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Le Tabernacle, la Résidence de Dieu (Exode 36:8-39:43)

Introduction

L’importance des chapitres d’Exode qui traitent avec le Tabernacle a bien été déclarée par Witsius : « Dieu crea le monde entier en six jours, mais il en fallut quarante pour instruire Moïse à propos du Tabernacle. Un peu plus d’un chapitre fut utilisé pour décrire la structure du monde, mais six furent nécessaires pour le Tabernacle. »128

Bien que la plupart des Evangéliques reconnaitraient bien vite l’importance du Tabernacle, à travers toute l’histoire de l’église, il y eut peu d’accord concernant son interprétation. Je recommanderais que le lecteur fasse l’effort de faire des recherches sur l’histoire de l’interprétation du Tabernacle, ce qui est le sujet de notre leçon. A travers les siècles, beaucoup ont cherché à trouver la signification du Tabernacle en termes de son symbole.

Déjà dans la période hellénistique… l’essai avait été fait de comprendre la fonction du Tabernacle de l’Ancien Testament, fondamentalement une fonction symbolique. Il est immédiatement apparent du langage biblique, que son interprétation semble en être une naturelle. Premièrement, la dimension du Tabernacle et toutes ses parties reflètent un plan artificiel et un ensemble harmonieux. Les nombres 3, 4, 10 sont prédominants avec des cubes et des rectangles proportionnés. Les parties variées – les résidences séparées, la tente, et la cour – sont toutes en relation numérique exacte. L’usage de métaux – or, argent, et cuivre – sont minutieusement calibrés en terme de leur proximité avec le lieu-très saint. De même façon, les couleurs particulières apparaissent avoir des relations avec leur fonction, qu’elle soit blanche, bleue ou pourpre. De même, il y a une progression dans la qualité du tissu utilisé. Finalement, beaucoup d’insistance est placée sur la position et orientation, avec la direction orientale recevant la place d’honneur.129

Les premiers interprètes n’avaient aucuns doutes que l’importance du Tabernacle repose dans son symbole caché, et la question en jeu était de déchiffrer sa signification… Pour Philo, le Tabernacle était une représentation de l’univers, la tente signifiant le monde spirituel, la cour, le matériel. De plus, les quatre couleurs signifiées les quatre éléments du monde, la lampe avec les sept lumières, les sept planètes et les douze pains, les douze signes du Zodiac et les douze mois de l’année.130

Origen dans sa neuvième Homélie sur Exode fait allusion à l’approche de Philo, mais alors va dans une autre direction. Il vit le Tabernacle comme pointant sur les mystères de Christ et son église. Ses analogies morales en termes des vertus de la vie chrétienne –la foi comparée à l’or, la parole prêchée à l’argent, la patience au bronze (9.3) – furent remarquées et élaborées pendant longtemps à travers le Moyen Age…131

Le problème avec essayer d’interpréter symboliquement le Tabernacle est qu’il n’y a eu aucunes directives ou standards universellement acceptés pour attribuer une sorte de correspondance spirituelle entre les parties du Tabernacle et l’essence d’un être spirituel.132 Ainsi, les significations « spirituelles » ne se sont jamais accordées avec les différents interprètes.

Dans mon étude initiale du Tabernacle, c’était mon intention d’interpréter et d’appliquer les textes du Tabernacle assez directement. Puisque les deux buildings du Tabernacle et de l’église peuvent être considérés comme des endroits de rencontre pour les saints, j’ai pensé que nous pourrions apprendre beaucoup à propos des buildings de l’église dans l’âge du Nouveau Testament par le Tabernacle de l’Ancien Testament. Je crois que le Tabernacle pourrait nous fournir quelques principes qui aideraient notre compréhension des plans et usages des buildings de l’église. J’ai finalement réalisé que cette approche avait aussi de sérieux problèmes.

Cela veut-il dire que ce considérable matériel dans le Livre d’Exode traitant avec le Tabernacle n’a pas d’application bien définie pour nous ? Je ne pense pas. Dieu a toujours eu une résidence au milieu de Son peuple. Ce fut d’abord le Tabernacle, et plus tard dans la période de l’Ancien Testament, ce fut dans le temple. Dans les Evangiles, Dieu habite parmi Son peuple en la personne de Son Fils, le Seigneur Jésus Christ. Maintenant, dans l’âge de l’Eglise, Dieu habite dans l’Eglise.

C’est ma compréhension qu’il y a certains éléments communs dans toutes ces façons dans lesquelles Dieu a résidé (et habite vraiment) parmi les hommes. Ainsi, la description du Tabernacle nous fournit avec la première révélation biblique, comment Dieu réside parmi les hommes, et qu’est-ce que cela exige ou suggère pour l’Eglise aujourd’hui dans laquelle Dieu demeure.

Notre approche sera en premier d’étudier quelques-unes des caractéristiques du Tabernacle, comme il est décrit dans Exode. Ensuite, nous étudierons brièvement ces textes qui décrivent la construction de(s) temple(s), concentrant sur ces choses par lesquelles le temple est similaire au et distinct du Tabernacle. Finalement, nous continuerons vers le Nouveau Testament, pour lier les caractéristiques communes du Tabernacle et du temple à la résidence de Dieu au milieu des hommes par le moyen de « Son corps ». Je crois que nous trouverons une relation proche entre tous les moyens que Dieu a utilisés pour habiter parmi Son peuple.

Les Caractéristiques du Tabernacle

(1) Le Tabernacle était un bâtiment très fonctionnel. Il servait de salle de réunion entre Dieu et les hommes, et était ainsi connu comme la « Tente de la Rencontre »133 (35:21). Ce n’était pas une petite tâche, car avoir Dieu si proche était une chose très dangereuse. Quand Moïse plaida avec Dieu d’habiter au milieu de Son peuple (Exode 34:9), Dieu l’avertit que cela pourrait être fatal pour un peuple si rebelle :

« En effet, l'Eternel avait ordonné à Moïse de dire aux Israélites:
   ---Vous êtes un peuple rebelle; si je marchais au milieu de vous, ne fût-ce qu'un seul instant, je vous exterminerais. Otez donc vos parures et l'on verra comment je vais vous traiter. » (Exode 33:5)

Le Tabernacle résolvait le problème d’avoir un Dieu saint habitant au milieu d’un peuple rebelle. La solution inclut deux provisions.

Le Tabernacle résolut un problème avec sa portabilité. Dieu s’était révélé Lui-même à Son peuple au sommet de mont Sinaï. Quand le peuple quitta Sinaï pour la terre promise de Canaan, ils auraient besoin d’un endroit portable pour que la présence de Dieu puisse se manifester. Puisque le Tabernacle était une tente, le problème de portabilité fut résolu.

Le Tabernacle résolut aussi le problème d’un Dieu saint résidant au milieu d’un peuple rebelle. Les tentures de la tente, et spécialement la tenture épaisse, servaient de séparation, une barrière séparant Dieu et le peuple. Au-delà de ça, le Tabernacle était sanctifié et séparé comme un endroit saint. Cela épargna le peuple une éruption de Dieu qui aurait pu les détruire (33:5). Le Tabernacle était aussi un endroit de sacrifice, pour que les péchés des Israélites puissent être expiés. Bien que la solution ne soit pas permanente, elle facilita la communion entre Dieu et Son peuple.

(2) Le Tabernacle était un endroit qui affichait richesse et beauté. Il ne faut pas plus qu’une lecture désinvolte du texte pour voir que le Tabernacle fut un projet coûteux :

L’étude la plus récente des poids Hébreux par R. B. Y. Scott (Commentaire de Peake sur la Bible, Londres et New York 1962, sect. 35) considère le talent à environ 29 kg et le shekel du sanctuaie à 9.7 g. Selon ce calcul, il y aurait quelque chose comme 861 kg d’or, 2 919 kg d’argent, et 2 051 kg de bronze.134

Le projet impliquait non seulement des matériaux très coûteux, mais ces matériaux furent façonnés d’une telle façon à créer de grands chefs-d’œuvres :

«… Dieu … ordonna à Moïse de construire un Tabernacle d’une telle façon à ce qu’il implique presque toutes les formes de représentations artistiques que les hommes n’avaient jamais connues. »135 Le Tabernacle et son mobilier furent fournis par les Israélites pour à la fois « gloire » et « beauté », (28:2,40).

(3) La construction du Tabernacle incluait tout le monde. Tout le monde bénéficierait du Tabernacle, et ainsi tous furent permis de participer à sa construction, soit par leurs dons de matériaux ou par leur main-d’œuvre spécialisée ou les deux.

(4) Le Tabernacle témoignait du caractère de Dieu. L’excellence du Tabernacle, à la fois dans ses matériaux et la qualité de travail, était une réflexion de l’excellence de Dieu. Le Tabernacle était aussi un endroit sacré, parce que résidant dedans était un Dieu saint (30:37-38) :

Le Tabernacle témoignait dans sa structure et dans sa fonction de la sainteté de Dieu. Aaron portait la gravure sur le diadème, « consacré à l’Eternel » (28:36). Les prêtres étaient avertis de la gérance correcte de leur fonction « ainsi ils ne mourront pas » (30:20), et la mort de Nadab et d’Abihou (Lév. 10:1) exprimait clairement le sérieux d’une offense qui était considérée profane par Dieu.136

(5) le Tabernacle était composé d’éléments différents, mais l’unité de l’ensemble, en structure, fonction, et intention, était accentuée.

« On fit aussi cinquante agrafes d'or et l'on joignit les deux séries de tentures l'une à l'autre au moyen de ces agrafes, de sorte que le tabernacle forma un tout. » (Exode 36 :13)

« On fabriqua cinquante agrafes de bronze pour assembler la Tente afin qu'elle forme un tout. » (Exode 36:18)

Ce que Schaeffer écrivit sur le Temple peut aussi être dit du Tabernacle :

Nous devrions remarquer qu’en ce qui concerne le temple tout le travail artistique formait une unité. Le temple tout entier était un travail unique d’architecture, un groupe unifié avec des colonnes sur pieds, bas-relief, poésie et musique, pierres immenses, beaux madriers amenés de loin. Tout était là. Une œuvre d’art complètement unifiée à la louange de Dieu.137

Non seulement y avait-il une communion dans l’architecture et la structure, mais il y avait une union dans la fonction du Tabernacle. Le but du Tabernacle était de fournir une place où Dieu pouvait résider parmi les hommes. Tout le mobilier facilitait les ministères et les cérémonies qui contribuaient à procurer une "tente de rencontre".

(6) Le Tabernacle fut conçu comme un bâtiment permanent. Maintes fois nous trouvons des expressions comme, « de génération en génération » et « à perpétuité » (30:8,16,21,31). La tente fut utilisée quotidiennement pour bien plus longtemps que 40 ans, et il semblerait que Dieu l’ait conçu pour être utilisé pendant toute l’existence d’Israël. Le Tabernacle ne fut non seulement « construit pour durer » pour copier le moto de l’industrie automobile, mais il fut crée pour durer.

(7) Le Tabernacle était une idée de Dieu, une initiative de Dieu, un plan de Dieu.

D’où est venu le modèle ? Il était venu de Dieu… Dieu était l’architecte, pas l’homme. Maintes fois dans le récit de comment le Tabernacle doit être construit, cette phrase apparaît : « …que l’Eternel avait doués ». Dieu avait dit à Moïse ce qu’il devait faire en détail et qui il devait utiliser. C’étaient des ordres, des ordres donnés par le même Dieu qui avait donné les Dix Commandements.138

Le Tabernacle fut construit d’après le modèle divin montré à Moïse (25:9). Les instructions accentuaient le fait que chaque détail du modèle fut suivit d’après l’ordre formel de Dieu (35:1,4,10, etc.). Betsaleel et Oholiab furent équipés de l’Esprit de Dieu et des connaissances spécifiques du métier (31:3) pour exécuter la tâche. Pour l’auteur de l’Ancien Testament, la forme physique est inséparable de son sens spiritual. Chaque détail du plan reflète la volonté divine et rien ne reposent sur une décision d’un constructeur humain… De plus, le tabernacle n’est pas conçu comme temporaire, pour un temps limité, mais un dans lequel la prêtrise permanente d’Aaron sert pendant toutes les générations (27:21).139

Le Temple Comme la Résidence de Dieu

Une fois qu’Israël posséda le pays de Canaan, il n’y avait plus besoin d’une facilité portable pour héberger le coffre de l’alliance et le mobilier du Tabernacle. Le coffre, vous vous souvenez, avez été utilisé par les Israélites comme un genre de « patte de lapin » géante, qu’ils emmenaient avec eux quand ils combattaient les Philistins, sous le Roi Saul et son fils Jonathan. Les Israélites perdirent cette bataille et le coffre fut capturé par les Philistins. Après beaucoup de difficultés liées à l’arche, les Philistins renvoyèrent l’arche à Israël. Le retour de l’arche et David vivant dans une maison luxurieuse semble l’avoir poussé à proposer la construction d’un endroit différent pour garder le coffre :

« Lorsque David se fut installé dans son palais, il dit au prophète Nathan:
   ---Qu'en penses-tu? J'habite dans un palais de cèdre, alors que le coffre de l'alliance de l'Eternel est logé sous une tente de toile. » (1 Chron. 17:1)140

Nathan rapidement (et apparemment sans consulter Dieu) encouragea David à construire un temple (1 Chroniques 17:2). Cependant Dieu avait des plans différents car David avait été un homme de guerre et il versa beaucoup de sang. Dieu permit effectivement à un temple d’être construit, mais il serait construit par Salomon, le fils de David, un homme de paix. Alors que David voulait construire une demeure pour Dieu, Dieu promit de donner à David une maison, et c’est dans le contexte de la requête de David de construire un temple que Dieu déclare ce qui est connu comme étant l’alliance avec David, la promesse que la semence de David règnera pour toujours, et il devint notoire que le Messie d’Israël serait le « Fils de David » (1 Chron. 17:4-15).

Comme la victoire de Dieu contre les Egyptiens, les victoires militaires de David contre les nations environnantes hostiles fournirent beaucoup des matériaux nécessaires à la construction du temple (1 Chron. 18-21).141 Bien que David ne fut pas permit de construire le temple, il fit quand même de grandes préparations pour cela. Dans le chapitre 22 de 1 Chroniques, David commença à rassembler les matériaux nécessaires pour le temple. Salomon fut donné des instructions concernant sa construction. Le peuple fut encouragé à aider le projet. Ceux qui travailleraient dans le temple furent aussi désignés (chapitres 24-26). Les plans que David donna à Salomon furent inspirés par Dieu (1 Chron. 28:11-12,19), et furent ainsi divinement fournis, tout comme les plans pour le Tabernacle.

David donna généreusement les matériaux nécessaires pour la construction du temple, comme le peuple quand ils furent invités à le faire (1 Chron. 29:1-9). Pour célébrer, des sacrifices furent offerts et tout le peuple mangea et but en présence de Dieu (1 Chron. 29:21-22), d’une façon rappelant la ratification de l’Alliance avec Moïse (Exode 24:11). Après la mort de David (1 Chron. 29:28), Salomon régna sur Israël (2 Chron. 1), et construisit le temple (2 Chron. 2-4). Il était élégant en matériaux et en qualité de travail, tout comme le fut le Tabernacle (2 Chron. 2:7 ; 3:8-17, etc.). Quand il fut fini, la nation fut assemblée et le coffre fut amené dans le temple (2 Chron. 5:2-10). Comme le Tabernacle, (Exode 40 :34), la nuée descendit sur le temple et la gloire du Seigneur le remplit (2 Chron. 5:11-14). Le temple fut dédié, et Israël fut instruit sur l’objectif de l’endroit, lequel était qu’il devrait être un endroit de prières (2 Chron. 6). Après que Salomon eut fini de parler, Dieu parla au peuple, promettant à la fois bénédictions et malédictions, selon la fidélité d’Israël à l’alliance que Dieu avait conclue avec eux (2 Chron. 7). Si Israël n’était pas fidèle à l’alliance, le temple serait détruit, et le peuple serait dispersé. Néanmoins, si Israël repentait et priait (dans la direction du temple), Dieu les entendrait et les restaurerait.

L’histoire d’Israël prouve la véracité des paroles de Dieu. Le peuple ne resta pas fidéle à Dieu et ils furent chassés du pays et le temple tomba en ruine. Les Livres d’Esdras et de Néhémie décrivent le retour du peu de fidèles de leur captivité dans le pays de Canaan, où ils reconstruisirent le temple et la ville de Jérusalem, guidés et encouragés par les prophètes mineurs, Aggée, Zacharie, et Malachie. Quand le temple fut reconstruit, il n’avait pas la splendeur du premier temple, et ainsi, quelques-uns des « vieillards » pleurèrent quand ils le virent (Esdras 3:12). Cependant, le prophète Aggée donna des encouragements, assurant le peuple que le temple était glorieux parce que Dieu était avec eux, que Son Esprit demeurait au milieu d’eux (Aggée 2:4-5), et que dans l’avenir Dieu remplirait Sa maison avec des splendeurs et gloires encore plus grandes (2:7-9).

Le temple est aussi discuté au temps futur par le prophète Ezéchiel (chapitre 40). La promesse du retour futur de la nation d’Israël dans le pays de Canaan et leur restauration spirituelle sont assurés par la description du temple millénaire qui est mesuré et décrit en grands détails par Ezéchiel.

La Résidence de Dieu dans le Nouveau Testament

Dans l’Evangile de Jean, le Seigneur Jésus Christ est introduit comme le Fils de Dieu qui vécut parmi les hommes (Jean 1:14). Le Seigneur Jésus était ainsi la demeure de Dieu parmi les hommes durant son séjour terrestre. Il put ainsi dire à la femme près du puits qu’il y aurait une période plus tard où l’endroit de vénération n’aura pas d’importance (Jean 4:20-21). Depuis le temps de la venue du Christ sur la terre jusqu’au présent, la résidence de Dieu parmi les hommes n’est pas conçue en termes de bâtiments.

Mettant ce moment de coté, le bâtiment physique (le temple) devint un genre d’idole pour beaucoup de Juifs légalistes, non croyants, du temps de Jésus. La présence du temple était la preuve pour eux que Dieu était avec eux et qu’ils Lui faisaient plaisir. Même les disciples furent impressionnés par la beauté du bâtiment du temple, et pourtant Jésus les avertit d’un tel enthousiasme, sachant que le temple serait bientôt détruit (Matt. 24:1-2). Vous pouvez bien imaginer la colère des scribes et des Pharisiens quand notre Seigneur parla de détruire le temple de Dieu (ne sachant pas, bien sûr, que c’était Lui qui était le temple). La destruction du temple en l’année 70 A.D. fut la réalisation des avertissements des Ecritures de l’Ancien Testament, preuve de la désobéissance d’Israël et de la main corrective de Dieu sur la nation, une fois de plus.

Après la crucifixion de notre Seigneur, son enterrement, et sa résurrection, Etienne fut jugé par ceux qui mirent notre Seigneur sur la croix. Une des accusations contre lui fut qu’il parla contre le temple (Actes 6:13). La réponse d’Etienne, donnée dans sa propre défense, fut claire, comme les Ecritures de l’Ancien Testament l’avaient déjà fait, que Dieu ne réside pas dans des endroits faits par l’homme (Actes 7:47-50 ; 2 Chron. 2:5-6 ; 6:18,30).

Les épitres du Nouveau Testament continuent par nous apprendre que l’endroit où Dieu réside est maintenant l’Eglise, pas l’église, le bâtiment, mais les gens qui forment le corps du Christ.

« Voilà pourquoi vous n'êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple de Dieu, vous faites partie de la famille de Dieu.

   Dieu vous a intégrés à l'édifice qu'il construit sur le fondement que sont les apôtres, ses prophètes, et dont Jésus-Christ lui-même est la pierre principale.

   En lui toute la construction s'élève, bien coordonnée, afin d'être un temple saint dans le Seigneur,

   et, unis au Christ, vous avez été intégrés ensemble à cette construction pour former une demeure où Dieu habite par l'Esprit. » (Eph. 2 :19-22)

« Il est la pierre vivante que les hommes ont rejetée mais que Dieu a choisie et à laquelle il attache une grande valeur. Approchez-vous donc de lui,

   et puisque vous êtes vous aussi des pierres vivantes, édifiez-vous pour former un temple spirituel et pour constituer un groupe de prêtres consacrés à Dieu, chargés de lui offrir des sacrifices spirituels qu'il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ.

Mais vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2:4-5,9)

Conclusion

Il y a beaucoup de cas dans lesquels la construction du Tabernacle est applicable dans nos vies, bien que nous soyons séparés des Israélites du temps de Moïse par de nombreux siècles et au moins une distribution de Ses instructions.

Premièrement, je crois que nous pouvons légitimement apprendre la valeur de l’art des immenses contributions artistiques de cette structure. Beaucoup sont ceux qui signalaient les différentes formes d’art qui peuvent être jugées en concordance directe avec le Tabernacle. Il est probablement vrai que nous sommes devenus bien trop pratiques, ne voyant seulement l’importance des choses que si elles nous sont très utiles. L’art a une certaine valeur dans notre révérence et dans l’expression de notre dévotion à Dieu. Ce thème a bien été développé par beaucoup d’artistes chrétiens et vaut bien le coup d’une considération sérieuse. Néanmoins, je ne pense pas que cela soit le principe exprimé par notre texte.

Deuxièmement, nous devrions apprendre que Dieu ne devrait pas être pensé résidant dans des buildings faits avec les mains, mais plutôt en termes de résidence dans l’église, dans le corps de ceux qui croient vraiment en Jésus Christ. Nous avons tort de dire à nos enfants de se taire quand ils entrent dans une église, car « c’est la maison de Dieu », ce qui leur suggère que Dieu vit dans ce bâtiment, et qu’on Lui rend visite une fois par semaine.

Si Dieu réside dans l’église toute entière, comme les Ecritures enseignent, alors la façon dont nous nous conduisons comme membres de l’église est extrêmement importante. Si Dieu est saint, alors Son église doit aussi être sainte (1 Pierre 1:16). Cela nous donne une très bonne raison de pratiquer la discipline de l’église (Matt. 18 ; 1 Cor. 5,11), car l’église doit être sainte si Dieu y est.

De plus, si Dieu habite dans l’église et Se manifeste dans ou par l’église, alors la manière dont nous nous conduisons est absolument importante à la représentation appropriée de Dieu. C’est pour cette raison que l’apôtre Paul écrivit,

« J'ai bon espoir de venir te rejoindre très bientôt; je t'écris cependant tout cela

  afin que, si ma venue devait être retardée, tu saches, en attendant, comment on doit se comporter dans la famille de Dieu, c'est-à-dire dans l'Eglise du Dieu vivant. Cette Eglise est une colonne qui proclame la vérité, un lieu où elle est fermement établie. » (1 Tim. 3:14-15)

C’est dans cette première épitre de Timothée que Paul parle de pureté doctrinale dans l’église (chapitre1), de ministère public (chapitre 2), de dirigeants de l’église (chapitre 3), de fausse ou vraie sainteté (chapitre 4), de la responsabilité de l’église pour les veuves et les autres (chapitre 5), et de la poursuite de la prospérité au lieu de chercher une plus grande piété (chapitre 6). Comment nous nous conduisons dans l’église est extrêmement important, mes amis, car Dieu Lui-même vit dans l’église aujourd’hui.

Faisons attention de bâtir l’église comme les Israélites de l’ancien temps l’avaient fait dans la construction du Tabernacle, pour que la gloire de Dieu soit rendue plus évidente aux hommes.


128 Misc. Sacrorum I, 1712, pp. 394f., as cited by Brevard S. Childs, The Book of Exodus (Philadelphia: The Westminster Press, 1974), p. 547.

129 Childs, pp. 537-538

130 Ibid, pp. 547-548. Childs has also written: “Several classic symbolic interpretations emerged which sought to deal with these factors. Philo explained the tabernacle as a model of the universe whose four materials represented the elements of nature, and whose precious stones reflected the signs of the Zodiac (Vita Cita Mos. II. 88, 126). Again, Maimonides saw the tabernacle and its cultus as a symbolic reflection of a royal palace whose servants sought to do honor to the king with the various rites (Guide III. 45-49). Protestant orthodoxy, especially in the tradition of Cocceius, explained the tabernacle as a figurative representation of the kingdom of God in which the vocation of the church was fully realized. But perhaps the most exhaustive defense of a symbolic interpretation was that of Bahr, Symbolik (1837), who scrutinized every biblical figure even in the context of extra-biblical parallels to demonstrate a symbolic representation of God’s creation and revelation in the tabernacle” (p. 538).

131 Ibid, p. 548. Childs (pp. 547-550) has provided us with one of the best surveys of the history of the interpretation of the tabernacle.

132 “The basic methodological problem turns on the fact that nowhere does the Old Testament itself spell out a symbolism by which the role of the tabernacle is to be understood. Therefore, it remains very dubious to seek an interpretation on the basis of symbols constructed from other parts of the Old Testament or from the general history of religions. This is not to deny the fact that much of the description of the tabernacle appears to reflect a symbolic dimension, as we noted above. The issue at stake is how one understands this dimension. It is quite clear from comparative religion and recent archaeological research that the description of the Old Testament tabernacle shares many features with its Ancient Near Eastern background. The construction of the three partitions, indeed the dimensions of the whole tabernacle, appear to be traditional elements. In other words, the Old Testament appropriated a common tradition which was already thoroughly saturated with symbolic meaning.” Childs, p. 539.

133 The Israelites could not all assemble in this tent. There were nearly 2 million Israelites and this was but one small tent. It was known as the “tent of meeting” in the sense that God met with representatives of the people, either Moses (29:42) or the priests, and thus with the people (29:43).

134 Ibid, p. 637.

135 Francis A. Schaeffer, Art and the Bible (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 12. Schaeffer goes on to show that the artistic representations were not all precisely true to nature: “But there is something further to note here. In nature, pomegranates are red, but these pomegranates were to be blue, purple and scarlet. Purple and scarlet could be natural changes in the growth of a pomegranate. But blue isn’t. The implication is that there is freedom to make something which gets its impetus from nature but can be different from it and it too can be brought into the presence of God. In other words, art does not need to be ‘photographic’ in the poor sense of photographic!” (p. 14).

136 Childs, p. 541.

137 Schaeffer, pp. 27-28.

138 Schaeffer, p. 12.

139 Childs, p. 540.

140 A parallel account is found in 2 Samuel 7 and following, but I have chosen to refer to the text of 1 and 2 Chronicles because of its more complete description of the construction of the temple.

141 I have not considered this matter before, but it seems to me that we can interpret 1 Chronicles 18-21 in the light of the temple which is to be built. Does Satan “move David to number Israel” (1 Chron. 21:1) in hopes of preventing the construction of the temple?

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