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Entrainement et Rationnement (Exode 16)

Introduction

Cette semaine, un de mes amis me rappela d’un article de journal à propos d’une camionnette de transport de fond, qui était chargée d’argent si usé qu’on ne pouvait plus l’utiliser et était en route pour être détruit. La camionnette eut un accident. Le résultat fut que les portes arrières de la camionnette s’ouvrirent et l’argent fut complètement éparpillé sur la route. On n’a pas besoin de beaucoup d’imagination pour voir ce qui est arrivé. Les gens sortirent de leurs voitures qu’ils laissèrent sur la route, bloquant le trafic, et se précipitèrent vers l’argent volant partout, essayant d’attraper tout ce qu’ils pouvaient et se bourrant les poches.

Naturellement, aucun de nous n’aurions fait ça. Enfin, aucun d’entre vous. Mais moi, je l’aurai fait. Une veille de Noël, mon petit frère et moi sommes allés au magasin du quartier pour acheter quelques provisions de dernières minutes. Nous voulions être sûrs d’avoir tout ce que nous avions besoin, sachant que les magasins seraient bientôt fermés pour Noël. Quand nous sommes arrivés à la caisse, mon frère entendit la caissière dire à un client que tout le pain qui était sur les étagères était gratuit, puisqu’il serait trop vieux pour vendre après Noël.

A part mon frère et moi, plusieurs autres clients entendirent la bonne nouvelle, et commencèrent à se diriger vers les étagères de pains. Ils marchaient lentement, et choisissaient leurs pains, faisant attention de n’en prendre qu’un ou deux. Mais pas nous. Nous avons attrapé une paire de chariots vides et avons commencé à les remplir avec tout le pain qui était sur les étagères, surtout les pains spéciaux qui étaient les plus chers. Heureusement, nous avions pris ma camionnette que nous avons chargée de pain. Nous avons appelé les amis et la famille avec qui nous avons partagé la bénédiction du pain gratuit.

Ces histoires d’avarice humaine vous semblent peut-être amusantes, mais elles sont aussi pertinentes au récit de la provision de manne de Dieu pour les Israélites dans le désert, décrit dans le chapitre 16 d’Exode. Ayant épuisés leur nourriture dans le désert, les Israélites pensaient qu’ils allaient mourir de faim. Quelqu’un peut facilement imaginer la ferveur avec laquelle ils récoltèrent le premier arrivage de manne. Il y avait assez de manne, semblerait-il, pour que chaque Israélite puisse remplir sa tente avec. Selon le récit, il semblerait que quelques-uns ont essayé, pour découvrir simplement qu’elle ne se gardait pas, moisissant et étant remplit d’asticots. Les efforts pour accumuler la provision de manne était une désobéissance directe des instructions de Dieu. Leur avarice, comme la mienne et la vôtre (allez, admettez-le, vous auriez essayé de passer devant moi au magasin), fut prouvée par leur essai d’accumuler un surplus de manne, pour être sûrs d’en avoir assez pour le lendemain.

Dans le passage que nous allons étudier ici, Israël est coupable de deux péchés : l’avarice et la grogne. Nous découvrons que ces deux péchés sont typiques d’un autre péché caché encore plus sérieux. C’est ce péché qui est caractérisé, et que Dieu essaye de guérir, dans notre texte.

La toile de fond de la provision de manne de Dieu pour Son peuple est trouvée dans les derniers versets du chapitre précédent. Ne trouvant pas d’eau pendant trois jours, les Israélites arrivèrent aux eaux de Mara, qu’ils ne pouvaient pas boire à cause de leur amertume. Au début le peuple implora Dieu, puis commenca à grogner après Moïse. Ils exigèrent de savoir ce qu’ils devaient boire. En premier, l’Eternel prit Ses dispositions pour rendre l’eau les eaux amères de Mara (qui veut dire amertume) potables, puis Il dit :

« Si vous écoutez attentivement l'Eternel votre Dieu, et si vous faites ce qui est droit à ses yeux, si vous êtes attentifs à ses commandements et si vous obéissez à toutes ses lois, je ne vous infligerai aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens; car je suis l'Eternel qui vous apporte la guérison. » (Exode 15:26).

Les paroles de Dieu me suggèrent qu’il y a une relation entre les fléaux qui sont tombés sur les Egyptiens et l’adoucissement des eaux de Mara. Les eaux « amères » de Mara étaient aussi inutiles aux Israélites qu’étaient les eaux « sanguines » du Nil après que le premier fléau soit tombé sur l’Egypte. Les Egyptiens furent sanctionnés par Dieu parce qu’ils avaient refusé de suivre Son instruction de « laisser partir Son peuple ». Quand le commandement de Dieu aux Egyptiens fut désobéi, les fléaux leurs tombèrent dessus. Maintenant, Il présente les ordres pour Son peuple, les Israélites. S’ils les négligeaient, ils souffriraient des fléaux, tout comme les Egyptiens les souffrirent. La réponse d’Israël aux eaux amères de Mara révèle que les Israélites étaient aussi des pécheurs. Les ordres de Dieu seront donnés à Son peuple pour les tester.164 Ne pas les obéir serait inviter Ses jugements à leur tomber dessus.

Bien que la déclaration de Dieu à Israël soit un commandement général, le premier des « commandements et des décrets » auxquels Dieu fait allusion ici sont donnés dans le chapitre 16.165 Ces commandements sont les instructions de Dieu qui règlementent le ramassage et l’usage de la manne qu’Il allait fournir à Son peuple. Ce sont ces commandements qui servent à tester la foi et l’obéissance d’Israël. Ce sont ces mêmes commandements qui servent à renforcer la foi d’Israël et à apprendre à Son peuple à Lui obéir.

Après avoir donné la Loi au Mt. Sinaï et l’échec d’Israël à posséder la terre promise, l’errance d’Israël dans le désert est une part de son jugement, dû à son incrédulité. Mais ici, au début du voyage d’Israël d’Egypte vers Canaan, le temps passé dans le désert n’est pas disciplinaire (le résultat de son péché), mais didactique (instructif), une occasion pour apprendre à Israël la nécessité de foi et d’obéissance. Les chapitres 16 et 17 décrivent le « camp d’entrainement » pour Israël. Obéir les commandements et les décrets de Dieu se rapportant au ramassage et à l’usage de la manne apprendra au peuple de Dieu à Lui faire confiance et à Lui obéir.

La Grogne des Estomacs et des Saints

Un mois passa entre le temps où Israël quitta l’Egypte et quand la nation arriva au désert de Sin.166 L’eau avait déjà été un problème (15:22-26), et maintenant ils avaient épuisé leur nourriture.167 La grogne de leurs estomacs produisit bientôt des grognes de bouches. Toute l’assemblée grogna contre Moïse et Aaron (16:2). Ils dirent qu’ils auraient préféré mourir en Egypte plutot que d’avoir été amené dans le désert pour mourir de faim (16:3).

Les Caractéristiques de la Grogne d’Israël

Avant de considérer la réponse de Dieu à la grogne de Son peuple, il vaudrait la peine de signaler quelques unes des caractéristiques de la grogne d’Israël dans cet incident. Très vraisemblablement, nous trouverons que grogner n’était pas un problème seulement là, mais c’est aussi un problème dans nos vies.

(1) Grogner est un problème avec la douleur ou les difficultés. Grogner n’arrive jamais quand nous faisons l’expérience du plaisir, mais pratiquement à chaque fois que nous souffrons. Dans notre passage, il y a une relation évidente entre les grognes d’estomac des Israélites et leurs bouches rouspéteuses. Nous grognons parce que nous n’aimons pas la douleur ou l’incommodité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous grognons parce que nous pensons que nous devrions avoir du plaisir plutôt que de la douleur, de l’affluence et de l’aisance plutôt que de l’adversité et de la privation.

(2) Grogner est un problème de perception. Grogner résulte d’une différence entre la façon dont nous percevons les choses et la façon dont nous pensons elles devraient être. Le problème est que quand nous grognons notre perception de comment les choses sont est déformée. Grogner, invariablement, déforme les faits. Dans notre texte, Israël exagère beaucoup les bénéfices de l’Egypte. Ils disent qu’ils « étaient installés » (v. 3) devant des marmites de nourriture et qu’ils mangeaient « à satiété » d’une grande variété de nourriture et de viandes. C’est, franchement, difficile à croire. Si les Egyptiens les forçaient à ramasser la paille pour fabriquer les briques et essayaient de tuer les bébés mâles, pourquoi les nourriraient-ils si bien ? Leur perception de l’imminence du danger de famine était aussi grandement exagérée. Ils croyaient que leur faim était famine. Personne n’était encore mort de faim ; au plus, quelques-uns commencèrent à avoir faim. Au pire, ils accusèrent Moïse de le guider dans le désert pour les tuer. Leur perception de la motivation de Moïse était complètement déformée. Finalement, la perception d’Israël du soin et de la compassion de Dieu est minimisée à de grotesques proportions. Ils manquèrent de voir la main tendre d’un Dieu souverain dans leurs souffrances.

(3) Grogner est un problème de soumission. Les Israélites protestaient contres leurs dirigeants, Moïse et Aaron. Le peuple avait oublié que c’était Dieu qui les guidait, non seulement par Moïse, mais aussi par la colonne de nuée qui était devant eux (Exode 13:21-22 ; 16:10). A la fin, la grogne d’Israël était une protestation contre l’autorité de Dieu, comme le signalait Moïse (16:7-8).

(4) Grogner est un péché de la langue, qui est étroitement lié à la désobéissance. La grogne arrive quand nous ne pouvons pas contrôler notre situation. La désobéissance survient quand nous avons une option et nous choisissons de faire une autre chose que ce que Dieu commanda.

(5) Grogner est une maladie contagieuse. On nous dit dans le verset 2 que, « toute l’assemblée des Israélites se plaignit… ». Je suggèrerais que les plaintes d’une poignée de gens se propagèrent comme une épidémie de grognements à toute la congrégation. Grogner n’est pas seulement une maladie de la bouche, c’est une maladie qui est répandue parla bouche.

(6) Grogner est le résultat d’un échec de notre foi. Grogner est un péché, mais c’est un péché symptomatique. Il révèle un manque de foi, car le grogneur ne voit pas la bonté de la main de Dieu, refuse d’accepter l’adversité, et voit plutôt le désastre que la bénédiction comme le résultat de leurs circonstances. En fait, nous pouvons aller plus loin et dire que grogner permet à nos circonstances présentes d'invalider notre confiance en les desseins et promesses de Dieu.

La Réponse de Dieu à la Grogne d’Israël

Sachant que la grogne d’Israël était le résultat de leur manque de foi, Dieu y répondit d’une façon à laquelle je ne m’attendais pas. Plus tard, la grogne des Israélites résulta en punitions douloureuses. La différence entre la réponse de Dieu à la grogne d’Israël ici dans Exode 16 et Son traitement plus sévère dans Nombres 11 est expliquée, je crois par la différence de temps passé avec Dieu dans le désert. Ici, les Israélites n’avaient passé qu’un mois à suivre Dieu, et étaient relativement immatures dans leur foi. Plus tard, la Loi leur avait été donnée et Sa fidélité à Israël avait été maintes fois démontrée.

En conséquences, Dieu répondit gentiment et gracieusement à la grogne des Israélites. Plutôt que de les réprimander pour leurs plaintes, Il fit deux choses, qui avaient pour intention de démontrer Sa présence avec Son peuple dans leur affliction et adversité. Premièrement, Il se révéla aux Israélites par une manifestation spéciale de Lui-même dans la colonne par laquelle Il les guidait (16:10). Deuxièmement, Dieu fournit à Son peuple des cailles168 et de la manne (16:11-14).

La Nature de la Provision de Manne de Dieu

Comme d’habitude, il y a beaucoup de gens qui essayent de prouver que la manne qui fut fournit aux Israélites n’était pas miraculeuse du tout.169 C’est très difficile de croire à la vue de ce que le texte nous dit à propos de la manne que Dieu fournit à Son peuple.

(1) La manne que Dieu fournit semblait être très nutritive, comme l’exigerait des rations de désert. De la nourriture et de l’énergie pour la tâche rigoureuse de la traversée du désert furent fournies à Israël. Elles n’ont peut-être pas eu la saveur la plus excitante, ou du moins les Israélites furent fatigués de ça, demandant quelque chose d’un peu plus épicé (Nombres 11:4-9).

(2) La manne que Dieu fournit pouvait être préparée de différentes façons. Elle pouvait être cuite au four ou bouillie (v. 23).

(3) La manne n’était pas nécessairement la seule chose au menu d’Israél.170

(4) La manne fut donnée en abondance, tant qu’une limite dut être placée sur la quantité à ramasser (versets 13-21).

(5) La manne fut fournie miraculeusement. Elle avait « plu du ciel » (v. 4). Les Israélites n’avaient jamais rien vu comme ça auparavant (v. 15). Elle apparaissait chaque matin, excepté le matin du sabbat. A la fin du séjour d’Israël dans le désert, elle cessa d’apparaître (Josué 5:12).

(6) La manne apparaissait le matin et disparaissait à la chaleur de la journée.

(7) La manne ne se gardait pas, excepté pendant le sabbat.

(8) Un peu de manne fut miraculeusement préservée, comme témoignage de la provision de Dieu pour les générations futures (versets 31-36)171.

La Régulation de Dieu concernant la Manne

Quand Dieu fournit aux Israélites ce « pain du ciel » (16:4), Il leur donna aussi des instructions en ce qui concerne comment le pain devait être ramassé et utilisé. Ces instructions avaient pour intention de tester les Israélites ainsi que de leur apprendre l’obéissance et l’augmentation de leur foi. Nous allons donc revoir brièvement ces instructions, puis considérer leur rôle dans la promotion de la foi d’Israël.

(1) Israël ne devait ramasser que ce qui était nécessaire pour un jour (v. 16).

(2) Il semblerait que chaque Israélite devait ramasser lui-même la quantité de manne dont il avait besoin (16).

(3) La manne devait être ramassée quotidiennement, et uniquement la quantité suffisamment pour cette journée. Tout ce qui restait en excès de cette journée devait être disposé à la fin de la journée (v. 19). En d’autres mots, la manne ne pouvait être accumulée ou entreposée.

(4) Israël devait ramasser deux fois plus le sixième jour, et ne rien ramasser le jour du sabbat (versets 23-26).

Ce que la Manne Voulait Dire

Dieu n’imposait pas de statuts et de règlements inutiles aux Israélites, comme nous accusons quelques fois notre gouvernement de faire aujourd’hui. La raison de la provision de manne de Dieu et pour Ses règles exigeantes concernant son ramassage et son usage, peut être mieux comprise en regardant le reste de la Bible, commençant avec la manne dans ces textes, puis résumant leur pertinence à nos vies aujourd’hui.

La tentation de notre Seigneur (Matt. 4:1-4; Deut. 8:1-3). Israël fut conduit dans le désert pour être y testé par Dieu pendant quarante ans (Deut. 8:2). Notre Seigneur fut conduit par Dieu dans le désert pour y être testé (ce qui incluait aussi la faim) pendant quarante jours (Matt. 4:1-2). A la fin de cette période, Satan approcha notre Seigneur pour Le tenter. La première tentation172 essayée était centrée sur la nourriture. Puisque notre Seigneur avait faim après Son jeûne de quarante jours, il était logique qu’Il avait besoin de manger. Satan le défia de prouver Sa divinité en satisfaisant Son besoin humain pour de la nourriture, en le faisant en exerçant Son pouvoir divin.

La réponse de notre Seigneur fut de référer Satan à Deutéronome chapitre 8, qui était une réflexion théologique d’incidents tels que celui enregistré dans le chapitre 16 d’Exode. La leçon apprise de Deutéronome 8 était que les besoins physiques de quelqu’un sont secondaires aux responsabilités spirituelles – à savoir d’être obéissant à la volonté de Dieu. La faim de notre Seigneur, comme celle d’Israël, était la volonté de Dieu. Satisfaire le besoin physique de nourriture et, en même temps, désobéir la volonté de Dieu était mal. En effet, Jésus disait que l’obéissance à la volonté de Dieu sauvait plus la vie d’un homme affamé que s’il mangeait du pain. Obéissance à la volonté de Dieu est la base de la survie, et est une priorité plus importante que le fait de manger. Le principe pertinent est ceci : La soumission à la volonté de Dieu est plus importante que la satisfaction de nos besoins physiques et corporels.

Réfléchissez à ce principe car il nous aide à comprendre ce Livre d’Exode. L’Egypte était la corbeille à pain du monde, à la fois dans le temps de Joseph, et dans le temps de Moïse. Quand Pharaon, ses officiers, et les Egyptiens désobéirent l’ordre de l’Eternel de « laisser partir Son peuple », cette « corbeille à pain » fut quasiment vidée. Les fléaux montrent la dévastation progressive agriculturale et économique de ce pays. Donc, désobéir la volonté de Dieu a amené la faim physique aux Egyptiens.

D’un autre coté, le désert aride n’était pas un endroit où trouver de la nourriture, mais parce que les Israélites obéirent Dieu et suivirent Moïse et la colonne de nuée, Dieu fournit aux Israélites affamés une récolte exceptionnelle de manne, six matins sur sept, pendant quarante ans. La désobéissance tourna une corbeille à pain en une corbeille vide. L’obéissance tourna un désert aride en une corbeille à pain. La soumission à la volonté de Dieu est une priorité plus haute que satisfaire nos besoins physiques.

Les mots de la prière de notre Seigneur dans le Sermon sur la Montagne (Matt. 6:11). Notre Seigneur enseigna Ses disciples à prier,

« donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin » (Matt. 6 :11)

Donnant la toile de fond de la provision quotidienne de manne de Dieu dans le désert pendant quarante ans, il est presque impossible de concevoir que cette prière ne soit pas liée à la raison du don de la manne dans Exode 16. Je vous suggèrerais que la provision divine quotidienne de manne dans le désert apprit aux Israélites à compter quotidiennement sur Dieu pour leur nourriture. Ils devaient littéralement faire confiance à Dieu pour leur « pain quotidien ». Ceux d’entre nous qui ne vivons pas au jour le jour devons nous en remettre à Dieu, qui est la source de notre vie, que nous ayons assez de nourriture pour la semaine ou pas. La dépendance est un thème quotidien, et nos prières devraient démontrer ce genre de dépendance. Que nous ayons un surplus de choses ou pas n’est pas aussi important des qui ou de quoi nous dépendons. Comme Paul instruit à Timothée,

« Recommande à ceux qui possèdent des richesses en ce monde de se garder de toute arrogance et de ne pas fonder leur espoir sur la richesse, car elle est instable. Qu'ils placent leur espérance en Dieu, qui nous dispense généreusement toutes ses richesses pour que nous en jouissions. » (1 Timothée 6:17)

L’alimentation des cinq milles et la discussion qui en suivit (Jean 6). Les foules avaient suivi notre Seigneur jusqu'à un endroit désolé (oserais-je dire désertique ? Marc 6:35), où il n’y avait pas de nourriture disponible. Notre seigneur leur donna du pain et de la viande (du poisson) à manger, tout comme Dieu avait donné du pain et de la viande (des cailles) dans le désert dans Exode 16. La réponse de la foule fut qu’ils espéraient que le Seigneur Jésus deviendrait leur « chèque-restaurant » pour le reste de leurs vies. :

« ---Seigneur, dirent-ils alors, donne-nous toujours de ce pain-là. » (Jean 6:34)

En réponse, Jésus dit,

« ---C'est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.

   Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et vous ne croyez pas. » (Jean 6:35-36)

Jésus n’a pas seulement nourrit les 5 000 pour s’occuper de leurs besoins physiques, Il cherchait à leur montrer leurs besoins spirituels, pour lesquels Il était venu. Comme la manne dans le désert, qui sauva les vies des Israélites d’une mort physique, Il était le « pain du ciel » (un jeu de mots qui vient de la manne que Dieu avait « fait pleuvoir du ciel », Exode 16:4). Différant du « pain du ciel » que Dieu donna aux Israélites (la manne), le nouveau « Pain du ciel » donnerait aux hommes la vie éternelle. Jésus prétendait non seulement être le pain, mais d’être un meilleur pain.

Comme si le parallèle n’était pas assez clair, nous voyons que comme les Israélites râlaient après avoir reçu la manne que Dieu donna dans Exode 16 (et plus tard, Nombres 11, spécialement verset 6), ils râlèrent encore contre notre Seigneur parce qu’Il était le « pain du ciel » :

« Alors les gens se mirent à murmurer contre lui, parce qu'il avait dit: «C'est moi qui suis le pain descendu du ciel.» » (Jean 6:41)

Le Nouveau Testament nous montre donc que le « pain du ciel » est l’instrument du salut de Dieu. L’ancien « pain du ciel » préserva les vies physiques. Le dernier « Pain du ciel » est Lui qui sauve les âmes des hommes de la mort éternelle. Il a fait cela en donnant sa vie comme sacrifice. Ce n’est pas étonnant qu’un des deux symboles présents à la communion qui est partagé chaque dimanche soit du pain.

L’éducation de l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 10 et 2 Corinthiens 8:14-15. L’église de Corinthe était complaisante d’elle-même. Il y avait ceux qui vivaient dans l’immoralité sexuelle (1 Cor. 6). L’église fermait même les yeux sur un homme vivant avec la femme de son père (1 Cor. 5). Non seulement l’église était tolérante sur les sujets de leurs appétits sexuels, ils étaient aussi indulgents en ce qui concernait la nourriture. Plutôt que de s’abstenir de certaines nourritures pour le bénéfice d’un frère plus faible, certains des Corinthiens se payaient de somptueux repas qui étaient liés à des célébrations et des sacrifices païens (1 Cor. 10:14-33). Même lors de la communion, certains n’avaient pas assez de maîtrise d’eux-mêmes pour attendre ceux qui devaient arriver plus tard (1 Cor. 11:17-34).

Paul parle aux Corinthiens de leur tolérance en tournant leur attention vers l’exode des Israélites :

« Car il ne faut pas que vous ignoriez ceci, frères: après leur sortie d'Egypte, nos ancêtres ont tous marché sous la conduite de la nuée, ils ont tous traversé la mer,

  ils ont donc tous, en quelque sorte, été baptisés «pour *Moïse» dans la nuée et dans la mer.

  Ils ont tous mangé une même nourriture spirituelle.

  Ils ont tous bu la même boisson spirituelle, car ils buvaient de l'eau jaillie d'un rocher spirituel qui les accompagnait; et ce rocher n'était autre que le Christ lui-même.

  Malgré tout cela, la plupart d'entre eux ne furent pas agréés par Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert.

  Tous ces faits nous servent d'exemples pour nous avertir de ne pas tolérer en nous de mauvais désirs comme ceux auxquels ils ont succombé.

   Ne soyez pas idolâtres comme certains d'entre eux l'ont été, selon ce que rapporte l'Ecriture: Le peuple s'assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent tous pour se divertir.

  Ne nous laissons pas entraîner à l'immoralité sexuelle comme firent certains d'entre eux et, en un seul jour, il mourut vingt-trois mille personnes.

  N'essayons pas de forcer la main au Christ, comme le firent certains d'entre eux qui, pour cela, périrent sous la morsure des serpents.

  Ne vous plaignez pas de votre sort, comme certains d'entre eux, qui tombèrent sous les coups de l'ange exterminateur. » (1 Cor. 10:1-10)

Je suggèrerais que pendant qu’il y ait bien plus de choses sous-entendues ici que juste les évènements du chapitre 16 d’Exode, il y a un thème commun, un élément commun – celui de l’indulgence de soi dans les domaines d’appétits physiques. C’est pourquoi les versets précédant immédiatement cette section ont rapport à la discipline de soi-même exigée des Chrétiens (1 Cor. 9:24-27).

La manne que Dieu fournit en abondance dans le désert fournit les Israélites avec l’opportunité de ne rien se refuser, mais les commandements de Dieu regardant sa récolte et son usage interdisaient un tel excès. La manne était donc donnée pour enseigner une leçon de maîtrise de soi au peuple de Dieu, et ce n’est pas étonnant. C’est ce que la manne représentait – la maîtrise de soi.

Les avertissements et les promesses de l’église de Pergame (Apocalypse 2:12-17). L’église de Pergame était tombée dans l’erreur que notre Seigneur appelait « l’enseignement de Balaam » (v. 14). Nous savons du contexte que cela avait quelque chose à voir avec des « choses sacrifiées aux idoles », et des « actes d’immoralité », les mêmes mauvaises choses qui étaient présentes à l’église de Corinthe (voir ci-dessus). A ceux qui étaient fidèles et seraient les vainqueurs, notre Seigneur fit cette promesse,

« … Au vainqueur, je donnerai la manne cachée … » (Apocalypse 2:17)

J’aimerais suggérer que notre Seigneur promet Sa « manne cachée », Sa provision pour les besoins intérieurs (pas seulement les besoins physiques) à ceux qui sont fidèles, et qui exercent la maîtrise de soi nécessaire pour nier les désirs charnels, qui étaient colportés par des enseignants faux, appelés l’ « enseignement de Balaam ».

Conclusion

Des références du Nouveau Testament de la manne des Israélites, je voudrais suggérer que plusieurs principes étaient enseignes dans la provision de ce « pain du ciel » qui sont aussi applicables aux Chrétiens vivant aujourd’hui qu’ils étaient aux Israélites.

(1) La manne nous apprend la priorité de soumission à la volonté révélée de Dieu. Le grand danger auquel Israël fit face n’était pas l’inanition au milieu du désert, mais la furie de Dieu. Dieu pouvait changer une corbeille de pain en une corbeille vide, comme il avait juste fait aux Egyptiens. Dieu pouvait aussi tourner un désert en une corbeille de pain, comme Il le fit avec la manne. Comme les derniers versets du chapitre 15 d’Exode le révèle, la récolte par Israël des bénédictions de Dieu et sa guérison des jugements de l’Egypte furent dépendantes de son obéissance aux commandements et aux décrets de Dieu. C’est notre réponse à la volonté révélée de Dieu qui résulte soit de la vie ou de la mort, soit de bénédictions ou de jugements.

(2) L’obéissance à la volonte de Dieu est complètement opposé à l’orientation de l’indulgence de soi de notre culture. L’obéissance à la parole de Dieu exige donc reniement de soi-même, et discipline. Peu de cultures ont été plus orientées vers l’indulgence et la gratification de soi-même que la nôtre. Dans ce sens, notre culture est totalement opposée à la parole de Dieu. Le sacrifice volontaire de notre Seigneur (Philippiens 2:5-8) est le modèle pour chaque saint, qui doit « se charger chaque jour de sa croix » pour suivre Jésus (Luc 9:23). L’obéissance à la parole de Dieu est l’appel le plus haut, même si cela veuille dire privation physique ou même mort.

Notre obéissance à Dieu exige donc de se nier et se nier exige discipline. Si nous obéissons à notre Seigneur, nous devons obéir Ses commandements. Puisqu’Il nous a commandé de nous refuser les excès quotidiennement et de se charger de notre croix (Luc 9:23), nous devons nous discipliner nous-mêmes pour remplacer la complaisance (encouragée par notre culture) avec le reniement de nous-mêmes. De plus en plus je peux comprendre pourquoi Dieu n’a pas immédiatement guidé Son peuple d’Egypte à Canaan. Ils n’avaient pas la discipline nécessaire pour survivre l’adversité ou l’affluence du pays de Canaan.

Le plus je lis le Nouveau Testament, le plus je vois l’importance de la discipline de soi-même, qui, vous vous rappelez, est une des manifestations de l’Esprit de Dieu :

« Dieu nous a donné un Esprit qui, loin de faire de nous des lâches, nous rend forts, aimants et réfléchis. » (2 Timothee 1:7)

Lisant la seconde épître de Paul à Timothée, avec la lettre à Titus a souligné dans mon esprit le rôle vital que la discipline de soi joue dans la vie d’un Chrétien. Et, par ailleurs, il vaut le coup d’observer qu’une des caractéristiques communes des faux enseignants est la complaisance soi :

« Ces hommes-là sont d'éternels mécontents, toujours à se plaindre de leur sort, et entraînés par leurs mauvais désirs. Ils tiennent de grands discours et flattent les gens pour en tirer profit. » (Jude 1:16,18 ; 2 Pierre 2:10,13-22)

J’aimerais suggérer deux résultats très pratiques de la maîtrise de soi dans nos vies quotidiennes. Je dois vous avertir, ils ne sont pas faciles, ni très plaisants (ce qui est exactement pourquoi la maîtrise de soi est exigée). La première suggestion est que nous apprenions à nous passer des choses qui ne sont pas abordables. Une telle suggestion est si évidente, vous devez vous demander pourquoi je la mentionne. La raison est que la publicité contemporaine et acheter à crédit nous encouragent constamment à acheter ce dont nous n’avons ni besoin, ni pouvons nous permettre. On nous dit que « nous le méritons », « nous sommes dignes de ça», et en plus, on nous donne assez de crédit pour acheter ces choses pour lesquelles nous n’avons pas l’argent. Je ne dis pas que tout achat à crédit ou emprunt est mal. Je dis que la plupart d’entre nous achetons des choses dont nous ne pouvons pas nous permettre, simplement pour nous gâter.

La seconde suggestion pratique que je ferais est que nous avons besoin de développer la capacité de nous nier des choses dont nous ne pouvons pas nous permettre. J’ai une illustration négative d’expérience personnelle. Cette semaine, un ami m’a invité à déjeuner ainsi qu’un autre ami. C’était un buffet, alors une fois que vous aviez payé, vous pouviez manger autant que vous vouliez. J’ai mangé deux parts de gâteau, avec beaucoup de glaçage. Me permettre le gâteau n’était pas la question. Disons la vérité, j’ai cédé à la tentation, je me suis empiffré. Nous avons tous besoin d’apprendre à dire non aux choses que nous pourrions avoir, mais n’avons pas besoin. C’est ce que Dieu exigeait des Israélites. Ils auraient pu récolter d’énormes quantités de manne, mais Il leur dit de ne prendre que ce qu’ils avaient besoin pour ce jour.

(3) La maîtrise de soi n’est pas quelque chose que l’homme peut produire de lui-même, mais vient de Dieu. Quand je parle de maîtrise de soi, je veux être clair que je ne parle pas de grincer les dents, d’un effort personnel qui est simplement une forme de « travail » qui déplait à Dieu. Il y a ceux qui se livrent à l’abnégation d’une façon qui est injurieuse à Dieu.

« Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. Pourquoi alors, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre:

  «Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela!...»?

  Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu'on en a fait usage? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains!

  Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d'une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d'humiliation et l'assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n'ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines.» (Col.2:20-23)

Non, nous ne parlons pas du genre d’abnégation que nous produisons en nous-mêmes, pensant qu’un tel ascétisme nous rend plus saints aux yeux de Dieu. Nous parlons de la maîtrise de soi que l’Esprit de Dieu produit dans le croyant et qui caractérise ceux qui sont matures dans leur foi et les sépare des faux enseignants (2 Tim. 1:7 ; 2:1-7 ; 3:3 ; Titus 1:8 ; 2:2,6,12). Nous parlons de cette discipline qui est motivée par notre amour pour Dieu, et notre amour pour les hommes.

La tension à laquelle nous faisons face ici, en ce qui concerne la maîtrise de soi, fait partie d’une tension plus grande entre la souveraineté divine et la responsabilité humaine. La manne que Dieu fournit à Israël dans Exode 16 illustre le fait que la souveraineté divine et la responsabilité humaine sont corrélatifs. Dieu fournit la manne dont Israël avait besoin, mais Il leur ordonna de la récolter, la cuire, et de la garder, selon Ses instructions. Alors, la maîtrise de soi est aussi quelque chose que Dieu produit dans le saint par Son Esprit, mais c’est aussi quelque chose à laquelle nous participons.

Laissez-moi essayer de conclure ces sujets de complaisance et de maîtrise de soi en résumant plusieurs principes qui leurs sont liés :

(1) Le Chrétien doit fréquemment choisir entre le plaisir immédiat et les bénédictions éternelles. L’indulgence de soi pousse quelqu’un à poursuivre le plaisir immédiat, alors que la discipline de soi est exigée pour gagner les bénédictions éternelles. Hebrews 11 est rempli avec les noms de ceux qui ont choisi de se refuser le plaisir immédiat pour la certitude des bénédictions éternelles de Dieu.

(2) Le Chrétien qui peut se débarrasser de l’indulgence de lui-même doit apprendre à être content avec la condition et les circonstances dans lesquelles Dieu l’a placé. (Phil. 4:10-13 ; 1 Tim. 6:6-10).

(3) Le Chrétien qui triomphe de la tendance de l’indulgence de lui-même doit développer un sens de dépendance journalière de Dieu pour faire face à tous ses besoins (Matt. 6:11). Pour ceux d’entre nous qui avons assez de nourriture pour aujourd’hui et demain et les semaines suivantes, nous devons reconnaitre que c’est Dieu qui en est la source. Nous devons chercher à éviter un faux sens de confiance basé sur la richesse matérielle (1 Tim. 6:17), et nous devons être libres de partager notre surplus (2 Cor. 8; 1 Tim. 6:18). Nous devons reconnaitre que nous sommes dépendants de Dieu quotidiennement pour notre vie, notre santé, et pour la grâce de traiter avec tout ce qui nous arrive. Il y a des choses que l’argent ne peut acheter.

Que Dieu nous donne la grâce d’apprendre à vivre avec abondance, et d’éviter les périls de l’indulgence de soi par le développement de la discipline et le refus de soi dans nos vies.


164 Note the words of Exodus 15:25: “There the Lord made a decree and a Law for them, and there he tested them.” This suggests to me that God tests men by the decrees and laws which He gives them. Surely this was the case with Adam and Eve. So, too, it is the case with Israel, and with us. Our obedience to God is revealed by our response to His commands.

165 Ultimately, the commands and decrees of God will be spelled out on Mt. Sinai, as summarized in the 10 commandments, but initially the commands of God which are referred to are those regulations regarding the gathering and use of manna.

166 In Exodus 12 we learn that the Passover meal was eaten on the night of the 14th day of the first month (12:2, 6). Israel departed early the next morning. In 16:1 we are told that Israel arrived at the Desert of Sin on the 15th day of the second month.

There is no commonly accepted view of the location of the Wilderness of Sin. Davis outlines four views, and gives his preference. This is not really a matter which bears upon the interpretation or the application of the text. Cf. John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), pp. 178-179.

167 From Deuteronomy 8:3, we learn that Israel had come to the point of suffering hunger before God supplied them with manna.

168 At this time the quail are barely mentioned. God gave the Israelites what they desired, and without any negative consequences. The quail were provided once, while the manna was a daily provision. It is the manna which is clearly in focus in this chapter.

169 So far as I have read, there are two primary natural explanations of the manna which is provided in Exodus 16. One is a “mossy manna,” which produces “pea-sized globules, found in central Asia, but absent from Sinai during the last 150 years.” The other is a substance which comes from the tamarisk trees, which grow in thickets in that part of the world. Cf. Davis, pp. 181-182.

It is somewhat disturbing to find Cole leaning toward the natural explanation of manna. He writes, “The manna was white, round and sweet. It was obviously unknown to later Israelites: hence the careful characterization. This description, and its quality of disappearing in the heat of the sun (when collected by ants), prove almost conclusively that it was the Arabic man, a globular exudation of two types of scale insects, living on twigs of tamarisk. This substance is chemically composed of natural sugars and pectin, and is found today only in the south-western part of the Sinai Peninsula after the rains of spring.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 133.

As to the origin of the term manna, the text informs us that the name manna originated from the question of the Israelites, when they first saw the manna, “What is it?” (v. 15). While the Hebrew expression rendered “What is it?” is not identical to the expression “manna,” they are similar. Davis (p. 180) quotes Bohl, who argues that there was another form of the question which closely approximates the term manna.

170 “It should not be assumed from these passages that manna constituted the only part of the diet of the Hebrews during this forty-year period. … That wheat and meats were available is clearly implied in such references as Exodus 17:3; 24:5; 34:3; Leviticus 8:2, 26, 31; 9:4; 10:12; 24:5; and Numbers 7:13, 19.” Davis, p. 181.

171 One cannot fail to be impressed with the many memorials God instructed the Israelites to prepare and/or to preserve. The importance of memorials is something which we ought not overlook.

172 I refer to this as an “attempted temptation” because we know from James 1:13 that God is not temptable. This was a temptation so far as Satan’s motivation was concerned, however. Satan’s desire was to tempt our Lord, but we learn that He could not be tempted to sin because there was no inclination to sin in Him. Jesus had no sin nature, and just as a magnet cannot attract a non-metalic object, so Satan found nothing in our Lord which was inclined toward or desirous of sinning.