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L'Eternel est Mon Berger

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Traduit par Mapack Martin Luther King

Note de l’Editeur: Le témoignage émouvant est éloquent quant à la puissance de l’évangile. Cette jeune dame qui a reçu une éducation musulmane, n’a donné sa vie à Christ qu’il y a quelques années. Son témoignage nous rappelle à certains égards l’expérience que Paul a connue sur le chemin de Damas. Je la connais très bien et je puis donc attester de la véracité de ce témoignage. Ma prière est que ses paroles pénètrent profondément ses compatriotes Arabes et les convainquent de la nécessité du sauveur. Soyez certains d’entendre plus parler de la dévotion à Christ dans les années à venir. Puisse Dieu t’accorder l’opportunité et le courage dans le témoignage que tu rends pour le Seigneur Jésus Christ.

Daniel B. Wallace,
1er. Août 2003

C’était le Samedi 10 Février 1990, j’étais assise à l’aéroport. A 23 ans je pensais à ce que ma vie avait été, de ce qui lui arrivait présentément et de ce qui pouvait en advenir. L’avion qui m’amenait en Jordanie allait décoller dans une heure et, emporter avec lui une partie de ma vie. Je me serais mariée à un homme que mon père avait choisi pour moi., et je ne pourrais jamais rentrer aux Etats Unis à moins que mon époux ne décide de venir s’y installer.

Voyez-vous je suis une Palestinienne née en Jordanie. En tant que troisième enfant, ma grand-mère avait décidé que je serai la première de mes frères et sœurs à porter un nom musulman. Elle m’a nommée qui est le nom de l’une des filles du prophète Mahomet. Lorsque j’avais 8 ans, mon père a décidé de venir s’installer aux Etats-Unis pour gagner un peu d’argent et rentrer en Jordanie. Il avait peur que ses filles n’aient une éducation Américaine, et pire encore qu’elles n’épousent des Américains. Mon père était très attaché aux coutumes Arabes et à l’Islam, il voulait également que ses enfants assimilent les coutumes Arabes et l’Islam. Ses filles en particulier. Il est autant interdit que cela est une honte qu’une Musulmane Arabe épouse un non-Musulman. Pendant Ce temps, mes frères étaient libres d’épouser les femmes qu’ils désiraient du moment qu’elles sont croyantes des Livres(de la Torah et de l’Evangile) parce que l’Islam leur en accorde le droit. C’est la raison pour laquelle mon père avait décidé de me renvoyer en Jordanie afin que j’y poursuive mes études secondaires.

J’ai vécu un temps avec ma grand-mère, mon oncle, et sa famille. Mon père était si fier de moi parce que j’étais devenue une Musulmane zélée. Il était d’autant plus soulagé qu’il n’avait pas à s’inquiéter au sujet de ma sœur aînée qui était déjà mariée à un Arabe Musulman; et ma sœur cadette était trop jeune pour qu’il puisse s’inquiéter à son sujet ; quant à moi, je menais une vie qui plaisait autant à Dieu qu’à mon père. Je suis restée en Jordanie pendant que mon père faisait ses allers et venues entre la Jordanie et les Etats-Unis. Je me sentais ravie à vivre en Jordanie tout en suivant mon Dieu d’autant plus que j’étais contente de voir mon père. Je priais cinq fois par jour, je jeûnais durant la période du Ramadan, je lisais le Coran chaque jour et je portais le voile(qui me couvrait tout le corps à l’exception des mains , du visage et des pieds) et je faisais l’effort d’imiter le prophète Mahomet en tout. Quoi que je fisse pour Dieu, j’avais l’impression que cela n’était pas assez tant je voulais Lui montrer à quel point je Lui étais obéissante. Je pouvais m’asseoir avec mes parents et leur citer le prophète et le Coran. Mon père n’en était que davantage fier de moi!

Plus je passais du temps dans l’Islam, davantage je m’éloignais de Dieu. J’en étais arrivée au point de remettre en question les motivations qui me poussaient à adhérer à l’Islam. “Est-ce Dieu que je suivais, ou alors la foule qui m’entourait?”, Au fond de moi, je n’étais pas très sûre de la réponse, et j’avais donc décidé de ne plus porter le voile, et d’agir comme une Musulmane plutôt que d’en ressembler.

A vingt-trois ans, mon père avait décidé qu’il fallait que je sois mariée. Dans la culture arabe les formalités veulent que l’homme demande la main de sa femme auprès de sa famille. Le flirt n’est pas autorisé, toutefois les deux ont le droit d’en discuter en présence des membres de leurs familles respectives avant que de décider s’ils se conviennent l’un à l’autre. Il y a plusieurs Musulmans Arabes qui s’étaient proposés de me marier mais, je n’y avais pas accédé. Cela n’était pas drôle pour moi d’avoir à épouser un homme que je ne connaissais pas; juste pour faire plaisir à mon père. La culture Arabe autorise le mariage entre cousins germains. J’avais refusé d’épouser mon cousin, ainsi que des parents élognés et tout autant que des étrangers. “Pourquoi mon père voulait-il que j’épouse un homme que je n’aimais pas et que je connaissais encore moins?”. De son coté, mon père ne parvenait pas à comprendre pourquoi je refusais ces bons hommes alors que selon lui l’amour était postérieur au mariage et non antérieur. Après qu’il avait réalisé que je ne partageais pas ce raisonnement, mon père avait tenté de m’y forcer. Il avait décidé que j’aille rester en Jordanie jusqu’à ce que je sois mariée. Il décida aussi que ma sœur cadette qui avait seize ans à l’époque me suive également. Ce fut un moment de grande épreuve dans ma vie.

La honte qu’apporte une fille dans la famille est la pire que la famille puisse endurer. Plusieurs familles ont tué leurs filles à cause de ce qu’elles considéraient comme honteux. Voilà pourquoi j’avais dû y refléchir par deux fois pendant que j’étais assise à l’aéroport où j’attendais le vol qui nous amenait en Jordanie. Mon père nous y avait dévancés pour préparer les modalités de mon mariage, et mon frère avait veillé à ce que nous arrivions à l’aéroport sans problème. Y étant donc assise, je savais ce qui m’attendais- la honte ou la misère: Faire honte à la famille en fuyant, ou être misérable en acceptant ce mariage qui allait m’unir à un de mes cousins pour le restant de ma vie. Et là, j’étais très fâchée contre mon père et contre Dieu. Fâchée contre mon père pour ce qu’il faisait, et contre Dieu qui permettait que ceci m’arrive. J’entendais mon cœur crier contre Dieu et dire: “De tous les membres de ma famille, JE suis la seule à te prier, JE suis la seule à jeûner, JE suis celle qui lit le Coran et voilà ce que Tu permets à mon encontre! Pourquoi as-Tu permis que ma famille m’envoie en Jordanie alors que je n’étais encore qu’adolescente? Pourquoi ai-je dû vivre dans un foyer insouciant? Pourquoi n’as-tu pas permis que je continue mes études au moment où mon père a décidé de me les faire arrêter? Pourquoi as-Tu permis que ma grand mère et mon oncle me maltraitent tant pendant que j’étais avec eux? Pourquoi as-Tu permis que tous ces malheurs m’arrivent? Pourquoi Dieu, POURQUOI??!” Je pris la décision ce jour là d’arrêter de prier Dieu, d’arrêter de L’adorer comme je le faisais dans le passé.

Le 10 Février 1990 fut le jour où ma vie bascula totalement. Ma sœur cadette et moi prîmes nos bagages et nous nous dirigeâmes vers l’hotel le plus proche. L’avion avait atterri seize plus tard et mon père qui nous y attendait en compagnie des autres membres de la famille venus nous souhaiter la bienvenue ne nous vit pas. Après que mon père eut réalisé que nous n’avions pas embarqué, il se mit hors de lui! Il appela mon frère pour l’en informer et c’est ainsi qu’une chasse à l’homme fut lancée contre nous. Ma sœur ne pouvait pas rester là, elle devait rentrer à la maison parce que c’est la mort qui nous attendait toutes les deux si la famille parvenait à remettre la main sur nous. Il leur était possible de m’accuser d’avoir kidnappé ma sœur, vu qu’elle était encore mineure. Nous convînmes donc qu’elle leur dise que je l’avais fait sortir de force de l’avion et l’avais obligée de me suivre ; afin qu’on ne lui fasse aucun mal. Je lui promis de revenir la chercher au cas où on la forçait de faire ce dont elle n’avait pas envie. C’est en pleurant que nous nous étions dit aurevoir, incertaines que nous étions de nous revoir un jour.

Dieu était le Seul qui puisse me protéger ; mais j’étais tellement fâchée contre Lui que j’avais décidé de me passer de Son aide. J’étais à court d’argent et je ne pouvais pas non plus travailler parce que ma famille pouvait me retrouver à l’aide de mon numero de sécurité sociale. Je n’avais pas beaucoup d’amis Américains non plus parce que mon père redoutait que je sois influencée par leurs “manières sataniques.” Pire encore, je ne savais quoi faire dans une société dans laquelle je n’étais pas intégrée. Il me fallait le courage, la force et la sagesse.

Je m’étais donc fait enrôler dans la Garde Nationale de l’Armée Américaine pour bénéficier de la protection du gouvernement. Une fois la formation militaire terminée, je rentrai dans la banlieue de la ville où habitaient mes parents, et j’y vécus en cachette. Pendant la même période, je trouvai un emploi dans lequel je connus beaucoup de réussite. Je louai un appartement grâce à l’argent que j’avais épargné pendant que j’étais d’active dans l’armée, et je pus rencontrer des amis qui prirent soin de moi comme si j’appartenais à leur famille.

Quatre ans plus tard, je me mis lentement à renouer les contacts avec ma famille. Mon père était rentré s’installer en Jordanie où il avait épousé une autre femme, mes frères vivaient à leur propre compte tandis que maman et ma plus jeune sœur habitaient ensemble. Cinq après, je fis la paix avec les miens, et ils ne m’en voulurent plus de vivre seule et de mener ma vie tel que je l’entendais. Je fus surprise de voir à quel point ma famille avait été tolérante à ce sujet; je m’étais ainsi mise à voir la grâce de Dieu dans ma famille. “Après tout, Il ne m’avait pas si tant négligée que ça,” pensai-je, “je ne sais pas ce que j’aurais pu faire sans Son amour et Sa grâce. Il m’a fait sortir d’une bien mauvaise situation pour me faire connaître une de meilleure. Il m’a protégée en même temps qu’Il m’a donné le courage, la sagesse et la force pour survivre de moi-même.” J’avais honte de m’être fâchée contre Lui et il fallait que je me reconcilie avec Lui en retournant à l’Islam. Je ne priais pas cinq fois par jour, mais je Lui rendais quotidiennement grâces et je faisais des choses gentilles qui selon moi contribuaient à Lui plaire.

En Février 1998, j’acceptai un emploi qui allait me faire déménager vers un autre état où j’allais travailler pour le compte de la société en tant que responsable commerciale. Durant le même mois, je perdis un ami très cher par accident de voiture; ce qui me laissa dans une grande agonie et une forte détresse. Parce que je m’étais reconciliée avec Dieu, je pouvais Lui parler à présent, et pour la première fois, avoir des conversations avec Lui. Je ne savais pas pourquoi Il avait fait les choses tel qu’Il les avait faites, mais j’avais dû l’accepter ainsi sachant qu’Il avait agi ainsi pour une raison bien valable quoiqu’inconnue de moi. Je requis néanmoins Son secours, en même temps que j’implorais Son secours au profit de tous ceux qui dans le monde avaient besoin d’aide.

Le mois de Mai arriva, et il fallut bien que je parte. J’arrivai dans une ville où je ne connaissais personne, encore moins ce que je pouvais en espérer. J’étais effrayée de me retrouver dans une nouvelle ville, triste d’avoir quitté famille et amis, mais en même excitée par mon nouvel emploi. Je voulais être proche du Mexique pour pouvoir apprendre l’Espagnol, et m’y rendre pour ma société. J’avais en tête de me faire un nom dans le milieu des ventes internationales, mais le Seigneur en avait autrement disposé pour moi.

Dans des circonstances que je ne parviens pas à m’expliquer, je fis la rencontre d’une dame qui, un soir promenait son chien en face de mon appartement. Nous sympathisâmes sur le champs et elle m’invita dans son église. Je ne croyais pas qu’il y avait quelque mal que ce soit à aller à l’église. “Après tout,” pensai-je, “Dieu a fait venir le Judaïsme et le Christianisme; Il ne sera pas offusqué de ce que j’aille à l’église alors que je suis une Musulmane.”

Le sermon du pasteur m’avait d’autant plus interessée que j’avais jugé l’enseignement profond. La seule chose que je n’avais pas approuvée du pasteur fut qu’il dise que Jésus est le Fils de Dieu. Je croyais que Dieu pardonnerait au pasteur de dire que Jésus est le Fils de Dieu parce qu’il s’était laissé entraîner dans cette erreur par sa famille. Il arrivait parfois que le pasteur dise que Jésus est Dieu fait chair, et qu’Il est le Fils de Dieu. J’étais alors persuadée que le pasteur lui-même s’emmêlait les pédales parce que comment Jésus pouvait-Il être à la fois Dieu et le Fils de Dieu? Je ne parvenais pas à comprendre cela. Je continuai de me rendre à l’église jusqu’au jour où le pasteur dit que les Musulmans ne connaissaient pas Jésus. Je fus choquée par ce commentaire,tant il y avait quelque chose en moi qui disait: “Bien sûr que les Musulmans connaissent Jésus, le pasteur fait simplement erreur et il faudrait qu’il remette les pendules à l’heure.” Après le culte, je me dirigeai donc vers le pasteur, et je me présentai à lui et lui dis que j’étais musulmane et que JE CONNAIS Jésus Christ. Il s’excusa d’avoir fait une affirmation vague, puis il me dit ; “ Je sais que les Musulmans croient que Jésus est un prophète.” Je lui dis alors qu’il fallait que nous nous rencontrions pour parler un peu de sa foi. Ce commentaire qui m’avait précipitée dans le processus de recherche de la vérité avait constitué l’autre tournant de ma vie.

Au fond de mon cœur et de mon âme, j’étais convaincue que Mahomet était le dernier messager et que le Coran était le dernier livre envoyé par Dieu. Le Coran affirme clairement que Jésus était un messager né d’une mère vierge dont le nom était Marie. Il a accompli plusieurs miracles au nombre desquels on comptait la résurrection des morts, la guérison des malades, le fait de parler alors qu’il était encore bébé et d’avoir créé un oiseau à partir de l’argile. Le Seigneur L’a tellement aimé que Dieu avait envoyé son sosie mourir à sa place sur la croix lorsque ses ennemis avaient voulu le tuer. Les Musulmans croient que Jésus n’est jamais mort, mais il a été enlevé au ciel pour être protégé de ses ennemis. Il est dit de Jésus dans le Coran qu’Il ne demande à personne de l’adorer; mais que les gens doivent plutôt adorer le Seul vrai Dieu. Selon les Musulmans, la Bible a été altérée pour empêcher aux Juifs et aux Chrétiens de disposer du vrai livre. Lorsque Dieu a donc donné le message à Mahomet, Il a préservé le Coran et Il a veillé à ce que le Coran ne soit pas altéré comme la Torah et la Bible l’ont été.

Tout en continuant de me rendre à l’église et d’écouter les sermons du pasteur, je n’avais de cesse à me demander pourquoi les Chrétiens et les Musulmans avaient des croyances différentes. A mesure que j’écoutais les sermons et que je lisais des livres relatifs au Christianisme et à l’Islam, je n’étais davantage que plus confuse, ne sachant plus ce que croire à la fin. Je dus me battre par rapport à un certain nombre de questions: Jésus avait-Il été crucifié? JESUS EST-Il vraiment mort sur la croix pour expier les péchés de l’homme? Jésus est-Il vraiment Dieu ou le Fils de Dieu? Dieu est-Il trinité? La Bible est-elle vraiment exacte et a-t-elle été préservée durant toutes ces années? Et si la réponse à toutes ces questions est oui, cela revient à dire que Mahomet est un menteur et que le Coran n’est pas de Dieu. Tout à coup, le travail, la famille et les amis perdirent toute signification pour moi. Mes journées et mes soirées étaient consumées de larmes et d’agonie au sujet de Dieu et de la vérité. Comment pouvais-je vraiment savoir ce qui s’était passé il y a deux mille ans? Comment pouvais-je trahir ma famille et peut-être Dieu en croyant en Jésus Christ? C’est une décision que je n’étais pas disposée à prendre de moi-même. Toutefois, je poursuivais mes lectures et la recherche des réponses à mes questions.

Il fallait que ces réponses soient convaincantes et je ne savais pas qui m’aiderait dans ce sens jusqu’au jour où le pasteur me recommanda auprès d’un professeur à l’occasion d’un séminaire. En parlant au professeur et en continuant de lire beaucoup de livres, les choses se mirent à devenir plus claires. La Bible devait être exacte grâce aux rouleaux de la mer morte. Un des rouleaux était une copie du livre d’Esaïe qui date de l’an 125 avant Christ. En déhors des rouleaux de la mer morte, il existe également de très vieux manuscrits des évangiles selon Jean et selon Matthieu que nous pouvons trouver dans les musées d’Europe et du Moyen-Orient. Je m’étais donc mise à lire et à comparer les prophéties de l’Ancien Testament qui étaient relatives à la venue du Messie, en même temps que je lisais comment ces prophéties s’étaient réalisées dans le Nouveau Testament. L’Ancien Testament parle des mains et des pieds du Messie percés à cause des transgressions de l’homme, de ce qu’Il naîtra d’une vierge, de ce qu’Il sera semblable à un agneau que l’on conduit à la boucherie, de ce qu’Il entrera à Jérusalem sur le dos d’un âne, de ce qu’Il sera vendu pour 30 pièces d’argent, de ce qu’Il sera appelé Dieu Tou-puissant et Prince de Paix. Ces prophéties de l’Ancien Testament, ainsi que leur réalisation dans le Nouveau Testament m’avaient amenée à croire en la crucifixion de Jésus Christ . La seule chose avec la quelle j’avais continué de me battre était la déité de Jésus en tant que membre de la trinité. ‘’ Je ne pouvais pour rien au monde admettre que Jésus est Dieu; ç’aurait été un pur blasphème’’. Il fallait donc que soit j’arrête mes recherches, soit que je mette la déité de Jésus au défi parce que je savais que je ne pouvais jamais adhérer au Christianisme s’il fallait que je croie en la déité de Jésus. Il me fallait un miracle.

Un jour je dis à Jésus: “O.K. Mr. Le Messie, soit je le fais à ma manière, sois je prends le large. Si tu es Dieu, tu vas me le prouver en faisant ce que je veux que tu fasses.” Jésus ne répondit pas. Je m’étais mise à croire que Dieu ne voulait pas que je fasse confiance en Jésus parce que j’étais persuadée qu’Il répondrait à mes prières. Puis un dimanche je me rendis à l’église et le pasteur prêcha sur la prière. Il dit: “Quand je prie pour une chose, je dis d’habitude: Dieu, si telle est ta volonté, alors fais grandement ouvrir la porte ou alors fais-la claquer en se fermant ; mais s’il te plaît ne me laisse pas prendre cette décision de moi-même.” Cette prière m’avait fait du bien parce que j’avais peur de prendre une mauvaise décision au sujet de Dieu. Aussitôt rentrée donc, je fis cette prière: “Dieu si tu veux que je suives le Christianisme, alors ouvre grandement les portes ou fais-les claquer en se fermant; ne permets pas s’il te plaît que je prenne cette décision de moi-même.” Pendant toute une semaine, rien ne s’était passé.

Je m’étais reveillée en étant très déprimée ce matin du Dimanche 2 Août 1998; frustrée que j’étais au sujet de mes recherches. J’avais donc decidé de ne pas me rendre à l’église de peur d’entendre encore le gens dire que Jésus est Dieu. Un pasteur Chrétien Iranien m’avait demandé de venir et d’apporter un Coran par la même occasion. Ce soir-là, je m’étais rendue dans son église et je lui avais apporté le Coran, ce que je croyais normal d’ailleurs. Il était au courant des recherches que j’entreprenais depuis des mois. Une fois arrivée dans son église, il m’a demandé là où j’en étais avec mes recherches. Je lui ai dit que je croyais en la crucifixion de Jésus-Christ, mais que tel n’était pas le cas pour sa déité. Je lui ai également dit qu’après avoir étudié la vie de Jésus, je souhaiterais L’avoir pour voisin, pour frère, pour père, pour patron, pour juge, et pour roi car aucun homme dans l’histoire ne peut être comparé à Lui. Il me dit: “Très bien , si tu penses qu’Il est aussi merveilleux que cela et qu’Il est mort sur la croix pour tes péchés, Le confesseras-tu auprès de Dieu?” J’en convins et nous priâmes ensemble et il me dit qu’il voudrait être la première personne à me serrer la main pour me féliciter d’être devenue un enfant de Dieu. Il me demanda de continuer de prier, de lire la Bible chaque jour et de raconter à tout le monde l’acte que je venais de poser. Je n’avais aucune idée de ce dont il parlait. Nous nous sommes dit aurevoir et je me suis dirigée directement vers ma voiture. C’est en entrant dans ma voiture que j’ai ressenti comme un effet de boomerang. Je me trouvais dans un état de choc total et j’ai dit à voix très haute comme si Dieu était assis sur le siège juste à coté: “N’est-ce pas ce que Tu attendais de moi pendant tout ce temps-là? Tu attendais que je franchisse ce pas, n’est-ce pas?” C’est alors que je mis à pleurer parce que je réalisais en fin ce qui venait de m’arriver. Dieu avait pris la décision pour moi! J’ai lutté avec Jésus et j’ai perdu! Je voulais qu’Il se revèle à moi selon mes conditions, mais Lui n’était disposé à le faire qu’à Ses conditions. Il était devenu clair à mes yeux que Jésus voulait que nous soyons coéquipiers et non adversaires.

Je suis reconnaissante au Seigneur qui n’a pas cessé d’être mon berger tout le long de ma vie. Il est demeuré présent tant au moment où j’avais besoin de Lui que dans les moments où il m’a semblé que je pouvais m’en passer. Il m’a fait emprunter des sentiers et des routes dont je n’avais jamais rêvé. Par-dessus tout, je suis d’autant plus émerveillée qu’Il ait envoyé Jésus mourir sur la croix pour moi! Qu’est-ce que cela appelle à l’humilité de ma part! Et qu’est-ce que cela est précieux! L’Eternel est mon Berger et Il n’a fait que conduire Sa brebis.

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