au grand prêtre (21 :10-15). Les chapitres 17-20 étaient adressés aux Israélites en général (incluant aussi les prêtres, 17:2), définissant comment la sainteté devait être pratiquée dans les activités quotidiennes de la vie. Les chapitres 21 et 22 retournent aux prêtres en particulier. Les chapitres 23 et suivants seront à nouveau plus généraux.

Puisque ce texte était adressé aux prêtres d’Israël, les prêtres des jours de Jésus auraient compris son enseignement de s’appliquer directement à eux. C’était leur mauvaise compréhension de ce texte, et leur mauvaise application qui résultèrent en leur opposition immédiate et intense de notre Seigneur, son enseignement, et Sa pratique. Si les scribes et les pharisiens regardaient n’importe quel texte de l’Ancien Testament comme étant « à eux », c’est le passage que nous étudions, car Dieu indique clairement que c’était écrit pour les fils d’Aaron, les prêtres d’Israël.

(2) Ces chapitres exigent un standard plus élevé de séparation de la profanation pour les prêtres. S’il y a un standard élevé pour les prêtres (21:1-9), il y a un standard encore plus élevé pour le grand prêtre (21:10-15). La plus haute la position, le plus haut le standard. Cela peut être vu dans plusieurs domaines, mais concentrons nous sur deux exemples.

Dieu établit un standard plus élevé de séparation de la profanation pour les prêtres concernant la mort. Tous les Israélites étaient interdits d’avoir des têtes chauves ou de se raser les coins de la barbe, ou de se faire des incisions comme signes de deuil (Lév. 19:27 ; 21:1-5,10-12 ; Deut. 14:1). Normalement, ce serait un membre proche de la famille qui enterrerait une personne qui venait de mourir.

Naturellement, en ayant un contact physique avec le corps d’une personne morte, les Israélites seraient rituellement impurs et devraient passer par le rite de purification. Cependant, le prêtre pourrait seulement enterrer les membres proches de sa famille (21:1-4). Le grand prêtre ne pouvait même pas quitter le tabernacle pour participer à un deuil, ni était-il permit de prendre par à l’enterrement même d’un membre proche de sa famille (21:10-12).

Dieu établit aussi un standard plus élevé pour les prêtres sur le sujet du mariage. Un Israélite ordinaire avait plus de liberté dans son choix d’épouse que les prêtres, qui pouvaient marier une veuve, mais pas une divorcée (21:7). Le grand prêtre ne pouvait marier qu’une vierge de son propre peuple (21:13-15).

(3) La nature de la profanation n’est pas celle de conduite immorale ou d’un péché spécifique, mais de profanation rituelle externe. La profanation qui devait être évitée par les prêtres n’était pas ce à quoi nous aurions dû nous attendre : mentir, voler, idolâtrie, et meurtre. Plutôt, la profanation implique des choses comme contact avec les morts, autres formes d’impureté rituelle, contamination par mariage, et avoir des défauts physiques – toutes sortes de choses que nous n’appellerions pas des péchés. La profanation rituelle est permise par les prêtres, sous certaines conditions (21:2-3), mais dans chaque cas de profanation interdite, ce n’est pas une question de péché, mais de contamination rituelle. Ce fait est un élément important dans l’erreur des scribes et des pharisiens.

L’Erreur des Scribes et des Pharisiens des Jours de Jésus

Je vais isoler trois formes d’erreur dont les scribes et les pharisiens furent coupables, comme elles sont exposées par notre Seigneur dans les récits des Evangiles dans le Nouveau Testament. Considérons brièvement chacune d’elles.

Erreur 1 : L’Elitisme

Les scribes et les pharisiens des jours de Jésus avaient une attitude particulière de « plus saint que toi ». Ils se voyaient comme une élite spirituelle, et ils méprisaient le peuple comme inférieur. C’est particulièrement évident dans deux passages :

« Il raconta aussi une parabole pour ceux qui étaient convaincus d'être justes et méprisaient les autres:

   ---Deux hommes montèrent au Temple pour prier: un pharisien et un collecteur d'impôts.

   Le pharisien, debout, faisait intérieurement cette prière:
   «O Dieu, je te remercie de ne pas être avare, malhonnête et adultère comme les autres hommes, et en particulier comme ce collecteur d'impôts là-bas.

   Moi, je jeûne deux jours par semaine, je donne dix pour cent de tous mes revenus.» » (Luc 18:9-12)

« Quelques-uns voulaient l'arrêter mais personne n'osa porter la main sur lui.

   Les gardes du Temple retournèrent auprès des chefs des prêtres et des pharisiens. Ceux-ci leur demandèrent:
   ---Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?

   Ils répondirent:
   ---Personne n'a jamais parlé comme cet homme.

   ---Quoi, répliquèrent les pharisiens, vous aussi, vous vous y êtes laissé prendre?

   Est-ce qu'un seul des chefs ou un seul des pharisiens a cru en lui?

   Il n'y a que ces gens du peuple qui ne connaissent rien à la Loi... ce sont tous des maudits! » (Jean 7:44-49)

Alors que notre Seigneur était incroyablement doux pour ceux qui savaient et admettaient être des pécheurs (telle que la « femme près du puits » dans le chapitre 4 de Jean et la « femme prise en adultère dans le chapitre 8 de Jean), Il était passionné dans Son attaque sur les scribes et pharisiens satisfait d’eux-mêmes. L’attaque commença ouvertement avec le Sermon sur la Montagne (Matt. 5-7). Au début du sermon, Jésus dit que ceux qui sont bénis sont ceux l’opposés des scribes et des pharisiens – les pauvres, les humbles, ceux qui ont faim et soif pour la vertu (Matt. 5:3-9). Il avertit aussi les gens que leur vertu aurait à excéder celle des scribes et des pharisiens s’ils voulaient entrer dans le royaume des cieux (5:20). Puis il commença à montrer que l’interprétation de la Loi de l’Ancien Testament des scribes et des pharisiens était fausse

«---Vous avez appris…  Eh bien, moi, je vous dis…» (Matt. 5:21-22).

Quand Jésus finit Son sermon, le peuple comprit l’idée. Ils reconnurent que :

« Car il parlait avec une autorité que n'avaient pas leurs spécialistes de la Loi. » (Matt. 7:29)

Ainsi, le Sermon sur la Montagne dépouilla les scribes et les pharisiens de leur autorité aux yeux du peuple. Il n’est pas étonnant qu’ils contestaient continuellement l’autorité de notre Seigneur pour faire et enseigner comme Il le faisait (Matt. 21:23).

Quand Jésus divergea dans Son interprétation de la vue traditionnelle tenue par les scribes et les pharisiens, Il répondit d’une façon qui accentua leur ignorance.

«---N'avez-vous pas lu… »

Il demanda (Matt. 19:4), suggérant qu’une simple lecture de l’Ancien Testament (sur lequel ils se pensaient être des experts) leur aurait montré qu’ils avaient tort. Puis, Il ajouta que le royaume de Dieu appartenait aux petits enfants, plutôt qu’aux sages (Matt. 19:4, 11:25). Sa dernière confrontation avec les scribes et les pharisiens fut si âpre qu’elle précipita (pas par accident) Sa trahison, Son arrestation, et Sa crucifixion (Matt. 23).

Où les scribes et les pharisiens se sont-ils gourés dans leur interprétation de l’Ancien Testament, qui les conduisit à se regarder comme l’élite spirituelle ? Je crois que leur erreur vient d’une mauvaise interprétation de Lévitique 21 et 22. Ils virent correctement que ces deux chapitres étaient adressés aux prêtres, pas au peuple. Et de cela, ils conclurent qu’ils étaient donc plus saints que ce dernier, l’élite spirituelle d’Israël.

Les principes étaient corrects, mais la conclusion était fausse. Paul aurait particulièrement répondu, « Loin de là » (Rom. 6:2,15). Des standards plus élevés n’assurent pas nécessairement des gens « plus saints ». Assumer, comme ces leaders religieux l’ont fait, que la position d’une personne prouvait sa piété est faux. Satan prend plaisir à placer ses serviteurs dans des positions religieuses et proéminentes (Matt. 7:15 ; 2 Cor. 11:13-14). Regardez à Judas, ou aux grands prêtres de ces jours, qui rejetèrent le Messie de Dieu et Le mirent à mort comme un criminel.

Alors, qu’est-ce que Lévitique 21 et 22 avaient l’intention de nous apprendre, s’ils n’instruisaient pas les prêtres à être plus saint que les laïcs ? Je crois qu’ils enseignèrent qu’une plus grande position et privilège sont accompagnés d’une plus grande responsabilité. D’après l’enseignement de notre Seigneur,

« …plus on vous aura confié, plus on demandera de vous. » (Luc 12 :48)

Cependant, un plus grand degré de séparation de la profanation rituelle ne rend pas une personne plus sainte. Remarquez les paroles de l’apôtre Paul en référence au même sujet :

« Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. Pourquoi alors, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre:

   « Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela!...»?

   Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu'on en a fait usage? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains!

   Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d'une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d'humiliation et l'assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n'ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines. » (Col. 2:20-23)

Il n’y avait pas de raisons pour un descendant d’Aaron d’assumer que sa position de prêtre le rendait plus saint que les autres, bien qu’elle exigeait de lui d’être plus prudent de ne pas devenir plus profané rituellement. Dieu a souverainement choisi Aaron pour être le grand prêtre d’Israël, et ses descendants d’être des prêtres. Un regard à la vie et au ministère d’Aaron montre rapidement que ni lui (souvenez vous, il conduisit la vénération du veau d’or, Exode 32), ni ses fils (souvenez vous la mort de Nadab et Abihou, Lév. 10), n’étaient plus saints.

Mesurer la sainteté personnelle en termes de pureté cérémonielle et rituelle est une erreur. La sainteté de Dieu doit être manifestée à travers l’obéissance à Ses commandements et en aimant notre prochain comme nous-mêmes. Rappelez-vous aussi que bien qu’un prêtre était rituellement pur, il ne pouvait approcher Dieu que par le moyen du sang versé d’un animal sacrificiel innocent et parfait.

Les prêtres étaient ceux qui offraient les sacrifices du peuple, et ainsi un standard de conduite plus élevé était essentiel pour assurer que les offrandes qu’ils sacrifiaient étaient acceptables à Dieu (Lév. 21:6). En plus, les prêtres étaient aussi des leaders israélites. C’est mon observation que les leaders, dans l’Ancien Testament et le Nouveau (1 Tim. 3), étaient exigés de vivre selon un standard plus élevé, et pour de bonnes raisons. Les leaders devaient illustrer les idéaux de Dieu pour le caractère et la conduite, pas le standard minimum. Permettre aux leaders de vivre selon le standard le plus bas, plutôt que selon l’idéal, serait encourager le peuple à vivre de la même façon, plutôt que de les pousser vers le plus haut niveau de conduite.

Les scribes et pharisiens avaient tort de se considérer comme l’élite spirituelle. Vraisemblablement, les standards les plus élevés que Dieu exigeait des dirigeants devraient causer une personne à être plus sensible à l’impureté et la contamination de sa vie, et ainsi d’être rendue modeste par sa position de dirigeant. La modestie, non la fierté, est la marque des chefs de Dieu. Lévitique fut écrit pour assurer une plus grande sensibilité envers la corruption de la part des prêtres, pour ne pas créer un sens de fierté, comme s’ils étaient mieux parce que Dieu exigeaient plus d’eux.

Erreur 2 : Les Tourments Excessifs Avec Apparences Extérieures

Nous avons remarqué auparavant que les choses qui contaminaient les prêtres et devaient être évitées, n’étaient pas des imperfections de caractère ou même de conduite (péchés comme mentir, idolâtrie, meurtre, voler), mais étaient des profanations rituelles, comme contact avec les morts, mariage avec une personne qui n’était pas vierge, ou ayant des défauts physiques. En d’autres mots, il serait facile de faussement égaler la piété (sainteté) avec la pureté rituelle.

Cette correspondance n’aurait pas dû être faite si sommairement par les scribes et les pharisiens, mais les récits des Evangiles nous informent que c’est ce qui est arrivé. Les scribes et les pharisiens pensaient que la sainteté était essentiellement un sujet de pureté externe et rituelle. Ainsi, pour les scribes et les pharisiens, la sainteté était largement une question de garder ses distances de la profanation, et spécialement des « pécheurs ». Il arriva que ces pécheurs étaient juste ceux qu’ils détestaient de toute façon, alors il était facile d’être « pur ».

Le lavage rituel était un fétiche pour les scribes et les pharisiens, et ils ne pouvaient pas imaginer comment Jésus et Ses disciples pouvaient manger sans « laver leurs mains » (Marc 7:2). Pire encore, ils étaient dégoutés par le fait que Jésus mangeait avec les pécheurs (Marc 2:15-16). Quand Jésus guérit ceux qui étaient profanés par la lèpre, Il les toucha (Matt. 8:1-3), un acte incompréhensible pour les scribes et pharisiens méticuleux.

Finalement, Jésus dut confronter directement le problème. Il le fit en enseignant que la profanation ne vient pas de l’extérieur (les choses de l’extérieur), mais de l’intérieur (le cœur) :

« ---Ecoutez-moi tous, et comprenez-moi bien.

   Rien de ce qui vient du dehors et qui pénètre dans l'homme ne peut le rendre impur. C'est, au contraire, ce qui sort de l'homme qui le rend impur!..

… ---Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur.

    Car c'est du dedans, c'est du cœur de l'homme que proviennent les pensées mauvaises qui mènent à l'immoralité, au vol, au meurtre,

    à l'adultère, l'envie, la méchanceté, la tromperie, le vice, la jalousie, le blasphème, l'orgueil, et à toutes sortes de comportements insensés.

    Tout ce mal sort du dedans et rend l'homme impur. » (Marc 7:14b-15,20-23)

Jésus tenait à cette vue de la profanation. Il enseigna cela, pas comme une nouvelle révélation, quelque chose distincte et différente de la Loi de Moïse, mais étant enseignée par la Loi. Alors, dans le Sermon sur la Montagne, Jésus pressa au delà du mal extérieur condamné par la Loi vers le mal intérieur, les mauvaises attitudes qui conduisaient vers les mauvaises actions. Le meurtre, Il enseigna, était causé par la haine, et donc la Loi exigeait que les hommes devaient traiter avec la haine (Matt. 9:21). L’adultère était causé par le désir sexuel, et ainsi la Loi disait que les hommes devaient traiter (drastiquement, Matt. 9:43) avec le péché et ses racines, à sa source. Maintes fois, l’intérieur est accentué comme principal et l’extérieur comme secondaire (Matt. 15 :16-20 ; 23 :25-28). On doit s’occuper des deux (Matt. 23:23), mais l’impureté intérieure est toujours présentée comme la cause de la profanation extérieure (l’effet).

Mais l’enseignement de notre Seigneur correspond-il aux instructions données aux prêtres dans Lévitique 21 et 22 ? Notre Seigneur enseigne que l’accent devrait être sur l’intérieur et non pas sur l’extérieur, et cela est ce que la Loi enseigne aussi, mais est-ce que notre texte enseigne cette vérité ? Je crois qu’il le fait, bien que cela ne soit pas immédiatement apparent. Permettez-moi d’expliquer comment et pourquoi.

Nous devons commencer par reconnaître que nous pouvons comprendre des vérités abstraites seulement en termes concrets. Ainsi, nous faisons des modèles d’atomes, pour que les gens puissent comprendre ce qu’un atome est. Nous décrivons la lune comme étant ronde, et rêche sur son extérieur comme une orange. Paul référa la Loi de l’Ancien Testament comme un professeur, qui nous prépare pour la Nouvelle Alliance et la venue de Christ (Gal. 3:24). Ailleurs, la Loi est décrite en termes de « principes élémentaires », pour lesquels Christ mourut (Col. 2:20). Il n’y a aucun doute que Lévitique concentre sur la profanation externe, rituelle. Cela était fait pour que le peuple de Dieu puisse premièrement comprendre la profanation concrètement, puis commence à comprendre le concept plus abstrait du péché.

Le problème avec l’interprétation et l’application de Lévitique (et de toute la Loi) par les scribes et les pharisiens était qu’ils n’allaient pas assez loin avec ce qui était enseigné. Ils conclurent faussement que l’essence de la sainteté était d’éviter la profanation rituelle, plutôt que de voir qu’elle commencait avec elle.

Nous devons être rappelés à nouveau du concept de la révélation progressive, et comment elle est liée à l’interprétation de Lévitique. Lévitique commence en définissant la profanation en termes très concrets, mais comme l’Ancien Testament développe, les prophètes enseignent vigoureusement que Dieu n’est pas autant intéressé par les actes rituels externes des hommes qu’Il l’est par les attitudes de leurs cœurs et la vertu résultante qui devrait produire l’amour de leur prochains, spécialement les opprimes et les faibles :

« Car je prends plaisir à l'amour bien plus qu'aux sacrifices,
      à la connaissance de Dieu bien plus qu'aux holocaustes.» (Osée 6:6)

« «Je déteste vos fêtes, je les ai en dégoût,
      je ne peux plus sentir vos rassemblements cultuels[

c].

   Quand vous m'offrez des *holocaustes, quand vous m'apportez des offrandes,
      je ne les agrée pas
      et je ne peux pas voir
      ces bêtes engraissées que vous m'offrez en sacrifices de communion.

   Eloignez donc de moi le bruit de vos cantiques!
      Je ne veux plus entendre le bruit que font vos luths.

   Mais que le droit jaillisse comme une source d'eau,
      que la justice coule comme un torrent puissant! » (Amos 5:21-24)

Les auteurs des Psaumes comprirent le besoin de voir au-delà du rite et des choses externes dans la Loi. Ainsi, nous lisons,

« Oh! que j'aime ta Loi!
      Je la médite tout le jour. » (Ps. 119:97)

Voir au-delà du rite et des choses externes exige la Lumière de l’Esprit, et ainsi le psalmiste pria,

« Ouvre mes yeux pour que je voie
      les merveilles de ta Loi! » (Ps. 119:18)

Ainsi, trouver la sagesse de Dieu dans la Loi exige bien plus qu’une lecture désinvolte et hâtive, elle exige une étude appliquée :

« si tu la recherches comme de l'argent,
      si tu creuses pour la trouver comme pour découvrir des trésors,

   alors tu comprendras ce qu'est révérer l'Eternel,
      et tu apprendras à connaître Dieu. » (Prov. 2:4-5)

L’usage par Paul de la Loi de l’Ancien Testament illustre encore plus comment une personne devrait aller des mots concrets, littéraux du texte, aux principes spiritueux qui sont enseignés. En cherchant à démontrer que ceux qui travaillent dans l’Evangile devraient être financièrement supportes, Paul tourne vers le texte du Livre de Deutéronome :

« ---Tu ne mettras pas de muselière à un bœuf pendant qu'il foule le blé.» (Deut. 25:4, comme cite dans 1 Cor. 9:9)

Pris littéralement, ce commandement concerne seulement les fermiers et leurs bœufs. Mais Paul comprit correctement ce commandement pour enseigner un principe, qui s’étendait au delà de la dispensation de l’Ancien Testament dans le Nouveau, et au delà des fermiers et bœufs pour les gens et les prêtres (en fait, apôtres). Ainsi, Paul écrivit,

« Dieu s'inquiéterait-il ici des bœufs ? » (1 Cor. 9:9)

Dieu s’inquiète pour les bœufs, mais la question de Paul (qui présupposait une réponse négative) indique que la raison principale pour ce commandement n’est pas pour le bénéfice des bœufs, mais pour le bénéfice du peuple.

Alors nous voyons que nous devons chercher le sens de la Loi de l’Ancien Testament qui va au delà du rite, au delà de l’extérieur et du littéral vers le cœur de la question. C’est précisément où les scribes et les pharisiens avaient tort. Ils n’appliquèrent pas la Loi assez loin. Ils s’arrêtèrent au niveau de ce qu’était concret, et n’ont pas continué vers l’abstrait. Ils s’arrêtèrent à l’extérieur, sans explorer l’intérieur – les problèmes du cœur. Dieu écrivit la Loi pour traiter avec les hommes sur les deux niveaux, mais principalement sur l’intérieur, plutôt que sur l’extérieur. Les scribes et les pharisiens filtraient les « moucherons » (les résultats extérieurs de la Loi), mais ils avalaient les « chameaux » (les implications internes de la Loi), pour lesquels notre Seigneur les réprimanda. Ni les « moucherons », ni les « chameaux » ne devraient être négligés (Matt. 23:23-24).

Erreur 3 : le Légalisme (Travaux de Vertu)

Une personne pourrait conclure, comme les scribes et les pharisiens l’ont fait, que si quelqu’un était capable d’éviter les profanations définies dans les chapitres 21 et 22, il était saint. Ayant été arrivé à cette fausse conclusion, une personne serait alors capable de raisonner, comme les scribes et les pharisiens, que c’était ces travaux qui le rendaient juste. C’est cette attitude que le Seigneur dit caractérise Ses adversaires, les scribes et les pharisiens. Considérez à nouveau ces paroles :

« Il raconta aussi une parabole pour ceux qui étaient convaincus d'être justes et méprisaient les autres:

   ---Deux hommes montèrent au Temple pour prier: un pharisien et un collecteur d'impôts.

   Le pharisien, debout, faisait intérieurement cette prière:
   «O Dieu, je te remercie de ne pas être avare, malhonnête et adultère comme les autres hommes, et en particulier comme ce collecteur d'impôts là-bas. » (Luc 18:9-10, mon accentuation)

Cette parabole fut racontée par notre Seigneur pour condamner ceux qui étaient convaincus qu’ils étaient justes. Les scribes et les pharisiens avaient tort de deux cotés. Premièrement, ils avaient tort en pensant qu’ils étaient justes (Matt. 5:29 ; 7:15). Deuxièmes, ils avaient tort en attribuant la justesse à leurs efforts. C’est la justesse de soi-même qui conduit à la fierté, et les scribes et les pharisiens avaient une double dose des deux.

Où ont-ils justifié leur conclusion sur la base de Lévitique 21 et 22 ? En pensant que puisqu’ils évitaient la profanation (leurs propres actions), ils se rendaient saints. Ainsi, la justesse était le résultat de leur obéissance à ces commandements dans Lévitique.

Comment ont-ils pu se tromper ? Qu’est ce que Dieu avait l’intention d’apprendre aux prêtres en leur donnant les commandements concernant la corruption extérieure et la profanation dans les chapitres 21 et 22 ? Maintenant est le temps de remarquer la phrase qui est la clef du passage tout entier, à la fois structurellement et compréhensivement :

« Moi, l'Eternel, je les rends saints. »

Qui sanctifie les prêtres ; qui les rend saint ? Dieu dit cinq fois qu’Il le faisait. Il avait séparé Israël des nations, et Il sépara les prêtres du peuple. Les Israélites ne se sont pas sanctifiés eux-mêmes en quittant l’Egypte, Dieu les libéra alors qu’ils, au mieux, restèrent passifs, et, au pire, trainèrent leurs pieds, se rebellant et se plaignant.

Dieu commanda les prêtres d’éviter la profanation externe parce qu’ils étaient déjà saints, par la sanctification de Dieu. Ils devaient éviter les choses interdites parce que ces choses les rendraient impurs, pas parce que les éviter les rendraient saints. Il y a une énorme différence entre éviter quelque chose pour vous proteger de la profanation et éviter quelque chose pour vous rendre saints.

Ici est la clef de l’erreur des scribes et des pharisiens. Ils ont confondu la cause avec l’effet. La cause est la sainteté, la sanctification, que Dieu a déjà accompli (qui est principalement intérieur – une question de cœur). L’effet est la séparation des prêtres de ce qui profané, pour ne pas contaminer et profaner ce que Dieu a sanctifié. Cela explique pourquoi notre Seigneur persista, dans Son enseignement terrestre, à distinguer soigneusement entre cause et effet. Le salut – rendant les hommes purs – est le travail de notre Seigneur seul. Nous garder pur est notre devoir (rendu capable par le Saint-Esprit), pour que nous ne profanions pas ce que Dieu a purifié. Nous devons nous garder purs, mais nous ne pourrons jamais nous rendre purs. Nous cherchons à rester purs (effet) parce que Dieu nous a rendu purs (cause). Les prêtres devraient éviter la profanation (effet) parce que Dieu les avait déjà séparé (cause).

Ceci est la nouvelle révélation, quelque chose jamais connu dans l’Ancien Testament. C’est précisément ce qui était enseigné par le prophète Aggée :

« La deuxième année du règne de Darius, le vingt-quatrième jour du neuvième mois, l'Eternel adressa la parole au prophète Aggée en ces termes:

   ---Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes: Demande donc aux prêtres[

e] leurs instructions. Dis leur:

   «Si un homme porte dans le pan de son vêtement de la viande sainte et que ce pan de vêtement entre en contact avec du pain, avec un mets cuit, avec du vin, de l'huile ou quelque autre aliment, l'aliment touché sera-t-il consacré?»
   ---Non, répondirent les prêtres.

   Alors Aggée redemanda:
   ---Si un homme s'est rendu rituellement impur par le contact d'un cadavre et touche à l'un de ces aliments, ceux-ci seront-ils rendus impurs par là?
   ---Oui, répondirent les prêtres, ils seront impurs. » (Aggée 2:10-13)

Le point qui est fait ici est que la sainteté n’est pas contagieuse, elle ne peut être transmise par contact avec des choses saintes. Cependant, la profanation est contagieuse ; elle peut être transmise par contact avec ce qui est impur.

Les scribes et les pharisiens semblaient penser qu’ils « attrapaient » la sainteté par leurs devoirs officiels, qui les mettaient en contact avec les choses « saintes ». La profanation peut être attrapée, et ainsi Dieu avertit les prêtres à propos du contact avec l’impur. Cependant, la sainteté vient seulement de Dieu.

Conclusion

Qu’est-ce que c’est, alors, que Dieu voulait apprendre aux prêtres dans ces deux chapitres ? Premièrement, Il voulait qu’ils sachent qu’Il était celui qui rendait les hommes saints, qui les avait mis à part. Ce n’était pas que les fils d’Aaron étaient meilleurs ou plus dignes que les autres Israélites, ou qu’ils essayaient plus. C’était simplement que Dieu souverainement choisit de les séparer des autres, pour performer une tache spéciale. Deuxièmement, Il voulait qu’ils sachent que pour performer leurs tâches ils devaient rester purs, et ainsi devaient éviter ces profanations avec lesquelles d’autres n’auraient pas été en contact. Dieu avait un standard plus élevé pour Ses prêtres, parce qu’ils avaient une tâche spéciale – celle de faire des offrandes pour le peuple, parce qu’ils avaient un privilège plus élevé avec lequel venait une responsabilité plus sérieuse.

Où les scribes et les pharisiens se sont-ils trompés ? Je crois qu’ils se sont trompés dans plusieurs domaines critiques. Premièrement, et avant tout, les scribes et les pharisiens ne traitaient (n’interprétaient et n’appliquaient) pas proprement les Ecritures. Ils ne les poussaient pas assez loin. Ils arrêtaient à l’apparence, mais ne poussaient pas jusqu’au sens et la pratique intentionnés. Ils interprétaient les Ecritures en termes qu’ils voulaient croire en termes de la façon qu’ils espéraient vivre. Ils ne conformaient pas leurs vies à la Paroles de Dieu, mais conformaient la Paroles de Dieu à leurs vies. Ils tournèrent le texte sacré en prétexte. Ils interprétèrent les Ecritures d’une telle façon qu’ils les réalisaient toujours, pour vivre par leurs demandes, plutôt que d’être continuellement rappelés de leur culpabilité, et de leur besoin d’un sacrifice. Plutôt que de voir la sainteté comme le travail de Dieu, ils la virent comme étant le travail de l’homme, et ainsi ils devinrent fiers et indécents, plutôt qu’humble et dépendant de Dieu. Ils ne pensaient pas qu’ils en avaient besoin, ni ne cherchaient-ils pas la pitié, mais ils pensaient qu’ils méritaient les bénédictions de Dieu. Plutôt que de voir leur position comme un privilège, ils la voyaient comme un droit. Plutôt que de voir leur ministère comme un service, ils le voyaient comme un droit d’être privilégiés.

Ces erreurs ne sont pas confinées à l’ancien Israël, ou au premier siècle, elles sont aussi fréquentes et populaires aujourd’hui. Nous, comme les scribes et les pharisiens, ne sommes pas enclins à pousser les Ecritures aussi loin que Dieu voulait que nous le fassions. Nous espérons arrêter au point de les étudier pour information, pour la formulation des systèmes théologiques. Nous voulons nous sentir saints, sans reconnaître que la sainteté vient seulement de Dieu. Nous voulons éviter ces profanations que nous trouvons de toute façon désagréables. Nous voulons garder les Ecritures soigneusement compartimentées, plutôt que de leur permettre de nous convaincre dans chaque coin de nos vies. Nous voulons utiliser les Ecritures pour nous élever au dessus de nos pairs. Que Dieu nous accorde de comprendre et d’appliquer les principes de Lévitique et la Loi comme notre Seigneur nous a apprit à le faire, pour Son amour.

Et pour ceux qui n’auraient jamais pu être rendus saint par une expérience personnelle, permettez-moi de vous rappeler plusieurs vérités importantes de notre texte. Premièrement, tout comme notre texte exigea à la fois les prêtres et les sacrifices pour être parfait (spécialement le grand prêtres), notre Seigneur Jésus Christ était à la fois le parfait grand prêtre et le parfait sacrifice. Son offrande sacerdotale de Lui-même a, une fois pour toutes, rendu saint tous ceux qui croient en Son œuvre pour eux. Le Livre d’Hébreux accentue fortement cette vérité.

Deuxièmement, tout comme ceux qui étaient des membres de la famille sacerdotale peuvent partager les bénéfices du ministère sacerdotal (22:10-16), seuls ceux qui sont des membres de la famille de Dieu peuvent partager les bénédictions du ministère sacerdotal de Christ. Si vous n’êtes pas devenu un membre de Sa famille, faites-le aujourd’hui. Reconnaissez vos péchés, et votre vice. Croyez en Son sang versé pour le payement de vos péchés. Puis, vous pourrez profiter des fruits de Son ministère – le pardon des péchés, la vie éternelle et communion avec Lui pour toute l’éternité.