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La Vie de l’Intellect : Certaines Pensées

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Traduit par Mapack

La pensée en divagation

Beaucoup de gens en Amérique et dans le monde sont déjà très accoutumés à Paul Harvey ; auteur, présentateur et animateur d’émissions de télévision et de Radio. Sa spécialité consiste à dire ce que l’histoite a omis de reveler, et à promener ses lecteurs derrière les coulisses au moyen des revélations intéressantes et vraies, d’anecdotes et de scoops. Très souvent il dissèque un fait bien connu dans ses proportions les plus congrues pour en ressortir les faits divers que le reportage n’a pu mentionner et qui étaient plus ou moins inconnus du public jusque-là. Peut-être te rappelles-tu de son émission radio ou télé en raison de sa manière de conclure selon une formule célèbre qu’il a consacrée: A présent vous connaissez le reste de l’histoire.

Dans son livre intitulé The Rest of the Story, Harvey nous raconte cette intéressante histoire relative à la confection du grand Dictionnaire Anglais Oxford. Il a fallu cinquante ans pour l’achever (1933), et il contient plus de 15000 pages. Chaque fois que la Macmillan Company cherchait le meilleur éditeur pour entreprendre quelque projet que ce soit, elle se tournait vers le président de l’Acamédie Anglaise de philologie en la personne du Dr James Murray. Il était appremment un expert attitré dans ce domaine et le meilleur.

La production de ce dictionnaire était une entreprise si énorme que Dr Murray devait recourir à l’assistance. Un certain Dr W.C Minors ayant ouï parler du projet, écrivit au Dr Murray pour lui offrir son assistance. Ce dernier se montra plutôt réticent face à cette offre parce qu’il n’avait jamais entendu parler du Dr Minors; et, pour qui se prenait-il pour croire qu’il pouvait offrir à Murray une vraie assistance. Il fallait être intelligent et entièrement dévoué pour abattre une tâche aussi grande. Le Dr Murray lui répondit en faisant semblant d’avoir accéder à sa demande, alors qu’il savait toutefois qu’il n’en était pas intéressé le moindre du monde. Après qu’il eut reçu la lettre, le Dr Minors répondit en adressant au Dr Murray une lettre fort étonnante. Dans sa lettre, il avait inclus des douzaines d’articles, de définitions et de références...chacune savamment arrangée et bien détaillée…ainsi que beaucoup d’autres choses encore. Le Dr. Murray réalisa immédiatement qu’il avait un génie pour correspondant. Il s’empressa donc de lui faire parvenir une autre lettre dans laquelle il témoignait au Dr Minors sa gratitude et sollicitait de lui davantage d’orientation, de critiques et d’assistance. Aussitôt des milliers de lettres se mirent à pleuvoir de la part du Dr Minors, les unes aussi pleines de perspicacité que les autres et dont plusieurs servirent effectivement à frayer définitivement le chemin qui avait mené à la production du Dictionnaire Oxford.

Jusque-là, les Drs Murray et Minors ne s’étaient jamais rencontrés, et tout ce que le Dr Murray savait de ce mystérieux intellectuel était son adresse: Dr. W. C. Minors, Crowthorne, Angleterre. Le Dr. Murray, déterminé à le rencontrer invita donc le Dr Minors à Oxford. Ce dernier ne put venir, pour des raisons physiques, mais il aurait été ravi que le Dr Murray lui rendît visite. Le Dr Murray y consentit et quelques jours plus tard, voyagea jusqu’à la station du Wellington College où il fut accueilli par un gentleman en uniforme qui l’escorta jusqu’à la résidence du Dr Minors pour la plus grande stupéfaction de sa vie. Les paroles de Harvey sont inestimables:

...La puissante machine à penser du Dr Minors...Le brillant cerveau qui cache la contribution majeure au grand dictionnaire d’Oxford…n’était là qu’en partie...

Car voyez-vous, malgré que l’amour de cet homme pour les études ne pouvait connaître des restrictions, lui-même dut en connaître. Dr Minors était un meurtrier mentalement détraqué.

Le correspondant du Dr. Murray...était dans le pénitencier...un pensionnaire de l’Asile pour détraqués criminels de Broadmoore!1

Il serait difficile d’énumérer les facteurs qui entrent en ligne de compte du développement des problèmes du Dr Minors, mais contentons-nous de dire que nous avons ici un homme dont la connaissance avait pris le pas sur la vie…dont les éblouissantes démonstrations de dialectique n’avaient d’égale que l’assourdissant étalage de dépravation. Il connaissait les phénomènes, mais l’intelligence lui échappait à l’instar du proverbial trèfle à quatre feuilles, un grand gouffre séparait sa connaissance de sa vie. Il évoluait hors des plans de Dieu en matière de création/rédemption.

As-tu remarqué à quel point il est facile de désirer la connaissance pour sa propre recompense? J’ai bon espoir que vous n’avez jamais rien fait d’aussi odieux que ne l’a fait le Dr. Minors, mais avez-vous pris conscience de ce que plus vous accumulez les connaissances pour le plaisir d’en accumuler, moins la vie a de sens. C’est un problème qui comporte deux volets. Tout d’abord, à l’instar d’un monde fondé sur le conceot évolutionniste, la connaissance en ell-même n’a ni de fonctions ni de raison d’être; tout comme le plus noir des trous noirs, elle a aspiré beaucoup de victimes vers l’insignfiance. En second lieu, elle ne peut à l’instar de la bougie satisfaire à long terme parce qu’elle ne relève qu’un infime aspect quoiqu’important de ta personnalité. La connaissance ou les faits en eux-mêmes ne tiennent pas du caractère, aussi celui qui en adore l’accumulation deviendra-t-il autre chose qu’humain ou alors si j’ose le dire, moins qu’humain.

Il n’y a pas lieu de mépriser la pensée

Il y en a qui pensent que je suis entrain de dénigrer la vie de la pensée. Au contraire! Dieu a créé la pensée. Mais c’est là le hic… Dieu l’a créée, et Il l’a destinée pour les rapports qu’elle devait entretenir avec Dieu, le prochain et le monde, Il ne l’a pas destinée à se focaliser sur des objets inanimés, des évènements et des choses, etc. Elle n’a pas

été non plus destinée à faire de Dieu et des gens des objets. Elle n’est pas semblable à celui d’un CD ROM ou d’un disque dur d’ordinateur dont le rôle consiste à emmagasiner l’information pour la cracher plus tard. Elle a été destinée à bien plus et à bien meilleur! Selo des propos qu’on lui prête, Woodrow Wilson a dit: Je me sers de toute la cervelle que je peux avoir et de toute celle qu’il m’est possible d’emprunter. C’est donc à coup sûr sans risque de se tromper que nous dirions que nous n’avons jamais vu ce ce dont lea pensée humaine est capable.

Encore moins que le problème ne consiste en ce que nous refléchissions plus que n’agissons comme il est souvent admis parmi les évangéliques. Je suis convaicu que les tenants de ce langage sont soit menacés par ceux qui maîtrisent tel ou tel sujet, soit alors qu’ils veulent laisser les moins savants croupir dans le noir afin qu’ils puissent toujours exercer leur influence sur ces derniers. Le post-modernisme a enseigné au monde moderniste la vérité (quoique parcelaire) au sujet de la connaissance en tant que pouvoir, et ceux qui détiennent l ;a connaissance en tant que courtiers du pouvoir.

Il ne faut donc par conséquent pas accorder de crédit aux gens et aux leaders qui clament que l’action est plus nécessaire que la reflexion. Il faut abandonner cette idée, elle est en dessous du seuil du chrétien. Il y manque toujours la place que Dieu a donnée à la pensée dans son plan de création et de rédemption. Ainsi que je em le rappelle, Jésus a dit :Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée et de toute ta force (Mark 12:30). Quelle est donc la place appropriée de la pensée dans le plan d’ensemble de Dieu?

Les Pré-requis d’une Compréhension appropriée de la Vie de la Pensée

La première chose que nous devons réaliser au sujet de la pensée est qu’elle a été créée par Dieu dans le but ultime de permettre à la personne créée à Son image2 de recevoir la connaissance qui vient de Lui et d’entrer humblement en relation avec Lui. La pensée nous permet d’avoir un aperçu de l’insondable grandeur et majesté toutefois revélée de Dieu, et elle nous permet par la suite d’aimer, de servir, et d’honorer avec intelligence et sagesse le Créateur et Rédempeteur vivant et omniscient. Nous ne pouvons donc pas ainsi dissocier la vie de la pensée de son ultime objet, Dieu et de son ultime finalité, l’adoration.

A l’instar d’un sage Maestro, qui voudrait en personne plaire au public du ciel, la pensée renouvelée en Christ mène sans cesse avec harmonie les instruments à bois, à corde , en fer ainsi que les facultés de percussions de l’âme dans la douce mélodie de l’adoration du Dieu Unique et Véritable. Il jaillit chaque jour de nos vies de nouveaux cantiques d’amour pour le Seigneur; et la pensée humble entraîne ses amis intimes à savoir la conscience, la volnté, les émotions et les cinq sens dans des mélodies variées d’amour pour le Seigneur. Que ce soit dans l’étude de la culture de la création, en science ou en sociologie, la pensée qui tient ses informations des Ecritures, qui est à l’écoute de l’Esprit de Dieu et engagée envers la vérité est celle qui plaît au Seigneur. Toute autre pensée ne vit que dans la dépravation, et n’entraîne que la cacophonie de sons disparates ; elle n’est que déconnectée et hors de la réalité. Elle est en dessous du seuil Chrétien.

Ainsi, la pensée a été donnée pour identifier la présence de Dieu, et se saisir du poids de la vérité au détriment des erreurs pour que les affections puissent se porter vers l’une et détester les autres, que la volonté choisisse l’une au détriment des autres. La pensée n’a jamis été destinée à fonctionner en automate avec comme principal point focal les choses . Une telle orientation, ainsi que nous pourrions le trouver dans plusieurs domaines de la science moderne-éprise qu’elle est de la création au détriment du créateur- est une pensée qui dérape d’une autoroute bien signalisée pour échouer dans le remblais. C’est de l’idôlatrie en réalité.

Bien plus, autant la pensée n’est pas destinée à saisir Dieu ou à Le dompter bien qu’elle soit une création puissante, autant elle sert plutôt à rendre plus réelle la communion avec Dieu, et non à s’en servir pour e juger. Dieu voulait Se faire connaître, et c’est la raison pour laquelle il a créé des .tres dotés de sens- des êtres qui possèdent la faculté de pensée, les capacités de connaissance. La pensée est destinée et rachetée afin que l’individu puisse se saisir du service intelligent envers Dieu et s’y mette tout en rejetant celui qui est déshonorable. En d’autres termes, nous ne devons pas dissocier la vie de la pensée de son dessein, de sa vocation et de ses devoirs.

Voyez-vous donc combien il existe une vie livrée à l’étudfe de la création ou de certain de ses aspects qui soit complètement en dessous de la pensée que Dieu a créée. Une telle étude pour l’étude ne sert qu’à déprécier la pensée et par conséquent avilir Celui qui l’a créée. Alors que la pensée soumis à Dieu et en accord avec Lui ( au sujet de la place quelle occupe dans le monde de Dieu) étudie toutes ces choses avec joie, réjouissance et avec un engagement inflexible à trouver et à embrasser le vérité. Les sciences peuvent prospérer dans le cadre des écritures-un cadre dans lequel l’honneur de Dieu est l’idéal majeur, où le caractère sacré de la vie et les libertés sont vraiment protégés et l’être humain prolixe en créativité et en découverte. Reconnaître que Dieu a créé la pensée humaine afin qu’elle assure certaines fonctions sous Sa Seigneurie et à l’intérieur de Son plan de création/rédemption est crucial non seulement pour le fonctionnement idoine de la pensée, mais aussi pour son avenir!


1 Paul Harvey, Jr. Paul Harvey's The Rest of the Story (New York: Bantam, 1997), 31-33.

2 L’ imago dei comprend la faculté de la pensée, mais aussi bien davantage; il  comprend tout ce qu’être humain ou ressembler à Dieu veut dire. Et ceci n’implique pas bien sûr que chacun d’entre nous est Dieu/dieu. Nous sommes des créatures dotées de puissantes facultés.

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