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Apprendre à Aimer Lévitique

Introduction

Autrefois Lévitique était le premier livre que les enfants juifs étudiaient à la synagogue. Dans l’église moderne, il a tendance à être la dernière partie de la Bible que tout le monde lit sérieusement… Pratiquement alors, pas en théorie, Lévitique est traité comme n’appartenant pas vraiment au canon des Ecritures.1

Une certaine dame, à laquelle on avait demandé si elle n’avait jamais lu la Bible entièrement, répondit : « Je ne l’ai jamais lue complètement, bien que j’en aie lu pas mal consécutivement. Trois fois j’ai commencé à la lire de bout en bout, mais chaque fois j’ai échoué à Lévitique. J’ai aimé Genèse et Exode, mais Lévitique sembla être une lecture si monotone, je suis devenue très découragée et j’ai abandonné. »2

Je crois que ces commentaires décrivent avec justesse l’attitude des Chrétiens du 20ème siècle envers le Livre de Lévitique. J’assistais à un banquet l’autre jour et étais assis à coté d’une femme chrétienne dont les enfants fréquentaient la même école que les nôtres. Elle commença notre conversation en demandant poliment quel métier que je faisais. Je répondit que j’étais un Pasteur. Comme la conversation développait, je dis à la femme que j’allais bientôt commencer à enseigner sur le Livre de Lévitique. Cela amena une réponse immédiate. Elle me dit qu’elle faisait partie d’un groupe d’étude biblique. Elle continua par dire que d’elle-même elle lut le Livre de Lévitique pendant deux heures, après lesquelles elle fut convaincue qu’elle ne pouvait absolument rien en sortir ou dire de ce texte.

Beaucoup de Chrétiens seraient d’accord avec son analyse. Il y a un genre de blocage mental que la plupart de Chrétiens semblent avoir à propos de certains Livres – spécialement les Livres de l’Ancien Testament, et particulièrement le Livre de Lévitique. Dans cette leçon, je veux essayer d’identifier quelques-unes des raisons pour notre blocage mental sur ce Livre. Je veux isoler quelques-unes des raisons pour lesquelles les gens pensent que Lévitique est un Livre impossible à lire, étudier et plus que tout, à enseigner. Puis, je chercherais à montrer que ces raisons ne sont pas valides. Dans le processus, j’espère montrer pourquoi nous devrions étudier le Livre de Lévitique.

Les Caracteristiques du Livre de Lévitique

(1) Lévitique est largement un livre de codes, un livre de règlements. Si un des livres de l’Ancien Testament pouvait être appelé un « livre de loi », sûrement le Livre de Lévitique pourrait être celui-là. Le livre est rempli de règlements.

(2) Le Livre de Lévitique est, jusqu'à un certain degré, un livre de règlements sacerdotaux. Dans le texte hébreu, le premier mot du Livre de Lévitique, traduit « et Il appela », sert comme titre du livre. Le titre anglais, Leviticus, est emprunté de la version Latine Vulgate, qui à son tour, est dérivée du Septante, l’ancienne traduction grecque du texte hébreu.3 Lévitique n’est pas un titre approprié pour ça, le troisième des Livres du Pentateuque, écrit par Moïse. Il se concentre sur le sacerdoce lévitique qui est mis en évidence dans ce livre.

(3) Le Livre de Lévitique contient beaucoup de règlements concernant le peuple autant que les prêtres. Cependant, il devrait être signalé que le livre n’est pas écrit exclusivement pour les prêtres lévitiques, mais a beaucoup d’instructions dirigées aux gens séculiers.4

(4) Le Livre de Lévitique est un livre de règlements qui est donné par Dieu à travers Moïse, dit à lui dans la Tente de la Rencontre. Les premiers mots du Livre de Lévitique sont :

« L'Eternel appela Moïse et lui dit depuis la tente de la Rencontre:

  ---Parle aux Israélites en ces termes: … » (Lév. 1:1-2a)

Les règlements de Lévitique sont une révélation directe de Dieu à et par Moïse.

(5) Le Livre de Lévitique est essentiellement une forme narrative de littérature. Comme Wenham a signalé, « Lévitique est un livre de lois établit dans un cadre d’histoire… »5 Une des phrases fréquemment trouvées dans le Livre de Lévitique est, « L’Eternel parla à Moïse, disant… » Il doit donc être compris que ce livre, une pièce de littérature, doit être interprétée comme une narration. Cela veut dire, comme Wenham souligne6, que la législation donnée dans le livre est celle qui est probablement la réponse à des incidents actuels qui avaient besoin d’une réponse divine. Les lois et règlements de ce livre sont la réponse divine aux situations de vie réelles qui arrivèrent pendant le séjour d’Israël dans le désert.

(6) Lévitique est étroitement lié avec le Pentateuque entier, et spécialement avec Exode et Nombres.7 Dans le texte original, le Livre de Lévitique commence avec une conjonction qui est essentiellement équivalente à « et », indiquant au lecteur que le livre suit simplement les évènements et le contenu du Livre d’Exode.8

La continuité de Lévitique avec Exode est immédiatement apparente, comme illustrée par plusieurs facteurs communs. Dans Exode, Dieu dit à Moise qu’Il avait choisi les Israélites pour être une nation sainte (Exode 19:6). Dans Lévitique, il y a beaucoup de règlements saints qui sont énoncés. Dans le Livre d’Exode, le but du Tabernacle est donné (Exode 25-31,35-40), alors que dans Lévitique son « mode d’emploi » est fourni. A la fin du Livre d’Exode, la présence de Dieu descend sur le Tabernacle. Dans Lévitique, les implications de la présence de Dieu sont précisées.

(7) Essentiellement, Lévitique peut être divisé en deux divisions majeures, séparées par le chapitre 16, qui traite avec le jour annuel d’expiation.9 Les chapitres 1-15 traitent avec ce qu’on pourrait appeler « la sainteté des prêtres » car ils donnent les instructions pour les sacrifices et les rites qui solennellement sont liés à la sainteté de quelqu’un. Les chapitres 17-27 traitent plus avec ce que nous pourrions appeler « sainteté pratique », c’est-à-dire la sainteté qui est pratiquée dans la vie quotidienne, plutôt que par les activités religieuses ou rituelles de quelqu’un.

(8) Lévitique est assez fréquemment cité ou référé, mais dans l’Ancien Testament, peut-être aucun autre livre n’est plus influencé par Lévitique que la prophétie d’Ezéchiel.10

(9) Lévitique amplifie beaucoup quelques distinctions. Une grande partie du Livre de Lévitique est dévouée à distinguer entre ce qui est « pur » et « impur », et ce qui est « saint » et ce qui est « profane ».11

(10) Lévitique n’accentue pas la distinction entre sainteté cérémoniale et sainteté civile. Alors que lévitique fait la distinction entre pur et impur, saint et profane, il n’accentue pas la distinction entre le sacré et séculaire.12 La sainteté devrait être vue dans le Tabernacle et les sacrifices, et dans les champs et endroits de travail.

Alors quel est votre problème avec Lévitique ?

Jusqu'à aujourd’hui, le Livre de Lévitique a été le livre « foie avec oignons » (un plat que les Américains détestent le plus) de la Bible pour moi. Je sais qu’il doit être bon pour moi, mais il semblerait que je n’ai aucunes affinités pour lui. Pour d’autres, le Livre de Lévitique est quelque chose comme camping… Ils l’essayèrent une fois et ce fut assez pour leur durer une vie entière. Ayant brièvement jeté un œil au Livre de Lévitique, attaquons le problème « affinités » qui doit être réglé avant que nous puissions recevoir les bénéfices de ce segment de la Parole de Dieu. La première chose que nous devons chercher à faire est identifier les raisons pour lesquelles nous avons tendance à détester et ainsi éviter ce livre. En voici quelques-unes que j’ai isolées.

(1) Lévitique est lassant, pas assez excitant. Monotone après toutes les excitations de Genèse et Exode. Mes enfants diraient probablement du Livre de Lévitique, « C’est ennuyeux ! » Les adultes sont plus sophistiqués à propos de s’exprimer, mais ils veulent dire la même chose. Un jeune homme Juif, après avoir entendu mon analogie que Lévitique était comme foie avec oignons, répondit, « J’aime mieux le foie avec des oignons »

Ma première réponse à cette critique de Lévitique est de nier l’accusation. Si je devais choisir entre lire les narrations excitantes de Genèse ou Exode et les codes lévitiques, j’aurai rapidement voté de lire les livres de Genèse et d’Exode. Comparé à d’autres parties de la Bible, Lévitique est monotone.

Ma deuxième réponse est que notre culture conclut que tout ce qui n’est pas divertissant ne vaut pas la peine d’être écouté ou étudié. Les médias ont la charge d’attraper l’attention de quelqu’un, de les détourner de ce qu’ils sont en train de faire et de coller leurs yeux et leurs esprits sur la page du journal ou sur l’écran de télévision. Elles font cela en compétition avec d’autres médias, essayant de faire la même chose. Et alors nous sommes arrivés à la conclusion que nous méritons d’avoir toutes communications, divertissantes et excitantes.

J’aimerais suggérer que dans la plupart des cas (pas tous), le niveau de drame et d’excitation est directement lié à l’importance de ce que nous regardons. Vous devez épicer le genre de choses que nous voyons dans les médias parce qu’elles ont peu de valeur, autre que de divertissement. De l’autre coté, les communications les plus grandes et les plus importantes de l’Histoire n’ont pas été particulièrement divertissantes. Le Magna Carta, la Déclaration d’Indépendance ou la Constitution des Etats-Unis n’ont pas été écrites pour nous divertir. Si nous voulons être divertis, nous nous tournons vers la lecture qui commence par « Il était une fois… », et finit par « … vécurent heureux pendant toute l’éternité ». Si nous voulons être informés en ce qui concerne les choses vitales du présent et de l’éternité, nous devons le plus souvent mettre de coté nos désirs pour divertissement.

Combien d’entre vous vont à la Richardson Public Library (Bibliothèque Publique de Richardson), Richardson, Texas, et empruntent le livre des codes de la ville pour une lecture divertissante ? Personne ne le fait, mais ils lisent soigneusement les codes de la ville s’ils vont construire une maison à Richardson. Le code de la route du Texas n’est pas non plus très divertissant, mais une personne qui veut passer son permis a intérêt à bien l’étudier.

Le Livre de Lévitique est un livre de codes, de règlements à propos de combien les hommes doivent s’attacher à Dieu et à leurs voisins. Ne pas observer ces règlements pourraient conduire à la mort, et à des implications éternelles. Ainsi, la forme et le contenu du Livre de Lévitique, qui autrefois aurait pu nous pousser à éviter ce livre, est ce qui nous montre le message vitalement important de Dieu qui est contenue dans ce livre. Aucun livre de loi ne devrait être prit à la légère, spécialement un qui vient de Dieu.

(2) Le Livre de Lévitique est trop sanglant. Je parlais de Lévitique avec un ami cette semaine. Quand j’ai commencé à énumérer la liste des raisons pour lesquelles les gens résistaient ce livre, il m’arrêta, « Sang sur les oreilles ». Il me fallut un moment pour comprendre ce qu’il disait, mais je me suis rappelé que Moïse prit un peu de sang du « bélier d’investiture » et le plaça sur l’oreille droite d’Aaron et de ses fils, ainsi que sur le gros orteil de leur pied droit (Lév. 8:22-24). C’est bien un livre sanglant.

Mais alors toute personne qui comprend la foi de l’Ancien ou du Nouveau Testament comprend que le sang est exigé d’être versé pour que les péchés soient pardonnés et pour que les hommes soient capables d’approcher Dieu. Comme l’auteur d’Hébreux le dit,

« … il n'y a pas de pardon des péchés sans que du sang soit versé. » (Hébreux 9:22)

Pour un pardon complet des péchés des croyants d’à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament, le sang du Christ est versé :

« En effet, le sang des boucs et des taureaux et les cendres d'une vache que l'on répand sur des personnes rituellement impures

   leur rendent la pureté extérieure. Mais le Christ s'est offert lui-même à Dieu, sous la conduite de l'Esprit éternel, comme une victime sans défaut. A combien plus forte raison, par conséquent, son sang purifiera-t-il notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant. » (Héb. 9:13-14)

« Vous avez été libérés de cette manière futile de vivre que vous ont transmise vos ancêtres et vous savez à quel prix. Ce n'est pas par des biens qui se dévaluent comme l'argent et l'or.

   Non, il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous. » (1 Pierre 1:18-19)

(3) Le Livre de Lévitique est trop difficile à comprendre. N’importe qui qui essayent d’étudier le Livre de Lévitique devrait agréer que ce n’est pas un livre facile à comprendre. Cependant, le fait est que toute révélation biblique est non seulement difficile à imaginer, c’est impossible, sans l'inspiration du Saint-Esprit :

« Quel être humain peut savoir ce qui se passe dans un autre homme? Seul l'esprit de cet homme en lui le sait? De même, nul ne peut connaître ce qui est en Dieu si ce n'est l'Esprit de Dieu.

   Or nous, nous avons reçu, non l'esprit du monde, mais l'Esprit même qui vient de Dieu pour que nous comprenions tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce.

Mais l'homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l'Esprit de Dieu; à ses yeux, c'est «pure folie» et il est incapable de le comprendre, car seul l'Esprit de Dieu permet d'en juger.

   Celui qui a cet Esprit peut, lui, juger de tout, sans que personne ne puisse le juger. Car il est écrit:

   Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l'instruire? Mais nous, nous avons la pensée du Christ. » (1 Cor. 2:11-12,14-16)

Donc, l’Esprit de Dieu nous permet de comprendre Ses vérités qui autrement seraient impossible à imaginer ou même à accepter.

Le niveau de difficulté à comprendre Lévitique (ou d’ailleurs n’importe quelles autres Ecritures) n’est pas sans objectif. Dieu ne donne jamais de « confiture à un cochon » (Matt. 7:6). La vérité la plus riche de la Parole de Dieu n’est que rarement à la surface pour que tout le monde puisse la voir. Elles doivent être dissimulées, comme pour montrer notre amour pour Dieu et notre diligence pour connaître Sa volonté. Comme les Proverbes le disent,

« si tu prêtes une oreille attentive à la sagesse,
      en inclinant ton cœur vers l'intelligence,

   oui, si tu fais appel au discernement,
      si tu recherches l'intelligence,

   si tu la recherches comme de l'argent,
      si tu creuses pour la trouver comme pour découvrir des trésors,

   alors tu comprendras ce qu'est révérer l'Eternel,
      et tu apprendras à connaître Dieu.

   Car l'Eternel donne la sagesse,
      et ce sont ses paroles qui procurent la connaissance et l'intelligence. » (Prov. 2:2-6)

La sagesse de Dieu est pour ceux qui Le cherchent diligemment. C’est précisément ce que l’auteur des Psaumes a fait en ce qui concerne les lois de Dieu (Ps. 119). Faisons de même.

(4) Le Livre de Lévitique n’est pas significatif au Chrétien du Nouveau Testament. Nous ne pouvons disputer le fait que Lévitique soit « étranger » au Chrétien du 20ème siècle. Nous sommes séparés de l’Israélite d’autrefois par la culture et la géographie, sans mentionner la séparation des siècles en temps et des bienveillances différentes quand Dieu traitait avec les hommes. Alors, comment pouvons-nous trouver cet ancien livre significatif dans nos vies ?

Premièrement, nous devons voir que toutes les objections que nous soulevons en ce qui concerne la pertinence de Lévitique sont également applicables à toute autre portion de l’Ancien Testament, duquel Lévitique fait parti. En fait, si nous devions faire objection que c’était un endroit et une période ainsi qu’une culture différente, nous devrions faire objection aux livres du Nouveau Testament comme étant insignifiants à cause des même choses.

Deuxièmement, nous devons approcher Lévitique et toutes autres Ecritures de l’Ancien Testament en relation avec les revendications apostoliques de la pertinence de leurs messages pour nous :

« Car toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu.

   Ainsi, l'homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne. » (2 Tim.3:16-17)

« Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d'exemples. Ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin. » (1 Cor. 10:11)

« Or tout ce qui a été consigné autrefois dans l'Ecriture l'a été pour nous instruire, afin que la patience et l'encouragement qu'apporte l'Ecriture produisent en nous l'espérance. » (Rom. 15:4)

Les livres de l’Ancien Testament nous sont effectivement pertinents. Et puisque Lévitique est inclus dans le mot « toute » (Car toute l'Ecriture est inspirée…), il doit aussi nous être profitable.

Les difficultés à comprendre, interpréter, et appliquer l’Ancien Testament sont une question de notre herméneutique, notre méthode d’interprétation des Ecritures.13 J’espère que dans notre étude du Livre de Lévitique nous pourrons articuler et appliquer une herméneutique qui nous permettra de tirer de l’Ancien Testament tout ce que Paul dit que nous pouvons tirer.

Il y a ceux qui rapidement mettraient de coté Lévitique en raison du favoritisme, soutenant que ce livre contient « les lois cérémoniales », qui ne sont pas pertinentes au saint du Nouveau Testament. Ceux qui sont arrivés à cette conclusion devraient soigneusement considérer ces mots :

Les Chrétiens généralement divisent la loi de l’Ancien Testament en trois parties : le moral, par exemple, les Dix Commandements, le civil, par exemple, la législation pour la société de l’Ancien Testament, et le cérémoniel, par exemple, les lois concernants les sacrifices et les rites. Beaucoup, en dépit de l’enseignement de Paul que « toutes les Ecritures sont inspirées et utiles » (2 Tim. 3:16), affirment que seules les lois morales doivent etre observées par le Chrétien. Cette position fait face à trois difficultés. Premièrement, le Nouveau Testament ne semble pas distinguer entre les différents genres de lois de cette façon. Deuxièmement, il est difficile de faire une différence entre préceptes moraux et les autres lois… Troisièmement, beaucoup de la législation civile a ses fondations en jugements moraux, souvent exprimés dans les Dix Commandements.14

Dans un sens, la loi cérémoniale entière dans Lévitique est démodée pour le Chrétien. Nous sommes intéressés par le sacrifice du Christ, pas des animaux. Mais dans un autre sens, les rites lévitiques sont toujours beaucoup d’à propos. C’était en termes de ces sacrifices que Jésus lui-même et l’église comprirent sa mort d’expiation. Lévitique fournit les modèles théologiques pour leur compréhension. Si nous voulons suivre les pas de notre Seigneur et penser Ses pensées comme Lui, nous devons essayer de comprendre le système sacrificiel de Lévitique. Il fut établi par le même Dieu qui envoya Son Fils pour mourir à notre place ; et en redécouvrant les principes de vénération de l’Ancien Testament écrit ici, nous pouvons apprendre la facon dont nous devrions approcher un Dieu saint.15

Je dois aussi dire que notre préoccupation avec la pertinence de n’importe quel texte d’Ecritures montre que les Chrétiens aujourd’hui sont bien trop « orientés vers la pertinence ». Nous sommes trop pragmatiques dans notre orientation. Nous ne sommes pas très intéressés par les vérités qui ne sont pas immédiatement et utilement liées à nos vies. C’est similaire à la façon de penser des anciens, qui pensaient que le soleil tournait autour de la terre, plutôt que la terre autour du soleil. Les prêcheurs sont ordonnés de commencer leurs sermons en adressant des « besoins ressentis », puis en montrant comment la vérité du texte joint ce besoin. L’orientation complète est ainsi autour de soi-même, et non pas autour de Dieu. Je dois protester, assez !

Nous sourions (quelque fois) à la bêtise des petits enfants, qui, quand on leur donne une pièce, la dépensent pour un plaisir immédiat. Ils sortent et vont acheter des bonbons, plutôt que de se nier un plaisir immédiat pour obtenir quelque chose de bien meilleure dans l’avenir. Quand nous parlons de la Bible, nous sommes bien plus intéressés à trouver des bonbons que nous le sommes à apprendre ces vérités et ces principes qui nous mettrons dans la bonne direction pour l’avenir. Promettons que nous étudierons Lévitique (ainsi que d’autres Ecritures) pour ce que Dieu a mis dedans pour nous, que cela adresse immédiatement ou non certains besoins. A une époque où un état de contentement est considéré primordial, je dois vous dire que la parole de Dieu souvent ne promet pas une vie rose. Il est temps que nous commencions à nous tourner vers Dieu, et n’insistions pas à ce que Dieu Se tourne Lui-même et Sa parole vers nous.

Le Livre de Lévitique est pertinent. Si nous devons comprendre sa pertinence à nos vies, alors nous devons le faire en relation avec l’usage de ce livre par d’autres écrivains inspirés. Comment les écrivains du Nouveau Testament, qui citent ou font allusion à Lévitique au moins 40 fois dans les Ecritures, voient-ils ce livre comme étant pertinent aux saints du Nouveau Testament ? Etudions brièvement la façon dont les écrivains du Nouveau Testament utilisent l’enseignement de Lévitique.

Le Seigneur Jésus fait allusion aux enseignements de Lévitique en plusieurs occasions. Dans Matthieu 5:43-48, notre Seigneur basait Son enseignement que nous devrions être saints, comme le Père est saint, sur le commandement de Lévitique 19:2, montrant que la vengeance qui caractérise les hommes n’est pas compatible avec l’enseignement de Lévitique, qui nous instruit d’ « aimer notre prochain comme nous-mêmes » (Lév. 19:18).17

Ce n’est pas seulement l’enseignement de notre Seigneur qui atteste de la pertinence du Livre de Lévitique, mais Sa vie et Sa mort sacrifielle. Quand Jésus Se présenta Lui-même comme Son Messie, Jean le Baptiste s’écria,

« ---Voici l'Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. » (Jean 1:29)

En cette seule déclaration, Jean résuma le fait que Jésus fut le point culminant et la perfection du système sacrificiel de l’Ancien Testament, qui est un des thèmes centraux du Livre de Lévitique. Ainsi, nous apprenons que la clé de comprendre la vie, le ministère, et la mort de Christ doit être trouvée dans le système sacrificiel de l’Ancien Testament, qu’Il réalise et termine. Le traitement considérable du travail de Christ et sa relation avec l’Ancien Testament sont plus de preuves de l’importance de notre compréhension du Livre de Lévitique.

L’apôtre Paul fait aussi allusion à l’enseignement du Livre de Lévitique. Dans les deux, Romains 13:9 et Galates 5:14, Lévitique est cité. Pierre fait encore plus d'emploi de Lévitique. Dans le chapitre 1 de 1 Pierre, Pierre basa son raisonnement pour la sainteté personnelle du Chrétien sur le commandement trouvé dans Lévitique (11:44-45; 19:2 ; 20:7). Dans le deuxième chapitre de cette même épître, Pierre instruisit que l’église, le corps du Christ, est une nation sainte. Ainsi, le règlement sacerdotal de Lévitique doit être important au peuple sacerdotal, l’église.

Non seulement d’autres écrivains bibliques citent fréquemment des passages du Livre de Lévitique, mais le sujet accentué dans Lévitique est celui qui est très pertinent aux Chrétiens d’aujourd’hui. Je crois que si nous devions sélectionner une demi-douzaine de mots qui résumeraient l’essence de la foi chrétienne, vous verriez que la plupart, sinon tous, étaient des thèmes importants dans le Livre de Lévitique.

Dans son commentaire sur le Livre de Lévitique, Wenham a identifié quatre éléments clés dans la théologie de ce livre.18 Elles sont :

· La Présence de Dieu

· La Sainteté19

· Le Rôle du Sacrifice

· L’Alliance de Sinaï

Chacun de ces thèmes est de grande importance pour le Chrétien du Nouveau Testament. Si le temps le permettait, nous pourrions explorer chaque domaine, montrant son rôle clé dans le christianisme du Nouveau Testament.

A ce point, j’aurai suggéré que le Nouveau Testament témoigne de l’importance de Lévitique par (1) la mention de Lévitique par les auteurs du Nouveau Testament, et (2) par le fait que les thèmes théologiques de Lévitique sont aussi les centres primordiaux de la théologie du Nouveau Testament. Il y a encore une autre façon par laquelle le Nouveau Testament témoigne de l’importance de ce Livre : Les auteurs du Nouveau Testament emploient fréquemment la terminologie sacrificielle de l’Ancien Testament pour exprimer leur propre point de vue. Si nous devons découvrir ce qu’ils voulaient que l’on comprenne, nous devons connaître la façon de parler et la terminologie de cet Ancien Testament.

Permettez-moi d’illustrer ce que je veux dire par une paire d’exemples du Nouveau Testament. Notre Seigneur, Paul et d’autres auteurs utilisent la terminologie sacrificielle pour décrire les actes de vénérations et d’obéissance du Nouveau Testament :

« En effet, chacun doit être salé de feu.

   Le sel est utile, mais s'il perd son goût, avec quoi lui rendrez-vous sa saveur? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix entre vous. » (Marc 9:49-50)

« Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel. » (Rom. 12:1)

« J'atteste par cette lettre avoir reçu tous vos dons, et je suis dans l'abondance. Depuis qu'Epaphrodite me les a remis, je suis comblé. Ils ont été pour moi comme le doux parfum d'une offrande agréée par Dieu et qui lui fait plaisir. » (Phil. 4:18)

« Nous avons un autel, mais les prêtres qui servent dans le sanctuaire n'ont pas le droit de manger ce qui y est offert.

   En effet, le sang des animaux offerts en sacrifice pour le péché est apporté dans le sanctuaire par le grand-prêtre, mais leurs corps sont brûlés en dehors du camp.

   C'est pourquoi Jésus, lui aussi, est mort en dehors de la ville pour purifier le peuple par son propre sang.

   Allons donc à lui en sortant en dehors du camp, et acceptons d'être méprisés comme lui

   car, ici-bas, nous n'avons pas de demeure permanente: c'est la cité à venir que nous recherchons.

   Par Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu un sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom.

   Ne négligez pas de pratiquer la bienfaisance et l'entraide: voilà les sacrifices auxquels Dieu prend plaisir. » (Héb. 13:10-16)

Dans le passage de Marc 9, cité ci-dessus, je crois que la clef de l’interprétation de ce texte est trouvée en comprenant le rôle que le sel jouait dans quelques-uns des sacrifices de l’Ancien Testament, tel que ceux trouvés dans Lévitique 2:13. Il peut être dit de même d’autres portions du Nouveau Testament où les concepts du Nouveau Testament sont transmis avec la terminologie de l’Ancien Testament. Si nous ne comprenons pas la terminologie et les concepts de l’Ancien Testament, nous ne saisirons pas le sens du Nouveau Testament.

Nous avons alors trois témoignages décisifs du Nouveau Testament de l’importance d’une étude du Livre de Lévitique. Premièrement, il y a la mention des textes de Lévitique par notre Seigneur et Ses apôtres. Deuxièmement, il y a la récurrence de la théologie de l’Ancien Testament dans le Nouveau. Et le troisième, il y a la dépendance des auteurs du Nouveau Testament sur la terminologie de l’Ancien Testament.

Alors J. Sidlow Baxter conclut correctement que ce livre a une très grande importance et valeur pour les Chrétiens aujourd’hui :

Maintenant, n’importe quelle étude raisonnable de Lévitique dissipera rapidement ces soupçons ; Car comme nous verrons, il abonde simplement en valeurs spirituelles ; Il a une voix vivante même aujourd’hui ; Sa révélation du caractère divin est unique ; Et il est construit ensemble selon un plan précis. Sa paternité mosaïque et inspiration divine sont certifiées par le Seigneur Jésus. Il en est fait allusion plus de quarante fois dans le Nouveau Testament. Tout ce qui le suit dans les Ecritures est coloré par lui ; Et donc, une connaissance claire de ce livre contribue énormément à comprendre le message de la Bible dans son entièreté.20

Conclusion

Puisque nous arrivons à la conclusion de ce message, j’aimerais vous demander de faire plusieurs choses. Premièrement, j’aimerais vous demander d’être d’accord avec ceux qui ont étudié minutieusement le Livre de Lévitique et ont conclu que c’est un livre qui a une grande valeur pour nous. Je veux que vous acceptiez en particulier le fait que Lévitique est inspiré par Dieu, et qu’il vous sera ainsi utile pour l’enseignement, la correction, la formation à la vertu, pour que vous puissiez être équipés pour accomplir une bonne œuvre (2 Tim. 3:16-17).

Deuxièmement, je voudrais que vous agissiez sur cette connaissance. Je voudrais que vous vous engagiez vous-mêmes à étudier ce livre. Que vous le lisiez constamment, consécutivement, et beaucoup de pages à la fois. Je vous demande de méditer ses enseignements et de prier que Dieu vous donne la perspicacité et la compréhension de son sens et ses applications dans votre vie. Finalement, je vous demande de faire ce à quoi vous vous êtes engagés à faire, pour la gloire de Dieu, en obéissance à Lui, et pour votre bien.


1 Gordon J. Wenham, The Book of Leviticus (Grand Rapids: William B. Eerdmans Publishing Company, 1979), p. vii.

2 J. Sidlow Baxter, Explore the Book (Grand Rapids: Zondervan Publishing house, 1960 [Six volumes in one]), I, p. 113.

3 “The opening word of the book, ‘wayyiqra,’ ‘and he called,’ was used as a title by the Jews, who also described Leviticus by such designations as ‘the law of the priests,’ ‘the book of the priests,’ and ‘the law of the offerings.’ These latter characterized the general contents of the book, recognizing it as a work intended principally for the Hebrew priesthood. The Septuagint Greek version of the Old Testament entitled the book Leuitikon or Leueitikon, i.e., ‘relating to the Levites.’ The Vulgate, which was a revision of the Old Latin version, rendered the Greek heading by the phrase Liber Leviticus, from which the title in the English Bible was derived. Although the book is much more concerned with the duties of priests than of Levites, the English title is not entirely inappropriate, since the Hebrew priesthood was essentially levitical in character (cf. Heb. 7:11).” R. K. Harrison, Leviticus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1980), p. 13.

4 Leviticus is a fairly appropriate title for the book for it deals largely with priestly matters, and the priests were drawn from the tribe of Levi. … It would be wrong, however, to describe Leviticus simply as a manual for priests. It is equally, if not more, concerned with the part the laity should play in worship. Many of the regulations explain what the layman should sacrifice. … Most of the laws apply to all Israel: only a few sections specifically concern the priests alone. …” Wenham, p. 3.

5 Ibid., p. 15.

6 “One striking feature of the Levitical laws is so obvious that it can be overlooked. At the beginning of nearly every chapter, and often several times within a chapter, it says, ‘The Lord spoke to Moses.’ In other words, all the laws are set within a narrative framework. … This historical setting accounts for some features of the book that seem out of place if the book were arranged in a purely logical fashion. For example, the instructions to the priests in ch. 10 are placed in their present position because they were given then, and the same motive may account for the law on blasphemy in ch. 24. … The laws were thus intended to meet immediate pressing problems… Leviticus is part of the Pentateuch. It is preceded by Exodus and followed by Numbers and therefore cannot be looked at in isolation. … Israel’s goal was Canaan, not the wilderness, and indeed until the disastrous episode of the spies (Num. 13-14) the Israelites expected to enter the promised land very shortly. Guidance as to the conduct befitting a holy people was therefore welcome at this stage of their development. Many of the laws in chs. 18-27 could only apply to a sedentary agricultural community, not to wandering nomads. … The actual quantity of narrative in Leviticus is very small. … Yet it is essential to recognize that all the laws are set within this historical frame if their arrangement is to be appreciated.” Ibid., pp. 5-6.

7 “Since Leviticus is basically a manual of priestly regulations and procedures, it is only natural that the purely historical element should be subordinated to ritual and legal considerations. Nevertheless, historical narratives are interwoven with sections of law and instructions concerning sacrificial procedures in such a way as to make it clear that Leviticus is closely connected historically with Exodus and Numbers.” Harrison, p. 13.

8 “On purely stylistic grounds alone Leviticus is linked with Exodus 20-40, and the association is demonstrated in the Hebrew text by means of the opening word of Leviticus, the very first consonant of which is a ‘waw consecutive,’ indicating a direct connection with what has just preceded it …” Ibid.

9 “The first fifteen chapters deal broadly with sacrificial principles and procedures relating to the removal of sin and the restoration of persons to fellowship with God. The last eleven chapters emphasize ethics, morality and holiness. The unifying theme of the book is the insistent emphasis upon God’s holiness, coupled with the demand that the Israelites shall exemplify this spiritual attribute in their own lives.” Harrison, p. 14.

10 “… the book of Ezekiel quotes or alludes to Leviticus many times (e.g., Lev. 10:10//Ezek. 22:26; Lev. 18:5//Ezek. 20:11; Lev. 26//Ezek. 34).” Wenham, p. 9.

11 J. Sidlow Baxter (Ibid., p. 113) has cited four basic reasons why Christians tend to avoid the Book of Leviticus. Briefly summarized these are: (1) The belief that it is impossible to master all the ritual and symbol so as to get much profit from the exercise. (2) Since the Leviticus is of another dispensation, there is no application or relevance to today. (3) Some of the teaching (either its severity or its seeming insignificance) seems inconsistent with the nature of God. (4) Genesis and Exodus are essentially historical narrative, so that the flow of the argument is quickly and easily discerned—not so with Leviticus.

12 “… thus the two series of laws in Leviticus are placed in unmistakable correspondence to one another.” C. F. Keil and F. Delitzsch, Biblical Commentary on the Old Testament, trans. by James Martin (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Company, 1968 [reprint]), II, p. 264.

13 Wenham’s comments on his hermeneutical are helpful and accurate: “The approach favored in this commentary takes with equal seriousness both the plain original meaning of the text and its abiding theological value. The primary duty of every commentator is to elucidate what the author of the book meant and to recover what the earliest readers understood it to mean. But Christian commentators are bound to go further and say what the sacred text has to teach the church today, remembering Paul’s words that “whatever was written in former times was written for our learning” (Rom. 15:4). Wenham, p. vii. … “In this commentary the following position is assumed: the principles underlying the OT are valid and authoritative for the Christian, but the particular applications found in the OT may not be. The moral principles are the same today, but insofar as our situation often differs from the OT setting, the application of the principles in our society may well be different too.” Wenham, p. 35.

14 Ibid., p. 32.

15 Ibid., pp. 36-37. In pages 32-37 Wenham points out that there is a great deal of continuity, consistency, between the Old Testament and the New. I recommend that the reader consult these pages.

17 Harrison writes, “The importance of levitical law in the mind of Christ can be seen from His remarks (Mt. 22:39) concerning the ‘golden rule’ (Lv. 19:18). In the synoptic gospels this aphorism is mentioned in Matthew 19:19; Mark 12:31; and Luke 10:27.” Harrison, p. 32.

18 Wenham, pp. 15-32.

19 Wright comments on holiness in Leviticus: “Holiness is the biblical ‘shorthand’ for the very essence of God. This makes the command of Leviticus 19:2 quite breath-taking. Your quality of life, it said to Israel, must reflect the very heart of God’s character. No less breath-taking, of course, was Jesus’ own echo of the verse to his disciples: ‘Be perfect, therefore, as your heavenly Father is perfect’ (Mt. 5:48).” Christopher J. H. Wright, An Eye for An Eye: The Place of Old Testament Ethics Today (Downers Grove: InterVarsity Press, 1983), p. 27.

20 Baxter, I, pp. 113-114. Of the Abiding Value of the book, Baxter further writes, “First, Leviticus is a revelation of the Divine character to ourselves today, as much as it was to Israel of old. God has not changed. Second, it is a symbolic exposition of the basic principles which underlie all dealing between God and men, just as truly today as in the past; for although the Levitical priesthood and sacrifices are now done away, the spiritual realities which they pictorially declare abide for all time. … Third, Leviticus provides a body of civil law for the theocracy; and although some of the details in it are now otiose, the principles of it are such as should guide legislation today. Religion and State, Capital and Labour, land-ownership and property rights, marriage and divorce—these and other matters, which are all to the fore today, are dealt with in Leviticus. … Fourth, Leviticus is a treasury of symbolic and typical teaching. Here are the greatest spiritual truths enshrined in vivid symbols. Here are the great facts of the New Covenant illustrated by great types in the Old Covenant. Supremely, it is in these ways an advance unveiling of Christ.” Baxter, I, pp. 114-115.

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