Exode: Naissance de la Nation

Exodus: The Birth of the Nation

Traduit par: Eliane Jeffs
Series ID: 
382
Ad Category: 
Passage: 

1. Les Peurs de Pharaon et la Foi d’Israël (Exode 1)

Introduction à Cette Série

« Le problème avec la Bible… est qu’une grande partie est le Nouveau Testament. Et le problème avec le Vieux Testament est juste ça. Il est vieux. Bien sur maintenant, pour certaines choses, vieillesse parle de permanence et de durabilité, même de croissance, de valeur. Pour d’autres choses, vieillesse veut dire démodé, obsolète, sans importance. Dans quelle catégorie devons-nous mettre le Vieux Testament ? »1

Dans le prologue de ce livre excellent, Un Œil pour un Œil : La Place de l’Ethique du Vieux Testament Aujourd’hui, Christopher J. H. Wright pose une question qui trouble bien des Chrétiens d’aujourd’hui. Et pour ceux qu’elle ne trouble pas, elle devrait. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je commence cette étude du Vieux Testament, commençant avec le Livre d’Exode.2 Je crois que nous trouverons, comme l’excellent livre de Wright le montre, que le Vieux Testament est un livre riche en pertinence pour le saint du Nouveau Testament.

Cette série commence spécifiquement avec la « naissance » du pays d’Israël, décrit dans le Livre d’Exode, un livre riche en thèmes qui se reproduiront dans le Vieux et Nouveau Testaments.3 Bien que nous ne couvrirons pas ce Livre d’une manière complète chapitre-par-chapitre, nous commencerons notre étude par le chapitre 1, qui prépare tous les éléments pour l’histoire de l’Exode.

Introduction à ce Message

Francis Shaeffer a écrit un livre titré Dieu est là et Il n’est pas Silencieux. Sans être en désaccord avec ce livre ou son message, je crois qu’il y a des fois quand Dieu est là, mais IL est, du moins de notre perspective, silencieux. Je crois que vous pouvez voir ça dans les Psaumes quand l’auteur fait appel à Dieu, « Où es-tu Dieu ? »4 N’avez vous pas fait l’expérience quelques fois dans votre vie, spécialement dans des périodes d’adversité, quand il vous semblait que Dieu n’était pas présent ? La période décrite dans le premier chapitre d’Exode est une de ces périodes – un temps quand d’après toutes les apparences, Dieu était silencieux. Néanmoins, Dieu était là. Nous apprendrons à voir SA main dans ces « temps silencieux » en étudiant ce premier chapitre d’Exode de plus près.

Lier le Passé et le Présent

Les versets 1-7 servent à lier les évènements du Livre de Genese5 et ceux enregistrés dans le Livre d’Exode. C’était l’intention de l’auteur que ces deux Livres soient en relation l’un avec l’autre et soient compris comme tels.6 Les versets 1-6 résument l’Histoire d’Israël, comme une tribu, décrite plus complètement dans Genèse, chapitres 12-50. Ces six versets nous rappellent que tout ce qui va arriver dans ce Livre est directement lié à ce qui était déjà arrivé dans Genèse.7 La malédiction de Dieu dans Genèse 3 inclut du travail dur, ce qui est le lot d’Israël en Egypte. Le salût de l’humanité, aussi promit dans Genèse 3, devait arriver par la naissance d’un enfant. Et c’était par la naissance d’un enfant (Moïse, Exode 2) que Dieu fournit un sauveur pour SON peuple. Comme les hommes s’efforçaient de se procurer de la sécurité et de l’importance par les buildings d’une ville ainsi qu’une tour, utilisant des briques et du mortier, l’Egypte chercha à se sécuriser en forçant les Israelites à bâtir des villes avec des briques et du mortier (comparez Gen. 11 avec Exode 1:14 ; 5:1).

Plus important, cette portion de l’introduction du Livre d’Exode (Exode 1:1-6) lie l’existence et l’accroissement rapide d’Israël en tant que nation à l’alliance que Dieu avait faite avec Abraham (Gen. 12:1-3 ; 15:12), et qu’il avait réitéré aux patriarches (Isaac : Gen. 26:2-5,24 ; Jacob : Gen. 28:13-15). Les fils d’Israël et leurs familles étaient 70 (v. 5) quand ils arrivèrent en Egypte,8 une simple tribu. Mais quand « les fils d’Israël » quittèrent l’Egypte, ils partirent en grande nation (Exode 1:7,12 ; 12:37).

Le verset 7 remplit presque une brèche de 400 ans, couvrant la période de la mort de Joseph9 jusqu’au moment de l’Exode. Si ce n’avait pas été pour ce verset et le reste du chapitre 1, nous n’aurions pas su grand chose de cette période.

Un moment de réflexion nous permettra de nous rappeler qu’il y a d’autres périodes dans l’Histoire qui sont de même négligées dans le récit biblique. Il y a, par exemple, la période de 400 ans de silence entre les prophètes d’après l’Exode (Malachie, par exemple), et les Livres du Nouveau Testament.10 Il y a aussi la période de silence du temps de la fin du Nouveau Testament (le Livre d’Apocalypse) jusqu'à aujourd’hui.

Que devrions-nous conclure de ces périodes que la révélation biblique semble oublier et ne pas mentionner ? Devrions-nous dire que ces périodes de temps, les évènements et les gens impliques, ne concernaient ou n’intéressaient pas Dieu ? Certainement pas ! Devrions-nous dire que parce que Dieu est silencieux pendant ces périodes (du moins dans les Ecritures), IL est non seulement désintéressé, mais aussi qu’IL ne voulait pas s’en mêler ?

Personnellement, je conclus qu’il y a des fois quand Dieu est là, mais silencieux. Par-là je veux dire que Dieu travaille, mais pas à ce moment là, ne nous disant pas ce qu’IL est entrain de faire, ne révélant pas publiquement SON dessein ou SON pouvoir. Dans de tels moments (autant que dans d’autres), Dieu est au travail, judicieusement. IL travaille dans les coulisses, et de façons qui ne sont pas immédiatement apparentes. Les versets 8-22 concentrent sur les choses que Dieu faisait pendant cette période de persécution qui sont importantes pour le dessein du Livre d’Exode. Ces versets nous donnent beaucoup d’aperçus de ces moments quand Dieu semble être silencieux, quand IL travaille providentiellement, faisant arriver SES desseins ou préparant l’Histoire pour une autre de SES interventions dramatiques dans les affaires des hommes.

De peur que nous conclusions que Dieu est entièrement silencieux pendant certaines périodes de l’Histoire, permettez-moi de vous rappeler que même si Dieu n’enregistre pas l’histoire d’une période en détails, souvent Il prédira les évènements pour préparer ceux qui vivront dans ces temps. Par exemple, cette période de 400 ans était le sujet d’une révélation divine à Abraham, bien longtemps avant que ce ne soit arrive :

« Le Seigneur lui dit:
---Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans[d].

Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses.

Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse.

C'est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu'à présent, les Amoréens n'ont pas encore mis le comble à leurs crimes. » (Genèse 15:13-16)

Cette brève description prophétique de cette période sombre de l’Histoire d’Israël est la preuve de la fidélité de Dieu en ce qui concerne l’accomplissement de SES promesses. Les descendants d’Abraham ont vraiment habité en Egypte, dans la servitude, pendant 400 ans. Ils en sont sortis, et avec de grandes richesses qui leurs ont étaient données gratuitement par les Egyptiens. Ils sont retournés à la terre promise, comme Dieu l’avait promis.

Egalement, les évènements arrivant dans les autres périodes concernant lesquelles les Ecritures étaient silencieuses (les 400 ans entre le Vieux et le Nouveau Testament et le temps de la fin du Nouveau Testament jusqu'à aujourd’hui) avaient été prédits à l’avance par moyens de prophétie. Dans le Livre de Daniel (chapitre 2) les royaumes du monde étaient prédits. Et à travers divers prophéties du Vieux et du Nouveau Testament, les évènements des derniers jours et du retour du Christ sont décrits. Ainsi, Dieu a préparé les hommes, à l’avance, pour ces périodes de relatif silence.

En quittant les versets 1-7, gardons deux mots à l’esprit qui nous aiderons à résumer le rôle de cette section. Les deux mots sont CONTINUITE et CONTRASTE. Nous sommes rappelés de la continuité du programme de Dieu par le fait que les promesses et les desseins de Dieu commencés dans le Livre de Genèse continuent dans le Livre d’Exode. Nous voyons le contraste entre ces deux Livres : une petite poignée d’hommes entrèrent en Egypte pour vivre avec Joseph, mais une grande multitude quittera l’Egypte avec Moïse pour vivre dans la terre promise. C’est un accroissement rapide d’Israël, réalisation la promesse de Dieu à Abraham et préparation à possession du pays, qui étaient le résultat du traitement de Dieu avec Israël sous la main cruelle des Egyptiens.11 Regardons alors à la main providentielle de Dieu pendant cette période de l’Histoire d’Israël.

Un Nouveau Pharaon et une Nouvelle Politique (1:8-14)

Quand Joseph amena sa famille pour être avec lui en Egypte, ils étaient venus dans « la meilleure partie d'Egypte » (Genèse 47:6,11). A cette période là, il y avait un préjudice envers les Israélites en tant qu’Hébreux (Gen. 43:32), et en tant que bergers (Gen. 46:34). Il y a un énorme désaccord parmi les érudits théologiques en ce qui concerne l’identité de ce « nouveau pharaon « qui ne connaissait pas Joseph » (Exode 1:8). Une grosse partie du problème est à propos de la date de l’Exode, une question dont nous allons discuter en détail ici.12 Restant avec une date précoce de l’Exode, il semblerait qu’ici le « nouveau Pharaon » ferait allusion à un sens très important. Il représentait non seulement une nouvelle personne, mais une nouvelle dynastie.

Un peuple asiatique d’origine sémitique (donc, lié aux Hébreux) commença à immigrer en Egypte, éventuellement gagnant contrôle du gouvernement à une période de faiblesse et confusion durant la Deuxième Période Intermédiaire. Les Hyksos13 régnèrent pendant à peu prés 150 ans durant le séjour d’Israël en Egypte, d’environ 1700 à 1500 A.C. Les Pharaons Hyksos étaient « égyptienalisés », assumant le titre de Pharaons,14 et adoptant les dieux d’Egypte. La capitale Hyksôs était très proche de Gochên où les Israélites vivaient en Egypte. Il semblerait que le « nouveau Pharaon » d’Exode 1:8 était un Pharaon Hyksôs, et donc qu’il serait vraiment « nouveau » comme Moïse l’indiquait, spécialement s’il succédait à un Pharaon égyptien. Remarquez aussi qu’il n’est pas appelé un Egyptien. A la vue de ces choses, Davis suggère l’interprétation suivante du verset 10 : « Voyez (Hyksôs) il est temps d'aviser à son (people d’Israel) sujet, pour qu'il cesse de se multiplier. Sinon, en cas de guerre, il risque de se ranger aux côtés de nos ennemis (les Egyptiens) et de combattre contre nous (Hyksôs) pour quitter ensuite ce pays. »15

Si effectivement, une minorité d’Hyksôs avait gagné le pouvoir en Egypte, ce n’était pas une surprise que ces « étrangers » ne connaissaient pas Joseph. En fait, il y aurait eu une tendance à essayer d’effacer le passé et à créér une nouvelle alliance avec la dynastie Hyksôs. Cela pourrait aussi expliquer la peur des pharaons Hyksôs que les Israélites joignent leurs ennemies (les Egyptiens) pour renverser leur règne (étranger).

Les peurs de Pharaon (qu’il soit Hyksôs ou égyptien) sont intéressantes:

« Il dit à ses sujets:
---Voyez, le peuple des Israélites est plus nombreux et plus puissant que nous.

Il est temps d'aviser à son sujet, pour qu'il cesse de se multiplier. Sinon, en cas de guerre, il risque de se ranger aux côtés de nos ennemis et de combattre contre nous pour quitter ensuite ce pays. » (Exode 1:9-10)

Il avait peur de la force numérique des Israélites, et cherchait à la diminuer. Il avait peur qu’ils deviennent alliés avec l’ennemi contre leur règne, les submergeraient et quitteraient l’Egypte. Il est intéressant que tout ce dont Pharaon avait peur arriva, en dépit de ses efforts diligents pour l’empêcher. La raison est, bien sur, que les plans de Pharaon étaient contraires aux desseins et aux promesses de Dieu concernant SES gens.

Le plan de Pharaon, qui fut volontiers adopté par le peuple, était d’asservir les Israélites, et de resserrer leur contrôle sur eux. Une bonne partie de ce plan semble être celle d’intimidation et d’oppression, démoralisant et effrayant tant les Israélites qu’ils n’oseraient pas résister leurs maîtres. En plus, la valeur de leur travail forcé serait utilisée pour renforcer la nation, à la fois économiquement et militairement. Les villes d’entreposage de Pitom et de Ramsès16 furent construites par les Israélites avec des briques et du mortier,17 et les champs étaient aussi travaillés par eux. Josephus déclare que la force de travail des Israélites était aussi utilisée pour creuser des canaux.18

Juste comme Israël s’était beaucoup multiplié durant le temps de Joseph (Gen. 47:27) et après sa mort (Exode 1:7), ils continuèrent à s’accroitre sous la main cruelle de leurs maîtres : Mais le plus ils étaient opprimés, le plus ils se multipliaient et s’étendaient ; Alors les Egyptiens19 arrivèrent à redouter les Israelites et les firent travailler impitoyablement (Exode 1:12-13).

La réponse égyptienne du phénomène d’accroissement numérique continuel des Israélites était d’augmenter la charge de travail et l’intensité de persécutions et de cruautés imposées par leur maîtres (1:14). Il est apparent que ces tactiques n’ont pas marchées, ce qui conduisit à un complot encore plus diabolique dirigé contre le peuple de Dieu, décrit dans les versets 15-21.

Pharaon et les Sages-femmes (1:15-21)

Beaucoup de temps a passé depuis que la première phase de l’oppression fut initiée, décrite dans les versets 1-11. Frustré par l'échec total des administrations précédentes de réduire la croissance rapide des Israélites, l'inquiétude a semblé presque avoir tourné à la panique. C'était une chose de l’emporter en nombre sur les Hyksôs, une petite fraction de la population de l'Egypte. C’en était une autre de menacer les Égyptiens eux-mêmes. Le taux de natalité devait être radicalement changé. Pour le provoquer, le Pharaon s’est tourné vers les sages-femmes20 israélites21, dont deux sont mentionnés spécialement ici,22 comme des exemples spécifiques ou comme des leaders.

Les demandes de Pharaon sont incroyables. Premièrement, c’est un acte de violence abominable contre les innocents. Deuxièmement, je suis stupéfait que Pharaon ne prenne aucunes responsabilités pour la mort de ces nourrissons israélites. Il veut que les sages-femmes résolvent ce problème national du taux de natalité hébreu. Le plan n’est virtuellement pas possible. Comment les bébés-garçons devaient-ils être « exterminés » ? Les morts devaient-elles sembler être des accidents ? Comment Pharaon espérait-il que les femmes Israélites fassent appel à des sages-femmes s’il était connu que tous les nouveau-nés mâles mourraient d’une façon ou d’une autre entre leurs mains ? Je vois là, un plan pauvrement conçu (pardonnez le jeu de mots), décrété par un homme désespéré.

Les sages-femmes avaient plus peur de Dieu que de Pharaon, alors elle refusèrent de tuer les nourrissons mâles (1:17). Cela infuria Pharaon, qui convoqua ses sages-femmes et leur demanda une explication. Elles répondirent que les femmes Israélites étaient en si bonne condition physique que leurs enfants naissaient trop vite, avant qu’elles n’arrivent près de la femme (1:19). Que cela soit l’explication entière ou non,23 cela montrait ironiquement l’affliction des Israelites comme étant une bénédiction pour l’accouchement plutôt qu’un obstacle. Le plan avait échoué en pleine figure de Pharaon. Le travail dur produisait plus d’enfants Israélites.

« Dieu fit du bien aux sages-femmes, et le peuple continua de se multiplier et devint extrêmement puissant.

Comme les sages-femmes avaient agi parce qu'elles révéraient Dieu, Dieu fit prospérer leurs familles. » (Exode 1:20-21)

Hyatt suggère une raison possible pour laquelle avoir des enfants fut une bénédiction spéciale pour ces sages-femmes : « il est possible que des femmes stériles étaient choisies comme sages-femmes ; si c’est le cas, leur recompense était qu’elles devenaient fertiles et avaient des enfants. »24 La bénédiction d’avoir des enfants n’était pas niée par les femmes Israélites, ni par les sages-femmes Israélites.

Il y avait une autre bénédiction, pas aussi apparente mais je crois très importante. Si quelqu’un vous demandait les noms des sages-femmes, quelle serait votre réponse ? De ce texte, vous pourriez répondre rapidement, « Chiphra et Poua ». Maintenant, si je vous demandais les noms d’un des pharaons mentionnés dans ce chapitre, pourriez-vous répondre ? No ! Beaucoup ont spéculé à propos de l’identité des pharaons. Réfléchissez, l’officiel le plus haut du pays, ce vieux « quel est son nom ? » Le nom de ces hommes était connu et craint par des millions, mais nous ne savons même pas qui ils étaient. Et cela en dépit de tels projets comme la construction des pyramides et d’efforts considérables pour momifier les corps des pharaons.

Malheureusement, certains n’ont pas réalisé que l’omission des noms des pharaons fut délibérée, et en contraste de l’énumération des noms des sages-femmes.25 Quel gracieux cadeau que Dieu a fait à ces deux pieuses femmes Israélites – IL enregistra leurs noms comme exemple pour les croyants à travers les siècles. Dieu ne s’intéresse pas plus que ça au nom de ce Pharaon, Pharaon « quel est son nom ? », mais IL est intimement intéressé par Chiphra et Poua, car elles ont confiance et LUI obéissent. Quel plus grand honneur que d’être reconnu par Dieu ?

Ayant considéré l’énumération des noms des sages-femmes mais pas celui de Pharaon, mon esprit se tourna vers quelques passages d’Ecritures intéressants. Je me rappelle du proverbe biblique qui dit,

« Le souvenir du juste continue à être en bénédiction aux autres,
mais le nom des méchants tombe dans l'oubli. » (Proverbe 10:7)

et de l’auteur des Psaumes qui pria :

« Que ses descendants soient exterminés
et que son nom disparaisse avec ses enfants!…

… Que l'Eternel se souvienne toujours de leurs crimes!
Que leur souvenir soit extirpé de la terre! » (Psaume 109:13,15)

Dieu ne s’intéresse pas à votre position ou votre prestige dans la vie, mes amis. IL s’intéresse seulement si vous le révérez et croyez en SON Fils, Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés et la vie éternelle. Si vous êtes SON enfant, par la foi, IL vous connaitra par votre nom. Sinon, votre splendeur ou pouvoir terrestre n’a pas d’importance, vous serez un « quel est son nom ? » pour Dieu, et vous passerez l’éternité loin de SA présence.

La futilité des conquêtes militaires et des projets de construction de Pharaon est caractérisée par ce poème de Shelley :

Ozymandias

I met a traveler from an antique land
Who said: Two vast and trunkless legs of stone
Stand in the desert. Near them, on the sand,
Half sunk, a shattered visage lies, whose frown,
And wrinkled lip, and sneer of cold command,
Tell that its sculptor well those passions read
Which yet survive, stamped on these lifeless things,
The hand that mocked them and the heart that fed.

And on the pedestal these words appear:
“My name is Ozymandias, king of kings;
Look on my works, ye Mighty, and despair!”
Nothing beside remains. Round the decay
Of that colossal wreck, boundless and bare
The lone and level sands stretch far away.26

Ombrageant Pharaon, les vrais héros de notre chapitre sont Chiphra et Poua. Elles révèrent Dieu plus que les hommes. Elles appliquent leur vénération de Dieu au travail pratique de leur vie au jour le jour. Elles vivent leur foi où Dieu les place. Ce n’était pas une chose si dramatique à faire (osée, mais pas dramatique), mais cela révèle une foi qui ne désobéira pas le Roi des rois. Qu’il y aurait plus de saints de ce genre-là aujourd’hui – des saints qui vivraient leur foi en tout endroits et circonstances où Dieu les placerait, une foi qui, si nécessaire, défierait le plus grand pouvoir du pays !

Un Dernier Effort Futile (1:22)

L’essaie de Pharaon de détruire indirectement les enfants mâles Israélites a échoué misérablement. Ce qu’il a essayé de faire clandestinement, d’une façon sournoise, Pharaon le demandera ouvertement :

« Mais le pharaon ordonna à tous ses sujets:
---Jetez dans le fleuve tous les garçons nouveau-nés des Hébreux, mais laissez vivre toutes les filles! » (Exode 1:22)

L’intention de ce décret était évidente. Pharaon espérait non seulement de tuer tous les nourrissons mâles, mais asservir toutes les filles, anihilant ainsi la nation d’Israël en une génération.26 Ce que Pharaon manqua de discerner était qu’il était un simple pion de Satan, qui cherchait à exterminer la graine d’où le Messie allait venir.

Ce que Pharaon a fait, sans le savoir, était de déclarer les hostilités entre le « serpent » et « la femme » (Gen. 3:15). Car avec l’extermination des Juifs, la venue du Rédempteur aurait été impossible, car depuis Abraham, la promesse concernant la Semence de la femme et l’écrasement du serpent était, pour sûr, connectée avec ces gens (Gen. 12:1-3 ; Jean 4:22 ; Gal. 3:16).27

La lutte entre Satan et « la semence » est une qui peut être trouvée à travers toute l’Histoire biblique. Satan a cherché à corrompre la semence en utilisant les Cananéens (Gen. 38 ; Nombres 25). Maintenant, au moment de l’Exode, il cherche à annihiler la semence par le meurtre. Plus tard, Satan emploiera la jalousie d’Hérode, qui essaiera de renverser le « Roi des Juifs » en assassinant beaucoup d’enfants innocents (Matthieu 2).

Le décret de tuer les nouveau-nés en les noyant est une partie du plan diabolique de Satan pour détruire la semence qui le détruira. Là encore Pharaon blâme quelqu’un d’autre pour les meurtres des bébés, cette fois, le peuple Egyptien il semblerait ou peut-être les parents hébreux :

« Jetez dans le fleuve tous les garçons nouveau-nés des Hébreux, mais laissez vivre toutes les filles! » (Exode 1:22)

C’est cet ordre qui fournit la toile de fond au drame du chapitre 2, où le libérateur d’Israël est né.

L’application de ces versets pour l’abomination d’avortement sur demande devrait être évidente. Il y a une série d’évènements mortels dans Exode 1 qui est très parallèle aux origines et à l’augmentation des avortements. Elle commence avec le dédain pour ceux qui menacent nos propres intérêts. Les Egyptiens dédaignaient les Israélites qui semblaient menacer leur position de pouvoir et de prestige, tout comme certaines gens dédaignent les enfants, les regardant comme une responsabilité économique et un fardeau superflu. Le meurtre des Israélites commença par être une question de politique nationale, tout comme la décision de la Court Suprême ouvrit la porte au meurtre en masse des innocents non-nés. Au début, le meurtre est subtil, puis de plus en plus flagrant. Pharaon semblait vouloir que les sages-femmes arrangent la mort des nouveau-nés mâles, que le meurtre ait l’air d’être le résultat du processus de la naissance. Finalement, il fut ordonné que les bébés mâles soient jetés (après la naissance) dans le Nil. Comme aussi aujourd’hui, les avortements, qui étaient permis au début de la grossesse, sont maintenant autorisés très tard, et des enfants sont aussi tués après la naissance. Comme le meurtre des bébés était sélectif (garçons seulement) en Egypte, maintenant, nous tuons des nouveau-nés parce qu’ils ne sont « pas du bon » sexe ou parce qu’ils ont une petite imperfection qui pourrait être inconvéniente pour nos vies. Ne manquons pas de réaliser les grandes similarités entre le meurtre des nourrissons de ces jours anciens et les nôtres. Soyons comme ces sages-femmes et refusons de prendre part à de telles abominations.

Conclusion

De la perspective humaine, les choses en Egypte allaient « de mal en pis » pour les Israélites. Un séjour qui commença avec une bienvenue royale, devint par décret esclavage et puis se détériora en un complot pour tuer les nouveau-nés mâles Israélites et asservir les filles. Il semblerait que les choses pouvaient difficilement aller plus mal. Certains pourraient se demander si Dieu savait ce qu’il se passait, et si oui, pourquoi ne faisait-IL rien ?

Considérant les évènements d’Exode 1, nous avons besoin de reconnaître qu’il y avait plusieurs points de vue. D’une perspective humaine, il y avait la motivation égoïste et coupable de Pharaon et du peuple d’Egypte, n’hésitant pas à sacrifier les Israélites pour leurs propres intérêts. Il y avait aussi la perspective des Israélites qui ont pu se demander où le Dieu de leurs ancêtres était. La perspective des sages-femmes Israélites aurait dû être leur modèle. Bien qu’elles ne comprenaient pas tout ce qui se passait, elles révéraient Dieu, et elles refusèrent d’obéir les ordres de Pharaon quand ils étaient contraires à la volonté de Dieu.

Puis il y avait aussi la perspective supernaturelle qui reconnaît dans tous les évènements de ce chapitre la main de Satan, cherchant à contrecarrer les desseins de Dieu en utilisant les dirigeants de ce monde à son avantage. La bataille entre le Serpent et la semence ne doit pas être négligée dans cet épisode Egyptien.

Finalement, il y avait la perspective divine. Dieu achevait SES desseins et promesses largement pas remarquées par aucuns des acteurs de ce drame divin. L’affliction et l’esclavage que Dieu avait prédit à Abraham (Gen. 15:12-16) fut réalisé dans le premier chapitre d’Exode. Par l’esclavage et l’adversité de ces 430 années (Exode 12:40), un grand nombre de choses fut providentiellement exaucé. Permettez-moi d’énumérer brièvement quelques-unes des bénédictions qui résultèrent des souffrances des Israélites en Egypte.

(1) Israël ne fut pas absorbé par les Cananéens à travers les mariages entre les deux races en étant envoyé en Egypte, quand le préjudice de cette nation interdisait le Pharaon de s’entremêler, ce qui était commun dans Canaan (Gen. 38).

(2) Le jugement des Cananéens fut retardé jusqu'à ce que leurs péchés aient rempli la coupe jusqu’à ras bord (Gen. 15:14-16).

(3) La lumière du salûtde Dieu fut amené aux Egyptiens par les Israélites. La multitude de ceux qui quittèrent l’Egypte incluait des Egyptiens.

(4) Israël fut capable de grandir d’une poignée de gens (70 hommes) à une grande multitude. Pouvez vous imaginer une tribu de 70 hommes essayant de conquérir Canaan ?

(5) Dieu préparait Israël physiquement pour les rigueurs exigées dans le désert et militairement pour la guerre contre les Cananéens. Dieu préparait aussi pour les besoins économiques de la nation avec un plan d’économie forcé qui mit un capital nécessaire entre les mains des Israélites quand ils quittèrent l’Egypte (Gen. 15:14 ; Exode 12:35-36).

Remarquez ces bénédictions du séjour égyptien, nous pouvons voir que Dieu travaillait providentiellement pour le bénéfice de SES enfants. Nous pouvons donc tirer plusieurs principes de ce passage qui nous aideront dans ces moments quand la main de Dieu n’est pas évidente et quand les forces du mal semblent gagner.

Premièrement, les desseins de Dieu sont réalisés, même quand nous ne participons pas activement à leurs accomplissements.

Deuxièmement, les desseins de Dieu sont réalisés, même quand nous ne nous en rendons pas compte et quand toutes les apparences pointent vers le contraire.

Troisièmement, quand c’est le cas, Dieu a annoncé prophétiquement ce qu’IL va faire durant une période qui semblera être silencieuse.

Quatrièmement, quand Dieu est « silencieux », nous devons vivre par notre foi (comme à tous autres moments) et par le principe de SA parole.

Cinquièmement, les desseins de Dieu sont aussi faciles à réaliser dans l’adversité qu’ils le sont dans le confort, et peuvent être aussi bien accomplis en utilisant des non croyants que des saints.

Sixièmement, il y a de grandes similitudes entre ces expériences d’Israël et les évènements des derniers jours avant que notre Seigneur ne revienne.29

Finalement, je veux dire un mot à propos de la « politique éditoriale » de Dieu, comme elle est reflétée dans ce chapitre. Le fait que Dieu choisisse de décrire, en termes incomplets, une période de 400 ans est une évidence de SA souveraineté. Mais Dieu fait toute chose pour une raison. Réfléchissant au message de ce chapitre, j’ai réalisé que Dieu a une raison pour ce qu’IL ne dit pas autant que pour ce qu’IL révèle dans les Ecritures. Dieu a choisi de peu parler des 400 ans de la servitude d’Israël en Egypte. L’emphase de ce qu’IL dit est sur le bien voulu que Dieu va amener du cruel Pharaon, d’Egypte, et du Mauvais (Gen. 50:20).

Je viens de réaliser que la « politique éditoriale » de Dieu, reflétée dans Exode 1, est complètement opposée à celle des médias aujourd’hui. Si nous devions lire un récit séculier de cette période de l’Histoire d’Israël, nous aurions beaucoup plus de place dédiée à la souffrance des Israélites. Nous aurions des images macabres, en couleur, d’Israélites couverts de sueurs, trébuchants dans les citernes visqueuses de boue, faisant leurs briques. Nous aurions beaucoup d’histoires d’ « intérêts humains », toutes concentrées sur la mauvaise situation de ce peuple et la cruauté des Egyptiens.

Ce n’est pas la prétention d’Exode 1. Oh, on nous parle de la cruauté des Egyptiens et des souffrances des Israélites, mais l’emphase du chapitre est sur la fidélité de Dieu à SES desseins, SES promesses, et SES enfants. La confiance de ce chapitre est celle qu’en dépit des efforts de l’Egypte, les enfants de Dieu miraculeusement augmentaient en nombres et en force. Dans tous ça, Dieu préparait SON peuple pour la délivrance et l’Egypte pour le jugement. Les desseins de Dieu étaient certains, et ceux que Dieu bénit étaient ceux qui LE révéraient. La « politique éditoriale » de Dieu est de traiter brièvement avec le chagrin et la misère humaine, et de concentrer sur la grâce et la fidélité de Dieu. Quand vous regardez à notre chapitre comme ça, vous pouvez voir que c’est le cas.

Laissez-moi vous poser une question à propos de votre « politique éditoriale ». Tout le monde « révise », comme si c’était les circonstances de nos vies. L’anxieux révise toutes les bonnes choses, toutes les possibilités positives, et souligne chaque élément de douleur, de désastre possible. Le grincheux révise toutes les bénédictions de Dieu et se concentre sur les choses qui n’ont pas marché et qui étaient déplaisantes. La foi révise les circonstances de la vie différemment. Elle reconnait toutes les mauvaises choses de la vie, mais elle ne les emplifie pas. La foi choisit de concentrer sur les desseins, les promesses et le pouvoir de Dieu, et recherche SA main au travail, prenant soin de SES gens, et les préparant pour les bénédictions à venir. Je vous exhorte, mes amis, d’établir une « politique éditoriale » pour les circonstances de votre vie qui est comme celle de Moïse, l’auteur humain d’Exode.


1 Christopher J. H. Wright, An Eye for an Eye: The Place of Old Testament Ethics Today (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1983), p. 12.

2 The reason I have chosen to begin this series here is that I have already dealt with the Book of Genesis in 50 lessons.

3 “It would be hard to find a single major topic of Old, or even New, Testament that is not exemplified in the Book of Exodus. Many of the themes, used later in the Bible, actually take their rise in this book, in the interpreted experience of Israel, through the great events that led to her foundation as a people.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1973), p. 19. I highly recommend Cole’s commentary as the first commentary you purchase in your study of the Book of Exodus.

4 Cf. Psalm 73:1-14; 74:1ff.; 77:7-9; 79:1-5.

5 Genesis may have been written about the time of the Exodus. Since we believe Moses to be the author, it could not have been written sooner than shortly before the Exodus. Genesis would have provided an excellent backdrop for the Exodus, providing Israel with a reminder of her roots and of the basis for God’s blessings which were soon to be experienced.

6 “The initial ‘and’ found in the Hebrew makes clear that Exodus is not a new book, but simply the continuation of the Genesis story, and the fulfillment of the promises made to the partiarchs. But this is an appropriate place for a break: it is the last time in the Pentateuch that ‘sons of Israel’ is used to describe Jacob’s immediate family. From now on, the phrase will be a collective patronymic, describing the whole people of God, formed like any Arabic tribal name.” Cole, p. 53.

7 There are certain literary allusions which are intended to make these connections between Exodus and Genesis. For example the expression, “were fruitful and multiplied” (Exod. 1:7), is an allusion to the early chapters of Genesis: “The Hebrew deliberately repeats three verbs used in Genesis 1:21,22 which may be translated ‘were fruitful … swarmed … became numerous.’ This increase was interpreted as God’s promised blessing on His creation. A considerable time had passed since Joseph’s death: at the very shortest reckoning, Moses was the fourth generation after Levi (Nu. 26:58) and he may have been many hundred years later (Ex. 12:40).” Cole, p. 53.

8 In Genesis 46:26-27 the number of the direct descendants of Jacob, minus the wives of his sons, is 66 (v. 26), with the total number who came to Egypt numbered at 70 (v. 27). In the Septuagint (Greek) translation of this text, the number is 75 which agrees with Acts 7:14. There are various possible solutions to this problem. Davis suggests that the explanation is that the count of 75 would include the five grandsons of Joseph. John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 44.

“The sons are arranged according to their mothers, as in Genesis 35:23-26, with the sons of the two maidservants appearing last. The number of males that accompanied Jacob is given as 70 in verse 5. This is in agreement with a similar number which appears in Genesis 46:27 and Deuteronomy 10:22; however, the Septuagint reading of this text and Acts 7:14, which is apparently a quotation from the Septuagint text, reads seventy-five souls. … Notice that in Genesis 46:26 the figure of the descendants of Jacob is given as only sixty-six. This is due to the fact that Jacob, Joseph and his two sons were not included in the calculation.” Davis, p. 44.

10 Even in the period of the life of our Lord, there is a great deal of disproportion (time-wise) evident in the gospels. A fair amount of space is devoted to the birth of our Lord, a very little space to His early childhood (Luke 2:39-52), and a great deal of space to the three years of His earthly ministry (with the greatest emphasis given to the last week of His life). We see selectivity everywhere in the Bible, in terms of what periods of time God has chosen to depict.

11 “Assuming that the original group to enter Egypt was at least 140 persons (the number 70 of verse 5 includes males only), the original population would have had to have doubled fourteen times to produce the number who took part in the exodus (about 2,000,000). This apparently reflects special divine blessing and intervention as promised in the Abrahamic covenant (cf. Gen. 12:2; 15:5).” Davis, pp. 47-48.

12 The vast majority of liberal scholars, along with a few conservatives, hold that the exodus took place in the thirteenth century B.C. As a rule conservative scholars hold to an earlier date of the exodus, in the fifteenth century (ca. 1440 B.C.). For a more extensive discussion of the issues from a conservative viewpoint see Davis (pp. 16-33), or Cole (pp. 40-43). There is also an excellent article cited by Davis entitled: “The Time of the Oppression and the Exodus,” by John Rea found in Grace Journal, II, No. 1 (Winter, 1961), pp. 7ff.

13 For a concise treatment of the Hyksos kings, see C. E. Devries, “Hyksos,” The International Standard Bible Encyclopedia (Grand Rapids: William B. Eerdmans Publishing Co., 1982), II, pp. 787-788.

14 “Pharaoh is not a personal name, but the equivalent of ‘king of Egypt’ (vv. 8, 15, 17). The Egyptian word … means ‘great house.’ In the third millennium B.C. it designated the royal palace, but by 1800 B.C. it had become an epithet for the king. In the XVIIIth and XIXth dynasties it was a royal title, and by the ninth century it was prefixed to the royal name (e.g. Pharaoh Shishak).” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), p. 58.

15 Davis, p. 46.

16 The mention of these two cities has become a major argument in support of the exodus late date. See Rea (cited above for a refutation of this) pp. 6-10.

17 The mention of “bricks and mortar” brings to mind the futile efforts of fallen men to build the city and the tower of Babel (cf. Gen. 11:1-4).

18 Cf. Davis, p. 49.

19 The term “Egyptians” here may indicate that the period of Hyksos rule has ended, and that the oppression begun by them was continued and even increased by the Egyptian rulers (cf. Rea, p. 8). The general population of Egypt, who had to support such oppression, was the same, even when the government changed hands.

20 “The Hebrew word ‘midwife’ … literally means ‘one who helps to bear.’ The midwife aided at childbirth by taking the newborn child, cutting its umbilical cord, washing the baby with water, salting, and wrapping it (cf. Ezek. 16:4).” Davis, p. 50.

21 There is some discussion as to the precise meaning of the term “Hebrew” here, since it is used in both a narrow and in a broader sense: “The name ‘Hebrew’ is derived from the name ‘Eber’ (the opposite, on the other side; Gen. 10:21, 24; 11:4, 15), and rests, apparently upon a family migration, unknown to us, of the forbearers of Abraham from ‘beyond’ the Jordan … the word ‘Hebrew’ is at first the description of pre-Abrahamic-Semitic family groups. … Only later did the name become the national description of the Old Testament covenant people as a political and ethnic unit, in contrast to other though related peoples. …” Erich Sauer, The Dawn of World Redemption (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Company, 1951), pp. 111-112.

I personally understand these midwives are Israelites. It would have been only natural for the Israelite women to turn to Israelite midwives for help in child-bearing. Also the term “Hebrew” is repeated in 16 with reference to the Israelite women.

22 “The name of the first midwife, Shiphrah, appears in nearly the same form in the Brooklyn Museum Papyrus, dated about 1740 B.C.” Davis, pp. 49-50.

23 I am inclined to see here a less than complete answer to the Pharaoh. I doubt that what was said was untrue, however. What was not said was that the midwives refused to obey the king of Egypt, choosing rather to obey God than men. Such a bold statement may have cost these women their lives.

24 Hyatt, p. 61.

25 Hyatt, for example, writes, “… the writer apparently does not know his name.” Hyatt, p. 58. This is an even sadder observation when we realize that Hyatt does not even seem to know the name of the author—Moses, and that he thinks Moses didn’t know the name of the Pharaoh even though he grew up in the home of the Pharaoh.

26 “Ozy Mandias” by Shelley, The Oxford Anthology of English Poetry, Vol. II, edited by John Wain, (New York: Oxford University Press) 1990, p. 224.

26 “These [daughters] presumably would become slave wives, and so could be absorbed by the Egyptians in a generation.” Cole, p. 56.

27 Sauer, p. 118.

29 I encourage you to explore the similarities between the conditions described in Exodus 1, before the deliverance of God, and the conditions in the last days, before the return of Christ.


Ad Category: 
Passage: 
Taxonomy upgrade extras: 

2. La Sauvegarde et Préparation du Libérateur d’Israël (Exode 2)

Introduction

Il y a quelques années, des étudiants libéraux des Ecritures déterminèrent qu’ils ne devaient pas interpréter la Bible comme elle était, mais devaient la « démythifier » pour que le texte soit restaurer à ce qu’il devrait être. La communauté évangélique fut outragée, et pour une bonne raison. Nous croyons que la Bible, COMME ELLE EST, est la parole révélée de Dieu: inspirée, vraie, et autoritaire. Profondément dévoué à ces présuppositions fondamentales, je n’ai aucun désir de « démythifier » le texte que nous allons étudier. J’ai, cependant, l’intention de « démythifier » quelques-unes de nos hypothèses de ce que ce texte effectivement nous dit, car beaucoup de nos vues des évènements dans Exode 2 sont plus le produit de notre imagination que le résultat d’une étude attentive du passage, avec le commentaire du Nouveau Testament sur son message et son sens.

Peu histoires de la Bible nous sont plus familières que celle de Moïse qui flotta sur le Nil dans une corbeille et fut secourut par la fille de Pharaon. La chose intéressante à propos de cet incident dans Exode 2 est que les Chrétiens d’aujourd’hui pensent généralement à ce chapitre en termes de ce petit « arche » de papyrus, pendant que les auteurs du Nouveau Testament oublient presque complètement cet aspect de l’évènement pour se concentrer sur d’autres sujets, qui, nous devons conclure, sont plus importants. Dans Actes 7:21, Etienne dit simplement que Moïse fut « abandonner. » L’auteur d’Hébreux ne mentionne même pas l’épisode de la corbeille, choisissant d’attirer notre attention sur les trois mois préalables, quand les parents de Moïse le cachèrent dans leur maison, défiant les ordres de Pharaon.

Comme nous approchons notre étude, nous chercherons à mieux comprendre les évènements du chapitre, puis explorerons le sens de ces évènements comme ils sont enregistrés pour notre instruction (1 Cor. 10:11 ; 2 Tim. 3:16-17).

Dans le premier chapitre du Livre d’Exode, nous avons vu la main de Dieu travaillant providentiellement pour accomplir SES promesses faites à Abraham, Isaac, et Jacob. IL a fait cela en amenant Joseph en Egypte et par la prospérité et l’augmentation pendant le temps de faveur de Pharaon. Pendant que l’Egypte était réduite à la servitude (Gen. 47:20-21), la maison de Jacob prospérait (Gen. 47:11-12) ; Exode 1:7). L’augmentation numérique phénoménale d’Israël continua, même après la montée au pouvoir d’un nouveau Pharaon qui établit un régime de cruauté et d’oppression envers les Israélites (Exode 1:8). Dans Exode 1, nous voyons la foi des sages-femmes Israélites prouvée par leur détermination de sauver les nouveau-nés mâles, au contraste des efforts fervents de Pharaon de les tuer.

Dans le deuxième chapitre, nous trouvons la main de Dieu au travail dans l’Histoire d’Israël, préservant la vie d’un enfant qui deviendra le libérateur d’Israël. Il y a trois incidents dans la vie de Moïse dépeint dans ce chapitre. En premier est la naissance de Moïse et son sauvetage divin (versets 1-10). Le second est l’essai de Moïse de libérer quelques-uns de ses frères hébreux de l’oppression d’un maitre d’esclaves Egyptien. (versets 11-15). Le troisième incident est quand il offrit son aide aux filles de Reouel au puits qui entraina son mariage et son séjour à Madian (versets 16-25). Dans chacun de ces incidents, il y a un point commun présentant Moïse comme le libérateur des opprimés. Regardons à chacun de ces trois évènements dans la vie de Moïse, et cherchons à découvrir le message que Dieu a pour nous dans leurs enregistrements divinement inspirés.

Moïse – Sauvé des Eaux (2:1-10)

Le chapitre précédent finit avec le décret de Pharaon à tous ses gens :

« ---Jetez dans le fleuve tous les garçons nouveau-nés des Hébreux, mais laissez vivre toutes les filles! » (Exode 1:22)

Cet ordre est la toile de fond pour les 10 premiers versets du second chapitre, où Moïse, un nouveau-né mâle israélite, est jeté dans le Nil dans une corbeille, en obéissance symbolique à Pharaon, et sorti du fleuve par personne d’autre que la fille de Pharaon.

Il est peut-être inutile de le dire, mais le récit n’est pas seulement dépeint comme l’histoire,30 mais c’est de l’Histoire, pas un mythe. Malheureusement, certains « érudits » ne sont pas capables d’accepter le récit biblique comme étant précis et autoritaire.31

On nous dit que cet homme hébreu de la tribu de Lévi maria une femme qui était aussi de la même tribu (verset 1). Plus tard, on apprend que le nom de cet homme est Amrâm et que celui de la femme est Yokébed (Exode 6:20). Le fait que tous les deux, l’homme et la femme, soient de la tribu de Lévi est un point que Moïse veut nous faire comprendre est important.32

Un enfant est né de ce couple. La mère est dite avoir sentie quelque chose de spécial à propos de cet enfant qui la poussa de le cacher pendant trois mois. Le verset 2 est interprété de plusieurs façons par les traducteurs : «… c'était un beau bébé » (NIV)*, « … il était magnifique » (NASB)*, « … il était très bien formé » (Berkeley)*, « … il était un bon bébé » (King James)*. Dans le Nouveau Testament, nous trouvons que l’enfant est décrit ainsi : « … il n’était pas un enfant ordinaire » (NIV)* (Heb. 11:23).

Le problème que j’ai avec ces traductions est qu’elles ne transmettent pas exactement ce que les mots originaux veulent dire, et elles ne nous fournissent pas une assez bonne raison pour les actions des parents de Moïse qui autrement pourrait être considérées comme un acte de foi recommandable. Les deux explications principales de cette phrase dans le verset 2 sont : (1) que l’enfant était exceptionnellement bien formé et plus qu'exceptionnellement mignon ; Et (2) que les parents percevaient d’une façon ou d’une autre que Dieu avait un dessein spécial pour cet enfant.

La première suggestion semble être une imitation de la vieille chanson qui va un peu comme ça: « Tu as dû être un bébé magnifique… » Mais oser conclure que Bébé Moïse était simplement trop mignon pour être jeter aux crocodiles ? Est-ce que cela veut dire que tous les autres parents avaient eu raison de jeter leurs bébés laids (et quels parents ont-ils jamais eu des bébés laids) dans le Nil ? Il est certain que la beauté esthétique de Bébé Moïse n’est pas la raison de son sauvetage. L’auteur d’Hébreu nous dit que les parents de l’enfant ont agi par foi, ce qui doit exclure l’apparence physique, tel qu’ « être trop mignon ». Que Bébé Moïse ait été simplement « un bébé magnifique » n’est pas une explication satisfaisante pour justifier les actions de ses parents.

D’autres versions (par exemple, « n’était pas un enfant ordinaire ») suggèrent que les parents de Moïse ont vu plus que l’apparence de l’enfant, quelque chose encore plus spécial en lui. Ses parents, on nous dit, croyaient que Dieu avait une destinée spéciale pour l’enfant. Comme Gispen dit,

« La mère… vit qu’il était un enfant délicat .. charmeur, beau, mais ici peut-être aussi : Robuste, promettant. La mère vit quelque chose de spécial dans l’enfant (un futur Sauveur ?). … L’historien juif Josephus mentionne une autre révélation de Dieu à Amrâm concernant la noblesse future de Moïse, mais il n’est pas nécessaire d’accepter cela.33

Donc, les parents de Moïse ne tueraient pas leur enfant parce qu’il était spécial, un enfant pour lequel Dieu avait de grands plans. Mais est-il louable de sauver un enfant simplement parce que Dieu a des plans pour lui ? Dieu n’a-t-il pas une destinée spéciale pour chaque enfant ? Si les parents de Moïse étaient motivés par ce genre de raisonnement, cela semblerait justifier de tuer tous les enfants pour lesquels noblesse n’avait pas été ordonnée. Beaucoup d’avortements sont faits avec une telle logique. Non, il doit y avoir une meilleure explication.

Dans Exode 2:2, le texte pourrait simplement être interpréter, « elle vit qu’il était bon ». Le mot hébreu traduit « bon » est fréquemment utilisé par Moïse dans les cinq Livres de la Loi, et dans la plupart, il a le sens de bonté qui est le résultat d’être fait (ou donné) par Dieu, et/ou être déclaré bon par LUI. Ainsi, les expressions multiples dans Genèse 1 et 2, « c’était bon », utilisent le même terme. Le même sens est suggéré par Arndt et Gingrich dans leur lexique grecque pour le mot grecque qui fait référence à l’enfant.34 Les paroles d’Etienne, « qui avait la faveur de Dieu » (Actes 7:20), nous pointent dans la même direction.

Je suggérerais donc que Moïse ne nous dit pas que Dieu ait influencé ses parents pour le cacher parce qu’ils étaient convaincus qu’il y avait quelque chose de très spécial (soit en apparence ou en sa destinée) à propos de lui, mais plutôt qu’il y avait quelque chose de spécial en lui, point à la ligne. Vous voyez, la perspective biblique est que les enfants viennent de Dieu (Psaume 127). Chaque enfant est le produit d’une création divine (Psaume 139:13-14), et donc est « bon » aux yeux de Dieu. Les parents de Moïse refusèrent de tuer leur enfant parce que Dieu l’avait crée, et parce que cela voulait dire que cet enfant (tout comme chaque enfant qui nait) était bon aux yeux de Dieu.

Les parents d’aujourd’hui sont bien loins de ce genre de foi et d’obéissance quand ils choisissent d’avorter l’enfant que Dieu a créé et qui est donc bon à SES yeux. L’avorteur voudrait nous faire croire que beaucoup d’enfants ne sont pas vraiment « bons » du tout et devraient être éliminés. C’est simplement un refus de voir les enfants comme Dieu les voit. C’est peut être un peu plus sophistiqué d’aspirer un enfant du ventre de sa mère ou de l’exciser, mais ce n’est pas du tout différent de jeter un enfant dans le Nil, pour être dévorer par un crocodile.

Les parents de Moïse35 révéraient le Dieu qui avait créé leur fils plus que le Pharaon qui voulait le tuer. Donc, ils cachèrent l’enfant dans leur maison pendant les trois premiers mois de sa vie (Exode 3:2). Empêcher l’enfant d’être découvert devint éventuellement impossible.36 Le temps arriva quand quelque chose de différent dut être fait. Le résultat fut une obéissance feinte à la lettre de la Loi de Pharaon.37 Moïse fut « jeté dans le Nil » mais dans une « corbeille », qui était scellée d’asphalte.38 La sœur de Moïse39 devait se tenir à une distance pour « voir ce qui arriverait à l’enfant » (Exode 2:4).

Dans la providence de Dieu, la fille de Pharaon40 arriva sur la rive du Nil pour se baigner. Elle vit la corbeille, envoya une de ses servantes pour l’attraper, et découvrit un bébé mâle hébreu à l’intérieur. A ce point, nous devrions nous souvenir que l’ordre que le Pharaon, le père de cette femme, avait donné à tous dans son royaume, ce qui incluait sa fille :

« ---Jetez dans le fleuve tous les garçons nouveau-nés des Hébreux, mais laissez vivre toutes les filles! » (Exode 1:22)

Pharaon pouvait être assit sur son trône et passer des lois qui provoquaient bien des chagrins, douleurs, et morts sans même être touché par les conséquences de ses décisions. Maintenant, la fille de Pharaon arriva face à face avec les implications de la loi de génocide de son père. Regardant dans la corbeille, elle vit un bébé hébreu – il n’y avait aucun doute de son identité (verset 6). L’enfant pleurait, ayant peut-être été affecté dans un mauvais sens par la période d’exposition aux éléments. Néanmoins, c’était un spectacle émouvant, un qui tirait à la compassion et aux instincts maternels de cette femme.

Ce que son père, le Pharaon, avait commandé était non seulement impensable, c’était impossible. Pas de doutes qu’elle se demanda ce qu’elle devrait faire de l’enfant quand la sœur de Moïse arriva avec la solution. Dieu fut si gracieux de redonner l’enfant à ses parents pour un certain temps, et même de payer la mère pour le garder. Cela a dû leur donner une année ou deux ou plus,41 durant lesquelles ils profitèrent de leur fils sous la protection de la fille de Pharaon. Dépendant de l’âge de Moïse et du montant de contact que ses parents avaient avec lui, ils ont dû avoir des opportunités de l’instruire sur le sujet du Seigneur.42 N’oublions pas cependant, que le plan de Dieu pour l’éducation de Moïse comprenait aussi des années d’instruction par les Egyptiens païens (Actes 7:22), qui facilita grandement son administration future !

Quand Moïse fut sevré, il fut emmené dans la maison de Pharaon, où il devint son fils. Elle appela le garçon Moïse,43 un nom qui expliquait comment elle l’avait trouvé, étant bébé, et qu’elle le sortit du Nil.

La délivrance de Moïse est importante de plusieurs façons. Premièrement, sa délivrance est une illustration magnifique de la vérité que nous trouvons déclarée plus clairement dans le Nouveau Testament :

« A celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons,

   à lui soit la gloire…  » (Eph. 3:20-21)

Dieu donna aux parents de Moïse plus que ce qu’ils n’auraient jamais pensé possible. Non seulement leur fils fut épargné et était maintenant protégé par personne d’autre que l’amour de la fille de Pharaon, mais il leur était permis de le garder pour un certain temps, de l’instruire dans les voies de Dieu, et puis, en plus de toutes ses bénédictions, ils étaient payés pour ça. Quelle reprimande pour notre incrédulité ! Quel challenge des limites de notre foi ! Quel Dieu gracieux Que nous servons !

La seconde observation qui doit être faite est que le placement de Moïse sur le fleuve n’est pas le haut point de la foi dans la vie de ses parents. Le plus souvent, ce texte a été interprété romantiquement plutôt que pratiquement. Nous sommes toujours prêts à croire que l’ « abandon » de Moïse par ses parents était une action de foi, mais un petit peu de réflexion soulève quelques questions sérieuses. Pourquoi le bébé a-t-il été mis « au milieu des joncs » sur la rive du Nil ? Je crois que la raison était de dissimuler le bébé de la vue. Si les parents avaient jeté leur fils dans le Nil, surement aucune autre famille israélite n’aurait voulu prendre le risque de sauver l’enfant. Si un Egyptien avait trouvé l’enfant, il aurait eu tendance à jeter l’enfant dans le fleuve, soit à cause de son animosité ou préjudice personnel ou au moins par peur de désobéir l’ordre de Pharaon.

Personnellement, Je crois que la sœur de Moïse eut le souffle coupé quand elle vit la fille de Pharaon aperçut la corbeille dans les joncs et ordonna sa servante de la lui amener. De tous les gens d’Egypte, qui auriez-vous voulu ne trouve pas ce bébé plus qu’un membre de la famille de Pharaon ? Mes inquiétudes ne sont pas une question de simple supposition cependant, car le commentaire du Nouveau Testament confirme ce que j’ai suggéré. Je vous conseille de réfléchir au commentaire biblique sur cet évènement avant que vous ne rejetiez ce que je vais vous suggérer.

L’auteur d’Hébreux choisit de mentionner la cache de Moïse pour les trois premiers mois de sa vie comme une évidence de la foi de ses parents, mais a pratiquement ignoré l’incident de la corbeille dans laquelle Moïse fut placé sur les eaux du Nil : « Par la foi, Moïse, après sa naissance, a été tenu caché pendant trois mois par ses parents, car en voyant combien cet enfant était beau, ils ne se sont pas laissés intimider par le décret du roi. » (Héb. 11:23). Acceptant ces versets comme étant divinement inspirés et autoritaires, j’en suis venu à la conclusion que l’action des parents de Moïse, le cachant pendant trois mois, était une question de plus grande foi que leur action de le mettre dans la corbeille sur les eaux du Nil.

Mais cela ne va pas assez loin quand nous prenons en compte les paroles d’Etienne :

« C'est alors qu'un nouveau roi, qui n'avait pas connu Joseph, monta sur le trône d'Egypte.

   Il exploita notre peuple de manière perfide et opprima nos ancêtres, jusqu'à les obliger à abandonner leurs nouveau-nés pour qu'ils ne survivent pas.

   A cette époque naquit Moïse, qui avait la faveur de Dieu. Pendant trois mois, il fut élevé dans la maison de son père.

   Lorsque finalement ses parents durent l'abandonner, il fut recueilli par la fille du pharaon qui l'éleva comme son propre fils. » (Actes 7:18-21)

Etienne, comme l’auteur d’Hébreux, fait allusion à la période de trois mois pendant laquelle Moïse fut caché dans la maison de ses parents. Contrairement à Hébreux, Etienne fait allusion indirectement au placement de la corbeille sur les eaux du Nil, mais d’une telle façon de suggérer une pensée très angoissante : C’était plus un acte d’incrédulité que de foi.44 La traduction de la version NIV (américaine New International Version) affaiblit le point d’Etienne en traduisant ce même terme grecque par deux mots différents. La version NASB (New American Standard Bible) amène avec force les mots d’Etienne, bien plus littérals et plus précis, en les traduisant par le même terme « exposer » dans les deux versets. Le point, aussi perturbant qu’il puisse être, est cela : tout comme Pharaon ordonna que les nouveau-nés mâles hébreux devaient « être mis à mort », Moïse devait être tué par ses parents.

Pas étonnant que l’auteur d’hébreux choisisse de ne pas inclure le placement de Moïse sur les eaux du Nil comme un exemple de foi du Vieux Testament que nous devrions nous efforcer de copier. Les parents de Moïse ne voulaient tout d’abord pas mettre à mort leur enfant, le cachant dans leur maison au méprit du décret de Pharaon. Mais, quand il sembla que cela deviendrait impossible de le cacher plus longtemps, ils faiblirent jusqu’au point où ils furent d’accord de mettre leur enfant sur les eaux du Nil, en obéissance partielle de l’ordre de Pharaon. Ils ne voulaient pas mettre leur enfant à mort et donc, le mirent dans une corbeille. Dans leurs cœurs, je crois qu’ils avaient espoir que quelque chose arriverait pour sauver la vie de leur enfant, mais plus surtout, il y avait la peur qu’il mourait (ce dont Etienne fait allusion).45 Donc, en bonne cause, l’auteur d’Hébreux passe au-dessus de cette occasion, car ce n’est pas un modèle de foi biblique.

Troisièmement, décrit dans ces versets n’est pas juste « la libération du libérateur », mais la libération des bébés hébreux mâles de la noyade dans le Nil. Non seulement Dieu a-t-il délivré Moïse, mais par sa délivrance, il sembleraît que la politique de génocide de Pharaon fut mise de coté. Pharaon avait décrété que chaque bébé mâle né des Israélites devait être jeté dans le Nil, mais la fille de Pharaon défia cet ordre, rendant ainsi pratiquement impossible pour Pharaon de faire respecter son propre décret.

Réfléchissez pour un moment. La fille de Pharaon refusa d’obéir aux ordres de son père en sortant Moïse des eaux, puis elle l’amèna dans sa maison avec elle et l’éleva comme son fils. Maintenant, dans le palais de Pharaon de qui venaient les ordres « Jetez dans le fleuve tous les garçons nouveau-nés », il y a un garçon hébreu dont le nom signifie « Sauvé des eaux ». Il n’y eut, à mon avis, aucun moyen pour que Pharaon puisse faire respecter son décret quand sa propre fille lui désobéissait, quand le témoignage vivant de cette désobéissance (à savoir, Moïse) vivait dans le palais de Pharaon, sous sa protection. Une fois encore, les efforts de Pharaon pour détruire le peuple de Dieu étaient sens dessus dessous, résultant en la réalisation des SES promesses concernant la bénédiction de SON peuple, Israel.

Une fois encore, Dieu a providentiellement préservé et prospéré SON peuple. Moïse a été épargné, ainsi que tous les autres nouveau-nés israélites mâles ; et maintenant, il y a un Hébreu vivant au palais, faisant partie de la famille royale.

Moïse – Dans l’Eau Bouillante (2:11-15)

Le verset 11 couvre presque 40 ans (Actes 7:43), rattrapant l’histoire de Moïse, étant devenu adulte. Avant les évènements des versets 11 et les suivants est, je crois, une décision qui est prise par Moïse décrite dans le Livre d’Hébreux :

« Par la foi, Moïse, devenu adulte, a refusé d'être reconnu comme le fils de la fille du pharaon.

   Il a choisi de prendre part aux souffrances du peuple de Dieu plutôt que de jouir --- momentanément --- d'une vie dans le péché.

   Car, estimait-il, subir l'humiliation que le Christ devait connaître constituait une richesse bien supérieure aux trésors de l'Egypte: il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense à venir.» (Heb. 11:24-26)46

Il semblerait que cela veuille dire que Moïse ait déjà prit une décision critique pour s’identifier avec ses gens, avant qu’il soit allé observer l’affliction de ses frères.47 Hébreux nous informe que la raison pour laquelle Moïse est allé visiter ses frères était due à sa décision de s’identifier avec eux et même souffrir avec eux. Donc, Moïse n’a pas perdu son statut comme étant le fils de la fille de Pharaon à cause du meurtre ; il l’avait abandonné avant le meurtre.48 La visite de Moïse à ses frères échoua, dans un sens, mais elle fut utilisée providentiellement le préparerant pour son avenir.

Nous ne cherchons pas à défendre Moïse pour le meurtre de l’Egyptien, peu importe combien c’était cruel. L’action de Moïse était au mépris de l’autorité d’Egypte, et c’était un meurtre prémédité (« Après avoir regardé de côté et d'autre » verse 12). Bien que la méthode de Moïse pour traiter ce problème fut mauvaise, nous pouvons voir que sa motivation était louable. Moïse chercha à défendre l’opprimé. Quand il chercha à réprimander son frère hébreu pour maltraiter un autre hébreu (verset 13), Moïse révéla, une fois encore, la disposition d’un libérateur. Comme le message d’Etienne le souligna, le rejet de la direction de Moïse par cet Israélite caractérise la dureté de cœur ainsi que la rébellion d’Israël contre Dieu (Actes 7:23-29).

La motivation de Moïse était correcte, mais ses méthodes et son minutage étaient tout faux. Ce qui sembla commencer avec un « Bang » (la délivrance de Moïse et son éducation au palais), apparaît s’être terminer dans un gémissement. Au lieu de monter au pouvoir et de délivrer son peuple, Moïse s’enfuit loin de son peuple, au pays de Madian.49

Moïse – Le Barman (2:16-25)

S’enfuyant au pays de Madian, Moïse se retrouva près d’un puits, auquel les filles de Reouel,50 un madianite,51 venaient faire abreuver les troupeaux de leur père. A ce puits, le caractère de Moïse, le libérateur des opprimés est une fois de plus manifesté.52

Ce qui se passa ce jour-là était typique, pas inhabituel.53 Les sept filles de Reouel arrivèrent au puits, où, apparemment, elles attendirent en ligne pour que le puits soit ouvert (Gen. 29:2-3). Il semblerait que ces femmes arrivèrent plus tôt que les autres bergers, sachant qu’ils pourraient les intimider pour leur passer devant et qu’elles finiraient par abreuver leurs troupeaux les dernières. Moïse n’aima pas du tout ce qu’il observa. D’une façon ou d’une autre, Moïse mit en vigueur la police de « les femmes d’abord ». Les opprimées furent une fois encore « libérées ». Moïse ne pouvait pas fermer les yeux, même quand des étrangers étaient exploités.

Remarquant leur arrivée précoce, Reouel demanda à ses filles ce qui était arrivé. Quand elles lui racontèrent l’histoire de leur rescousse, Reouel reprocha gentiment à ses filles de ne pas avoir offert l’hospitalité à cet étranger qui leur semblait être un « Egyptien ». Aucun doute que son langage et ses habits les menèrent à cette conclusion. Ne tenant pas compte de sa nationalité, il aurait dû offrir l’hospitalité, spécialement à cause de sa gentillesse.

Avec peu de mots, Moïse décrit brièvement comment cette « rencontre chanceuse » le mena à un long séjour à Madian, son mariage à Séphora,54 et la naissance d’un fils, Guerchôm. Ce qui est intéressant est ce que le nom de son fils veuille dire. Moïse appela son fils Guerchôm55 parce qu’il dit, « Je suis un émigré dans une terre étrangère » (verset 22).

Cette déclaration est très importante pour décrire l’état d’esprit de Moïse à cette période-là. A Madian, un pays plus près de Canaan que l’Egypte, Moïse croyait qu’il était un étranger et un voyageur. Il pensait toujours à l’Egypte comme sa patrie, pas Canaan. Personnellement, je vois cela comme une indication d’un point plutôt bas dans son état spirituel. Il s’était enfuit d’Egypte à Madian. Il avait épousé une non israélite (techniquement, du moins, bien que Séphora était certainement plus étroitement apparentée aux Israélites qu’une femme égyptienne l’aurait été). Du point de vue de Moïse, l’Egypte, sa patrie, était loin. On peut difficilement regarder cette période comme en étant une de grande foi ou de dessein dans la vie de Moïse. Cela devient encore plus évident quand l’appel de Dieu à Moïse est décrit dans les chapitres 3 et 4. La grande foi et la promesse au peuple de Dieu avec lequel le verset 11 commença s’érodaient à grande vitesse.

Si on lisait ce récit pour la première fois, sans aucune connaissance de ce qui allait arriver, on aurait ici un grand sentiment de désappointement. L’avenir d’Israël semblait terne, menacé par les mesures asservissantes de Pharaon, et maintenant l’ordre de tuer tous les nouveau-nés mâles Israélites. Moïse est providentiellement libéré et devient le fils de la fille de Pharaon, mais son statut est répudié, et quand Moïse chercha à délivrer son frère, il se trouve dans la mouise. Moïse s’enfuit, maria dans une famille madianite, et sembla disparaître complètement du tableau. Nous nous attendons à ce que la vie de Moïse finisse dans l’obscurité.

En dépit de toutes ces apparences, Dieu est toujours en train de travailler, comme il est dit dans les derniers versets du chapitre :

« Le temps passa. Le pharaon d'Egypte mourut et les Israélites gémissaient et criaient encore sous le poids de l'esclavage, et leur appel parvint jusqu'à Dieu.

  Dieu entendit leur plainte et se souvint de son alliance avec Abraham, avec Isaac et avec Jacob.

  Il vit les Israélites et quelle était leur situation. » (Exode 2:23-25)

Pour moi, ce paragraphe final se lit comme « Pendant ce temps, à la maison… ». Le point est pour nous rappeler qu’en dépit de toutes les apparences du contraire, Dieu est toujours au travail. Humainement parlant, il semblerait que tout marche contre Israël, mais ce paragraphe nous rappelle que Dieu savait très bien ce qui se passait, allait s’en occuper, et avait l’intention de réaliser SES desseins et SES promesses en ce qui concernait Israël. D’un coté, Dieu connaissait l’affliction56 d’Israël, et IL avait entendu leurs appels au secours. De l’autre, Dieu était soucieux de SON alliance avec Abraham, qui était aussi avec ses descendants (Isaac et Jacob, et les douze tribus résultantes). Peu importe que les choses semblaient être mauvaises, les desseins de Dieu étaient en train de se réaliser. Cette section lie ensemble l’agonie du peuple de Dieu en Egypte (décrite dans le chapitre 1, mais éclipsée par le récit personnel de Moïse dans le 2) avec la libération qui va arriver dans les chapitres suivants.

Cette partie nous rappelle que l’intervention de Dieu dans l’Histoire d’Israël est due à SA compassion et à SA fidélité à SON alliance. Cela insinue aussi au fait que le salût de Dieu n’est pas le résultat de la fidélité d’Israël, mais plutôt en dépit de son état spirituel. Le texte ici ne parle pas des louanges d’Israël, mais seulement de ses grognements. Pendant que ces grognements avaient pu être exprimés en prières (Deut. 26:7), Dieu y a répondu comme un appel pour son intervention. Mais de peur que nous ayons une vue exagérée de la spiritualité d’Israël à ce moment, permettez-moi de vous rappeler de leur idolâtrie et fausse vénération pendant qu’ils étaient en Egypte qui a du être traité plus tard : « Maintenant donc, respectez l'Eternel et servez-le de façon irréprochable et avec fidélité. Rejeter les dieux auxquels vos ancêtres rendaient un culte de l'autre côté de l'Euphrate et en Egypte, et rendez un culte à l'Eternel seulement. » (Josué 24:14 ; Ézéchiel 20:5-10; 23:2).

Conclusion

Comme nous concluons cette leçon, il y a plusieurs vérités soulignées dans notre texte que j’aimerais mettre en valeur.

(1) La faillibilité des hommes et des femmes de foi. Nous pouvons facilement reconnaître la faillibilité des hommes en général, spécialement ceux qui ne connaissent pas ou ne servent pas Dieu. Ainsi, par exemple, nous ne sommes pas du tout surpris par la cruauté de Pharaon ou des maîtres de travaux égyptiens. Mais, ayant reconnu la dépravation de l’homme en général, je veux vous faire remarquer la faillibilité des fidèles. Souvenez-vous que, tous les trois, Moïse et ses parents, sont listés dans le « Hall de la foi » dans Hébreux 11, et pourtant, tous les trois, ont failli, en dépit de leur foi.

Les parents de Moïse commencèrent bien, refusant d’obéir l’ordre de Pharaon de tuer leur bébé garçon. C’était manifestement un grand acte de foi, un qui est loué dans les Ecritures. Mais après avoir caché leur fils pendant trois mois, ils acceptèrent de concéder au point de mettre leur fils dans une corbeille et de risquer (au moins) sa mort. Je ne pense pas que cet incident, peu importe combien nous l’avons glorifié, en est un qu’Amrâm et Yokébed voudront se rappeler comme étant un des points hauts de leur foi. Et ainsi, nous voyons la faillibilité de ce couple qui avait été remarqué pour leur foi.

Moïse lui aussi faillit. Il commença très bien quand il décida de renoncer aux privilèges et pouvoirs d’être connu comme le fils de la fille de Pharaon. Il fit très bien en cherchant à s’identifier à la souffrance de ses frères. Mais ce qui commença bien s’écroula rapidement (ou il semblerait). Il a raté misérablement en essayant de libérer ses frères de l’oppression égyptienne, tuant l'agresseur et ainsi recourant lui-même à la violence et la cruauté. Confronter Pharaon au début détériora bientôt en fuite à cause du meurtre de l’Egyptien. Et finalement, nous trouvons Moïse dans un « pays étranger » marié à une « femme étrangère » et apparemment dérouté à jamais en de ses engagements originaux.

Le peuple de Dieu ne va pas très bien non plus. Il y a eu de grands « éclats de foi » dans le passé d’Israël, mais maintenant tout ce qu’on voit est la souffrance et l’oppression, et tout ce qu’on entend est des gémissements. Loin de faire confiance à Dieu et de ne servir que LUI seul, ils ont recours à l’idolâtrie et à la vénération des faux dieux.

Le point de ce récit, quand tout le sentimentalisme romantique erroné est mis de coté, est que les hommes sont faillibles, même les hommes et les femmes de foi. Cela devrait certainement servir à nous rendre humbles, car cela nous rappelle que peu importe à quel niveau nous sommes spirituellement, à n’importe quel moment, il pourra y avoir aussi des « bas ». Nous devrions voir cela par les sages-femmes Israélites (chap. 1) et par Moïse et ses parents (chap. 2). Notre développement et notre croissance chrétienne, tout comme ceux d’Israël en tant que nation, ont leurs hauts et leurs bas. Si l’on pense différemment, nous ne connaissons pas très bien la nature humaine, et nous lisons les Ecritures romantiquement plutôt que pratiquement.

Connaissant la faillibilité, même des croyants forts, devrait nous aider à survivre les tempêtes de la vie et les échecs des autres, aussi bien que les nôtres. Dieu n’a pas choisi de sauver des gens parfaits (après tout, de tels gens n’ont pas vraiment besoin d’être sauvés – s’il y avait de tels gens), mais IL a choisi de parfaire des gens imparfaits, au cours du temps, et finalement dans l’éternité. Nous ne devrions pas excuser nos échecs ou ceux des autres, mais nous ne devrions pas être surpris quand des gens de foi échouent. Nous souffrons souvent à cause d’attentes très utopistes, à la fois de nous-mêmes et des autres. La Bible décrit constamment les saints comme étant des gens faillibles.

(2) La Grâce de Dieu. Ce chapitre d’Exode, comme toutes les Ecritures, déborde avec la grâce de Dieu. Dieu sauva Moïse en dépit du manque de foi de ses parents, et en dépit de l’opposition déterminée de Pharaon. Dieu continua à travailler dans la vie de Moïse, préservant sa vie et le préparant pour son futur rôle de libérateur, même quand Moïse échoua misérablement dans ses propres efforts pour libérer son peuple. Israël fut gracieusement entendu et délivré, en dépit de sa désobéissance, à cause de la grâce de Dieu Qui l’avait appelé et Qui lui avait promis de l’emmener au pays de Canaan. La main de Dieu est évidente à travers tout ce chapitre, et elle est toujours au travail due à SA grâce, non pas à la fidélité et l’obéissance parfaite des hommes. La faillibilité des hommes, même des hommes et des femmes de foi, est l’opportunité de la grâce, et cela pendant que les hommes persistent à échouer, Dieu persiste à préserver et à délivrer SON peuple. Quand nous sommes submerger par notre propre faillibilité, rappelons-nous que notre situation devant Dieu, notre salût, notre sanctification, notre service n’est qu’une question de SA grâce, pas de notre bonté.

(3) L’Assistance de Dieu. La grâce de Dieu travaille souvent dans les vies des hommes par l’assistance de Dieu. L’assistance de Dieu est SON travail qui est souvent invisible ou pas détecté par les hommes au moment ou il arrive. L’assistance de Dieu est le dessein de Dieu se réalisant par des manières auxquelles nous ne nous serions pas attendues et par des personnes que nous n’aurions pas choisies d’utiliser. Souvent cela est par des gens désobéissants, tels que Jonas ou des non croyants, tels que Pharaon ou sa fille. L’assistance de Dieu est SON travail invisible, qui déplace les hommes et l'Histoire vers le but que Dieu a ordonné à l’avance, et dont il a conçu le tracé et qu’IL a promis.

Réfléchissez à tous les évènements de ce chapitre d’Exode, utilisant la grille d’assistance. Le décret de Pharaon que tous les nouveau-nés mâles soient jetés dans le Nil non seulement mit en danger la vie de Moïse ainsi que tous les nouveau-nés mâles Israélites, mais il résulta de la préservation de Moïse et de tous les bébés mâles, et de la préparation de Moïse pour son rôle de libérateur d’Israël. La fille de Pharaon, qui était probablement la « découvreuse » de la corbeille la moins désirée, s’avéra être celle qui put être le plus efficacement utilisée par Dieu pour faire avancer ses desseins de Moïse et d’Israël. Même le meurtre de l’Egyptien, la fuite de Moïse à Madian, sa « rencontre chanceuse » au puits et son mariage à Séphora faisaient tous partis des travaux d’assistance de Dieu.

Chaque détail de votre vie, chaque incident, chaque échec, est utilisé par Dieu providentiellement pour réaliser SES desseins. Pendant que cela ne devrait en rien nous rendre amorphes dans nos désirs de rechercher la volonté de Dieu et de LUI être obéissant, cela devrait servir à nous rassurer que même quand nous échouons, LUI, IL n’échoue pas. Même nos échecs (qui auront des conséquences douloureuses pour nous) font partis du support de Dieu au travail dans nos vies. Ainsi Joseph put pardonner ses frères et louer Dieu pour quand ils l’avaient vendu en esclavage, car il savait que ce qu’ils avaient projeté de faire de mal, Dieu l’a tourné en bien (Gen. 50:20).

La vraie question est celle-là : vous identifiez-vous avec Dieu et avec SES desseins ou êtes-vous opposés à LUI ? Moïse, ses parents, et tous les autres saints qui se trompaient furent à la fin bénis par Dieu parce qu’ils comptaient sur LUI, pleins de foi, pour réaliser SES promesses. Pharaon et tous ceux désobéissants en Egypte furent providentiellement utilisés par Dieu mais furent détruits parce qu’ils ne Lui faisaient pas confiance et ne croyaient pas en LUI. Que les vérités de votre faillibilité, de la grâce de Dieu et de SON traitement providentiel soit un confort pour vous parce que vous avez placé votre foi en LUI, parce que vous avez mis toute votre confiance en LUI seul pour le pardon de vos péchés et votre salût éternel. Si vous n’avez pas encore placé votre foi en LUI, et n’avez pas mis toute votre confiance en LUI seul pour le pardon de vos péchés, qu’aujourd’hui soit le jour de votre salût.


30 “The biblical story has unique features. It has no mythological elements but is told as if it were history.” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), p. 62.

31 Note some of the comments made by Hyatt: “This narrative is a legend and should be read as such, not as history. Similar stories were widespread in the ancient world with the principals sometimes being gods, sometimes human beings, and sometimes both” (p. 62). “The story here involves belief that a special providence watches over the child from his birth, although the Deity is not mentioned in it” (p. 62). “The legend represents the Egyptian princess as knowing Hebrew!” (p. 65).

Hyatt’s last statement is, perhaps, the most telling. It is one thing for a liberal scholar to view the Bible stories as myth, like that of the pagans; it is another to scoff at what is said, as though it were ridiculous. What is so incredible about believing that Pharaoh’s daughter might know some Hebrew. Remember, she may well have had Hebrew slave girls as some of her servants (cf. Exod. 2:5). With so many Hebrew people in the land of Egypt, it would have been very likely for this woman to have known a few words. I have friends who once lived on the border between Mexico and the United States. Since this woman had Mexican servants, she determined to learn Spanish, at which she became quite fluent.

32 “Levi had no priestly associations in the early days, as can be seen from Genesis 49:5-7 where, with Simeon, he comes under his father’s curse for a bloodthirsty attack on Shechem (Gn. 34). The curse will be fulfilled: but in the case of Levi it will be turned into blessing, for Levi will be ‘scattered’ as the priestly tribe (Nu. 35:7,8).” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 56.

* Differentes versions américaines (New International Version, New American Standard Bible, Berkley, King James version)

33 W. H. Gispen, Exodus (trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 39. F. B. Meyer also seems to combine the idea of an unusual beauty and a special calling when he writes, “Something in the babe’s lovely countenance appeared to the mother’s eye as the halo of special Divine affection. A voice whispered to her heart that her child was specially dear to God. Was not its smile the result of the Divine embrace? And did not those limpid eyes look into the face of the Angel of the Covenant? She was, therefore, encouraged to brave the royal edicts, and screen the little taper from the gale of destruction that was sweeping through the land.” F. B. Meyer, Devotional Commentary on Exodus (Grand Rapids: Kregel Publications [reprint], 1978), p. 25.

34 While Arndt and Gingrich mention that the Greek word may have the meaning “beautiful, well formed,” they seem to favor the rendering, “acceptable, well-pleasing,” which much more accurately conveys the sense of its Hebrew counterpart. William F. Arndt and F. Wilbur Gingrich, A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature (Chicago: The University of Chicago Press, 1957), p. 117.

35 I am choosing here to speak in terms of both parents, rather than just of his mother. That both parents were involved is evident from the statement of the writer to the Hebrews (“By faith, Moses’ parents hid him,” Heb. 11:23). Stephen emphasized this fact as well in Acts 7:20, where he indicates that Moses was nurtured in “his father’s house.”

36 Most commentators make much of the fact that the child’s crying would be heard at the age of three months. Frankly, I have heard a younger child make just as much noise. Furthermore, it was not wrong to have a baby girl, only a baby boy. I cannot help but wonder if she did something like put Moses in pink dresses, with cute little bows in his hair, or whatever, to conceal his sex, not his existence. Sooner or later, however, the diapers would come off and the truth would be known. Another factor may have been involved which relates to the “three month” crisis. The Israelite men and women were oppressed and cruelly forced to labor. Is it possible that mothers were given a three month “leave” from work, until their babies were old enough to be given to others to care for? If so, one can understand the problem which suddenly occurred at three months. These conjectures at least expand the possibilities as to what might have occurred, and caution us about too quickly accepting any one explanation.

37 “Jochebed’s act, like Abram’s claim to be the brother of Sarai in Genesis 12, is just within the Law. She had indeed thrown her son into the river as ordered, but in a wicker basket.” Cole, p. 57.

38 The word for “ark” here is found elsewhere in the Old Testament only in Genesis 6 and 7, with reference to Noah’s “ark.” The “tar” with which the ark was coated is the same as that mentioned in Genesis 11:3.

39 The “sister” of Moses appears to be Miriam (Exod. 15:20; Num. 12; 20:1), but she is not named. Some have suggested that since the appearance is that this is the first child of the couple, the brother and sister may have been of a previous or other wife (cf. Cole, p. 57, who mentions this option, but does not favor it).

40 “The identity of this daughter of Pharaoh is subject to speculation. If Thutmose I were the Pharaoh of 1:22 then his daughter, the famous queen Hatshepsut who later assumed kingship, may have been this daughter. This view has been suggested by a number of writers. While this view is entirely possible, it is equally possible that Moses was reared in one of the royal harems which were common to the New Kingdom period.” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 52.

The best brief description of Hatshepsut is to be found in Gispen, who writes that Hatshepsut was: “…one of the most remarkable women in the history of Egypt, and indeed of the world. She was the daughter of Thutmose I (1539-1514 B. C.) who I believe to the king who issued the order that all boys be drowned. … Hatshepsut was her father’s favorite and after his death became very influential under her weak husband Thutmose II (1514-1501 B.C.), even to the extent that her brother (or stepson?) Thutmose III (1501-1447 B.C.) had no say at all during her lifetime, no matter how famous he later became … She ruled Egypt from 1501-1479 B.C. Monuments of Hatshepsut still exist, although Thutmose III later tried to eradicate her name. She ruled in peace, built temples, and sponsored expeditions; her grave has been found. When Moses was born she was still only ‘Pharaoh’s daughter,’ yet she had sufficient influence to be able to keep Moses alive.” Gispen, p. 40.

I once imagined the scene in the palace to be something like this, when Pharaoh’s daughter appeared with the boy and the basket: The Pharaoh sternly ordered his daughter to take the boy back to the river and throw him in, just as he had decreed to the entire nation. Copious amounts of tears began to well up and flow from the big brown Egyptian eyes of his daughter. “But, Daddy,” she pleaded, “can’t I keep him?” In fatherly fashion, the Pharaoh melts at the sight of his daughter’s tears.

Having read the account of Hatshepsut, a totally different scenario came to mind. Resolutely, the Pharaoh’s daughter marched into the palace, announcing her decision to keep the child, daring her father to try to harm him, defying his order to kill the boy and demanding that this order be retracted—immediately! Ah, the providence of God—how sweet it can be.

41 “After the child grew, which is interpreted by some to mean the weaning period of about two or three years, or perhaps as much as twelve years, he was brought back to Pharaoh’s daughter to receive the full training as one who was a member of the royal household.” (Davis, p. 54).

42 “No doubt it was in these early years that Moses learnt of the ‘God of the fathers’ (Ex. 3:15) and realized that the Hebrews were his fellow countrymen (Ex. 2:11).” Cole, p. 58.

43 There is a fair bit of discussion in the commentaries as to who named Moses (his mother, or Pharaoh’s daughter), and the derivation of the name. I don’t such speculation is that of great value. The significance of Moses’ name is given in the text itself. There is clear irony here, since the Pharaoh gave the order to “throw Hebrew boy babies in Nile” and yet the name Moses means to “draw out”. The Pharaoh’s decree: “throw out”; Pharaoh’s daughter’s declaration of the name of her son: “draw out.” Cf. Davis, pp. 54, 55 for a summary of the various views of the naming of Moses.

44 This is contrary to the views of most commentators, as exemplified in this statement: “And now we see the confidence of his mother’s faith. She waterproofed a basket, made of the sticky papyrus found along the Nile, with tar (a bitumen imported in Egypt from Palestine) and pitch.” Gispen, p. 39.

45 I believe that we make too much out of Moses’ sister’s watching to “see what would happen” to the child, assuming that she was looking expectantly for their plan (to save the child) to work. I suspect that while this was a genuine hope, she was tasked to watch the child and to report, if necessary, its death to the parents. The child would not be allowed to perish alone. I do not rule out the fact that there was some hope, some faith, but I do believe that there was also much fear, and gloomy expectations. The faith of Moses’ parents at this stage has thus been greatly exaggerated. A bold faith at such a time, of course, is what we would prefer to believe.

46 I understand Hebrews 11:27 to be referring to Moses’ exodus from Egypt with the people of God, rather than his “escape” from Egypt, described in Exodus 2:15. I cannot imagine the writer to the Hebrews describing a flight based upon the fear of Pharaoh as a departure motivated by faith, not fear. In Hebrews 11:29, the writer then takes up the faith of the entire nation as they passed through the Red Sea.

47 “This phrase means more than ‘to see.’ It means ‘to see with emotion,’ either satisfaction (Gn. 9:16) or, as here, with distress (Gn. 21:16). Moses is one who shares God’s heart. God too has seen what the Egyptians are doing to the Israelites, and He will come to deliver (Ex. 3:7,8). It was not Moses’ impulse to save Israel that was wrong, but the action that he took.” Cole, p. 59.

48 There are three reasons why I find it necessary for Moses’ decision, as described in Hebrews, to be made prior to the events of Exodus 2:11ff.: (1) Only at this point is this a great act of faith, worthy of mention in Hebrews 11. One can hardly commend Moses for fleeing for his life later on. (2) To make this decison before verse 11 explains Moses’ visit to see the affliction of his brethren. Having chosen to identify with his brethren, he went to see them. (3) The rejection of Moses’ authority by his Hebrew brother in verse 14 would be explained best by Moses decison at the time I have suggested. If Moses had previously set aside his power and privileges, it is easy to understand why the Hebrew failed to accept his authority. If Moses still had the status of “the son of Pharaoh’s daughter” no one would dare to challenge his right to interfere, as this man had.

49 Midian “… is usually located on the east shore of the Gulf of Aqabah, to the south of Palestine. This is where Ptolemy, geographer of the second century A.D., and later Arab geographers located Madiana or Madyan. However, the OT represents the Midianites as nomads who ranged over a wide territory to the south and east of Palestine; therefore we should not seek to locate them precisely to a specific territory. According to Gen. 25:2, Midian was a son of Keturah, wife of Abraham; verse 6 says that Abraham sent her sons away ‘eastward to the east country.’” Hyatt, p. 66.

50 “The … Midianites were descendants of Abraham by Keturah (Gen. 25:1-2) and may have remained to some extent worshippers of the true God. The man with whom he stayed (Reuel) may have been a priest of the true God (cf. 18:12-23). The identity of this “priest of Midian” is referred to a number of ways in Scripture. In verse 18 he is named Reuel (cf. Num. 10:20). Later he is given the name Jethro (3:1; 18:1), and Raguel (Num. 10:29). At one place he is identified as a Midianite (Exod. 18:1). Later, however, he is associated with the Kenites (Judg. 1:16).” Davis, p. 57.

51 “In 3:1 and chapter 18 he is called ‘Jethro the priest of Midian,’ and in 4:18 ‘Jether’ (some Hebrew MSS. have Jethro). In Num. 10:29 he is ‘Hobab the son of Reuel the Midianite.’ In Jg. 4:11 he is ‘Hobab,’ one of the Kenites; and in Jg. 1:16 he is called simply ‘the Kenite,’ with some MSS. of the LXX inserting the name ‘Hobab.’” Hyatt, p. 67.

“All this means either that several variant traditions survived as to the identity of Moses’ father-in-law, or that he had at least two names. There is of course no problem in supposing him to have two (or more) names, since double names are known from South Arabic sources. In such cases the biblical editor sometimes specifies both names together, as in ‘Jerubabbaal (that is, Gedeon)’ (Judg. 7:1): but sometimes both are used independently within a few verses (Judg. 8:29f.).” Cole, p. 61.

52 In Genesis before, and now in Exodus, the “well” serves as an occasion to portray the character of the one who has come to it. Cf. Gen. 24:10-21; 26:17ff.; 29:1-20. To pursue this further, I recommend Robert Alter, The Art of Biblical Narrative (New York: Basic Books, 1981), pp. 47-62.

53 Reuel asked his daughters, “Why have you returned so early today?” (v. 18, emphasis mine). This suggests that they arrived late every day, and for the same reasons—the bullies made them water their flocks first.

54 “Zipporah is the feminine form of the noun meaning ‘bird.’” Hyatt, p. 68. “We might translate as ‘warbler’ or, less kindly, ‘twitterer’; it is the name of a small bird.” Cole, p. 61.

55 “The name contains a pun by assonance, for it is translated as though it were the Hebrew ger sam, ‘a resident alien there.’ Philologically, it is probably an old noun meaning ‘expulsion,’ from the verb garas; the general sense is thus much the same. As often in the Old Testament, the remark is rather a commentary on the meaning of the name rather than an exact translation (cf. Exod. 2:10).” Cole, pp. 61-62.

56 It may be noteworthy that the same term is used here (rendered “looked on,” v. 25, NIV) as was employed in verse 11 (2 times, rendered “watched” and “saw”). The comment in footnote 18 thus applies here, too. Moses’ heart was a reflection of the heart of God, when he looked with compassion and pity on the afflicted.

Ad Category: 
Passage: 
Taxonomy upgrade extras: 

3. Le Buisson Ardent (Exode 3)

Introduction

Dans le premier chapitre du Livre d’Exode, nous avons appris l’oppression cruelle des Israélites par les Egyptiens. Les bénédictions de Dieu aux Israélites amenèrent les Egyptiens à avoir peur d’eux et d’essayer d’assurer leur contrôle sur eux. Cela commença avec l’esclavage et le traitement dur. Quand cela échoua, Pharaon ordonna les sages-femmes israélites de tuer tous les nouveau-nés mâles israélites à la naissance. Cela aussi manqua d’accomplir le but d'anéantir la race des Israélites. Le premier chapitre se termine avec l’ordre de Pharaon à toute la population égyptienne de jeter tous les bébés mâles israélites dans le Nil.

Le chapitre 2 concentre sur un bébé mâle hébreu, Moïse, qui est destiné à devenir le libérateur de la nation. Les parents de cet enfant le cache pendant trois mois, refusant d’obéir à l’ordre de Pharaon. Eventuellement, ils concèdent à obéir partiellement, « jetant Bébé Moïse dans le Nil » dans une corbeille. Ce qui aurait très bien pu être la fin de Moïse devint sa délivrance, quand il fut secouru par la fille de Pharaon et fut éventuellement emmené au palais pour être élevé comme Son fils. Cependant, il arriva un temps, quand Moïse décida de s'assimiler à son propre peuple, et refusa d’être connu comme le fils de la fille de Pharaon. Cette identification de Moïse à son peuple le conduisit à rendre visite aux Israélites et au meurtre d’un Egyptien. De là, on nous raconte sa fuite à Madian pour échapper aux essais répétés de Pharaon de le tuer. Une rencontre « chanceuse » avec un prêtre de Madian, qui était un parent éloigné, conduit Moïse à s’installer, se marier, à avoir des enfants.57 De tout ce qu’on nous dit, on pourrait difficilement s’attendre à voir Moïse retourner en Egypte, et certainement pas comme celui choisi par Dieu pour délivrer Israël.

Le chapitre 3 introduit un changement important dans le drame de la délivrance d’Egypte du peuple de Dieu. Des traitements providentiels de Dieu dans la vie de la nation d’Israël, nous passons à l’intervention directe de Dieu par Moïse et les miracles performés par LUI. Nous passons du silence de Dieu pendant 400 ans à Dieu parlant directement à Moïse du buisson, et plus tard, de la même montagne.

Le chapitre 3 est donc un passage important.58 Il commence avec la révélation de Dieu à Moïse du centre de buisson enflammé. Il continue avec l’ordre à Moïse de retourner en Egypte, d’apparaître devant Pharaon et de délivrer le peuple de Dieu de l’oppression et de l’esclavage. Il finit avec la réticence de Moïse et sa résistance aux tâches que Dieu lui donnait.

Dans ce message nous nous concentrerons sur la révélation de Dieu à Moïse, qui, je crois, est la base pour tout ce qui suit. C’est autant la base de l’obéissance de Moïse, que celle la nation tout entière. C’est aussi la base pour toutes les actions de Dieu en ce qui concerne l’Egypte et SON peuple. De beaucoup de façons, l’incident du buisson ardent est critique à notre compréhension de Dieu.

Le message sera structuré d’une façon que nous considèrerons d’abord l’apparition de Dieu à Moïse dans le buisson ardent (versets 1-6), puis la révélation de Dieu à Moïse quand IL lui parla (versets 7-15). Ensuite nous tournerons notre attention vers ces textes du Vieux et Nouveau Testament qui invoquent cet incident et nous guident vers son interprétation. Finalement, nous chercherons à trouver l’application de ce texte dans nos propres vies. Ecoutons attentivement la voix de Dieu quand IL nous parle à travers ces versets.

Le Buisson Ardent (3:1-3)

Le jour commença comme tout autre jour. Le berger endurant ne s’attendait à rien d’extraordinaire, quoiqu’il espérait sans aucun doute que quelque chose de différent briserait la monotonie de garder les moutons. Après quarante ans de s’occuper de moutons (Actes 7:30), la vie de Moïse était devenue bien trop prévisible. Il connaissait tous les bons endroits de pâturages ainsi que les locations exactes des trous d’eau sur un grand territoire gravées dans Son esprit. Occasionnellement une vipère ou une bête sauvage offrait un peu d’excitation. Dans la solitude du désert, Moïse se parlait peut-être à lui-même, ainsi qu’à ses moutons. Il ne s’attendait pas à ce qu’aujourd’hui serait le commencement d’un nouveau chapitre de sa vie. Le buisson ardent d’Exode 3 fut un de ces évènements changeants la vie qui n’arrivent que peu de fois dans la vie d’une personne.

Ce chapitre est plus que juste le récit d’un incident qui changea la vie d’un homme ; c’est un point crucial dans l’Histoire de la nation d’Israël. Le buisson ardent marque le commencement de l’intervention directe de Dieu dans les affaires de l’Histoire. C’est l’origine de l’appel à Moïse de retourner en Egypte en tant que libérateur d’Israël. C’est le commencement de la fin de l’oppression de l’Egypte.

Le buisson qui brulait ne fait pas seulement un impact profond sur Moïse et la nation d’Israël, mais il continue aussi à servir comme un de ces évènements clé de l’Histoire – l’importance qui ne fut pas perdue en Israël dans les générations qui suivirent. Ce passage des Ecritures en est un qui a dû être bien su des Juifs des jours de Jésus Christ. Le récit du « buisson ardent » était au cœur de la pensée des auteurs de l’Evangile, Marc et Luc, qu’ils (peut-être comme la plupart des hommes de leurs jours) en sont venus à appeler cette section des Ecritures la portion « du buisson ardent » (Marc 12:26 ; Luc 20:37).

Cherchant des pâturages plus riches, Moïse conduisit le troupeau de Son beau-père vers l’Ouest ou de l’autre coté du désert, vers Horeb (Son beau-père est maintenant appelé Jéthro, qui semble vouloir dire « excellence » ou « supériorité » - Moïse l’avait-il enrichi ?).59 Il n’avait aucune idée qu’ici il allait rencontrer Dieu face à face. Je crois que Moïse s’occupait de ses moutons ici comme Pierre allait pêcher (Jean 21:2), pensant que le passé était passé et que la vie allait reprendre sa routine.

A une certaine distance, quelque chose attira l’œil de Moïse et le sorti de ses pensées. Quelque chose brûlait au loin. Un coup d’œil plus attentionne révéla que c’était un buisson. C’était difficilement la cause de beaucoup d’excitation ou d’intérêts, mais comme le temps passait, le buisson ne semblait pas être affecté par les flammes. Il brûlait, mais ne se consumait pas. Puisqu’il n’y avait pas vraiment de raison de se dépêcher, et que la vue du buisson avait éveillé la curiosité de Moïse, il décida d’aller voir de plus près.

Ce que Moïse ne savait pas encore était que pendant que le buisson était apparemment un buisson ordinaire du désert, le « feu » était loin de l’ordinaire. Le plus près il approcha du buisson, la scène devint de plus en plus incroyable. Moïse a dû sûrement se poser des questions à propos de ce phénomène. Il aurait probablement été amusé par les explications offertes pour le buisson ardent au cours des années. Ces « explications » sont encore plus incroyables que celle de la Bible. Ne voulant pas reconnaître un vrai miracle ici, un nombre d’explications naturelles ont été données. Voici quelques-unes d’entre elles que j’ai rencontrées au cours de mon étude :

(1) « Le feu de St Elmo. » C’est une décharge d’électricité qui cause un genre d’incandescence.60

(2) « … braises ou reflets de lumière, qui arrivent le plus souvent dans des terrains secs avec une abondance de tempêtes. »61

(3) Un phénomène volcanique.62

(4) Un mythe, basé sur un ancien récit de brûler des objets qui ne se consument pas.63

(5) « … un flocon de gypse souffle contre une brindille a pu déclencher le feu du buisson. »64

(6) Un rayon de soleil, passant dans un craquement de la montagne.65

(7) Une expérience purement psychologique.66

(8) Une plante gazeuse, qui explosa.67

(9) Les fleurs brillantes de branchettes de gui.68

Le Dieu du Buisson Ardent (3:4-15)

De telles explications, ci-dessus, ne sont pas seulement inacceptables, elles sont inutiles. Il nous est dit par personne d’autre que l’auteur lui-même (rappelez-vous, Moïse est l’auteur de ce Livre) que l’ « ange de l’Eternel » (Gen. 16:7 ; 22:11 ; Juges 6:11 ; 13:3), la manifestation pré-incarnée de la seconde Personne de la Trinité,69 était manifestée dans le buisson ardent. Les versets 4-15 contiennent une description du Dieu du buisson ardent. Les versets 16 –22 contiennent des instructions spécifiques concernant la tâche que Dieu a pour Moïse, ainsi qu’un résumé bref de Dieu de ce qui va arriver en le délivrance de la nation d’Israël de l’esclavage de l’Egypte. Dans cette leçon, nous devrons limiter notre étude à la première moitié du chapitre3. Dans notre prochain message, nous traiterons avec le reste du chapitre 3 et tout le chapitre 4.

La première moitié du chapitre 3 décrit le caractère du Dieu Qui appella et commissionna Moïse. C’est la base de la foi et de l’obéissance de Moïse. Il y a plusieurs dimensions de la description du Dieu du buisson ardent que nous considèrerons brièvement. Celles-ci nous donneront quelques crochets mentaux qui nous permettront de nous rappeler le message de ce passage.

Le Dieu du buisson ardent est un Dieu sacré. Au début, le buisson ardent n’était qu’une curiosité, quelque chose de nouveau vers laquelle Moïse fut attiré. Maintenant, le buisson (ou plutôt, Celui qui était manifesté dans les flammes contenant le buisson) était un objet de peur et de révérence. Cela arriva deux fois quand Dieu appela Moïse par Son nom, auxquelles il répondit, « Je suis là. »70 Puis Dieu avertit Moïse de ne pas s’approcher plus près et lui commanda d’enlever ses sandales car le sol sur lequel il se tenait était « sacré » (verset 5).71 Moïse se couvrit son visage, sachant que voir Dieu pourrait lui coûter sa vie (Gen. 32:31 ; Exode 33:20 ; Juges 6:22-23 ; 13:21-22). Je doute que Moïse se soit accroupi pour enlever ses sandales. Comme les autres qui ont vu la gloire du Dieu Vivant, il a dû tomber au sol, prosterné. Les flammes qui contenaient (mais ne consumaient pas) le buisson, et l’avertissement dit par le Seigneur de d’intérieur des flammes, ont dû impressionner vigoureusement Moïse avec la sainteté de celui qui se manifestait. Moïse fut profondément impressioné avec la sainteté de Son Dieu.

La relation entre la sainteté de Dieu et l’exode n’est peut-être pas immédiatement évidente. Au moment où la Loi est donnée au Mt Sinaï, la sainteté de Dieu est la base pour la conduite d’Israël, ce que la Loi commande. Mais la sainteté de Dieu est un facteur important pour l’exode. Les péchés des Egyptiens doivent être jugés. En plus, la possession du pays de Canaan par les Israélites (Exode 3:8,17) est un jugement sur ces peuples pour leurs abominations aux yeux de Dieu (Gen. 15:16 ; Lev. 18:24-28).

Le Dieu du buisson ardent est le Faiseur d’alliance, le Gardien de l’alliance avec Abraham, Isaac, et Jacob. Dans le verset 6, Dieu s’identifie à Moïse comme ça: « Je suis le Dieu de tes ancêtres,72 le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob » (Exode 3:6).

Le Dieu du buisson ardent est le Dieu des ancêtres de Moïse, le Dieu des patriarches, le Dieu d’Israël. IL est le Dieu Qui a fait l’alliance avec Abraham et l’a répétée à Isaac et Jacob. Ce n’est pas un Dieu nouveau, différent qui est présenté ici à Moïse,73 mais le Dieu de ces ancêtres, le Dieu d’Israël. Il n’y a pas un nouveau plan, mais simplement l’exécution d’un vieux plan, révélé à Abraham dans Genèse 15 :

« ---Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.

   Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesSes.

   Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse.

   C'est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu'à présent, les Amoréens n'ont pas encore mis le comble à leurs crimes.

Ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram et lui dit:
   ---Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d'Egypte[e] jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate,

   le pays des Qéniens, des Qeniziens, des Qadmonéens,

   des Hittites, des Phéréziens, des Rephaïm,

   des Amoréens, des Cananéens,74 des Guirgasiens et des Yebousiens.  » (Gen. 15:12-16, 18-21)

Le Dieu du buisson ardent est un Dieu compatissant. L’intention de Dieu de délivrer les Israélites de l’esclavage égyptien n’est pas seulement motivée par Sa sainteté ou par Son alliance avec Abraham et les patriarches – la délivrance de Dieu pour Son peuple est aussi basée sur Sa compassion pour eux dans leur affliction :

« ---J'ai vu la détresse de mon peuple en Egypte et j'ai entendu les cris que lui font pousser Ses oppresseurs. Oui, je sais ce qu'il souffre.

   C'est pourquoi je suis venu pour le délivrer des Egyptiens, pour le faire sortir d'Egypte et le conduire vers un bon et vaste pays, un pays ruisselant de lait et de mile…  » (Exode 3:7-8a)

Le Dieu du buisson ardent est un Dieu proche. Pendant 400 ans, les Israélites ont dû penser que Dieu était distant et éloigné. Ils ont probablement pensé à Dieu comme étant plus transcendant (distant, éloigné, pas impliqué dans le monde), que proche (directement concerné avec et impliqué dans les affaires des hommes). Ce n’était pas le cas, car nous avons vu la main cachée de Dieu qui travaillait providentiellement pour proteger Son peuple et préparer leur délivrance (Exode 1 et 2). De peur que Moïse n’apprécie pas le rôle de Dieu dans la vie de Son peuple, Dieu accentue qu’Il prend un intérêt perSonnel dans la libération des Israélites de l’esclavage égyptien :

«---J'ai vu la détresse de mon peuple en Egypte.

… C'est pourquoi je suis venu pour le délivrer des Egyptiens, pour le faire sortir d'Egypte et le conduire vers un bon et vaste pays, un pays ruisselant75 de lait et de mile…  » (Exode 7a,8a)

Le Dieu du buisson ardent est un Dieu qui ordonne les gens de participer à Ses desseins. Pendant que Dieu va directement participé à la libération de Son peuple, Il le fera par des instruments humains. Typiquement, Dieu s’est manifesté lui-même à Moïse parce qu’Il avait l’intention de se manifester par Moïse. Les premières paroles de Dieu à Moïse furent, « Moïse, Moïse ! » (verset 4). Bien que Dieu indiqua Sa participation personnelle à l’Exode (« je suis venu pour les délivrer des Egyptiens », verset 8), c’est par Moïse que ces choses furent accomplies. Donc, nous trouvons Moïse ordonné par Dieu de retourner en Egypte, de confronter Pharaon, et de conduire les Israélites en dehors d’Egypte.76

Quelques unes des révélations les plus riches concernant le caractère de Dieu sont trouvées dans les versets 11-15, où Dieu répond à deux questions posées par Moïse.77 En essence, ces questions peuvent être résumées : (1) « Qui suis-je ? (verset 11), et (2) « Qui es-tu ? » (verset 13). La réponse de Dieu à ces questions sert à clarifier encore plus Son caractère. Les versets 14 et 15 sont deux des versets les plus cruciaux du Vieux Testament, car ils contiennent une des vérités centrales concernant la nature et le caractère de Dieu.

La première question, « Qui suis-je ? », est facile à comprendre. Quarante ans auparavant, Moïse avait pris une décision très cruciale concernant Son identité. Il avait décidé qu’il était un Israélite, et donc, il ne pouvait plus être connu comme le fils de la fille de Pharaon (Heb. 11:24-26). Ayant fait ça, Moïse essaya de libérer son peuple, ce qui finit par la mort d’un Egyptien. Quand Moïse essaya d’intervenir dans une dispute entre deux Hébreux, celui qui avait commencé la bagarre lui lança ces mots mordants, « Qui t’a nommé chef et juge sur nous ? » (Exode 2:14). Moïse a eu 40 ans pour peser son hypothèse, et ses conséquences. Maintenant, quand Dieu lui ordonne de délivrer les Israélites, Moïse veut être très sûr de ne pas sauter dedans à pieds joints, de ne pas parler ou agir prématurément. Sa question en est une qui reflète une prudence et un désir de recevoir un ordre clair de Dieu.

La réponse de Dieu cherche à ramener l’attention de Moïse de l’ « envoyé » (Moïse) à l’ « Envoyeur » (Dieu). Ce qui est important n’est pas l’instrument dans la main de Dieu, mais Celui à qui appartient la main dans laquelle il est tenu. Alors, Dieu promet à Moïse que Sa présence sera avec lui quand il Lui obéira :

« ---Je serai avec toi78, lui répondit Dieu. Et voici le signe auquel on reconnaîtra que c'est moi qui t'ai envoyé: quand tu auras fait sortir le peuple hors d'Egypte, vous m'adorerez sur cette montagne-ci. » (Exode 3:12)

De cette déclaration, nous apprenons que l’autorité de Moïse est enveloppée dans la présence de Dieu qui est assurée quand il sera obéissant aux ordres de Dieu. Il a été observé que le « grand mandat » du Nouveau Testament est très similaire à celui de Moïse dans notre texte. Le « grand mandat » commence avec la déclaration de notre Seigneur,

« ---J'ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre » (Matt. 28:18)

et finit avec,

« je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu'à la fin du monde. » (Matt. 28:20)

L’autorité divine est donc inséparablement liée à la présence divine. La promesse de Dieu de Ss présence avec Moïse fut la réponse à sa question à propos de Son autorité.

Il est intéressant que le signe que Dieu promet à Moïse dans le verset 12 est un qui arrivera après que Moïse agisse dans la foi, plutôt qu’avant79 :

« Et voici le signe auquel on reconnaîtra que c'est moi qui t'ai envoyé: quand tu auras fait sortir le peuple hors d'Egypte, vous m'adorerez sur cette montagne-ci. » (Exode 3:12)

Le premier pronom est singulier ; le deuxième est pluriel. Dieu ne promet pas à Moïse une retraite permanente et privée sur le Mt Sinaï. Il dit que le « signe » de Moïse sera quand la nation qu’il sortira d’Egypte vénèrera Dieu au Mt Sinaï, ce qu’ils ont fait (Exode 19).80

Nous aurions tendance à penser que Dieu aurait d’abord fait un signe, à ce moment et à cet endroit, et Se serait attendu à ce que Moïse obéisse. Cela Dieu l’a fait. Les signes étaient (1) le buisson ardent (Exode 3:1-8) ; (2) le bâton qui était devenu un serpent (4:2-4) ; et (3) la main lépreuse (Exode 4:6-7). Mais le signe qui est promis dans le verset 12 ne sera donné qu’après que Moïse agisse sur ce que Dieu a déjà révélé. Pendant que des signes peuvent être donnés pour stimuler notre foi, ils sont aussi donnés en réponse à notre foi, comme c’est le cas ici.

L’application pratique de ce qui est arrivé dans ce cas est évidente. Beaucoup d’entre nous attendons que Dieu nous donne un signe avant d’être prêts à bouger de foi. Quand Dieu a rendu suffisamment clair Qui Il est, et ce que nous devons faire, Dieu pourrait bien exiger que nous agissions de foi avant que nous soyons donné un signe de Sa présence et de Son pouvoir. Tel est le cas ici.

La deuxième question que Moïse pose vient de la réponse à la première. Moïse a d’abord demandé, « Qui suis-je ? », seulement pour être dit que la chose importante n’est pas qui il est, mais à Qui il appartient et Qui est constamment avec lui. En d’autres mots, Moïse devrait rediriger son attention de lui-même sur son Dieu. Si l’autorité de Moïse est enveloppée dans son Dieu, alors nous pouvons comprendre pourquoi Moïse pose la deuxième question, « Qui es-tu ? ». Supposez que j'aille trouver les Israélites et je leur dise:

«Le Dieu de vos ancêtres m'a envoyé vers vous. » Mais s'ils me demandent: «Quel est Son nom?» Que leur répondrai-je? (Exode 3:13).

Pourquoi Moïse demanderait-il le nom de Dieu quand Dieu a déjà révélé Son identité si clairement dans Ses déclarations précédentes ? Remarquez que Moïse (du moins en apparence) ne pose pas la question pour lui-même, mais pour l’intérêt de toute personne qui pourrait demander ? Combien de fois ceux qui conseillent les autres sont demandés des conseils sous l’apparence de « J’ai un ami qui… ” ?

Pourquoi les Israélites auraient-ils le besoin de demander le nom du Dieu Qui a envoyé Moïse pour les délivrer ? Je ne peux penser qu’à deux raisons. Premièrement, à cause de leur vénération d’autres dieux (égyptiens) (Josué 24:14), ils pourraient se demander lequel de leurs dieux répond à leurs prières.

La seconde raison est que le nom de quelqu’un est une description de son caractère.81 Si l’autorité de Moïse était enveloppée dans le Dieu qui l’avait appelé et lui avait ordonné de sortir Israël d’Egypte, alors il devrait être capable de décrire le caractère de ce Dieu pour leur assurer de la volonté et de d’aptitude de Dieu de les guider vers la terre promise. Le nom par lequel Dieu choisirait de S’identifier capturerait l’essence de Son caractère et de Son être.82 La réponse de Dieu à cette question (que ce soit une concession des doutes et des peurs de Moïse ou non) est, en fait, la base pour une grande assurance et d’espoir :

« ---Je suis celui qui est. Puis il ajouta: Voici ce que tu diras aux Israélites: Je suis m'a envoyé vers vous.

   Puis tu leur diras: «L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob m'a envoyé vers vous. C'est là mon nom pour l'éternité, c'est sous ce nom que l'on se souviendra de moi pour tous les temps. » (Exode 3:14-15)83

Reconnaissant l’importance de ces deux versets, les érudits ont passé beaucoup de temps à essayer de déterminer le sens exact de l’expression « Je suis celui qui est ». Bien sûr, ils ne sont pas tous d’accord.84 Personnellement, j’ai conclut que la meilleure traduction est le « Je suis celui qui est » des versions NIV (New International Version) et NASB (New American Standard Bible). Je crois qu’il y a certaines vérités à propos de la nature de Dieu puisque le « JE SUIS » concerne ce dont la plupart des érudits conservateurs approuvent.85 Je vais résumé ces dimensions du caractère du Dieu qui est le « JE SUIS ».

Le « JE SUIS » est le Dieu qui est, dans le sens, le Dieu QUI existe. Il y a beaucoup de « non dieus » en Egypte et Canaan, qui étaient révérés, mais en contraste à tout ces « dieux » était le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob. IL est le Dieu qui est, le seul vrai Dieu.86

Le « JE SUIS » EST le Dieu qui existe indépendamment. Des théologiens parlent de Dieu comme existant par lui-même. Dieu est le Créateur, mais n’a pas de créateur. IL existe séparé sans aucune dépendance de quoique ce soit ou de qui que ce soit. IL est un Dieu qui n’a pas besoin d’aide, ni pour exister ou ni pour accomplir Sa volonté. Ainsi, il n’y a rien qui puisse empêcher la volonté de Dieu d’être réalisée.

Le « JE SUIS » EST le Dieu qui existe indépendamment et immuablement. Etant le « JE SUIS », Dieu n’est pas le Dieu qui n’était rien, dans le sens qu’Il change. N’importe quoi qu’Il était, Il continue à être, et Il sera toujours. Le Dieu qui existe non seulement est vraiment, et indépendamment, mais aussi immuablement. Donc, tout ce que Dieu a commencé à faire, IL le finira, parce qu’il n’y aura aucuns changements qui nécessiteront des altérations dans Ses plans et desseins orignaux.

Au niveau humain, nous connaissons seulement l’opposé. Nous faisons des plans de construire une maiSon, mais des évènements imprévus impliquent considérablement plus de temps et d’argent. Les projets publics ne sont pas différents. Avez-vous jamais entendu parler d’une autoroute, d’un pont ou d’un nouveau bombardier fini dans les temps prévus, et aux coûts originalement estimés ? Comme le « JE SUIS », nous n’avons jamais besoin d’agoniser à propos de la finition de ce que Dieu a promis.

Etant le « JE SUIS », Dieu existe, indépendamment, immuablement et éternellement. Dieu est éternel et inchangeable. Combien de fois avons-nous mis nos espoirs en un candidat politique, seulement pour découvrir qu’il change une fois élu. Les promesses de campagne sont souvent de la rhétorique pure. Ces quelques politiciens qui essayent de tenir leurs promesses éventuellement ne sont pas réélus ou meurent. En conséquence, nos espoirs qui sont fondés sur les hommes disparaissent très rapidement. Dieu est éternel ; ainsi, chaque promesse est aussi solide qu’un rocher. Si Dieu est à la fois éternel et inchangeable, alors rien qu’Il a prévu et promis ne peut faillir.87

Comment Moïse et le peuple d’Israël puissent-ils être assurés que Dieu les délivrera de l’esclavage egyptien et les guidera vers la terre promise ? Leur confiance est bien placée dans le Dieu dont la nature et le caractère sont ceux du « JE SUIS » d’Exode 3. Ça, que ce soit le point de ce passage, est évident de notre étude plus tard de deux textes du Vieux Testament.

« Maintenant, l'Eternel, qui t'a créé, ô peuple de Jacob,
      et qui t'a façonné, ô Israël,
      te déclare ceci:
      «Ne sois pas effrayé
      car je t'ai délivré,
      je t'ai appelé par ton nom,
      tu es à moi.

  Quand tu passeras par les eaux,
     je serai avec toi,
     quand tu traverseras les fleuves,
     ils ne te submergeront pas,
     quand tu marcheras dans le feu,
     il ne te fera pas de mal
     et tu ne seras pas brûlé,

  puisque moi, l'Eternel, je suis ton Dieu,
     le Saint d'Israël, ton Sauveur.
     Je donnerai l'Egypte comme rançon pour toi,
     l'Ethiopie et Seba en échange de toi. » (Ésaïe 43:1-3)

Dans ce texte, qui avait pour intention de réconforter Israël et pour assurer la nation de Sa promesse, Dieu fait allusion aux expériences par lesquelles Israël était passé pour les assurer aussi des bénédictions futures. Le « passage par les eaux » est une allusion à l’exode et à la traversée de la Mer Rouge. Tout comme Israël ne fut pas submergé par la mer, il ne le sera pas non plus par ses afflictions présentes et futures. Et il ne sera pas non plus brulé en passant à travers le feu. Tout comme le buisson ardent ne fut pas consumé par le « feu » de l’ « ange de l’Eternel », de même Israël ne sera pas consumé par les feux des afflictions et de l’adversité, maintenant ou à jamais.

« Mais qui supportera le jour de sa venue? Ou qui tiendra quand il apparaîtra? Car il sera semblable au brasier du fondeur, au savon de potasse des blanchisseurs.

   Il siégera pour fondre et épurer l'argent; oui, les descendants de Lévi, il les purifiera, il les affinera comme l'or et l'argent, et ils seront alors, pour l'Eternel, des hommes qui lui présenteront l'offrande dans les règles.

---Et je viendrai à vous en vue du jugement, et je me hâterai d'être un témoin à charge contre les magiciens, contre les adultères, et contre les parjures, contre ceux qui dépouillent l'ouvrier de Son gain, contre ceux qui oppriment la veuve et l'orphelin, et contre ceux qui violent le droit de l'immigré, ceux qui ne me révèrent pas, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes.

   ---Moi, je suis l'Eternel et je n'ai pas changé. A cause de cela, descendants de Jacob, vous n'avez pas encore été exterminés.  » (Malachie 3:2-3,5-6)

La nation d’Israël, Dieu dit par le prophète Malachie, allait devoir passer par « le feu », pour être raffinée. Le « feu » est, d’un coté, l’affliction imposée par la cruauté de nations étrangères. Cependant, d’un autre coté, c’est le feu que Dieu Lui-même a apporté pour purifier Son peuple. La consolation de Malachie pour Israël est que pendant que le « feu » purificateur de Dieu semblerait les consumer, ce ne sera pas le cas. En fait, il les purifiera et, à la fin, les sauvera. La base pour la préservation d’Israël est, comme dans Exode 3, le caractère de Dieu, le « JE SUIS », le Dieu qui ne change pas (Mal. 3:6).

Les paroles de Malachie, sans doute établies dans l’expérience d’Israël et dans la révélation de Dieu dans le buisson ardent, servent à confirmer notre interprétation de l’incident du buisson ardent dans Exode 3. L’affliction des Israélites en Egypte était imposée par les hommes, mais ordonnée par Dieu, une expérience de « passer par le feu » pour purifier et préparer les Israélites pour leur délivrance et leurs futures bénédictions :

« Mais vous, l'Eternel est allé vous chercher, il vous a arrachés à cette fournaise de fer qu'était l'Egypte pour faire de vous Son peuple, celui qui lui appartient, comme vous l'êtes à présent. » (Deut. 4:20)

Le buisson ardent n’était pas un miracle insensé, qui avait pour intention d’attirer simplement l’attention de Moïse, c’était une parabole pleine de sens qui, avec méditation sur l’évènement et sur les paroles de Dieu, deviendrait claire, et sur laquelle plus tard les prophètes développeraient et disserteraient. Les feux de l’affliction sont les résultats de la colère de Dieu sur les péchés ; ils purifient le peuple de Dieu et les préparent pour Ses bénédictions. Le peuple de Dieu n’est pas détruit par ces « feux », n’étant pas dus à leur fidélité, mais dus au caractère de Dieu, le grand « JE SUIS ». Moïse est ainsi encouragé à retourner en Egypte, d’aller de la « poêle au feu », sachant qu’il et la nation seraient protégés et florissants par le Dieu qui est.

Les implications et les applications de la nature de Dieu, le « JE SUIS », sont infinies. Il n’est donc pas surprenant de trouver des révélations similaires de Dieu aux prophètes et au peuple de Dieu dans les deux, le Vieux et le Nouveau Testament. Peut-être, le parallèle le plus dramatique du Nouveau Testament est trouvé dans le Livre d’Apocalypse. Avant que Dieu ne révèle « les choses à venir » des derniers jours, Il commence avec cette description du Dieu qui est prêt à parler à travers Son prophète, Jean :

« … que la grace et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient… » (Apocalypse 1:4)

N’est-ce pas la même vérité que nous venons de trouver dans Exode 3 ? Dans Exode 3, Dieu est le « JE SUIS », l’Eternel. Ici, IL est « celui qui est, qui était et qui vient ». Dans les deux cas, la même vérité est transmise. Tout comme la nation d’Israël, une dernière fois, « passera à travers le feu des souffrances », ils peuvent être consolés et réconfortés par l’assurance que, cette fois aussi, ils ne seront pas consumés par le feu, car leur Dieu ne change pas.

Alors, ici est le message de Dieu à Moïse et au peuple de ses jours. Dieu Se manifeste par le feu de l’affliction et de l’adversité, mais Ses desseins sont certains et Ses peuples sont en sureté dans l’assurance qu’ils ne seront ni détruits, ni consommés, à cause du fait qu’Il est constant, inchangeable, et éternel. Ici est la base de la foi et de l’obéissance. Sur cette assurance Moïse peut parier sa vie et baser son ministère et son service.

Conclusion

Une des applications de ce texte peut être vue dans le Nouveau Testament, révélé par notre Seigneur Lui-même. Considérons le confort et l’espoir qui nous pouvons trouver dans le « JE SUIS », le Seigneur Jésus Christ.

Quand notre Seigneur applique l’enseignement de « JE SUIS » dans Exode 3, je crois qu’Il le fait en relation au « buisson ardent » dans Deutéronome :

« (1) Voici les paroles de bénédiction que Moïse, l'homme de Dieu, prononça sur les Israélites avant sa mort. … (13) Et pour Joseph, il dit: L'Eternel bénit son pays… (16) par les plus précieux fruits dont la terre est remplie. Que la faveur du Dieu qui s'est manifesté dans le buisson ardent vienne pour couronner la tête de Joseph, » (Deut. 33:1,13,16)

Remarquez que le contexte de ces bénédictions que Moïse prononça est la mort imminente de Moïse lui-même. En plus, les bénédictions ici sont prononcées sur Joseph, qui est mort depuis longtemps. Maintenant, bien sûr, il y a le sens que Joseph sera béni par ses descendants, mais ce n’est pas la seule bénédiction que Joseph recevra. L’auteur d’Hébreux parle de ceux qui sont morts et qui n’ont pas encore reçu les bénédictions que Dieu leur a promises (Heb. 11:13-16, 39-40). Les promesses de Dieu sont donc certaines, parce que Dieu ne mourra jamais. Mais tout aussi vrai, car Dieu est l’éternel « JE SUIS », ceux qui meurent sont aussi assurés de la réalisation des promesses que Dieu leur a faites. Le fait que Dieu soit le « JE SUIS » nous assure que nous « vivrons avec Lui pour toujours », si nous sommes Ses enfants par la foi.

Jésus applique la vérité du passage de « JE SUIS » en deux occasions88 différentes dans l’Evangile. Dans la première, le contexte est la question hypocrite posée par les sadducéens (qui ne croyaient pas en la résurrection des morts, Marc 12:18) à propos de qui l’épouse serait au ciel une femme qui avait eu sept frères comme maris. Indiquant leur hypocrisie et erreur en ce qui concerne leur rejet de la doctrine de la résurrection des morts, Jésus dit,

« Quant à la résurrection des morts, n'avez-vous jamais lu dans le livre de Moïse, lorsqu'il est question du buisson ardent, en quels termes Dieu lui a parlé? Il lui a dit: Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.

   Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Oui, vous êtes complètement dans l'erreur. » (Marc 12:26-27)

Dans la déclaration de Dieu, « JE SUIS », nous trouvons l’assurance que Dieu est non seulement éternel, mais qu’à cause de ça, Sa relation avec les hommes est aussi éternelle. « Je suis le Dieu d'Abraham » veut dire non seulement que Dieu est éternel, mais qu’Abraham l’est aussi. L’éternité de Dieu n’est pas seulement la base pour notre foi en la réalisation des promesses de Dieu (dans les vies de ceux qui sont vivants à ce moment-là), mais est aussi notre assurance que nous ferons personnellement l’expérience de ces bénédictions. Comme l’auteur d’Hébreux le dit, Dieu a prévu que ceux qui moururent dans la foi devront nous attendre pour arriver à la perfection (Heb. 11:40). Le fait que Dieu soit éternel et notre immortalité sont donc des vérités entrelacées.

Dans l’Evangile de Jean, une des clés de sa structure est les déclarations « JE SUIS » de notre Seigneur (Jean 6:48,51 ; 8:58 ; 10:9,11 ; 11:25, etc.). Le moment critique de cet Evangile semble être la phrase « JE SUIS » de notre Seigneur dans le chapitre 8. Nous sommes à nouveau dans le contexte de l’espoir de quelqu’un pour la vie après la mort, une vérité à propos de laquelle certains Juifs étaient sceptiques. Jésus dit aux Juifs,

« Vraiment, je vous l'assure: celui qui observe mon enseignement ne verra jamais la mort.

   Sur quoi les chefs des Juifs reprirent:
   ---Cette fois, nous sommes sûrs que tu as un démon en toi. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi tu viens nous dire: Celui qui observe mon enseignement ne mourra jamais.

   Serais-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort --- ou que les prophètes, qui sont tous morts? Pour qui te prends-tu donc? » (Jean 8:51-53)

La question, bien sûr, est « qui est Jésus ? Jésus est plus grand qu’Abraham, en évidence par le fait qu’Il est le « JE SUIS » :

« ---Vraiment, je vous l'assure, leur répondit Jésus, avant qu'Abraham soit venu à l'existence, moi, je suis.» (Jean 8:58)

Pour les Juifs qui discutaient avec notre Seigneur, ceux qui étaient morts étaient morts et avaient disparu. C’était fini pour eux (Jean 8:52-23). La mort n’a aucune domination sur ceux qui croient en le Seigneur et obéissent à Sa Parole. Abraham vit le « Jour du Seigneur » et a été transporté de joie (8:56), et en tant que croyant, il verrait les promesses que Dieu lui avait fait se réaliser – personnellement.

Liée à la question de l’autorité de Jésus était Sa relation avec Moïse. Les Juifs disaient avoir l’autorité de Moïse (Matt. 23:2), ce qui leur donnait (dans leur esprit tordu) une plus haute autorité que celle du Seigneur Jésus. Mais réfléchissez – quand la question de son autorité fut posée à Moïse, la meilleure chose qu’il put dire était, « JE SUIS m’a envoyé ».

Quand la question de Son autorité fut posée à notre Seigneur dans Jean 8, Il répondit, « JE SUIS »

Quand Moïse fut envoyé par « JE SUIS », Jésus était « JE SUIS ». Ainsi, ceux qui croient en « JE SUIS » n’ont pas à avoir peur de la mort, car les bénédictions de Dieu sont aussi certaines après la tombe qu’avant – en fait, encore plus.

Croyance en le Dieu qui est le « JE SUIS » est donc la fondation de notre espoir pour la vie éternelle ainsi que pour faire l’expérience des bénédictions que Dieu nous a promises, bien que nous mourions. Notre espoir éternel est enveloppé dans le fait que Dieu est éternel. Exode 3 grave la vérité de l’éternité de Dieu en lettres grasses. Croyons-le. Parions notre destin terrestre et éternel dessus !

Il y a beaucoup de Chrétiens aujourd’hui qui pensent que l’étude des attributs de Dieu est un exercice intellectuel avec très peu d’applications pratiques. Rien ne pourrait être plus loin de la vérité ! Récemment, j’ai entendu R.C. Sproul parler du plus grand besoin de l’Amérique. Quand on lui a demandé, « Quel est le plus grand besoin des Chrétiens américains ? », sa réponse fut la même, « Connaître Dieu ». Les attributs de Dieu sont simplement une description de ce que Dieu est. La raison de l’appel de Moïse et de son obéissance à cet appel était l’assurance du caractère de Dieu. Personnellement, je suis convaincu que la mesure de notre foi est proportionnée à notre compréhension de la grandeur et de la bonté de notre Dieu. Je ne pense pas que de grandes choses ont été faites pour Dieu sans une compréhension de combien le Dieu que nous servons est grand. Ce sont les attributs de Dieu qui Le décrivent comme Il est et qui deviennent la raison de notre foi et notre obéissance. Devenons des étudiants des attributs de Dieu.

Specifiquement, de ce texte, nous nous sommes concentrés sur la nature éternelle, inchangeable de Dieu. Cette vérité est fréquemment soulignée dasn les Ecritures :

« Dieu n'est pas homme pour mentir,
      ni humain pour se repentir.
      A-t-il jamais parlé sans qu'il tienne parole?
      Et n'accomplit-il pas ce qu'il a déclaré? » (Nombres 23:19 ; 1 Samuel 15:29)

« Tu as jadis fondé la terre,
      le ciel est l'œuvre de tes mains.

   Ils périront, mais tu subsistes;
      tous s'useront comme un habit;
      comme on remplace un vêtement, tu les remplaceras.

   Mais toi, tu es toujours le même,
      tes années ne finiront pas.

   Les enfants de tes serviteurs auront une demeure;
      sous ton regard, leur descendance sera fermement établie.» » (Psaume 102:26-29)

«t out cadeau de valeur, tout don parfait, nous vient d'en haut, du Père qui est toute lumière[g] et en qui il n'y a ni changement, ni ombre due à des variations. » (Jacques 1:17)

« «Moi je suis l'Alpha et l'Oméga»
      dit le Seigneur Dieu,
      celui qui est, qui était et qui vient,
      le Tout-Puissant.» (Apocalypse 1:8)

Pour les Chrétiens, il n’y a pas de pensée plus réconfortante que le fait que Dieu soit eternel et inchangeable. Cela nous assure que Ses desseins pour nous seront réalisés.

Le Dieu qui est venu pour délivrer Son peuple d’Egypte en la personne de Moïse (Exode 3) est maintenant venu en la personne de Son Fils, Jésus Christ, pour nous délivrer de la damnation éternelle à cause de nos péchés (Jean 1:1-17, 29-34 ; Phil. 2:5-8). Tout comme le feu de Dieu brûla le buisson mais ne le consuma pas, la colère de Dieu fut déversée sur le Seigneur Jésus Christ, mais ne L’a pas consumé. Il mourut pour nos péchés, mais Il fut élevé. A travers Lui, les hommes peuvent être délivrés de la colère de Dieu sur les pécheurs. Quel espoir béni il y a pour ceux qui croient en le Seigneur Jésus Christ, le Dieu « JE SUIS », qui est venu pour que nous puissions avoir la vie à travers Lui.

Pour le non croyant, il n’y a rien de plus horrifiant, car le Dieu qui dans le Vieux Testament déversa Sa colère sur les pécheurs déteste toujours le péché et punira les vilains éternellement.

Malheureusement, ceux qui rejettent la provision que Dieu a faite en la personne de Christ, et qui croient en eux-mêmes, souffriront les feux éternels de l’Enfer. Et ce feu ne les consumera pas non plus, car ils devront l’endurer pour toujours :

« Puis il se tournera vers ceux qui seront à sa gauche:
   « Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. » » (Matt. 25:41)

Le texte que nous avons étudié souligne, dans mon esprit, l’importance du caractère. A la fin, c’est le caractère de Dieu qui est la base de notre foi et de notre obéissance. C’est le caractère des hommes qui représente la base pour identifier les dirigeants de l’église (1 Tim. 3 ; Tite 1). C’est aussi le caractère du Chrétien que Dieu développe (Prov. ; 2 Pierre 1, etc.). Le caractère chrétien est très souvent forgé dans les feux d’afflictions (Rom. 5:3-5 ; Jacques 1:3). L’endurance des saints dans les feux purifiants que Dieu amène dans nos vies est aussi l’évidence du travail super naturel de Dieu (2 Cor. 3-4). Bien que nous n’ayons pas besoin de rechercher les afflictions, reconnaissons que c’est souvent l’affliction que Dieu use pour purifier nos vies (1 Pierre 1:6-7) et pour nous préparer pour les gloires à venir.

Une dernière pensée. Israël, comme le buisson que Moïse vit, est toujours, comme il était, en flammes. Les grandes épreuves du Livre d’Apocalypse décrit les feux purifiants intenses de Dieu qui seront exigés pour retourner la nation d’Israël vers Lui. Mais au milieu de ses feux d’affliction, passés, présents, et futurs, Israël a enduré, n’est pas consumé par les flammes, et ainsi est un témoignage de la nature inchangeable de Dieu dont les promesses sont sûres.

Great is Thy faithfulness,
O God my Father,
There is no shadow of turning with Thee;
Thou changest not, Thy compassions, they fail not;
As Thou has been Thou forever wilt be.


57 From Exodus 2 we might conclude that MoSes had only one Son (cf. 2:22), but Stephen informs us that he had two Sons while in Midian (Acts 7:29). In Exodus 2 the point of verse 22 is to inform us of the mind of MoSes at this time, as reflected in the naming of his firstborn, not to inform us as to how many children MoSes had.

58 The importance of chapter 3 is stressed by Hyatt, who writes: “Chapter 3 is one of the most significant chapters in all of Exodus, for here MoSes receives his commission to lead the Israelites out of Egypt, and God reveals his name ‘Yahweh’ for the first time. This account of the call of MoSes has many similarities to accounts of the call of several later OT prophets, and may have provided the model for them.” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), p. 70.

It should be pointed out that Hyatt is not correct in saying that the name “Yahweh” is revealed here for the first time. This is a conclusion based upon some of Hyatt’s liberal presuppositions concerning the authorship of the Pentateuch—namely that MoSes was not the author. He adheres to the source document hypothesis (JEDP). For a summary and critique of this view, consult R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1973), pp. 13-15, 62, or John J. Davis, MoSes and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), pp. 37-38. Edward J. Young’s articles are also very helpful as a scholarly refutation of the liberal view. Cf. Edward J. Young, “The Call of MoSes,” Westminster Theological Journal, XXIX, No. 2 (1967), pp. 117-135 and XXX, No. 1 (1967), pp. 1-23.

59 Several things may need to be said concerning Mt. Horeb. First, Mt. Horeb is also known as Mt. Sinai: “Why, however, is the mountain here named Horeb and not Sinai? The most likely answer is that Horeb and Sinai are simply two different names of the same mountain, just as Jermon and Sirion both designate Mt. Hermon (cf. Deuteronomy 3:9; Psalm 29:6).” Young, “The Call of MoSes,” p. 2.

Second, we do not know precisely where Mt. Horeb is located: “… in fact, we do not know where ‘God’s mountain’ … was. Was it within the Sinai Peninsula? If so, was it in the south (the traditional area) or in the north east among the mountains of Seir, overlooking the oasis of Kadesh Barnea, where Israel made her tribal centre for so long? Or was it in the mountains of Arabia, to the north east of the Gulf of Aqaba? The general geographic details in the Bible seem to point to the southern area: and the traditional site of Gebel Musa, ‘MoSes’ mountain’ (7,467 feet), has much to commend it, though others will prefer the higher peaks nearby. It is noteworthy that, as in the exile in Babylon, this most striking event of Israel’s faith took place on foreign soil (cf. Abram’s call) and that later Israel seems neither to have known, nor cared, exactly where it was. Neither is there any suggestion of later pilgrimage to it, with the possible exception of the journey of Elijah (1 Kings 19). Israel, however, knew that ‘God’s mountain’ lay somewhere to the south of Canaan.” Cole, p. 63.

In the providence of God, the location of this “holy place” has been kept from us, otherwise there would be another “tourist trap,” and various kinds of merchandising (packets of “holy soil”?) as a result. Cf. also the words of our Lord in John 4:21-24.

Third, MoSes led his flock to the west side of the wilderness to get there:

“… Hebrew ‘ahar,’ ‘back, behind.’ This must be ‘west’ from the Midianite point of view, and therefore it may be a Midianite term. As usual in Semitic thought, one faces east when giving compass directions; ‘behind’ is therefore ‘west.’” Cole, p. 62.

60 “Martin Noth claims that it is a favorite explanation of exegetes that the burning bush is a manifestation similar to St. Elmo’s fire. …” “During stormy weather discharges of atmospheric electricity give off a glow from the extremities of pointed objects such as ships’ masts. The term St. Elmo is a corruption of St. Erasmus (or Ermo), the patron saint of Mediterranean sailors. Has anyone, however, ever mistaken St. Elmo’s fire for a burning bush that burned yet was not consumed? Certainly the learned and wise MoSes would not have done so.” Quoted by Edward J. Young in “The Call of MoSes,” Westminster Theological Journal, p. 130, and fn. 29, p. 30.

61 Ibid, p. 131.

62 “If Sinai were a volcano, one could he [Gressmann] thinks, if he were proceeding upon rationalistic grounds, seek to explain the burning bush upon the basis of volcanic phenomena, or of subterranean fire, assuming that the bush stood near escaping gaSes from under the ground.” Ibid.

63 “Believing eyes have supposedly seen mysterious fires or lights in trees and pious ears have at the same time heard wondrous music.” Ibid, pp. 131-132.

64 Ibid, p. 133, fn. 34.

65 “It is said that once a year the sunlight penetrates through a chink in the rocks on the summit of Jebel ed-Deir and falls upon a spot at the foot of Jebel Musa.” Ibid, p. 133, fn. 34.

66 “Such a revelation, however, may well have been mediated through a visionary experience. The visionary experience would likely have assumed its descriptive character from the cultural ideas common to the era in which MoSes lived. For MoSes, the bush burned with the flaming presence of the angel of the Lord. But it may well have been an inner experience, and one standing next to MoSes may have seen nothing extraordinary.” Roy L. Honeycutt, Jr., “Exodus,” The Broadman Bible Commentary, Clifton J. Allen, ed. (Nashville: Broadman Press, 1969), p. 328, as cited by Davis, p. 61.

“MoSes recognizes that what he sees is a ‘great sight,’ and hence something out of the ordinary. Had it been merely the glistening of the berries of a bush in the sun or the campfire of the shepherds, or anything of similar nature, MoSes could hardly have considered it a ‘a great sight.’ It is noteworthy also that the only reaSon for MoSes’ turning aside is that he is moved by curiosity. … It is this fact of MoSes’ curiosity which rules out once and for all the idea that MoSes, because of long meditation upon the suffering of his people in Egypt, is in a frame of mind or attitude in which he could readily believe that a voice was speaking to him.” Young, pp. 6-7.

67 “This is a plant with a strong growth about three feet in height with clusters of purple blossoms. The whole bush is covered with tiny oil glands. This oil is so volatile that it is constantly escaping and if approached with a naked light bursts suddenly into flames. …” Werner Keller, quoting Harold N. Moldenke, The Bible as History (New York: William Morrow and Co., 1956), p. 131, as cited by Davis, p. 61.

68 Davis, p. 62. Davis (p. 62) also tells of being shown “some of the ‘original ashes’ from MoSes’ burning bush!”

69 The angel did not appear in the fire as much as it did as the fire: “We can read ‘in flames of fire,’ as do most English versions, but ‘as flames of fire’ is better. The fire, which the angel of the Lord chose as the form in which to appear, did not consume the bush.” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Mass (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 51.

This fire may have been intended for us to associate with other instances of fire in the Old Testament: “There may be a deliberate reminiscence of the Genesis story, where the angel beings that guard the tree of life have flaming swords (Gen. 3:24). Fire is a symbol of God’s presence when He descends on Sinai too (Ex. 19:18), as often in the Bible. Exodus 13:21 speaks of God’s guiding and protecting presence as a ‘pillar of fire.’ Perhaps the basis of this symbolism lies in the purificatory, as well as the destructive, properties of fire (Duet. 4:24); the metal refiner was a familiar sight in the ancient world (Mal. 3:2). Normally, however, fire seems to speak of God’s holiness and, in particular, His anger in relation to sin (Exod. 19:18; 32:10).” Cole, p. 64.

The “angel of the Lord” is the second PerSon of the Trinity: “If we would do justice to the Scriptural data, we must insist therefore both upon the distinguishableness of the Angel from the Father and also upon the identity of essence with the Father. Christian theologians have rightly seen in this strange Figure a preincarnate appearance of the One who in the days of His flesh could say, ‘And the Father who sent me has himself borne witness of me’ (John 5:37).” Young, pp. 4-5.

70 Both the two-fold call by name and the response are reminiscent of God’s call to Abraham (Gen. 22:11) and Jacob (Gen. 46:2). “In this narrative emphasis falls upon the initiative of God. MoSes is not seeking a revelation, nor does he have any intention of drawing near to a ‘holy place’ in the hope of meeting God. He is simply engaged in his ordinary daily business when God approaches him. This factor also is characteristic in the performance of a miracle. God comes to man to convince man that He is man’s Redeemer. Hence, the address, ‘MoSes, MoSes.’” Young, p. 11.

72 The translators of the NIV (above) and the NASB have accurately rendered “father” above, instead of “fathers,” as other translations have chosen to do. The Hebrew text uSes the singular term (“father”), rather than the plural (fathers). The Septuagint (the Greek translation of the Old Testament), however, does use the plural, which Stephen also employs in Acts 7:32. Since the singular can be used with a plural sense, one should be cautious to make too much of the singular form here.

73 Some liberal scholars would have us believe that MoSes here really came to adopt the god of his father-in-law” as his God, and thus Israel’s God as well. This is referred to as the Kenite theory. Young briefly outlines this theory and its origin: “The late George A. Barton, for example, maintained that as MoSes was alone with the flock in the desert he spent the time brooding upon the ‘acute problems of life as he had experienced it.’ Among these thoughts were considerations of the nature of the ‘desert god’ that his father-in-law, Jethro, served. The mountain was volcanic, and its smoke and flames expressed the wrath of the desert god, Yahweh, whose presence was indicated by the smoke of the volcano.” Young, p. 9.

Cole states: “MoSes brings no new or unknown god to his people, but a fuller revelation of the One whom they have known. …Yet in its day the Mosaic revelation, while a fulfilment of patriarchal promiSes, was as new and shattering to Israel as the coming of the Messiah was later to prove to be.” Cole, p. 66.

74 “It is, however, important to realize that these ‘nations’ of Canaan are not mutually related to each other, as Israel’s twelve tribes were. They may have shared a common cultural and religious pattern, but that is all. There is no evidence that they shared common historical traditions, in the way that Israel’s tribes did: nor indeed have we evidence to show that they even lived in distinct and separate areas.” Cole, p. 67.

75 “…‘oozing’ would be a better translation. This is a dairyman’s metaphor: the drops of milk ooze from the animal’s teats, so full of milk is she. This description of Canaan is a pastoralist’s dream. Milk, curds, cheese and honey are not the produce of closely-settled arable country. Cf. Isaiah 7:22, where ‘curds and honey’ are the product of an area that has reverted from tilth to pasture, because of war. The phrase is a frequent and probably proverbial description in the Pentateuch of the hill country of Canaan, and is an accurate one, when Canaan is compared with the more arid country of Sinai or even with oaSes like Kadesh-barnea.” Cole, p. 66.

76 “Interestingly while God promised the people two things (deliverance from Egypt and entrance into a new land), He commissioned MoSes to accomplish only the first. God knew MoSes would not enter the Promised Land (Deut. 32:48-52).” John Hannah, “Exodus,” The Bible Knowledge Commentary, ed. by John F. Walvoord and Roy B. Zuck (Wheaton: Victor Books, 1985), (Old Testament), p. 112.

77 As I understand these two questions which are found in chapter 3, MoSes is legitimately seeking clarification. The questions in chapter 4, however, cross over the line of what is appropriate and acceptable, for they reveal a deficiency in the faith of MoSes, one that exasperates God to the point where the reader begins to fear for MoSes, if he were to resist God’s commission any further. Cole writes, “God answers MoSes’ objection as to his own inadequacy in two ways. First He promiSes His own presence; secondly He gives MoSes a sign or proof that He is with him. After this MoSes has no right to protest further. It is now no longer lack of self-reliance (which is good), but lack of faith (which is sin).” Cole, p. 68.

78 “The phrase ‘I will be’ (Heb. ‘ehyeh) is almost certainly a play on YHWY, God’s name, explained in verSes 14 and 15.” Cole, p. 68.

79 “The proof of the pudding will be in the eating, as we say. It will be the success of MoSes’ mission that will show beyond contradiction that God was indeed with him and had sent him. Such signs always follow faith. Meanwhile MoSes must go forward in faith: this is typical of the whole biblical approach to signs.” Cole, p. 68.

80 There are some very interesting parallels between the incident of the “burning bush” in Exodus 3 and the “burning mountain” in Exodus 19. In both, God is revealed in His holiness and power by means of fire. In the first instance, God reveals Himself to MoSes, demonstrating His character and His authority, under which MoSes is to return to Egypt to deliver the Israelites. In the second instance, God reveals Himself to the people, demonstrating to them the authority which He has given MoSes. I encourage you to compare these two chapters more thoroughly in your own study.

81 “… to the Semite the name had far deeper significance than is the case in our occidental world. With us the name is little more than a vocable; to the Semite, however, it either signified the character of a perSon or brought to mind something distinctive about him. To ask for the name of God was to desire to know the nature of God.” Young, p. 15.

“We cannot assume that the Israelites were ignorant of the titles of the God worshipped by their patriarchal ancestors, and presumably also worshipped by them during their stay in Egypt (but see Joshua’s blunt words in Jos. 24:14). …To ask the question, ‘Under what new title has God appeared to you?’ is equivalent to asking, ‘What new revelation have you received from God?’ Normally, in patriarchal days, any new revelation of the ancestral God will be summed up in a new title for Him (Gn. 16:13) which will in future both record and recount a deeper knowledge of God’s saving activity. We may therefore assume that, in asking this question, they were expecting a new title for the patriarchal God.” Cole, p. 69.

82 “The concern of the people in asking after the Name of God was to discover what relation this God sustained to themselves. Of what help would He be in this very present time of trouble? … The people were not interested merely in a question of metaphysics; they were interested above all in the practical matter of how the One who claimed to be the God of the Fathers could be of aid to them.” Young, p. 21.

83 “Here, the full form of the divine name is used, YHWH, usually represented as LORD (in capitals) in English versions. The pious Jew of later years was reluctant to pronounce God’s name lest he incur the penalty for taking the name of YHWH in vain (Ex. 20:7). He therefore read the vowels of adonay ‘my Lord,’ with the conSonants of YHWH, so producing the hybrid ‘Jehovah’ in English. … Perhaps the easiest way to understand what the name YHWH meant to the Jews is to see what it came to mean, as their history of salvation slowly unrolled. It ultimately meant to them what the name Jesus has come to mean to Christians, a ‘shorthand’ for all God’s dealings of grace.” Cole, p. 70.

84 “Davies rightly points out that since this is the only place in the Old Testament where there is any explanation of the meaning of the name YHWH, we ought therefore to take very seriously the association with ‘being’ which is clearly stated here. … Simplest of all, does it mean that God exists, as opposed to idols without being? Along these lines, Hyatt sees ‘I am He who is’ as a possible translation. … Or does it mean ‘I will only be understood by My own subsequent acts and words of revelation’? … The revelation of the name therefore is not merely a deep theological truth; it is a call to the response of faith by MoSes and by Israel.” Cole, pp. 69-70. Cf. also, Young, pp. 18-23 for a summary of the various interpretations of these verSes, along with his carefully arrived at conclusions.

“In the bush, he [Calvin] holds, we see the humble and despised people surrounded by the flames of oppression; yet in the midst is God who prevents the flames from devouring the nation. Keil appeals to Judges 9:15 to support the position that in contrast to the more noble and lofty trees the thornbush aptly represents the people of God in their humiliation. On this particular point there seems to be fairly widespread agreement among interpreters.” Young, p. 5.

“… this [vss. 7-12] was, in fact, a self-revelation of God to MoSes. … The holiness of God is emphasized (v. 5). While He is a God of power and transcendent glory, He is also imminent and therefore the God of history (v. 6). The section presently under consideration reveals additional information concerning the One who was challenging MoSes. According to verse 7 He was a God sensitive and aware of the deep need of His people. He was a merciful God. He had seen and heard their cry and knew their sorrows, and the means by which God would care for the tragedy of His people would be to “come down” to deliver them out of the hand of the Egyptians (v. 8). The description here is that of a God who acts not above history, but in and through history.” Davis, p. 63.

85 “Thus at the burning bush God gave to MoSes the revelation of His NAME. In His historical revelations He is absolutely independent of His creation, the self-existing one, who manifests in deeds of wonder the nature of His being expressed in His Name. … At the burning bush there appeared to MoSes One who is eternal, who changeth not, who depends not upon His creation, but in sovereign and supreme majesty, exists independently of that creation. He, the BEING ONE, is unchangeable; yet He is the living and true God. In His revelation of deliverance He displays the glory of His majesty, the blessed truth that He alone is the I AM.” Young, p. 23.

“… the Lord is the God of the covenant (see v. 15). As such He remains the same, is consistent. What He is in general comforts His people through its application to the specific situation (Israel’s oppression) and the special relationship (covenant) that already existed between Him and Israel’s ancestors, and now (‘I am’) will also exist between Him and the descendants ‘from generation to generation.’” Gispen, p. 55.

86 In contrast to the idols which had no life and could not move, Yahweh is the eternal, living One. He changes not, yet He is living and can reveal Himself to His creation. He will make known to MoSes and to the children of Israel what kind of God He is by means of the deeds which He will perform in their midst and by means of the words which He will speak unto them. These words and deeds are such that only one who in all His attributes and perfections is infinite, eternal and unchangeable can perform them. In His revelation the I AM makes Himself known to His people.” Young, pp. 21-22.

87 “Not only does the miracle attest the present working of God but it also points to the continuity of His working in His determination to accomplish redemption. The revelation which accompanies the miracle first looks back to the promiSes made to the patriarchs, ‘I am the God of thy father’ (Exodus 3:6a), and it also points to the future, ‘And I came down to deliver it from the hand of Egypt’ (Exodus 3:8a). This particular miracle, therefore, was for the benefit of MoSes primarily, that through it he might become convinced that the God who had spoken to his ancestors was in the midst of His people and would be faithful to His promise to redeem them.” Ibid, p. 11.

88 In saying this I am looking at the Matthew 22:23-33; Mark 12:18-27 and Luke 20:27-38 accounts as the same incident, reported by each Gospel. The John 8 account is a separate (second) incident.

Ad Category: 
Passage: 
Taxonomy upgrade extras: 

4. Tourner Autour du Buisson Brûlant (Exode 3 et 4)

Introduction

Quand j’étais bien plus jeune, mon oncle arriva à un piquenique de famille sur une nouvelle moto Honda. Peu impressionnante par les standards d’aujourd’hui, en ce temps là, c’était une des plus puissantes motos sur les routes. Fièrement, mon oncle laissa plusieurs parents faire un tour autour du parc, très lentement. Voyant que je salivais devant la moto, mon oncle me demanda si j’avais jamais conduis une moto. Plein de confiance, je lui dis que oui. Sur cette Honda 305, mon intention était de ne pas faire du sur place et je pris la route, à fond la caisse.

J’avais dit la vérité, jusqu'à un certain point en affirmant que j’avais déjà conduit une moto, mais pas toute la vérité sur l’étendue de mon expérience. Vous voyez, j’avais conduit une Honda 50 (la plus petite Honda) une fois autour de la station essence où je travaillais. Je n’étais pas vraiment préparé pour la ballade sur cette Honda 305 (la plus grosse Honda à cette époque).

Moïse pensait qu’il était adéquatement préparé pour la tâche de libérer les Israélites de l’oppression des Egyptiens, mais Exode 2 indique que ses efforts ratèrent misérablement. Il fut rejeté et réprimandé par ces camarades Israélites, et il fut poursuivit par Pharaon qui voulait le tuer. Cela conduisit à un séjour de 40 ans dans le pays de Madian, où Moïse se maria, eut deux enfants, et s’occupa des troupeaux de son beau-père.

Nous reconnaitrons facilement que Moïse n’était pas vraiment prêt à prendre les choses en main à l’âge de 40 ans, mais nous semblons penser que ces 40 ans que Moïse passa dans le désert avec les troupeaux de Jéthro lui ont donné ce qu’il fallait pour devenir le libérateur d’Israël. Je ne pense pas que ce fut le cas. Je crois que Moïse était aussi préparé à diriger Israël à l’ âge de 80 ans que j’étais prêt à conduire cette Honda 305 après avoir conduit une Honda 50. Les évenements d’Exode 3 et 4 confirment, je crois, que la préparation de Moïse pour prendre les choses en main avait à peine commencée. L’homme qui est décrit dans cette portion des Ecritures est difficilement le modèle du chef auquel nous nous attendrions. Apprenons le genre d’hommes Dieu choisit et utilisa comme chefs et le processus Il utilise avec Moïse.

Dans notre leçon précédente, l’attention était sur le caractère de Dieu, le « JE SUIS » d’Israël. L’attention de notre étude de cette leçon sera sur le caractère de Moïse, l’homme que « JE SUIS » a envoyé pour secourir Israël d’Egypte.

Les Ordres de Marche de Moïse (3:16-22)

Dans notre dernière leçon, nous nous sommes concentrés sur le buisson ardent et le caractère du Dieu qui s’est révélé dans le buisson – le « JE SUIS ». La révélation du caractère de Dieu, particulièrement par Son nom, est la base de la foi et de l’obéissance que Dieu exige (en fait, ordonne) de Moïse. Dans les versets 16-22, la tâche dont Moïse a été chargé d’accomplir est soulignée, ainsi que les grandes lignes des évènements qui allaient arriver à cause de son travail. Essentiellement, il y a trois catégories générales couvertes dans ces versets :

(1) Moïse fut commandé d’assembler les responsables d’Israël pour les réassurer de l’alliance promise de Dieu, pour leur transmettre le plan de Dieu pour délivrer Son peuple de leur esclavage, et de les amener au pays de Canaan (Exode 3:16-17). En effet, Moïse devait répéter les mots que Dieu lui avait dis du buisson ardent.

(2) Moïse fut chargé d’aller voir Pharaon avec les responsables d’Israël et de demander une « permission » de trois jours pour aller vénérer Dieu dans le désert (Exode 3:18-20). Cette demande serait refusée, et seulement par force (les fléaux) le roi d’Egypte relâcherait les Israélites. Il est important d’observer que la résistance de Pharaon était prévue, préparant ainsi Moïse pour les temps durs à venir. La libération d’Egypte ne viendra pas rapidement ni facilement, mais elle viendra.

(3) Finalement, Dieu instruisit Moïse d’assembler les salaires que les Israélites avaient gagné en Egypte (Exode 3:21-22). Cela a dû être accomplit en demandant aux femmes égyptiennes leurs articles d’argent et d’or et en les mettant sur leurs enfants.

Ces ordres résument la tâche que Dieu avait donnée à Moïse et la réponse des Egyptiens à sa demande. Ici, en quelques mots, sont les grandes lignes des « choses à venir » pour l’Egypte. Ces commandements clarifient la tâche qui avait été confiée à Moïse. Ils sont tous basés sur la promesse et la prophétie que Dieu avait faites à Abraham dans Genèse 15:12-20. Moïse maintenant savait qui était Dieu, et la tâche qu’Il lui avait donnée à faire. La vraie lutte ici était entre Moïse et Dieu, et s’il allait la faire. Ainsi, j’ai titré ce message, « Tourner Autour du Buisson Brulant ». Moïse va apprendre, comme nous le devons tous, que les ordres de Dieu ne doivent pas être refusés.

Les Cinq Points de Moïse (3:11-4:17)

Quand un ami et moi discutions les titres possibles pour cette section, il suggéra celui-là, que j’aime beaucoup : « Pendant qu’Israël glâne la paille, Moïse tente d’éviter de tirer la courte ». Pour ceux qui sont familier avec les enquêtes et discussions théologiques, je suis convaincu que Moïse marqua « cinq points ». Ici sont les cinq points de Moïse, qui cherche à prouver qu’il n’est pas l’homme pour le boulot que Dieu lui avait confié. L’essence des arguments de Moïse est : « Envoie quelqu’un d’autre ! ».

Moïse répond cinq fois à la tâche de Dieu. Nous avons traité les deux premières réponses au-dessus, mais nous allons les revoir brièvement pour que nous puissions voir les réponses de Moïse dans l’intégralité.

(1) Qui suis-je ? (Exode 3:11). Après s’être affirmer prématurément et présomptueusement le libérateur d’Israël (Exode 2:11-15), et avoir été réprimandé par un Israélite (« Qui t'a nommé chef et juge sur nous? » Exode 2:14), Moïse n’avait plus trop confiance en lui-même. Il, on nous dit dans les Ecritures, était « l’homme le plus humble sur la terre » (Nombres 12:3). La question de Moïse est légitime, révélant son humilité jusqu'à un certain degré. Mais dans cette instance, j’ai bien peur qu’elle aille un peu trop loin. La question ici n’est pas qui est Moïse, mais à qui il appartient. Dieu l’a envoyé, et c’est Dieu qui sera avec lui. L’autorité de Moïse est basée sur son appel divin et la présence divine qui sera avec lui (Exode 3:12).

Il y a beaucoup de discussion aujourd’hui à propos de l’estime de soi-même. Pendant que l’estime d’une personne à beaucoup à voir avec comment elle se sent dans sa peau et comment elle (ou il) peut fonctionner dans la vie, ce n’est pas la clé de la croissance chrétienne ou de l’obéissance. Pourquoi ? Parce que l’orientation est mauvaise. L’estime de soi-même concentre l’attention sur soi-même. Une personne ne peut être confiante que si cette personne a confiance en elle-même. Dieu redirige l’attention de Moïse sur Lui-même. Le buisson ardent est une révélation de Dieu à Moïse, pas une analyse introspective de Moïse. Aucun homme, aussi capable qu’il puisse être, n’est capable de servir Dieu adéquatement. C’est Dieu qui est infini, éternel et tout-puissant. Ainsi, quand Moïse aura le concept correct de Dieu, il sera capable de Le servir. Apprenons par ce texte à concentrer notre attention sur Celui que nous servons, plutôt que sur nous-mêmes.

(2) Qui es-tu ? (Exode 3:13). Si l’autorité de Moïse est enveloppée en le Dieu qui l’a appelé et lui a donné la mission, alors il est sûrement digne de lui d’enquêter sur la nature et sur le caractère de Dieu. Si ce n’avait pas été pour les trois autres réponses de Moïse (les deux dernières étaient des protestations, pas des questions), nous aurions pu trouver cette question acceptable. Mon avis est que Moïse en savait déjà assez.

Connaître Dieu est l’appel le plus haut d’un Chrétien et l’occupation de toute une vie (Phil.3:10). Comme tel, une personne devrait toujours chercher à Le connaître plus. Mais Moïse ne recherche pas cette connaissance pour lui-même ; Il la recherche car il a peur que les Israélites refusent son autorité. En d’autres mots, c’est vraiment une réflexion des mêmes peurs de Moïse qui étaient admises plus ouvertement dans la première question. La réponse de Dieu à la première question ne fut pas suffisante pour Moïse, alors il l’a reposée, d’une façon différente. Moïse s’attend toujours à être rejeté par les Israélites, comme il le fut 40 ans auparavant.

Je trouve que beaucoup d’entre nous cherchons à éviter d’agir immédiatement aux ordres de Dieu, excusant cela par notre « manque d’informations, de connaissances ou de formation ». Combien de gens « veulent réfléchir » ou « prier », quand en réalité ils sont résistant à obéir l’ordre de Dieu ? Combien de gens se sont excusés parce qu’ils n’ont pas été au séminaire ou au collège théologique ? Très souvent, ceux-ci ne sont que des écrans de fumée pour l’incrédulité. Nous ne sommes jamais prêts quand nous agissons de nous-mêmes, mais nous sommes toujours prêts quand Dieu dit, « Allez ! »

(3) Et s’ils89 ne me croient pas ou ne m’écoutent pas ? (Exode 4:1). Cette question ne devient-elle pas un peu répétitive ? Moïse reposa la même question à Dieu pour la troisième fois. Cette fois, elle est même plus inappropriée. Non, ce n’est pas assez fort. Cette fois, la question est honteuse. Avant, Moïse doutait son appel ; maintenant il doute la Parole de Dieu, car le Seigneur lui a déjà dit, « Les responsables d'Israël t'écouteront » (Exode 3:18). D’après les mots qui suivent cette assurance, nous savons que Moïse n’avait pas seulement été dit que les responsables d’Israël accepteraient sa direction, mais aussi que tout marcherait bien, tout comme Dieu avait dit. Moïse est donc purement et simplement coupable d’incrédulité.

J’ai été plutôt dur sur Moïse, et je crois que le texte (que Moïse a écrit) rend sa faiblesse et son incrédulité clairs. Etant un froussard invétéré, laissez-moi dire un mot ou deux en sa faveur. Avez-vous jamais dû faire face à un groupe de sceptiques et essayer de les convaincre que Dieu vous avait envoyé, basé sur une conversation que vous aviez eu avec un buisson ? Je trouve facile de comprendre pourquoi Moïse avait peur que personne ne croie son histoire. Des gens ne se tiennent autour de buissons, leurs parlant. Que cela ait été inhabituel est peu dire ! C’est aussi quelque chose de difficile à faire comprendre aux autres que c’était vrai.

Dieu traite toujours gracieusement les faiblesses de Moïse ici. En réponse à sa question, Dieu accorde à Moïse la capacité de performer trois signes.90 Les deux premiers, Moïse les performe tout de suite, selon les instructions de Dieu, pour le rassurer. Le dernier signe (tourner l’eau du Nil en sang) a dû attendre jusqu'à ce que le matériel (l’eau du Nil) soit disponible.

Le sens spécifique de chaque miracle91 est sans consensus commun parmi les érudits. Dans l’ensemble, je crois que nous pouvons voir plusieurs contributions importantes de ces signes. Premièrement, pour les Israélites, ces signes étaient des évidences visibles que Dieu était apparu à Moïse dans le buisson ardent. Refuseraient-ils de croire le récit du buisson ardent ? Laissez-les voir le bâton 92 tourner en serpent, et être retransformé en bâton. Laissez-les voir une main tournée lépreuse, puis restaurée. Un buisson enflammé n’est pas plus difficile à croire que ces phénomènes.

Deuxièmement, pour Pharaon et les Egyptiens, ces signes étaient l’évidence que la main de Dieu. Non seulement ont-ils radicalement prouvés l’existence du Dieu des Hébreux, mais ils donnaient l’évidence de Son pouvoir supérieur. Plus que ça, ces trois signes étaient d’un genre similaire. A la parole de Moïse, un bâton pouvait devenir un serpent, la lèpre pouvait être infligée, et l’eau contaminée. En d’autres mots, Moïse avait le pouvoir d’infliger des blessures ou de détruire. Pharaon avait essayé, en vain de détruire Israël. Moïse pouvait tout aussi facilement détruire l’Egypte. Les signes étaient tous « comme des fléaux », et Pharaon ferait mieux de prendre garde. Il avait été averti, non seulement du pouvoir de Dieu, mais aussi de la nature du jugement divin qu’Il pourrait et infligerait en Egypte. Finalement, puisque Moïse avait le pouvoir d’inverser le fléau, Pharaon fut aussi instruit du pouvoir de Moïse pour restaurer, un fois que le fléau arriverait. Les trois signes étaient donc très important, à la fois pour les Israélites et pour Pharaon.

(4) Mais je n’ai pas la parole facile ! (Exode 4:10 ; 6:12,30)93. A partir de là, ça décline – et en vitesse. Moïse n’est toujours pas convaincu de ses incapacités. Plutôt que d’agir sur la base de qui le Dieu est qui lui donne la mission, Moïse recule maintenant sous le prétexte qu’il n’est pas bon communicateur. C’est en fait de la fausse humilité. Regardez à ce qu’Etienne dit sur les habiletés de Moïse :

« Lorsque finalement ses parents durent l'abandonner, il fut recueilli par la fille du pharaon qui l'éleva comme son propre fils.

   C'est ainsi que Moïse fut instruit dans toute la science des Egyptiens et qu'il devint un homme dont la parole et les actions avaient des effets remarquables. » (Actes 7:21-22)

Moïse n’avait pas de problèmes pour parler, comme on pourrait supposer. Il savait aussi très bien se faire comprendre. Selon Etienne, Moïse était éloquent. Moïse met non seulement, des bâtons dans les roues de Dieu (en refusant de Le croire et de Lui obéir par la foi), mais dans ses propres roues aussi. Moïse ne devrait pas compter sur ses propres habiletés, mais il ne devrait pas non plus renier les habiletés que Dieu lui a donné.

L’historien Josephus va même plus loin qu’Etienne. Maintenant, bien sûr, Josephus n’écrivait pas sous l’inspiration. Pire encore, Josephus a été accusé d’exagérer. Mais il est intéressant de noter que Josephus écrivit que Moïse était un commandant de l’armée égyptienne, attaquant et battant les Ethiopiens qui avaient humilié l’Egypte.94 C’est une histoire glorieuse – trop pour être prise au sérieux. Néanmoins, elle indique qu’au moins Josephus n’a pas pris l’excuse de Moïse au sérieux non plus.

La réponse du Seigneur révèle Son mécontentement et un ton de réprimande.95 Grande surprise ! Moïse est en train de parler à son Créateur. En fait, il dit, « Dieu, je ne peux pas faire ça parce que tu ne m’as pas assez bien fait. » Dieu rappelle Moïse que, étant son Créateur, Il l’a façonné précisément comme Il voulait, et qu’il était donc totalement capable d’accomplir sa mission. Le problème de quoi dire en est un dont le Seigneur s’occupera en temps voulus. Il lui dira quoi dire (Exode 4:12).96 Pendant que Moïse s’inquiète à propos de ce qu’il dira quand il arrivera en Egypte, Dieu le pousse à bouger. Moïse regarde bien trop loin dans l’avenir. Sa tâche immédiate est de se mettre en route.

(5) Envoie quelqu’un d’autre (Exode 4:13). Voilà le point final. Moïse ne veut pas y aller. Ce n’est pas qu’il manque de confiance en lui-même ou en son autorité ; il manque simplement le courage d’agir. Aucune raison n’est donnée ici, en ce qui concerne pourquoi Dieu devrait envoyer quelqu’un d’autre, parce que Moïse est à cours d’excuses. Alors il plaide avec Dieu pour qu’Il pense à quelqu’un d’autre.

Dieu est ferme et patient, mais maintenant Il est en colère. Je ne sais pas précisément quelles manifestations physiques décrivent la colère dont Moïse mentionne dans le verset 14, mais mon impression est que ça a dû effrayer Moïse à mort. Pouvez-vous imaginer mettre Dieu en colère et avoir à se tenir devant Lui, faisant face à Sa colère ? Si Moïse avait peur de la présence de Dieu dans le buisson ardent auparavant (Exode 4:6), on peut difficilement imaginer la peur que Moïse éprouva à ce point.

La colère de Dieu n’a pas été seulement reflétée en quelques façons visibles (le buisson a-t-il explosé ?), mais elle était évidente dans la réponse que Dieu donna à Moïse (versets 14-17). Aaron parlait avec aisance, alors laisse-le parler pour Moïse. Comme des évènements plus tard l’indiqueront, la présence d’Aaron était un fardeau pour Moïse et un obstacle pour d’autres. Parmi d’autres choses, Aaron construisit le « veau d’or » et conduisit Israël vers la fausse vénération (Exode 32:1-6). Aaron était, au mieux, une bénédiction mitigée.

La Requête de Retour de Moïse (4:18-20)

Agrippant son bâton, Moïse alla dire à Jéthro qu’il allait partir, avec sa femme et ses deux fils. Il semblerait qu’il devait le laisser savoir (Gen. 31, spécialement 26-30). La requête de Moïse était évasive, même déceptive :

« ---Je vais partir pour retourner auprès de mes frères de race en Egypte et voir s'ils sont encore en vie. » (Exode 4:18).

Moïse évite de mentionner à Jéthro l’apparition de Dieu dans le buisson ardent et de la mission qui lui avait été confiée. Pouvez-vous imaginer demander à votre beau-père de laisser partir ses enfants et petits-enfants pour accompagner un homme qui allait affronter Pharaon et toute la nation d’Egypte ? Et pouvez-vous concevoir d’essayer de convaincre Jéthro que vous êtes sûr de ça, basé sur la conversation que vous avez eue avec un buisson en feu, mais qui ne brûlait pas ? Pas étonnant que Moise voulait éviter de révéler la vraie raison de son retour.

Evitant de révéler la vraie (ou toute la) raison de son retour était une chose, mais Moïse à fait plus que ça. Il dit à Jéthro qu’il voulait apprendre si ses frères de race étaient encore en vie. Il est possible que Moïse voulait dire qu’il voulait voir si sa mère et son père étaient encore en vie. Il savait certainement que les Israélites étaient en vie, car, comment Dieu pourrait-Il secourir un peuple qui aurait été exterminé (ce qui était, bien sûr, l’intention de Pharaon) ?

Le verset 19 semble servir d’explication pour la raison que Moise avait donnée à Jéthro pour retourner en Egypte :

« L'Eternel dit à Moïse lorsqu'il était encore à Madian:
   ---Mets-toi en route, retourne en Egypte, car tous ceux qui voulaient te faire périr sont morts.» (Exode 4:19)

Moïse n’avait aucune raison d’avoir peur, Dieu lui assura, car le Pharaon qui voulait le tuer était mort. Mais il semble presque que Moïse réarrangea les faits que Dieu avait donnés, comme pour suggérer qu’il avait besoin d’aller voir si son propre peuple était, en fait, vivant et allait bien. Moïse a-t-il confondu les faits par mégarde ou les a-t-il inexactement réarrangé pour obtenir l’accord de Jéthro d’emmener sa famille en Egypte ? Nous ne le savons pas, mais Séphora et ses deux fils retournèrent dans la maison de son père (Exode 18:2-6), peut-être après l’incident des versets 24-26.97

Jéthro, semblant être un homme sage et courtois, est d’accord avec Moïse, lui souhaite un bon voyage (verset 18). Alors, Moïse se met en route pour l’Egypte, emmenant sa femme et ses deux enfants. On nous dit que Moïse prit en main le « bâton de Dieu » (verset 20). Il a dû étudier ce bâton sous toutes les coutures, l’emmenant pendant si longtemps et étant maintenant l’instrument de Dieu.

Problèmes entre Pères et Fils (4:21-26)

La première impression de quelqu’un pourrait être que ces versets sont inappropriés ou placés au mauvais endroit. Puisque nous ne voulons pas dire que le texte fut réarrangé, nous ne pouvons que conclure que ces paroles du Seigneur à Moïse ne sont dites qu’après que Moïse soit parti de la maison de Jéthro ou qu’elles furent parlées au buisson ardent mais enregistrées ici pour une raison précise.98 Je suis enclin de pencher vers la dernière parce que ces paroles fournissent alors la toile de fond pour l’incident dépeint dans les versets 24-26. Quelqu’un pourrait, en fait, mieux comprendre le fil du raisonnement des versets 21-26 en titrant la section, « Entre Pères et Fils », car ce sont les relations de trois pères et fils auxquelles sont fait allusion ici : (1) Dieu (le Père d’Israël, et Son fils aîné (versets 22-23a) ; (2) Pharaon et son fils aîné (berset 23b) ; et (3) Moise et son fils (aîné? – 17) (verset 24-26).

Dieu avait instruit Moïse de performer tous les signes de pouvoir qu’il avait reçu devant Pharaon. Cependant ce n’était pas dans l’espoir de le convaincre ou de le convertir, car son cœur serait endurci par Dieu. On nous dit aussi que Pharaon endurcit son cœur lui-même.99 Les deux phrases sont vraies et ne se contredisent pas.

Ici, pour la première fois, la nation d’Israël est citée comme étant le fils aîné100 de Dieu (Exode 4:22-23). Parce que Pharaon ne libèrerait pas Israël, le fils aîné de Dieu, pour aller Le vénérer dans le désert, Dieu dirait à Moïse de dire à Pharaon qu’Il tuerait son fils aîné.

Quelle est ici l’importance de cette déclaration à propos du fils aîné de Pharaon ? Il semblerait que cela devait servir à la toile de fond pour l’incident étrange, presque bizarre, décrit dans les versets 24-26.101 Ici, Moïse, Séphora, et leurs deux fils sont en route pour l’Egypte (verset 24), en passant par le Mt Sinaï il semblerait (4:27). Le Seigneur102 rencontra Moïse à son camp et sembla103 vouloir le tuer. Cette action de la part de Dieu semble être si inhabituelle et si dure que certains ont même suggéré que Dieu était démonique.104 La vie de Moïse fut sauvée par l’action rapide de sa femme, Séphora. Elle prit un couteau en silex (Josué 5:2-3), circoncit son fils,105 et toucha Moïse106 avec le prépuce avec la réprimande,

« ---Tu es un époux de sang! »

A cause de des actions de Séphora, Dieu épargna Moïse.

Qu’est-ce que les actions de Séphora voulaient dire, et quelle est la raison d’inclure cette histoire dans Exode ? Sûrement, c’est le genre d’incident dont Moïse ne tient pas à être mis public, encore moins qu’il fasse partie des Ecritures Sacrées. Et rappelez-vous, Moïse a écrit ce Livre et aurait pu l’omettre. Alors, qu’est-ce que cela veut dire, et que devons nous apprendre de ça? Je suggèrerais que cet évènement énigmatique est la clé du chapitre tout entier, expliquant la résistance profondément enracinée de Moïse à obéir l’appel de Dieu de retourner en Egypte pour secourir les Israélites.

L’ « Evangile », si vous voulez, des Israélites était l’alliance que Dieu avait faite avec Abraham et avait répété aux patriarches et maintenant, à travers Moïse, au peuple de Dieu, les Israélites. La circoncision était le signe de l’alliance, une évidence de la foi des parents en la promesse de Dieu à Abraham qu’à travers sa semence les bénédictions viendraient à Israël et au monde entier (Gen. 12:1-3). En témoignage de la foi des parents en la promesse de l’alliance, tous les mâles d’Israël devaient être circoncis :

« Puis Dieu ajouta: De ton côté, tu observeras les clauses de mon alliance, toi et ta descendance, de génération en génération.

   Voici quelle est mon alliance avec vous et avec ta descendance, quels en sont les termes que vous devrez respecter: Tous ceux qui sont de sexe masculin parmi vous seront *circoncis[c].

   Vous porterez cette marque dans votre chair, et cela sera le signe de l'alliance entre moi et vous.

   De génération en génération, tout garçon devra être circoncis à l'âge de huit jours. Cela s'applique aussi à tout garçon né dans ta maison, et aux étrangers qui auront été achetés comme esclaves, et qui ne sont pas de ta descendance.

   Tous sans exception seront circoncis, qu'ils soient nés dans ta maison ou acquis à prix d'argent; ainsi le signe de mon alliance sera gravé dans votre chair. C'est là une alliance à perpétuité.

   Celui qui n'aura pas été circoncis sera retranché de son peuple parce qu'il n'aura pas respecté les clauses de mon alliance. » (Gen. 17:9-14)

Alors, vous voyez ! La raison de la préservation d’Israël (le buisson en flamme qui ne consume pas) était l’alliance faite avec Abraham par le Dieu éternel qui est, à partir de maintenant (Exode 3:15) le « JE SUIS ». L’alliance était l’ « évangile », la promesse de bénédictions et de salût en lesquels chaque Israélite devait croire et dont la croyance était symbolisée par la circoncision de ses fils et tous les mâles de sa maison. Moïse devait aller en Egypte et dire aux Israélites que Dieu allait réaliser Ses promesses, basées sur Son alliance. Et pourtant, Moïse n’avait pas encore circoncis son fils.107 Et si ce fils est l’aîné, il a eu beaucoup d’années de le faire.

Si Dieu prend la « dureté du cœur de Pharaon » assez sérieusement pour tuer son fils aîné (Exode 4 :21-23), alors, IL doit faire de même avec le péché de Moïse qui, par n’avoir pas circonci son fils, l’a grandement mis en danger. Selon les paroles du Seigneur enregistrées dans Genèse 17, son fils « aurait dû être retranché de son peuple ». La sainteté de Dieu est clairement manifestée dans la maladie presque fatale de Moïse. Dieu ne prend pas le péché à la légère.

La femme de Moïse perçoit justement le problème et épargne la vie de son mari par son action rapide. Le grand homme Moïse fut sauvé par la perception vive et ses mesures décisives de sa femme. Sa réprimande était bien méritée, et Moïse fut assez grand pour l’enregistrer pour la postérité. Serait-ce que nous, maris, ayons l’intégrité d’être si honnête !

Quelques soient les raisons, la femme de Moïse et ses enfants n’apparaissent plus dans le récit d’Exode avant le chapitre 18. Il se pourrait donc qu’à ce moment-là, Séphora et les enfants retournèrent à la maison de Jéthro.

La Réunion (4:27-31)

Par une révélation divine, Dieu ordonna à Aaron d’aller à la rencontre de Moïse dans le désert (4:27). Ils se rencontrèrent sur la montagne sacrée de Dieu. Quelle joyeuse réunion ça a dû être ! Il semblerait qu’au moins 40 ans eurent passés depuis qu’ils s’étaient vus. En plus, Moïse dut partager les plus récents évènements de sa vie, spécialement sa rencontre avec Dieu au buisson ardent, la mission qu’il devait accomplir, et le rôle qu’Aaron devait jouer. On peut seulement présumer ce que la réponse d’Aaron a dû être.

Ensemble Moise et Aaron retournèrent en Egypte et rencontrèrent les anciens des Israélites, leur disant tout ce que Dieu avait dit à Moise et performant tous les signes que Dieu avait donné à Moïse (4:29-30). Tous, les anciens d’Israël et le peuple, crurent Moïse, se prosternèrent et vénérèrent le Dieu de leurs ancêtres (4:31). Ce bref récit de la croyance et vénération d’Israël souligne le fait que toutes les peurs de Moïse n’étaient pas fondées.

Conclusion

La conclusion du chapitre 4 est un commentaire divin sur les cinq cotés de l’objection de Moïse à l’appel de Dieu. Les derniers versets du chapitre, qui rapporte la croyance du peuple et leur vénération de Dieu, nous informent que les peurs de Moïse étaient irréelles et déraisonnables. Toutes ses peurs et toutes ses objections énumérées dans le chapitre 3 et 4 étaient sans fondement, basées plus sur les peurs de Moïse que sur la réalité.

Les versets 24-26 identifient le problème inavoué avec les peurs de Moïse: incrédulité. Si quelqu’un voulait résumer les objections de Moïse à son ordre de retourner en Egypte, ce serait cela : « Mais Dieu, ils ne me croiront pas ». Mais les peurs de Moïse à propos de l’incrédulité d’Israël venaient de sa propre incrédulité. La base de la rédemption d’Israël de l’esclavage égyptien est l’alliance avec Abraham. En conséquence, Dieu S’identifie plusieurs fois comme le « Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob » (3:6,15,16,18 ; 4:5). La raison pour laquelle Moïse n’est pas prêt à retourner en Egypte est qu’il n’avait pas assez de foi en l’alliance que Dieu avait faite avec ses ancêtres. Et puisqu’il n’avait pas grande foi en les promesses de l’alliance de Dieu, il ne pensait pas que les Israélites en avaient non plus. L’évidence du manque de foi de Moïse est ici, dans son échec à circonciser son fils, l’évidence de sa foi en les promesses de l’alliance de Dieu.

Dans ce texte, il y a deux fils concernant Moïse qui sont entrelacés. Le premier, on pourrait l’appeler sa marche personnelle avec Dieu. Le second, nous l’appellerons son travail public pour Dieu. Les objections de Moïse traitent avec l’appel de Dieu et la mission en référence avec son travail public. L’essence de sa protestation est résumée dans sa dernière pétition, « S’il Te plait, envoie quelqu’un d’autre ». Pendant que Dieu répond gracieusement à chaque question (point 1-3) et fait des provisions pour ses inquiétudes (points 4-5), nous ne voyons jamais la racine du problème de Moïse avant d’arriver aux versets 24-26.

Nous trouvons que les problèmes de Moïse concernant son travail public (retournant en Egypte pour secourir Israël) viennent tous de sa relation privée. Son fils n’est pas circonci. Il ne peut pas motiver les hommes et les femmes à vivre en obéissance, basé sur leur foi en les promesses de l’alliance de Dieu quand il n’a pas encore même circonci son fils en évidence de sa foi. Donc, les problèmes de Moïse relatifs à son travail public viennent de sa marche personnelle. Pas étonnant que Paul écrive ceci à Timothée :

« Veille sur toi-même et sur ton enseignement. Sois persévérant en cela. En agissant ainsi, tu assureras ton salut et celui de tes auditeurs. » (1 Tim. 4:16)

Remarquez que Paul pousse Timothée à faire attention à lui-même (sa marche personnelle), puis à son ministère (son travail public). La vie spirituelle d’une personne prend priorité sur son ministère public. Quand notre marche personnelle est déficiente, notre ministère public souffre. Dans le contexte de l’exhortation de Paul dans ce passage, il est clair que Timothée avait besoin de faire autant attention à sa marche personnelle qu’à son ministère. Les problèmes de Moïse sont une illustration de ce qui arrive quand la marche d’une personne est défectueuse. Il est difficile de prêcher à des gens de foi quand le prêcheur est déficient dans ce domaine. C’est difficile de motiver les gens à obeir Dieu quand nous sommes nous-mêmes désobéissants.

Je suggère que la marche personnelle d’une personne avec Dieu a priorité sur son travail public pour Dieu. Dieu se met en colère avec Moïse en ce qui concerne sa réticence à faire le travail public. Le résultat de cette colère fut d’avoir à supporter Aaron, son assistant. Mais quand Dieu se met en colère avec Moïse à propos de sa marche personnelle, Moïse y perd presque sa vie. Je conclurais de ça que la dernière mauvaise chose est plus importante que la première. Donc, la marche privée doit avoir la plus grande priorité dans nos vies.

Cet incident suggère aussi que les saints faillissent souvent à cause de leurs échecs dans les domaines les plus élémentaires de la vie chrétienne. Réfléchissez. Moïse a eu une très bonne éducation en Egypte, et un cours supérieur au buisson ardent, et pourtant avec toutes ces connaissances, il faillit à obéir Dieu dans le domaine le plus simple de sa vie – circoncire son fils. Les échecs que j’ai observés dans la vie de grands dirigeants Chrétiens (ainsi que dans ma propre vie), sont le plus souvent relatifs aux disciplines simples de la vie, spécialement liées à notre foi personnelle, ainsi que notre marche et notre famille. C’était le cas de Moïse. La cure pour le problème n’était pas cacheé, pas profonde. Séphora savait ce qui devait être fait par Moïse et le fit pour lui quand il fut très éprouvé (à mon avis, agir pour lui à un autre moment aurait été mal).

Puis-je suggérer que ce passage et le principe de priorité de la marche personnelle d’une personne sont très importants pour les Chrétiens d’aujourd’hui. Très souvent, je trouve l’attention des Chrétiens concentrée sur les mêmes choses que Moïse invoqua dans ses protestations à l’ordre de Dieu. Permettez-moi de caractériser les plaintes et les objections de Moïse, puis de les relier à nos jours.

(1) Moise était introspectif, concentrant sur lui-même, au lieu de se concentrer le Dieu qui l’avait appelé. Les questions, « Qui suis-je ? » et « Et s’ils ne me croient pas ? » sont toutes les deux égoïstes, plutôt qu’orientées vers Dieu. La réponse de Dieu était pour diriger Moïse vers Son caractère et vers Ses provisions pour son ministère. Beaucoup d’excuses que nous utilisons pour ne pas faire ce que Dieu nous a commandé de faire sont du même genre – elles sont égoïstes.

Un des concepts du Christianisme (et en fait, du monde) est le concept de soi-même. Nous semblons trouver qu’une « pauvre image de soi-même » est la raison pour le crime, la mauvaise conduite, les échecs familiaux, et qui sait quoi. Maintenant je ne veux pas dire que l’ « image de soi-même » n’ait pas d’importance. Beaucoup de ça a de l’importance, mais pas tout. Je ne dis pas que nous ne devrions jamais considérer l’idée du concept de soi-même. Je dis que c’est, au mieux, un symptôme, plus que ce soit une cause. Moïse, nous pourrions dire, avait une mauvaise image de lui-même. Dieu concentra son attention sur Lui-même, en Se révélant comme étant le Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob, le « JE SUIS ». Quand Moise finit par saisir la noblesse du Dieu qui l’avait appelé, alors, son image de lui-même commença à graviter autour de Dieu, au lieu de l’image de l’homme. La noblesse de Moïse doit être trouvée dans la noblesse de Celui qui l’a appelé et qui l’a envoyé. Dieu a écouté les objections de Moïse fondées sur le concept de lui-même, mais Il le corrigea en concentrant son attention ailleurs.

(2) Moïse était plus intéressé par les théories que par les actions. Moïse voulait en savoir plus à propos de Dieu, et donc la question regardant le nom du Dieu qui l’envoyait. Je connais beaucoup de gens qui préfèreraient étudier pour le ministère plutôt que de le pratiquer.

Je connais beaucoup de gens qui veulent étudier Dieu, comme une excuse pour Le servir. Etudier est important, mais ce n’est pas un substitut pour le service, spécialement quand Dieu nous appelle à servir. Ceux qui sont résistants à obéir souvent choisissent les poursuites intellectuelles.

(3) Moïse était plus soucieux avec ses méthodes qu’avec le message qui lui avait été donné. La protestation, « Mais je n’ai pas la parole facile » (4:10) est non seulement un mensonge ; c’est une diversion. La méthode de présentation (pendant qu’elle sera importante) n’était pas aussi importante que le message. Dieu promit de fournir à Moïse les deux (4:12). Beaucoup semblent penser que la raison pour laquelle les gens ne témoignent pas est parce qu’ils ne savent pas comment et que d’enseigner une méthode tournera en évangélisme. Aussi serviable que la formation des méthodes d’évangélisme soit, le vrai problème est avec nos motifs, pas avec notre message. Un couple de jeunes mariés n’a pas besoin d’un manuel pour faire l’amour, et la raison est qu’ils ont la volonté d’apprendre. Le problème de Moïse n’était pas méthodologique, mais le manque de motivation – il ne voulait pas aller en Egypte, ce qui est prouvé par sa plainte finale, « Envoie quelqu’un d’autre ».

(4) Le problème de Moïse n’était pas autant une peur d’échec qu’un échec de foi. Le problème de Moïse n’est pas trouvé dans les choses qu’il exprima dans ses objections mais sur celles que Dieu expose dans les versets 24-26. Le problème de Moïse était fondamentalement un manque de foi – l’incrédulité. Il n’a pas prit au sérieux l’alliance avec Abraham, personnellement, et ainsi, il trouva l’idée de baser son ministère sur elle effrayante.

Quoique difficile à admettre, je crois que beaucoup, sinon pas la plupart, de nos problèmes comme Chrétiens viennent de l’incrédulité. La raison pour laquelle nous sommes si réticents à témoigner est parce que nous ne croyons pas vraiment à l’Evangile comme nous le devrions. Nous ne croyons pas que nos amis et notre famille fassent face à une éternité sans Christ, continuellement tourmenter. Nous ne croyons pas vraiment qu’à part de la foi en Christ les hommes sont perdus, sans espoir. Nous ne croyons pas vraiment que les choses de cette vie sont temporelles et que l’éternité prouvera ce qui est à la fois inusable et agréable.

Si l’Evangile est la fondation sur laquelle notre marche personnelle et notre travail public sont basés, alors nous n’osons pas l’oublier. C’est pourquoi nous, en tant qu’église, croyons que la mémoire de la mort du Seigneur est nécessaire hebdomadairement. Donc, nous observons la table du Seigneur chaque semaine, et de cette façon nous nous rappelons de ce qui est essentiel et fondamental à notre foi et notre marche. Ne cessons jamais de regarder à la croix du Calvaire. Vous voyez, l’Evangile du saint du Vieux Testament était résumé dans l’alliance de Dieu avec Abraham, Isaac, et Jacob. L’Evangile du saint du Nouveau Testament est résumé dans la croix du Christ au Calvaire et dans la « nouvelle alliance conclue dans le sang » (Luc 22:20). Ne perdons jamais de vue la fondation de notre foi et de la dévastation de l’incrédulité.

En conclusion, laissez-moi suggérer quelques applications secondaires qui viennent par déduction de notre texte. Concernant la direction, il semblerait que beaucoup de conceptions modernes du leadership Chrétien sont contestées par l’appel de Moïse dans Exode 3 et 4. Moïse est appelé souverainement pour diriger ; il ne se porte pas volontaire. En fait, la confiance en lui et l’assurance de Moïse sont mises de coté avant même qu’il ne soit appelé à diriger.

Non seulement est Moïse appelé souverainement, mais il est préparé d’une façon assez différente de ce qui est proposé comme normale aujourd’hui. Moïse n’a pas été éduqué dans la foi comme on semblerait penser aujourd’hui. Il a apprit la plupart de ses leçons en solitude et le reste dans un environnement éducatif séculier (pourrais-je oser dire humaniste séculier) en Egypte. Moïse ne fut pas formé autant par ses succès que par ses échecs.

Moïse n’est pas appelé et ordonné parce qu’il est si spirituel ou parce qu’il a beaucoup de succès ou parce qu’il est « prêt », mais parce que Dieu est prêt, et Il lui fournira ce dont il aura besoin pour servir quand il sert. Il y a plus de formation « sur-le-tas » qu’on ne voudrait admettre.

Les dirigeants que nous trouvons dépeint dans la Bible ne sont pas les géants que nous aimerions trouver, mais des hommes que Dieu a utilisés en dépit de leurs faiblesses et leurs échecs. Nous devons sûrement admettre que Moïse, comme Elie, était un homme « comme nous » (Jacques 5:17), un homme qui avait les mêmes peurs et les mêmes échecs que nous. Ce n’est pas la noblesse de l’homme qui est la clé de son succès, mais le caractère du Dieu qui l’appelle et utilise les hommes faillibles pour faire Sa volonté.

Nous attendons de nos dirigeants qu’ils succèdent et qu’ils agissent toujours bien. Rien dans les Ecritures ne nous donne le droit d’espérer une telle perfection, ni de nos dirigeants, ni de nous-mêmes. Regardons à nos dirigeants en tant qu’hommes qui ont des peurs et qui échouent tout comme nous, et qui ont besoin de nos prières, et de nos encouragements et exhortations autant que nous en avons besoin.

Dans ce bref aperçu de la vie de Moïse couvrant 80 ans, reconnaissons qu’il y a deux extrêmes toutes aussi dangereuses l’une que l’autre en ce qui concerne les dirigeants. La première est celle de la confiance en soi-même, la sureté de soi. Moïse présomptueusement voulait aller délivrer son peuple et a fini par devoir s’enfuir pour ne pas être tuer. C’est parce qu’il n’avait pas été appelé et il n’avait pas été chargé de diriger à cette période de sa vie. Nombreux sont les gens qui voudraient diriger et qui se prennent pour des dirigeants, que Dieu n’a pas chargé de diriger. La présomption dans les positions de direction est mortelle.

Deuxièmement, il y a le danger de la passivité timide. C’est ce que nous voyons en Moïse quand Dieu l’a chargé d’aller en Egypte. Maintenant, Moïse est plein d’excuses prouvant qu’il n’est pas l’homme pour le boulot. Il y a beaucoup d’hommes chrétiens qui cherchent à s’éloigner des positions de direction que Dieu leur a confiées. En fait, c’est parce qu’ils ne font pas assez confiance à Dieu pour croire qu’Il peut accomplir Ses desseins à travers eux.

Sans ce soucier de quel ministère Dieu nous a donné, accomplissons-le avec diligence, examinons d’abord notre propre marche, puis notre travail, croyant et obéissant le « JE SUIS » qui nous a appelés et qui est constamment avec nous aujourd’hui et pour toujours.


89 One may wonder to whom the “they” of verse 1 refers. Is Moses doubting that the Israelites will believe God has appeared to him, or the Egyptians (especially the Pharaoh)? The context clearly indicates that the “they” refers to the Israelites. First, they would need to know that God had appeared to Moses, not Pharaoh. Pharaoh was simply to be told that “The Lord, the God of the Hebrews, has met with us” (Exod. 3:18). Secondly, Exodus 4:5 specifies that the Hebrews will believe that “the Lord, the God of their fathers—the God of Abraham, the God of Isaac and the God of Jacob— has appeared to you.”

90 It is absolutely incredible what some people are able to do with these miracles. Below are a few statements for you to consider: “The first sign was that Moses’ staff (which according to an Arabian saga was taken from paradise by Adam, but according to Moses’ own words was nothing more than an ordinary staff) was changed into a snake.” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 59.

“The magical trick here performed is probably based on knowledge of an Egyptian snake-charmer’s trick.” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), p. 82.

“Moses is thus taught magic by the Lord of all wonders. The three he learns are transformation-miracles, in which one substance is changed into another. Moses himself performs two of the miracles immediately, perhaps to gain confidence, but the third can be carried out only in Egypt with the Nile water.” Ibid.

91 For example, Hannah writes: “Because snakes symbolized power and life to the Egyptians, God was declaring to Moses that he would be able to overcome the powers of Egypt.” John Hannah, “Exodus,” The Bible Knowledge Commentary (Wheaton: Victor Books, 1985), p. 113.

92 “In verse 20 it is called God’s rod, as being used in signs, and in Exodus 7:9 it is used by Aaron.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1973), p. 73.

93 “It is interesting that during this appearance Moses addressed God twice (4:10, 13), but in neither case did he use the name God had revealed to him.” Gispen, p. 60.

“The Hebrew reads ... ‘I am not a man of words.’ Later in the verse he speaks of the fact that he was ‘slow of speech’ and ‘slow of tongue.’ The Hebrew literally reads ‘heavy in mouth and heavy in tongue’; that is, he was not fluent in speech.” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 68.

94 The Works of Flavius Josephus, translated by William Whiston (Grand Rapids: Associated Publishers and Authors Inc. [reprint], n.d.), Book II, pp. 57-58.

95 “Compare Exodus 5:23 for a similar rebuke. Such an attitude to God is culpable, but very natural and common, not least among the saints of the Old Testament covenant (Jeremiah [Jer. 1:6], the psalmist and Job are noted instances). Like Peter’s failings, these lovable faults bring them very close to us, since we see ourselves only too clearly in them. I am slow of speech: lit. ‘heavy of mouth.’ This vividly expresses the frustration of the man who knows that he cannot speak (cf. Paul in 2 Cor. 10:10 for a similar rueful admission). We are never told that Moses’ self-estimate was incorrect. He is blamed for making excuses, not necessarily because the reasons given are untrue, but because they indicate lack of faith.” Cole, p. 75.

96 “The Hebrew word for ‘teach’ contains the same root as tora, ‘instruction,’ especially used in later times as a title for the Law of Moses. There may be a hint of the later meaning here.” Cole, p. 76.

97 “It was probably at this time Zipporah and her two boys were sent back to Jethro by Moses (cf. 18:2-3).” Davis, p. 72.

98 You will notice that the NIV renders verse 19, “Now the Lord had said to Moses. …” The inference is that these words were spoken earlier, perhaps at the bush, but that they were recorded here for a reason. The reason is that we find out how Moses either misunderstood what God had told him or how he distorted it. God never suggested that “his own people” had died, but that “those who wanted to kill him” had died. When God’s words are placed in juxtaposition with those of Moses, Moses’ words do not conform to the truth. This revelation of God, placed where it was, informs us that Moses hedged concerning the truth.

99 “Three different Hebrew words are used to describe this condition attributed to Pharaoh. The first is the verb kabed which has the idea of ‘to be heavy, insensible, or dull,’ and is used in 7:14; 8:15,32; and 9:7,34. The next word used is qasah which conveys the sense of ‘being hard, severe, or fierce.’ In the Hifil stem it has the sense of ‘making difficult.’ There are two occurrences of this term, one in 7:3 and the other in 13:15. The final term used is hazaq which is one of the strongest terms employed, meaning ‘to be or grow firm, strong.’ In reference to its use in this context, it has the sense of ‘growing stout, rigid, or hard.’ Two things should be observed in connection with this problem. One is that Pharaoh hardened his own heart and resisted the demands of God. This is clearly indicated in a number of the passages (cf. 7:13,14,22; 8:15,19,32; 9:7,34-35; 13:15). … On the other hand, it is clearly stated that God hardened Pharaoh’s heart (cf. 4:21; 7:3; 9:12; 10:1,20,27; 11:10; 14:4,8,17). This act of God should be considered judicial and real.” Davis, pp. 69-70.

“Three different Hebrew verbs are used, but there is no essential difference in their meaning. Sometimes it is said that God hardens pharaoh’s heart, as here. Sometimes pharaoh is said to harden his own heart, as in Exodus 8:15. Sometimes the position is described neutrally, by saying that pharaoh’s heart was hardened, as in Exodus 7:13. Even to the Western scholar, it was a problem of theological interpretation, not one of history and fact. No one doubts that pharaoh was stubborn, that he had an iron will and purpose, that he found it impossible to change his pattern of thought and adjust to new ideas. These and more are all implied in the biblical ‘hard-hearted,’ which does not refer to emotion, as in English, but to mind, will, intelligence and response. Often ‘dull-witted’ would be a good translation.” Cole, p. 77.

“Another factor in God’s hardening of Pharaoh’s heart is that it was a reversal of an Egyptian belief. Egyptians believed that when a person died his heart was weighed in the hall of judgment. If one’s heart was ‘heavy’ with sin, that person was judged. A stone beetle scarab was placed on the heart of a deceased person to suppress his natural tendency to confess sin which would subject himself to judgment. This ‘hardening of the heart’ by the scarab would result in salvation for the deceased. … For the Egyptians ‘hardening of the heart’ resulted in silence (absence of confession of sin) and therefore salvation. But God’s hardening of Pharaoh’s heart resulted in acknowledgment of sin and in judgment.” Hannah, pp. 114-115.

Lest we begin to feel a little puffed up about Pharaoh’s hard heart, let us recall that Israel is persistently described in Scripture as “stiff-necked.” Pharaoh was hard-hearted in not acknowledging the truth. Israel was stiff-necked in refusing to obey what they knew to be the truth.

100 “The mention of Israel as Jehovah’s ‘firstborn’ is significant in this larger context. The firstborn son was to the Egyptians not only special, but in many respects sacred. It is therefore most interesting that the people of God are regarded as firstborn in this passage (cf. Hos. 11:1).” Davis, p. 71.

“This is the first introduction of the ‘first-born’ theme in the book (cf. Gen. 22). Passover, unleavened bread, and the redemption of Israelite first-born are inextricably linked with the events of Exodus (cf. Ex. 11:4) for reappearance and therefore doubtless in Israel’s religious thought afterwards. The connection is very simple and patterned on the ‘lex talionis,’ a fundamental principle of Hebrew Law (Ex. 21:23). Israel, considered collectively, is God’s first-born, presumably as being His chosen people and as ‘first-fruits’ of all the peoples (Jer. 31:9; 2:3).” Cole, p. 78.

101 This is the most obscure passage in the Book of Exodus. It has given rise to a number of different interpretations, none of which is wholly satisfactory. The obscurity arises in part from the extreme brevity of the account, and the indefiniteness of reference of several of the personal pronouns.” Hyatt, p. 86.

102 One version of the Septuagint reads, “the ‘angel of the Lord’” here, while another reads ‘an angel.’

103 I have chosen the word “seemed” advisedly. There are a number of times in the Bible when the appearance was different than God’s intended outcome. God appeared to desire to destroy Israel and to make a new nation out of Moses, but this is something God would not do, based upon the argument of Moses that He could not do it without breaking His promise to Abraham and failing to accomplish His purposes (Exod. 32:7-14). In the New Testament, the resurrected Lord “acted as if he were going farther,” but He did not actually do so (Luke 24:28-29). So, in this passage in Exodus as well, I believe that God appeared to intend to put Moses to death, but he was the one who had been commissioned to deliver Israel. Thus, it only seemed that God would put him to death.

104 “It is a very ancient, primitive story that pictures a ‘demonic’ Yahweh. It is very probable that it has been borrowed by the Israelites from a pagan source, possibly Midianite, and imperfectly assimilated to Israelite theology. … The original story may have concerned a demon or deity of the boundary between Midianite territory and Egypt whom Moses failed properly to appease.” Hyatt, p. 87.

105 The text does not tell us which of the two (cf. Exod. 4:20; 18:3, 6) sons of Moses was circumcised. Gershom, the first-born could have been as old as 40, which makes the second son a possibility. This is the preference of Gispen, who writes, “Usually the son is understood to be Gershom, but since verse 20 speaks of sons, and the word circumcision is used in the plural in verse 26, I believe that we must think here of the younger son, Eliezer (18:4). Gershom then had already been circumcised, but Moses, under pressure from Zipporah, had neglected to circumcise his second son. That this happened at Zipporah’s instigation follows in my opinion from her action and from her words later.” Gispen, p. 63.

The emphasis on the firstborn in the preceding context (4:22-23) would tend to favor Gershom being the uncircumcised son. The name of the son is not that important in this text, however, which is precisely why the matter is not clarified in the text.

106 “Her touching Moses’ feet with the son’s foreskin was possibly a symbolic act of substitution, in which obedience was seen as replacing disobedience.” Hannah, p. 114.

107 A number of interpreters seem to feel that Moses failed to circumcise his son due to Zipporah’s disdain for this practice. This view is reflected in the statement, “It is generally the view of commentators that these words were an expression of reproach and unhappiness. They reflect the fact that Zipporah performed the rite grudgingly, not from a desire to obey the God of Moses, but primarily out of practical necessity to save his life. Perhaps Moses had neglected this rite in order to accommodate the wishes of Zipporah. In any event, he was punished by God and was apparently desperately sick.” Davis, p. 71.

I find no evidence to indicate that Zipporah is the problem, and in this passage, she is the solution while Moses is the problem.

Ad Category: 
Passage: 
Taxonomy upgrade extras: 

5. Le Doigt de Dieu (Exode 7:14-10:29)

Introduction

Il y a des tragédies dans la vie qui sont juste ça – des tragédies. L’accident du vol Delta 191 vendredi dernier est certainement une de ces tragédies. Personne n’oserait, de nos jours, appeler cette tragédie un acte de jugement divin. C’est simplement une de ces tragédies qui font parties des souffrances et des tristesses de la vie. Il y a aussi des tragédies qui ont une raison positive et bénéfique. Les tragédies de la vie de Job, par exemple, furent profitables pour sa marche pieuse. La « tragédie » de la croix du Christ fut bénéfique, car c’est par Sa mort que nous pouvons être sauvés. Les souffrances de la nation d’Israël pendant les 400 ans d’esclavage en Egypte prouveront être aussi avantageuses, dans le drame de l’Histoire d’Israël dans le Livre d’Exode (ainsi qu’au cours de notre étude).

Il y a aussi ces tragédies qui sont le résultat de la furie de Dieu. Les fléaux que Dieu a déversés sur les Egyptiens font partis du jugement de Dieu sur Pharaon et son peuple pour leur oppression de Ses gens, les Israélites (Gen. 15:13-14 ; Deut. 11:1-4 ; Ps. 78:44-52). C’est un coté de Dieu s’occupant des hommes que nous préfèrerions ignorer, mais n’osons pas.

Le jugement des Egyptiens est donné beaucoup de place dans le Livre d’Exode. Si nous étions sensibles à la « politique éditoriale » de Dieu, nous devrions reconnaître que ce jugement est important pour nous, autant que pour les saints du Vieux Testament. Non seulement Moïse entre dans beaucoup de détails en décrivant les fléaux d’Exode, mais il y a fréquemment des références à cet incident dans le Vieux Testament ainsi que dans le Nouveau. Ainsi nous arrivons aux fléaux, un sujet plutôt déplaisant, mais un qui est extrèmement important pour chacun d’entre nous. A la conclusion de ce message, nous chercherons à expliquer pourquoi.

En réponse de la souffrance des Israélites (chap. 1), Dieu a appelé Moïse, qu’Il a divinement protégé et préparé pour la mission de libérer Son peuple d’Egypte (chap. 2-4). Après une résistance considérable, Moïse est retourné en Egypte, où il a été reçu par les anciens et le peuple d’Israël, rebuté par Pharaon, à la consternation des Israélites. Dans le chapitre 7, nous arrivons au début des fléaux que Dieu va déverser sur l’Egypte par Moïse et Aaron. A cause de l’importance du dernier (10ème) fléau, nous devrons en faire le sujet de notre prochaine leçon. Cette leçon-ci se concentrera sur les neuf premiers fléaux, qui semblent avoir une structure distincte en elle-même, comme nous le montrerons très prochainement.

La résistance (cœur obstiné) de Pharaon et les fléaux qui résultèrent ne sont pas surprenants, ni à Moïse, ni au lecteur. Dieu avait prédit la nécessité des fléaux qui devaient être déversés sur l’Egypte :

« Je sais que le pharaon ne vous permettra pas de partir s'il n'y est pas contraint avec puissance.

   C'est pourquoi j'interviendrai et je frapperai l'Egypte de toutes sortes de prodiges que j'accomplirai au milieu d'elle. Après cela, il vous renverra. » (Exode 3:19-20)

Pharaon a pu trouver rebutante la pétition de laisser partir les Israélites pendant trois jours pour qu’ils puissent aller vénérer leur Dieu dans le désert, pour deux raisons principales. Premièrement, il ne serait pas enclin à reconnaitre l’existence d’un autre Dieu, spécialement puisque lui-même, était considéré un dieu. Deuxièmement, les observances religieuses nécessitaient un « jour de congé », et il semblait qu’il y en avait déjà assez :

Mais Pharaon avait rejeté avec mépris ce Dieu comme étant une autre célébration sémitique – il y avait déjà assez de fêtes et jours fériés religieux pendant lesquels aucuns travaux n’étaient fait, et ce n’était qu’une excuse pour se reposer.

… Concernant les absences du travail, les dossiers égyptiens… inclurent des notes de travail qui donnent des rapports journaliers d’absentéisme, les noms des employés absents, et les raisons. Un dossier montre qu’une fois, les employés de la tombe royale ont arrêté de travailler pendant trente jours sur quarante-huit. Un registre d’absences note la raison pour l’absentéisme de plusieurs travailleurs étant, « offrande à leur dieu » … et l’enregistrement laconique, « repos » n’était pas rare dans de tels dossiers.109

Quelqu’un pourrait se demander si les « jours de congé » que la vénération religieuse nécessitait aurait pu être un facteur dans le culte des faux dieux égyptiens par Israël (Josué 24 :14). Après tout, en allant simplement aux services de dévotion aux dieux égyptiens, un court repos de leur travail dur était une récompense pour les Israélites.

Pour beaucoup de raisons, Pharaon ne voulait pas relâcher les Israélites pour qu’ils aillent honorer leur Dieu. Cela nécessita la démonstration de la main puissante de Dieu par les fléaux, qui pousseraient Pharaon à laisser partir les Israélites.

La Nature des Fléaux

Avant de regarder brièvement à chacun des fléaux individuellement, il aiderait de considérer tous les fléaux ensembles. Quand nous cherchons à identifier la nature des fléaux, les explications tombent généralement dans une de ces catégories :110

(1) Les fléaux n’étaient que de simples mythes. Il y a ceux qui disent que les fléaux décrits dans cette portion d’Exode comme étant des miracles, ne sont jamais arrivés. Ce récit, certains croient, est simplement une fabrication, des mythes qui furent fabriqués pour communiquer dramatiquement certaines croyances religieuses. Cet avis ne peut être pris au sérieux, car cela voudrait dire que la Bible n’est pas sérieuse non plus, n’étant certainement pas considérée comme étant inspirés par la Parole de Dieu.

(2) Les fléaux sont survenus, mais n’étaient pas des miracles. Les érudits prennent ces évènements comme étant des désastres naturels qui étaient communs en Egypte, et qui furent interprétés comme des actes de jugement divin. C’est une amélioration sur le premier avis en ce que celui-là prend la Bible plus au sérieux. Cependant, il échoue parce qu’il ne trouve rien non plus de miraculeux. L’évènement était vraiment arrivé, mais l’élément miraculeux était faux, étant ajouté par l’auteur(s) pour des raisons idéologiques ou théologiques.

(3) Les fléaux sont survenus, désastres naturels, qui étaient modérément miraculeux. Il y a des écrivains qui devraient être inclus dans le camp des évangélistes qui penchent toujours un peu trop (à mon avis) vers le second avis. Ces « miracles » apparaitraient être soit des miracles de Classe C ou de Classe B, mais pas vraiment des miracles de première classe (Classes A). K.A. Kitchen111 et Alan Cole112 semblent tomber tous les deux dans cette catégorie. Le Nil tournant en sang est vu soit parce qu’il aurait atteint le plateau d’inondation, chargé de vase rouge ou avec un genre de micro-organismes, qui donna une couleur rouge au fleuve. Tous les autres fléaux seraient les conséquences, un résultat naturel, du premier fléau.113 Pendant que la nature est certainement utilisée (grenouilles, tempêtes, les sauterelles, etc.) il y a quelque chose ici qui est plus miraculeux que juste un désastre naturel un peu plus grand que la moyenne. Ces miracles étaient des signes, et ainsi d’une manière incontestable, en dehors de l’ordinaire.

(4) Les fléaux vinrent de la nature et des forces naturelles, dans un sens, pour être miraculeusement convaincants.114 Comme les magiciens disent, « C’est le doigt de Dieu. » Il y a une tension que nous devons être disposés à admettre. D’un coté, le texte nous dit que l’eau du Nil tourna en sang. De l’autre, nous savons qu’ailleurs, « sang » est utilisé dans un sens non littéral. On nous dit dans Joël 2:31 et Apocalypse 6:12 que la « lune deviendra rouge comme le sang ». En fin de compte, nous devons prendre le texte aussi littéralement et sérieusement que possible. Notre motivation doit être de comprendre le passage comme il est écrit, et non pas en accordance avec l’explication la plus croyable.

Joseph P. Free liste cinq aspects uniques des fléaux qui les caractérisent comme miraculeux : (1) Intensification. Bien que les grenouilles, les insectes, la fièvre aphteuse, et les ténèbres étaient connues en Egypte, ceux-ci furent intensifiés bien au-delà d’évènements ordinaires. (2) Prédiction. Le fait que Moïse prédit les moments de leurs débuts et de leurs fins les séparent totalement d’évènements purement naturels. (8:10,23 ; 9:5,18,29 ; 10:4). (3) Discrimination. Certains fléaux n’ont pas affecté le pays de Gochên où Israël vivait (8:22, pas de mouches ; 9:4, pas de fièvre aphteuse ; 9:26, pas de grêle). (4) Régularité. Il y a une sévérité graduelle dans la nature des fléaux finissant par la mort des premiers-nés. (5) But moral. « Ceux-ci n’étaient pas des anomalies de la nature mais avaient pour intention d’enseigner des leçons et des préceptes moraux. »115

Les « Miracles » des Magiciens

En plus, la détermination comment extraordinaire les fléaux de Moïse et d'Aaron était, nous devons arriver à une conclusion quant à la nature des « miracles » performés par les magiciens. Les deux premiers fléaux furent, à la satisfaction de Pharaon, reproduits par ses magiciens. Il y a plusieurs façons de comprendre ce qui fut accompli par les magiciens.116 En fin de compte, nous n’avons que deux options :

(1) Les « miracles » n’étaient que des miracles apparents, réalisés par un genre d’illusion ou d’habileté des mains. Soit par supercherie ou déception, les magiciens semblent reproduire les miracles de Moïse et d’Aaron. On nous dit par exemple, que le cobra pouvait être rendu rigide en appliquant de la pression au bon endroit sur la tête de la créature. Ainsi, les bâtons des magiciens étaient vraiment des serpents qui apparaissaient seulement être des bâtons.

(2) Les « miracles » avaient des pouvoirs super naturels, par Satan ou ses aides démoniques. Il semblerait que les magiciens auraient vraiment reproduit les deux premiers fléaux, mais furent empêchés de les renverser ou de reproduire les suivants. Dans le cas du fléau des moustiques, le texte semble indiquer que les magiciens pensaient qu’ils pouvaient reproduire les moustiques et essayèrent de le faire, sans succès (Exode 8:18). Il y a plusieurs évidences qui me font penser que Satan était en fait la source du pouvoir des magiciens copiant les deux premiers « miracles ».117 C’est plus qu’un simple concours entre Moïse et les magiciens, c’est Dieu défiant les dieux d’Egypte (Exode 12 :12), derrière lesquels sont Satan et ses assistants démoniques. La fausse vénération vient souvent d’une inspiration démonique (1 Cor. 10 :20-21 ; 1 Tim. 4 :1).

La Structure des Fléaux

Regardez les 9 premiers fléaux dans leur intégralité, il y a un genre de formules (voyez le tableau à la fin de cette leçon). Les 9 fléaux peuvent être groupés en séries de 3 challenges, chacun composé de 3 fléaux. Les premiers fléaux (1-3) produisent l'inconvenance ; les 3 suivants amènent de plus grands dégâts et destructions (4-6) ; les 3 derniers (7-9) produisent une dimension encore plus grande de terreur. Ainsi nous voyons que les fléaux progressent de l’inconvenance à la destruction à la terreur. Les premiers fléaux de chaque série (fléaux 1,4, et 7) commencent avec l’expression « le matin ». Les derniers fléaux de chaque série (3,6, et 9) arrivent sans être annoncés et sans les avertissements des autres.

Dans la première série de fléaux (1-3), le bâton est étiré par Aaron. Dans la deuxième série (4-6), aucun bâton n’est utilisé. Dans la troisième série (7-9), Moïse utilise son bâton. Au fur et à mesure que les fléaux progressent, le cœur de Pharaon s’endurcit de plus en plus. Quand le roi d’Egypte marchande avec Moïse pour de l’apaisement, il accepte de concéder de plus en plus de choses, mais il ne tient pas ses promesses. Dans la première série de fléaux, aucune mention n’est faite des Israélites étant séparés des Egyptiens faisant l’expérience du fléau. A partir de la seconde et la suivante, une distinction est clairement faite ou impliquée.

Les fléaux commencent avec les magiciens imitant les miracles de Moïse et d’Aaron ; Puis ils admettent, eux-mêmes, la main (ou le doigt, pour être exact) de Dieu dans le fléau ; Après, ils sont eux- mêmes si éprouvés qu’ils ne peuvent pas se tenir devant Moïse. Les « officiels » d’Egypte (qui semblent être un groupe différent de celui des magiciens) ont parmi eux un certain nombre de gens qui prirent au sérieux les avertissements de Moïse et mirent leurs esclaves et leurs bétails à couvert (9:20). Finalement, tous les officiels de Egypte plaident avec Pharaon de relâcher les Israélites avant que l’Egypte ne soit complètement ruinée (10 :7).

Les Fléaux en Particulier

Ayant considéré les fléaux dans leur intégralité, nous allons maintenant considérer brièvement chacun des fléaux individuellement. Chaque fléau transmet un message de Dieu.

FLEAU UN : LE NIL TOURNE EN SANG (Exode 7:14-24). Le Nil est pratiquement le « sang de la vie » de l’Egypte. Sans la période d’inondation et l’eau avec laquelle elle soutient constamment la vie, l’Egypte serait presque inhabitable. John Davis nous informe de l’importance du Nil pour les Egyptiens et la façon dont cela affecte leur théologie :

« S’il n’y avait pas eu ces inondations, l’Egypte serait aussi désolée que le désert de chacun de ses cotés. Les Egyptiens reconnaissaient parfaitement ça, et en remerciements pour les bénédictions du Nil, des chansons furent écrites. Non seulement des dieux furent associés avec le Nil, mais la fertilité, les bénédictions, et le bonheur étaient associés avec la fidélité de ce fleuve. De la période du Nouveau Royaume nous vient un document qui nous est connu aujourd’hui comme la « Chanson du Nil », une composition qui aurait pu être originaire de la période du Royaume Moyen. Les paroles de cette chanson racontent l’histoire de l’importance du fleuve Nil pour les Egyptiens.

Hail to thee, Oh Nile, that issues from the earth and comes to keep Egypt alive! … He that waters the meadows which Recreated, in order to keep every kid alive. He that makes to drink the desert and the place distant from water: that is his dew coming down (from) heaven.118 »

Le miracle qui tourna l’eau du Nil en sang peut être mieux comprit à la lumière de la dernière prophétie que Dieu nous donna par Ézéchiel :

« ---Fils d'homme, dirige ton regard vers le pharaon, roi d'Egypte, et prophétise contre lui, contre l'Egypte tout entière.

   Tu diras: «Voici ce que dit le Seigneur, l'Eternel:
      Je vais m'en prendre à toi, pharaon, roi d'Egypte,
      toi le grand crocodile
      tapi au milieu de tes fleuves,
      toi qui as dit: «Mes fleuves sont à moi,
      c'est moi qui les ai faits.»

   Je te passerai des crochets dans les mâchoires,
      je ferai adhérer les poissons de tes fleuves à tes écailles,
      et je te tirerai du milieu de tes fleuves,
      avec tous les poissons qui nagent dans tes fleuves
      et qui adhéreront à tes écailles.

   Et je te jetterai dans le désert,
      toi et tous les poissons qui nagent dans tes fleuves.
      Et tu retomberas sur le sol dans les champs,
      sans que l'on te recueille et qu'on t'ensevelisse.
      Je te donnerai en pâture
      aux animaux sauvages et aux oiseaux du ciel.

   Et tous les habitants de l'Egypte reconnaîtront
      que je suis l'Eternel. » (Ézéchiel 29:2-6)

FLEAU DEUX : LES GRENOUILLES (Exode 7:25-8:7). Les grenouilles étaient considérées comme ayant un pouvoir divin :

« Dans le panthéon Egyptien la déesse Heket avait la forme d’une femme avec une tête de grenouille. De ses narines, les gens croyaient, venait le souffle de la vie qui animait les corps de ceux crées par son mari, le grand Dieu Khnoum, de la poussière de la terre. Donc, les grenouilles ne devaient pas être tuées.119 »

Les grenouilles n’étaient pas rares en Egypte, spécialement autour du fleuve. Mais il n’y en avait jamais eu tant. Le récit des grenouilles est presque marrant. On pourrait les imaginer sautant et coassant partout en Egypte. Spécialement la pensée de se les representer envahissant le palais de Pharaon. Quand j’étais gosse, une de nos blagues préférées de colonies de vacances était de placer une bestiole visqueuse, comme une grenouille, dans le sac de couchage de quelqu’un. En Egypte, le sac aurait été rempli de grenouille. Elles se trouvaient dans la nourriture, dans les pâtes à pétrir, dans les fours, partout. Le fait que les magiciens d’Egypte pouvaient produire encore plus de grenouilles avait dû être un vrai délice pour les Egyptiens. Mais ce qu’ils voulaient était pas plus de grenouilles, pas plus de grenouilles.

Seul Moïse pouvait faire disparaître les grenouilles. Moïse donna à Pharaon l’option de choisir quand les grenouilles disparaitraient. Pharaon choisit le lendemain. J’imagine qu’il n’a pas demandé que les grenouilles disparaissent immédiatement, espérant qu’elles partiraient d’elles-mêmes, avant le moment choisi, démontrant ainsi que Moïse ne contrôlait pas la situation. L’Egypte fut débarrassée des grenouilles par leurs morts, ce qui voulait dire que des tas énormes de grenouilles étaient empilés partout en Egypte, créant une puanteur qui était un fléau en lui-même. On peut s’imaginer que les cuisses de grenouilles ne furent pas un petit plat offert dans les grands restaurants d’Egypte pendant un certain nombre d’années, dû au souvenir de ce fléau.

FLEAU TROIS : LES MOUSTIQUES (Exode 8:12-15). Il n’est pas totalement certain de ce que les Hébreux voulaient dire par ce qui est traduit comme « moustiques ». La version du King James traduit le mot hébreu comme « pou », ce qui puisse aussi être possible. Certains ont suggéré que ce fut une invasion de mouches minuscules. Ayant souffert des moustiques dans le passé, je trouve que cela puisse être au moins une option croyable. Cela n’a pas vraiment d’importance ce que ça veuille dire exactement. Les moustiques envahirent à la fois les hommes et les animaux. Je peux presque imaginer les Egyptiens (et leurs animaux) se grattant constamment (ou allant à la chasse aux moustiques avec les chasse-mouches), essayant de trouver un peu de soulagement.

L’importance de ce fléau est que les magiciens d’Egypte furent incapables de produire ces moustiques, bien qu’ils aient essayé. C’était assez convaincant pour que les magiciens disent à Pharaon, « C’est le doigt de Dieu » (verset 15). Des autres endroits où cette même expression est utilisée (Exode 31:18 ; Deut. 9:10 ; Ps. 8:3 ; Luc 11:20), cela semble faire allusion au pouvoir de Dieu, intervenant directement dans les affaires des hommes. Néanmoins, le cœur de Pharaon était endurci, et il refusa d’écouter.

FLEAU QUATRE : LES MOUCHES VENIMEUSES (Exode 8:16-28). Avec ce fléau, la deuxième série des fléaux commença. Ici, une discrimination est faite entre les Egyptiens et les Israélites. Bien que nous ne puissions être certains de l’espèce exacte de mouches qui envahirent l’Egypte,120 nous serions probablement en droit d’assumer qu’elles étaient plus grosses et plus mauvaises que les moustiques envoyés précédemment sur les Egyptiens.

Les mouches furent si gênantes, que Pharaon fut d’accord pour négocier avec Moïse. Il offrit de laisser les Israélites partir pour aller vénérer leur Dieu, mais seulement s’ils allaient rester en Egypte (8:25). Quand Moïse refusa cette offre, Pharaon en proposa une autre où ils pourraient « aller dans le désert, mais pas trop loin » (8:28). La requête de Pharaon, « Priez pour moi » (v. 24), indique ses intérêts égoïstes. Moïse partit, mais avec l’avertissement qu’il ne devrait plus y avoir de déception de la part de Pharaon en ce qui concerne la promesse de laisser partir Israël. Mais quand les mouches disparurent, il en fut de même avec la motivation de Pharaon de laisser partir Israël.

FLEAU CINQ : LES EPIDEMIES DU BETAIL (Exode 9:1-7). Le cinquième fléau en fut un qui fut dirigé contre le bétail des Egyptiens, mais qui n’affecta pas les troupeaux des Israélites. Les spéculations quant à ce que la cause de la mort du bétail était est juste ça, des spéculations. Par des moyens mystérieux, Dieu anéantit pratiquement tous les troupeaux des Egyptiens. Puisque la richesse était largement mesurée en terme de troupeaux, cela fut un désastre économique. Les dieux de l’Egypte furent une fois de plus prouvés être sans vies et sans pouvoirs :

… Beaucoup d’animaux étaient sacrés, spécialement le taureau qui représentait le dieu Apis ou Râ, et la vache qui représentait Hathor, la déesse de la dance, de la musique et de la joie. Hathor était dépeinte en forme de femme avec une tête (ou quelques fois seulement les cornes) de vache. Et Khnoum était aussi un dieu-belier.121 http://bible.org/page.php?page_id=138

FLEAU SIX : LES ULCERES PURULENTS (Exode 9:8-12). Hannah écrit, « Les Egyptiens, craintivement conscients des épidémies, vénéraient Shesmetet, la déesse à tête de lionne avec des pouvoirs guérisseurs sur les maladies ; Sunu, le dieu de la pestilence ; Et Isis, déesse de la santé et créatrice de remèdes. »122 Il y a aussi une note humoristique ici. Les magiciens ne sont pas seulement incapables de débarrasser l’Egypte des ulcères purulents, ils sont eux-mêmes si tant affectés par ces derniers qu’ils ne peuvent même pas venir se tenir devant Moïse. L’expression, « guéris-toi toi-même ! » serait d’ordre ici.

FLEAU SEPT : LA GRELE123 (Exode 9:13-35). Le nom de ce fléau « la grêle » est à moitié correct. En réalité, le fléau fut la pire tempête dans toute l’histoire de l’Egypte (9:18). La mort et la destruction furent le résultat d’à la fois la grêle et les éclairs (v. 24).

Ce fléau commença la troisième et trilogie finale des fléaux. Les choses deviennent bien pires, et le récit de ces fléaux devient plus long et plus détaillé. Les derniers fléaux commencent avec l’avertissement qu’à moins que Pharaon ne relâche les Israélites, Dieu allait « déchainer toutes sortes de fléaux » contre Pharaon et l’Egypte (v. 14). Dieu aurait pu légitimement détruire toute l’Egypte d’un seul coup, mais Il ne l’a pas fait (v. 15). Maintenant si Pharaon persiste avec sa tête de mule, les choses vont devenir considérablement pires.

Dans le verset 16, Moïse explique pourquoi Dieu a permit que l’entêtement de Pharaon persiste. Dieu a élevé Pharaon dans le but d’endurcir son cœur et ainsi, pour Lui fournir l’occasion de manifester Son pouvoir aux hommes. Que Dieu soit libre de le faire est le point que Paul souligne dans le chapitre 9 de Romains, citant cette déclaration de Pharaon comme exemple.

FLEAU HUIT : LES SAUTERELLES (Exode 10:1-20). Le fléau précédent de la grêle avait détruit les cultures de lin et d’orge, mais celles du blé et de l’épeautre furent épargnés, parce qu’elles mûrissaient plus tard (9:31-32). Les sauterelles s’occuperaient des cultures de blé et d’épeautre.

Ce fléau donnerait, Dieu disait, aux Israélites de quoi raconter à leurs petits-enfants (10:2). Quand Moïse prédit l’invasion des sauterelles le jour suivant, les officiels de Pharaon plaidèrent avec le roi de laisser partir les Israélites (10:7). Le pays, ils protestèrent, était ruiné, alors pourquoi risquer plus de désastres ? Pharaon offrit de laisser partir les hommes, mais pas les femmes, puis il renvoya Moïse et Aaron (10:10-11).

Quand le fléau tomba sur l’Egypte, Pharaon confessa qu’il avait péché contre Dieu et contre les Israélites. Il demanda pardon à Moïse, et qu’il prie Dieu pour que le fléau arrête (10:16-17). Un vent fort d’ouest emporta les sauterelles dans la mer des Roseaux. Quand le fléau fut passé, Pharaon retourna à ses vieilles manières et n’a pas laissé partir les Israélites (10:20).

FLEAU NEUF : L’OBSCURITE (Exode 10:21-29). Le neuvième fléau fut celui d’une obscurité si intense qu’elle produisit une terreur dans les cœurs des Egyptiens. Pendant trois jours, les Egyptiens et les Israélites furent enfermer dans leurs maisons. Chez les Egyptiens, il semblait que leurs maisons étaient aussi dans le noir, mais chez les Israélites il y avait de la lumière (10:22-23). Certains ont suggéré que cette « obscurité » n’était qu’une obscurité partielle, créée par une tempête de sable. 124 Cela pourrait difficilement être le cas, car la noirceur qui est décrite ici est plus intense. Les trois jours d’obscurité ont dû avoir un impact émotionnel et psychologique énorme sur la nation toute entière. L’expérience a dû être un peu comme être aveugle pendant 3 jours, ce dont Saul avait fait l’expérience avant sa conversion (Actes 9:8-12).

Ce fléau de l’obscurité frappa fort les divinités égyptiennes :

Ce fléau visait une des principales divinités égyptiennes, le roi-soleil Râ, de qui Pharaon était une représentation. Râ était responsable pour fournir la lumière du jour, la chaleur, et la production. D’autres dieux, incluant Horus, étaient associés avec le soleil. Nout, la déesse du ciel, aurait été humiliée par ce fléau…125

Le neuvième fléau, comme le troisième et le sixième, tomba sur les Egyptiens sans avertissement, qui ne leurs aurait donné aucune opportunité de se préparer pour le désastre soit physiquement ou psychologiquement. La réponse de Pharaon au fléau était d’offrir de permettre aux Israélites de quitter l’Egypte pour aller vénérer leur Dieu, mais que le bétail devrait rester derrière (10:24). Quand cette offre fut rejetée, Pharaon avertit chaudement Moïse qu’il devait s’en aller, et que s’il revenait il serait tué. Moïse fut d’accord, mais il avait encore un fléau de plus à annoncer avant sa sortie finale de la présence de Pharaon. Le dixième fléau, il menaça, amènerait la libération des Israélites.

Le Point des Fléaux

Les fléaux sur les Egyptiens venaient de Dieu pour des raisons spécifiques. Revoyons brièvement ce qu’étaient ces raisons.

(1) Les fléaux étaient une accusation et un jugement des dieux d’Egypte.

« Je parcourrai l'Egypte cette nuit-là et je frapperai tout premier-né dans le pays, homme et bête, et j'exercerai ainsi mes jugements contre tous les dieux de l'Egypte; je suis l'Eternel. » (Exode 12:12 ; 18:11 ; Nombres 33:4 ; Ésaïe 19:1).126

Les Egyptiens devaient non seulement renoncer à leurs dieux, les reconnaissant comme faux dieux, mais les Israélites devaient faire ça aussi car ils les vénéraient aussi (Josué 24:14).

(2) Les fléaux étaient une démonstration de l’existence et du pouvoir de Dieu. Pharaon rejeta la requête de Moïse de laisser partir les Israélites trois jours dans le désert pour vénérer Dieu (Exode 5:1-2). Les fléaux étaient des objections aux réponses de Pharaon. Ils prouvèrent que seul le Dieu d’Israël était Seigneur.

« Les Egyptiens sauront ainsi que je suis l'Eternel, quand j'interviendrai en Egypte pour en faire sortir les Israélites. » (Exode 7:5 ; aussi 7:17 ; 8:10, 22 ; 9:14,16 ; 10:2).

(3) Les fléaux étaient des jugements sur Pharaon et les Egyptiens pour leur cruauté et dureté.

« Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses. » (Gen. 15:14)

(4) Les fléaux étaient le moyen de Dieu de forcer Pharaon à relâcher Israël d’Egypte.

« Je sais que le pharaon ne vous permettra pas de partir s'il n'y est pas contraint avec puissance[i].

   C'est pourquoi j'interviendrai et je frapperai l'Egypte de toutes sortes de prodiges que j'accomplirai au milieu d'elle. Après cela, il vous renverra. » (Exode 3:19-20 ; 6 1 ; 7 4-5 ; 12 31,33,39 ; 13 3)

(5) Les fléaux étaient des prototypes, des exemples du jugement futur de Dieu. Les fléaux qui tombèrent sur les Egyptiens pour leurs péchés étaient comme ceux dont Israël ferait l’expérience, si cette nation désobéissait à la Loi que Dieu allait leur donner :

« L'Eternel vous affligera d'ulcères, comme les Egyptiens, d'hémorroïdes, de gale et de pustules incurables. » (Deut. 28:27)

Il y a aussi beaucoup de similarité entre les fléaux de l’Egypte et ceux décrits dans le Livre d’Apocalypse, qui sont déversés sur la terre dans les derniers jours, qui précédent le retour de notre Seigneur. Ainsi, dans le Livre d’Apocalypse nous trouvons les saints victorieux des tribulations chantant la « cantique de Moïse» (Apocalypse 15:3).

Conclusion

Comme nous commençons à examiner les principes que soulignent notre texte et leurs applications dans nos vies, laissez-moi vous avertir de ne pas assumer que toutes les calamités sont les résultats de nos péchés, et l’évidence du jugement de Dieu. L’adversité de Job, décrite dans le Livre de Job, n’était pas le résultat des péchés de Job, mais un moyen pour la croissance de Job dans sa marche avec Dieu. En plus, l’affliction de Job était un instrument d’enseignement pour Satan, qui ne pouvait pas comprendre pourquoi un saint continuerait à révérer Dieu quand ce ne lui était pas profitable.

Les fléaux de notre passage étaient le jugement de Dieu sur les Egyptiens, mais remarquez que Dieu les identifient clairement en tant que tels. Les Egyptiens n’avaient peut-être pas choisi de le croire, mais Dieu jugeait clairement les dieux de l’Egypte et ceux qui les révéraient. Quand le jugement de Dieu frappera les hommes, Il leur fera savoir ce qui se passe et pourquoi. Quand Dieu discipline un de Ses saints, Il est sûr que ce dernier sait ce qui se passe. Pas besoin de se creuser la tête, recherchant des péchés cachés, à l’attaque de chaque adversité et affliction. Quand Dieu nous corrige pour nos péchés, nous le saurons.

Quand Dieu punit les hommes pour leurs péchés, Il ne le fait pas en silence. S’Il est silencieux quand un saint souffre, c’est un test de notre foi, pas une évidence du jugement de Dieu.

Ce texte nous rappelle combien le péché est une chose sérieuse. Dieu prend les péchés de l’homme très au sérieux. La sévérité des fléaux mesure la sévérité des péchés des Egyptiens. Ce n’est pas seulement le péché des Egyptiens que Dieu abhorre, Il déteste nos péchés autant que ceux des païens. Les Chrétiens minimisent quelques fois les péchés dans leurs vies, et quand ils font cela, ils manquent de prendre notre texte au sérieux. Le péché est une affaire sérieuse.

C’est pourquoi Dieu avertit les Israélites du jugement qui les attend pour leur désobéissance (Deut. 28). C’est pourquoi Dieu voulait tuer Moïse quand il était en route pour l’Egypte (Exode 4:24).

Le sérieux avec lequel Dieu traite les péchés mesure aussi Sa sainteté. Souvent nous sommes horrifiés à la sévérité avec laquelle Dieu corrige les pécheurs. Quand nous pensons à Dieu comme étant dur en de telles instances, nous révélons seulement notre échec de reconnaître Sa sainteté et la gravité du péché. R. C. Sproul a récemment écrit un livre excellent intitulé, La Sainteté de Dieu, dans lequel il traite avec les textes de jugements difficiles du Vieux Testament. Je vous recommande hautement ce livre.

Si nous croyons que le jugement de Dieu sur les Egyptiens était sévère, laissez-moi vous rappeler quelques autres facteurs. Le premier est que Dieu jugea les dieux de l’Egypte plus qu’Il jugea les Egyptiens. Tout comme l’enfer est un endroit pour Satan et ses anges, le jugement ici était pour les dieux égyptiens. Mais ceux qui choisissent de vénérer ces dieux partageront leur jugement. Deuxièmement, le jugement de Dieu était prédestiné, je crois, à amener quelques Egyptiens à la foi du salut. Le fait que certains Egyptiens aient quitté l’Egypte avec les Israélites (Exode 12:38) donne de la crédibilité à cette possibilité. Troisièmement, le jugement de Dieu sur les Egyptiens était le moyen de libérer Ses gens d’un esclavage terrible. Finalement, le jugement de Dieu fut déversé sur Son propre fils sur la croix du Calvaire, pour que tous les hommes puissent être sauvés. La « sévérité » de Dieu fut étendue jusqu'à Son propre Fils. Finalement, il y a une alternative fournie par Dieu à souffrir des fléaux d’Egypte, et c’est de croire aux avertissements de Dieu et faire ce qu’Il commande. Le jugement de Dieu pouvait être évité par la foi et l’obéissance.

Le jugement de Dieu sur le péché est quelque chose que les religieux avec un zèle excessif cherchent à contredire. Le jugement n’est pas quelque chose que les hommes choisissent de croire, ni un sujet sur lequel les hommes aiment s’étendre. Dans le second épître, Pierre parle de faux professeurs qui nient la venue de notre Seigneur pour juger les hommes :

« Sachez tout d'abord que, dans les derniers jours, des moqueurs viendront, qui vivront au gré de leurs propres désirs. Ils tourneront votre foi en ridicule en disant:

   «Eh bien, il a promis de venir, mais c'est pour quand? Nos ancêtres sont morts et depuis que le monde est monde, rien n'a changé!» » (2 Pierre 3:3-4)

Le jugement n’est pas un sujet populaire, et donc les fléaux de Dieu contre l’Egypte ne sont pas une lecture populaire. Mais c’est néanmoins un sujet dont nous devons tenir compte, car il est une part vitale de la révélation divine.

Ce passage nous rappelle le fait que le jugement de Dieu est une motivation forte. C’est une motivation forte pour l’évangélisme. C’était le désir de l’audience de Pierre dans Actes chapitre 2 d’éviter l’arrivée de la furie de Dieu qui les motivaient à aller vers la repentance et la foi. Le Saint Esprit déclare les hommes coupables de pécher, de droiture, et de jugement (Jean 16:8), amenant le pécheur à la foi en Christ. C’est aussi une sensibilisation du jugement qui va arriver de Dieu qui motive les Chrétiens à prêcher (2 Cor. 5:11) et à vivre des vies pures et saintes jusqu'à ce qu’Il vienne (2 Pierre 3:11-12).

Il vient juste de me sauter à la figure que le jugement de Dieu, comme Son salut, est une question qui doit être cru et appliquée par la foi. L’auteur du Psaume 73 regarde et sent que les malintentionnés ne souffrent pas pour les péchés, mais prospèrent, pendant que les justes semblent être ceux qui souffrent. En ce moment, il pourrait sembler que le péché est avantageux, pendant que les gens justes souffrent. Dans ces moments-là, nous devons nous rappeler que nous acceptons le fait du jugement futur de Dieu (comme nous le faisons avec Ses récompenses) par la foi. Ce n’est pas étonnant que si peu croyent en le jugement de Dieu ou vivent leurs vies comme si leur condamnation était une certitude.

Le Livre d’Apocalypse parle beaucoup de ce jugement futur, et ses descriptions rendent les fléaux du Livre d’Exode bien pâles. Il y a un temps de jugement qui va venir sur la terre qui sera comme rien que le monde n’a connu. C’est sûrement un temps qui devrait être évité. La solution est celle de la foi en la provision que Dieu a donnée – Son propre Fils, Jésus Christ, qui mourut à notre place, qui souffrit le jugement, pour que nous puissions être pardonnés.

LES FLEAUX

Niveau de Douleur : Malaise

Fléau Versets Avertissement Conditions/ Application aux Résultats /

Détails dieux Egyptiens Réponses

Le Nil tourne en sang 7:14-24 Pharaon quand il allait Le matin Apis, le dieu-taureau ; Les magiciens chercher de l’eau au Isis, déesse du Nil ; répliquèrent ;

fleuve le matin Khnoum, dieu-bélier du Pharaon refusa

Nil d’écouter

Grenouilles 7:25-29 Laisse partir Mon Heket, déesse de la Les magiciens

peuple, ou alors… naissance à tête de répliquèrent ; Moïse

grenouille prie pour éliminer

les grenouilles ;

Pharaon décide du

moment

Les moustiques 8:12-15 Aucun Seth, dieu du désert « C’est le doigt

de Dieu »

Niveau de Douleur : Destruction

Les Mouches venimeuses 8:16-27 Pharaon quand il allait « Le matin » Râ, dieu-soleil ; Moïse pria/

chercher de l’eau au une heure précise Uatchit, peut-être Pharaon

fleuve le matin Gochên excepté représentée par une marchanda : mouche « n’allez pas

loin »

Epidémie du 9:1-7 Si vous refusez… Excepté le bétail Hathor, déesse avec une Pharaon

Bétail d’Israël, le tête de vache ; Apis, le informe, pas

moment du fléau dieu-taureau (fertilité) de repentance

Ulcères purulents 9:8-12 Aucun Cendres d’un Shesmetet, déesse à Les magiciens

fourneau jetées pouvoirs guérisseurs ; malades, ne pouvaient

dans le vent Sunu, Dieu de la pas se tenir devant

pestilence Moïse. Pharaon

endurci.

Niveau de douleur : Terreur

La grêle 9:13-25 « Laisse partir Mon « Le matin » la Nout, la déesse du Certains officiels ont

peuple, ou alors… pire tempête de ciel ; Osiris, Dieu protégé leurs servants,

Fléaux au plus fort ! » l’histoire de l’ des moissons et des leur bétail. Gochên fut

Egypte. Moment fertilités ; Seth, exempté. Pharaon dit :

déterminé. Pro- dieu des tempêtes « J’ai péché - Nous

tégé le bétail. avons tort » Les cœurs des

officiels et de Pharaon sont

endurcis

Les sauterelles 10:1-20 « Laisse partir Mon Nout, la déesse du Les officiels plaident Peuple… Si tu ciel ; Osiris, Dieu pour la libération d’

refuse… » des moissons et des Israël avant le fléau.

fertilités  Pharaon marchande,

« Les hommes seuls »,

« J’ai péché »

L’obscurité 10:21-29 Aucun Noirceur totale. Râ, dieu-soleil « Allez sans les

Lumiere dans les Nout, la deesse du troupeaux »

maisons d’Israel ciel ; Hathor, deesse « Allez-vous en »

du ciel « Ne revenez jamais »


109 K. A. Kitchen, “Moses,” The New Bible Dictionary, J. D. Douglas, ed. (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1962), p. 846.

110 Davis gives three categories. John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), pp. 84-85.

111 “The element of miracle in these plagues is usually bound up with their intensity, timing, and duration. By far the most painstaking study of the plague phenomena is that by G. Hort in ZAW LXIX, 1957, pp. 84-1-3, and ZAW LXX, 1958, pp. 48-59. While her treatment of the first nine seems excellent, her attempt to explain the tenth as ‘firstfruits’ instead of firstborn is decidedly artificial and unlikely. Hort has pointed out that the first nine plagues form a logical and connected sequence, beginning with an abnormally high Nile-inundation occurring in the usual months of July and August and the series of plagues ending about March (Heb. Abib). In Egypt too high an inundation of the Nile was just as disastrous as too low a flood.” K. A. Kitchen, “Plagues of Egypt,” The New Bible Dictionary, J. D. Douglas, ed., (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1962), p. 1001.

112 R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973). Cole seems to follow the same position as Kitchen, as cited above.

113 “This would correspond with the conditions brought about by an unusually high Nile. The higher the Nile-flood, the more earth it carries in suspension, especially of the finely-divided ‘red earth’ from the basins of the Blue Nile and Atbara. And the more earth carried, the redder became the Nile waters. Such an excessive inundation could further bring down with it microcosms known as flagellates and associated bacteria: besides heightening the blood-red colour of the water, these would create conditions so unfavourable for the fish that they would die in large numbers as recorded. Their decomposition would foul the water and cause a stench.” Kitchen, “Plagues of Egypt,” pp. 1001-1002.

“The heavy precipitation in Ethiopia and the Sudan which led to the extraordinary high Nile would also provide favourable conditions for a dense plague of locusts by about March. These, following the usual route, would in due course be blown into northern Egypt by the east wind; the ‘west wind,’ … is literally ‘sea-wind’, i.e. really a north (or north-west) wind, and this would blow the locusts right up the Nile valley.” Ibid, p. 1002.

114 Gispen, in my opinion, best handles the issue of the nature of the plagues. W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), pp. 84-85. Hannah also takes a conservative stance here. John Hannah, “Exodus,” The Bible Knowledge Commentary (Wheaton: Victor Books, 1985), p. 121.

115 Davis, p. 85.

116 Davis, pp. 81-84 for an overview of the various explanations.

117 “…since the Septuagint translates this word [enchantments (KJV); secret arts (RSV); witchcraft (Jerusalem Bible)] as pharmakeiais which means “sorcery, magic, or magical arts” (cf. Gal. 5:20), it may well be that the original root was the Hebrew lat … which means secrecy or mystery.” Davis, pp. 82-83.

The magical arts of the Egyptians included “… cursing (including killing); curing; erotic magic; agricultural (including weather); divination; and resurrection.” Barbara Mertz, Red Land, Black Land (New York: Dell Publishing Co., 1966), pp. 207-208, as cited by Davis, p. 82.

118 ANET, ‘Hymn to the Nile,” trans. by John A Wilson, p. 272, as cited by Davis, p. 91.

119 Hannah, “Exodus,” p. 121.

120 “These flies may have been the dog flies known for their painful bites. They may have represented Re, a prominent Egyptian deity. Or the flies may have been Ichneuman flies, who depicted the god Uatchit.” Hannah, “Exodus,” p. 122.

121 Hannah, “Exodus,” p. 123.

Some have asked, “If all the cattle died here, how, then, can we later (vss. 10; 20-21) read of other livestock which is killed in the thunderstorm?” Hannah (p. 113) suggests (1) hyperbole or (2) only all the animals in the field were killed. A better suggestion may be that the Egyptians purchased cattle from another country. To allow some time for the Egyptians to begin to recover from one disaster, only to lay them low again, is of much greater economic consequence.

122 Ibid.

123 “Nut, the sky goddess, was not able to forestall the storm; and Osiris, the god of crop fertility, could not maintain the crops in this hailstorm; nor could Set, the storm god, hold back this storm.” Ibid.

124 “This was a khamsin dust storm, but no ordinary one. The heavy inundation had brought down and deposited masses of ‘red earth,’ now dried out as a fine dust over the land. The effect of this when whirled up by a khamsin wind would be to make the air extraordinarily thick and dark, blotting out the light of the sun. The ‘three days’ of Ex. x. 23 is the known length of a khamsin. The intensity of the khamsin may suggest that it was early in the season, and would thus come in March. If the Israelites were dwelling in the region of Wadi Tumilat as their part of Goshen, they would miss the worst effects of this plague.” Kitchen, “Plagues of Egypt,” p. 1002.

125 Hannah, “Exodus,” p. 125.

126 Davis writes, “Unlike other rulers in the ancient Near East, the Egyptian Pharaoh did not merely rule for the gods, but he was in a literal sense one of the gods. His birth was a divine act. He was counted specifically as the child of certain deities and thus possessed the properties of deity. … In light of this observation it is not difficult to see why Pharaoh reacted as he did to the initial request of Moses and Aaron (Exod. 5:2). The king, as god, was to have sole rule over the people. … The plagues served to demonstrate the impotency of Pharaoh, both as a ruler and as a god. He was subject to the same frustrations and anxieties as the average man in Egypt during the period of the plagues. The fact that he called for Moses and Aaron rather than the wise men of Egypt during times of greatest distress attests to this fact.” Davis, pp. 89-90.

Kitchen adds, “In Ex. xii. 12 God speaks of executing judgments against all the gods of Egypt. In some measure He had already done so in the plagues, as Egypt’s gods were much bound up with the forces of nature. Ha`pi, the Nile-god of inundation, had brought not prosperity but ruin; the frogs, symbol of Heqit, a goddess of fruitfulness, had brought only disease and wasting; the hail, rain, and storm were the heralds of awesome events (as in the Pyramid Tests); and the light of the sun-god Re` was blotted out, to mention but of few of the deities affected.” Kitchen, “Plagues of Egypt,” p. 1003.

Passage: 

6. La Pâque et le Fléau des Premiers-nés (Exode 11:1-13:16)

Introduction

Cette semaine passée marqua le 40ème anniversaire du premier bombardement atomique d’Hiroshima. Beaucoup de cérémonies de commémoration furent célébrées, allant d’un service commémoratif pour ceux qui furent tués ou blessés, à des démonstrations protestant l’usage d’armes nucléaires. Soulignant la plupart de ces commémorations, il y eut une réaction à la tuerie des milliers de gens qui n’étaient pas personnellement impliqués dans les actions militaires du japon, incluant beaucoup de femmes et d’enfants.

Pas longtemps avant ça, il y avait eu une forte réaction à la visite de Président Reagan à un cimetière allemand, où quelques soldats nazis étaient enterrés. Beaucoup de monde ressentait qu’il était inapproprié pour notre Président de commémorer la mort de ceux qui étaient impliqués dans les meurtres de masses de Juifs, uniquement basés sur leur race. Là aussi, ceux qui furent tués n’étaient pas seulement des soldats, mais des civils, parmi lesquels nombreux étaient femmes et enfants.

C’est avec de telles protestations à l’esprit que nous devons chercher à interpréter et à appliquer le meurtre de chaque nouveau-né en Egypte, pas seulement des humains, mais des animaux aussi. Notre texte nous informe que le massacre (pas besoin d’utiliser un terme plus euphémique) était dirigé aux Egyptiens seulement, et sans égard pour leur statut social ou économique. Pendant que toutes les familles égyptiennes souffrirent des pertes (Exode 11:5 ; 12:29-30), toutes les maisons Israélites furent épargnées. La nation d’Israël n’a même pas entendu un chien aboyer contre un homme ou une bête (Exode 11:7).

Comment, certains demandent, peut-il être possible de justifier les actions de Dieu ici ? Non seulement des enfants innocents sont massacrés par Dieu, mais l’occasion est la base pour une célébration annuelle pour Israël, une qui doit être observée pour toujours (Exode 12:14, etc.). Pendant que la mort de Juifs et de Japonais innocents est protestée, dans notre texte, Dieu doit être loué, en partie sur la base du massacre des Egyptiens.

Dans notre étude de ce texte, nous allons essayer de faire face honnêtement à ces questions morales. Je dois dire au commencement que les Chrétiens sont obligés de louer et de vénérer Dieu, que nous comprenions Ses actions ou non, et cela parce que Dieu est libre d’agir comme Il veut. Néanmoins, les actions de Dieu ici (et actions similaires ailleurs) sont explicables. Ainsi, nous allons chercher à comprendre le sens et l’application du jugement de Dieu dans nos vies. C’est un Dieu sacré que nous servons, et ce texte nous rappellera ce fait en l’approchant avec révérence et sincérité. Que chacun d’entre nous demande à Dieu de préparer nos cœurs de recevoir sérieusement la leçon de cet incident !

La Structure du Passage

Dans les derniers versets du chapitre 10, Pharaon en colère demande que Moïse et Aaron quittent sa présence, les menaçant de mort s’ils réapparaissent devant lui (v. 28). Moïse dit à Pharaon qu’il a raison, qu’il ne le reverra jamais plus (v. 29). Puis dans le 4ème verset du chapitre 11, Moïse semble se présenter à nouveau devant le roi, en contradiction de l’ordre de Pharaon et de la réplique de Moïse. La solution de cette divergence apparente est d’observer comment ce texte (comme d’autres dans Exode) est structuré.

Plusieurs fois, le récit des évènements est interrompu par des phrases explicatives, qui servent à raconter « comment les évènements arrivèrent » qui sont décrits dans la narration. Dans le chapitre 11, les versets 1-3 et 9-10 sont des explications entre parenthèses.127 Ces phrases qui sont citées ont été dites préalablement aux évènements, mais sont sporadiques pour expliquer pourquoi les choses arrivent comme elles sont décrites. Ainsi, Moïse ne quitta pas Pharaon à la fin du chapitre 10 et retourna devant lui pour lui faire la déclaration des versets 4-8 du chapitre 11. Au lieu de ça, les versets 4-8 sont la réplique finale à Pharaon, faite immédiatement après sa demande que Moïse et Aaron partent. Les versets 1-3 sont cités avant la déclaration de Moïse à Pharaon que tous les premiers-nés d’Egypte seraient tués. Cela explique comment Moïse savait que c’était le dernier fléau, et pourquoi Pharaon rejetterait néanmoins l’avertissement. Cela nous informe aussi que Moïse n’avait rien à dire à Pharaon, excepté ce que Dieu lui avait commandé de dire. Les versets 9 et 10 sont aussi une explication entre parenthèses de pourquoi Pharaon refusa obstinément de tenir compte des avertissements des fléaux.

Dans les chapitres 12 et 13, il y a une alternance constante entre (en premier) les instructions que Dieu donna à Moïse, et les mêmes instructions que Moïse transmit au peuple. Il n’y a pas autant d’inquiétude pour l’ordre chronologique que pour poser une fondation historique et théologique pour l’ordonnance de la Pâque. Beaucoup d’efforts ont été faits pour établir le fait que la Pâque soit basée sur l’expérience d’Israël dans le temps et l’espace, et sur la révélation directe de Dieu, faite à et par Moïse. Le but de cette révélation dicte donc sa forme. Puisque le but n’est pas simplement une revue chronologique de l’Histoire, l’ordre chronologique est mis de coté en déférence pour l’explication théologique.

Rappelons-nous que quand nous en venons à la célébration de la Pâque et au fléau des premiers-nés, nous traitons maintenant avec le dixième et dernier fléau que Dieu a amené sur Pharaon et les Egyptiens. Ainsi, ce fléau fut le couronnement, si on peut dire, des fléaux. Le coup final des dix fléaux (il doit encore y avoir la noyade de l’armée égyptienne) qui poussera Pharaon à laisser partir les Israélites.

Le Fléau des Premiers-nés et la Première Pâque

Le dixième et dernier fléau est décrit en plusieurs phases. La première est l’annonce à Pharaon par Moïse que ce fléau va tomber sur toute l’Egypte. La deuxième est les instructions données aux Israélites en ce qui concerne la Pâque, qui est le moyen de Dieu de protéger Son peuple du fléau. Finalement, il y a un récit bref donné du fléau, juste comme Dieu l’avait raconté par Moïse.

La déclaration du jugement à Pharaon : La venue du fléau final (Exode 11:4-8). Comme je comprends la série d’évènements dans les chapitres 10 et 11, Pharaon vient d’exiger que Moïse s’en aille, et le prévient que s’il revient, la mort l’attendrait (10:28). Les versets 1-3 du chapitre 11 nous informent d’une révélation que Dieu avait faite à Moïse quelques temps auparavant, dans laquelle les détails du dernier fléau sont soulignés. Dans les versets 4-8, Moïse raconte l’essence de la révélation à Pharaon, comme cela le concerne. A minuit, Dieu parcourrait l’Egypte, tuant tous les premiers-nés, du propre fils de Pharaon au premier fils né du plus simple esclave. Aucun chagrin ne sera jamais plus grand pour les Egyptiens, et pourtant pas le moindre mal128 ne touchera les Israélites. Après ça, les officiels de Pharaon (qui ont dû être là avec Pharaon durant la confrontation) allèrent voir Moïse, le suppliant de partir, avec les Israélites. Pétant le feu, Moïse quitta de la cour de Pharaon.

La déclaration du jugement à Israël : Instructions concernant la Pâque (Exode 12:1-13,21-23). Le chapitre 12 peut être divisé en quatre grandes sections. (1) Les versets 1-20 contiennent les révélations que Dieu avait faites à Moïse et Aaron. (2) Les versets 21-30, la révélation que Moïse transmit aux Israélites. (3) Les versets 31-42 donnent une vue d’ensemble historique de l’exode, de l’ordre de s’en aller de Pharaon au récit du départ, montrant que les promesses de Dieu furent réalisées selon Son plan – au jour même. (4) Les versets 43-51 concluent avec plus d’instructions pour les Israélites concernant la célébration de la Pâque dans l’avenir, concentrant spécialement sur la participation des étrangers.

Puisque nous n’essaierons pas de couvrir tout le matériel contenu dans le chapitre 12 dans ce message, je veux montrer que la structure du chapitre lie les instructions données par Dieu à Moïse (versets 1-20) aux instructions de Dieu transmises par Moïse (versets 21-30). Dieu voulait que les Israélites (ainsi que les lecteurs du temps du Nouveau Testament) sachent que la fondation de la Pâque fut en accordance avec une révélation divine. Ce n’était pas une fête qu’Israël avait inventée, mais une que Dieu avait créee et très soigneusement prescrite.

Les instructions pour les célébrations de la première Pâque étaient spécifiques, et traitaient avec plusieurs aspects de la fête. Revoyons-les brièvement :

(1) Le temps du repas de Pâque. Un nouveau calendrier religieux fut donné à la nation à ce moment. Puisque la Pâque était le début d’une nouvelle vie, le mois (d’Abib129, 13:4) devait être regardé, à partir de ce moment, comme le premier mois de l’année (Exode 12:1-2). L’agneau de la Pâque devait être acheté ou choisi durant le 10ème jour du mois, et tué au crépuscule130 dans la soirée du 14ème.

(2) L’agneau pascal (12:3-8, 21-23). L’animal pascal devait être un mâle d’un an, soit un agneau ou un chevreau (12:5). Il devait y avoir un animal à sacrifier par foyer, à moins qu’une famille ne soit trop petite pour le consommer tout entier. Dans de telles circonstances, deux familles pouvaient le partager (12:4). Il devait y avoir assez de viande pour chaque personne. Le sang de l’animal devait être badigeonné sur les montants et le linteau des portes de la maison où l’animal devait être mangé (12:7). Ce sang devait servir de signe, qui protègerait les Israélites de l’ange de la mort (12:13,23).

(3) Le repas de la Pâque. Le repas de la Pâque était largement fourni par le sacrifice de la Pâque. L’animal devait être rôti au feu tout entier, pas bouilli, ni mangé saignant. Chaque foyer devait manger un repas à l’intérieur de la maison de laquelle la porte fut badigeonnée avec le sang de l’animal. La viande était mangée avec des herbes amères et du pain sans levain (12:8). Le trop de viande ne devait pas être garder jusqu’au lendemain, mais devait être brûlé (12:10). Il n’y aurait pas de « restes » pour le dîner car ils seraient partis depuis longtemps avant qu’un autre repas ne soit servi. C’est pourquoi le repas devait être mangé dans une atmosphère d’anticipation et d’être prêt à partir. Ils devaient manger le repas comme nous mangerions dans un restaurant de l’aéroport, sachant que le départ de notre vol allait être annoncé momentanément. De nos jours, nous aurions nos manteaux sur le dos, et nos porte-documents à la main. Dans ces jours, ils devaient avoir leurs manteaux remonter (pour qu’ils ne trébuchent pas sur eux en se dépêchant), leurs sandales aux pieds, et leurs bâtons en main (12:11).

(4) Les participants de la Pâque. La Pâque était une célébration de société en ça que tout Israël observait le repas, juste comme Moïse leur avait dit (12:28,50). D’un autre coté, le repas était une question de famille. Chaque famille était responsable pour leur propre animal à sacrifier, pour leur propre action de placer le sang sur les montants de la porte, et pour leur propre célébration du repas. Il n’y a aucune mention d’Egyptiens célébrants la première Pâque, bien que cela ait pu être possible, même vraisemblable. Cette possibilité est renforcée par le rapport que quelques Egyptiens avaient fait attention aux avertissements préalables (9:18-21). Aussi, dans les instructions que Dieu avait données concernant l’observance future de la Pâque, les étrangers qui s’étaient placés sous l’alliance avec Abraham (manifestée par la circoncision) furent acceptés avec aucunes discriminations faites entre eux et les (autres) Israélites (12:43-49). Ceux qui ne s’abstenaient pas de manger du pain avec du levain devaient être bannis de la congrégation d’Israël, qu’ils soient ou pas des Israélites par naissance (12:19).

Le récit du fléau de la Pâque (Exode 12:29-30). Il n’y a absolument aucun effet sensationnel ici, mais seulement le récit le plus superficiel de l’accomplissement de la Parole du Seigneur, raconté par Moïse. A minuit, les premiers-nés des Egyptiens furent tués, du roi d’Egypte jusqu’à ceux de ses troupeaux, du premier-né de Pharaon jusqu'à ceux des prisonniers. Les pleurs et gémissements cette nuit-là furent quelque chose qui n’avait jamais été entendus en Egypte. Au même moment, aucun des premiers-nés d’Israël, humains ou bêtes, ne furent frappés. Les promesses de Dieu, pour plaisir ou douleur, de prospérité ou de danger, sont certaines. Pas besoin d’élaborer.

La Pâque et ses Observances Cérémoniales

Le repas initial de Pâque était le premier de célébrations annuelles sans fins (12:14,17,24 ; 13:10). Les instructions concernant la célébration de la Pâque alternent entre le présent et le futur. Ce qu’Israël fit cette première fois fut un prototype pour toutes les observances futures de la Pâque. Nous allons donc maintenant considérer les futures implications de la première célébration de la Pâque, comme elles sont soulignées dans notre texte.

(1) La rédemption des premiers-nés (Exode 13:1-2,11-16). Les premiers-nés de tous les Egyptiens furent tués, pendant que ceux des Israélites furent épargnés. Nous devons reconnaître que Dieu avait le droit (tout comme Il l’a toujours) de tuer les premiers-nés d’Egypte. En fait, Il avait aussi le droit de tuer les premiers-nés d’Israël, ce qui aurait pu arriver s’il n’y avait pas eu la provision de l’agneau pascal et de l’épanchement de son sang. Pour cette raison, Dieu frappa les premiers-nés égyptiens et épargna les premiers-nés israélites. Parce que les vies des premiers-nés Israélites étant épargnées n’était pas une question de mérite, mais de grâce, ils appartenaient à Dieu. Puisqu’IL avait épargné leurs vies, Il les possédait. Le rite de racheter le premier-né est un rappel constant aux Israélites des générations suivantes que les premiers-nés appartiennent à Dieu, et que cela est dû au sauvetage des premiers-nés durant l’Exode. Donc, chaque fois qu’un enfant mâle naissait dans une famille israélite, les parents étaient rappelés de leurs racines et de la raison de leurs bénédictions, et l’histoire de l’exode était racontée à chaque enfant.

(2) La Fête des Pains Sans Levain (Exode 12:14-20 ; 13:3-10). Le premier repas de la Pâque devait consister d’un animal sacrifié rôti, d’herbes amères, et de pain sans levain (12:8). Le départ précipité des Israélites ne permettait pas d’attendre que la levure monte la pâte (12:34,39). La célébration de la Pâque devait commencer la Fête des Pains Sans Levain. Le premier jour de la fête, toute la levure devait être enlevée de la maison. Le premier et le dernier jour, une assemblée culturelle devait se réunir (12 :16). Pendant ces (deux) jours, aucun travail ne devait être performé, excepté cuisiner. Pendant les sept jours, il était interdit de manger du pain au levain. La semaine entière de célébration servait à Israël de se rappeler du jour où Dieu les sortit d’Egypte.

Les Buts des Célébrations de la Pâque (12:21-27,43-49)

Comme la Fête du Pain Sans Levain et la rédemption du premier-né, la Pâque devait devenir une part permanente de la liturgie religieuse d’Israël (12:24-25). Il y avait plusieurs buts pour la célébration de la Pâque, dont certains ne devaient être compris que plus tard. Nous étudierons brièvement les buts principaux de la Pâque.

(1) La Pâque était un mémorial à la libération d’Israël, accomplit par le pouvoir tout puissant de Dieu : « Cette fête sera pour vous comme un signe sur votre main et comme une marque sur votre front pour que la Loi de l'Eternel soit l'objet de vos conversations, car c'est lui qui vous a fait sortir d'Egypte par sa puissance. » (Exode 13:9 ; 13:14,16 ; 3:20)

(2) La Pâque et ses célébrations, la Fête du Pain Sans Levain et la rédemption du premier-né, avaient pour intention de servir de moyen éducatif pour les futures générations d’Israël (Exode 12:26-27; 13:8,14-16). Dieu ordonna que la raison de la célébration soit expliquée aux enfants (13:8). Et, quand un enfant demandait la raison d’une célébration, les parents devaient lui apprendre sa signification (12:26-27; 13:14). Ainsi Dieu désigna ces célébrations comme des opportunités pour instruire. Donc, l’histoire de l’exode devait être racontée, et son sens renforcé. Les « herbes amères » (12:8) aidaient certainement les enfants à gagner quelques stimulations sensorielles dans cet effort éducatif.

(3) Les célébrations de la Pâque étaient des moyens d’incorporer ou d’exclure les étrangers dans l’alliance de Dieu avec Abraham (Exode 12:38,43-49). Ceux qui mangeaient n’importe quoi fait avec de la levure pendant la semaine de la Fête du Pain Sans Levain devaient être exclus de la communauté d’Israël, que cette personne soit un Israélite ou un étranger (12:19). Aucune personne incirconcise ne pouvait prendre part à la Pâque, mais en étant circoncis – en s’identifiant comme faisant partie de l’alliance avec Abraham – même un étranger pouvait participer à la Pâque, avec aucune différence faite entre cet individuel et un Israélite. La circoncision permettait à quelqu’un de participer complètement à la célébration de la Pâque. La Pâque était donc une sorte de ligne de démarcation entre un vrai croyant et un étranger. Puisqu’un nombre d’étrangers accompagnaient les Israélites quand ils sont partis d’Egypte, c’était une distinction nécessaire.

(4) L’Agneau pascal était un modèle, un prototype (un genre) de Messie, l’ « Agneau de Dieu » par qui Dieu amènerait rédemption à Israël et aux étrangers (Exode 12:5-7,46-47). Ce n’est peut-être pas réalisé immédiatement, mais il y a plusieurs similarités entre l’agneau pascal et l’Agneau de Dieu, le Seigneur Jésus Christ. L’agneau sacrifié131 devait être sans défauts (Exode 12:5), tout comme le Seigneur Jésus Christ était pur (1 Pierre 1:19). Ce fut le sang versé de l’agneau qui sauva les premiers-nés d’Israël du fléau (Exode 12:12-13,22-23), tout comme c’est le sang versé par l’Agneau de Dieu qui sauve les hommes du jugement de Dieu (1 Pierre 1:18-19 ; Apocalypse 5:9). Tout comme il ne devait pas y avoir d’os brisés dans l’agneau pascal (Exode 12:46), aucun des os de notre Seigneur ne fut brisé (Jean 19:32-36). Ainsi, le prophète Esaïe, du Vieux Testament, pouvait parler du Sauveur d’Israël comme un agneau :

« Nous étions tous errants, pareils à des brebis,
      chacun de nous allait par son propre chemin:
      l’Eternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous.

   L’a rappe, et il s’est humilié,
      il n’a pas dit un mot.
      Semblable à un agneau mené à l’abattoir,
      tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent,
      il n’a pas dit un mot. » (Ésaïe 53 :6-7)

La Pâque dans le Nouveau Testament (Jean 1:29,36 ; Luc 22:1 ; 1 Cor. 5:1-8 ; Apocalypse 5:6-14)

Jean-Baptiste put ainsi identifier et présenter notre Seigneur comme le Messie d’Israël par les paroles, « ---Voici l'Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde » (Jean 1:29).

Le repas de la Pâque fut naturellement changé en Eucharistie, la Table du Seigneur. Ainsi, dans les récits de l’Evangile, nous trouvons la mort de notre Sauveur correspondant aux sacrifices des agneaux pascals et du repas de la Pâque (Luc 22:1-23). Paul identifie clairement le Seigneur Jésus comme étant l’agneau pascal : « Car nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, le Christ lui-même » (1 Cor. 5:7). On peut voir que la première Pâque, ainsi que les commémorations annuelless suivantes de la Pâque, était un évènement de grande importance, un qui devait être célébré à partir de ce temps-là.

Conclusion

Ce que le fléau de la Pâque voulait dire pour les Egyptiens

La Pâque et le fléau des premiers-nés avaient plusieurs raisons pour les Egyptiens.

(1) La Pâque et le fléau des premiers-nés étaient une défaite des dieux d’Egypte :

« Je parcourrai l'Egypte cette nuit-là et je frapperai tout premier-né dans le pays, homme et bête, et j'exercerai ainsi mes jugements contre tous les dieux de l'Egypte; je suis l'Eternel. » (Exode 12:12).

Etant le dixième et dernier fléau, le châtiment des premiers-nés d’Egypte prouvait définitivement que les « dieux » d’Egypte n’avaient aucun pouvoir, étaient non-existants, alors que le Dieu d’Israël était tout puissant.

(2) La Pâque et le fléau des premiers-nés furent le coup final, qui força les Egyptiens à laisser partir les Israélites (Exode 3:20 ; 6:1 ; 11:1 ; 12:31-32). Après la mort des premiers-nés d’Egypte, les Egyptiens ne voulaient pas être rappelés de leur chagrin en regardant les Israélites. Ainsi, le fléau final amena les Egyptiens au point où ils, pratiquement, obligèrent les Israélites à partir. Le fléau accomplit précisément ce que Dieu avait l’intention de faire, et ce que Moïse demandait depuis le début.

(3) La Pâque et le fléau des premiers-nés furent une punition appropriée des Egyptiens pour leur oppression d’Israël (Gen. 15:14 ; Exode 1 & 2 ; 7:14). Dieu avait dit à Abraham que le pays oppresseur (que nous savons maintenant est l’Egypte) qui mettrait Israël en esclavage serait puni (Gen. 15:14). Le fléau des premiers-nés était excessivement approprié puisque les Egyptiens cherchaient à tuer tous les bébés mâles des Israélites (Exode 1:22).

(4) La Pâque et le fléau des premiers-nés furent un acte de grâce, autant qu’un acte de jugement. Je crois qu’on peut voir la grâce dans ce fléau final (comme dans les autres), pas seulement envers les Israélites, mais aussi envers les Egyptiens. Les fléaux révèlent l’impuissance des dieux d’Egypte, et la puissance du Dieu d’Israël. Pendant que le récit ne fut pas écrit pour souligner la conversion des Egyptiens (l’accent du récit est placé sur le jugement de l’Egypte, spécialement ses dieux), je pense qu’il y a amples évidences suggérant que quelques Egyptiens furent convertis à la vraie foi du Dieu d’Israël.

(5) La Pâque et le fléau des premiers-nés furent une occasion pour Dieu de manifester Son immense pouvoir :

« Mais voici pourquoi je t'ai laissé en vie: c'est pour te faire voir ma puissance et pour que ma renommée se répande par toute la terre. » (Exode 9:16).

Que vous soyez d’accord ou pas, Dieu est le Créateur de l’univers (en général) et de l’homme (en particulier). En tant que Créateur de l’homme, Dieu est absolument justifié de traiter Sa création comme Il veut (Romains 9). Quand le caractère coupable de l’homme est ajouté à son état de créature, la furie de Dieu est encore plus clairement vue être justifiée.

Ce que la Pâque voulait dire pour les Israélites

La Pâque et le fléau final avaient aussi beaucoup d’importance pour les Israélites.

(1) La Pâque et le dixième fléau servirent de jugement pour les dieux d’Egypte, qui étaient aussi adorés par les Israélites en Egypte (Josué  24:14). Parce que les Israélites vénéraient aussi les dieux d’Egypte, le jugement de ces dieux causèrent le peuple de Dieu de se détourner de leur faux culte, du moins pour un temps. Les débarrasser complètement et pour toujours de leur faux culte était une opération qui prendrait beaucoup plus longtemps, mais c’était au moins un début.

(2) La Pâque était pour Israël une manifestation du pouvoir de Dieu. Une des phrases les plus communément employées en conjonction avec la Pâque est « par sa puissance » (Exode 13:9,14,16 ; 15:6,12 ; 16:3). Le pouvoir de Dieu fut manifesté par la Pâque et les fléaux.

(3) La Pâque et le fléau des premiers-nés étaient la preuve qu’Israël appartenait à Dieu. Quand Moïse parla à Pharaon à propos des Israélites, il dit, « Laisse aller Mon fils pour qu'il Me rende un culte » (Exode 4:23). Le fait que Dieu ait déclaré posséder les premiers-nés, pour qu’ils puissent être rachetés (13:1-2 ; 11-16), prouve le titre de propriété de Dieu sur Israël. Quand Dieu libéra les Israélites, Il le fit pour qu’ils deviennent Ses serviteurs. Comme nous allons voir plus tard, le don de la Loi sur le Mt. Sinaï était basé sur les évènements de l’exode (Deut. 5:6). Les premiers-nés d’Israël appartenaient donc à Dieu, résultat de la Pâque, et Israël tout entier, résultat de l’exode. Israël appartenait à Dieu. Tous les commandements et les exigences que Dieu plaça sur les Israélites étaient basés sur le fait qu’ils étaient un peuple qui Lui appartenait.

(4) La Pâque était une autre preuve de la grâce de Dieu dans les vies de Son peuple. Les premiers-nés d’Israël ne furent pas épargnés parce qu’ils étaient plus dignes ou plus vertueux que les Egyptiens. Comme les Egyptiens, les Israélites étaient des pécheurs, méritant totalement la furie divine. Si Israël avait été digne, il n’y aurait pas eu besoin du sacrifice de l’agneau pascal, dont le sang fut appliqué sur les montants des portes. Les premiers-nés d’Israël furent seulement épargnés par la grâce de Dieu. La provision de Dieu d’un moyen d’échapper était basée sur Sa grâce, pas sur les mérites d’Israël.

Ce que la Pâque veut dire pour les femmes et les hommes non-croyants aujourd’hui

Il n’y a pas d’exemples plus clairs de salut par la grâce dans le Vieux Testament que la Pâque que nous venons juste d’étudier. Chaque personne en Egypte, israélite ou égyptienne, était digne du jugement divin de Dieu. La raison pour laquelle les hommes trouvent le jugement du châtiment des premiers-nés si difficile à justifier est qu’ils ne réalisent pas le sérieux de leurs péchés. J’ai entendu une petite partie d’un programme de télévision l’autre jour où une jeune femme demandait, « Dois-je souffrir le reste de ma vie pour une toute petite indiscrétion ? » Quelle qu’était son « indiscrétion », j’imagine qu’elle serait mieux décrite comme « péché ». Alors, la réponse à sa question devrait être, « Même pour un péché, Dieu est juste de vous condamner, pas pour un temps, mais pour toute l’éternité. » La raison pour laquelle nous avons tant de difficultés avec le sujet de jugement est que nous ne comprenons pas l’immensité de nos péchés. La force avec laquelle les premiers-nés d’Egypte furent frappés devrait nous causer de repenser le sujet du péché.

Notre attitude envers le péché est beaucoup formée par nos propres perspectives et nos expériences. Les ivrognes sont des gens de qui nous pouvons rire, jusqu'à ce qu’ils prennent le volant et tuent un membre de notre famille. Les contrevenants sexuels sont des gens qui ont simplement des orientations ou préférences sexuelles différentes, jusqu'à ce qu’ils molestent quelqu’un qui nous est proche. De même, le culte d’idolâtrie ne semble pas être très sérieux, jusqu'à ce que nous regardions ce mal du point de vue de Dieu. Ignorer Dieu ne semble pas être si sérieux, jusqu'à ce nous comprenions l’importance de Le croire et de Lui obéir.

Une fois que nous réalisons le sérieux du péché, nous devons nous concentrer sur la solution. Tout comme les premiers-nés étaient dignes du jugement divin, et sous son danger, la solution de Dieu doit être crue et suivie. La protection divinement fournie par l’ange de la mort était le sacrifice d’un agneau, dont le sang fut appliqué sur les montants des portes. Tous ceux qui restèrent à l’intérieur des maisons qui avaient le sang de l’agneau sur les montants de leurs portes furent épargnés.

Tout comme les premiers-nés d’Egypte furent en danger d’être frappés par l’ange de la mort, les hommes, femmes, et enfants sont en danger d’atterrir en Enfer pour l’éternité, souffrant la furie éternelle de Dieu (Apocalypse 20:11-15). La solution du problème est une fois encore un Agneau, l’Agneau de Dieu, Jésus Christ, qui a prit nos péchés sur Lui. Il mourut pour nos péchés ; Il prit sur Lui-même la furie de Dieu, pour que les hommes puissent y échapper et puissent recevoir Ses bénédictions promises (Ésaïe 53). C’est ma prière que vous, à ce moment même, acceptiez le salut que Dieu vous offre par le sacrifice de Son Fils, Qui a été élevé de la mort et Qui reviendra sur la terre pour exécuter le jugement sur tous ceux qui ont rejeté Son sacrifice (2 Thes. 1). L’offre de salut est mise sur la table.

Ce que la Pâque veut dire pour les Chrétiens

Le Nouveau Testament enseigne un nombre d’applications pratiques de la Pâque pour les Chrétiens contemporains. Permettez-moi de décrire les grandes lignes de quelques-unes.

(1) Parce que Christ est notre Agneau pascal, nous appartenons à Dieu. Les premiers-nés d’Israël ont dû être rachetés parce que Dieu les avait épargnés, et ainsi ils Lui appartenaient. Bien que seuls quelques-uns de ces Israélites qui étaient en Egypte étaient des premiers-nés, et donc avaient besoin d’être rachetés, nous tous qui croyons en Christ Lui appartenons. Chacun des enfants de Dieu appartient à Dieu, et doit vivre dans la lumière de Lui appartenir.

« Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes.

   Car vous avez été rachetés à grand prix. Honorez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6:16-20).

« C'est à un grand prix que vous avez été rachetés! Alors, ne devenez pas esclaves des hommes. » (1 Cor. 7:23)

Puisque les premiers-nés des Israélites appartenaient à Dieu, ils devaient les sacrifier (dans le cas d’un animal, excepté pour l’âne, 13:13) ou (dans le cas d’un fils) offrir un sacrifice pour les racheter. Parce que Dieu nous a épargnés de Sa furie par Sa grâce, nous devons nous offrir comme un sacrifice vivant :

« Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel. » (Rom. 12:1)

Parce que les Chrétiens ont été rachetés par l’Agneau de Dieu, ils n’appartiennent pas à eux-mêmes, et ils doivent donc vivre leurs vies en sacrifice vivant pour Dieu. J’ai bien peur que beaucoup de présentations de l’Evangile n’informent pas les gens de ça quand ils acceptent la foi en Christ, qu’ils cessent de s’appartenir, et qu’ils deviennent la possession du Christ. En fait, tous les hommes appartiennent à Dieu par vertu de la création, et tous les Chrétiens appartiennent (doublement) à Dieu par vertu de la rédemption. Nous ne pouvons pas vivre nos vies indépendamment, autonomes, en tant que Chrétiens, mais nous devons les vivre comme ceux qui ont été achetés à grand prix, comme ceux qui appartiennent à Dieu. Tout comme la revendication de Dieu sur les Israélites fut épelée dans la Loi, donnée un peu plus tard dans l’Histoire d’Israël, les revendications de Dieu sur nos vies, en tant que croyants, nous sont données dans les Ecritures. Faisons bien attention à Ses commandements car nous Lui appartenons.

(2) Parce que Christ est notre Agneau pascal, nous devons vivre nos vies dans la pureté, dans une vie sainte. Dans la première épître de Paul aux Corinthiens, nous lisons,

« Faites donc disparaître tout «vieux levain» du milieu de vous afin que vous soyez comme «une pâte toute nouvelle», puisque, en fait, vous êtes «sans levain». Car nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, le Christ lui-même.

   C'est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le «vieux levain», le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » (1 Cor. 5:6-8)

Dans le contexte de ce chapitre dans 1er Corinthiens, Paul parlait d’un Chrétien qui vivait avec la femme de son père (5:1). Les Corinthiens n’avaient rien fait pour corriger la situation, et semblaient même être fiers de leur libéralité sur ce sujet (5:2). Paul leur dit qu’il avait déjà agi (5:3-4), et qu’ils devraient faire de même, en expulsant cet homme de l’assemblee.

Le principe sur lequel Paul base son instruction est celui de la relation entre le sacrifice de l’agneau pascal et l’observation de la Fête du Pain Sans Levain. Le sacrifice de l’agneau pascal commença la Fête du Pain Sans Levain. Puisque Christ est notre agneau pascal, et Qu’Il a déjà été sacrifié, les Corinthiens devraient commencer la Fête du Pain Sans Levain, cherchant la levure (un symbole de péché) qui était dans leurs maisons et en s’en debarassant (5:7-8). Ainsi, le fait que Christ soit notre Agneau pascal nécessite que nous maintenions la pureté dans nos vies autant que dans l’église.

(3) La Pâque nous apprend le rôle important joué par les cérémonies religieuses (la liturgie, si vous préférez) dans l’expérience des Chrétiens. Par l’observance annuelle de la Pâque et de la Fête du Pain Sans Levain, Dieu non seulement rappelait à Son peuple Ses actions puissantes du passé, mais aussi les instruisait concernant l’avenir. L’institution de la table du Seigneur (« la communion ») sert le même but. L’observance de la table du Seigneur rappelle aux Chrétiens le salut que notre Seigneur accomplit par Sa mort, Sa mise au tombeau, et Sa résurrection (Luc 22:14-22 ; 1 Cor. 11:17-34). Malheureusement, les Chrétiens en sont arrivés à prendre le souvenir de notre Seigneur à la légère, et ne le font que rarement, et encore comme un genre de parenthèses dans un autre service. Apprenons à valoir et à pratiquer ces temps de souvenir et d’anticipation que Dieu a établis et nous a ordonnés de faire.

Tout comme les célébrations de la Pâque (incluant la rédemption des premiers-nés et la Fête du Pain Sans Levain) fournissaient une opportunité d’instruire les enfants concernant le travail de Dieu dans le passé et leurs rapports sur le présent, la table du Seigneur et le baptême nous fournissent des opportunités éducatives que nous n’osons pas négliger.

(4) La Pâque (Passion) de notre Seigneur est un modèle pour les Chrétiens concernant la souffrance. Pendant qu’il est vrai que les Egyptiens ont souffert pour leurs péchés par le fléau des premiers-nés (et aussi par les autres fléaux), nous ne devons pas négliger la souffrance des Israélites durant les 400 ans d’oppression, et même durant les jours qui ont immédiatement précédé l’exode. Certains Chrétiens croient que souffrir ne fait pas partie l’expérience de quelqu’un qui croit en le Seigneur et Lui est obéissant. C’est totalement faux. A la fin, ce n’était pas ces agneaux pascals qui avaient épargné les premiers-nés Israélites, c’était la souffrance et la mort de l’Agneau de Dieu, qui mourut pour tous ceux qui croiraient. La Pâque nécessitait la souffrance du Fils de Dieu. Le montant de ce qu’Il a souffert ne peut être estimé qu’en relation avec la sainteté de Dieu et l’horreur que notre Seigneur éprouva dans le Jardin de Gethsémané quand Il pressentit la croix.

Dans la première épître de Pierre, l’apôtre informe les Chrétiens qui souffrent que la passion, la souffrance du Seigneur Jésus, l’Agneau de Dieu, était un modèle pour la souffrance des saints (1 Pierre 2:16-24). Le Seigneur Jésus, l’Agneau de Dieu, est le modèle pour la souffrance chrétienne, et la façon dont elle doit être traitée.

Paul parle aussi de notre souffrance en termes de « la Pâque ». Dans le 8ème chapitre de son épître aux Romains, Paul parle de la victoire que les Chrétiens peuvent avoir dans la souffrance (8:31-35). Il cite ce passage de Psaume 44 pour montrer que nous, comme Christ, somme appelés à souffrir comme des « moutons » :

«A cause de toi, Seigneur, nous sommes exposés à la mort à longueur de jour.
      On nous considère comme des moutons destinés à l'abattoir. » (Romains 8:36)

Dans le contexte du Psaume 44, duquel la citation est prise, nous apprenons que ces saints qui souffrirent de la façon décrite ci-dessus, étaient ceux qui étaient fidèles à Dieu, pas ceux qui étaient désobéissants. L’agneau pascal est donc un modèle pour les saints, nous montrant que la souffrance innocente fait souvent partie de la volonté de Dieu pour les vertueux et que par la souffrance des saints, les desseins de Dieu seront accomplis.

Ne laissons personne chercher à souffrir de cette façon, mais ne laissons personne oser suggérer que la souffrance dans la vie des saints est inappropriée, le résultat de soit le péché, soit de l’incrédulité. La souffrance de l’agneau pascal est le modèle à suivre pour les saints quand ils souffrent.


127 The NIV takes these verses as parenthetical and indicates so by rendering the text as a past perfect, rather than as a simple past tense. Thus, verses 1 and 9 of chapter 11 begin, “the Lord had said to Moses…”

128 “This is expressed by a proverbial saying, ‘A dog would not move his tongue against man or beast’ (v. 7). The word which is translated ‘move’ … literally means ‘to cut into,’ ‘to sharpen,’ or ‘to bring to a point.’ The allusion here is to the fact that none would bring injury to Israel (cf. Josh. 10:21).” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 136.

129 “Another name for this first month of the sacred calendar is Abib (Exod. 13:4; 23:15; 34:18; Deut. 16:1) which literally means ‘ear-month’ because it was at that time that the grain was in the ear. The month of Abib approximates to our month of April. After the Babylonian captivity, new calendar names were adopted and the ancient name Abib was changed to Nisan (cf. Neh. 2:1; Esth. 3:7). From this time onward two calendar reckonings were employed by the Israélites: one for sacred and the other for civil purposes, the first month of each year being in the seventh month of the other though the numbers always from Nisan as the first.” Davis, p. 137.

130 There is considerable discussion and disagreement over the precise time at which the Passover sacrifice was to be slain. It may not be possible to determine with any degree of certainty, nor is it necessary that we do so. For a survey of the different views, cf. Davis, pp. 138-139.

131 We use the term “lamb” aware that the sacrificial animal could have been either a lamb or a goat (Exod. 12:5), but since our Lord was referred to as “the Lamb,” I have chosen to speak of the sacrificial animal as a lamb.

Passage: 

7. La Mer Rouge : La Délivrance d’Israël & la Défaite de l’Egypte (Exode 13:17-14:31)

Introduction

Dr James Dobson a récemment partagé quelques-unes des lettres qu’il a reçues de ses auditeurs concernant les choses marrantes arrivées à leur famille. Il y a une histoire qui est à la fois amusante et pertinente à notre leçon. Je vais raconter l’histoire du mieux que je peux:

Cette famille vivait dans le Nord-est des Etats-Unis. Durant une période amèrement froide de l’hiver, leur voiture était devenue particulièrement sale avec le sel sur les routes, neige fondue congelée et autres dépôts hivernaux. Conscients de la condition de leur voiture, cette famille était en route quand ils virent quelque chose de bizarre. De l’eau jaillissait en l’air d’un tuyau brisé en dessous de la route. Des employés du service des routes venaient d’arriver et se préparaient à réparer le problème. Simultanément, la famille conclut que c’était l’occasion parfaite pour laver la voiture. Ils arrêtèrent la voiture sous la douche d’eau. Les employés du service des routes regardèrent, amusés, se posant des questions.

Puisqu’il faisait amèrement froid, la famille resta dans la voiture laissant le moteur tourner ainsi que le chauffage. Peu de temps après, une odeur infecte commença à dominer. C’est à peu près à ce moment que la famille remarqua que l’eau qui s’écoulait sur le pare-brise n’était pas claire, pas claire du tout. Finalement ils comprirent le problème – ils n’étaient pas garés sous une douche d’eau d’irrigation, ils étaient garés sous une douche d’eau d’une canalisation d’égout cassée. Rapidement, ils partirent avec la chose infecte gelée sur leur voiture par les températures frigides de cette journée.

Les choses ne marchent pas toujours comme on veut. On peut surement dire ça à propos des soldats Egyptiens, qui poursuivaient les Israélites dans le désert égyptien. Ils partirent précipitamment, pensant qu’il ne faudrait pas longtemps pour rassembler et ramener les Israélites en Egypte. Pleins de confiance, ils les poursuivirent jusqu’au milieu de la Mer Rouge, pour découvrir, trop tard, que Dieu combattait pour Israël et contre eux. En dépit de leurs meilleurs efforts pour s’échapper, l’armée entière fut décimée ce jour-là, noyée dans la Mer Rouge.

Israël traversant la Mer Rouge est un des moments les plus excitant enregistré dans le Vieux Testament. C’était un évènement de grande importance pour la nation. Il débarrassa les Israélites, une fois pour toute, de la domination de Pharaon. Cela les relâcha aussi de l’obligation de retourner en Egypte, après voyageant pendant trois jours dans le désert pour vénérer Dieu. C’était en fait, la naissance de la nation Israël.

Pendant que cette histoire est un récit excitant de l’évasion d’Israël, c’est aussi un récit fantastique de la destruction de l’armée égyptienne qui les poursuivait. Dans notre prochaine leçon, nous nous concentrerons plus sur la délivrance de la nation Israël, mais dans cette étude nous allons concentrer notre attention sur la destruction de l’armée égyptienne qui les poursuivit dans la mer. C’est un des récits éclatant du jugement de dieu que nous n’osons pas négliger. Considérons donc la destruction des ennemis de Dieu.

Planifier le Voyage d’Israël (13:17-22)

La structure des versets 17-22 est un indice important pour notre compréhension de ce passage. Je suis d’accord avec Gispen132 que les versets 17-19 sont explicatifs, et que le verset 20 commence la description des mouvements d’Israël quittant l’Egypte et commençant le voyage vers Canaan. Le verset 20 ne décrit donc pas un changement de direction, mais commence de décrire la direction qui était le résultat du dessein de Dieu pour Israël, étant souligné dans les versets 17-18.

Il y avait trois routes de terre possibles qu’Israël pouvait prendre, par lesquelles ils auraient pu arriver à Canaan.133 La route la plus courte aurait été de suivre « la route du pays des Philistins » (v. 17),134 mais Dieu évita délibérément cette route. La raison donnée fut qu’ils auraient eu de gros problèmes et que cela leur auraient causé de vouloir retourner en Egypte (v. 17).

Il n’est pas certain avec qui les Israélites auraient dû se battre. Certains rejettent la possibilité qu’ils auraient dû combattre les Philistins parce qu’ils ont conclu que les Philistins n’étaient pas encore installés à Canaan en nombre suffisant.135 Je suis enclin à penser que c’est une guerre avec les Philistins dont Moïse parle ici.136 Pendant que les Egyptiens avaient des garnisons stratégiquement localisées le long des routes allant vers les autres pays, les Israélites avaient reçu la permission de Pharaon de partir d’Egypte. A part ça, Israël avait, en fait, déjà confronter l’armée égyptienne à la Mer Rouge.

Il peut sembler étrange que Dieu veuille éviter une confrontation militaire quand il est dit dans le verset 18 (et aussi Exode 6:26 ; 12:41) que les Israélites étaient « prêts à se battre ». L’expression utilisée ici, a été comprise vouloir dire seulement que les Israélites (près de 2 millions de gens, comptant femmes et enfant, Exode 12:37) partirent d’Egypte d’une manière ordonnée. 137 D’autres ont compris que les Israélites sont sortis d’Egypte au moins partiellement armés, mais tout le monde semble agréer qu’Israël n’était pas du tout prêts à combattre une bataille à grande échelle à cette période.138 Ils ne seraient pas prêts pour la guerre pendant quelques temps encore. A cette période, tout ce qu’Israël avait besoin de faire était de rester calme (14:14).

Une notation est faite du fait que les « ossements de Joseph » furent emmenés avec eux. C’était une réflexion de la foi de Joseph, and l’exécution de ses instructions que ses os soient préservés et emmenés d’Egypte à Canaan (Gen. 49:26 ; 50:24-26). La réalisation de la requête de Joseph est enregistrée dans Josué 24:32. Etienne fait aussi référence à cela dans Actes 7:15-16. L’Exode d’Israël est donc historiquement lié à l’alliance avec Abraham et à la foi des patriarches d’Israël.

Bien que l’auteur nous donne les noms des endroits où les Israélites se sont arrêtés,139 les locations exactes de ces endroits sont simplement inconnues.140 Au mieux, on peut seulement supposer leurs locations, et même sur ça, les savants ne sont pas d’accord. En général, nous pouvons conclure sans risque que la nation voyageait dans la direction Sud-est. Le désert que les Israélites contournaient n’était pas le désert du Sinaï, mais d’Egypte.141

Les versets 21 et 22 décrivent un des moyens principaux que Dieu utilise pour diriger le peuple dans leur voyage. Un nuage en forme de colonne, dans laquelle Dieu était présent (14:24), servait à guider les gens à la fois le jour et la nuit.142 Pendant la journée, la colonne était une colonne de nuée ; et la nuit elle devenait une colonne de feu, ainsi visible par tous, fournissant de la lumière au peuple qui était toujours en mouvement (par exemple, la nuit les vipères étaient actives). Plus tard, cette colonne servirait de tampon protecteur quand elle se placerait entre les Israélites et les Egyptiens (14:19-20). Il y a eu un bon nombre d’explications naturelles pour cette colonne, mais leur seule valeur est pour notre divertissement.143

La chose importante à observer, je crois, est que Dieu était fidèle de fournir aux Israélites une manifestation visible de Sa présence, de Sa protection, et de Son guidage. La colonne, on nous dit, était constamment avec eux et ne les quitta jamais. Dieu donne continuellement à Son peuple des preuves de Sa présence avec eux.

Israël Change de Direction (14:1-4)

Avec la colonne pour guider les Israélites, on peut se demander pourquoi il fut nécessaire pour Dieu de parler à Moïse concernant le guidage du peuple dans les versets 1-4 du chapitre 14. Il y a une très bonne raison, je crois. Moïse était prêt à amener un « changement de direction » pour les Israélites, un qui rendrait grandement perplexe le peuple sans explication. Les Israélites furent instruits de « retourner » et de camper près de Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer.144

Si la colonne de nuée avait changé de direction sans un mot de Dieu, le peuple aurait pu être enclin à la négliger. Ils auraient pu penser que la colonne avait besoin de réparation. Il y a plusieurs raisons pour cela.

Les instructions de Dieu étaient nécessaires pour rassurer les Israélites que la nouvelle direction que la colonne prendrait était correcte, bien que bizarre.

Premièrement, les Israélites devaient « faire demi-tour », ça veut dire, retourner sur leurs pas. Pourquoi feraient-ils demi-tour ? Au lieu de fuir Pharaon, cela pourrait dire qu’ils voulaient qu’il les rattrape. Deuxièmement, la direction qu’ils allaient prendre en était une qui les placerait dans une position très dangereuse.

A travers Moïse, Dieu ordonna un changement de direction qui pour beaucoup d’Israélites a dû sembler étrange et en fait risqué, car leur direction était de tourner vers le Sud-ouest, et qui dans très peu de temps, placerait une grosse flaque d’eau entre eux et la péninsule du Sinaï à l’Est.145

Pas besoin d’être un génie militaire pour voir que ce que les Israélites faisaient était de se mettre dans une position très vulnérable, piégés entre des barrières naturelles. Si Pharaon les poursuivait, ils seraient dans la mouise jusqu’au cou. Dieu expliqua par Moïse que ce changement de direction avait en fait pour intention d’encourager la poursuite de Pharaon. Pharaon, Dieu savait, penserait que les Israélites étaient misérablement égarrés, et que les ramener au bercail serait aussi facile que de « prendre une sucette à un bébé ».146 L’attaque de Pharaon résulterait en sa défaite, et à la gloire de Dieu (v. 4).

Le Changement d’esprit de Pharaon (14:5-9)

D’après ce qu’on nous dit dans ces versets, Pharaon était prêt à recevoir n’importe quel signe d’espoir qu’il allait récupérer ses esclaves qu’il avait libérés. Peu de temps après le départ des Israélites, Pharaon et ses officiels regrettèrent d’avoir libéré cette ressource économique de grande valeur – les esclaves (v. 5). Pharaon rassembla sa division entière de chariots et s’élança après eux, six cents chariots (avec 2 ou au plus 3 hommes par chariot) sembleraient difficilement égaler les 600,000 hommes israélites.

Le changement de direction des Israélites sembla jouer le jeu de Pharaon. Il rattrapa les Israélites à Pi-Hahiroth, sans aucun doute ressemblant à un chat qui viendrait juste d’avoir manger le canari. Comment cela pourrait-il échouer ?

Calmer les Peurs d’Israël (14:10-14)

Israël était dans la mouise maintenant. « A l’Est il y avait la mer, au Sud et à l’Ouest, il y avait les montagnes, et le Nord était bloqué par les armées de Pharaon ».147

Les Israélites furent très secoués à la vue des chariots et des hommes de Pharaon approchants rapidement. Ils étaient terrifiés (v. 10). En premier lieu, le peuple poussa de grands cris vers le Seigneur (v. 10), mais lorsque les troupes se rapprochèrent et les espoirs d’Israël diminuaient, leur peur tourna en regret amer, concentré sur Moïse. N'y avait-il pas assez de tombeaux en Egypte ? N’avaient-ils pas dit à Moïse de les laisser tranquilles, et de ne pas s’occuper de Pharaon ? Qu’est-ce que Moise leur avait-ils fait maintenant ? Ils auraient mieux fait de rester en Egypte comme esclaves. Tel était le raisonnement de peur et d’incrédulité.

Moïse était bien plus calme, tout du moins au début. Confiant que Dieu les délivrerait des Egyptiens, Moïse chercha à assurer les Israélites de la protection de Dieu, et de la défaite des Egyptiens. Il leur dit de « n’avoir pas peur ». Ils n’avaient pas besoin de se battre, mais juste de ne pas bouger et d’observer la victoire de Dieu sur les Egyptiens. Ils ne reverraient jamais ces Egyptiens.

De ce que Dieu avait révélé à Moïse, il avait confiance en la défaite et la destruction de l’armée égyptienne, maintenant les poursuivant à toute vitesse. Ce que Moïse ne savait apparemment pas était comment et quand cette victoire arriverait. Comme les Egyptiens approchaient, Moïse s’attendait probablement à les voir disparaitre sous les yeux de tous, peut-être par une sorte de fléau. Au lieu de ça, ils se rapprochaient de plus en plus – ils étaient bien trop près pour son goût. Moïse a dû lever son bâton, le pointant dans la direction des Egyptiens. Comme un fusil enrayé, ça ne semblait pas marcher. A un certain point, Moïse cria vers le Seigneur, comme les Israélites l’avaient fait auparavant (comparez 14:10 avec 14:15). L’homme qui avait commencé « cool et calme » commença à paniquer.

L’Intervention et l’Instruction Divine (14:15-20)

Mon imagination a dû s’emballer un peu dans la description que j’ai faite de l’incertitude de Moïse, mais je doute d’avoir été trop loin. Sans nous informer des manifestations exactes des peurs de Moïse, le texte nous donne un rapport de la réprimande de Dieu à Moïse dans le verset 15 :

« ---Pourquoi cries-tu vers moi? Ordonne aux Israélites de se mettre en route. »

Non seulement savons-nous de la bouche de Dieu que Moïse Lui a demandé de l’aide, mais il y a une déduction très claire que Moïse a eu tort de le faire. Pourquoi Moïse a eu tort de faire appel à Dieu pour l’aider ? Il n’y a qu’une raison à laquelle je puisse penser : Moïse aurait du savoir quoi faire, et il aurait du le faire.

Il est possible que Moïse savait quoi faire parce que Dieu lui avait déjà donné des instructions très précises. Et parce que nous ne trouvons pas de telles instructions dans notre texte, je suis enclin à mettre cette possibilité de coté. C’est mon avis que Dieu réprimanda Moïse pour implorer des instructions parce que Moïse aurait du savoir quoi faire, et aurait du le faire.

Réfléchissons un moment sur ce que Moïse savait. Il savait que Dieu les avait guidés où ils se trouvaient – entre la Mer Rouge et les Egyptiens. La colonne les avait conduit là (13:21-22 ; 14:19), et Dieu avait aussi expliqué à Moïse que c’était ce qu’Il allait faire, pour qu’Il puisse recevoir la gloire par Pharaon et son armée (14:1-4). Moïse savait que Dieu avait promit d’amener les Israélites au pays de Canaan, qui était de l’autre coté de la Mer Rouge (Gen. 15:13 ; Exode 3:7-8,16-17 ; 12:25 ; 13:5). Moïse savait aussi que Dieu lui avait donné du pouvoir par l’usage de son bâton.

C’est donc mon avis que Moïse aurait dû raisonner que la seule direction il aurait pu et dû aller était vers Canaan, et cela voulait dire par la Mer Rouge. Le moyen de passer par la mer était pour Moïse de lever son bâton et de séparer les eaux. C’est précisément ce que Dieu ordonna Moïse de faire, mais je crois que la gentille réprimande de Dieu dans le verset 15 implique que Moïse aurait dû y penser lui-même.

Je veux faire une pause ici pour accentuer la relation entre la foi et la raison. Certains semblent penser que la foi et la raisonn sont opposées l’un à l’autre, et que la foi est donc, par sa nature, déraisonnable. Je pense que c’est loin d’être le cas. Quand Dieu dit à Israël de faire demi-tour, cela seulement semblait déraisonnable, jusqu’au moment où Dieu (causant Pharaon de penser qu’ils étaient égarés, ce qui provoqua l’attaque) révéla son plan à Moïse. Les actions de Dieu étaient très raisonnables, quand elles sont vues en les termes du dessein de Dieu.

Notre Seigneur encourage constamment les hommes et les femmes à utiliser leurs cerveaux. « Observez les lis sauvages! » (Matt. 6:28), ce qui été un appel à l'aptitude de l’homme à raisonner. Abraham, on nous dit, « estimait-il, est assez puissant pour ressusciter un mort. » (Héb. 11:19), quand Dieu lui ordonna de sacrifier son fils. Dieu n’a pas dit à Abraham qu’Il ressusciterait son fils, Abraham raisonna lui-même, basé sur son expérience d’avoir eu un fils quand Sara et lui étaient « comme mort… ne pouvait plus donner la vie » (Rom. 4:19-21). Dieu se délecte dans la foi qui raisonne et puis répond. Moïse aurait donc dû raisonner ce que Dieu voulait qu’il fasse et le faire sans demander d’instructions à Dieu. Je crois que nous demandons souvent des instructions à Dieu quand la raison nous indique déjà clairement notre cours d’actions.

En dépit du manque de foi de Moïse, Dieu lui répondit gracieusement. Il instruit spécifiquement Moïse de lever son bâton et d’étendre sa main au-dessus de la mer, pour écarter l’eau, rendant possible pour les Israélites de traverser la mer à pieds secs (14:16). 148 Les Egyptiens, Dieu informa Moïse, entreraient la mer derrière eux, à cause de leurs cœurs obstinés, mais cela devrait résulter par leur destruction, et la gloire pour Dieu (v. 17). La nation d’Egypte sera certaine par cet évènement que Dieu seul est Seigneur (v. 18).

Dieu fit plus que juste parler. L’ange du Seigneur, manifesté par la colonne de nuée et/ou de feu, se déplaça de devant les Israélites pour devenir leur arrière-garde. Il se tenait entre les Israélites et les Egyptiens. Pendant toute la nuit, la colonne amena l’obscurité aux Egyptiens et la lumière aux Israélites, leurs permettant de voir quand ils traversèrent la mer, et peut-être empêchant les Egyptiens de la voir quand ils les suivirent (v. 20).

La Délivrance d’Israël et la Destruction des Egyptiens (14:21-31)

Moïse fit comme il fut commandé, étendant sa main au-dessus de la mer. Cela amena un « vent fort d’Est »149 qui refoula la mer pendant toute la nuit, changeant même le fond de la mer en sol sec (v. 21). C’était sans aucun doute pour faciliter le passage des Israélites avec leurs biens, qui étaient probablement chargés sur des genres de chariots.

Il a certainement fallu beaucoup de foi de la part des Israélites pour entrer dans la mer.150 Ils, contrairement aux Egyptiens, avaient le bénéfice de la lumière fournie par la colonne. Ils pouvaient donc clairement voir l’eau de la mer entassée comme des murs151 de chaque coté (14:22). Le montant de foi qu’il manquait aux Israélites était compensé par le fait que les Egyptiens étaient sur leurs talons. S’ils étaient confrontés avec le choix entre la mer et les Egyptiens, la mer aurait été le choix le moins dangereux. Les motivations de Dieu sont des merveilles à contempler !

Pour moi, la chose la plus difficile à croire n’est pas l’eau qui s’écarte ou les Israélites traversant la mer, mais le fait que les Egyptiens les suivirent dans la mer. Réfléchissez un moment. N’importe quelle armée bien entrainée sait de ne pas plonger (désolé du jeu de mots) dans une embuscade. Quand une armée fait face à son ennemi devant et qu’il y a des barrières de chaque coté, il y a une probabilité sérieuse d’être piéger au milieu de votre adversaire. Et même pire, si vous pouviez voir la mer être écartée par le Dieu de votre adversaire, entreriez-vous dans cette mer, sachant que vous voulez capturer les gens même que Dieu aide à s’échapper ? Pour moi, il n’y a que deux explications possibles pour lesquelles les Egyptiens entrèrent dans la mer, et les deux sont incroyables.

Une possibilité surprenante est que les Egyptiens entrèrent dans la mer sans le savoir. Cette possibilité est normalement celle que nous ne considèrerions pas, largement due à nos idées préconçues de ce qui arriva. Je ne connais personne qui soit arrivé à cette conclusion, alors je vous demanderai de faire attention à critiquer ici (tout comme ailleurs). Néanmoins, il y a plusieurs observations qui rendent cela une option qui pourrait être considérée.

Premièrement, on ne nous dit nulle part que les Egyptiens savaient qu’ils entraient dans la mer. On nous dit qu’ils s’engagèrent dans la mer (v. 23), mais il n’est pas spécialement reporté que c’était le cas. Deuxièmement, le moment de la traversée de la mer (pour à la fois, les Israélites et les Egyptiens) était tard dans la nuit (14:24,27). Troisièmement, la colonne qui donnait de la lumière aux Israélites produisit ou créa de l’obscurité pour les Egyptiens (v. 20). Il est vrai que les Israélites pouvaient voir la mer avec la lumière fournie par la colonne, mais est-ce que les Egyptiens pouvaient la voir aussi ? Quatrièmement, il semblerait très improbable que les Egyptiens s’engageraient dans la mer, sachant que Dieu l’avait séparée pour Son peuple. Cinquièmement, les Egyptiens semblaient être guidés seulement par les Israélites. Les Egyptiens ne les poursuivaient pas à grande vitesse. Où les Israélites allaient, les Egyptiens suivaient. (Il ne serait pas difficile de suivre les traces de 2 millions de gens, n’est-ce pas ?) Les Egyptiens étaient concentrés sur l’objet de leur poursuite (les Israélites), pas sur le paysage autour d’eux. Vous avez tendance de perdre de vue ce que vous cherchez. Sixièmement, puisque le fond de la mer était devenu un sol sec, il n’y aurait pas d’évidence particulière que les Egyptiens étaient au milieu de la mer. Si, par chance, mes suppositions ici sont correctes, pouvez-vous imaginer l’horreur des Egyptiens quand il réalisèrent où ils étaient ? Ils y ont vraiment « sautés dedans à pieds joints » cette fois.

La seule autre possibilité est que les Egyptiens poursuivirent intentionnellement les Israélites dans la mer, voilés d’une manière ou d’une autre du danger incroyable de la poursuite. Comme je l’ai dit auparavant, il est absolument incroyable que l’armée la plus puissante, la mieux entrainée de ces jours puissent sauter à pieds joints dans une embuscade comme ça, sans hésitation. Il n’y a qu’une seule explication pour leurs actions – des cœurs étaient super naturellement obstinés, au point que l’armée égyptienne manqua de voir toutes les évidences, à leur propre destruction. Comme Dieu dit à Moïse,

« De mon côté, je rendrai les Egyptiens obstinés pour qu'ils s'engagent derrière vous. Alors je manifesterai ma gloire aux dépens du pharaon, de toute son armée, de ses chars et de ses hommes d'équipage de chars. » (Exode 14:17)

Au petit matin, entre 2 heures et les premières lueurs du jour,152 Dieu regarda depuis le sommet de la colonne de feu et sema la confusion parmi les troupes égyptiennes (v. 24). Cela arriva en causant les roues de leurs chariots de se bloquer, de faire des écarts et de sortir des essieux153 ou de s’enliser dans le sable, qui pouvait maintenant être mouillé. La description poétique de Psaume 77 semble nous informer que l’occasion de la confusion était un orage :

« Les eaux t'ont vu, ô Dieu,
      les eaux t'ont vu, et elles se sont mises à bouillonner,
      et même les abîmes ont été ébranlés.

   Les nuées déversèrent de la pluie en torrents,
      et dans le ciel d'orage, retentit le tonnerre.
      Tes flèches sillonnaient le ciel dans tous les sens.

   Au fracas de ta foudre, du sein de la tornade,
      l'éclat de tes éclairs illuminait le monde.
      La terre s'effraya et se mit à trembler.

   Au milieu de la mer, tu as frayé ta route
      et tracé ton sentier parmi les grandes eaux.
      Et nul n'a discerné la trace de tes pas. » (Ps. 77:17-20)

Assumant que les Egyptiens ne savaient pas qu’ils entraient dans la mer, pouvez-vous vous imaginer l’horreur des soldats quand le premier éclair révéla les eaux culminantes au-dessus d’eux ? Trop tard, les Egyptiens reconnaissèrent que Dieu combattait pour les Israélites et contre eux.ils essayèrent de battre la retraite, rebroussant chemin vers la terre d’où ils venaient. Au lieu de ça, ils plongèrent, tète baissée, dans les murs d’eaux qui s’écroulaient.

Au lever du jour, Dieu ordonna Moïse une fois de plus de pointer son bâton vers la mer, mais cette fois pour ramener les eaux de la Mer Rouge sur les Egyptiens. La mer engouffra les Egyptiens, et en conséquence ils furent tous noyés. (v. 28). En contraste, les Israélites traversèrent la mer à pieds secs, arrivant de l’autre coté sains et saufs (v. 29). La Mer Rouge devint donc l’instrument de la délivrance d’Israël et de la destruction de l’Egypte. Les Israélites furent témoins de la puissance de Dieu et gagnèrent une plus grande appréciation pour Moïse, le chef que Dieu avait nommé, et par qui le pouvoir de Dieu était manifesté (v. 31).

Conclusion

La destruction de l’armée égyptienne dans la Mer Rouge nous force à considérer sérieusement le jugement de Dieu. Plusieurs principes de jugement divin sont évidents dans les évènements de l’exode décrits dans notre texte.

Le jugement de Dieu commence avant Sa destruction finale. En d’autres mots, le jugement de Dieu commence avec la dureté du cœur des hommes. Bien que la destruction finale de l’armée de Pharaon arriva au moment où Moïse leva sa main sur la mer et elle engloutit les ennemis d’Israël, ce jugement était déjà au travail bien avant. La noyade des soldats ne fut que le coup de grâce du jugement divin, un jugement qui avait commencé une année ou plus avant.

Dieu avait commencé à juger les Egyptiens au moment où Moïse retourna en Egypte et apparut devant Pharaon, et les fléaux commencèrent. Chaque fléau était un jugement des dieux des Egyptiens (Exode 12:12). Pendant à peu près une année, les dix fléaux furent déversés sur l’Egypte. La destruction des Egyptiens dans la Mer Rouge fut l’acte culminant du jugement divin.

Mais comment est-il possible, donné les dix fléaux qui étaient tombés sur l’Egypte et le danger présent d’entrer dans la Mer Rouge, que les Egyptiens persistèrent si aveuglement dans leur oppression du peuple de Dieu, et dans leur indifférence aux avertissements de Dieu ? La réponse biblique, trouvée dans Exode et confirmée dans d’autres textes bibliques, est qu’il persistèrent à poursuivre leur propre destruction parce que leurs cœurs étaient endurcis.

Une petite enquête dans une concordance de la Bible montre que la référence à l’endurcissement du cœur de Pharaon (et quelques fois de ceux de ses officiels ou de son armée) arrive 14 fois dans Exode. De ces 14 instances, six font allusion à Dieu endurcissant le cœur de Pharaon (9:12 ; 10:1,20,27 ; 11:10 ; 14:8), trois font allusion à Pharaon endurcissant son propre cœur (8:15,32 ; 9:34), et cinq sont vagues (7:13,22 ; 8:19 ; 9:7,35). De ces passages et d’autres, nous pouvons identifier plusieurs caractéristique de l’endurcissement.

(1) L’endurcissement du cœur est un processus. Le cœur de Pharaon ne fut pas endurci qu’une fois, il fut endurci plusieurs fois. L’endurcissement est donc un processus, pas un évènement unique.

(2) L’endurcissement du cœur implique à la fois une initiative divine et humaine. D’un coté, Dieu endurcit le cœur d’un homme, et pourtant, de l’autre, un homme endurcit son propre cœur. Quand Dieu endurcit le cœur d’un homme, cela ne provoque pas l’homme à penser et à faire autre chose que ce que cet individu est enclin à faire. Dieu n’endurcit pas le cœur de l’homme en le faisant vouloir pécher. Pharaon n’avait pas l’intention de relâcher les Israélites, ni de se soumettre au Dieu d’Israël. Dieu endurcit le cœur de Pharaon pour qu’il poursuive les Israélites (14:4), mais c’était précisément ce que Pharaon voulait faire (14:5).

Les hommes endurcissent souvent leurs cœurs à des moments cruciaux. Remarquez que le cœur de Pharaon était toujours endurci concernant une décision particulière. Chaque fois que cela arriva, cela concernait une décision que Pharaon devait prendre. Durant la période des fléaux, il devait décider s’il allait laisser partir Israël ou non. Après les fléaux, il dut décider s’il allait poursuivre les Israélites pour les ramener (donc, revenant sur sa parole puisqu’il leurs avait déjà donné la permission de partir). L’armée de Pharaon devait prendre la décision si elle allait poursuivre les Israélites dans la mer ou non. A chaque décision, les Egyptiens furent endurcis ou s’endurcirent eux-mêmes.

D’une perspective divine, Dieu endurcit les cœurs des hommes pour achever Ses desseins prédéterminés (tels que la destruction de l’armée égyptienne et la libération des Israélites). Du point de vue humain, les hommes endurcirent leurs cœurs en décidant de faire ce qui avait été clairement identifier comme étant un péché. Le lien entre pécher et endurcir est vu dans les actions de Pharaon :

« Quand le pharaon vit que la pluie, la grêle et le tonnerre avaient cessé, il persista dans son péché et s'entêta. Ses hauts fonctionnaires firent de même.

   Il s'obstina et ne laissa pas partir les Israélites, comme l'Eternel l'avait annoncé par l'intermédiaire de Moïse. » (Exode 9:34-35)

Le Nouveau Testament de même parle d’endurcissement comme étant le produit de la tromperie du péché (Hébreux 3:13). Donc, nous pouvons dire que les hommes non seulement endurcissent leurs cœurs, ce qui résulte en péchés, mais qu’ils pèchent aussi, ce qui résulte en un cœur endurci.

(3) L’endurcissement du cœur d’un homme arrive quand Dieu « arrime cet homme sur son chemin. » L’homme fait son choix, basé sur sa propre nature et sa direction, mais quand Dieu endurcit le cœur de cet homme, Il empêche l’homme de changer la direction qu’il a prise lui-même. Ce que je veux dire est que l’endurcissement du cœur n’annule pas les choix qu’une personne fait pour elle-même, c’est comme un catalyseur qui cause une personne d’aller se coucher dans le lit qu’elle a choisi de faire.

Je connais des gens qui ont entendu parlé de l’Evangile et ont dit : « Je sais que je suis un pécheur, et que j’ai besoin de croire en Christ, comme étant mon Sauveur. Je sais aussi que faire un tel choix me forcera à changer mon style de vie. Alors, je vais vivre ma vie comme je veux, et quand ma vie sera presque finie, je ferai confiance à Christ et je serai sauvé de la furie de Dieu. » Mais, vous voyez, Dieu ne donne pas à une telle personne une consolation dans cette décision. L’endurcissement du cœur de l’homme pousse cet homme à vivre avec les conséquences de ses choix et de son style de vie. Le processus de l’endurcissement du cœur nous force à faire nos choix éternels maintenant, sachant que nous ne pourrons peut-être pas être permis de changer d’avis dans les jours à venir.

(4) L’endurcissement du cœur d’une personne ternit et endort la perception du danger et du jugement. Comme nous avons vu dans le plongeon tête baissée des Egyptiens dans la mer, la seule explication d’un acte si stupide est que leurs cœurs étaient endurcis, pour qu’ils avancent, sans réaliser les dangers de leurs actions. Ce ne fut pas avant que tout commença à s’écrouler que les Egyptiens réalisèrent finalement dans quelle mouise ils se trouvaient (14:25). Quand le cœur de quelqu’un est endurci, il est incapable de voir le danger qui est plus qu’évident aux yeux des autres.

(5) L’endurcissement du cœur peut arriver à la fois aux croyants et aux non croyants. Pharaon et les Egyptiens qui moururent dans la Mer Rouge étaient sans aucun doute des non croyants. Il n’est pas difficile de reconnaître le processus d’endurcissement dans les vies des non croyants. Nous lisons, par exemple, que les Israélites de ces vieux jours, avaient leurs cœurs endurcis (2 Cor. 3:13-14 ; Héb. 3:7-19), et l’application est étendue jusqu’aux saints d’aujourd’hui. Les cœurs des disciples de notre Seigneur furent endurcis (Marc 6:52 ; 8:17). J’ai vu beaucoup d’instances où des Chrétiens ont choisi de faire du mal, et en progressant sur le chemin du péché, leurs cœurs devinrent de plus en plus durs. Leur destinée ne sera pas celle d’un non croyant, mais sûrement des conséquences sévères suivront (1 Cor. 5:5).

(6) L’endurcissement du cœur des hommes est dans le but d’achever du bien. L’endurcissement du cœur de pharaon et de ses soldats était dans le but de libérer Israël, une bonne fois pour toutes, de l’esclavage égyptien. C’était aussi dans le but de glorifier Dieu. Et finalement, c’était dans le but de démontrer à tous les autres Egyptiens que seul Dieu est Seigneur (Exode 14:4). Est-il possible qu’à cause de ce désastre, les Egyptiens soient arrivés à croire en le Dieu d’Israël ?

Le jugement final de Dieu tombe soudainement et sans avertissements sur ceux dont les cœurs ont été endurcis par le péché. Nous avons déjà vu que l’endurcissement des cœurs des hommes est le jugement de Dieu. En d’autres mots, il scelle le destin de ceux qui sont prédestinés pour le jugement. A cause de cela, l’endurcissement des cœurs des hommes ternit leur sensibilité au péché et au jugement pour qu’il leur tombe dessus soudainement et sans préavis, comme il est arrivé aux Egyptiens.

Pensant à l’attitude distante et à l’apathie des hommes en ce qui concerne le jugement de Dieu, je viens de réaliser qu’à travers les Écritures ceux dont les cœurs ont été endurcis ont été surpris que le jugement leurs soit tombé dessus soudainement et sans avertissement.154

« L'Eternel déchaînera contre vous la misère, le désordre et la ruine dans tout ce que vous entreprendrez et que vous exécuterez, jusqu'à ce que vous soyez complètement détruits, et vous ne tarderez pas à disparaître, parce que vous m'aurez abandonné et que vous aurez commis de mauvaises actions. » (Deut. 28:20)

« Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant,
      tu les entraînes vers la ruine.

   Et soudain, c'est la catastrophe: en un instant, ils sont perdus,
      ils sont détruits, et l'épouvante les saisit. » (Ps. 73:18-19)

« Aussi la ruine fondra-t-elle sur lui sans crier gare,
      il sera brisé soudainement et sans remède. » (Proverbes 6:15)

« Celui qui se raidit contre les reproches
      sera brisé soudainement et ne s'en remettra pas. » (Proverbes 29:1)

« Lorsque les gens diront: «Maintenant règne la paix! Maintenant nous sommes en sécurité!», alors précisément, la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n'échappera. » (1 Thes. 5:3)

« Le témoin qui affirme ces choses déclare:
   ---Oui, je viens bientôt!
   Oh oui, qu'il en soit ainsi: Viens Seigneur Jésus! » (Apocalypse 22:20)

Partout dans les Écritures, le jugement de Dieu tombe rapidement et sans préavis sur les non croyants, dont les cœurs étaient endurcis au péché et au jugement à venir. D’un autre coté, la Bible parle des saints étant prêts, attendant patiemment, sensibles au péché, et poursuivant et promouvant la pureté comme le jour du retour du Seigneur approche (1 Thes. 5:4-11 ; 2 Pierre 3:8-18 ; 1 Jean 3:2-3).

En contraste du chemin de la destruction des Egyptiens est la sécurité des Israélites, qu’ils s’en rendent compte ou pas à ce moment. Lisant le récit des Israélites traversant la Mer Rouge me rappela le fait que les choses ne sont pas souvent ce qu’elles semblent être. Les Israélites étaient apeurés, concluant de leurs circonstances que les Egyptiens seraient victorieux. Les Egyptiens, d’un autre coté, avaient confiance, pensant qu’ils ne pourraient pas ne pas recapturer les Israélites et les ramener en Egypte comme esclaves. A la fois les Egyptiens et les Israélites avaient tort dans leur estimation des choses. Aussi confiant qu’ils étaient, les Egyptiens périrent dans la mer. Et aussi apeurés qu’ils étaient, les Israélites traversèrent la mer, libérés une bonne fois pour toutes de leurs oppresseurs.

Les Egyptiens étaient pleins de confiance et se sentaient en sécurité parce qu’il semblait qu’ils avaient la main supérieure. Ils avaient les chariots et les soldats. Ils avaient toute la force militaire de l’Egypte. Mais ils ont manqué de considérer le fait qu’ils opposaient Dieu et Son peuple. Peu importe la force et la sécurité qu’ils pensaient avoir, opposer Dieu est un travail mortel.

Les Israélites étaient apeurés et auraient même considéré retourner en Egypte (Exode 14:10-12). La seule chose qui empêchait cela était le diligence opportune de Dieu Qui avait décidé et promit de les conduire sains et saufs à la terre promise. Alors, Dieu les guida par un autre chemin que la « route du pays des Philistins », sachant que s’ils devaient se battre ils pourraient regretter leur départ et voudraient retourner en Egypte (13:17-18). Le Seigneur rassura aussi les Israélites de Sa présence et de Son guidage par la colonne de nuée et de feu, et les informa de la raison pour laquelle Il les guidait comme s’ils semblaient être perdus. Le Seigneur empêcha aussi les Israélites de retourner sur leurs pas en plaçant la colonne de feu et l’armée égyptienne derrière eux. La destruction des ennemis de Dieu était autant assurée que la délivrance de Son peuple. Personne n’était plus en sécurité que les Israélites, peu importe l’apparence des circonstances. Personne n’était en plus grand danger que les Egyptiens, peu importe leur confiance et leur force militaire.

La question finale, qui détermina la destruction ou la délivrance de Dieu, était celle-ci : DE QUEL COTÉ DE LA COLONNE VOUS TROUVEZ-VOUS ? Dans notre texte, le jugement de Dieu et le salut de Dieu utilisèrent le même moyen – la Mer Rouge. Ceux qui se tenaient dans la mer devant la colonne (les Israélites) furent délivrés, mais ceux qui se trouvaient derrière la colonne (les Egyptiens) furent détruits. En d’autres mots, ceux qui s’étaient mis du coté du Dieu d’Israël furent sauvés, pendant que ceux qui L’opposaient furent vaincus par la mer.

Bien que ce texte dépeint graphiquement la dureté du cœur de l’homme, qui à la fin le mène à sa destruction, il montre aussi très clairement le salut que Dieu offre à tous les hommes, sans tenir compte de race. La mer était l’instrument de la furie de Dieu, qui détruisit les Egyptiens. Mais cette mer était aussi l’instrument de la délivrance d’Israël. Aujourd’hui, la ligne séparant ceux qui seront sauvés et ceux qui souffriront la furie de Dieu n’est pas une colonne, mais la croix. La vertu de Dieu exige que le péché doit être acheté. Le pécheur doit faire face à la furie d’un Dieu vertueux. Mais par Sa grâce, Dieu fournit le salut, en déversant Sa furie Son Fils, Jésus Christ. Et cela, Il le fit, il y a à peu près 2 000 ans, sur la croix du Calvaire. Tous ceux qui acceptent le sacrifice du Christ sur cette croix sont sauvés, et tous ceux qui le refusent (soit activement ou passivement), doivent supporter la furie de Dieu, qui leur tombera dessus aussi rapidement qu’elle est tombée sur les Egyptiens.

Si c’est vrai, la question la plus importante à laquelle vous aurez à répondre est celle-ci, QUE FAITES-VOUS EN CE QUI CONCERNE CHRIST ET SA CROIX ? Notre Seigneur Lui-même dit,

« Oui, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu'ils aient la vie éternelle.

   En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu'il soit sauvé par lui.

   Celui qui met sa confiance en lui n'est pas condamné, mais celui qui n'a pas foi en lui est déjà condamné, car il n'a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. » (Jean 3:16-18)

Je vous conseille vivement de ne pas tarder à prendre une décision en ce qui concerne la croix du Christ. Tarder est augmenter encore plus le processus de la dureté de votre propre cœur, et d’amener plus d’aveuglement et d'indifférence au péché et au jugement qui vous tombera dessus.


132 W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 138.

133 “Most traffic leaving Egypt heading eastward would take one of three roads. The most direct route to Canaan was the Via Maris, ‘the way of the sea.’ This road began at the frontier fortress of Sile, near modern Qantara, and reached Canaan at Raphia. … Another route that was taken by travelers heading eastward was ‘the way of Shur’ which crossed the Sinai peninsula to southern Canaan where it connected with the important water-parting route from Jerusalem and Hebron to Beersheba in the Negeb. … The third route, known today as ‘the pilgrim’s way,’ ran across the peninsula from the head of the Gulf of Suez to Exion-geber which was located at the head of the Gulf of Aqaba.” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), pp. 155-156.

“The fact is that it was not absolutely necessary for the Israelites to cross a body of water in order to travel from Egypt into the Sinai peninsula. Many persons imagine that Egypt in ancient times was separated from that peninsula by a continuous body of water, as it is today. But the Suez Canal was dug in the nineteenth century A.D. The isthmus of Suez at its narrowest is about 70 miles from north to south. Of this distance, about forty miles are covered by lakes, the rest being land.” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), pp. 156-157.

134 “This was the direct route, but was heavily guarded by Egypt: the commentators give instances of the careful lists, kept by the Egyptian guards, of arrivals and departures at the frontier. The Israelites would certainly have ‘seen war’ (Hebraic for ‘experienced war’) along that route.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 116.

“The Pharaohs used this road for their expeditions to Syria, both during Moses’ time and afterward; it was the most direct link between Egypt and Canaan. Yet God avoided it, since the Philistines were outstanding soldiers, and God did not want His people to lose heart and change their mind when they were attacked by chariots in the open plains and would prove inferior to the Philistines in military equipment.” Gispen, p. 138

135 “The mention of the Philistines has been used as an argument against the factual accuracy of this narrative; it is claimed that the Philistines did not yet live in the southern coastal plains of Canaan at this time and did not settle there until after 1200 B.C., while the Exodus took place around 1445 B.C. … However, the Philistines were already mentioned in Genesis 26 as living in Canaan, and Gerar was called ‘the land of the Philistines’ in Genesis 21:32, 34. The Philistines are also mentioned in 15:14 and 23:31. Noordtzij has offered plausible reasons why the Egyptian inscriptions before 1200 B.C. are silent about the Philistines. … Excavations, especially those at Gerar, where pottery from the period 2000-1500 B.C. has been found similar to that of the later Philistines, also support Noordtzij’s opinion. It is thus correct to speak here of the land of the Philistines.” Gispen, p. 139.

136 Keil and Delitzsch hold this view, observing that, “The Philistines were very warlike, and would hardly have failed to resist the entrance of the Israelites into Canaan, of which they had taken possession of a very large portion.” C. F. Keil and F. Delitzsch, The Pentateuch, Biblical Commentary on the Old Testament (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1968 [reprint]), II, p. 38.

137 Keil and Delitzsch write that this term “… signifies equipped, … not ‘armed,’ but prepared for the march, as contrasted with fleeing in disorder like fugitives.” Ibid.

138 “… we may well believe they left Egypt with some arms in order to combat resistance at the border fortresses.” Hyatt, p. 149.

“The statement that the Israelites left Egypt ‘armed for battle’ (some think that the word used here is related to the Egyptian word for ‘lance,’ others that it means ‘arranged in battle units,’ …) serves to explain their subsequent readiness to do battle with e.g., Amalek (ch. 17). The Israelites took not only jewelry, but also arms out of Egypt!” Gispen, p. 139.

“The use of this term in Joshua 1:14; 4:12 and Judges 7:11 has led some to suggest the meaning ‘armed’ or perhaps ‘equipped for battle.’ Whether it is approriate to describe the children of Israel as ‘armed’ at this point is doubtful. They, in all probability, did secure some armor from the Egyptians but could not at this point be described as a mobilized army.” Davis, pp. 156, 158.

139 This indicates that the writer was one who knew this area very well, and that it would not be possible for anyone other than Moses to have supplied this information.

140 “The exact locations of these places are unknown …” Cole, p. 118.

141 “The wilderness spoken of here is the desert area lying between Egypt and the Red Sea—not the wilderness of the Sinai peninsula.” Davis, p. 156.

142 “This pillar of cloud and fire is mentioned on several occasions during the wilderness journey, cf. 40:38; Numbers 9:15-23; 14:14; Deuteronomy 1:33; Nehemiah 9:12, 19; Psalms 78:14; 105:39; 1 Corinthians 10:1. This pillar, the proof of the Lord’s presence, expressed His love and care for Israel (cf. Gen. 15:17).” Gispen, p. 140.

143 Cole is disappointingly wishy-washy here, leaning toward the explanation that the pillar was a desert ‘whirlwind.’ Cf. Cole, p. 118. Hyatt (p. 150) includes such possibilities as the tradition of the Arabs of carrying braziers filled with burning wood at the head of an army or caravan to indicate the line of march. He also suggests volcanic activity as a “more probable” explanation.

144 Once again, we don’t know exactly where Migdol, Pi Hahiroth, or Baal-Zephon were located. Cf. Gispen, p. 141

145 Davis, p. 159.

146 “If Israel encamped by the Sea opposite Baal-Zephon (which lies on the other side), then Pharaoh would think that they were confused or had lost their way, and did not know their way in the wilderness east of Egypt and west of the Red Sea. This was an obvious conclusion from the rather curious route Israel followed. Then the Lord would harden Pharaoh’s heart (cf. 4:21; 9:12; 10:20, 27; 11:10; 14:8, 17; Josh. 11:20) so that he would pursue Israel, and the final outcome would be that the Lord would gain glory for Himself through Pharaoh and his entire army, so that the Egyptians would know that He was the Lord (cf. e.g., 10:2). Verses 2-4 give us an impression of Pharaoh’s reprobation and of God’s omnipotence (cf. 9:15; Rom. 9:17, 22-23). From a human standpoint this hardening of Pharaoh’s heart was necessary to give Israel complete freedom and to release it from any obligation to return, since Pharaoh had broken his promise. … Pharaoh’s disposition toward Israel, and that of his officials … changed. They were not forced to sin, but made a voluntary choice in the wrong direction. And what was seen in the first chapter was repeated: greed and the desire for gain once again came to the fore, now that the plagues had been gone for a few days. They asked themselves and each other what could have induced them to let their cheap labor go. But the mistake could be corrected.” Gispen, pp. 141-142.

147 Ibid, p. 143.

148 I must, of necessity, point out that there are many attempts made to explain the passing through the sea in terms of natural causes. Davis warns us that, “A very popular view is that the Israelites crossed in a generally shallow and marshy district which could easily have been cleared of water and laid dry by the normal action of a strong wind.” Davis, p. 164.

I believe Gispen’s advice should be taken at this point: “No sound arguments can be brought against the historicity of this event. … We should stay with the text of Exodus for both the fact and their explanation…” Gispen, p. 136.

Another (often related) item of discussion among the scholars pertains to the place from which the Israelites crossed over the “sea”: “Broadly speaking, there are only three possible routes for the exodus, either near the Mediterranean coast (which is unlikely, because of the proximity of the Egyptian outposts) or directly across the Sinai peninsula to Kadesh (which not only seems to conflict with the biblical evidence, but would be very difficult from the point of view of the water supplies), or south to Sinai, and then north to Kadesh (which seems most likely on any score).” Cole, p. 117.

“… I am of the opinion that, even if the Gulf of Suez was still connected with the Bitter Lakes and the Lakes were thus part of the Gulf, the statements in the text more fully agree with a crossing through the Gulf of Suez where it is deeper, thus in the vicinity of present-day Suez. … The biblical data point to the Gulf of Suez, not to the Mediterranean Sea. It would also be difficult to imagine that Solomon’s fleet was stationed on Lake Serbonis (cf. 1 Kings 9:26).” Gispen, p. 137.

149 Davis concludes that while the wind is a ‘natural’ force, this ‘wind’ had to be supernatural: “This writer feels that the best interpretation of the ‘strong east wind’ is to regard it as a supernatural wind rather than a purely natural wind. There are at least four reasons for assuming this view. First, it is doubtful that a purely natural wind would make a ‘wall’ (v. 22). Second, if this wind came from the east (v. 21) it most likely would have walled up the water in the wrong direction; that is, north and south. Third, two walls are mentioned (v. 22) which indicates that the waters were divided by this special wind (cf. v. 16). … Fourth, if this were a natural wind capable of moving enough water so as to provide a depth to drown the Egyptians, could the people have walked through such an area, assuming that a natural wind would have come through the area with tremendous velocity?” Davis, pp. 165-166.

Cole adds, “Winds and fire are often described poetically in the Bible as almost personified messengers of the God who controls them (Ps. 104:4).” Cole, p. 121.

150 “Hebrew yam is a very general word which may be used of a lake, a sea (such as the Mediterranean), a river (such as the Nile, Isa. 19:5) or possibly other bodies of water. However, in Exod. 13:18 a body of water is referred to as the Red Sea, and that is the designation often used in other passages which speak of the crossing of the sea (Exod. 15:4, 22; Dt. 11:4; Jos. 2:10; 4:23; 24:6; Ps. 106:7, 9, 22; Neh. 9:9 etc.). The Hebrew in such passages is yam sup, which means literally ‘sea of reeds,’ or ‘sea of rushes.’ In Exod. 2:3, 5 sup is used of ‘the reeds’ in which Moses was placed. Yam sup could well be rendered ‘Reed Sea.’ The translation of RSV by ‘Red Sea’ is based upon the rendering in LXX, eruthra thalassa, and Vulgate, mare rubrum. In antiquity ‘the Red Sea’ was a general term including the Indian Ocean, the Persian Gulf, and perhaps even more. … The OT uses yam sup with more than one meaning. In 1 Kg. 9:26 it clearly refers to the Gulf of Aqaba, and probably also in Num. 21:4; Dt. 2:1. In Num. 33:10 (P) yam sup obviously means the Gulf of Suez, and is distinguished from ‘the sea’ through which the Israelites had passed just after leaving Hahiroth (33:8).” Hyatt, p. 158.

151 It is disappointing to read Cole’s conclusions about the “walls” of water on both sides of the Israelites: “This metaphor is no more to be taken literally than when Ezra 9:9 says that God has given him a ‘wall’ (the same word) in Israel. It is a poetic metaphor to explain why the Egyptian chariots could not sweep in to right and left, and cut Israel off; they had to cross by the same ford, directly behind the Israelites.” Cole, p. 121.

While the Bible often uses metophorical language, it seems to me that Cole is somehow trying too hard to find a phenomenon here that is too ‘natural’ and not enough ‘supernatural.’ Davis writes, “It appears that the basic sense of the use of the word wall (Heb. homah) is to designate a passageway between two generally perpendicular masses. On the basis of the Hebrew text alone, however, it is difficult to determine whether a literal perpendicular wall is necessarily implied. … In the light of the full context, however, preference certainly must be given to the former [perpendicular wall] viewpoint …” Davis, pp. 167-168.

152 I Samuel 11:11 also mentions this, the last of the three watches, from 2 a.m. to dawn, about 6 a.m. This, the darkest hour before the dawn, was traditionally the time for attack, when men’s spirits are at their lowest.” Cole, p. 122.

153 “The expression ‘took off’ their chariot wheels (v. 25) is a translation of the Hebrew word sur meaning in the Hif’il stem to ‘take away or to remove.’ … The Septuagint, on the other hand, speaks of God ‘clogging their chariot wheels’ an idea which has been carried over into the Revised Standard Version.” Davis, p. 167.

154 I highly recommend that the reader look up the terms “suddenly” and “quickly” in their Bible concordance. You will be impressed with this emphasis on the judgment of God.

Passage: 

8. Le Cantique de Moïse (Exode 15)

Introduction

Il y a quelques années, un enfant fut tué dans un accident. L’enfant était le fils du prêtre d’une église très libérale. Ses funérailles furent une des occasions les plus tristes parce qu’il n’y avait aucune évidence d’une vraie foi chrétienne de la part de ceux les plus intimement impliqués. Je n’oublierais jamais la chanson* qui fut choisie pour représenter l’affirmation de foi du petit garçon.

La première grande affirmation de foi d’Israël fut aussi exprimée dans un cantique, mais un genre très différent de cantiques. Certains ont intitulé ce cantique, « La Cantique de Moïse ». Puisque ce n’est pas le seul cantique de Moïse (Deut. 32 ; Ps. 90), ce titre est assez définitif, le liant à la traversée de la Mer Rouge par Israël, décrite dans Exode chapitre 14.

L’oppression de 400 ans d’Israël en Egypte que Dieu avait prédit à Abraham (Gen. 15:13-15) se terminait maintenant, réalisée précisément, jusqu’au dernier jour (Exode 12:40-41).155 L’affliction des Israélites fut remarquée par Dieu qui avait fait une alliance avec Abraham pour le bénir à travers ses descendants, les délivrerde l’esclavage et les emmener au pays de Canaan. Envoyant Moïse à Pharaon, Dieu força ce tyran réticent à libérer les Israélites par les dix fléaux accomplis par la main de Moïse. La mort des premiers-nés males des Egyptiens les obligea même a pousser les Israélites à quitter leur cadre de vie, leur fournissant des cadeaux de tous ce que l’Egypte avait de mieux (Exode 12:31-36). Après que les Israélites soient partis, Pharaon et ses officiels changèrent d’idée, et avec le rapport qui les a fait croire que les Israélites vagabondaient, perdus dans le désert, ils les poursuivirent, jusqu'à et même dans la Mer Rouge, où ils furent détruits quand les eaux de la mer se remirent en place (Exode 13:17-14:31).

La délivrance des Israélites et la défaite des Egyptiens est une occasion pour le cantique qui est enregistré dans le chapitre 15 d’Exode. Il semblerait que Moïse ait écrit ce cantique, qui est sans surprise la lumière des autres cantiques qu’il a écrits (Deut. 32 ; Ps. 90). La disposition du cantique est triomphale. Il est une description de la puissance de Dieu, le défendeur d’Israël, mise en évidence par la destruction de l’armée égyptienne et dans la délivrance d’Israël par le moyen de la Mer Rouge. La victoire récente de Dieu à la Mer Rouge est vue comme une garantie de la réalisation de Ses desseins pour Israël dans l’avenir, spécialement dans la défaite de leurs ennemis et leur possession de Canaan.

La structure d’exode 15 est sans surprises. Les versets 1-21 contiennent le « Cantique de Moïse ». Les versets 22-26 décrivent l’incident de Mara, occasionné par la soif des Israélites et l’eau amère qu’ils trouvèrent là. Le verset 27 enregistre l’arrivée des Israélites à Elim, où il y avait de l’eau en abondance.

La Victoire de Dieu sur les Egyptiens à la Mer Rouge (15:1-12)

Généralement parlant, la structure du « Cantique de Moïse » est sans surprises. Il n’y a que deux divisions : (1) Ce que Dieu fit pour Israël en noyant les Egyptiens dans la Mer Rouge (vs. 1-12) ; (2) Ce que Dieu fera sûrement pour Israël dans l’avenir (vs. 13-21). Des distinctions plus fines peuvent être tirées, mais il y a moins d’agrément quand quelqu’un devient plus détaillé dans l’épluchage de la chanson.

Apparemment, Moïse écrivit le cantique,156 et aurait conduit Israël quand ils l’ont chanté. Le premier couplet,

« Je veux chanter pour l'Eternel,
      il a fait éclater sa gloire,
      il a culbuté dans la mer le cheval et son cavalier. » (v.1)

est chanté aussi par Myriam,157 qui conduisait les femmes en chanson avec presque les mêmes mots et en dansant :

« Chantez pour l'Eternel:
      il a fait éclater sa gloire,
      il a culbuté dans la mer
      le cheval et son cavalier. » (v. 21)

Pendant que ce cantique était chanté par tout le monde comme l’expression de louanges et de remerciement à Dieu par Israël pour leur délivrance d’Egypte en traversant la Mer Rouge, les versets 1 et 2 expriment cette louange à la première personne et au singulier. Les pronoms de la première personne « Je » et « mon » rendent cette louange très personnelle.

D’une façon très typique de psaumes, les actions de Dieu sont vues comme évidences de Sa nature et de son caractère. En conséquences, la défaite des Egyptiens est décrite en images poétiques. La délivrance de Dieu est alors vue en relation au caractère de Dieu qui est démontré dans Sa délivrance.

Avec des touches poétiques dramatiques, l’évènement qui vient juste d’arriver au milieu de la Mer Rouge est décrit. Bien que des forces naturelles soient employées, elles sont vues comme miraculeuses, produites par l’intervention et la participation directe de Dieu. Le Seigneur est dit avoir « jetés (les Egyptiens) à la mer » ( v.4). Ils ont coulé comme une pierre dans les profondeurs158 de l’abîme (v. 5). Les vents sont décrits comme venant du « souffle de Dieu » (v. 8). Les eaux « furent figées » comme « un rempart » (v. 8). La souveraineté de Dieu est évidente par Son control sur les forces de la nature (le vent, les eaux), et par Sa capacité, étant le Créateur de causer la nature à agir anormalement (« eaux figées » comme un rempart).

Dans les versets 9 et 10, la souveraineté de Dieu est vue dans Sa capacité de dominer les Egyptiens, comme un guerrier puissant (v. 3), la plus puissante armée du monde. Pleins d’arrogance, ils poursuivirent les Israélites, sûrs de leur victoire (v. 9). En dépit de leur pouvoir et confiance, Dieu les a simplement anéantis. Ils se sont enfoncés comme des blocs de plomb dans les puissantes eaux (v. 10). Le Dieu d’Israël n’eut aucun problème à se débarrasser de la plus grande armée de la terre.

Les versets 11 et12 résument les implications des actions puissantes de Dieu à la Mer Rouge, concentrant sur la nature et le caractère de Dieu :

« Qui, parmi tous les dieux, ô Eternel, qui est semblable à toi?
      Et qui est, comme toi, paré de sainteté,
      et redoutable, et digne de louanges,
      opérant des prodiges?

   Tu étends ton bras droit,
      et la terre engloutit nos poursuivants. »

La grandeur et la bonté de Dieu sont donc reconnues par les Israélites après avoir réfléchis à la victoire de Dieu sur leurs ennemis, les Egyptiens. Ce qui m’impressionne à propos des conclusions que ce cantique révèle est qu’elles sont les mêmes que les desseins que Dieu a déjà dits dans le Livre d’Exode. Ce que Dieu voulait que Son peuple apprenne des miracles de l’exode est exactement ce qu’ils apprirent, ce qui est indiqué dans le cantique qu’ils chantèrent.

Avant son retour en Egypte, Dieu dit à Moïse que Pharaon ne relâcherait pas les Israélites avant qu’Il ne le force à le faire « avec puissance » révélée en performant des « prodiges » parmi eux (Exode 3:19-20 ; 6:1). Maintenant, après leur passage a travers la Mer Rouge, Israël loua Dieu pour ce que Son « bras droit » avait fait (vs. 6,9,12). Dieu révéla par Moïse qu’Il allait « passer jugement sur tous les dieux d’Egypte » (Exode 12:12). Maintenant, après l’exode Israël déclara,

« Qui, parmi tous les dieux, ô Eternel, qui est semblable à toi? » (Exode 15:11)

Par l’exode, Dieu proclama qu’Israël saurait qu’Il était l'Eternel leur Dieu qui les avait affranchis des corvées que les Egyptiens leur avaient imposées (Exode 6:7). Donc, après la traversée de la Mer Rouge, les Israélites chantèrent,

« L'Eternel est ma force, il est le sujet de mes chants, » (Exode 15:2).

Ce que Dieu chercha à accomplir par les évènements de l’exode, Il l’accomplit, révélé par les louanges de Son peuple dans ce cantique.

La Victoire de Dieu sur les Ennemis d’Israël Dans l’Avenir (15:13-21)

La première partie du « Cantique de Moïse » souligne la défaite des ennemis d’Israël, les Egyptiens. La seconde partie de ce cantique, versets 13-21, est sur la défaite de ceux qui opposeraient Israël dans le futur. En d’autres mots, la première partie du cantique accentue la défaite des Egyptiens, pendant que la seconde partie concentre sur la délivrance d’Israël, spécialement sur celle qui allait venir, la défaite des ennemis qui résisteraient la possession du pays de Canaan par Israël, ce que Dieu avait promit Il leur donnerait.

La version NIV (New International Version) montre clairement le changement de la défaite passée des Egyptiens à la défaite future des ennemis d’Israël en conjuguant constamment les verbes des versets 13 et suivants au futur.159 Donc, pendant que les versets 1-12 exprimaient les délivrances passées de Dieu pour Son peuple, les versets 13-21 décrivent Ses futures délivrances des Israélites.

A juste titre, les Israélites virent les fléaux et leur traversée de la Mer Rouge comme un commencement. Dieu n’avait pas seulement promit de les libérer de l’esclavage égyptien, Il avait promit de les emmener à la terre promise de Canaan. Dans un sens, tout l’exode n’était que de seconde importance, un moyen pour Son peuple de posséder le pays de Canaan :

« C'est pourquoi dis-leur de ma part: «Je suis l'Eternel! Je vous soustrairai aux corvées auxquelles les Egyptiens vous soumettent: je vous libérerai de l'esclavage qu'ils vous imposent, et je vous délivrerai par la force de mon bras et en exerçant de terribles jugements.

Puis je vous ferai entrer dans le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob; je vous le donnerai pour qu'il vous appartienne, moi, l'Eternel.» » (Exode 6:6,8)

Le verset 13 commence donc avec un résumé de ce que Dieu allait accomplir pour Son peuple. A cause de Son amour incontestable, Il conduira Son peuple qu’Il a juste libéré, dans Sa « demeure sainte ». Il n’y a que peu d’agrément en ce qui concerne ce qu’est l’expression « demeure sainte » ici. Je doute que sa référence principale soit le temple (Psaume 92:13), qui n’est, jusqu'à présent, pas un élément de l’espoir d’Israël.160 Le cantique pourrait faire allusion à la terre promise de Canaan comme étant la « demeure sainte » de Dieu (Psaume 78:54 ; Esaie 11:9). En relation à la promesse de Dieu à Abraham le signe de Sa présence avec Israël serait qu’Israël vénèrerait Dieu sur « Sa montagne (sainte) » (Exode 3:12, 5), la « demeure sainte » pourrait être Mont Sinaï. Dans tous les cas, je crois que la « demeure sainte » de Dieu est une référence à la terre promise, que ce soit un endroit particulier ou pas (Mt. Sinaï ou le temple) est aussi à l’esprit.

L’espoir exprimé dans le verset 13 exigera la défaite des ennemis d’Israël, les Cananéens, qui résisteront leur entrée et leur possession du pays. Les moyens pour accomplir ça sont regardés comme étant les mêmes que ceux utilisés pour libérer Israël d’Egypte ainsi que de l’armée égyptienne. La défaite des ennemis cananéens d’Israël est donc décrite dans les versets 14-15.161 La défaite des Cananéens était assurée par la défaite des Egyptiens, l’ennemi le plus formidable de tous. Les Cananéens seraient battus plus facilement à cause de la terreur produite par le récit de la noyade de l’armée égyptienne dans la Mer Rouge. Ils sauront que le Dieu d’Israël est un Dieu puissant, un guerrier (v. 3), qui est capable de détruire les ennemis de Son peuple.

Il y a un jeu de mots évident dans la deuxième partie du « Cantique de Moïse », qui copie un peu les mêmes expressions ou images employées pour décrire la défaite des Egyptiens et les appliquent à la défaite des Cananéens. Par exemple, on nous dit que les soldats Egyptiens « avaient coulé comme une pierre » dans la Mer Rouge (15:5). Maintenant, les Cananéens terrifiés sont prédits être « tous pétrifiés » (15:16). Tout comme le bras du Seigneur permit à Israël de traverser la Mer Rouge, les Israélites passeront à travers tous leurs ennemis (15:16).

Les versets 17 et 18 finissent avec une affirmation confiante que Dieu amènera Son peuple dans la terre promise, où Il les installera sur Sa montagne sacrée. Peut-être maintenant la référence du sanctuaire de l’Eternel fait allusion au temple. Au moins cela peut être la réalisation dans le sens que c’est plus spécifique qu’Israël anticipait. Là, l’Eternel règnera sur Son peuple pour toujours. Le Seigneur est maintenant vu, pour la première fois je crois, comme le roi d’Israël. Le traité entre Dieu et Son peuple leur sera transmit du Mont Sinaï. L’exode servira comme la base pour ce traité, comme les premiers chapitres de Deutéronome le rendront clair.

Les versets 19 et 20 tournent de la poésie à la prose, mais ils pourraient encore faire partis du cantique. Ces versets servent à accentuer le fait que l’espoir d’Israël pour l’avenir était directement lié à l’action de délivrance de Dieu à la Mer Rouge. Myriam, une prophétesse et la sœur d’Aaron (sans dire de Moïse), conduisait les femmes qui répétaient le premier couplet du « Cantique de Moïse », ce qui dut être un accomplissement pour une femme qui devait avoir près de 90 ans. A la fois, les hommes et les femmes semblaient avoir chanté chacun leurs parts dans ce merveilleux hymne de louange.

Le « Cantique de Moïse » était manifestement important pour les Israélites qui avaient traversé la Mer Rouge, et qui le chantaient comme c’est enregistré dans notre texte. Il servit comme moyen pour louer Dieu. Il fournit aussi le système pour enregistrer et se rappeler les grandes actions de délivrance de l’Eternel à la Mer Rouge. Il dirigea l’attention d’Israël sur le caractère de Dieu, et il créa de l’espoir et de la confiance en la protection et bénédictions futures de Dieu.

Le « Cantique de Moïse » révèle la grande importance que l’exode avait pour celui qui avait traversé la mer, mais quelle valeur avait cet évènement pour les autres ? Est-ce que l’exode et la traversée de la Mer Rouge étaient seulement de bonnes histoires, sans rapport avec nos vies ? Loin de là, l’exode est un thème qui contamine tout le reste du Vieux Testament, aussi bien que le Nouveau. Pour les saints de toutes périodes, l’exode est à la fois un prototype et une prophétie de la future rédemption de Dieu. Remarquez les allusions suivantes à l’exode ou à la terminologie du « Cantique de Moïse » :

(1) Les évènements de l’exode étaient racontés à la génération suivante des Israélites, comme la base et la motivation pour leur obéissance à la Loi que Dieu avait donnée (Deut. 4 :32-40 ; 7 :17-19).

(2) A la traversée du Jourdain, il y a un parallèle à la traversée de la Mer Rouge (Josué 3 :14-17).

(3) L’histoire de l’exode d’Israël et des parties du « Cantique de Moïse » sont fréquemment citées dans les Psaumes.162

(4) D’un bout à l’autre du Livre d’Ésaïe, ainsi que dans quelques-uns des autres prophètes, la délivrance d’Israël de l’esclavage en Egypte était comparée à la délivrance d’Israël et de Juda de leurs captivités des Assyriens et des Babyloniens. Donc, soit par une référence directe ou une allusion, l’exode est constamment utilisé comme symbole et source d’espoir pour la délivrance future d’Israël.163

(5) L’exode était, dans les prophètes du Vieux Testament et dans les Evangiles du Nouveau Testament, un prototype de la plus grande rédemption de toutes, la rédemption des âmes des hommes de l’esclavage du péché, qui fut accompli par le seigneur Jésus Christ, l’Agneau de Dieu (Luc 9:31, où la « mort » dont Jésus parlait avec ses disciples était littéralement Son « exode »).

(6) Dans le Livre d’Apocalypse, la délivrance d’Israël (décrite dans le « Cantique de Moïse ») était vue symboliquement comme la délivrance des saints qui ont souffert (Apocalypse 15:1-4).

L’Histoire biblique n’est pas écrite ici pour nous ennuyer avec des détails sans importances. Elle est écrite pour fournir à notre foi des racines historiques. L’espoir d’Israël regardant l’avenir (Exode 15:13-21) provenait de leur expérience dans l’Histoire, des fléaux et de leur traversée de la Mer Rouge. Alors, notre espoir pour l’avenir est aussi basé sur les actions de Dieu dans le passé, à la fois dans nos expériences, et dans celles de ceux qui les ont vécus (et qui ont fait l’expérience de la main de Dieu) avant nous. Le Vieux Testament est donc une source riche d’Histoire de l’édification de la foi, qui nous assure de ce que Dieu peut faire, basé sur notre connaissance de ce que Dieu a déjà fait. Cela assume, bien sûr, que nous lisions le Vieux Testament avec les « yeux de la Foi », croyant que ces évènements sont arrivés, comme ils sont décrits.

Le « Cantique de Moïse» et l’expérience de l’exode qui est décrite sont une illustration excellente du principe qui est enseigné dans le Nouveau Testament :

« … et notre fierté se fonde sur l'espérance d'avoir part à la gloire de Dieu.

   Mieux encore! Nous tirons fierté même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance,

   la persévérance conduit à la victoire dans l'épreuve, et la victoire dans l'épreuve nourrit l'espérance.

   Or, notre espérance ne risque pas d'être déçue, car Dieu a versé son amour dans nos cœurs par l'Esprit Saint qu'il nous a donné. » (Rom. 5:2-5)

Ici, Paul nous enseigne que la joie du Chrétien reste, et même grandit, au milieu des épreuves et de la souffrance. Plus les choses deviennent difficiles, plus notre foi est testée. Le plus notre foi testée s’avère être légitime et vivante, le plus d’espoir nous avons pour l’avenir. C’est le test de la souffrance et des épreuves qui prouve que notre foi est bien plus que « la foi des beaux jours », nous donnant donc même une plus grande confiance l’avenir.

Israël arriva à connaître Dieu plus personellement par les résultats des épreuves et des tests qu’ils ont éprouvés en Egypte et dans le désert. Nous aussi arrivons à connaître Dieu plus intimement et plus complètement au milieu des épreuves à travers lesquelles Il nous guide. Et quand nous « traversons » ces épreuves, nous croyons à la réalisation future des promesses de Dieu avec encore plus de certitude, ayant fait l’expérience de Sa fidélité pendant les temps durs de nos vies.

Le « Cantique de Moïse» que les Israélites chantèrent sert aussi à nous rappeler que notre sécurité et notre espoir sont à la fin dépendant du caractère de Dieu. Pendant que leur chanson décrivait les actes de Dieu dans la destruction de leurs ennemis, la chanson décrit le caractère de Dieu. Sa grandeur, Sa bonté, et Sa fidélité sont les bases pour notre foi et notre espoir. En fin de compte, nous faisons confiance à une personne à cause de son caractère, et non pas à cause de son aptitude. Dieu est à la fois capable et est disposé à nous aider dans nos périodes de besoin. Le Dieu du Vieux Testament est le même que Celui du Nouveau Testament, et parce qu’Il ne change pas (Jacques 1:17), nous pouvons faire confiance à Son caractère, démontré dans les vies des saints de l’ancien temps.

Les Protestations d’Israël à Mara (15:22-27)

Le « Cantique de Moïse» ne fut pas écrit pour n’être chanté qu’une fois. Peut-être que les Israélites ont continué à chanter cette chanson en voyageant des bords de la Mer Rouge jusqu’au Désert de Chour. Pendant trois jours ils ne trouvèrent pas d’eau. Cela ne voulait pas dire qu’ils n’avaient rien à boire, mais leurs provisions devaient être limitées, et ils ont dû les rationner très attentivement. Le peuple était sans doute inquiet à propos de leur réserve d’eau en approchant Mara.

Voir les eaux à Mara a dû être rendre les Israélites fous de joie. Leur soif, ils pensaient, allait être étanchée et leurs provisions d’eau réapprovisionnées. Quel désappointement ça a dû être de découvrir que les eaux étaient amères, et donc non potables. Leur joie de découvrir de l’eau tourna vite en colère contre Moïse pour les avoir amener à un tel endroit. Comment a-t-il pu autant  se tromper? Ils n’ont pas hésité à placer la responsabilité de cette gaffe sur le dos de Moïse. Ils exigèrent qu’il trouve une solution.

Moïse implora le Seigneur, qui lui montra un morceau de bois, qu’il jeta dans l’eau, la causant de devenir potable. Personne ne connaissait quelle sorte de bois pouvait faire ça. La transformation des eaux de Mara (qui veut dire « amertume », Ruth 1:20) était un miracle. Jeter le morceau de bois dans l’eau a dû être un acte symbolique, comme quand Moïse à lever son bâton au-dessus des eaux de la Mer Rouge.

L’incident à Mara fut divinement crée, un test de la foi d’Israël (v. 25), et un outil d’enseignement (v.26). En protestant contre Moïse, Israël révéla leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs. Ils méritaient les mêmes fléaux qui avaient frappés les Egyptiens. Si les Israélites Lui obéissaient (par ça je comprends, obéissaient Moïse) Dieu ne ferait pas tomber les fléaux sur eux. S’ils persistaient à protester la direction de Moïse, le résultat serait que Dieu harcèlerait Son peuple comme Il avait fait aux Egyptiens. Dieu ne tolère pas la désobéissance et l’incrédulité, ni par les Egyptiens, ni par Son peuple. Tout comme l’Eternel « cura » les eaux amères de Mara, les rendant potables, Il curerait Israël, s’ils Luidésobéissaient.

Ayant fait comprendre ce message aux Israélites, Dieu les conduisit à Elim, où il y avait énormément d’eau. Ils campèrent là, et eurent les rafraichissements dont ils avaient besoin fournis par l’eau des sources et l’ombre des arbres (v. 27).

Conclusion

Bien que ce chapitre semble avoir deux récits très différents, il y a une bonne raison pour le fait que Moïse les ait mis cote à cote. Le « Cantique de Moïse» et « les eaux amères de Mara » sont deux récits distincts, mais des récits qui ont une relation directe l’un avec l’autre. Deux observations sont cruciales à notre compréhension de la relation entre les louanges d’Israël dans le « Cantique de Moïse» (vs. 1-21) et les protestations d’Israël à Mara (vs 22-26).

(1) Les Israélites manquèrent de voir la relation entre l’affirmation de leur foi dans leur culte (vs. 1-21) et l’application de leur foi dans leur vie quotidienne (vs. 22-26). Israël venait juste de proclamer sa foi en Dieu comme son guerrier (15:3), mais il furent incapable de Lui faire confiance en ce qui concerne l’approvisionnement d’eau (15:22-26). Que Dieu puisse prendre soin du problème d’eau à Mara n’aurait pas dû être une surprise ! Après tout, Dieu avait libéré Israël et détruit les Egyptiens en contrôlant les eaux de la Mer Rouge. Les vents (que le cantique décrit provenant du souffle de Dieu, vs. 8,10) causa les eaux de s’écarter. Dieu était capable de faire que les eaux se figent comme des remparts de chaque coté des Israélites (v. 8). Dieu causa les eaux de retomber sur l’armée égyptienne, les noyant tous. Si Dieu pouvait faire tout ça avec les eaux de la Mer Rouge, Il pouvait surement prendre soin des eaux de Mara. Israël aurait dû être capable d’appliquer la foi qu’ils affirmaient avoir dans le « Cantique de Moïse» au problème des eaux de Mara, mais ils ne l’ont pas fait.

Par peur de devenir inutilement perturbés par le manque de foi des Israélites, et de devenir un peu fier de nous-mêmes, laissez-moi suggérer que le problème qu’Israël illustre est aussi un des plus grands problèmes des Chrétiens de tous les âges, incluant le nôtre. Nous manquant souvent d’appliquer notre foi en Dieu, résultant d’un évènement, à un autre qui est presque identique. Par exemple, l’alimentation des 5 000 (Marc 6:30-44) aurait dû apprendre aux disciples de faire confiance au Seigneur Jésus de nourrir les multitudes, et pourtant, peu de temps après ce grand miracle, les disciples manquèrent d’appliquer leur foi au problème de nourrir les 4 000 (Marc 8:1-10).

Quand nous nous rassemblons pour vénérer Dieu, nous ne chantons pas le « Cantique de Moïse» mais nous chantons beaucoup d’hymnes qui expriment notre foi en Dieu. Nous chantons, « Great Is Your Faithfulness » (« Grande est Ta Fidélité »), puis continuons notre petit bonhomme de chemin, nous faisant du souci, nous inquiétant à propos de petits détails de nos vies, comme si Dieu n’était pas fidèle du tout. Nous chantons, « It Is Well With My Soul » (« Tout Va Bien Pour Mon Ame »), mais quand une petite complication arrive, notre foi faillit. Nous chantons, « O, For A Thousand Tongues » (« O, Pour Milles Langues »), et puis quand quelqu’un se moque de notre foi, nous perdons notre langue et ne pouvons pas dire un mot concernant notre foi.

Le point est simplement cela. Il est beaucoup plus facile d’affirmer notre foi dans les services publics qu’il est d’appliquer notre foi dans notre vie quotidienne. Voilà la vraie vérité. Ce n’est pas que nous devons vénérer moins, c’est qu’il nous faut appliquer dans notre vie quotidienne les vérités par lesquelles nous affirmons vivre. Ce n’est pas assez de pouvoir réciter les paroles de Dieu, mais il faut les vivre. Tout comme Dieu conduisit les Israélites aux eaux de Mara, Il nous guide de façon à nous donner amples opportunités d’appliquer notre foi ou au moins de révéler notre manque de foi.

Un des facteurs qui contribue à notre échec d’appliquer notre foi à notre vie quotidienne est que nous avons tendance à créer de fausses distinctions entre ces domaines qui sont sacrés (église, services publics) et ceux qui sont séculiers (le travail, la vie quotidienne). Le résultat est que nous pensons à notre foi comme étant pertinente à nos activités de piété, mais pas à nos activités quotidiennes. C’est mon avis que Dieu fait des distinctions entre les sujets qui sont sacrés et ceux qui sont profanes, mais pas entre les sujets qui sont sacrés et ceux qui sont séculiers. Un coup d’œil plus attentionné à la Loi de Moïse révèlera que la foi d’Israël devait les gouverner et les guider dans les plus petits détails de leur vie (séculière).

(2) Non seulement Israël échoua à appliquer leur foi à leur situation à Mara, ils échouèrent même à voir le problème comme étant spirituel. Dans le texte nous lisons que les Israélites protestaient contre Moïse, pas contre Dieu (v. 24). Ils demandaient que Moïse produise de l’eau pour eux, ils n’ont pas imploré l’Eternel pour avoir de l’eau. C’est mon avis qu’ils n’ont pas vu leurs circonstances comme nécessitant une solution « spirituelle », mais nécessitant seulement une solution « séculaire ». Au moins quand les Israélites étaient piégés entre l’armée égyptienne et la Mer Rouge, ils implorèrent Dieu pour de l’aide (avant de commencer à grommeler contre Moïse, 14:10-12). Ici à Mara, ils confrontèrent immédiatement Moïse, et ignorèrent complètement Dieu.

Ironiquement, les Israélites oublièrent que la colonne de nuée les guidait toujours (13:21-22), et que l’Eternel Lui-même était présent avec eux dans la nuée. S’ils étaient mal guidés, Dieu les guidait dans la mauvaise direction par la nuée. Imaginez les protestations des Israélites, pendant que le nuage planait au-dessus des eaux de Mara. Les Israélites faillirent de comprendre que si Dieu leurs avait promit de les guider sains et saufs d’Egypte au pays de Canaan, tout obstacle qui les ralentirait ou les empêcherait, en était un avec lequel Dieu serait préoccupéet qu’Il surmonterait. Ils ne virent pas l’eau amère comme étant un problème qui inquiéterait l’Eternel, mais Il était concerné parce que l’eau était nécessaire à la survie de Son peuple.

A la Mer Rouge, Israël aurait dû apprendre que Dieu était capable de surmonter tout obstacle (tel que la Mer Rouge qu’Il avait divisée) ou tout adversaire (tel que les Egyptiens, qu’Il noya dans la Mer Rouge – l’obstacle). Donc, pendant que les Israélites chantaient que Dieu allait surmonter leurs adversaires (les Cananéens), ils ne comprenaient pas le fait qu’Il surmonterait aussi tous les obstacles à leur entrée dans Canaan (tel que les eaux amères de Mara).

Combien de fois tombons-nous dans le même piège ? Nous voyons Dieu comme étant seulement préoccupé par les grands problèmes de la vie, ceux qui semblent être spirituels. Mais tout ce qui entrave notre croissance, notre sanctification ou notre capacité de faire ce qu’Il veut que nous fassions est ce qu’Il le concerne, et Il est capable de tout surmonter. Quand nous rencontrons un problème dans nos vies, fréquemment, nous ne considérons pas que ce soit quelque chose qui préoccupe beaucoup Dieu. Immédiatement nous commençons à nous tourner vers les solutions séculières, sans rechercher la solution de Dieu.

Une raison pour laquelle nous échouons à voir nos problèmes comme étant une occasion pour notre foi est que nous sommes habitués à vivre par des principes scientifiques plutôt que par des principes spirituels. La méthode scientifique est une bonne méthode – pour des sujets de science. Mais c’est incompatible quand on vient au sujet de la foi. Ici, la méthode scientifique doit être mise de coté (pas totalement abandonnée, mais mise de coté). Les principes scientifiques sont essentiels pour des buts scientifiques. Par exemple, on ne conçoit pas un avion, on ne le charge pas plein de passagers et espérons simplement qu’il vole. Il doit passer une série rigoureuse de tests et s’avérer fonctionnel et fiable.

La méthode scientifique exige que chaque fait scientifique soit prouvé, étant performé dans des conditions contrôlées, ayant une évidence fortement empirique, et qui puisse être répété maintes fois. Pour que quelqu’un accepte le récit de la Mer Rouge sur des bases scientifiques, la profondeur de la mer aurait dû être mesurée, la vélocité des vents calculée, et toutes les variantes considérées. Pour prouver que cela soit scientifiquement vérifiable, l’écartement des eaux devrait être répété maintes fois. Et après avoir été prouvé scientifiquement, quelqu’un pourrait prédire que cet évènement arriverait à nouveau s’il était répété sous des conditions identiques. N’importe quel changement dans n’importe quelle variante causerait le scientifique de questionner la possibilité de répéter le phénomène sous des conditions différentes.

La méthode spirituelle est différente. La méthode spirituelle observe ce que Dieu a fait, acceptant l’évènement sur sa valeur nominale, gouverné et qualifié par la révélation divine qui accompagne le phénomène. La méthode spirituelle alors regarde à l’évènement comme une manifestation du caractère de Dieu. Sur la base du caractère de Dieu (étant conséquent aux descriptions bibliques de Son caractère ailleurs), le Chrétien regarde à n’importe quelle circonstance comme une opportunité pour Dieu d’agir de façon à achever Ses desseins en surmontant les obstacles (comme la Mer Rouge ou la dureté des cœurs des hommes) et les adversaires (comme Satan, l’Antéchrist ou les armées des hommes qui ont été déçus et utilisés par Satan). Les variations des conditions ne changent pas le caractère de Dieu, ni ne posent-elles un problème pour le Dieu qui est tout-puissant.

La raison qui nous cause de ne pas voir les circonstances comme des occasions exigeantes une solution spirituelle (et donc exigent aussi de la foi) est parce que nous utilisons la méthode scientifique de raisonnement, plutôt que la méthode spirituelle de raisonnement, qui pense selon la volonté révélée de Dieu et en conformité avec le caractère de Dieu, démontré dans l’Histoire.

Arrivant à la conclusion du message, laissez-moi essayer d’appliquer ce texte à un problème d’aujourd’hui, que je vais appeler le « problème charismatique ». Beaucoup de charismatiques contemporains sont enclins à penser et à enseigner que la vie peut et sera vécue comme si on était au septième ciel. Donc nous devrions nous attendre à ce que les Israélites continuent à faire l’expérience de l’euphorie et de l’optimisme du « Cantique de Moïse». Cependant ce ne fut pas le cas. Dieu n’a pas permit aux Israélites de rester à coté de la mer, chantant leur chanson glorieuse. Il ne les a pas gardés sur la montagne. Au lieu de ça, Dieu conduisit les Israélites dans le désert, les assoiffant et leurs donnant de l’eau amère. Cette situation déplaisante testa la foi et l’endurance des Israélites, et fournit l’occasion pour Dieu d’apprendre à Son peuple une leçon importante. S’attendre à vivre une vie chrétienne comme si on était continuellement au septième ciel n’est pas réaliste, ni biblique. Dieu merci pour les moments de victoires et d’allégresse, mais ne vous attendez pas à ce que les choses restent comme ça toute votre vie.

Maintenant un mot pour mes lecteurs non-charismatiques. Pendant que nous accusons souvent nos frères charismatiques de s’attendre à ce que les miracles et l’extase soient les normes, nous nous contentons souvent d’espérer que les choses arriveront toujours selon les lois naturelles et pratiques, donc nous espérons que les miracles n’arriveront pas. Les Israélites virent la main miraculeuse de Dieu au travail dans leur traversée de la Mer Rouge, et ils s’attendaient à ce que Sa main travaille puissamment et miraculeusement quand ils entrèrent dans le pays de Canaan pour le posséder. Nous, d’un autre coté, nous sommes convaincus que nous ne devrions pas nous attendre à des miracles.

La transformation d’âmes est un miracle. Si nous ne nous attendons pas à ce que Dieu travaille de façon miraculeuse, nous aurions autant à ne pas témoigner et essayer d’évangéliser les égarés. Le processus de sanctification autant que la manifestation de l’Esprit dans les vies des saints pour le travail d’évangéliser est un miracle, et nous ne devons pas chercher à servir le Seigneur sans demander l’aide de Son pouvoir miraculeux de le faire.

Franchement, je ne sais pas ce qui est pire – penser que les miracles devraient être la règle ou penser que les miracles n’existent pas – mais il doit y avoir une balance. L’évènement de l’exode est une manifestation de la puissance miraculeuse de Dieu, utilisée pour achever Ses desseins et pour réaliser Ses promesses. Les Israélites virent les miracles accomplis dans le passé comme une garantie de Son intervention dans l’avenir. Que Dieu nous donne la foi de chercher (mais pas de demander) le miracle dans nos vies, quand il est exigé pour accomplir les desseins et les promesses de Dieu.

Si vous n’êtes pas personnellement arrivé à avoir foi en Jésus Christ, notre Seigneur, alors vous n’avez pas fait l’expérience du miracle d’être renait, d’avoir vos péchés pardonnés, votre culpabilité enlevée, et de la joie d’être associé avec Dieu et l’espoir du paradis. C’est seulement quand vous ferez l’expérience de ce miracle de la transformation que vous chercherez à ce que la main miraculeuse de Dieu travaille dans votre vie dans l’avenir.


* Translator’s note: une chanson d’enfant qui n’avait aucun rapport avec Dieu, ni avec la foi chrétienne, démontrant que cet enfant n’avait jamais été enseigné la Parole de Dieu.

155 The reason for the difference between the 400 years given in Genesis 15 and the 430 years given in Exodus 12 is easily explained. God spoke of 400 years of oppression in Genesis 15. During the lifetime of Joseph, the Israelites were not persecuted, and thus Moses writes in Exodus that Israel departed from Egypt 430 years after they had arrived. The difference of 30 years is therefore the time which Israel spent in Egypt in the favor of the Pharaoh who exalted Joseph (cf. Exod. 1:8-9).

156 I have worded this statement carefully because there is no clear statement that Moses actually wrote this song. It is, however, rather strongly implied. Moses and Miriam are the two prominent leaders in Israel’s worship. Both Moses and Miriam are prophets of God, who can give inspired utterance (Exod. 15:20; Num. 12:6-8). This song is sung by the victorious tribulation saints in Revelation 15, where it is called the “song of Moses” (Rev. 15:3). We can, I believe, safely infer that Moses is the author of this song. The motivation for rejecting the Mosaic authorship of the “Song of the Sea” is the belief that some, if not all, of this song was written considerably later than the time of the exodus. The primary reason appears to be the “prophecies” of verses 13 and following, which they choose to view as history, described after the event.

157 It is interesting that Miriam is referred to as “Aaron’s sister” (v. 20), and not as the sister of Moses. On the basis of this statement, some have suggested that Aaron and Miriam had the same father as Moses, but that Moses was the child of another wife. Others, perhaps more reasonably, have understood that this choice of words emphasized the prominence and position of Moses, even though he was the youngest of the three.

158 Davis reminds us that the description of the waters of the Red Sea is not consistent with the drying up of any shallow body of water: “The poetic description of Pharaoh’s defeat further substantiates the concept of a crossing where the water was relatively deep. In verse 5 it speaks of the ‘depths’ having covered the Egyptian army. The Hebrew word for depths … usually carries the sense of oceanic depths, the sea, or an abyss.” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 174.

159 This is done even when the verb is actually a past tense. The reason for this is that the past tense is often used to describe a future event, which is certain due to the promise or prophecy of God (this is called, by the grammarians, a “prophetic perfect”). The future is so certain it can be described as already having occurred. In our idiom we would say, “It is as good as done.”

160 Those who would argue for a late dating of this song would argue that the temple is in mind here.

161 It is evident that the utter terror of Israel’s foes, which will cause them to “melt away in terror and dread” (15:15) is not as complete as is here envisioned. That the enemies of Israel did fear is clear from the words of Rahab to the Israeli spies in Joshua 2:9-11 (cf. also Josh. 2:24; 5:1; Deut. 2:25). Nevertheless, the Canaanites did resist Israel, in a way that seems inconsistent with the optimism of this song (cf. Num. 14:14-21; 20:18ff.; 21:4; 22:2ff.; Deut. 2:1, 3, 8). There are at least two possible explanations. First, the text of the song does not speak of immediate and total defeat, but of the fear of Israel which the exodus produced. The fierce resistance of the Canaanites was motivated, no doubt, by this fear. Secondly, Israel’s delay in entering the land would tend to minimize the impact of the Red Sea event. Had Israel attempted to take the land sooner, the defeat of the Egyptians would have had a greater psychological effect on Israel’s enemies.

162 Gispen supplies us with this list of citations from the “Song of the Sea” in the Psalms: “v. 1, cf. Pss. 66:6; 68:18; 106:12; v. 2, cf. Ps. 118:14, 21, 28; v. 3, cf. Ps. 24:8; v. 4, cf. Ps. 136:15; vv. 5-17, cf. Ps. 78:52-54; vv. 5-13, cf. Ps. 77:14-21; vv. 5-10, cf. Ps. 106:11; v. 7, cf. Ps. 78:49; v. 8, cf. Ps. 78:13; v. 11, cf. Pss. 66:3, 5; 78:4, 12; 86:8; vv. 13-17, cf. Pss. 44:2, 4; 74:2; v. 17, cf. Ps. 80:9, 16; v. 18, cf. Ps. 146:10.” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 146.

163 The following are just a few of the passages in Isaiah and other prophets which are dependent upon the exodus account or exodus terminology: Isa. 12 (compare v. 2 with Exodus 15:2); Isa. 43:1-3a, 14-21; 44:24-28; 50:2-3; 51:9-11; 52:3-6, 11-12; Jer. 16:14f.; 23:7f. Hosea (takes up on the theme of Egypt) 7:16; 8:13; 9:3, 6; 11:5, 11.

Passage: 

9. Entrainement et Rationnement (Exode 16)

Introduction

Cette semaine, un de mes amis me rappela d’un article de journal à propos d’une camionnette de transport de fond, qui était chargée d’argent si usé qu’on ne pouvait plus l’utiliser et était en route pour être détruit. La camionnette eut un accident. Le résultat fut que les portes arrières de la camionnette s’ouvrirent et l’argent fut complètement éparpillé sur la route. On n’a pas besoin de beaucoup d’imagination pour voir ce qui est arrivé. Les gens sortirent de leurs voitures qu’ils laissèrent sur la route, bloquant le trafic, et se précipitèrent vers l’argent volant partout, essayant d’attraper tout ce qu’ils pouvaient et se bourrant les poches.

Naturellement, aucun de nous n’aurions fait ça. Enfin, aucun d’entre vous. Mais moi, je l’aurai fait. Une veille de Noël, mon petit frère et moi sommes allés au magasin du quartier pour acheter quelques provisions de dernières minutes. Nous voulions être sûrs d’avoir tout ce que nous avions besoin, sachant que les magasins seraient bientôt fermés pour Noël. Quand nous sommes arrivés à la caisse, mon frère entendit la caissière dire à un client que tout le pain qui était sur les étagères était gratuit, puisqu’il serait trop vieux pour vendre après Noël.

A part mon frère et moi, plusieurs autres clients entendirent la bonne nouvelle, et commencèrent à se diriger vers les étagères de pains. Ils marchaient lentement, et choisissaient leurs pains, faisant attention de n’en prendre qu’un ou deux. Mais pas nous. Nous avons attrapé une paire de chariots vides et avons commencé à les remplir avec tout le pain qui était sur les étagères, surtout les pains spéciaux qui étaient les plus chers. Heureusement, nous avions pris ma camionnette que nous avons chargée de pain. Nous avons appelé les amis et la famille avec qui nous avons partagé la bénédiction du pain gratuit.

Ces histoires d’avarice humaine vous semblent peut-être amusantes, mais elles sont aussi pertinentes au récit de la provision de manne de Dieu pour les Israélites dans le désert, décrit dans le chapitre 16 d’Exode. Ayant épuisés leur nourriture dans le désert, les Israélites pensaient qu’ils allaient mourir de faim. Quelqu’un peut facilement imaginer la ferveur avec laquelle ils récoltèrent le premier arrivage de manne. Il y avait assez de manne, semblerait-il, pour que chaque Israélite puisse remplir sa tente avec. Selon le récit, il semblerait que quelques-uns ont essayé, pour découvrir simplement qu’elle ne se gardait pas, moisissant et étant remplit d’asticots. Les efforts pour accumuler la provision de manne était une désobéissance directe des instructions de Dieu. Leur avarice, comme la mienne et la vôtre (allez, admettez-le, vous auriez essayé de passer devant moi au magasin), fut prouvée par leur essai d’accumuler un surplus de manne, pour être sûrs d’en avoir assez pour le lendemain.

Dans le passage que nous allons étudier ici, Israël est coupable de deux péchés : l’avarice et la grogne. Nous découvrons que ces deux péchés sont typiques d’un autre péché caché encore plus sérieux. C’est ce péché qui est caractérisé, et que Dieu essaye de guérir, dans notre texte.

La toile de fond de la provision de manne de Dieu pour Son peuple est trouvée dans les derniers versets du chapitre précédent. Ne trouvant pas d’eau pendant trois jours, les Israélites arrivèrent aux eaux de Mara, qu’ils ne pouvaient pas boire à cause de leur amertume. Au début le peuple implora Dieu, puis commenca à grogner après Moïse. Ils exigèrent de savoir ce qu’ils devaient boire. En premier, l’Eternel prit Ses dispositions pour rendre l’eau les eaux amères de Mara (qui veut dire amertume) potables, puis Il dit :

« Si vous écoutez attentivement l'Eternel votre Dieu, et si vous faites ce qui est droit à ses yeux, si vous êtes attentifs à ses commandements et si vous obéissez à toutes ses lois, je ne vous infligerai aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens; car je suis l'Eternel qui vous apporte la guérison. » (Exode 15:26).

Les paroles de Dieu me suggèrent qu’il y a une relation entre les fléaux qui sont tombés sur les Egyptiens et l’adoucissement des eaux de Mara. Les eaux « amères » de Mara étaient aussi inutiles aux Israélites qu’étaient les eaux « sanguines » du Nil après que le premier fléau soit tombé sur l’Egypte. Les Egyptiens furent sanctionnés par Dieu parce qu’ils avaient refusé de suivre Son instruction de « laisser partir Son peuple ». Quand le commandement de Dieu aux Egyptiens fut désobéi, les fléaux leurs tombèrent dessus. Maintenant, Il présente les ordres pour Son peuple, les Israélites. S’ils les négligeaient, ils souffriraient des fléaux, tout comme les Egyptiens les souffrirent. La réponse d’Israël aux eaux amères de Mara révèle que les Israélites étaient aussi des pécheurs. Les ordres de Dieu seront donnés à Son peuple pour les tester.164 Ne pas les obéir serait inviter Ses jugements à leur tomber dessus.

Bien que la déclaration de Dieu à Israël soit un commandement général, le premier des « commandements et des décrets » auxquels Dieu fait allusion ici sont donnés dans le chapitre 16.165 Ces commandements sont les instructions de Dieu qui règlementent le ramassage et l’usage de la manne qu’Il allait fournir à Son peuple. Ce sont ces commandements qui servent à tester la foi et l’obéissance d’Israël. Ce sont ces mêmes commandements qui servent à renforcer la foi d’Israël et à apprendre à Son peuple à Lui obéir.

Après avoir donné la Loi au Mt. Sinaï et l’échec d’Israël à posséder la terre promise, l’errance d’Israël dans le désert est une part de son jugement, dû à son incrédulité. Mais ici, au début du voyage d’Israël d’Egypte vers Canaan, le temps passé dans le désert n’est pas disciplinaire (le résultat de son péché), mais didactique (instructif), une occasion pour apprendre à Israël la nécessité de foi et d’obéissance. Les chapitres 16 et 17 décrivent le « camp d’entrainement » pour Israël. Obéir les commandements et les décrets de Dieu se rapportant au ramassage et à l’usage de la manne apprendra au peuple de Dieu à Lui faire confiance et à Lui obéir.

La Grogne des Estomacs et des Saints

Un mois passa entre le temps où Israël quitta l’Egypte et quand la nation arriva au désert de Sin.166 L’eau avait déjà été un problème (15:22-26), et maintenant ils avaient épuisé leur nourriture.167 La grogne de leurs estomacs produisit bientôt des grognes de bouches. Toute l’assemblée grogna contre Moïse et Aaron (16:2). Ils dirent qu’ils auraient préféré mourir en Egypte plutot que d’avoir été amené dans le désert pour mourir de faim (16:3).

Les Caractéristiques de la Grogne d’Israël

Avant de considérer la réponse de Dieu à la grogne de Son peuple, il vaudrait la peine de signaler quelques unes des caractéristiques de la grogne d’Israël dans cet incident. Très vraisemblablement, nous trouverons que grogner n’était pas un problème seulement là, mais c’est aussi un problème dans nos vies.

(1) Grogner est un problème avec la douleur ou les difficultés. Grogner n’arrive jamais quand nous faisons l’expérience du plaisir, mais pratiquement à chaque fois que nous souffrons. Dans notre passage, il y a une relation évidente entre les grognes d’estomac des Israélites et leurs bouches rouspéteuses. Nous grognons parce que nous n’aimons pas la douleur ou l’incommodité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous grognons parce que nous pensons que nous devrions avoir du plaisir plutôt que de la douleur, de l’affluence et de l’aisance plutôt que de l’adversité et de la privation.

(2) Grogner est un problème de perception. Grogner résulte d’une différence entre la façon dont nous percevons les choses et la façon dont nous pensons elles devraient être. Le problème est que quand nous grognons notre perception de comment les choses sont est déformée. Grogner, invariablement, déforme les faits. Dans notre texte, Israël exagère beaucoup les bénéfices de l’Egypte. Ils disent qu’ils « étaient installés » (v. 3) devant des marmites de nourriture et qu’ils mangeaient « à satiété » d’une grande variété de nourriture et de viandes. C’est, franchement, difficile à croire. Si les Egyptiens les forçaient à ramasser la paille pour fabriquer les briques et essayaient de tuer les bébés mâles, pourquoi les nourriraient-ils si bien ? Leur perception de l’imminence du danger de famine était aussi grandement exagérée. Ils croyaient que leur faim était famine. Personne n’était encore mort de faim ; au plus, quelques-uns commencèrent à avoir faim. Au pire, ils accusèrent Moïse de le guider dans le désert pour les tuer. Leur perception de la motivation de Moïse était complètement déformée. Finalement, la perception d’Israël du soin et de la compassion de Dieu est minimisée à de grotesques proportions. Ils manquèrent de voir la main tendre d’un Dieu souverain dans leurs souffrances.

(3) Grogner est un problème de soumission. Les Israélites protestaient contres leurs dirigeants, Moïse et Aaron. Le peuple avait oublié que c’était Dieu qui les guidait, non seulement par Moïse, mais aussi par la colonne de nuée qui était devant eux (Exode 13:21-22 ; 16:10). A la fin, la grogne d’Israël était une protestation contre l’autorité de Dieu, comme le signalait Moïse (16:7-8).

(4) Grogner est un péché de la langue, qui est étroitement lié à la désobéissance. La grogne arrive quand nous ne pouvons pas contrôler notre situation. La désobéissance survient quand nous avons une option et nous choisissons de faire une autre chose que ce que Dieu commanda.

(5) Grogner est une maladie contagieuse. On nous dit dans le verset 2 que, « toute l’assemblée des Israélites se plaignit… ». Je suggèrerais que les plaintes d’une poignée de gens se propagèrent comme une épidémie de grognements à toute la congrégation. Grogner n’est pas seulement une maladie de la bouche, c’est une maladie qui est répandue parla bouche.

(6) Grogner est le résultat d’un échec de notre foi. Grogner est un péché, mais c’est un péché symptomatique. Il révèle un manque de foi, car le grogneur ne voit pas la bonté de la main de Dieu, refuse d’accepter l’adversité, et voit plutôt le désastre que la bénédiction comme le résultat de leurs circonstances. En fait, nous pouvons aller plus loin et dire que grogner permet à nos circonstances présentes d'invalider notre confiance en les desseins et promesses de Dieu.

La Réponse de Dieu à la Grogne d’Israël

Sachant que la grogne d’Israël était le résultat de leur manque de foi, Dieu y répondit d’une façon à laquelle je ne m’attendais pas. Plus tard, la grogne des Israélites résulta en punitions douloureuses. La différence entre la réponse de Dieu à la grogne d’Israël ici dans Exode 16 et Son traitement plus sévère dans Nombres 11 est expliquée, je crois par la différence de temps passé avec Dieu dans le désert. Ici, les Israélites n’avaient passé qu’un mois à suivre Dieu, et étaient relativement immatures dans leur foi. Plus tard, la Loi leur avait été donnée et Sa fidélité à Israël avait été maintes fois démontrée.

En conséquences, Dieu répondit gentiment et gracieusement à la grogne des Israélites. Plutôt que de les réprimander pour leurs plaintes, Il fit deux choses, qui avaient pour intention de démontrer Sa présence avec Son peuple dans leur affliction et adversité. Premièrement, Il se révéla aux Israélites par une manifestation spéciale de Lui-même dans la colonne par laquelle Il les guidait (16:10). Deuxièmement, Dieu fournit à Son peuple des cailles168 et de la manne (16:11-14).

La Nature de la Provision de Manne de Dieu

Comme d’habitude, il y a beaucoup de gens qui essayent de prouver que la manne qui fut fournit aux Israélites n’était pas miraculeuse du tout.169 C’est très difficile de croire à la vue de ce que le texte nous dit à propos de la manne que Dieu fournit à Son peuple.

(1) La manne que Dieu fournit semblait être très nutritive, comme l’exigerait des rations de désert. De la nourriture et de l’énergie pour la tâche rigoureuse de la traversée du désert furent fournies à Israël. Elles n’ont peut-être pas eu la saveur la plus excitante, ou du moins les Israélites furent fatigués de ça, demandant quelque chose d’un peu plus épicé (Nombres 11:4-9).

(2) La manne que Dieu fournit pouvait être préparée de différentes façons. Elle pouvait être cuite au four ou bouillie (v. 23).

(3) La manne n’était pas nécessairement la seule chose au menu d’Israél.170

(4) La manne fut donnée en abondance, tant qu’une limite dut être placée sur la quantité à ramasser (versets 13-21).

(5) La manne fut fournie miraculeusement. Elle avait « plu du ciel » (v. 4). Les Israélites n’avaient jamais rien vu comme ça auparavant (v. 15). Elle apparaissait chaque matin, excepté le matin du sabbat. A la fin du séjour d’Israël dans le désert, elle cessa d’apparaître (Josué 5:12).

(6) La manne apparaissait le matin et disparaissait à la chaleur de la journée.

(7) La manne ne se gardait pas, excepté pendant le sabbat.

(8) Un peu de manne fut miraculeusement préservée, comme témoignage de la provision de Dieu pour les générations futures (versets 31-36)171.

La Régulation de Dieu concernant la Manne

Quand Dieu fournit aux Israélites ce « pain du ciel » (16:4), Il leur donna aussi des instructions en ce qui concerne comment le pain devait être ramassé et utilisé. Ces instructions avaient pour intention de tester les Israélites ainsi que de leur apprendre l’obéissance et l’augmentation de leur foi. Nous allons donc revoir brièvement ces instructions, puis considérer leur rôle dans la promotion de la foi d’Israël.

(1) Israël ne devait ramasser que ce qui était nécessaire pour un jour (v. 16).

(2) Il semblerait que chaque Israélite devait ramasser lui-même la quantité de manne dont il avait besoin (16).

(3) La manne devait être ramassée quotidiennement, et uniquement la quantité suffisamment pour cette journée. Tout ce qui restait en excès de cette journée devait être disposé à la fin de la journée (v. 19). En d’autres mots, la manne ne pouvait être accumulée ou entreposée.

(4) Israël devait ramasser deux fois plus le sixième jour, et ne rien ramasser le jour du sabbat (versets 23-26).

Ce que la Manne Voulait Dire

Dieu n’imposait pas de statuts et de règlements inutiles aux Israélites, comme nous accusons quelques fois notre gouvernement de faire aujourd’hui. La raison de la provision de manne de Dieu et pour Ses règles exigeantes concernant son ramassage et son usage, peut être mieux comprise en regardant le reste de la Bible, commençant avec la manne dans ces textes, puis résumant leur pertinence à nos vies aujourd’hui.

La tentation de notre Seigneur (Matt. 4:1-4; Deut. 8:1-3). Israël fut conduit dans le désert pour être y testé par Dieu pendant quarante ans (Deut. 8:2). Notre Seigneur fut conduit par Dieu dans le désert pour y être testé (ce qui incluait aussi la faim) pendant quarante jours (Matt. 4:1-2). A la fin de cette période, Satan approcha notre Seigneur pour Le tenter. La première tentation172 essayée était centrée sur la nourriture. Puisque notre Seigneur avait faim après Son jeûne de quarante jours, il était logique qu’Il avait besoin de manger. Satan le défia de prouver Sa divinité en satisfaisant Son besoin humain pour de la nourriture, en le faisant en exerçant Son pouvoir divin.

La réponse de notre Seigneur fut de référer Satan à Deutéronome chapitre 8, qui était une réflexion théologique d’incidents tels que celui enregistré dans le chapitre 16 d’Exode. La leçon apprise de Deutéronome 8 était que les besoins physiques de quelqu’un sont secondaires aux responsabilités spirituelles – à savoir d’être obéissant à la volonté de Dieu. La faim de notre Seigneur, comme celle d’Israël, était la volonté de Dieu. Satisfaire le besoin physique de nourriture et, en même temps, désobéir la volonté de Dieu était mal. En effet, Jésus disait que l’obéissance à la volonté de Dieu sauvait plus la vie d’un homme affamé que s’il mangeait du pain. Obéissance à la volonté de Dieu est la base de la survie, et est une priorité plus importante que le fait de manger. Le principe pertinent est ceci : La soumission à la volonté de Dieu est plus importante que la satisfaction de nos besoins physiques et corporels.

Réfléchissez à ce principe car il nous aide à comprendre ce Livre d’Exode. L’Egypte était la corbeille à pain du monde, à la fois dans le temps de Joseph, et dans le temps de Moïse. Quand Pharaon, ses officiers, et les Egyptiens désobéirent l’ordre de l’Eternel de « laisser partir Son peuple », cette « corbeille à pain » fut quasiment vidée. Les fléaux montrent la dévastation progressive agriculturale et économique de ce pays. Donc, désobéir la volonté de Dieu a amené la faim physique aux Egyptiens.

D’un autre coté, le désert aride n’était pas un endroit où trouver de la nourriture, mais parce que les Israélites obéirent Dieu et suivirent Moïse et la colonne de nuée, Dieu fournit aux Israélites affamés une récolte exceptionnelle de manne, six matins sur sept, pendant quarante ans. La désobéissance tourna une corbeille à pain en une corbeille vide. L’obéissance tourna un désert aride en une corbeille à pain. La soumission à la volonté de Dieu est une priorité plus haute que satisfaire nos besoins physiques.

Les mots de la prière de notre Seigneur dans le Sermon sur la Montagne (Matt. 6:11). Notre Seigneur enseigna Ses disciples à prier,

« donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin » (Matt. 6 :11)

Donnant la toile de fond de la provision quotidienne de manne de Dieu dans le désert pendant quarante ans, il est presque impossible de concevoir que cette prière ne soit pas liée à la raison du don de la manne dans Exode 16. Je vous suggèrerais que la provision divine quotidienne de manne dans le désert apprit aux Israélites à compter quotidiennement sur Dieu pour leur nourriture. Ils devaient littéralement faire confiance à Dieu pour leur « pain quotidien ». Ceux d’entre nous qui ne vivons pas au jour le jour devons nous en remettre à Dieu, qui est la source de notre vie, que nous ayons assez de nourriture pour la semaine ou pas. La dépendance est un thème quotidien, et nos prières devraient démontrer ce genre de dépendance. Que nous ayons un surplus de choses ou pas n’est pas aussi important des qui ou de quoi nous dépendons. Comme Paul instruit à Timothée,

« Recommande à ceux qui possèdent des richesses en ce monde de se garder de toute arrogance et de ne pas fonder leur espoir sur la richesse, car elle est instable. Qu'ils placent leur espérance en Dieu, qui nous dispense généreusement toutes ses richesses pour que nous en jouissions. » (1 Timothée 6:17)

L’alimentation des cinq milles et la discussion qui en suivit (Jean 6). Les foules avaient suivi notre Seigneur jusqu'à un endroit désolé (oserais-je dire désertique ? Marc 6:35), où il n’y avait pas de nourriture disponible. Notre seigneur leur donna du pain et de la viande (du poisson) à manger, tout comme Dieu avait donné du pain et de la viande (des cailles) dans le désert dans Exode 16. La réponse de la foule fut qu’ils espéraient que le Seigneur Jésus deviendrait leur « chèque-restaurant » pour le reste de leurs vies. :

« ---Seigneur, dirent-ils alors, donne-nous toujours de ce pain-là. » (Jean 6:34)

En réponse, Jésus dit,

« ---C'est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.

   Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et vous ne croyez pas. » (Jean 6:35-36)

Jésus n’a pas seulement nourrit les 5 000 pour s’occuper de leurs besoins physiques, Il cherchait à leur montrer leurs besoins spirituels, pour lesquels Il était venu. Comme la manne dans le désert, qui sauva les vies des Israélites d’une mort physique, Il était le « pain du ciel » (un jeu de mots qui vient de la manne que Dieu avait « fait pleuvoir du ciel », Exode 16:4). Différant du « pain du ciel » que Dieu donna aux Israélites (la manne), le nouveau « Pain du ciel » donnerait aux hommes la vie éternelle. Jésus prétendait non seulement être le pain, mais d’être un meilleur pain.

Comme si le parallèle n’était pas assez clair, nous voyons que comme les Israélites râlaient après avoir reçu la manne que Dieu donna dans Exode 16 (et plus tard, Nombres 11, spécialement verset 6), ils râlèrent encore contre notre Seigneur parce qu’Il était le « pain du ciel » :

« Alors les gens se mirent à murmurer contre lui, parce qu'il avait dit: «C'est moi qui suis le pain descendu du ciel.» » (Jean 6:41)

Le Nouveau Testament nous montre donc que le « pain du ciel » est l’instrument du salut de Dieu. L’ancien « pain du ciel » préserva les vies physiques. Le dernier « Pain du ciel » est Lui qui sauve les âmes des hommes de la mort éternelle. Il a fait cela en donnant sa vie comme sacrifice. Ce n’est pas étonnant qu’un des deux symboles présents à la communion qui est partagé chaque dimanche soit du pain.

L’éducation de l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 10 et 2 Corinthiens 8:14-15. L’église de Corinthe était complaisante d’elle-même. Il y avait ceux qui vivaient dans l’immoralité sexuelle (1 Cor. 6). L’église fermait même les yeux sur un homme vivant avec la femme de son père (1 Cor. 5). Non seulement l’église était tolérante sur les sujets de leurs appétits sexuels, ils étaient aussi indulgents en ce qui concernait la nourriture. Plutôt que de s’abstenir de certaines nourritures pour le bénéfice d’un frère plus faible, certains des Corinthiens se payaient de somptueux repas qui étaient liés à des célébrations et des sacrifices païens (1 Cor. 10:14-33). Même lors de la communion, certains n’avaient pas assez de maîtrise d’eux-mêmes pour attendre ceux qui devaient arriver plus tard (1 Cor. 11:17-34).

Paul parle aux Corinthiens de leur tolérance en tournant leur attention vers l’exode des Israélites :

« Car il ne faut pas que vous ignoriez ceci, frères: après leur sortie d'Egypte, nos ancêtres ont tous marché sous la conduite de la nuée, ils ont tous traversé la mer,

  ils ont donc tous, en quelque sorte, été baptisés «pour *Moïse» dans la nuée et dans la mer.

  Ils ont tous mangé une même nourriture spirituelle.

  Ils ont tous bu la même boisson spirituelle, car ils buvaient de l'eau jaillie d'un rocher spirituel qui les accompagnait; et ce rocher n'était autre que le Christ lui-même.

  Malgré tout cela, la plupart d'entre eux ne furent pas agréés par Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert.

  Tous ces faits nous servent d'exemples pour nous avertir de ne pas tolérer en nous de mauvais désirs comme ceux auxquels ils ont succombé.

   Ne soyez pas idolâtres comme certains d'entre eux l'ont été, selon ce que rapporte l'Ecriture: Le peuple s'assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent tous pour se divertir.

  Ne nous laissons pas entraîner à l'immoralité sexuelle comme firent certains d'entre eux et, en un seul jour, il mourut vingt-trois mille personnes.

  N'essayons pas de forcer la main au Christ, comme le firent certains d'entre eux qui, pour cela, périrent sous la morsure des serpents.

  Ne vous plaignez pas de votre sort, comme certains d'entre eux, qui tombèrent sous les coups de l'ange exterminateur. » (1 Cor. 10:1-10)

Je suggèrerais que pendant qu’il y ait bien plus de choses sous-entendues ici que juste les évènements du chapitre 16 d’Exode, il y a un thème commun, un élément commun – celui de l’indulgence de soi dans les domaines d’appétits physiques. C’est pourquoi les versets précédant immédiatement cette section ont rapport à la discipline de soi-même exigée des Chrétiens (1 Cor. 9:24-27).

La manne que Dieu fournit en abondance dans le désert fournit les Israélites avec l’opportunité de ne rien se refuser, mais les commandements de Dieu regardant sa récolte et son usage interdisaient un tel excès. La manne était donc donnée pour enseigner une leçon de maîtrise de soi au peuple de Dieu, et ce n’est pas étonnant. C’est ce que la manne représentait – la maîtrise de soi.

Les avertissements et les promesses de l’église de Pergame (Apocalypse 2:12-17). L’église de Pergame était tombée dans l’erreur que notre Seigneur appelait « l’enseignement de Balaam » (v. 14). Nous savons du contexte que cela avait quelque chose à voir avec des « choses sacrifiées aux idoles », et des « actes d’immoralité », les mêmes mauvaises choses qui étaient présentes à l’église de Corinthe (voir ci-dessus). A ceux qui étaient fidèles et seraient les vainqueurs, notre Seigneur fit cette promesse,

« … Au vainqueur, je donnerai la manne cachée … » (Apocalypse 2:17)

J’aimerais suggérer que notre Seigneur promet Sa « manne cachée », Sa provision pour les besoins intérieurs (pas seulement les besoins physiques) à ceux qui sont fidèles, et qui exercent la maîtrise de soi nécessaire pour nier les désirs charnels, qui étaient colportés par des enseignants faux, appelés l’ « enseignement de Balaam ».

Conclusion

Des références du Nouveau Testament de la manne des Israélites, je voudrais suggérer que plusieurs principes étaient enseignes dans la provision de ce « pain du ciel » qui sont aussi applicables aux Chrétiens vivant aujourd’hui qu’ils étaient aux Israélites.

(1) La manne nous apprend la priorité de soumission à la volonté révélée de Dieu. Le grand danger auquel Israël fit face n’était pas l’inanition au milieu du désert, mais la furie de Dieu. Dieu pouvait changer une corbeille de pain en une corbeille vide, comme il avait juste fait aux Egyptiens. Dieu pouvait aussi tourner un désert en une corbeille de pain, comme Il le fit avec la manne. Comme les derniers versets du chapitre 15 d’Exode le révèle, la récolte par Israël des bénédictions de Dieu et sa guérison des jugements de l’Egypte furent dépendantes de son obéissance aux commandements et aux décrets de Dieu. C’est notre réponse à la volonté révélée de Dieu qui résulte soit de la vie ou de la mort, soit de bénédictions ou de jugements.

(2) L’obéissance à la volonte de Dieu est complètement opposé à l’orientation de l’indulgence de soi de notre culture. L’obéissance à la parole de Dieu exige donc reniement de soi-même, et discipline. Peu de cultures ont été plus orientées vers l’indulgence et la gratification de soi-même que la nôtre. Dans ce sens, notre culture est totalement opposée à la parole de Dieu. Le sacrifice volontaire de notre Seigneur (Philippiens 2:5-8) est le modèle pour chaque saint, qui doit « se charger chaque jour de sa croix » pour suivre Jésus (Luc 9:23). L’obéissance à la parole de Dieu est l’appel le plus haut, même si cela veuille dire privation physique ou même mort.

Notre obéissance à Dieu exige donc de se nier et se nier exige discipline. Si nous obéissons à notre Seigneur, nous devons obéir Ses commandements. Puisqu’Il nous a commandé de nous refuser les excès quotidiennement et de se charger de notre croix (Luc 9:23), nous devons nous discipliner nous-mêmes pour remplacer la complaisance (encouragée par notre culture) avec le reniement de nous-mêmes. De plus en plus je peux comprendre pourquoi Dieu n’a pas immédiatement guidé Son peuple d’Egypte à Canaan. Ils n’avaient pas la discipline nécessaire pour survivre l’adversité ou l’affluence du pays de Canaan.

Le plus je lis le Nouveau Testament, le plus je vois l’importance de la discipline de soi-même, qui, vous vous rappelez, est une des manifestations de l’Esprit de Dieu :

« Dieu nous a donné un Esprit qui, loin de faire de nous des lâches, nous rend forts, aimants et réfléchis. » (2 Timothee 1:7)

Lisant la seconde épître de Paul à Timothée, avec la lettre à Titus a souligné dans mon esprit le rôle vital que la discipline de soi joue dans la vie d’un Chrétien. Et, par ailleurs, il vaut le coup d’observer qu’une des caractéristiques communes des faux enseignants est la complaisance soi :

« Ces hommes-là sont d'éternels mécontents, toujours à se plaindre de leur sort, et entraînés par leurs mauvais désirs. Ils tiennent de grands discours et flattent les gens pour en tirer profit. » (Jude 1:16,18 ; 2 Pierre 2:10,13-22)

J’aimerais suggérer deux résultats très pratiques de la maîtrise de soi dans nos vies quotidiennes. Je dois vous avertir, ils ne sont pas faciles, ni très plaisants (ce qui est exactement pourquoi la maîtrise de soi est exigée). La première suggestion est que nous apprenions à nous passer des choses qui ne sont pas abordables. Une telle suggestion est si évidente, vous devez vous demander pourquoi je la mentionne. La raison est que la publicité contemporaine et acheter à crédit nous encouragent constamment à acheter ce dont nous n’avons ni besoin, ni pouvons nous permettre. On nous dit que « nous le méritons », « nous sommes dignes de ça», et en plus, on nous donne assez de crédit pour acheter ces choses pour lesquelles nous n’avons pas l’argent. Je ne dis pas que tout achat à crédit ou emprunt est mal. Je dis que la plupart d’entre nous achetons des choses dont nous ne pouvons pas nous permettre, simplement pour nous gâter.

La seconde suggestion pratique que je ferais est que nous avons besoin de développer la capacité de nous nier des choses dont nous ne pouvons pas nous permettre. J’ai une illustration négative d’expérience personnelle. Cette semaine, un ami m’a invité à déjeuner ainsi qu’un autre ami. C’était un buffet, alors une fois que vous aviez payé, vous pouviez manger autant que vous vouliez. J’ai mangé deux parts de gâteau, avec beaucoup de glaçage. Me permettre le gâteau n’était pas la question. Disons la vérité, j’ai cédé à la tentation, je me suis empiffré. Nous avons tous besoin d’apprendre à dire non aux choses que nous pourrions avoir, mais n’avons pas besoin. C’est ce que Dieu exigeait des Israélites. Ils auraient pu récolter d’énormes quantités de manne, mais Il leur dit de ne prendre que ce qu’ils avaient besoin pour ce jour.

(3) La maîtrise de soi n’est pas quelque chose que l’homme peut produire de lui-même, mais vient de Dieu. Quand je parle de maîtrise de soi, je veux être clair que je ne parle pas de grincer les dents, d’un effort personnel qui est simplement une forme de « travail » qui déplait à Dieu. Il y a ceux qui se livrent à l’abnégation d’une façon qui est injurieuse à Dieu.

« Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. Pourquoi alors, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre:

  «Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela!...»?

  Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu'on en a fait usage? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains!

  Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d'une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d'humiliation et l'assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n'ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines.» (Col.2:20-23)

Non, nous ne parlons pas du genre d’abnégation que nous produisons en nous-mêmes, pensant qu’un tel ascétisme nous rend plus saints aux yeux de Dieu. Nous parlons de la maîtrise de soi que l’Esprit de Dieu produit dans le croyant et qui caractérise ceux qui sont matures dans leur foi et les sépare des faux enseignants (2 Tim. 1:7 ; 2:1-7 ; 3:3 ; Titus 1:8 ; 2:2,6,12). Nous parlons de cette discipline qui est motivée par notre amour pour Dieu, et notre amour pour les hommes.

La tension à laquelle nous faisons face ici, en ce qui concerne la maîtrise de soi, fait partie d’une tension plus grande entre la souveraineté divine et la responsabilité humaine. La manne que Dieu fournit à Israël dans Exode 16 illustre le fait que la souveraineté divine et la responsabilité humaine sont corrélatifs. Dieu fournit la manne dont Israël avait besoin, mais Il leur ordonna de la récolter, la cuire, et de la garder, selon Ses instructions. Alors, la maîtrise de soi est aussi quelque chose que Dieu produit dans le saint par Son Esprit, mais c’est aussi quelque chose à laquelle nous participons.

Laissez-moi essayer de conclure ces sujets de complaisance et de maîtrise de soi en résumant plusieurs principes qui leurs sont liés :

(1) Le Chrétien doit fréquemment choisir entre le plaisir immédiat et les bénédictions éternelles. L’indulgence de soi pousse quelqu’un à poursuivre le plaisir immédiat, alors que la discipline de soi est exigée pour gagner les bénédictions éternelles. Hebrews 11 est rempli avec les noms de ceux qui ont choisi de se refuser le plaisir immédiat pour la certitude des bénédictions éternelles de Dieu.

(2) Le Chrétien qui peut se débarrasser de l’indulgence de lui-même doit apprendre à être content avec la condition et les circonstances dans lesquelles Dieu l’a placé. (Phil. 4:10-13 ; 1 Tim. 6:6-10).

(3) Le Chrétien qui triomphe de la tendance de l’indulgence de lui-même doit développer un sens de dépendance journalière de Dieu pour faire face à tous ses besoins (Matt. 6:11). Pour ceux d’entre nous qui avons assez de nourriture pour aujourd’hui et demain et les semaines suivantes, nous devons reconnaitre que c’est Dieu qui en est la source. Nous devons chercher à éviter un faux sens de confiance basé sur la richesse matérielle (1 Tim. 6:17), et nous devons être libres de partager notre surplus (2 Cor. 8; 1 Tim. 6:18). Nous devons reconnaitre que nous sommes dépendants de Dieu quotidiennement pour notre vie, notre santé, et pour la grâce de traiter avec tout ce qui nous arrive. Il y a des choses que l’argent ne peut acheter.

Que Dieu nous donne la grâce d’apprendre à vivre avec abondance, et d’éviter les périls de l’indulgence de soi par le développement de la discipline et le refus de soi dans nos vies.


164 Note the words of Exodus 15:25: “There the Lord made a decree and a Law for them, and there he tested them.” This suggests to me that God tests men by the decrees and laws which He gives them. Surely this was the case with Adam and Eve. So, too, it is the case with Israel, and with us. Our obedience to God is revealed by our response to His commands.

165 Ultimately, the commands and decrees of God will be spelled out on Mt. Sinai, as summarized in the 10 commandments, but initially the commands of God which are referred to are those regulations regarding the gathering and use of manna.

166 In Exodus 12 we learn that the Passover meal was eaten on the night of the 14th day of the first month (12:2, 6). Israel departed early the next morning. In 16:1 we are told that Israel arrived at the Desert of Sin on the 15th day of the second month.

There is no commonly accepted view of the location of the Wilderness of Sin. Davis outlines four views, and gives his preference. This is not really a matter which bears upon the interpretation or the application of the text. Cf. John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), pp. 178-179.

167 From Deuteronomy 8:3, we learn that Israel had come to the point of suffering hunger before God supplied them with manna.

168 At this time the quail are barely mentioned. God gave the Israelites what they desired, and without any negative consequences. The quail were provided once, while the manna was a daily provision. It is the manna which is clearly in focus in this chapter.

169 So far as I have read, there are two primary natural explanations of the manna which is provided in Exodus 16. One is a “mossy manna,” which produces “pea-sized globules, found in central Asia, but absent from Sinai during the last 150 years.” The other is a substance which comes from the tamarisk trees, which grow in thickets in that part of the world. Cf. Davis, pp. 181-182.

It is somewhat disturbing to find Cole leaning toward the natural explanation of manna. He writes, “The manna was white, round and sweet. It was obviously unknown to later Israelites: hence the careful characterization. This description, and its quality of disappearing in the heat of the sun (when collected by ants), prove almost conclusively that it was the Arabic man, a globular exudation of two types of scale insects, living on twigs of tamarisk. This substance is chemically composed of natural sugars and pectin, and is found today only in the south-western part of the Sinai Peninsula after the rains of spring.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 133.

As to the origin of the term manna, the text informs us that the name manna originated from the question of the Israelites, when they first saw the manna, “What is it?” (v. 15). While the Hebrew expression rendered “What is it?” is not identical to the expression “manna,” they are similar. Davis (p. 180) quotes Bohl, who argues that there was another form of the question which closely approximates the term manna.

170 “It should not be assumed from these passages that manna constituted the only part of the diet of the Hebrews during this forty-year period. … That wheat and meats were available is clearly implied in such references as Exodus 17:3; 24:5; 34:3; Leviticus 8:2, 26, 31; 9:4; 10:12; 24:5; and Numbers 7:13, 19.” Davis, p. 181.

171 One cannot fail to be impressed with the many memorials God instructed the Israelites to prepare and/or to preserve. The importance of memorials is something which we ought not overlook.

172 I refer to this as an “attempted temptation” because we know from James 1:13 that God is not temptable. This was a temptation so far as Satan’s motivation was concerned, however. Satan’s desire was to tempt our Lord, but we learn that He could not be tempted to sin because there was no inclination to sin in Him. Jesus had no sin nature, and just as a magnet cannot attract a non-metalic object, so Satan found nothing in our Lord which was inclined toward or desirous of sinning.

Passage: 

10. La Grogne des Hommes et la Grâce de Dieu (Exode 17:1-7)

Introduction

Il y a quelques années j’ai vu un film avec Malcolm Muggridge. Se tenant à coté de la concession funéraire familiale dans un cimetière anglais, ce vieux politicien parlait comme s’il allait bientôt joindre les gens de sa famille qui étaient déjà morts. Je n’oublierais jamais la façon dont il comparait ses peurs et désirs de jeunesse avec ceux de ses vieux jours. Il disait que les choses qui lui semblaient les plus désirables dans sa jeunesse, lui semblaient maintenant d’importance bien minimale, alors que les choses qui l’effrayaient dans sa jeunesse s’étaient avérées être les expériences les plus riches de sa vie.

Je crois que Muggeridge avait raison. Ces choses que nous croyons être les plus importantes s’avèrent souvent être l’opposé, alors que les choses qui semblent être indésirables, même douloureuses, s’avèrent souvent être les plus précieuses et profitables. Notre texte est un excellent exemple. Les Israélites regardaient leur manque d’eau à Rephidim comme un désastre et une indication que Dieu les avait abandonnés pour mourir dans le désert. Ils se demandaient si Dieu était ou non avec eux. En réalité, Dieu était avec eux d’une façon qui était au-delà de leur compréhension, une façon qui serait révélée par l’apôtre Paul des siècles plus tard. Ce qui était apparu être une indication de l’absence de Dieu s’avéra être une des plus dramatiques illustrations de Sa présence, provision, et protection. Ecoutons avec attention les paroles de ce texte, car elles offrent des encouragements à chaque saint qui s’est jamais demandé si Dieu était présent lors d’une période difficile.

Massa et Meriba: L’eau sortant du Rocher (17:1-7)

Quittant le désert de Sin où la provision miraculeuse de la manne de Dieu avait commencé (chapitre 16), les Israélites allèrent d’un endroit à l’autre, comme Dieu les guidait. Il est important de noter que Dieu n’était pas pressé d’amener les Israélites au pays de Canaan. Alors que le « vagabondage dans le désert » d’Israël plus tard était le résultat de leur péché à Qadech (Nombres 13-14), le vagabondage ici devait servir de « camp d’entrainement » à Israël. Les évènements du chapitre 17 arrivent alors qu’Israël campe à Rephidim,173 où il n’y avait pas d’eau pour les Israélites, ni leurs troupeaux.

Il est important de noter que c’était Dieu qui guida Israël à Rephidim où il n’y avait pas d’eau. Les Israélites voyageaient, on nous dit, « s’éloignaient étape par étape selon les directives de l’Eternel ». Bien qu’il ne soit pas référé spécifiquement à la colonne de nuée dans notre texte, on nous avait dit auparavant que Dieu guidait toujours Israël pas les moyens de la colonne de nuée (pendant la journée) et de feu (pendant la nuit, 13:21-22). Bien que les Israélites soient sans eau, il était apparent que c’était la volonté de Dieu que ce soit leur dilemme.

Cependant, la réponse d’Israël à ce manque d’eau n’est pas une simple répétition de leurs actions précédentes.174 Décrite ici est une transgression plus grande que celles que nous avons vu jusqu'à présent. Les Israélites auraient dû apprendre à faire confiance à Dieu pour subvenir à leurs besoins, basé sur Sa provision d’eau à Mara (15:22-26) et de cailles et manne dans le désert de Sin (chapitre 16). De plus, les Israélites ont fait plus que de grogner, ce qu’ils avaient fait auparavant. Avant ça, les Israélites s’étaient plaint de Moïse et d’Aaron (15:24 ; 16:2,7-8), mais maintenant ils se queurellaient175 avec Moïse et étaient prêts à le lapider (17:4). Avant, les Israélites demandaient à Moïse ce qu’ils étaient supposés boire (15:24), mais maintenant ils exigeaient que Moïse leur donne de l’eau. Puisque Moïse avait été capable de miraculeusement rendre potable les eaux de Mara et de produire des cailles et de la manne, les gens semblent exiger qu’il performe un autre miracle pour eux. Comme s’il devait prouver qu’il avait l’autorité de Dieu de les guider en produisant miraculeusement de l’eau.

C’était assez mal que les Israélites se querellent avec Moïse et demandent qu’il leur donne de l’eau, mais le texte nous informe qu’ici ils défiaient aussi Dieu. Moïse accusa le peuple de « vouloir forcer la main de Dieu » dans leur querelle avec lui (17:2). Puisque l’autorité de Moïse est due à sa nomination divine (chapitre 3 et 4), se quereller avec lui était en fin de compte se disputer avec Dieu. Cependant la question n’était pas seulement si Moïse avait le droit de continuer à guider son peuple, mais si Dieu était parmi Son peuple. Le défit des Israélites était, « Dieu est-il parmi nous ou pas ? ». Imaginez cette question étant posée quand la colonne de nuée, dans lequel Dieu était présent et par lequel Il révéla Sa gloire et les guida à cet endroit, planait devant eux. La réprimande de Moise (que le peuple voulait forcer la main de Dieu) tomba dans les oreilles de sourds. Ils commencèrent à énumérer leurs souvenirs des « bons vieux jours » en Egypte, comparés à leurs misères et leur mort presque certaine dans le désert (17:3). Incapable de dissuader le peuple, Moïse ne pouvait qu’implorer l’Eternel (17:4).

La réponse de Dieu était que Moïse devrait marcher au devant du peuple. Parmi autres choses, cela indiquait qu’il ne battait pas en retraite. Cela rappelait aussi la congrégation des Israélites que Moïse était leur chef, parce que quand l’eau jaillit du rocher, le peuple devait suivre Moïse pour la trouver. Quelques anciens accompagnèrent Moïse pour être témoins, il semblerait, de ce nouveau miracle. (La dureté du cœur d’Israël les a-t-il empêché d’être témoins ?) Comme il avait été ordonné, Moïse prit son bâton – le même avec lequel il avait frappé le Nil (17:5). L’Eternel promit à Moïse qu’Il se tiendrait devant Lui au rocher176 d’Horeb.177 Moïse devait frapper le rocher, causant l’eau de jaillir. Quand Moïse le fit, de l’eau en jaillit en abondance, prenant soin des besoins des Israélites. Il nomma l’endroit Massa (Epreuve) et Meriba (Querelle), une épitaphe que les Israélites auraient bien voulu supprimer de leur Histoire.

Il y a beaucoup d’érudits qui essaieraient d’interpréter cette provision miraculeuse d’eau comme étant simplement un phénomène naturel. Par exemple, il y a ceux qui suggèrent qu’il y avait un filon d’eau près de la surface du rocher et que Moïse frappa ce rocher par chance au bon endroit, et qu’il décapsula le filon. Cela semble plus comme la description d’une série américaine « Beverly Hillbillies », comment Jeb Clampett accidentellement découvrit du pétrole sous ses terres – un coup de fusil accidentellement tiré dans le sol fit monter le pétrole à la surface.178

Ce que Massa et Meriba veulent dire

L’incident à Massa et Meriba179 est original en deux façons très différentes. Les évènements de ce chapitre sont développés en deux thèmes majeurs dans les Ecritures. Premièrement, Massa et Meriba deviennent une épitaphe de la dureté des cœurs des Israélites (et pas seulement cette première génération) ainsi que ceux des Païens. Deuxièmement, Massa et Meriba est une évidence de la grâce de Dieu et de Sa présence et provision pour Son peuple. Nous allons explorer ces deux thèmes et leur relation l’un avec l’autre.

Massa et Meriba : La Dureté du Cœur de l’Homme

Cet incident est bien plus qu’une occurrence de « folie temporaire de congrégation », comme l’excuse contemporaine du péché est si souvent appelée. Les Israélites n’avaient pas simplement momentanément « perdus la boule ». Malheureusement, cet incident est typique de l’obstination d’Israël. Moïse les informa que c’était typique de leur obstination et de leur rébellion contre Dieu :

« Sache donc bien que ce n'est pas parce que tu es juste que l'Eternel ton Dieu te donne ce bon pays en possession; en fait, tu es un peuple rebelle.

   ---Rappelle-toi --- et ne l'oublie jamais --- combien tu as provoqué la colère de l'Eternel ton Dieu dans le désert: depuis le jour où vous êtes sortis du pays d'Egypte jusqu'à votre arrivée en ce lieu-ci, vous n'avez cessé de lui désobéir.

   Souvenez-vous en particulier à quel point vous avez irrité l'Eternel au mont Horeb[a]: il s'est emporté contre vous au point de vouloir vous exterminer. » (Deut. 9:6-8,24 ; Heb.3:10)

La grogne des Israélites dans le désert était donc un problème persistant, pas rare. De plus, le péché de cette première génération d’Israélites fut presque identiquement reproduit par la seconde génération, quelques années plus tard (Nombres 20:1-13). Le problème de grogner en est un qui est commun à chaque génération, à toute période. Donc, dans le Vieux Testament nous trouvons fréquemment des allusions aux évènements de Massa et Meriba.180 

« Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,

   ne vous endurcissez pas comme à Mériba,
      comme au jour de l'incident de Massa dans le désert:

   «Vos ancêtres m'ont défié voulant me forcer la main,
      bien qu'ils m'aient vu à l'action. » (ps. 95:7b-9)

Le Nouveau Testament reprend aussi « Massa et Meriba », faisant de cet incident une leçon pour les Chrétiens d’aujourd’hui (Héb. 3 et 4 ; 1 Cor. 10:1-13). Nous devons donc conclure que les problèmes qui étaient à la base de Massa et Mariba sont universels. Alors, cherchons à explorer la nature du péché des Israélites ainsi que la solution que Dieu a pour ce péché.

(1) les actions d’Israël à Massa et Meriba furent créés pour tester181 Dieu (Exode 17:2,7 ; Deut. 6:16 ; Ps. 106:14). Le manque d’eau d’Israël était par un plan divin, car Dieu testait les Israélites par leur reponse à l’adversité :

« Tu étais dans la détresse: tu m'as appelé,
      et je suis venu pour te délivrer, je t'ai répondu du sein de l'orage,
      et je t'ai mis à l'épreuve près des eaux de Mériba.
      Pause » (Ps. 81:8 ; Deut. 8:2,16).

C’était bien de Dieu de tester les Israélites, car cela révéla la condition honteuse de leurs cœurs. Ça révéla leur volonté et leurs têtes dures et prouva que Dieu les bénissait toujours sur la base de Sa grâce, par leurs travaux. Dieu a le droit de tester Ses créatures, et Ses tests sont toujours pour notre bien (Deut. 8:16).

D’un autre coté, aucune créature n’a le droit de « forcer la main de Dieu ». Le faire est exiger que Dieu Se prouve d’une façon que nous dictons. Dieu S’est prouvé plus que suffisamment dans les miracles de l’exode. Israël ne manquait pas d’évidences ; ils manquaient seulement de foi. Si Dieu était parmi eux, alors qu’Il le prouve en leur donnant de l’eau, là et maintenant. Quelle arrogance ! Si inapproprié ! Si honteux ! La créature exige que le Créateur marche à la baguette.

(2) la demande d’Israël que Dieu prouve Sa présence parmi eux trahit leur manque de foi en Lui. Les Ecritures indiquent que les actions d’Israël à Massa et Meriba trahissaient des cœurs qui étaient endurcis et incrédules :

« ne vous endurcissez pas comme à Mériba,
      comme au jour de l'incident de Massa dans le désert[c]:

   «Vos ancêtres m'ont défié voulant me forcer la main,
      bien qu'ils m'aient vu à l'action. » (Ps. 95:8-9)

Ils ne croyaient pas en Sa promesse. Ils grognaient dans leurs tentes et n’ont pas obéi le Seigneur (Ps. 106:24b-25 ; Héb. 3:12,19).

« Ils se sont dérobés comme leurs pères et ils ont agi sans fidélité.
      On ne pouvait pas leur faire confiance pas plus qu'à l'arc dont la flèche dévie. » (Ps. 78:57)

Satan défia notre Seigneur de prouver qu’Il était le Fils de Dieu en sautant du toit du temple, mais notre Seigneur le réprimanda avec une référence au mal commit par les Israélites en forçant la main de Dieu à Massa et Meriba (Matt. 4:5-7). Satan n’avait pas le droit de défier le Fils de Dieu d’une telle façon, car cela suggérait que Dieu soit si peu fiable qu’Il doit Se justifier. Les chefs religieux juifs défiaient constamment Jésus de Se justifier en leur donnant un signe (Matt. 12:38), un challenge qu’Il refusa d’accepter (Matt. 12:39).

Quand nous demandons que quelqu’un se justifie à nos yeux, nous révélons notre manque de confiance en eux. Par exemple, les U.S.A. et la Russie essayent fréquemment d’arriver à quelque sorte d’accord en ce qui concerne les armes nucléaires. Les Russes continuent à essayer de négocier un agrément sans « inspections à vue ». Les Etats-Unis insistent que de tels « inspections » fassent parties de l’agrément. La raison pour cette insistance est simple – nous ne faisons pas confiance aux Russes. Exiger que Dieu Se justifie trahit notre manque de confiance en Lui. Ce n’est pas Lui qui n’est pas digne de confiance ; c’est nous. Quand nous exigeons que la Russie prouve son intégrité, nous sommes judicieux. Quand nous exigeons une telle preuve de Dieu, nous sommes des fous.

Une illustration magnifique du genre de confiance en Dieu qui ne « force pas la main de Dieu » est trouvée dans Daniel 3. Chadrak, Méchak et Abed-Nego refusèrent de se prosterner devant la statue d’or de Nabuchodonosor, même quand ils furent menacés d’être jeté dans la fournaise. Quand ils parlèrent au roi, ils dirent:

« Si nous sommes jetés dans la fournaise où brûle un feu ardent, notre Dieu que nous servons peut nous en délivrer, ainsi que de tes mains, ô roi!

   Mais même s'il ne le fait pas, sache bien, ô roi, que nous n'adorerons pas tes dieux et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d'or que tu as fait ériger. » (Dan. 3:17-18)

La foi a confiance en Dieu, même quand le résultat semble être fatal.182 Les Israélites auraient dû savoir que Dieu leur avait promis de libérer, pas de les détruire, et qu’Il les avait toujours protégés et prit soin de leurs besoins, peu importe comment les choses semblaient être. Et pourtant, quand ils manquèrent d’eau, ils doutèrent la présence de Dieu et exigèrent un miracle pour que Dieu se justifie une fois de plus.

(3) Les actions d’Israël à Massa et Meriba révèlent leur manque de patience. Dieu n’aurait pas permit à Son peuple de mourir de soif, comme ils accusaient. S’ils avaient attendu, Dieu aurait fournit de l’eau pour eux. Leur manque de foi fut manifestée dans leur impatience :

« Mais, bien vite ils ont oublié ses actes,
      ils n'ont pas eu confiance en ses projets. » (Ps. 106:13)

A chaque fois qu’Israël manqua soit d’eau ou de nourriture, Israël agit prématurément. Dieu aurait fournit ce que Son peuple avait besoin en Son temps, mais c’était trop tard en ce qui concernait les Israélites. L’incrédulité est souvent hâtive ; la foi est patiente et endure.

(4) La réponse d’Israël à Massa et Meriba était un acte de désobéissance. La première fois qu’ils eurent soif à Massa (Exode 15:22-26) était une occasion pour Dieu de tester Son peuple (15:25), autant que de leur apprendre :

« ---Si vous écoutez attentivement l'Eternel votre Dieu, et si vous faites ce qui est droit à ses yeux, si vous êtes attentifs à ses commandements et si vous obéissez à toutes ses lois, je ne vous infligerai aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens; car je suis l'Eternel qui vous apporte la guérison. » (Exode 15:26)

Quand Israël testa Dieu à Massa et Meriba, Dieu vit leurs actions comme de la désobéissance :

« Ils ont méprisé un pays de rêve
      parce qu'ils n'ont pas cru à sa parole. » (Ps. 106:24 ; Heb. 3:16,18 ; 4:6,11).

La question à laquelle nous devons répondre ici est, « Au juste quel commandement de Dieu les Israélites ont-ils désobéi à Massa et Meriba ? » Les seuls commandements donnés jusqu'à présent étaient généraux (15:26) et ceux qui étaient spécifiquement liés au ramassage et à l’usage de la manne dans le chapitre 16. Je crois que la réponse est dans le premier verset du chapitre 17 :

« Toute l'assemblée des Israélites s'éloigna étape par étape du désert de Sin selon les directives de l'Eternel. »

Notre texte nous informe que la direction que Dieu donna aux Israélites était un ordre. Quand Israël résista Moïse et insista qu’il les avait guidés dans le désert pour les laisser mourir de soif, ils se rebellèrent contre l’autorité de Dieu, et ils désobéirent Son ordre. Dans la leçon précédente, j’avais comparé la grogne des Israélites à la désobéissance. Maintenant, à la vue des commentaires de Dieu sur ce chapitre, je dois confirmer que c’est bien de la désobéissance.

(5) A Massa et Meriba, Israël douta la présence de Dieu parmi eux. Il est incroyable qu’Israël doutait que la présence et le pouvoir de Dieu étaient parmi eux (17:7). Dieu avait prouvé Sa présence et Son pouvoir tant de fois en si peu de temps – à la période de fléaux, à la traversé la Mer Rouge, et dans Sa provision d’eau et de nourriture. De plus, la présence de Dieu était manifestée dans le nuage (13:21-22 ; 16:11). Néanmoins, l’absence d’eau incita les Israélites à suspecter l’absence de Dieu.

Massa et Meriba : Une Photo de la Présence et de l’Autorité de Dieu.

La chose incroyable à propos de cet incident à Massa et Meriba est que Dieu donna gracieusement à Son peuple grognon de l’eau en abondance, par l’intermédiaire du rocher d’Horeb. En dépit du grand péché du peuple, se querellant avec Moïse et en essayant de forcer la main de Dieu, ils reçurent abondamment ce dont ils avaient besoin. A cause de cela, le rocher de Massa et Meriba devint rapidement un symbole de la présence et du pouvoir de Dieu parmi Son peuple. Ce n’est pas étonnant que l’Eternel soit vénéré comme étant le « rocher » d’Israël dans le « Cantique de Moïse» :

« Car je vais proclamer comment est l'Eternel.
      Célébrez la grandeur de notre Dieu!

   Il est comme un rocher, ses œuvres sont parfaites,
      tout ce qu'il fait est juste. » (Deut. 32:3-4a ; aussi versets 13,15,18)

Psalm 95 commence,

« Venez, crions notre joie en l'honneur de l'Eternel!
      Louons le Seigneur! Acclamons notre rocher car il est notre Sauveur! » (95:1)

Le rocher de Massa et Meriba devint le symbole de la présence de Dieu avec Son peuple. A partir de ce moment là, le « rocher » devint donc un terme fréquemment utilisé pour faire allusion à la fidélité de Dieu en parlant de fournir tout ce que Son peuple avait besoin :

« Il fendit la roche, et l'eau en jaillit.
      A travers la steppe aride, elle coula comme un fleuve,

    car il se souvint d'Abraham, son serviteur,
      et de la promesse sainte qu'il lui avait faite. » (Ps. 105:41-42)

« Je les nourrirais de fleur de froment,
      et je les rassasierais du miel d'abeilles sauvages» » (Ps. 81:17)

Le rocher d’Exode 17 est donc utilisé comme symbole de l’espoir d’Israël pour l’avenir, parce qu’il symbolisait la fidélité de Dieu pour Son peuple dans le passé quand Il promit de leurs être fidèle dans l’avenir :

« Quand il les a conduits à travers le désert,
      ils n'ont pas souffert de la soif
      car il a fait couler pour eux l'eau du rocher;
      il a fendu le roc,
      et les eaux ont jailli. » (Ésaïe 48:21)

Alors que les saints du Vieux Testament regardaient Dieu comme leur « rocher », il y avait encore un sens impénétrable de ce symbole qui fut révélé par l’apôtre Paul après la venue du Christ. Les paroles de Paul sont à la fois profondes et perplexes quand il écrit,

« Ils ont tous mangé une même nourriture spirituelle.

   Ils ont tous bu la même boisson spirituelle, car ils buvaient de l'eau jaillie d'un rocher spirituel qui les accompagnait; et ce rocher n'était autre que le Christ lui-même. » (1 Cor. 10:3-4)

Les Juifs avaient une légende concernant le rocher, qui suivait les Israélites dans le désert, et quelques érudits semblent penser que Paul, en quelque sorte, adopta cette histoire ou la modifia. La clef pour comprendre ce que Paul veut dire quand il parle du Christ comme étant le rocher qui suit Israël est le terme « spirituel (le) », trouvé trois fois dans ces deux versets.

Paul pourrait peut-être spiritualiser le rocher, utilisant le terme « spirituel (le) » pour que l’expérience des Israélites puisse ressembler à celle des Corinthiens. Tous les deux eurent leurs baptêmes (Israël dans le nuage et dans la mer par Moise ; Les Corinthiens dans les eaux de baptême par Christ (1 Cor. 1:13-17 ; 12:12)). Tous les deux avaient aussi leurs « nourritures spirituelles » - les Israélites eurent leur pain et leur eau ; les Corinthiens eurent leur pain et leur vin. D’autres explications de ce texte ont aussi été offertes.183

Dans quel sens doit notre Seigneur être identifié avec le rocher dans le désert ? Je ne crois pas que nous devrions aller jusqu'à dire que notre Seigneur Se soit actuellement manifesté à Israël en rocher. Le Seigneur dit à Moise,

« Quant à moi, je vais me tenir là devant toi sur un rocher du mont Horeb » (Exode 17:6)

Il y a une différence énorme entre notre Seigneur se tenant à coté de ce rocher et Lui étant ce rocher. Néanmoins, notre seigneur était étroitement associé avec le rocher, ce que Paul suggère. Cela aide à expliquer pourquoi Dieu regarda l’action de Moïse quand il frappa le rocher dans Nombres 20 comme un péché très important, si sérieux que cela empêcha Moïse et Aaron d’entrer la terre promise avec la deuxième génération d’Israélites.

Pour ce que nous faisons, il n’est pas nécessaire de connaitre le sens exact des paroles de Paul dans 1 Corinthiens 10. Ce que nous devons comprendre est que Paul nous informe que Dieu était présent avec les Israélites en la personne de Son Fils. Bien que les Israélites croyaient que l’absence d’eau dans le désert était suffisante pour eux de conclure que Dieu les avait abandonnés, Paul nous dit que Christ Lui-même était présent avec eux.

Voici l’ironie de ce passage. Au moment où les Israélites étaient enclins à douter (ou au moins à débattre) la présence de Dieu, le texte nous informe que Dieu était très présent, et le Nouveau Testament va jusqu'à nous dire que Christ était Lui aussi présent. Est-ce que Dieu était présent ? Plus qu’ils n’auraient jamais pus imaginer !

La grande surprise est comment la perception d’Israël, que Dieu était absent, pouvait être si loin de la réalité. Comment les Israélites pouvaient-ils questionner la présence de Dieu parmi eux quand il est si évident qu’Il était présent ? J’aimerais suggérer que les raisons pour lesquelles Israël doutait la présence de Dieu et exigeait Ses provisions sont les mêmes causes de doutes parmi les Chrétiens contemporains. La question est celle-là : « Quelles sont les évidences de la présence et du pouvoir de Dieu, soit dans les temps passés ou aujourd’hui ? » Les réponses qui sont communément admises révèlent le manque de profondeur de notre compréhension biblique et doctrinaire.

Quelles sont les évidences de la présence et du pouvoir de Dieu que nous cherchons dans la vie d’une personne que nous croyons est vertueuse ? Je suggèrerais que nous, comme les dirigeants religieux juifs de l’ancien temps, avons tendances à voir essentiellement les apparences extérieures – succès, popularité, une vie sans épreuves, souffrances et chagrins. Ce n’est pas étonnant que les dirigeants de notre église soient souvent choisis parmi les échelons supérieurs des couches socio-économiques.

Quelles sont les évidences de la présence et du pouvoir de Dieu que nous cherchons dans une église ? La plupart du temps, nous regardons à la taille de l’église, ses employés, et son budget.184 S’il y a une disposition à l’exaltation et que nous partions excités, nos problèmes résolus, nous pensons que Dieu est présent dans cette église. A part l’église de Jérusalem dans les premiers chapitres d’Actes, combien d’églises trouvez-vous dans le Nouveau Testament correspondent à vos standards d’une église « remplie de Dieu » ?

C’est pourquoi il est très difficile de croire que Dieu est présent quand les choses ne vont pas bien. Il est difficile de croire que Dieu guiderait Son peuple ou Son église dans des temps et des circonstances difficiles. Mais quand nous pensons comme ça, nous ne sommes pas différents des Israélites. Nous doutons la présence et le pouvoir de Dieu quand les choses ne vont pas comme nous le voudrions. Nous manquons de comprendre la nécessité et l’importance de l’école de la discipline par laquelle Dieu fait passer tous Ses enfants (incluant même Son Fils, Héb. 5:7-10).

C’est ici que les deux thèmes importants convergent, nous donnant un principe par lequel nous pouvons faire face aux adversités de la vie avec foi, plutôt qu’avec peur, et par lequel nous pouvons faire confiance à Dieu, au lieu de le tester : DIEU REVELE SOUVENT SA PRESENCE PAR LES CIRCONSTANCES DANS LESQUELLES IL SEMBLE ETRE ABSENT. Ce principe est une image des deux thèmes principaux de notre texte : (1) que les Israélites doutaient la presence et le pouvoir de Dieu et exigeaient des preuves ; Et (2) que Dieu était bien plus présent avec Israël à Massa et Meriba que les Israélites pouvaient réaliser. Cela m’amène à généraliser les traitements de Dieu avec Son peuple en signalant que Dieu utilise ces périodes dans lesquelles nous supposons qu’IL est absent pour nous montrer combien Il est réel et avec nous.

Comment pouvons-nous être assurés de la présence et du pouvoir de Dieu avec nous ? Permettez-moi de souligner quelques-unes des assurances que les Chrétiens ont de la présence de Dieu parmi nous, spécialement dans les périodes difficiles :

(1) Le nom de notre Seigneur nous assure de Sa presence parmi nous. Quand notre Seigneur Jésus Christ est venu sur la terre, un bébé dans une mangeoire, on nous dit ce que Son nom voulait dire :

« Tout cela arriva pour que s'accomplisse cette parole du Seigneur transmise par le prophète:

   Voici, la jeune fille vierge sera enceinte.
      Et elle enfantera un fils
      que l'on appellera Emmanuel,
      ce qui veut dire: Dieu est avec nous. » (Matt. 1:22-23)

Le nom de notre Seigneur, « Emmanuel » nous assure que Dieu est avec nous en la personne du Christ, tout comme Paul dit qu’Il était présent avec Israël à Massa et Meriba.

(2) Notre Seigneur est venu sur terre, non pas pour être avec ceux qui étaient aisés, mais pour s’occuper de ceux qui étaient affligés. Quand notre Seigneur fut questionné à propos de Son contact avec les « pécheurs » Il répondit,

« ---Les bien-portants n'ont pas besoin de médecin; ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Marc 2:17)

Et quand le Seigneur Jésus Se présenta au début de Son ministère, Il Se révéla comme la réalisation de ce passage prophétique :

« L'Esprit du Seigneur repose sur moi
      parce qu'il m'a désigné par l'onction
      pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.
      Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la libération,
      aux aveugles le recouvrement de la vue,
      pour apporter la délivrance aux opprimés » (Luc 4:18, citant Ésaïe 61:1,2)

(3) Dieu contrôle souverainement tous les détails de nos vies. Donc, nous sommes tous où Dieu veut que nous soyons, même quand nous sommes en danger. Nous lisons dans Exode 17:1 qu’Israël « s'éloigna étape par étape du désert de Sin selon les directives de l'Eternel ». Dieu sera avec nous à l’endroit où Il nous guidera.

(4) Dieu utilise les situations d’adversité pour nous attirer plus près de Lui. On nous dit que l’adversité d’Israël fut créée par Dieu pour leur propre bien :

« qui (Il) t'a conduit à travers ce vaste et terrible désert peuplé de serpents venimeux et de scorpions, dans des lieux arides et sans eau où il a fait jaillir pour toi de l'eau du rocher le plus dur.

   Dans ce désert, il t'a encore nourri en te donnant une manne que tes ancêtres ne connaissaient pas. Il a fait tout cela afin de te faire connaître la pauvreté et de te mettre à l'épreuve, pour ensuite te faire du bien. » (Deut. 8:15-16)

Donc, les difficultés qui arrivent dans nos vies arrivent toutes sous le contrôle souverain de Dieu, créées pour produire (à la fin) ce qui est bon pour nous. L’adversité n’est donc pas une preuve de l’absence de Dieu mais de Sa présence avec Son peuple (Héb. 12:1-13). Alors l’auteur des Psaumes peut dire,

« Avant d'être humilié, je faisais fausse route,
      mais maintenant, j'observe ta parole.

   Que tu es bon et bienfaisant:
      enseigne-moi tes volontés! » (Ps. 119:67-68)

« Il m'était bon d'être affligé
      afin d'apprendre tes préceptes.» (Ps. 119:71)

(5) Dieu promet à Ses enfants qu’Il est toujours avec eux et qu’Il ne les abandonnera jamais.

« allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

   et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et voici: je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu'à la fin du monde. » (Matt. 28:19-20)

Ne tombez pas amoureux de l’argent et soyez content avec ce que vous avez, car Dieu a dit,

« Que votre conduite ne soit pas guidée par l'amour de l'argent. Contentez-vous de ce que vous avez présentement. Car Dieu lui-même a dit: Je ne te laisserai pas: non, je ne t'abandonnerai jamais. » (Heb. 13:5)

(6) L’Esprit de Dieu a été donné pour témoigner de Sa présence intérieure et pour intercéder pour nous, spécialement dans les temps d’adversité.

« En effet, vous n'avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte: non, vous avez reçu l'Esprit qui fait de vous des fils adoptifs de Dieu. Car c'est par cet Esprit que nous crions: Abba, c'est-à-dire Père!

   L'Esprit Saint lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu.

   Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire. 

De même, l'Esprit vient nous aider dans notre faiblesse. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intercède en gémissant d'une manière inexprimable.

  Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l'Esprit, car c'est en accord avec Dieu qu'il intercède pour ceux qui appartiennent à Dieu.» (Rom. 8:15-17,26-27)

Je suggèrerais que bien que nous ne soyons pas impatients de faire l’expérience de ces périodes d’adversité et de tests, (c’est-à-dire, Dieu nous testant), celles-ci sont souvent les temps où Dieu devient plus présent et plus précieux pour nous. Beaucoup de relations divines furent formées dans le calme et la solitude de nos situations de traversée du désert, quand nous reconnaissons qu’à part l’interventions et les provisions divines, on n’y survivait pas.

Bien trop souvent, nous pensons aux relations en termes : « chaleureuses, agréables », plutôt qu’en termes comme le « désertique ». Nous aimons penser aux relations étant intimes et partagées avec d’autres Chrétiens, et, en partie, elles sont comme ça. Mais pour être très franc avec vous, la plupart des hommes avec lesquels Dieu eut une relation apprirent l’obéissance par des expériences de solitude dans leur vie. Ce fut comme ça pour Abraham, pour Jacob, Joseph, David, et l’apôtre Paul, pour n’en mentionner que quelques-uns.

Faire des disciples est le processus d’être discipliné, étant des élèves et des adeptes de Christ. Généralement parlant, nous arrivons au plus grand niveau de confiance et de foi quand Dieu enlève tout ce en quoi nous comptons et qu’Il ne nous laisse qu’avec Lui. Devenir un disciple n’est pas un processus confortable. Et donc, nous devrions nous attendre à des difficultés, et en même temps, nous attendre à ce que notre Seigneur soit plus près de nous qu’Il n’ait jamais été.

Est-il possible que vous soyez dans une sorte de désert, mes amis, alors même que vous lisiez les mots de ce chapitre ? Si oui, je suggèrerais que Dieu a pu créer cela pour que vous vous rapprochiez de Lui, d’une façon bien plus intime que vous connaissiez auparavant. Peut-être vous n’avez jamais réalisé que Christ est votre Sauveur personnel. Dieu a peut-être enlevé tout le soutien de votre vie, comme Il l’a fait avec Israël, pour que vous puissiez arriver au point où vous n’avez plus personne excepté un gracieux et tendre Dieu auquel vous pouvez faire confiance – d’abord pour votre salut – et puis pour votre sanctification (votre croissance dans Sa grâce).

Si vous êtes un Chrétien et vous entrez dans une expérience de désert, je vous conseille de faire confiance et d’obéir Dieu, de Le chercher d’une façon intime. Tout comme Dieu créa l’incident de Massa et Meriba pour le bien d’Israël, Il a peut-etre aussi créé votre expérience de désert pour votre bien. Demandez à Dieu de se révéler à votre cœur et votre esprit d’une nouvelle façon, et Il le fera.


173 “Rephidim has been identified with two places. The first is Wadi Feiran which leads up to Mount Sinai. Others have identified it with Wadi Refayid. This latter suggestion seems desirable because the name is similar to the biblical name and it is within several hours’ reach of the wilderness of Sin.” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 184.

174 “This is the second of three accounts of murmuring caused by thirst (cf. 15:22-27; Num. 20:1-3): Marah-Massah, Massah-Meribah, and Meribah-Kadesh. … In the first account (15:22-27) Yahweh provides Israel with a law or statute by which to test its faithfulness toward him. This account features the spirit of rebellion in the people. The third account (Num. 20:1-13 …) cites Moses’ own lack of faith.” J. Edgar Park, “Exodus,” The Interpreter’s Bible (New York and Nashville: Abingdon-Cokesbury Press, 1952), I, p. 957.

175 “This verb [quarreled] is the key word of the passage, explaining why the name ‘Meribah’ (‘argument’ or ‘strife’) is used for the place afterwards.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: Inter-Varsity Press, 1973), p. 134. “The faultfinding with Moses … has the nature of a legal argument. The people challenged Moses to justify his leadership by providing water; rather, they insist their thirst denies the validity of his position. The contention, says Moses, is tantamount to putting the Lord to the proof (cf. 16:7-8). The Hebrew verb … means ‘to test,’ ‘to see’ (or ‘to doubt’) whether one will act in a certain way. It does not imply provoking one to act in a certain way, as the English verb tempt (KJV) now does.” Interpreter’s Bible, I, p. 958.

176 The definite article (the) implies that there is a particular rock referred to here, not just any rock: “The reference is, it seems, to a particular rock on Mount Horeb. It is so interpreted by Josephus (Antiquities III. l. 7) … In I Cor. 10:4, Paul reveals his knowledge of this legend and seems to take it seriously, ‘The supernatural Rock which followed them.’” Interpreter’s Bible, I, p. 959.

177 There is no concensus as to the meaning of “Horeb” or where it was located. For a discussion of this matter cf. W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), pp. 166-167.

178 “The only reasonable explanation for this event is that God again intervened miraculously. It is not sufficient to argue that Moses struck a rock accidently and due to the closeness of the water to the surface discovered the answer to his problem.” Davis, p. 185.

179 In the Old Testament and the New (e.g. Psalm 95 and Hebrews 3 and 4) the “Massah and Meribah” include a broader reference than just Exodus 17. Also included would be the later incident in Numbers 20:1-13, which involved the second generation of Israelites.

180 Some of the references to the events or imagery of Massah and Meribah are: Num. 20:1-13; Deut. 6:16-17; 8:15; 32:4, 13, 15, 18; 33:8; Neh. 9:15; Psa. 78:15-16, 35, 56; 81:7, 16; 95; 105:41; 106:7, 13-14, 25, 29, 32; 114:8; Isa. 48:21; 1 Cor. 10:1-13; Heb. 3 and 4.

181 “Testing as used here means to invoke the Lord’s power, not in faith, but with challenge and irreverance, which is precisely what Israel was doing. It was an expression of discontent rather than a prayer.” Gispen, p. 165.

182 Notice, for example, how often death is referred to either directly or by inference in Hebrews 11.

183 Often in 1 Corinthians, the term “spiritual” refers to that which is produced by the Holy Spirit. Spiritual gifts, for example, are the gifts which the Spirit gives. So, too, the spiritual food and drink of the Israelites was the water and manna which God provided, as the “spiritual rock” is likened to our Lord, who miraculously accompanied His people.

184 Gordon MacDonald has recently written, “We assume that the larger the church, the greater its heavenly blessing. The more information about the Bible a person possesses, we think, the closer he must be to God. Because we tend to think like this, there is the temptation to give imbalanced attention to our public worlds at the expense of the private. More programs, more meetings, more learning experiences, more relationships, more busyness; until it all becomes so heavy at the surface of life that the whole thing trembles on the verge of collapse.” Gordon MacDonald, Ordering Your Private World (New York: Oliver Nelson, 1984), p. 16. I highly recommend this excellent book for your reading.

11. La Tyrannie de l’Urgent (Exode 18)

Introduction185

Il y a un terme qui est de plus en plus fréquemment utilisé dans le cercle chrétien, qui décrit un problème qui s’est répandu parmi les évangélistes – qui est presque devenu une épidémie. Le terme est épuisement. L’épuisement arrive fréquemment aux dirigeants chrétiens, qui s’efforcent d’accomplir des buts et des demandes impossibles, dont la réalisation permettrait de les montrer étant super spirituels et indispensables (ces deux évaluations sont trop souvent utilisées ensembles de nos jours). L’échec de réaliser ces buts et satisfaire ces demandes prouverait que ces personnes sont des fainéants, pas spirituels ou des ratés. L’épuisement arrive quand dans le surmenage et la frustration, quelqu’un perd tout espoir d’atteindre la norme qui leur est imposée (soit par lui-même, les autres ou les deux), et simplement abandonne. Par ma définition au moins, l’épuisement ne conduit pas à réévaluer et restructurer le travail, mais à l’arrêter.

L’épuisement n’est certainement pas juste un phénomène trouvé parmi les dirigeants chrétiens ou simplement parmi les Chrétiens. Le surmenage est probablement un facteur important dans ce qui est référé aujourd’hui comme étant « la crise de la quarantaine ». En dépit d’efforts appliqués et de beaucoup de sacrifices, les individus découvrent, à leur consternation, que leur poursuite fut, utilisant les mots de l’homme sage d’Ecclésiastes, de la vanité.

L’épuisement dont je parle est celui qui tourmente les Chrétiens, dirigeants ou simples gens (je déteste les deux étiquettes, mais je les utilise quand même ici). Ce n'est pas la pression des choses spirituelles par les choses (soi-disant) séculaires. C'est le fait d'étouffer l'essentiel spirituel fondamental par le volume absolu de la surabondance d'activités insignifiantes et de « ministères » que nous nous efforçons bêtement de maintenir.

Dans son excellent livre titré, Ordering Your Private World, Gordon MacDonald compare le phénomène de surmenage à un affaissement.186 Quand les rivières souterraines s’assèchent, la surface du sol commence à s’affaisser. Tout ce qui est placé sur ou près du sol est englouti remplissant le vide. MacDonald compare l’âme, le « monde privé » d’une personne à ces rivières souterraines. Nous détournons tant notre attention et notre énergie vers nos travaux et activités extérieures que nous manquons de nous occuper des besoins de notre âme. Eventuellement, MacDonald explique, la pression de ces activités, combinées avec le vide intérieur de nos vies, produit une dégradation spirituelle immense en nous.

Moïse était dangereusement près d’être victime de surmenage quand son beau-père arriva à son secours. Ce qui sembla être une visite importante d’un membre de sa famille est un vrai acte divin de délivrance de Moïse, pas de la furie de Pharaon, ni de l’attaque de l’armée égyptienne, mais de lui-même. Comme Jéthro l’expliqua lui-même, Moïse s’épuisait lui-même ainsi que les Israélites (18:18). Grâce au bon sens d’un beau-père sage, Moïse fut libéré de sa propre destruction, l’épuisement qui résultait d’une perception déformée et d’un travail trop exigeant.

Je dois m’arrêter ici pour indiquer que Moïse illustre un problème notoire qui s’est généralisé d’une façon épidémique dans les cercles chrétiens en Amérique, mais ce problème qu’avait Moïse n’est typique que seulement d’un segment des Chrétiens. Pour ceux qui liront ce message, votre problème n’est pas l’épuisement, de brûler la chandelle par les deux bouts, mais c’est que votre chandelle n’a jamais été allumée. Il y a de nombreux Chrétiens surmenés qui ont besoin d’apprendre la leçon que Jéthro a apprit à Moïse, mais la raison pour laquelle certains Chrétiens sont surmenés est parce que d’autres sont fainéants et inactifs. Si vous êtes neutres, non engagé et paresseux dans votre service chrétien, je vous exhorte de ne pas essayer d'utiliser ce texte comme un prétexte pour votre inaction. Dieu n’aime pas ce genre d’abus de Sa parole. Si vous faites parti des fainéants, je vous suggère de tourner vers la sagesse du Livre des Proverbes ou vers ces textes de la Bible qui parle de notre besoin d’engagement et d’obéissance.

La structure de ce chapitre est simple et franche. Le texte est divisé en deux parties égales : versets 1-12, que je résumerais par le titre : « L’arrivée de Jéthro » ; Et les versetss 13-27, qui décrivent « Le conseil de Jéthro ». Les deux parties sont très liées. Initialement, je regardais les 12 premiers versets comme une formalité, un genre de mise en scène. Cependant plus j’ai étudié le texte, plus je suis arrivé à voir que la première moitié du chapitre révèle plusieurs symptômes d’un problème sérieux dans la vie de Moïse, qui provoqua non seulement l’ « arrivée » de Jéthro aux camps des Israélites, mais aussi son « conseil ». Ecoutons bien les mots sages de ce Madianite, qui a beaucoup à enseigner à propos de gérer nos vies et notre travail. Pour ceux qui sont prédisposés aux affaires et à la sur-implication, ils peuvent nous épargner de la maladie mortelle d’épuisement.

L’Arrivée de Jéthro (18:1-12)

La première section (versets 1-12) se sépare en deux divisions égales. Les versets 1-6 pourraient être titrés « concentration sur la famille. Ils révèlent l’occasion de l’arrivée de Jéthro. Le verset 1 nous informe de la raison pour la décision de Jéthro de rendre visite à Moïse, alors que les versets 2-6 nous disent le but de cette visite. La seconde division, versets 7-12, concentre sur la foi de Jéthro. Elle décrit le résultat de son arrivée : (1) les rapports de Moïse de la bonne main de Dieu pour les Israélites ; Et (2) la réponse de Jéthro à la bonté de Dieu pour Israël – se réjouissant, déclarant l’excellence de Dieu, et Le vénérant avec Moïse et les anciens d’Israël.

Il est difficile pour moi de deviner comme Jéthro savait comment Moïse allait, mais le texte nous dit qu’il avait été bien informé. Le texte nous dit qu’il « apprit tout ce que Dieu avait fait en faveur de Moïse et d'Israël son people… » (v. 1). Peut-être que Jéthro invitait des voyageurs, même des caravanes, à partager un repas avec lui ou à passer la nuit dans sa tente, ce qui lui permettait d’apprendre ce qui se passait en Egypte. Aujourd’hui, Jéthro aurait dévoré le journal quotidien, et regardé les informations à la télé avec intérêts. Il aurait allumé « Radio Egypte » sur les ondes courtes de la radio. Et, à propos, Séphora et les deux fils de Moïse auraient ramassé un montant considérable d’information, car ils auraient dû avoir beaucoup d’intérêts pour le bien-être de Moïse, qui était le mari et le père.

Cependant, le point du message n’est pas comment Jéthro apprit comment Moïse allait, mais ce qu’il avait apprit. Jéthro avait apprit que Dieu avait protégé Moïse, et qu’Il avait libéré les Israélites d’Egypte. Il avait évidemment apprit (ou apprendrait) la location des Israélites, qui n’auraient pas été aussi loin que l’Egypte.

Jéthro avait apprit assez pour conclure que les circonstances étaient telles que Moïse et sa famille devraient être réunis. Les versets 2-6 indiquent le but de la visite de Jéthro à Moïse – pour réunir Séphora (sa fille, la femme de Moïse), Guerchôm et Eliézer (ses petits-enfants, les fils de Moïse) avec Moïse.

On ne nous dit pas précisément quand, ni pourquoi Moïse et sa famille furent séparés. Dans le chapitre 4, Moïse exigea, assez trompeusement, de retourner en Egypte avec sa famille (v. 18). Il y eut un évènement déplaisant avec Séphora, à propos de la circoncision du fils de Moïse, ce qui a presque couté la vie à Moïse (4:24-26). Certains ont conclu que Séphora, dans sa colère, retourna chez son pere à cette periode, mais notre texte nous dit que Moïse les emmena.187 Nous pouvons au moins supposer que Moïse renvoya sa famille chez Jéthro à un moment quand il eut peur pour leur sécurité. Peut-être, aussi, sentit-il que les pressions de confronter Pharaon et de guider Israël étaient trop grandes pour avoir en plus les responsabilités de mari et père.

Des informations que Jéthro avait rassemblées, il conclut que les raisons pour la séparation de Moïse et de sa famille pouvaient être mises de cote en sureté. Le but de la visite de Jéthro a Moise était clairement pour le réunir avec sa famille. Il se peut qu’il y ait eu quelques frustrations, même quelques irritations, avec le devoir de supporter et d’élever les enfants de Moïse, et de s’occuper de sa femme. Peut-être Jéthro attendait-il avec impatience de bonnes nouvelles des Israélites pour qu’il puisse avoir un peu de paix à la maison. Cependant, le texte ne suggère jamais quelque chose comme ça, seulement les plus purs motifs pour les actions de Jéthro. Ici, et plus tard dans le chapitre, il agit de bon sens, de compassion, et parce qu’il était concerné par le bien-être de Moïse. C’était vraiment une action noble, spécialement après l’explication sournoise que Moïse lui avait donnée pour retourner en Egypte (Exode 4:18).188

L’arrivée de Jéthro, accompagné de Séphora, Guerchôm et Eliézer, fut apparemment une bonne surprise pour Moïse.189 Bien que je me serais attendu à ce que Moïse prête plus d’attention à sa femme et ses enfants, il nous est dit qu’il est allé à la rencontre de Jéthro, l’ait embrassé et soit ensuite allé dans la tente190 de Jéthro avec lui. Où étaient donc Séphora et les enfants ? Ils se trouvaient probablement là aussi, mais étant donné la culture de ce jour, c’était simplement comment les choses étaient faites. Rappelez vous aussi que Jéthro était un homme très important,191 méritant une réception formelle.

Dans la tente, Moïse et Jéthro suivirent les formalités de réception d’un invité spécial dans une culture orientale. Moïse informa Jéthro, dans tous les détails, comment Dieu avait délivré les Israélites et anéanti les Egyptiens (v. 8).

La réponse de Jéthro, décrite dans les versets 9-12, semble être bien plus que simple courtoisie orientale. Bien qu’il y ait quelques différences d’opinion sur le sujet,192 il semble que Jéthro professe ici une foi personnelle en le Dieu d’Israël, prouvé par le rapport de Moïse (vs. 9-10). Deuxièmement, Jéthro semble reconnaître, pour la première fois, la supériorité de Dieu sur tous les autres « dieux », dont on supposerait incluaient ses propres dieux païens.193 La foi de Jéthro est prouvée dans son offre de sacrifices à Dieu, et dans le repas sacrificiel, que Jéthro, Moïse, et tous les anciens d’Israël partagèrent (v. 12).

Ayant brièvement considéré l’arrivée de Jéthro et la famille de Moïse et l’affirmation de foi de Jéthro, une question agaçante me reste à l’esprit : Pourquoi est-ce que ce fut Jéthro qui dut initier la réunion de Moïse avec sa famille ? En d’autres mots, Pourquoi Moïse n’est-il pas allé chercher sa femme et ses fils, plutôt que d’attendre que Jéthro ne se pointe avec eux sans être annoncés ?

Ma question surgit d’un sentiment troublant, basé sur plusieurs observations des versets 1-12 :

(1) Moïse semble avoir renvoyer sa femme et ses fils chez Jéthro sans l’avoir prévenu, tout comme Jéthro semble les ramène à Moïse de la même façon.

(2) La motivation de Moïse de renvoyer ses enfants pourrait être discutable, spécialement à la vue des noms qu’il avait donnés à ses fils. Quelles raisons pourraient être justifiables pour Moïse de renvoyer sa femme et ses fils à Madian, pour être élever par un païen (à ce moment là) ? Moïse nomma son premier fils Guerchôm, dont notre texte nous dit est basé sur le fait que Moïse était (ou plus précisément) était devenu un étranger. Si Moïse se sentait « aliéné », comment pouvait-il aliéner sa famille en les envoyant loin de lui, et de la nation d’Israël. Moïse ressentait les tiraillements de cette séparation de « son peuple » et pourtant il envoya sa femme et ses fils loin de lui. Cela semblerait être inconsistant. Aussi, si Moïse avait appelé son deuxième fils Eliézer, basé sur sa propre délivrance de l’épée de Pharaon (v. 4), pourquoi alors ne pouvait-il pas faire confiance à Dieu de délivrer sa famille des dangers d’Egypte et de l’épée de pharaon ? Et si Moïse pouvait dire aux Israélites de faire confiance à Dieu quotidiennement pour leur nourriture et eau, pourquoi alors ne pouvait-il pas faire confiance à Dieu de fournir ce dont sa famille aurait besoin ? Il semblerait qu’il y ait une inconsistance ici.

(3) Moïse fut remarquablement lent pour aller chercher sa famille, quand on aurait pu s’attendre à ce qu’il soit impatient de les avoir près de lui. En lisant le premier verset du chapitre 18, la question qui semble être la plus importante dans l’esprit de la famille de Moïse (spécialement dans celui de Jéthro) est : « Comment va Moïse? » Comme le passage continue pour nous, et comme le temps passa pour la famille de Moïse, la question changea de « Comment va Moïse? » à « Où est Moïse? » Ce ne fut pas à l’initiative de Moïse qu’il fut réuni avec sa famille, mais à l’initiative de Jéthro, qui surprit Moïse avec une visite. Moïse n’était pas si loin que ça de sa famille, mais il semble presque les avoir oublié.194

Il y a une tendance parmi les Chrétiens à minimiser les échecs d’un homme comme Moïse dans cette situation, même à attribuer foi et confiance en lui, plutôt que doutes et échecs. L’hypothèse est que les saints qui sont décrits dans la Bible ont tendance à toujours faire la chose juste pour les bonnes raisons. Un exemple de cela est l’explication des actions de Moïse ici de telle façon à se concentrer sur sa piété :

L’absence de sa femme et de ses enfants nous cause à avoir un respect plus grand pour sa maturité et perspicacité spirituelle durant les moments les plus agités d’Israël. Aucunes indications ne nous sont données dans le texte biblique concernant un malaise personnel ou une insatisfaction avec cette situation. Apparemment, il avait remit sa femme et ses enfants entre les mains de Dieu et en avait conclu que dans le temps de Dieu ils seraient tous réunis. Donc, pour Moïse, ce fut non seulement une occasion joyeuse à cause de la victoire d’Israël sur Amalec mais à cause de sa réunion avec sa femme et sa famille.195

J’appelle cette tendance d’assumer le meilleur des caractères bibliques, l’« inclination pieuse ». Elle cherche à élever les caractères bibliques à un niveau bien au-dessus de notre performance et bien plus haut que ce que nous nous attendons, connaissant la nature de l’homme. En contraste de ça, j’ai tendance à interpréter les actions de Moïse selon ce que j’appelle le « syndrôme du pécheur ». Ainsi, ce ne sont pas les vertus de Moïse qui sont louées dans ce chapitre, mais ses défauts. Bon, voilà maintenant un homme (Moïse) avec qui je peux m’identifier, un homme avec des imperfections comme les miennes. Ces imperfections sont clairement observées par Jéthro, dont le conseil, dans les versets 13-27, est basé sur ses observations des bévues inconscientes de Moïse tant en ce qui concerne sa famille que sa fonction comme le dirigeant d'Israël (vs. 13-27). Continuons alors, pour voir comment les évènements des versets1-12 servent comme indices aux échecs auxquelles Jéthro cherche à remédier par son conseil.

Le Conseil de Jéthro (18:13-27)

Le lendemain matin, Moïse et les gens d’Israël commencèrent leur routine quotidienne. Le peuple qui cherchait à connaître la volonté de Dieu par Moïse commença à former une file à l’endroit désigné, peut-être juste à coté de la tente de Moïse. Avec une nation de près de 2 000 000 de gens (600 000 hommes, voir 12:37), on peut certainement imaginer que cette file était longue, et qu’elle devait commencer à se former de très bonne heure. Moïse, on nous dit, s’assit, siégeant en temps que seul juge d’Israël (vs. 13,14). Le peuple venait devant lui avec toutes sortes de problèmes demandant une décision, instruction ou un conseil. Le peuple se tournait vers Moïse seul pour une parole de Dieu pour leur donner des directions dans leurs vies. Au bout de la journée, la longue file d’Israélites patientant était toujours là. Le peuple était fatigué d’être debout pendant toute la journée, et il en était de meme pour Moïse (vs.14,18). Jéthro était capable d’identifier rapidement le problème, qui semblerait-il, était totalement invisible à Moïse.

Jéthro fut déconcerté par l’incompétence de ce qui arrivait pendant la journée. Peut-être qu’au cours du diner ce soir- là, il commença à poser des questions à propos de la logique de Moïse pour administrer la justice (juger) comme il le faisait. Il est apparent par l’interrogation de Jéthro qu’il n’était pas d’accord avec la façon dont Moïse s’occupait des choses. Même la façon dont les questions étaient écrites, vous pouvez imaginer le ton de voix avec lequel il parlait. (Les beaux-pères, vous savez, peuvent toujours mieux faire que les autres. Ça commence toujours avec une question comme, « Qu’est qui te fait croire que tu es un homme assez bon pour être le mari de ma fille ? »

Je crois que Moïse fut complètement prit à dépourvu par la désapprobation de Jéthro. Moïse était si englouti par son travail, essayant désespérément de ne pas se noyer, qu’il n’avait pas le temps de réfléchir et méditer sur ce qu’il faisait.

Jéthro, d’un autre coté, suspectait déjà le problème depuis quelques temps. Moïse avait non seulement envoyé sa famille chez lui pour qu’il s’en occupe, mais il n’avait eu que peu de contact avec eux, et il avait retardé la réunion avec sa famille. Ce matin, Jéthro commença à voir les morceaux du puzzle se mettre en place. Moïse n’était pas allé chercher sa famille car il n’avait pas le temps de s’occuper d’eux – même pas de penser à eux.

La réponse de Moïse révèle sa perception déformée, ce qui était le vrai problème. Pendant que Jéthro réalisa rapidement la situation, Moïse ne pensait pas très clairement à ce qu’il faisait. Sa réponse révèle plusieurs idées fausses sur son rôle de chef. Considérez-les avec moi pour un moment.

(1) Moïse croyait que chaque requête pour son aide le rendait responsable. Quand on lui demanda pourquoi il s’occupait des problèmes comme il le faisait, Moïse répondit, « Je le fais parce que le peuple me l’a demandé ». Je crois que Moïse était un homme obligeant, bienveillant, et compatissant. Je pense que les Israélites croyaient ça aussi. Pas étonnant qu’ils voulaient expliquer leurs problèmes à Moïse. Moïse ne pouvait refuser son aide à toute personne qui le lui demandait. Il tomba simplement dans le piège d’assumer que c’était sa responsabilité de trouver une solution à chaque problème qui lui été présenté. Si vous ne l’avez pas déjà remarqué, vous découvrirez que nous serons toujours conscients de plus de besoins qu’on puisse s’occuper personnellement. Moïse se rendait fou parce qu’il ne s’était pas encore rendu compte de son erreur.

(2) Moïse sembla assumer que parce que les gens venaient le voir personnellement pour demander de l’aide, c’était sa responsabilité de les aider personnellement. En réponse à la question de Jéthro, Moïse expliqua qu’il jugeait le peuple de l’aube au crépuscule parce qu’ils venaient vers lui pour demander son aide. Il assuma que quand il y avait un besoin, c’était son devoir d’y faire face. En fait, Moïse ne dirigeait pas du tout, car il était totalement incapable de refuser des nominations ou d’impliquer d’autres personnes pour s’occuper des besoins des Israélites. Qui voulait parler à Moïse (étant d’accord pour attendre son tour) pouvait lui parler !

(3) Moïse raisonna incorrectement que parce que sa tâche était de guider toute la nation, il devait le faire en traitant avec les gens une personne à la fois. Il ne sembla pas avoir réalisé qu’il devait s’occuper de ce travail sur une plus grande échelle, traitant avec des groupes, plutôt que des individus. Plutôt que d’enseigner une classe de 1000 (qui aurait été une petite classe pour lui), Moïse enseignait la même chose 10 fois à 100 personnes.

(4) Moïse sembla avoir assumé que personne d’autre n’était capable de faire ce qu’il faisait. Moïse dit à Jéthro que le peuple venait le voir pour « chercher la volonté de Dieu » (v. 15). Il semblerait comme si cela plaçait les besoins du peuple dans une catégorie dont seul Moïse était capable s’occuper.196

(5) Moïse sembla avoir perdu de vue sa vocation et ses dons uniques. Dieu n’a pas demandé que Moïse fasse tout lui-même, mais seulement certaines choses. Moïse fut donné la responsabilité de guider toute la nation d’Israël, et donc, sa tâche était très différente de celles des autres, qui pouvaient s’occuper du peuple au niveau plus personnel, plus intime.

Je crois que nous pouvons tirer plusieurs principes importants de gestion des paroles de Jéthro, qui furent adressées à Moïse. Considérons-les avec beaucoup d’attention. Ces principes et leur adaptation pratique fournissent la solution aux problèmes de Moïse.

(1) Pour être un dirigeant, une personne doit contrôler. Ici, je fais allusion au fait que Moïse devrait être au contrôle de son ministère et de son emploi du temps, pas autant qu’il devrait être au contrôle d’Israël. Il n’était pas au contrôle de son ministère. En tant que dirigeant d’Israël, il aurait dû avoir contrôle de son emploi du temps, mais il est évident qu’il ne l’avait pas. Du matin au soir, il était prisonnier de la foule qui voulait ses conseils. Pour mettre le problème en termes contemporains, plus le niveau d’un dirigeant est élevé, plus il est difficile d’obtenir un rendez-vous avec lui. Notre texte implique que Moïse ne refusait aucunes entrevues. Jéthro lui conseilla vivement d’exercer son autorité en gagnant contrôle de son temps, et de la façon dont il guidait le peuple.

(2) Pour être un dirigeant chrétien efficace, une personne doit balancer le principe de servitude avec celui de gérant. Pendant qu’il est possible que les motifs de Moïse n’aient pas été complètement purs (ceux de qui le sont ?), Je suis disposé à croire que la motivation principale de Moïse pour s’occuper des Israélites comme il le faisait était qu’il se souciait véritablement d’eux et voulait les servir. Moïse, on nous dit, était connu par son humilité (Nombres 12:3). J’assume donc que c’était un vrai cœur de serviteur qui motivait son travail et qui causa à Jéthro de se poser des questions à propos de son inefficacité.

Chaque dirigeant doit être un serviteur, mais nous devons être le serviteur du Seigneur, faire Sa volonté, pas les serviteurs des hommes, réalisant toutes leurs espérances et leurs désirs. Comme serviteurs du Seigneur, nous ne pouvons avoir qu’un maitre (Matt. 6:24), à qui nous devrons rendre des comptes de notre gestion (Matt. 25:14-40 ;1 Cor. 3:10-15 ; 4:1-5). Dieu nous tiendra responsable de comment nous avons traité ce qu’Il nous a ordonné de faire. Donc, dans nos attitudes, nous devons être intégralement des serviteurs, mais nous ne devons pas permettre aux autres de dicter ou de déterminer comment notre gestion devrait être gérée.

En d’autres mots, Moïse devait être un serviteur, mais il devait servir en guidant. Comme tel, il devait prendre charge, il devait déterminer sa vocation, il devait établir des priorités, et il devait d’y tenir, même quand les autres essaieraient de modifier son travail. Moïse devait servir les Israélites, mais il devait le faire de la façon dont Dieu voulait qu’il le fasse. Avoir un esprit de serviteur est donc une attitude essentielle pour un dirigeant chrétien, mais les actions de ce dirigeant doivent être déterminées par d’autres facteurs.

(3) Diriger est comme être un berger et être un berger implique un troupeau. Moïse traitait avec les Israélites individuellement, mais Jéthro recommandait de traiter avec eux collectivement (vs. 19-20). C’est une bonne chose pour un chef de désirer connaître tous les gens qu’il dirige personnellement, mais c’est franchement une mission impossible quand le groupe est très grand. Nous ne pouvons certainement pas lui en vouloir pour ne pas connaître intimement chacun des presque 2 millions d’Israélites. Moïse dit aux Israélites que leur grand nombre était la raison pour laquelle il accepta de faire ce que Jéthro recommandait :

« ---A cette époque-là, je vous ai dit: «Je ne peux pas, à moi seul, assumer la responsabilité de vous tous[f].

   L'Eternel votre Dieu vous a multipliés, au point que vous êtes aujourd'hui aussi nombreux que les étoiles du ciel. » (Deut. 1:9-10)

Il y a des raisons pour lesquelles nous arrivons à nous attendre à ce que nos dirigeants nous connaissent intimement, bien que cela soit impossible. Une des raisons est que nous n’avons pas interprété ou appliqué correctement l’image du berger de la Bible. Quand être un berger est décrit comme un boulot pour des chefs humains, ils sont dits être des bergers d’un troupeau, pas des bergers pour une brebis seule (Ps. 77:21 ; 78:52 ; 80:2 ; Ésaïe 63:11-14).

Une autre raison est que nous avons échoué à faire la différence entre guider le troupeau en suivant les hommes et guider le troupeau en suivant Dieu. Cependant, quand notre Seigneur est le berger, nous trouvons que la relation décrite est bien plus personnelle et intime (Ps. 23 ; Jean 10), autant qu’elle puisse être, car notre Seigneur n’a pas les limitations humaines des bergers de la terre.

Une autre erreur, à mon avis, est que nous avons tendance à confier la tâche de conduire le troupeau aux anciens seuls. Comprenant le concept de l’église comme étant un corps, je vois que c’est le travail de l’église de prêcher à elle-même. Nous sommes tous des prêtres, non seulement quelques sélectionnés (1 Pierre 2:5). Les anciens sont ordonnés de conduire le troupeau de Dieu (1 Pierre 5:1), mais cela ne veut pas dire qu’ils doivent faire tout le boulot. Je crois que cela veut dire qu’ils sont responsables pour s’assurer que tout le troupeau de Dieu soit guidé. Le management de l’église locale implique plus que les anciens. Donc l’auteur d’Hébreux évite de mettre les dirigeants de l’église au même niveau que les anciens (Héb. 13:7,17).

Cela explique pourquoi on nous parle des bergers au pluriel au lieu du singulier (à commencer avec Moïse et Aaron – Ps. 77:21) et plus loin à la pluralité des anciens/dirigeants dans le Nouveau Testament (Actes 20:17 ; Philippiens 1:1 ; 1 Pierre 5:1-2). Le travail de berger est au-delà de la capacité d’un seul homme à accomplir.

Quand Moïse essayait de régler les disputes, il traitait avec les Israélites sur la base individuelle. Quand il enseignait le peuple les principes et les préceptes de Dieu, il pouvait le faire en larges groupes, fonctionnant donc plus comme un berger.

(4) Parce que diriger exige une pluralité de chefs, cela exige aussi que les chefs soient responsables. Moïse n’était pas capable de gérer son ministère parce qu’il ne réalisa pas que son ministère avait besoin d’être gérer. Une des fonctions essentielles de la direction est la gérance. Moïse traitait avec près de 2 millions de gens, mais il essayait de le faire par lui-même. Il ne voyait pas le besoin de délégation – la nécessité d’utiliser les autres pour couvrir tous les besoins des Israélites. Le Nouveau Testament parle fréquemment de la fonction de gérance des dirigeants de l’église. Donc, les termes « gérer », « être à la charge de », et « superviser » sont fréquemment utilisé en références aux dirigeants de l’église. Moïse oublia que diriger implique gérer.

(5) Diriger implique des obligations à la fois privées et publiques, aucune de deux ne pouvant être totalement sacrifiée pour l’autre. Moïse devint si enchevêtré dans ses affaires publiques (jugeant les Israélites) qu’il avait involontairement négligé sa famille et lui-même. Selon Jéthro, il allait finir « par s’épuiser » (v. 18). De plus, Moïse semblait avoir oublié sa famille. Qui savait combien de temps ils seraient rester chez Jéthro, si cet homme sage n’avait pas prit l’initiative de réunir la famille de Moïse?

Une balance délicate doit être maintenue entre les responsabilités publiques et privées. Moïse avait permit à son sens de devoir public d’éclipser son sens de responsabilités personnelles. Un dirigeant est quelqu’un qui doit bien gérer sa famille, une condition préalable à sa prise en main de son rôle de dirigeant de l’église (1 Timothée 3:4,12). Ceux-ci sont ceux (moi inclus des fois) qui utilisent leurs devoirs publics comme excuses pour éviter leurs obligations privées. Il y a des façons qui ont des sons très pieux pour faire ça, mais la vérité est que souvent nous évitons les choses auxquelles nous ne voulons pas faire face en conjurant un « lion sur la route » (Prov. 26:13),197 ce qui nous donne une bonne raison pour notre inaction. Les scribes et les pharisiens étaient des experts à ça (Marc 7:9-12). Donc, Paul vit la nécessité de souligner l’importance de nos responsabilités familiales (1 Timothée 5:8).

Il devrait être ajouté rapidement que certain prêtent tant d’attention à leurs affaires personnelles qu’ils excluent leurs obligations publiques. Les « soucis de ce monde » peuvent étouffer ce qui pourrait être appelé « les soucis du Royaume » (Marc 4:19). Les soucis que quelqu’un peut avoir avec sa famille peuvent ralentir son engagement de suivre Christ (Luc 9:57-62 ; 1 Cor. 7:32-35). A mon avis, il y a une tendance parmi les Chrétiens aujourd’hui de devenir bien trop introvertis, utilisant leurs responsabilités familiales pour excuser leur manque d’attention à pénétrer le monde comme « sel » et « lumière ».

Le conseil de Paul à Timothée peut être appliqué à tous les Chrétiens, car il souligne le besoin de prendre soin de nos responsabilités personelles autant que de nos devoirs publics :

« Veille sur toi-même et sur ton enseignement. Sois persévérant en cela. En agissant ainsi, tu assureras ton salut et celui de tes auditeurs.» (1 Timothée 4:16)

Prendre soin de notre propre « homme intérieur » est vital, non seulement parce que nous devons continuer notre propre parcours avec le Seigneur, mais aussi parce que nous pouvons rapidement utiliser nos réserves spirituelles en prêchant aux autres. L’exhortation de Paul à Timothée nous rappelle de l’importance pour chacun de nous de prendre soin de notre nourriture spirituelle, ainsi que de celle des autres. L’œuvre de Gordon MacDonald, Ordering Your Private World, est dévoué aux disciplines de ce ministère personnel. Je recommande fortement que vous lisiez et appliquiez les conseils de MacDonald.

(6) Diriger doit traiter avec les problèmes, mais nous doit faire attention de ne pas nous laisser consommer par eux. Moïse gravitait dans le rôle de « celui qui résout les problèmes d’Israël ». En faisant plus attention au texte biblique, il semblerait que Moïse était essentiellement consommé avec l’arbitration de disputes.198 Il était devenu plus un arbitre qu’autre chose. Son rôle était presque complètement directif (résolvant les problèmes), plutôt que préventif (prévenant les problèmes). Le conseil de Jéthro était que Moïse réarrange son emploi du temps pour que la priorité soit donnée à enseigner les principes et préceptes de Dieu au peuple, ce qui préviendrait les problèmes, et de prescrire des directives pour résoudre les problèmes quand ils surviendraient.

A mon avis, quand nous sommes obsédés à résoudre tous les problèmes, nous sommes souvent si occupés que nous perdons notre sens de direction. Moïse semble avoir été complètement pris pas surprise par la réponse de Jéthro. Il apparaît avoir été totalement ignorant de son propre échec ou du fait que les besoins des Israélites n’étaient pas correctement pourvus. Je crois que c’est parce qu’il était trop occupé avec les menus détails de son travail et pas assez impliqué avec la gérance de son ministère.

Le Conseil de Jéthro et le Christianisme Contemporain

Il y a une façon par laquelle nous avons tous été affectés par le conseil que Jéthro donna à Moise il y a des siècles. Je n’y ai pas pensé, mais un de mes amis y a pensé, et il l’a partagé avec moi alors que nous étudions ce texte. Il remarqua que le conseil de Jéthro était probablement lié à la rédaction du Pentateuque par Moïse. Moïse écrivit les cinq premiers Livres du Vieux Testament – le Pentateuque. C’est un chef d’œuvre littéraire, sans mentionner son statut de révélation divine. L’œuvre du Pentateuque fut la réalisation du conseil de Jéthro :

« Tu dois aussi leur communiquer ses ordonnances et ses lois, leur enseigner la voie à suivre et la conduite à tenir. » (Exodus 18:20)

La façon dont Moïse fut consommé par ses devoirs comme juge, il n’aurait jamais eu le temps d’écrire le chapitre que nous avons venons d’étudier, et duquel nous pouvons tant apprendre. Nous avons bénéficié si directement du conseil de Jéthro à Moïse. Des millions ont été bénis à cause des changements que la visite de Jéthro a amenée dans la vie de Moïse.

Sans aucun doute, beaucoup de nos lecteurs se sentent confortable en considérant ce passage d’Ecritures. En premier lieu, c’est un texte qui pourrait sembler sans rapport avec Chrétiens du Nouveau Testament à cause de son ancienneté. Deuxièmement, c’est un texte qui traite avec les dirigeants, et donc ceux qui ne sont pas dirigeants officiels de l’église peuvent se sentir exempts de toutes implications du texte, même si elles sont pertinentes. Je voudrais suggérer que cette conclusion est fausse. Explorons les raisons pour lesquelles le conseil de Jéthro est aussi pertinent à tous les Chrétiens d’aujourd’hui qu’il était à Moïse il y a des siècles. Je vais chercher à montrer la pertinence du conseil de Jéthro en établissant trois principes ci-dessous.

(1) Les principes et actions recommandés par Jéthro sont ceux que nous trouvons utilisés par l’église du Nouveau Testament. Les parallèles entre Exode chapitre 18 (incluant sa mise en œuvre dans Deutéronome 1:9-18) et Actes 6 sont très étranges. Les incidents d’à la fois le Vieux et Nouveau Testament proviennent de problèmes qui étaient le résultat d’une croissance rapide, d’un grand nombre de gens, et pas assez de dirigeants. Ces évènements exigèrent que la direction s’agrandisse, et pour ceux au plus haut niveau de la direction de se consacrer à leur première vocation, et de déléguer les autres travaux à d’autres hommes très qualifiés. Le conseil de Jéthro était que Moïse nomme d’autres gens pour s’occuper des problèmes qui surviendraient, et pour lui de se dévouer à intercéder pour les gens (v. 19) et à l’instruction (v. 20). La même méthode peut être vue dans le Nouveau Testament. Les apôtres furent rendus conscients de la discrimination qui arrivait pendant la distribution de nourriture aux veuves, mais ils déléguèrent rapidement la solution de ce problème à d’autres personnes, plutôt que d’être distraits de leurs responsabilités primaires de prières et de proclamer la Parole de Dieu au monde (Actes 6:1-6).

Le chapitre 6 d’Actes est un exemple de comment la première église utilisa les principes administratifs d’Exode 18 et Deutéronome 1. En effet, plus j’étudie l’incident d’Actes, plus je suis enclin à conclure que les apôtres avaient trouvé le précédent dans ces textes du Vieux Testament pour leur décision. Si les apôtres et la première église pouvaient trouver la solution à leur dilemme dans Exode chapitre 18, pourquoi ne pouvons-nous pas non plus appliquer ce texte à notre église d’aujourd’hui ?

(2) Les principes que Jéthro recommanda à Moïse sont ceux que nous trouvons les dirigeants individuels dans le Nouveau Testament appliquent à leurs ministères. En lisant le Nouveau Testament, nous trouvons que les grands dirigeants de ces jours règlementaient leurs travaux d’une façon qui était consistante avec le conseil que Jéthro donna à Moïse.

On pourrait ne pas penser que notre Seigneur soit un exemple ici quand nous arrivons à certains versets dans le Nouveau Testament qui décrivent une demande incroyablement lourde pour le temps et l’énergie de notre Seigneur. Par exemple, nous lisons :

« Jésus alla à la maison et, de nouveau, la foule s'y pressa au point que lui et ses disciples n'arrivaient même plus à manger.

  Quand les membres de sa famille l'apprirent, ils vinrent pour le ramener de force avec eux. Ils disaient en effet: «Il est devenu fou.» » (Marc 3:20-21)

Avant d’examiner les façons par lesquelles notre Seigneur fut un exemple pour les dirigeants, rappelons-nous les façons par lesquelles notre Seigneur était unique comme patron. Premièrement, Il était Dieu incarné. Deuxièmement, Il était un homme qui n’avait pas d’épouse ni d’enfants. Troisièmement, Il savait que Ses jours étaient comptés, qu’Il allait mourir sur la croix du Calvaire après un ministère de courte durée. En d’autres mots, notre Seigneur put « brûler la chandelle par les deux bouts », Il put pousser son corps aux limites de la faim et de la fatigue parce qu’Il n’avait pas à contrôler son allure pendant la période de son ministère sur terre. Jésus courrait le 100 mètres, et donc Il mit tout ce qu’Il avait dans la distance à parcourir. Nous, nous courrons un marathon, et nous devons donc nous contrôler différemment.

Néanmoins, notre Seigneur exerça Sa direction d’une façon qui illustre beaucoup les principes que Jéthro enseigna à Moïse. Notre Seigneur n’avait pas pour intention d’enseigner seul. A la place de faire ça, Il appela 12 disciples pour Le suivre, et les forma pour continuer sans Lui. Par la suite, eux aussi feraient d’autres disciples. Bien que notre Seigneur fut constamment affairé, Il n’oublia jamais Ses priorités. Bien qu’Il fut toujours en demande comme guérisseur, Il restreint Ses guérisons pour que son travail principal de proclamer l’Evangile puisse être réalisé (Marc 1:32-39).

Bien que notre Seigneur prêchait aux foules, Il s’éloignait fréquemment pour des périodes de solitude avec Son Père. Son travail public fut entrecoupé avec des périodes de relation intime avec Dieu (Matt. 4:12 ; 12:15 ; 14:13 ; 15:21 ; Luc 9:10 ; 22:41 ; Jean 6:15). C’était à ces moments là que des décisions critiques furent prises. Donc notre Seigneur eut toujours un sens très fort de Sa vocation et de Son but. Il ne pouvait être dissuader d’accomplir son travail par Satan, ni par les circonstances ou ni même par de mauvais conseils de Ses disciples qui pensaient bien faire. Notre Seigneur sut toujours ce qu’Il avait été envoyé pour faire, et ne changea jamais de direction.

Je crois qu’une étude de la vie de Paul montrerait la même sorte de direction.200 Dans les deux cas il y avait des problèmes et des pressions constantes. Je ne crois pas que les efforts de Chrétiens contemporains pour vivre leur vie à une vitesse plus ralentie est vraiment réaliste. Cependant, je crois qu’il y a un besoin pour une paix intérieure, un sens fort de direction, et des priorités très claires qui gouvernent nos décisions en ce qui concerne quelles taches nous allons faire quand il y a plus de demandes que de temps pour les accomplir. Je crois que dans ces temps, quand la vie est inévitablement effrénée, nous devons avoir un sens clair de notre vocation et du fait que nous devons travailler avec une paix intérieure pour faciliter notre travail. Nous devrions être comme un docteur qui est appelé à l’hôpital quand un désastre frappe. Bien qu’il puisse y avoir beaucoup de personnes se mourant, il ne peut que s’occuper d’eux d’une façon ordonnée. S’occupant de chacun d’entre eux, il doit le faire avec une paix intérieure et confiance. S’il était paniqué, il ferait beaucoup de mal. En restant calme, il peut fournir beaucoup d’aide, mais seulement dans ses limites. Je vois ce genre de paix intérieure dans notre Seigneur et dans l’apôtre Paul, même dans les moments de grandes demandes ou de beaucoup de stress.

(3) Les principes que Moïse apprit de Jéthro sont applicables à chaque Chrétien, qu’il soit dirigeant ou pas. Les principes que nous avons appris de Jéthro sont des principes de gérance. Que nous ayons une position de dirigeant dans l’église ou non, la plupart d’entre nous avons quelques responsabilités de guides. Les hommes ont des responsabilités de guides dans le mariage. Les mères ont des responsabilités de guides dans la maison. Les femmes chrétiennes qui sont plus âgées que d’autres ont un rôle de guides avec les femmes plus jeunes. Beaucoup de gens ont des rôles de guides dans leur boulot ou dans la communauté. Dans tout ce qu’on fait nous avons un rôle de guide, les principes que nous trouvons dans Exode 18 sont applicables.

Au-delà de ça, les principes que nous trouvons dans notre texte s’appliquent à tous les Chrétiens, car nous sommes tous des serviteurs du moment, des dons, et des opportunités que Dieu nous a données. En d’autres mots, nous devons accepter la responsabilité dans nos vies, ce qui implique gérer ces choses dont Dieu nous rendit serviteurs. De différentes façons, notre jugement devant le siège du Christ (1 Cor. 3:12-15) sera une évaluation par notre Seigneur de notre gestion de ce qu’Il nous a confié. Fréquemment dans les Evangiles, il y a un portrait de serviteurs de Dieu Lui rendant des comptes (Matt. 25:14-30). Si nous étions de bons serviteurs, nous devrions être de bons gestionnaires, de notre temps, de nos dons et capacités, et de nos opportunités données par Dieu.

Pratiquement parlant, une bonne gestion est nécessaire pour notre survie spirituelle dans une culture qui semble être confinée sur l’ « autoroute ». Pour certains Chrétiens, il y a un besoin de contrôler nos ministères, pour qu’ils soient plus efficaces et qu’ils ne nous dépouillent pas de l’accomplissement de nos responsabilités personnelles et privées. Certains ministères sont dans un tel état que notre monde privé est en train de s’effondrer. Pour d’autres, il y a un besoin désespéré de regagner contrôle de nos vies privées et personnelles pour que nous puissions accomplir les ministères publics que Dieu nous a donnés. Il y a d’innombrables Chrétiens dont les ministères sont non-existants parce qu’ils sont écrasés par d’autres pressions. Dans les deux cas, nous avons besoin de reprendre le contrôle de nos vies et de nos ministères.

L’aptitude de gestion n’est pas innée, mais elle est apprise. Les bons dirigeants ne sont pas nés, ils sont faits. Moïse fut appelé à guider les Israélites, mais même avec des années d’éducation en Egypte et d’expérience pratique, Moïse avait encore beaucoup à apprendre. Ça, ça devrait encourager ceux d’entre nous qui croyons que l’administration n’est pas notre fort. Apprenons de Moïse que nous pouvons devenir de meilleurs gestionnaires, meilleurs administrateurs, et meilleurs dirigeants.

Pour finir, considérons plusieurs pas initiaux qui pourraient nous aider à nous mettre en route sur le chemin de devenir de meilleurs dirigeants et gestionnaires.

(1) Trouvez un Jéthro. Ceux qui ont des ministères hors de contrôles pourraient, comme Moïse, ne pas réaliser leurs difficultés. Dieu donna à Moïse un Jéthro pour lui signaler ses problèmes. Heureusement, Dieu m’a donné un Jéthro, un cher ami et frère chrétien, qui me montra le désordre de ma vie, et qui gentiment me poussa à regagner contrôle. Si vous n’avez pas d’ami comme ça, cherchez-en un.

(2) Déterminez pieusement les choses qui devraient être sous votre contrôle, mais ne le sont pas, et demandez à Dieu de vous permettre de résoudre le problème.

(3) Déterminez les dons que Dieu vous a confiés, et réfléchissez à la meilleure façon de les utiliser pour le royaume de Dieu.

(4) Etablissez des buts pour votre vie, et formulez un plan pour les réaliser avec la grâce de Dieu. Dieu pourrait superbement intervenir pour changer ces plans, mais c’est mieux d’avoir un plan qu’on puisse changer que de n’en avoir aucun.

(5) Etablissez un plan pour à la fois votre monde privé et votre ministère public, et prenez une décision de ne pas les négliger.

(6) Evaluez les priorités qui vont gouverner les choses que vous allez faire et celles que vous allez refuser. De toutes les choses que vous pourriez faire, cherchez à identifier et à finir celles que vous devriez faire.

(7) Cherchez à différencier entre les difficultés et la vocation de votre vie ; Minimisez le premier et maximalisez le dernier.

(8) Facilitez le travail des autres, spécialement en les encourageant et en les équipant pour faire ce qu’ils font de mieux. En autres mots, commencez à agir comme un Jéthro pour les Moïses autour de vous.

(9) Désirez grandir à la fois dans votre foi et votre humilité. La foi est exigée pour croire que Dieu vous permettra de faire ce qu’Il vous demande. La foi est aussi exigée pour vous permettre de laisser aux autres ce que vous ne devriez pas faire. L’humilité vous empêchera de faire confiance à vous-même, et vous empêchera de recevoir des accolades pour ce que Dieu a fait. Elle vous permettra aussi de résister les suggestions flatteuses que vous êtes la seule solution d’un problème.


185 I might as well confess that after I decided on the title “The Tyranny of the Urgent” for this chapter, I was tempted to change the title of the messages on chapters 16 and 17 to be: “The Tyranny of the Urges.”

186 Gordon MacDonald, Ordering Your Private World (New York: Oliver Nelson, 1984), pp. 13-18.

187 While this expression (“send her away”) can be used as a technical term for divorce, it is obviously used in its neutral sense here. Gispen informs us of Calvin’s explanation: “Calvin believed that Moses took Zipporah and her two sons with him to Egypt, but that he had allowed them to visit Jethro during the wilderness journey; Jethro then brought them back to Moses. The expression ‘after sending her away’ argues against this view, but it also contradicts the idea that Zipporah voluntarily left in anger to return to her father after the circumcision of her son. Moses had sent them away, and Jethro wanted to return them to Moses, now that the situation for Moses and Israel seemed to be more hopeful than Zipporah might have anticipated.” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 173.

188 Jethro had good reason to be upset with Moses. He did not tell him of the call of God, nor of the real purpose of his return to Egypt, which would have endangered his daugher and grandchildren. Neither does it seem that he asked Jethro’s permission to send his family back to the land of Midian. To top matters off, Moses seemed to be in no hurry to call for his family, once the dangers of Egypt were a thing of the past.

189 The impression I gain from the text is that Jethro did not send word to Moses of his arrival until he was almost to the camp of Israel. Moses, therefore, would have been taken largely by surprise by the arrival of his family. Further explanation will reveal why.

190 On initial reading, one would tend to conclude that Moses took Jethro into his tent, in the Israelite camp, but the text tells us that Moses had gone out to meet Jethro. It was there, it would seem, that Moses kissed Jethro, and then entered into Jethro’s tent, to share what God had done for Israel. It is no wonder then, that it is not until the next day, when Moses is entertaining Jethro at his own tent that the administrative and ministerial nightmare is spotted by Jethro. One can learn a lot by a visit to the home of another.

191 Jethro is identified in verse 1 as “the priest of Midian.” This seems to signal the fact that he was not just a priest, but one of the most prominent (if not the most prominent) leaders. A similar situation can be found in John chapter 3, where Nicodemus is called “the teacher of Israel” (v. 10, cf. v. 1). Cole, observes: “The whole scene is typical of eastern courtesy. Both men are now great chiefs in their own right, and behave accordingly.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 138.

192 Cole writes: “This may not be true monotheism (the belief that there is only one god), but it certainly leads to monolatry (the worship of one god to the exclusion of others) as a logical sequence. … Was Jethro ‘caught up’ into the worship of YHWH, a ‘new convert,’ as doubtless others were later? Or had he already known and worshipped YHWH previously? Jethro’s own words here seem to favour the view that YHWH was a new god, as far as he was concerned.” Cole, p. 139.

193 Davis reminds us that, “Jethro must be considered unique, for it is clear from Scripture that the Midianites generally were idolaters (cf. Num. 25:17-18; 31:16).” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 188.

194 It occurred to me that Jethro may have been inspired to reunite Moses with his family because he became aware of the fact that Moses was now heading toward Canaan without his family. After the exodus of Israel from Egypt, Moses kept getting closer and closer to Midian and to his family. All during this time, the hopes of Moses’ family of being reunited with him were rising. If reports now placed Moses at locations which were growing more distant, one can see how Jethro would have been motivated to seek Moses out and to renite him and his family. Jethro could have feared that Moses would actually lead Israel into the promised land without taking his family along. Moses might have rationalized that this would be the “safest” thing to do. All of this is conjecture, but it is within the realm of possibility.

195 Davis, p. 187.

196 I believe that Davis is wrong when he concludes that Moses was wrongly involving himself here with civil disputes and judgments, rather than spiritual matters. He writes, “Apparently a good deal of Moses’ time was devoted to civil problems judging from the language of verse 13. … As Jethro sized up the situation he rightly concluded that Moses could not exercise effective leadership if he were constantly bogged down with civil matters.” Davis, p. 188.

197 The sluggard’s “lion in the road” is not (as I first supposed) a weakly fabricated excuse, which is easily seen through (there were lions in Israel in those days), but a compelling excuse. If there was a lion in the road, who in their right mind would go outside? Thus, the sluggard’s mind is always searching for compelling reasons for inaction.

198 The fact that Moses was occupied with the task of settling disputes is seen in Exodus 18:16 and Deuteronomy 1:12.

200 Especially 2 Corinthians, chapters 4-7, where Paul’s ability to endure under opposition and adversity is the result of his sense of direction and calling, and from the inner strength which comes from the renewal and growth of the inner man.

Passage: 

12. La Préface de la Constitution d'Israël (Exode 19)

Introduction

Il y a une chanson contemporaine chrétienne qui est devenue populaire récemment, qui dit quelque chose comme ça: « refait encore un tour autour du Mt. Sinaï… ». Bien sûr cela fait référence au vagabondage des Israélites dans le désert à cause de leur désobéissance. Si on devait lier les paroles de cette chanson au chapitre 19 d’Exode, elles seraient un peu comme ça: « refait une petite grimpette au Mt. Sinaï » et ce serait adressé à Moïse, pas aux Israélites.

Quand je lis le chapitre 19 d’Exode, j’ai un genre de film comique qui joue dans ma tête. C’est le film d’un Moïse transpirant profusément, montant et descendant le Mt. Sinaï. (Je dois confesser que dans mon film mental, Moïse porte un jogging et des baskets, non pas la robe flottante dont on lit dans la Bible). Quatre fois dans le chapitre Moïse monte et descend cette montagne. Maintenant je réalise que le Mt. Sinaï n’est pas le Mt. Everest, mais néanmoins Moïse a dû sentir tout le poids de ses 80 + ans. Autant mon film mental me fait sourire quand je lis ce chapitre, il y a d’autres impressions qui sont bien plus importantes et elles sont plus délibérément conçues.

Le 19ème chapitre d’Exode sert de préface aux commandements donnés par Dieu à Israël par Moïse dans le chapitre suivant. Il nous informe du dessein des commandements, ainsi que la perspective que nous devrions avoir envers eux. Il y a beaucoup d’opinions regardant comment les Chrétiens d’aujourd’hui devraient regarder ces commandements. Certains suggèreraient que la Loi est vraiment une malédiction, et non pas une source de bénédictions. Certains nous diraient que la Loi n’a absolument aucun rapport avec ou aucune application pour les Chrétiens, puisque nous ne sommes pas « sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce » (Romains 6:14). Je suggère que notre texte dans le chapitre 19 d’Exode sous-entend fortement que les commandements qui vont être donnés par Moïse doivent être pris très au sérieux par tout croyant, de toute période.

Ce chapitre est divisé en trois sections majeures. Dans les versets 1-6, nous avons la préface du chapitre, soulignée par les paroles de Dieu à Israël, parlées par Moïse dans les versets 4-6. Les versets 7-15 constituent la seconde division, qui se rapporte à la préparation exigée des Israélites avant l’apparition de Dieu à Son peuple au Mt. Sinaï. La troisième section est composée des versets 16-25, qui décrivent l’apparition de Dieu dans Sa splendeur et majesté sur le Mt. Sinaï. Tout cela est une mise en scène pour la remise des Dix Commandements dans le chapitre 20.

Je suis persuadé que vous n’allez pas aimer l’importance des commandements dans le chapitre 20 sans une considération attentive de la « préface » qui est enregistrée dans le chapitre 19. Notre application de la Loi découlera directement de notre attitude envers la Loi, et le but du chapitre 19 est de former notre attitude envers les lois qui suivent.

Le But de Dieu Pour le Décalogue (19:1-6)

Les versets 4-6 sont le cœur de la section, et certains iraient jusqu'à dire qu’ils sont le cœur de la révélation de Dieu du Vieux Testament ayant rapport à Son alliance avec Israël. Les trois premiers versets préparent la déclaration que Dieu va faire. Peut-être est-ce le troisième mois « ce jour même » (v. 1 ; Exode 12:41) qu’Israël est dit être arrivé dans le désert du Sinaï. Il se pourrait que le Saint Esprit nous rappelle par ces paroles qu’Israël était dans les temps. Ils étaient précisément où Dieu les voulait, quand Dieu les voulait là. Ce fut ici que la réunion de la famille de Moïse eut lieu (Exode 18:5), ce fut ici qu’Israël resterait pendant 11 mois (Nombres 10:11)

Apparemment, il ne fut pas nécessaire pour Dieu de convoquer Moïse. Le verset trois sous-entend que Moïse monta dans la montagne sans appel de Dieu. Il se peut que ce soit dû au fait que c’était ici, sur Mt. Horeb (qui semble être synonyme de Mt. Sinaï) que Moïse rencontra Dieu pour la première fois (Exode 3 et 4). Au buisson ardent, Dieu promit à Moïse que la nation Israël viendrait L’adorer « sur cette montagne-ci » (Exode 3:12). Donc Moïse semblait savoir qu’il devait montait dans la montagne pour parler avec Dieu.

De la montagne, Dieu parla des mots qui sont quelques-uns des mots les plus importants du Vieux Testament,201 mots que Moïse devait proclamer aux Israélites (vs. 3,6) :

« Vous avez vu vous-mêmes comment j'ai traité les Egyptiens et comment je vous ai portés comme sur des ailes d'aigles pour vous faire venir jusqu'à moi.

   Maintenant, si vous m'obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m'appartienne. » (Exode 19:5-6a)

Ces mots transmettent plusieurs vérités importantes :

(1) L’histoire d’Israël est la preuve de la fidélité de Dieu à Son alliance, car Il sépara les Israélites des Egyptiens, les délivrant et prenant particulièrement soin d’eux. Dans le verset 4, Dieu rappelle aux Israélites le contraste entre leur sort à la main de Dieu pendant l’Exode, et celui des Egyptiens. Dieu amena la délivrance à Israël, pendant qu’au même moment Il détruisit les Egyptiens.

Dieu utilisa une image merveilleuse ici, celle du soin que porte l’aigle à ses petits. Dans le Livre de Deutéronome, Moïse explique l’image plus complètement :

« Il fut comme un grand aigle qui pousse sa couvée à prendre son envol,
      planant sur ses aiglons,
      puis, étendant ses ailes, il les a pris
      et portés sur ses ailes. » (Deut. 32:11)

Bien qu’il y eut des périodes quand Dieu sembla (pour les Israélites) avoir abandonné Son peuple, en réalité, Dieu comme la maman aigle, secouait simplement le nid, forçant les Israélites à « essayer leurs ailes ». Quand Israël pensa qu’ils allaient mourir, Dieu plongea au-dessous d’eux, les soulenant. Quelle magnifique image du soin tendre et compatissant de Dieu pour Son peuple ! Le passé d’Israël prouva que Dieu avait traité gracieusement avec eux, pendant qu’en même temps il détruisit les Egyptiens.

(2) La délivrance d’Israël était pour le but d’être amené à Dieu, pour que la nation puisse être Sa possession précieuse et le servir comme une nation sacerdotale. Dans l’alliance avec Abraham, Dieu lui promit qu’Israël deviendrait une grande nation, l’objet spécial de Sa bénédiction. La bénédiction d’Israël voulait aussi dire qu’ils seraient la source de bénédictions pour toutes les nations (Gen. 12:2). Pendant que cela serait finalement réalisé par la venue du Messie, il y eut aussi une application plus immédiate. Dieu décida de bénir les nations en établissant Israël, Son serviteur, comme médiateur, qui serait une « lumière pour les païens », partageant avec les nations comment entrer en relation avec Dieu.

(3) Pour maintenir ce statut privilégié, Israël doit respecter l’alliance de Dieu (déterminée par la Loi). L’appel d’Israël était pour les placer dans une position à la fois de privilèges et de responsabilité. A qui beaucoup est donné, beaucoup est exigé. Donc pour profiter de la relation avec Dieu et pour Le servir en tant que Ses représentants aux nations, Israël doit être une réflexion de Sa sainteté et de Sa pureté. Israël fut donc donné les commandements, pour qu’ils soit séparés des nations et ressemblent à Dieu, les mettant donc en position d’accomplir leur appel sacerdotal.

La Préparation Pour l’Apparition de Dieu (19:7-15)

Moïse transmit les mots que Dieu lui avait parlés sur la montagne pour le peuple (v. 7).202 A l’unanimité, le peuple répondit,

« ---Nous ferons tout ce que l'Eternel a dit.
   Moïse rapporta à l'Eternel la réponse du peuple. » (v. 8)

Il vaut le coup de noter que les Israélites furent d’accord de faire tout ce que Dieu commanda en principe, plutôt qu’en particulier. C’est à dire, la Loi n’avait pas encore été donnée. Jusqu'à ce point, Dieu indiqua seulement que le peuple devait respecter l’alliance en obéissant la Loi, qu’Il allait énoncer. Cela nous indique l’impatience avec laquelle les Israélites anticipaient la Loi, ainsi que la confiance absolue qu’ils avaient en le caractère de Dieu, puisqu’ils s’engageaient à obéir sans savoir ce qu’ils devraient obéir.

Moïse retourna au sommet de la montagne pour transmettre les paroles du peuple à Dieu.203 Cependant, avant qu’il puisse parler Dieu révéla à Moise qu’Il lui apparaitrait dans une nuée épaisse. Le but de cette apparition n’est pas ce à quoi nous nous attendrions :

« ---Voici que je viendrai te trouver au sein d'une épaisse nuée pour que le peuple entende lorsque je parlerai avec toi et qu'ils aient pour toujours confiance en toi. » (v. 9)

Dieu allait parler à Moïse pendant qu’Israël regarderait et écouterait, pour que sa position de chef soit évidente à tout le peuple. A la vue d’évènements plus tard (sans mentionner plus tôt), quand l’autorité de Moïse serait défiée, Dieu décida d’établir clairement la position de Moïse et son autorité publiquement. Son apparition à Moïse accomplira cet objectif.

Les versets 10-15 soulignent les pas que les Israélites devraient suivre pour être purifier et se préparer pour l’apparition de Dieu le troisième jour. Durant l’intervalle de deux jours, certaines choses devraient être faites :

(1) Des limites devaient être mises en place, empêchant à la fois hommes et bêtes de toucher la montagne (vs.12-14). Si un homme ou un animal touchait la montagne, il devait mourir. La mort ne devait pas arriver par la main de Dieu mais par la main des Israélites (vs. 12-13). L’exécution devait survenir de façon à ce que personne ne toucherait la personne exécutée (v. 13).

(2) Le peuple devait se dédier en lavant leurs vêtements (vs. 10,14).

(3) Le peuple devait s’abstenir de rapports sexuels avant la visite de Dieu au Mt Sinaï (v. 15). Il n’y avait, bien sûr, rien de diabolique ou de profane à propos de rapports sexuels conjugaux, mais, comme la Loi préciserait plus tard, il y avait une impureté cérémonielle. Donc, jusqu'à la visite de Dieu, l’abstinence sexuelle était exigée.

Qu’est ce que c’était qui avait rendu violer les limites que Dieu avait imposées un sujet si sérieux ? Pourquoi Dieu demandait-Il que toute personne touchant la montagne soit mise à mort ? Normalement, nous pensons à la « peine capitale » comme étant la pénalité pour un crime grave, tel que meurtre ou adultère. Alors, pourquoi l’exécution était-elle requise ici ? N’est-ce pas excessivement sévère ? Et pourquoi Dieu exigerait-Il que la personne soit tuée par les Israélites ? Pourquoi ne serait-elle pas foudroyée par Dieu ?

Le texte ne nous donne pas directement de réponses à ces questions, mais j’aimerais faire quelques suggestions, qui aideraient à expliquer la sévérité de l’offense d’outrepasser les limites qui furent établies au pied de la montagne.

(1) Nous devons reconnaître que l’offense d’outrepasser les limites est une offense de la plus haute importance, et donc digne de la même punition qu’un meurtrier recevrait. La sévérité de la pénalité est notre indice du sérieux de la transgression. La transgression ici, en est une qui est considérée être des plus sérieuses, sinon à nos yeux, elle l’est aux yeux de Dieu.

(2) Le péché qui est punissable de mort apparaît être celui d’irrévérence. Les limites qui furent placées au pied de la montagne rendirent impossibles pour quelqu’un de s’égarer par mégarde sur la montagne. La raison déclarée pour se trouver au-delà des limites est celle de regarder Dieu (v. 21) - nous dirions « toiser ». En d’autres mots, c’était de la curiosité qui aurait poussé le peuple à s’approcher trop près de la montagne.

Passer au-delà des limites, qui avaient été placées là pour satisfaire la curiosité des gens, aurait été une attitude d’irrévérence. Et c’est cette irrévérence que Dieu considéra être un sérieux péché. Si vous n’êtes pas enclin à être d’accord avec moi en ce qui concerne le sérieux de l’irrévérence, permettez-moi de vous rappeler que ce fut l’irrévérence qui résulta par Ouzza étant frappé sur place, bien que ses intentions (pour empêcher l’arche de tomber du chariot) étaient bonnes (2 Samuel 6:6-7). Ce fut presque l’irrévérence de Moïse (quand il frappa le rocher) qui l’empêcha d’entrer la terre promise (Nombres 20:12).

Mais pourquoi était-il irrévérent de toucher la montagne ? La réponse à cette question est donnée clairement dans notre texte. La montagne devait être considérée une « montagne sainte » à cause du fait que Dieu se révèlerait là à Moïse et aux Israélites. Alors, tout comme le lieu autour du buisson ardent était sacré (Exode 3:5), la montagne aussi était sacrée. C’est donc la raison pour laquelle la montagne devait être « consacrée » en plaçant des limites autour d’elle (v. 23).

Si l’irrévérence est un péché si sérieux, cela en est certainement un auquel nous devrions être des plus sensible. Et pourtant, je ne trouve que peu de gens (moi-même inclut) qui soient conscients de ce problème, sans parler être sensible dans leur propre relation personnelle avec Dieu ou dans leur vénération.

(3) L’irrévérence est un sous-produit d’une mauvaise compréhension de la sainteté de Dieu. Les Israélites n’avaient, pas encore, une compréhension adéquate de la sainteté de Dieu. La manifestation de Dieu au Mt Sinaï était une démonstration spectaculaire de Ses pouvoirs et de Sa majesté. Sa venue nécessitait une confirmation préparatoire, et elle motivait aussi une reconnaissance continue, car les hommes pouvaient se voir eux-mêmes dans la lumière de Sa gloire et Sa grâce. Le but de ce passage a pour intention, à mon avis, de servir comme antidote à l’irrévérence. Considérons donc la section finale du chapitre, qui souligne la majesté et la sainteté de Dieu.

La Manifestation de Dieu sur la Montagne (19:16-25)

Don Curtis, un de mes amis avec qui j’ai étudié ce texte, a partagé avec moi qu’il est arrivé à voir le chapitre 19 comme une cérémonie de mariage. Premièrement, il y a les fiançailles, l’annonce du but d’un homme et d’une femme de se marier et d’entrer dans une nouvelle et merveilleuse relation. Puis, avant la cérémonie de mariage, il y a une période d’à la fois de préparation (faire des plans, acheter la robe de mariée, arranger la réception, etc.) et d’anticipation. Traditionnellement, le marié ne voit pas la mariée avant la cérémonie, haussant le sens d’anticipation. Puis, il y a la cérémonie, un temps de beauté et de célébration joyeuse.

La suggestion de Don a attiré mon attention, car c’est pratiquement ce que nous voyons dans ce passage. La première section (vs. 1-6) contient l’annonce de Dieu : Son intention d’avoir une relation unique avec Israël, séparé de toutes nations. La deuxième section (vs. 7-15) décrit les préparations qui sont exigées pour l’apparition à venir de Dieu. Et maintenant, dans cette section finale, nous sommes submerger par la splendeur et la majesté de Dieu qui Se révèle à Israël sur la montagne. Ici est la grande finale, la manifestation de Dieu dans toute Sa majesté, pureté et autorité.

Les visions et les sons sont impossibles à complètement enregistrer, et ne sont pas facilement amenés à nos esprits conscients quand nous lisons le chapitre. Mais utilisons notre imagination pour un moment et essayons de recréer dans nos esprits ce qui a dû être de se tenir au pied de cette montagne au moment où Dieu y est descendu.

Le matin du troisième jour, vous avez déjà des fourmillements partout avec le sens d’anticipation que les deux jours de préparation ont produits. Bien que vous soyez encore dans votre tente, le tonnerre et les éclairs commencent (v.16). Une nuée épaisse couvre la montagne. Puis, le bruit tonitruant d’une trompette remplit les airs. Avec tous les autres Israélites, vous commencez à trembler, d’exaltation, mais principalement de peur.

Au commandement de Moïse, vous vous rassemblez avec toute la congrégation des Israélites au pied de la montagne (v. 17). Alors que vous regardez, le Seigneur descend au milieu de feu, avec de la fumée qui s’élève de la montagne (v. 18). Soudainement, toute la montagne tremble violemment. La trompette recommençe à se faire entendre, de plus en plus fort (v. 19). Moïse parle et Dieu répond avec du tonnerre. Il semblerait que toutes les forces de la nature sont appelées pour saluer leur Créateur, quand Il se manifesta à Son peuple sur le Mt Sinai.204 Si la vue du buisson ardent a dû être merveilleuse à Moïse, quel impact cette scène a dû avoir sur les Israélites ? D’autres Ecritures signalent205 le fait que cela eut une grande impression sur le peuple de Dieu.

Seul Moïse fut ordonné au sommet de la montagne pour rencontrer Dieu (v. 20). Dieu lui dit de redescendre en bas et d’avertir le peuple de ne pas s’approcher de trop près de la montagne pour regarder à la scène spectaculaire qui se déroulait (v. 21). Les prêtres,206 eux aussi, devaient se purifier, sous peine d’être pulvériser par Dieu (v. 22). Quand Moïse redescendit cette fois, il devait remonter avec Aaron (v. 24). Leur état de leader fut donc confirmé.

Le Problème Avec Notre Passage

Si nous saisissons l’ambiance d’Exode 19 comme en étant une de gloire et splendeur, nous devons alors arriver à la conclusion que la façon dont l’offre de la Loi est décrite ici est en contraste avec la façon dont nous regardons la Loi de la perspective du Nouveau Testament. Le problème auquel nous faisons face est cela : l’offrande de la Loi à Son peuple n’était pas une imposition tragique d’un système horrible à une nation réticente, mais plutôt l’offrande glorieuse de la Loi par Dieu à Son peuple, en une occasion marquée par la splendeur et la gloire de Dieu. Le problème avec reconnaître ce fait est qu’il semble aller à l’encontre du Nouveau Testament, qui, nous croyons, parle de façon négative de la Loi, et décrit sa venue plus en termes d’une malédiction que de bénédiction. Dans le Nouveau Testament, nous trouvons des textes qui sembleraient mépriser la Loi :

« Le ministère de Moïse, au service de la Loi, dont les lettres ont été gravées sur des pierres, a conduit à la mort. Cependant, ce ministère a été glorieux, au point que les Israélites n'ont pas pu regarder Moïse en face, à cause de la gloire, pourtant passagère, dont rayonnait son visage.

   Mais alors, le ministère au service de l'Esprit ne sera-t-il pas bien plus glorieux encore? » (2 Cor. 3:7-8)

« En effet, ceux qui comptent sur leur obéissance à la Loi tombent sous le coup de la malédiction, car il est écrit: Maudit soit l'homme qui n'obéit pas continuellement à tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.

   Il est d'ailleurs évident que personne ne sera déclaré juste devant Dieu grâce à son obéissance à la Loi, puisque l'Ecriture déclare: Le juste vivra par la foi.

   Or, le régime de la Loi ne fait pas dépendre de la foi la justice de l'homme devant Dieu. Au contraire, il obéit à cet autre principe: C'est en accomplissant tous ces commandements que l'on obtient la vie. » (Gal. 3:10-12)

« A présent, vous connaissez Dieu. Bien plus: Dieu vous a reconnus comme siens. Comment se peut-il alors que vous retourniez à ces principes élémentaires sans pouvoir ni valeur, pour en devenir à nouveau les esclaves?

   Vous observez les jours spéciaux, les nouvelles lunes, certaines saisons et certaines années!

   Ah! je crains fort que toute la peine que je me suis donnée pour vous n'ait été inutile. » (Gal. 4:9-11)

« Mais si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes plus sous le régime de la Loi. » (Gal. 5:18)

« Car le péché ne sera plus votre maître puisque vous n'êtes plus sous le régime de la Loi mais sous celui de la grâce. » (Rom. 6:14)

Alors notre problème est d’essayer de réconcilier la perspective positive de la Loi que nous trouvons dans le Vieux Testament avec les connotations négatives qu’elle a dans le Nouveau. Notre approche sera de gagner une meilleure compréhension de la Loi, comme elle était vue à la fois dans les Vieux et Nouveau Testaments. Nous commencerons en considérant la Loi comme une corporation, définissant la relation entre Dieu et la nation Israël, puis comme une source privée de révélation et d’inspiration pour les saints, sur le plan individuel, du Vieux Testament. De là, nous continuerons à la perspective du Nouveau Testament de la Loi comme c’est indiqué par les attitudes et actions de notre Seigneur, ainsi que celles des apôtres.

La Loi était l’alliance corporative d’Israël avec Dieu et sa constitution en tant que nation. Maintes fois, la Loi que Dieu donna à Israël par Moïse faisait référence à une alliance (Exode 19:5 ; 24:7-8 ; 34:10, 27-28 ; Deut.4:23 ; 5:2). Les trois alliances principales du Vieux Testament étaient l’alliance avec Abraham (Gen. 12:1-3), l’alliance avec David (2 Sam.7:11-16 ; 1 Chro. 17:10-14), et l’alliance avec Moïse (ou Sinaïtique). L’alliance avec Moïse est différente des deux autres.207 C’était une alliance qui était provisoire, et qui devait être remplacée par une « nouvelle alliance » qui serait une alliance éternelle.208

« Mais des jours vont venir,
      déclare l'Eternel,
      où moi, je conclurai avec le peuple d'Israël
      et celui de Juda.
      une alliance nouvelle

   Elle ne sera pas comme celle que j'ai conclue avec leurs pères
      quand je les ai pris par la main
      pour les faire sortir d'Egypte,
      car cette alliance-là, ils l'ont rompue,
      alors que moi j'étais leur suzerain,
      l'Eternel le déclare.

   Mais voici quelle alliance
      je vais conclure avec le peuple d'Israël:
      Après ces jours,
      déclare l'Eternel,
      je placerai ma Loi au plus profond d'eux-mêmes,
      je la graverai dans leur cœur;
      moi, je serai leur Dieu,
      eux, ils seront mon peuple.

   Ils n'auront plus besoin de s'enseigner l'un l'autre,
      en répétant chacun à son compagnon ou son frère:
      Il faut que tu connaisses l'Eternel!
      Car tous me connaîtront,
      des plus petits jusqu'aux plus grands,
      l'Eternel le déclare,
      car je pardonnerai leurs fautes,
      je ne tiendrai plus compte de leur péché. » (Jérémie 31:34 ; aussi Esaie 55:3 ;61:8 ; Ézéchiel 37:26)

La Loi ne contient pas seulement les règles de Dieu, mais aussi le récit de la pitié et grâce de Dieu en sauvant et protégeant Son peuple. Chaque génération devait enseigner la bonté de Dieu à la génération suivante et chaque nouvelle génération devait approuver officiellement l’alliance pour elle-même :

« Il a fixé une règle en Jacob,
      établi une loi en Israël,
      et il a ordonné à nos ancêtres d'enseigner tout cela à leurs enfants,

   afin que la génération suivante,
      celle des enfants qui viendront à naître,
      puisse l'apprendre et se lève à son tour pour l'enseigner à ses propres enfants,

   afin qu'ils placent leur confiance en Dieu,
      qu'ils n'oublient pas les hauts faits du Dieu fort
      et qu'ils observent ses commandements, » (Ps. 78:5-7)

Donc, la seconde génération d’Israélites fut rappelée de la délivrance d’Israël du pays d’Egypte par Dieu, et du soin et de la protection de Dieu jusqu’au moment de leur entrée dans la terre promise (Deut. 1-4 ; Aussi le récit de l’exode, raconté dans le Livre d’Exode). Il était nécessaire pour cette nouvelle génération de reconnaitre officiellement l’alliance pour eux-mêmes (Deut. 5). Plus tard, quand la Loi fut égarée puis redécouverte, cette génération adopta aussi la Loi (2 Chro. 34:14). Les Israélites qui retournèrent à Jérusalem à leur retour de captivité entendirent la Loi et acceptèrent l’alliance pour eux-mêmes (Néhémie 8 et 9; Spécialement 9:38).

L’alliance avec Moïse ne fut jamais donnée comme un moyen de gagner la vertu en obéissant la Loi. L’alliance fut donnée aux Israélites après que Dieu les ait délivrés d’Egypte. La Loi ne pouvait être obéie, excepté par Sa grâce, et par les provisions faites (le système sacrificiel) pour les hommes quand ils échoueraient à se conformer à la Loi. La nouvelle alliance fut promise parce que celle d’avec Moïse ne pouvait pas être obéie par Israël (Jérémie 31:31-34). Chaque fois qu’Israël échouait en ce qui concernait la Loi, ce n’était pas une question d’enfreindre la Loi à un certain moment, mais c’était le résultat de l’incrédulité :

« L'Eternel entendit et s'emporta,
      il alluma un feu contre Jacob,
      contre Israël éclata sa colère,

   car ils n'avaient pas fait confiance à Dieu,
      ils n'avaient pas compté sur son secours. » (Ps. 78:21-22 ; aussi vs.23-33,37)

La bonne interprétation et application de la Loi peuvent être mieux déterminées par une étude des prophètes du Vieux Testament, dont le travail était de convaincre Israël d’être obéissant à la Loi. Ces prophètes persistaient à combattre l’interprétation et l’application légaliste de la Loi. Ils cherchaient toujours à se concentrer sur l’essence de la Loi, plutôt que sur les simples détails de son expression :

« Car je prends plaisir à l'amour bien plus qu'aux sacrifices,
      à la connaissance de Dieu bien plus qu'aux holocaustes.

   Mais vous, tout comme Adam, vous avez transgressé l'alliance,
      là, vous m'avez trahi. » (Osée 6:6-7)

La Loi (dans sa forme la plus large – le Pentateuque, les cinq premiers Livres de la Bible) avait pour intention d’enregistrer la fidélité de Dieu à Ses promesses et à Son peuple. Les dix commandements, avec le reste des lois de Dieu, furent donnés pour servir comme alliance entre Dieu et Son peuple, et comme constitution nationale, par laquelle la nation serait guidée et gouvernée.

La Loi fut aussi la révélation personnelle de Dieu aux saints. En plus du rôle public et corporatif de la Loi comme alliance et constitution (collective) d’Israël, la Loi avait aussi un rôle privé à jouer dans la vie des saints du Vieux Testament. Ce rôle de la Loi est facilement vu dans les Psaumes. Nous concentrerons notre attention sur deux psaumes particuliers, Psaumes 19 et 119. Remarquez le rôle crucial que la Loi a dans la vie des saints étant décrit par l’auteur dans Psaume 19:

« La Loi de Dieu est parfaite, elle nous redonne vie.
      Toutes ses affirmations sont dignes de confiance. Aux gens sans détour elle donne la sagesse.

   Justes sont ses exigences, elles font la joie du cœur;
      et ses ordres, si limpides, donnent du discernement.

   Le respect de l'Eternel est pur,
      il subsiste à tout jamais;
      les décrets de l'Eternel sont vrais, ils sont parfaitement justes.

   Ils sont bien plus désirables que beaucoup de lingots d'or,
      plus savoureux que le miel le plus doux coulant des ruches.

   Ton serviteur, Eternel, en tire instruction:
      il y trouve un grand profit. » (Ps. 19:7-11)

Permettez-moi de suggérer quelques-unes des façons particulières dont la Loi applique aux saints :

(1) La Loi était vue comme une source d’édification personnelle, par laquelle Dieu parla personnellement et individuellement aux saints : Redonnant la vie (19:8) ; Donnant sagesse aux gens simples (19:8) ; Faisant la joie du cœur (19:9) ; Donnant du discernement (19:9) ; Fournissant des conseils (119:105) ; Sauvant (119:154) ; Les condamnant de leurs péchés (119:80,126,133 ; Ps. 19:11-14).

(2) La Loi est une révélation du caractère de Dieu (Ps. 119:138,156).

(3) La Loi était une promesse de salut à venir (Ps. 119:166,174). L’auteur des Psaumes ne voyait jamais la Loi comme la norme qu’ils devaient atteindre pour être sauvés. En fait, ils regardaient le salut comme quelque chose que la Loi anticipait, mais ne produisait pas elle-même. Donc, les psaumes anticipaient le salut futur, un que la Loi elle-même n’amenait pas.

(4) La Loi était une consolation à ceux qui souffraient, mais elle n’était pas vue comme étant le moyen par lequel quelqu’un pouvait mériter des bénédictions ou éviter l’adversité (Ps. 119:67,71,75). Plutôt que de regarder la Loi comme moyen de l’empêcher de souffrir, l’auteur des Psaumes voyait la souffrance comme le moyen de Dieu pour l’amener à obéir la Loi.

(5) De la Loi, l’auteur des Psaumes apprit qu’il ne pouvait ni comprendre ni appliquer cette révélation, sans la grâce de Dieu (Ps. 119:68,73,124-125,144,169). Il comprit qu’il fallait la grâce de Dieu pour la comprendre et l’appliquer.

(6) La Loi était simple, bien que profonde. Elle ne serait pas comprise rapidement ni facilement, mais seulement en l’étudiant, en priant et par la méditation (Ps.119:114,123,147).

Les Perspectives du Nouveau Testament de la Loi

Il y a une grande continuité entre le Nouveau Testament et le Vieux en termes de leurs perspectives de la Loi. Nous concentrerons notre attention sur deux dimensions de la perspective du Nouveau Testament : Celle de notre Seigneur et celle des apôtres (principalement Paul).

Notre Seigneur et la Loi. Certains pensent que notre Seigneur dédaignait et négligeait la Loi, basé sur une erreur de jugement de deux évènements. Quand notre Seigneur fut confronté avec les scribes très arrogants et les pharisiens, qui demandaient que Jésus lapide la femme prit en état d’adultère (Jean 8:2-11), Jésus refusa de le faire. Cela est compris par certains de vouloir dire qu’Il refusa de suivre la Loi du Vieux Testament. Cependant, remarquez que Jésus ne les avait pas interdit de la lapider, mais seulement que ceux qui étaient sans péchés (purs) devraient le faire (donc, exposant leur hypocrisie). Mais notre Seigneur était pur, alors pourquoi ne l’a-t-il pas lapidée ? La raison n’est pas que Jésus soit venu pour mettre la Loi de coté, mais pour l’accomplir (Matt. 5:17). Il ferait cela en étant fidèle à toutes les demandes de la Loi, ce qui L'a prouvé être innocent et l'a aussi qualifié pour mourir pour les péchés des hommes, supportant ainsi la punition que la Loi prononçait contre tous les hommes. Cette femme qui était coupable d’adultère ne serait pas lapidée par notre Seigneur parce qu’Il était venu pour mourir à sa place. L’exigence de la Loi pour son péché (et celle de tous les hommes) serait bientôt payée sur la croix du Calvaire.

La deuxième source d’erreur de jugement est la fausse idée de l’enseignement du Sermon sur la montagne de notre Seigneur. L’expression « Vous avez appris… Eh bien moi, je vous dis… » n’est pas notre Seigneur renversant la Loi. Il ne voulait pas dire, « la Loi disait autrefois… mais maintenant je vous dis… ». Au lieu, Il corrigeait la mauvaise interprétation de la Loi, qui était cru et proclamée par les scribes et les pharisiens. « Vous avez appris » se rapportait donc à l’interprétation de la Loi par les pharisiens. « Moi, je vous dis » indiquait l’interprétation de notre Seigneur, qui en fait était l’interprétation que Dieu avait toujours voulu que les hommes comprennent.

Quand vous comparez l’interprétation de la Loi par le Seigneur dans le Sermon sur la montagne avec celui des prophètes du Vieux Testament, vous les trouverez être pratiquement identiques. A la fois les anciens prophètes et le Seigneur concentraient sur l’essence de la Loi, à la fois en la motivation et en l’application, pendant que les scribes légalistes et les pharisiens se spécialisaient dans les minuscules détails de la Loi.

« Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites! Vous vous acquittez scrupuleusement de la dîme sur la menthe, l'anis et le cumin, mais vous laissez de côté ce qu'il y a de plus important dans la Loi, c'est-à-dire la justice, la bonté et la fidélité. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste.

   Guides aveugles que vous êtes! Vous avez soin de filtrer vos boissons pour éliminer le moindre moucheron, et vous avalez le chameau tout entier.

   Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites! Vous nettoyez soigneusement l'extérieur de vos coupes et de vos assiettes, mais vous les remplissez du produit de vos vols et de ce que vos désirs incontrôlés convoitent. » (Matt. 23:23-25)

Nous avons besoin de comparer ces mots avec Michée 6:6-8, et puis de noter comment Jésus répéta les paroles d’Osée 6:6 (Matt. 9:13; 12:7) pour voir qu’il n’y a aucune contradiction entre Son interprétation de la Loi et celle des prophètes du Vieux Testament.

Réfléchissant à l’enseignement de notre Seigneur sur la Loi du Vieux Testament, je crois qu’il est sûr de dire que notre Seigneur plaça plus d’accent sur l’utilisation privée ou individuelle de la Loi que sur sa fonction corporative, comme alliance et constitution d’Israël. C’est consistant avec le fait que cette dimension de la Loi allait bientôt être abandonnée, remplacée par la nouvelle alliance. L’utilisation privée de la Loi, c’est à dire, l’usage individuel de la Loi, démontré dans les Psaumes 19 et 119, continuerait, et serait ainsi la fonction que notre Seigneur accentuerait.

Cependant, plus important, la venue de notre Seigneur sur la terre et Sa mort sacrificielle au Calvaire fut la réalisation de la promesse du Vieux Testament d’une nouvelle alliance. Ainsi, notre Seigneur institua « la communion » comme une commémoration de l’ « alliance nouvelle » qui fut accomplie quand Il versa Son sang :

« Après le repas, il fit de même pour la coupe, en disant:
   ---Ceci est la coupe de la nouvelle *alliance conclue par mon sang qui va être versé pour vous... » (Luc 22:20 ; 1 Cor. 11:25).

Notre Seigneur ne rejeta pas la Loi, mais Il la supporta, acceptant ses demandes, les réalisant complètement, puis mourant pour tous ceux qui ne pouvaient pas faire face à ses exigences. Si la Loi était diabolique, notre Seigneur ne l’aurait pas observée, ne l’aurait pas enseignée, ni ne serait-Il mort en accord avec ses demandes.

L’attitude des apôtres envers la Loi. Aucun apôtre n’est plus franc à propos de la Loi que Paul. A cause de ses déclarations négatives sur la Loi, nous manquons souvent de remarquer ses commentaires positifs. C’est Paul qui parla de la gloire avec laquelle la Loi fut donnée :

« Le ministère de Moïse, au service de la Loi, dont les lettres ont été gravées sur des pierres, a conduit à la mort. Cependant, ce ministère a été glorieux, au point que les Israélites n'ont pas pu regarder Moïse en face, à cause de la gloire, pourtant passagère, dont rayonnait son visage.

   Mais alors, le ministère au service de l'Esprit ne sera-t-il pas bien plus glorieux encore? » (2 Cor. 3:7-8)

Paul défendit aussi la Loi déclarant qu’elle était « sainte », « vertueuse », « bonne », et « spirituelle » (Romains 7:12,14). Lisant le premier chapitre de 1 Timothée, on pourrait conclure que la Loi était bonne, mais seulement en ce qui concernait ceux qui étaient méchants (1 Tim. 1:8-10). Une lecture un peu plus attentionnée nous informe que Paul non seulement s’était inclus lui-même comme un de ces gens méchants qui avaient eu besoin de la Loi dans le passé (v.13), mais qu'il se considérait toujours comme le chef de pécheurs (v. 15). Ainsi, Paul reconnut que la Loi lui était applicable, même à un saint.

Alors, que devons-nous dire de ces textes qui semblent condamner la Loi comme étant quelque chose qui est mal (au pire) et inutile (au mieux) ? Premièrement, nous devons voir que Paul parlait d’une façon négative de la Loi (l’ancienne alliance) seulement en contraste209 à la nouvelle alliance qui fut mise en place par la mort de notre Seigneur. Ainsi, dans le chapitre 3 de 2 Corinthiens, Paul contraste la gloire quand la Loi fut donnée avec la plus grande gloire associée avec le ministère de l’Esprit. Ce n’est pas un contraste entre ce qui est mal et ce qui est bon, mais plutôt entre ce qui était bon et ce qui est bien mieux. La Loi est donc vue par les apôtres comme étant ce qui était prophétique – elle annonçait les meilleures choses à venir (Colossiens 2:16-17 ; Héb. 10:1), et ce qui était provisoire et préparatoire (Galates 3 et 4).

Quand Paul parle absolument négativement de « la Loi », ce n’est pas de la Loi qui fut donnée par Dieu et correctement interprétée et appliquée, mais de la Loi quand elle fut interprétée et appliquée par les Judaïstes, qui cherchaient à la pervertir en système de vertu venant des travaux. Il est très important d’approcher chaque passage traitant avec la Loi, dans son contexte. Dans Romains chapitre 7, par exemple, le contexte est vivre la vie chrétienne. Paul montre que le corps est incapable de résister le pouvoir du péché et donc de produire la vertu. Le problème n’est pas la Loi, car elle est « sainte, juste, et bonne » (7:12). Le problème est le corps, qui est faible (vs. 18-24). La solution du problème n’est pas de se débarrasser des exigences de la Loi, mais d’accomplir la Loi en marchant avec l’Esprit. Ceux qui vivent avec l’Esprit remplissent les exigences de la Loi (Romains 8:4).

Dans le Livre de Galates, Paul combat la doctrine fausse des Judaïstes, qui insistaient que les hommes sont sauvés en se soumettant à l’alliance avec Moïse, indiquée par la circoncision. Ce n’est rien de plus que de l’hérésie, et doit être sévèrement rejetée. La « Loi » à laquelle Paul fait allusion dans Galates est donc la « Loi » interprétée et appliquée par les gens fanatiques de la légalité. Ainsi, Paul peut écrire,

« Et je l'affirme une fois encore: tout homme qui se fait circoncire est tenu d'accomplir la Loi tout entière.

   Vous qui cherchez à vous faire déclarer justes par Dieu en accomplissant la Loi, vous êtes séparés du Christ: vous n'êtes plus sous le régime de la grâce. » (Galates 5:3-4)

Dans ce contexte, la « Loi » fait allusion à la doctrine légaliste des Judaïstes.

Pour réfuter les faux enseignements des Judaïstes concernant la Loi, Paul doit, par nécessité, enseigner la bonne perspective de la Loi. Quand Paul interprète la Loi du Vieux Testament, il le fait d’une façon qui est complètement en accord avec les prophètes du Vieux Testament et notre Seigneur. La Loi, écrit Paul, était provisoire et préparatoire, et fut remplacée plus avantageusement avec la nouvelle alliance. La Loi (donnée par Dieu) n’était pas mauvaise, elle était bonne – mais la nouvelle alliance est bien meilleure. Avec cette conclusion, l’auteur d’Hébreux est d’accord (Héb. 8:1-13 ; 10:1-18). Le verdict du Christ et des apôtres est unanime, et en accord avec le point de vue de Moïse et des prophètes.

Conclusion

Nous pouvons dire avec conviction que l’offre de la Loi décrite dans le Livre d’Exode fut une occasion magnifique. La Loi était une provision gracieuse de Dieu à la nation Israël, bien que temporaire. La nouvelle alliance serait bien meilleure, mais l’ancienne alliance fut une condition préalable nécessaire et une préparation. Alors, quels sont les résultats pratiques de notre texte ? Ils peuvent être mieux vus en relation avec les différences entre la vieille alliance et la nouvelle.

La vieille alliance fut introduite dans un flamboiement de gloire. Tout Israël contempla la manifestation de la gloire et du pouvoir de Dieu quand Il descendit sur la montagne. Il y eut une sensation immédiate de la sainteté de Dieu qui saisit toute la congrégation d’Israël. Il ne fut pas difficile pour les Israélites d’apprécier la distance que Dieu garda entre Lui-même et le peuple. En fait, le peuple pressa Moïse d’intervenir et de servir d’intermédiaire entre eux et Dieu, de peur d’être près de Lui (Exode 20:18-20 ; Deut. 5:22-27). Dû aux limites établies par Dieu ou par peur de Dieu, le peuple garda ses distances.

La nouvelle alliance fut introduite assez différemment. La vielle alliance fut commencée avec une apparition publique de Dieu à Israël, exposant à tous Sa grandeur et Son pouvoir. Peu de gens profitèrent d’un contact intime avec Dieu (à savoir, Moïse, Aaron, et les anciens, Exode 24:9-18). La nouvelle alliance fut introduite par l’apparition du Seigneur Jésus Christ à Israël. Sa venue fut certainement l’opposé. Il est venu en enfant de parents pauvres, qui ne pouvaient même pas trouver une habitation convenable, alors, l’enfant est né dans une mangeoire. Sa gloire ne fut manifestée qu’à très peu de gens. A Sa naissance et au début de sa vie, quelques gens eurent un aperçu de Sa grandeur et de Son pouvoir. Plus tard, à Son baptême et à Sa transfiguration, seuls très peu de gens eurent le privilège d’être témoins de Sa gloire. A l’opposé des barrières qui gardaient les hommes loin de Dieu, sous menace de mort, la foule se pressait contre notre Seigneur et Le touchait.

Ainsi dans la première alliance, la grandeur et le pouvoir de Dieu furent manifestés à tous, mais peu de gens seulement pouvaient s’approcher. Dans la nouvelle alliance, tous ceux qui le désiraient, pouvaient s’approcher, mais seuls quelques-uns furent témoins de Sa grandeur. La première manifestation de Dieu au mont Sinaï dépeignait la merveilleuse vérité de la sainteté de Dieu, et la séparation que cela demandait. La deuxième manifestation de notre Seigneur (au mont du Calvaire) révéla la merveilleuse grâce de Dieu, par laquelle Il approcha les hommes et par laquelle nous pouvons L’approcher. Nous devons faire très attention de garder en perspective à la fois la sainteté et la grâce de Dieu. Il y en a certains qui intensifient la grâce de Dieu au point de diminuer la vérité de Sa sainteté, et de notre besoin de pureté. Il y en a d’autres (pas beaucoup) qui accentuent tant la sainteté de Dieu que les hommes désespèrent de ne jamais avoir une relation intime avec Lui. La venue de notre Seigneur a rendue possible pour les hommes d’avoir une relation intime avec le même Dieu qui fut manifesté au mont Sinaï.

Le message de l’Evangile est évident, en ce que nous voyons ici. Les barrières qui furent, de nécessité, construites pour garder les hommes éloignés de Dieu à l’offre de l’ancienne alliance ont été enlevées par l’institution de la nouvelle alliance. Le voile, qui gardait les hommes loin de la présence de Dieu, a été déchiré. La barrière de nos péchés a été détruite. C’est parce que la sainteté, que la Loi exige, fut réalisée par le Seigneur Jésus Christ, tout comme la punition de mort, que la Loi prononce contre chaque pécheur, a été portée par le même Sauveur, sur la croix du Calvaire.

Que tous ceux qui pointaient à un doux Jésus, qui refusa de jeter la première pierre à la femme prise en adultère, soient confortés par son refus de la condamner, soient rappelés qu’Il est le même Dieu qui était si sacré que les hommes étaient terrifiés rien que de l’approcher, encore plus de l’offenser au mont Sinaï. Qu’ils soient aussi avertis que ce même Seigneur Se manifestera Lui-même aux hommes sur une montagne, dans la même splendeur et avec le même super pouvoir que le même Dieu qui apparut au mont Sinaï.

« En ce jour-là, il posera ses pieds sur le mont des Oliviers, près de Jérusalem, du côté du levant. Le mont des Oliviers se fendra d'est en ouest en deux parties; une immense vallée se creusera entre les deux. Une moitié du mont reculera au nord, l'autre moitié au sud.

   Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s'étendra jusqu'à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d'Ozias, roi de Juda. Puis l'Eternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. » (Zacharie 14:4-5)

En ce jour, ceux qui faisaient confiance à Dieu se réjouiront en la présence de Dieu, mais Ses ennemis se sauveront. Le Dieu qui S’approcha de nous en Jésus Christ reviendra en splendeur et dans la gloire, pour récompenser les vertueux et pour juger les malhonnêtes. Réjouissons-nous dans la sainteté et la grâce de Dieu. Attendons avec impatience Son apparition parce que nous Lui appartenons. Et préparons-nous, comme Israël, pour Son apparition par la purification qu’Il exige, et que Son Esprit accomplit.

Un mot final sur l’application de la Loi dans les vies des Chrétiens aujourd’hui. Nous pouvons certainement voir que la norme de la Loi est valide, comme étant indiquée dans Romains 8:4. Nous devrions aussi faire attention en ce qui concerne essayer d’appliquer ces aspects de la Loi qui ont été éliminés par la nouvelle alliance. Nous ne devrions pas essayer d’appliquer la Loi à notre nation et notre gouvernement (comme une alliance et une constitution) de la façon qu’Israël fut ordonné de faire. Néanmoins, nous sommes maintenant le royaume de prêtres, ayant été donné cette tâche sainte qu’Israël fut donnée et échoua de réaliser. Nous devrions alors comprendre que la norme du royaume de prêtres de Dieu sera la même. Les moyens d’atteindre cette norme ne sont pas ceux d’efforts humains pour respecter la Loi. Cela ne le fut et ne le sera jamais. Nous ne pourrons jamais atteindre complètement cette norme, mais par Christ, elle a été atteinte. Nous ne pourrons jamais l’atteindre dans cette vie, mais puisque Christ vit en nous, nous pouvons nous attendre à des évidences de vertu parce qu’Il travaille en nous pour vouloir et faire Son bon plaisir.

L’application personnelle de la Loi, comme elle est vue dans les Psaumes 19 et 119, est encore valide et nécessaire pour le Chrétien aujourd’hui. Nous devrions donc arriver à aimer la Loi de Dieu et avoir un enchantement pour elle qui approche celui des saints de l’ancien temps. Apprenons à aimer la Loi de Dieu et de voir sa beauté, parce qu’elle est sainte, vertueuse, et bonne, et parce qu’elle a été réalisée en Christ.


201 Gispen cites others to show the importance of the revelation contained in verses 4-6: “These words were spoken out of unfathomable love, which have been considered the center and theme of the entire Pentateuch (e.g., by Rupprecht, a conservative German Old Testament scholar, and Dillmann, who calls vv. 3-6 ‘the classic pronouncement of the Old Testament concerning the nature and purpose of the theocratic covenant’).” Gispen, p. 180.

202 This was done by means of the elders (v. 7). Due to the size of the nation, the elders would be told the message by Moses, and they would then convey it to the rest of the nation.

203 The mediatorial role of Moses is evident here, for God surely did not need to be told what the people had said. Notice that in verse 8 Moses returned to convey the words of the people to God, but that were reported as spoken by Moses in verse 9b. Before Moses spoke, God informed him of His appearance in a thick cloud, an appearance which would reveal the majesty and splendor of God (v. 9a).

204 The manifestation of the majesty of God on Mt. Sinai serves, I believe, as a commentary on these words of our Lord, spoken in response to the rebuke of the Pharisees for receiving the praise of the people as He entered Jerusalem: “I tell you, if these become silent, the stones will cry out!” (Luke 19:40). Nature responds to the presence of God, even when men are ignorant of it.

205 Cf., for example, Deut. 4:10-15; 5:2-6; Psalm 18:8-16.

206 We might be caught by surprise to see priests referred to here, since the priesthood had not yet been established. Let it suffice to say that many of the things formally established by the Law given at Sinai were already existent in some form already. Sacrifice, for example, predated the inauguration of the sacrificial system of the Law. Sabbath rest (cf. Exodus 16:22-30) predated the commandment to observe the Sabbath (Exodus 20:8-11).

207 “… most Old Testament scholars link the Abrahamic and Davidic covenants on royal grant types of treaties. … But the Sinaitic covenant is placed on a different footing even though it shares much of the same substance with the Abrahamic and Davidic promises. It is not modeled on royal grant treaties, but on a vassal treaty form.” Walter C. Kaiser, Jr., Toward Old Testament Ethics (Grand Rapids: Academie Books, 1983), p. 76.

208 Cf. Ezekiel 16:60; 37:26; Isaiah 55:3; 59:21.

209 In summary form, here are some of the contrasts between the old and the new covenants: Mosaic Covenant: (1) Provisional; (2) Partial (a shadow); (3) Taken advantage of by Law (Rom. 7); (4) Prophetic/prototype; (5) Good; (6) Written on Stone; (7) Conditional; (8) Condemnation. New covenant: (1) Permanent; (2) Complete; (3) Nullifies the condemnation of Law; (4) Final, fulfilment; (5) Best; (6) Written on hearts; (7) Unconditional; (8) Justification.

Passage: 

13. Une Vue d'Ensemble des Dix Commandements (Exode 20:1-17)

Introduction

Nous savons que « toutes Ecritures est utile » (2 Timothée 3:16). Nous devrions aussi savoir que certains passages des Ecritures sont plus importants que d’autres. Certaines Ecritures servent comme clefs à la compréhension d’autres Ecritures. Par exemple, la parabole du semeur (Matthieu 13:1-23 ; Marc 4:1-25) est un indice important pour comprendre l’enseignement de notre Seigneur. Elle est la clef pour comprendre la raison de Son usage des paraboles (Marc 4:13). Elle est aussi la clef pour comprendre les différentes réponses des hommes au message de notre Seigneur.

Le Décalogue210 (les Dix Commandements) est une des clefs pour comprendre l’Ancien Testament. Cole écrit :

« … les ‘dix mots’ sont à la fois le début et le cœur de la révélation mosaïque. Autour des ‘dix mots’ il est possible de grouper la plupart des provisions du ‘livre de l’alliance’ dans les chapitres 21-23, et autour du livre de l’alliance à son tour de grouper le reste du Torah. »211

Bien que nous ne soyons pas tous d’accord sur ce point, je crois que Cole a raison dans sa conclusion que les Dix Commandements sont un résumé d’introduction de la Loi,212 le cœur de la Loi, plus longue, de Moïse qui suit dans le Pentateuque. L’essence de la Loi est soulignée pour nous en premier, puis la documentation plus détaillée dans la Loi suivra.

Je suis en principe opposé aux éditions « lettre rouge » de la Bible parce qu’elles impliquent que les paroles de Jésus sont comme plus inspirées que celles des apôtres et des prophètes. Néanmoins, je vous rappellerais que le verset 1 du chapitre 20 commence en nous informant que ces commandements ne sont pas donnés indirectement aux Israélites, mais furent parlées par Dieu directement :

« Alors Dieu prononça toutes ces paroles » (Exode 20:1)

Nous avons ainsi une de quelques-unes des déclarations en « lettres rouges » de l’Ancien Testament. Nous devons certainement sentir que quelque chose d’important a été dit, dont nous devrions tenir compte.

Dans les leçons suivantes, nous regarderons à chacun des commandements en détail, mais dans cette leçon nous allons essayer de gagner une appréciation pour les Dix Commandements dans son intégralité. Ils sont, après tout, un ensemble, et doivent être comprit individuellement en relation à l’ensemble. Nous chercherons donc à avoir une impression complète des commandements dans leur intégrité en préparation pour notre étude plus exacte de la Loi par section.

La Structure du Décalogue

Je suppose que la plupart d’entre nous avons une photo mentale des Dix Commandements, avec cinq commandements gravés sur chacune des tables. En fait, il y a de grandes différences d’opinions sur ce sujet.213 Il y aurait aussi des différences à propos de la numérotation des commandements.214 Cependant, notre attention sera dirigée vers sur la structure totale des commandements.

Il a été remarqué qu’il n’y a vraiment que trois phrases positives en les versets 2-17, alors que le reste ne sont que des phrases négatives – des interdictions. Cela a amené certains à voir les commandements comme ayant trois parties.215 Vus de cette façon, les commandements pourraient être divisés comme ça: La Vénération d’Israël ( vs. 2-7) ; Le Travail d’Israël (vs. 8-11) ; Le Chemin d’Israël (vs. 12-17). Ce sont-là les grandes lignes générales qui seront couvertes dans notre étude des commandements.

Les Caractéristiques des Commandements

Considérant les Dix Commandements dans l’ensemble, il y a un nombre de caractéristiques qui doivent être remarquées.

(1) Le contenu des commandements n’est pas vraiment nouveau. Kaiser signale que bien que les commandements furent officiellement donnés ici comme étant la Loi de Dieu, le Livre de Genèse révèle le fait que ces lois formalisées étaient déjà suivies ou assumées être une norme courante :

En dépit de sa merveilleuse concision, économie de mots, et vision détaillée, il ne doit pas être pensé que le Décalogue fut inauguré et divulgué à Sinaï pour la première fois. Tous les Dix Commandements faisaient partis de la Loi que Dieu avait auparavant écrite dans les cœurs au lieu de la pierre, car tous les dix apparaissent, d’une façon ou d’une autre, dans Genèse. Ils sont :

Le premier, Genèse 35:2 : « Faites disparaître les dieux étrangers »

Le second, Genèse 31:30 : Laban à Jacob : « Pourquoi as-tu volé mes dieux? »

Le troisième, Genèse 24:3 : « et jure-moi par l'Eternel »

Le quatrième, Genèse 2:3 : « Il bénit le septième jour, il en fit un jour qui lui est réservé »

Le cinquième, Genèse 27:41 : « La mort de mon père n'est pas loin, alors je tuerai Jacob mon frère »

Le sixième, Genèse 4:9 : « Où est ton frère Abel? »

Le septième, Genèse 39:9 : « Comment commettrais-je un acte aussi abominable et pécherais-je contre Dieu? »

Le huitième, Genèse 44:4-7 : « Pourquoi avez-vous volé la coupe »

Le neuvième, Genèse 39:17-18 : « (Joseph) est venu vers moi pour se jouer de moi… Mais… s'est enfui »

Le dixième, Genèse 12:18 ; 20:3 : « Tu vas mourir, à cause de cette femme que tu as enlevée, car elle est mariée. »

Bien sûr, pas toutes ces illustrations sont claires, car le texte ne s’arrête pas pour faire la morale de la narration, mais chacune d’elles semblerait ajouter à l’ordre de la création déjà donnée dans le premier chapitre de Genèse.216

(2) Le Décalogue à la forme que des traités seigneurs-vassaux de ce jour dans l’ancien Proche-Orient. Des archéologistes ont découvert qu’il y avait certaines formes littéraires par lesquelles des traités étaient conclus entre le roi et ses sujets. Comparant le Décalogue avec ces traités du Proche-Orient révèle que la même forme de traités Seigneurs-vassaux fut utilisée dans l’alliance que Dieu avait faite avec Israël.

« … Dieu Se révèle exactement dans ces commandements moraux. Pour Israël, le « Livre de l’Alliance » est une définition des termes par lesquels Dieu, un grand monarque, accepta Israël pour Ses sujets sous un traité ‘suzerain’ … Le ‘grand roi’ annonça son identité, souligna ce qu’il avait fait pour ses éventuels vassaux, promit une protection future et sur les motifs de ça, demanda une loyauté exclusive et fixa certaines obligations pour ses sujets. Souvent des listes de malédictions et de bénédictions y sont jointes : celles-là sont aussi familières dans l’Ancien Testament.217

(3) Le Décalogue, bien que similaire en forme aux traités du Proche-Orient, est très différent dans son contenu. Il a été observé qu’il y a des similarités entre la Loi de Moïse et d’autres traités du Proche-Orient, tel que le Code d’Hammurabi. Les deux alliances sont très différentes en ce que l’alliance mosaïque est basée sur une croyance religieuse, pendant que le Code d’Hammurabi (et d’autres) ne l’est pas :

La même similarité se trouve dans leurs formes, par exemple, dans l’usage de la formule ‘si quelqu’un… alors…’ La découverte du Code d’Hammurabi a rétablit le ‘Livre de l’Alliance’, mentionné auparavant… et le Décalogue comme étant d’origine mosaïque. … Mais le Code d’Hammurabi est à un niveau inférieur au Décalogue, simplement parce que le premier n’interdit pas la convoitise (20:17). H. T. Obbink dit : Le Code d’Hammurabi tout entier ne contient pas une seule idée religieuse, pas même dans les lois concernant les prostituées du temple et la magie. Le but n’est pas d’inculquer la vertu, mais plutôt de réglementer les relations sociales. Et les lois d’Israël sont, selon Wildeboer, plus imprégnées avec l’esprit de pitié. Mais nous ne pouvons pas oublier que le Code d’Hammurabi avait pour intention d’être un document légal plutôt que religieux.218

Le Décalogue est religieux en nature, commençant avec les stipulations liées à la relation d’Israël à son Dieu, le Dieu qui l’a délivrée de son esclavage en Egypte. Chaque stipulation du début à la fin, est basée sur la relation d’Israël à son Dieu. Les codes des autres alliances du Proche-Orient sont complètement séculaires.

(4) Le Décalogue est, dans un sens, intensément personnel.

Elle (la Loi) était, en premier, intensément personnelle. Dieu parla des cieux pour que tout le peuple puisse entendre Sa voix (Deut. 4:32-34 : « Un peuple a-t-il entendu comme toi la voix de Dieu parlant au milieu du feu, sans perdre la vie? »). L’ultime motivation pour respecter la Loi était d’être comme le Seigneur – dans Sa sainteté (Lév. 20:26) et en action (Deut. 10:17-19 ; 14:1-2 ; 16:18-20). L’alliance vise à établir une relation personnelle, pas un code de conduite dans l’abstrait.219

Les étudiants du Décalogue ont observé que le « vous » dans les commandements n’est pas pluriel mais singulier. De même, l’ambiance est celle de l’exhortation. Chaque individu est donc exhorté d’entrer dans la joie de service (d’être une prêtrise sainte) en adoptant cette alliance et en obéissant aux lois qui sont contenues dedans.

(5) Le Décalogue n’est pas seulement une constitution, il est la norme de Dieu pour la culture d’Israël. Comme j’étudiais les commandements, il m’est apparu que Dieu ordonnait, jusqu'à un certain point, la culture de la nation d’Israël. Nous évaluons les hommes par leur caractère (ou au moins nous devrions). Mais quelle est la mesure d’une nation ? Je vous soumets qu’un peuple peut, jusqu'à un certain point, être jugé par sa culture. Bien que quelques aspects d’une culture soient amoraux, beaucoup ne le sont pas. En donnant le Décalogue à Israël, Dieu imposait la base morale pour leur culture.

Rappelez-vous qu’Israël venait juste d’émerger de la culture égyptienne. En tant que minorité persécutée, la culture égyptienne, à laquelle les Israélites avaient été exposés pendant 400 ans, était peut-être plus facile à ignorer une fois qu’ils étaient sortis du pays. D’un autre coté, la culture cananéenne n’était surement pas une qui devait être adoptée par le peuple de Dieu. Ainsi, Dieu donna la Loi à Israël pour dicter non seulement la conduite individuelle, mais pour établir un code communautaire de comportement, une nouvelle culture, si vous voulez.

L’importance de cela ne peut être assez exagérée. Quand Dieu sauva Israël, Il le fit pour toute la nation. La nation était composée d’individus, avec son égal de témoins corporatifs à la somme totale de dévotion de chaque Israélite. Aux temps du Nouveau Testament, Dieu sauva des individus, mais Il en a fait une partie d’une assemblée corporative, Son église. Bien qu’il y ait beaucoup de place pour des différences culturelles dans l’église (Actes 15), il y a quelques dimensions de certaines cultures qui doivent être mises de coté parce qu’elles sont incompatibles avec la moralité chrétienne. Dans un sens, l’église établit sa propre culture pour toute sa congrégation. Cela pourrait être une raison pour laquelle John R.W. Stott a titré son exposition du Sermon sur la Montagne, Christian Counter-Culture.220

(6) Les commandements sont pour la plupart négatifs. Il ne faut pas longtemps pour le lecteur d’observer qu’il y a plus de « ne.. pas » dans le Décalogue que de phrases positives. Bien que cela ne puisse pas être nier, je suggèrerais néanmoins que le ton général du texte est positif. J’en arrive à cette conclusion sur la base de plusieurs facteurs.

La raison principale pour laquelle nous nous concentrons sur les négatifs ici dans le Décalogue, est parce que nous avons une attitude négative envers la Loi. Ceux d’entres nous qui croyions que nous ne sommes pas « sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce » (Romains 6:15), n’ont pas besoin de donner à la nouvelle alliance sa bonne place en essayant de donner à l’ancienne une mauvaise réputation. La position biblique, comme j’ai proposé auparavant, est que l’ancienne alliance était bonne, mais que la nouvelle alliance est meilleure.

Je me rappelle des commentaires de R. C. Sproul à propos de la grâce qui est évidente dans la Loi de l’Ancien Testament :

« Nous ne pouvons nier que le Nouveau Testament semble réduire le nombre d’offenses capitales. En comparaison l’Ancien Testament semble être radicalement sévère. Cependant ce que nous oublions est que la liste de l’Ancien Testament représente une réduction massive des crimes capitaux de la liste originale. Le code de l’Ancien Testament représente tolérance et patience divine infinie. La loi de l’Ancien Testament en est une de grâce stupéfiante.

Grâce stupéfiante ? Je le redirais. La liste des crimes capitaux de l’Ancien Testament représente une réduction massive de la liste originale. C’est une mesure stupéfiante de grâce. Le récit de l’Ancien Testament est principalement un récit de la grâce de Dieu. »221

Comme Sproul continue à dire, originalement la norme était, « L’âme qui pèche mourra. » Adam et Eve eurent la peine de mort prononcée contre eux parce qu’ils avaient croqué le fruit interdit. Ce n’était pas un meurtre, un viol ou un kidnapping ; C’était la désobéissance à un commandement simple de Dieu. Dans notre société, cela ne serait qu’un méfait, loin d’être un crime méritant la peine de mort. Alors la Loi réduisit grandement le nombre d’offenses qui sont punies de la peine de mort. Une fois encore, nous voyons que la Loi a un coté très positif.

Chaque prohibition (chose négative) est le résultat d’une déclaration initiale positive (il y en avait trois). Comme nous voyons ci-dessus, le Décalogue peut être vu comme ayant trois déclarations positives, chacune d’entres

elles étant suivie par des prohibitions qui lui correspondent. Bien que nous soyons enclins à nous concentrer sur le fait qu’il y ait plus de négatifs que de positifs, rappelons-nous que les négatifs sont tous les conséquences logiques d’une déclaration initialement positive.

Les lois de la physique nous disent que pour chaque action il y a une réaction égale et opposée. La même chose est vraie pour la morale et le royaume spirituel. Pour chaque positif il y a un négatif correspondant. Si nous devons briller comme des spotlights dans ce monde obscur, nous devons éviter les actions diaboliques de l’obscurité. Si nous devons être purs et saints, nous devons éviter ce qui est impur. L’accent devrait être sur le positif, pas le négatif. Les négatifs ne sont nécessaires que pour produire des résultats positifs.

On pourrait se demander pourquoi il n’a pas été possible à Dieu d’avoir plus de déclarations positives que de négatives. La réponse est simple : Quand le nombre de positifs excède grandement le nombre de négatifs, il est plus facile de nommer les négatifs. Il y a quelque chose comme neuf commandements négatifs, mais ce ne sont que très peu de négatifs quand vous y pensez, spécialement quand ils sont comparés au nombre de choses positives que constitue l’obéissance aux commandements.

Permettez-moi d’essayer d’illustrer le coté positif des commandements négatifs en attirant votre attention sur les vœux qu’un homme dit pendant la cérémonie du mariage. Le futur mari promet qu’il « renoncera à toutes » et qu’il prend cette femme comme épouse. Le mari pourrait se dire, « Je ne peux pas vivre avec Betty comme épouse… Je ne peux pas vivre avec Sara comme épouse… Je ne peux pas vivre avec Paula comme épouse… » Etc., etc., etc. Pensant comme ça, le mari pourrait penser aux millions de femmes avec lesquelles il ne pourrat pas vivre comme mari et femme. Mais il ne pense pas comme ça. Au lieu de ça, le mari, qui a juste prononcé ses vœux de renoncer à toutes autres, se réjouit en cette seule vérité, qui surpasse toutes les autres : « Je peux prendre Betty (ou quel que soit le nom de sa femme) comme épouse – Alléluia ! » Ce n’est pas le nombre de « nons » comparé au nombre de « ouis », mais la valeur du oui qui a le plus d’importance. A la vue de ça, les quelques négatifs des Dix Commandements sont complètement compensés par les bénédictions positives d’avoir une relation personnelle avec Dieu et de faire parti d’une nation sacerdotale, révèlant Dieu aux hommes.

Pour garder les commandements en résumé concis, Dieu trouva plus facile de faire une liste courte de quelques interdictions (négatifs) que d’essayer d’énumérer chaque liberté positive sous le régime de la Loi. Quand Dieu plaça Adam et Eve dans le jardin d’Eden, Il aurait pu marcher avec eux dans le jardin en disant, « Ça, Adam et Eve,222 c’est un pommier Jonathan. Vous pouvez manger de ses fruits. » « Celui-là est un pommier Macintosh dont vous pouvez aussi manger. » « Et celui-là, c’est un pêcher Alberta. Vous pouvez manger ses pêches. … » Cela aurait pu durer pendant longtemps. Finalement, Dieu aurait pu dire, « Maintenant, pour celui-là, vous ne pouvez pas y toucher. Si vous mangez de ses fruits, vous mourrez. » Cette méthode aurait renforcé la liberté qu’ils avaient dans le jardin, mais ça aurait rendu le Livre de Genèse beaucoup, beaucoup plus long. Alors, pour être bref, Dieu a simplement dit, « Vous prouvez manger tant que vous voulez des fruits de tous les arbres du jardin, mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous ne mangerez pas. Si vous mangez de ses fruits, vous mourrez. » (Ma paraphrase de Genèse 2:16-17).

Satan essaya d’utiliser cette interdiction et de créer dans l’esprit d’Adam et d’Eve la suspicion que Dieu était vraiment négatif et restrictif, plutôt que généreux et gracieux. Et il peut être de même avec la Loi. Satan ne voudrait rien de mieux que d’accentuer les négatifs de la Loi pour que vous perdions de vue sa contribution positive. Ainsi, nous reconnaissons l’enseignement des négations comme faisant parti de la stratégie trompeuse satanique, dans l’espoir d’éloigner l’attention des hommes de la grâce de Dieu (1 Timothée 4:1-5).

Le Décalogue est positif parce que notre Seigneur L’a dit. Quand on lui a demandé de résumer l’essence de la Loi, notre Seigneur répondit,

« ---Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton sœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.

   C'est là le commandement le plus grand et le plus important.

   Et il y en a un second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

   Tout ce qu'enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements. » (Matt. 22:37-40).

Dans Exode 20, Dieu exprima l’essence de la Loi de l’Ancien Testament en dix déclarations de principes. Ici, notre Seigneur résuma la Loi de façon encore plus concise, exprimant son principe en deux phrases.

Si on nous demandait de capturer l’essence de la Loi en un seul mot, basée sur la reponse de notre Seigneur dans le chapitre 22 selon l’Evangile de Matthieu, que serait ce mot ? Sans aucun doute, ce mot serait aimer. La Loi peut être résumée d’une façon simple : Aime (1) Dieu ; et (2) votre prochain.

Bon, est-ce-qu’aimer est une notion positive ou négative ? Principalement, ça a une notion positive. A seconde vue, la notion est négative. La raison pour cela est que l’amour est exclusif, nous aimons quelqu’un ou quelque chose plus que quelque chose d’autre. Ainsi, aimer est positif, mais ça a des implications négatives. C’est précisément la façon dont nous devrions regarder la Loi. Elle est principalement et fondamentalement positive, bien que ce coté positif ait des implications négatives.

Finalement, le Décalogue est positif parce que Dieu avait pour intention que les demandes du Décalogue soient remplies par un Israélite – le Messie – pas la nation toute entière.

Dans le chapitre 19 d’Exode, nous apprenons que le don de la Loi fut directement lié à l’appel d’Israël pour être « un royaume de prêtres et une nation sainte » (v. 6). Israël fut appelé par Dieu dans un but bien précis : Pour révéler Dieu au monde en étant un « royaume de prêtres», et une « lumière aux nations » (Ésaïe 42:6 ; 60:1-3). Pour faire cela, Israël devait respecter la Loi de Dieu, non pas pour être sauvé, mais pour révéler le caractère de Dieu. Si Israël devait représenter Dieu, ils devaient être comme Dieu. La Loi représente la façon dont la sainteté de Dieu serait manifestée dans les vies des hommes et des femmes. Quand les Israélites négligèrent d’obéir la Loi de Dieu, ils négligèrent aussi de manifester leur Dieu aux nations.

Cela ne fut cependant pas une surprise pour Dieu. Il n'eut jamais aucunes illusions qu'Israël serait fidèle à la norme mise en place par la Loi. Après que la Loi fut donnée (pour la deuxième fois) dans Deutéronome, Dieu dit,

« Si seulement ils pouvaient garder ces mêmes dispositions à me révérer et à suivre tous les jours tous mes commandements, afin qu'eux et leurs descendants soient heureux pour toujours. » (Deut. 5:29)

Plus tard, quand le peuple promit de suivre Dieu et d’obéir Sa Loi sous l’autorité de Josué, Josué répondit,

« ---Vous ne serez pas capables de servir l'Eternel, car c'est un Dieu saint, un Dieu qui ne tolère aucun rival. Il ne tolérera ni vos révoltes ni vos péchés.

   Si vous l'abandonnez pour adorer des dieux étrangers, il se retournera contre vous pour vous faire du mal. Après vous avoir fait tant de bien, il vous consumera.

   ---Non, répondit le peuple. C'est bien l'Eternel que nous voulons adorer!

   Josué reprit:
   ---Vous êtes vous-mêmes témoins contre vous que vous avez vous-mêmes choisi l'Eternel pour l'adorer. » (Josué 24:19-22)

L’Histoire d’Israël est le récit de comment une génération après l’autre, ils échouèrent d’être fidèles à leur appel saint et selon la norme de la Loi. Nous apprenons du Nouveau Testament que Dieu savait qu’Israël échouerait et ainsi, prévit de réaliser Sa promesse à Abraham d’une autre façon. Ainsi, nous lisons,

« Mes frères, prenons un exemple de la vie ordinaire. Lorsqu'un homme a rédigé son testament en bonne et due forme, personne ne peut l'annuler ou y ajouter quoi que ce soit.

  Or, c'est à Abraham et à sa descendance que Dieu a fait ses promesses. Il n'est pas dit: «et à ses descendances», comme s'il devait y avoir plusieurs lignées pour bénéficier de ces promesses. A ta descendance ne désigne qu'une seule descendance, et c'est le Christ.

  Eh bien, je dis ceci: une alliance a été conclue par Dieu en bonne et due forme à la manière d'un testament; la Loi est survenue quatre cent trente ans plus tard: elle ne peut donc pas annuler cette alliance et réduire par là même la promesse à néant.

  En effet, si l'héritage du salut dépend de l'accomplissement de la Loi, il ne repose plus sur la promesse. Or, c'est bien par une promesse que Dieu a accordé sa faveur à Abraham. » (Galates 3:15-18)

Il n’est pas temps pour une exposition complète de ce texte. Remarquez cependant, comment Paul insiste que la promesse de Dieu, faite dans l’alliance avec Abraham, attend avec impatience sa réalisation par une personne, plutôt que par un groupe. Paul souligne que Dieu ne s’attendait jamais à ce qu’Israël soit une bénédiction pour les païens en tant que nation, par leur accomplissement de l’alliance avec Moïse. Au lieu de ça, Dieu décida d’accomplir l’alliance avec Abraham à travers une personne, le Messie d’Israël. Alors il fut que la promesse à Abraham serait réalisée. Et ainsi, par le Messie, la destinée d’Israël serait accomplie.

Nous voyons cela prouvé dans les Ecritures de l’Ancien Testament. Il y a un mixage mystérieux ou une convergence (au moins dans les temps de l’Ancien Testament) de l’identité de la société d’Israël et son identité avec le Messie. Permettez-moi de montrer une paire d’exemples de comment la destinée de société d’Israël fut réalisée à travers une seule personne, le Messie. Israël devait être « une lumière pour les nations », et pourtant dans ces passages qui parlent de cette fonction, nous avons l’impression définitive que cette fonction est la tâche d’une seule personne. Remarquez le mixage de l’individu et de la collectivité dans ces passages :

« Le peuple qui vivait dans les ténèbres
      verra briller une grande lumière:
      la lumière resplendira
      sur ceux qui habitaient le pays dominé par d'épaisses ténèbres » (Ésaïe 9:1 ; Matt. 4:12-16)

« Moi, l'Eternel, moi, je t'ai appelé dans un juste dessein
      et je te tiendrai par la main;
      je te protégerai et je t'établirai
      pour conclure une alliance avec le peuple,
      pour être la lumière des nations, » (Ésaïe 42:6 ; Luc 2:32 ; aussi Ésaïe 51:4)

« si tu donnes ton pain
      à celui qui a faim
      et si tu pourvois aux besoins de l'opprimé,
      la lumière luira pour toi au milieu des ténèbres,
      et ton obscurité se changera pour toi en clarté de midi, » (Ésaïe 58:10)

« Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière,
      car sur toi s'est levée la gloire du Seigneur.

   Voici que les ténèbres couvrent la terre
      et une nuée sombre couvre les peuples,
      mais, sur toi, l'Eternel se lèvera lui-même comme un soleil
      et l'on verra sa gloire apparaître sur toi.

   Des peuples marcheront à ta lumière,
      et des rois à cette clarté qui s'est levée sur toi.

   «Regarde autour de toi et vois:
      ils se rassemblent tous,
      ils viennent jusqu'à toi.
      Tes fils viennent de loin,
      tes filles sont portées comme des enfants sur la hanche.

   Tu le verras alors, tu brilleras de joie,
      ton cœur tressaillira et se dilatera
      car, les richesses que transportent les vaisseaux sillonnant la mer seront détournées vers tes ports.
      Les trésors des nations arriveront chez toi. » (Ésaïe 60:1-5)

Une fois, la « lumière des nations » est Israël, la nation, et pourtant le Messie est Celui qui est vu comme la « lumière du monde ». C’est spécialement clair dans la citation d’Ésaïe dans les Evangiles, faisant référence à la venue de notre Seigneur.

La même convergence de l’appel et de la destinée d’Israël avec celle de son Messie est vue dans les références au « serviteur » du Seigneur dans Ésaïe :

« Quant à toi, Israël, mon serviteur,
      Jacob, que j'ai choisi,
      et descendance d'Abraham, qui était mon ami, » (Ésaïe 41:8)

« Voici mon serviteur, que je soutiens,
      celui que j'ai choisi, qui fait toute ma joie.
      Je lui ai donné mon Esprit
      et il établira la justice pour les nations[a].

  Mais il ne criera pas,
      il n'élèvera pas la voix,
      il ne la fera pas entendre dans les rues.

  Il ne brisera pas le roseau qui se ploie
      et il n'éteindra pas la flamme qui faiblit,
      mais il établira le droit selon la vérité.

  Il ne faiblira pas,
      et il ne ploiera pas
      jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur terre,
      jusqu'à ce que les îles et les régions côtières mettent leur espoir en sa loi.» » (Ésaïe 42:1-4)

Quand on voit l’alternance entre le sens de collectivité (Israël) et de singulier (Messie) dans lequel « le serviteur » est utilisé dans la section d’Esaïe, vous pouvez comprendre pourquoi il est difficile, des fois, de discerner lequel des deux sens est le plus important. Par exemple, dans mon édition de la Bible NASB, le texte dit :

« Voici, mon serviteur
      agira en toute sagesse,
      il sera haut placé,
      très élevé, grandement exalté.

  Beaucoup ont été horrifiés
      tellement le visage de Mon peuple était défiguré
      et tant son apparence n'avait plus rien d'humain. » (Ésaïe  52:13-14)

L’expression « Mon peuple » est en italique dans le texte, indiquant qu’il avait été ajouté par les traducteurs pour augmenter le sens littéral du texte. Les éditions d’après avaient supprimé cette expression. Quelques érudits évangéliques furent grandement angoissés parce que les traducteurs suggèraient que la situation critique de la nation d’Israël était la cause du fait que beaucoup furent horrifiés. Ils insistent justement que toute la portion de ce passage (52:13 – 53:12) fait allusion au Serviteur qui souffrait, le Messie d’Israël, pas la nation elle-même. Mais quand vous voyez comment Israël (le serviteur de Dieu) était inséparablement identifié avec le Messie (le Serviteur de Dieu), la raison pour le problème est évidente, même si les traducteurs se trompaient dans leur interprétation du texte.

Dans les Evangiles, nous avons d’autres indices de la façon dont notre Seigneur, le Messie, retraça les pas d’Israël, seulement d’une façon qui accomplit parfaitement les préceptes et les desseins de Dieu, achevant ainsi pour Israël ce qu’elle, en tant que nation, échoua de faire. Israël resta quarante ans dans le désert, sans nourriture et obéissant pourtant parfaitement Dieu, au milieu de tentations sataniques intenses. Et quand notre Seigneur répondit aux tentations de Satan, Il le fit d’un passage dans le chapitre 8 de Deutéronome, qui parle des desseins de Dieu pendant les tests d’Israël. Ainsi nous ne devrions pas être surpris quand nous lisons dans l’Evangile de Matthieu :

« Joseph se leva donc et partit dans la nuit, emmenant l'enfant et sa mère pour se réfugier en Egypte.

   Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète: J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte. » (Matthieu 2:14-15 »

C’est une citation de la prophétie d’Osée, qui est une référence à l’exode de la nation d’Israël :

« Quand Israël était enfant, je l'ai aimé,
      alors j'ai appelé mon fils à sortir de l'Egypte » (Osée 11:1)

L’appel pour la nation d’Israël de sortir d’Egypte est maintenant vu comme une prophétie ou un prototype de l’appel du Messie d’Egypte. Les auteurs du Nouveau Testament virent donc la convergence de l’identité de la société d’Israël et de son identité avec le descendant d’Abraham, le Messie.

La chose importante à voir est que l’échec d’Israël de respecter la Loi fut traité par l’obéissance parfaite du Messie à la Loi. La peine de mort que la Loi prononça contre ceux qui ne respectaient pas la Loi fut exécutée sur le Messie d’Israël. La vertu que la Loi exige était la vertu du Messie. La tâche de révéler Dieu aux hommes fut complètement réalisée par le Messie.

C’est pourquoi la Loi est une si bonne nouvelle. Le plus haut la norme de la Loi est, le plus impossible il était pour les Israélites de la respecter. Mais, quand ils échouèrent, plus grand devint l’accomplissement du Messie, qui la respecta à la lettre. La bénédiction que Dieu promit à Israël et aux nations de l’alliance avec Abraham n’était pas la bénédiction qui vint de l’homme respectant la Loi, mais la bénédiction qui vint du Messie, Celui qui respectait parfaitement et réalisa la Loi. Les bénédictions qu’Israël cherchait sont celles qui peuvent être éprouvées en vivant en le Messie, par la foi. Les bénédictions que les païens furent promis sont celles qui sont offertes à ceux qui, par la foi, sont « en Christ » (le Messie). La bonne nouvelle de l’Evangile est que la pénalité que la Loi avait prescrite fut réalisée sur le Messie, qui mourut à la place du pécheur. Les bénédictions qui sont promises aux vertueux sont aussi celles qui arrivent à ceux qui sont « en Christ », et qui partage donc Sa vertu.

La Loi est une bénédiction, non pas parce qu’Israël fut capable de la respecter ou que nous pouvons aussi, mais que Christ l’ait remplie, et offrit à tous ceux qui croient en Lui, les bénédictions qu’Il a gagnées. Ma prière est que vous puissiez vous réjouir dans les exigences de la Loi, sachant que celles-ci ont été remplies, et que vous êtes « en Lui » qui les a remplies.

À à à â É é é è ê ë î ï ô dû où ç ça Ça là « » Moïse Pâque Râ Jéthro Hyksôs Madian Reouel Séphora Guerchôm « JE SUIS » la table de l’Eternel, la table du Seigneur agneau pascal Israélites la croix du Calvaire désert de Chour Myriam abîme Noël

aîné contrôlé dîme frère grâce maîtrise mâle tâche même païenne péché reçu salût sûr sûrement symptôme d'œuvres cœur sûreté prêtre

« Charges, commandments, statutes and laws » = prescriptions, mes commandements, mes préceptes et mes Lois.

Abednego = Abed-Nego ; Abimelech = Abimélek ; Abishag = Abichag ; Ahab = Achab ; Adonijah = Adoniya ; Adullam = Adoullam ; Adullamite = Adoullamite ; Ahuzzath = Ahouzath ; Ai = Aï ; Amalek = Amalec ; Amalekites = Amalecites ; Amorite = Amoréens ; Amram = Amrâm ; Anaq ; Anathoth = Anatoth ; Arpachshad = Arpakchad ; Asher = Aser ; Asenath = Asnath ; Assyrie = Assyrie ; Atad = Atad ; Azel = Atsal ;

Baal-Peor = Baal de Peor ; Balaam = Balaam ; Barak = Baraq ; Bathsheba = Bath-Chéba ; Basemath = Basmath ; Beeri = Beeri ; Beer-lahai-roi = Lachaï-Roï ; Beersheba = Beer-Chéba ; Bela = Béla ; Benaiah = Benayahou ; Ben-oni = Ben-Oni ; Bethel = Béthel ; Bethuel = Betouel ; Bethlehem = Bethléhem ; Bilhah = Bilha ; Boaz = Booz ; Buz = Bouz ;

Caïn = Caïnites ; Canaanites = Cananéens ; Chedorlaomer, king of Elam = Kedorlaomer, roi d’Elam ; Chezib = Kzib ; Christ ;

Deborah = Débora ; Dinah = Dina ; Dothan = Dotân

El-Elohe-Israël = El-Elohé-Israël ; Eliezer = Eliézer ; Eliezer of Damascus = Eliézer de Damas ; Elijah = Elie ; Elim = Elim ; Elkanah = Elqana ; Elon = Elôn ; Enaim = Enaïm ; Ephesus = Ephèse ; Ephraim = Ephraïm ; Ephrath = Ephrata ; Er = Er ; Esau = Esaü ; Isaiah = Ésaïe ; Ezra = Esdras ; Ezekiel = Ézéchiel ;

Gad = Gad ; Gaham = Gaham ; Genesis = Genèse ; Gershon = Guerchôm ; Gerar = Guérar ; Geshsemane = Gethsémané ; Gideon = Gédéon ; Gilead = Galaad; Girgashite = Guirgasiens ; God = Dieu ; Goliath = Goliath; Gomorrha = Gomorrhe ; Goshen = Gochên

Hagar = Agar ; Haggith = Haggith ; Ham = Cham ; Hammurabi = Hammurabi ; Hamor = Hamor ; Hannah = Anne ; Haran = Harân ; Havilah = Havila ; Hebron = Hébron ; City of Enoch = Hénoc ; Herod = Hérode ; Heth = Ephron ; Hirah = Hira ; Hittite = Hittites ; Hivite = le Hévien ; Horeb = Horeb ; Hosea = Osée ; Hyksos = Hyksôs ;

Ismaël ; Ishmaelite = Ismaélites ; Israël ; Issachar = Issacar ;

Jabbok = Yabboq ; Japheth = Japhet ; Jebusite = Yebousiens ; Jehoiada = Yehoyada ; Jehovah = Jéhovah ; Jeremiah = Jérémie ; Jésus ; Jethro = Jéthro ; Jezebel = Jézabel ; Joab = Joab ; Jochebed = Yokébed ; Joshua = Josué ; Jonah = Jonas ; Judah = Juda ;

Kadesh = Qadech ; Kadesh-barnea = Qadech ; Kadmonite = Qadmonéens ; Kemuel = Qemouel ; Kenite = Qéniens ; Kenizzite = Qeniziens ; Keturah = Qetoura ;  Kiriath-arba = Qiryath-Arba ;

Laban = Laban ; Leah = Léa ; Lemeck = Lémek ; Lemuel = Lemouel ; Levy = Lévi ; Lord’s Table = la table de l’Eternel ; Lot = Loth ; Luz = Louz ;

Maacah = Maaka ; Machpelah = Makpéla; Mahalath = Mahalath ; Mahanaim = Mahanaïm ; Malachi = Malachie ; Mamre = Mamré ; Manasseh = Manassé ; Marah = Mara ; Massah = Massa ; Medan = Medân ; Melchizedek = Melchisédek ; Meribah = Meriba ; Meshach = Méchak ; Micah = Michée; Midian = Madian ; Midianite = Madianite ;Migdal Eder = Migdal-Eder ; Migdol = Migdol ; Milcah = Milka ; Molech = Molok ; Mordecai = Mardochée ; MoSes = Moïse  ; Mount Moriah = Morija ; Miriam = Myriam

Nahor = Nahor ; Naphtali = Nephtali ; Nathanael = Nathanaël ; Nazareth = Nazareth ; Nebaioth = Nebayoth ; Nebuchadnezzar = Nabuchodonosor ; Negev = Néguev ; Nehemiah = Néhémie ; Niphilim = les géants ; Nineveh = Ninive ; Ninevite = Ninivites ; Noah = Noé ; Oaks of Mamre = chênes de Mamré ; ? = chêne de Moré ;

Obadiah = Abdias ; Onan = Onân;

Paddan-aram = Paddân-Aram ; Passover = la Pâque ; Perez = Pérets ; Perrizites = Phéréziens ; Pentateuch = Pentateuque ; Penuel = Péniel ; Pergamum = Pergame ; Pharisees = pharisiens ; Philip = Philippe ; Philippi = Philippes ; Philistines = Philistins ; Pi Hahioroth = Pi-Hahiroth ; Phicol = Pikol ; Pithom = Pitom ; Potiphera = Poti-Phéra ; Pouah = Poua ; feast of Purim = Fete des Pourim ;

RaamSes = Ramsès ; Rahab = Rahab ; Rebekah = Rébecca ; Red Sea = Mer des Roseaux ; Rehoboth = Rehoboth ; Rephaim = Rephaïm ; Rephidim = Rephidim ; Reuben = Ruben ; Reuel = Reouel ; Reumah = Reouma ;

Sadducees = sadducéens; Samaria = Samarie ; Sarah = Sara ; Sarai = Saraï ; Saul = Saül ; Seir = Séir ; Septuagint = Septante ; Shadrach = Chadrak ; Shechem = Sichem ; Shelah = Chéla ; Shen = Sem ; Shinar = Chinéar ; Shiphrah = Chiphra ; Shua = Choua ; Shur = Chour ; Sidon = Sidon Simeon = Siméon ; Sinai = Sinaï ; Sodom = Sodome ; Stephen = Etienne ; Succoth = Soukkoth ; Sunammite = Sunamite ;

Tahash = Tahach ; Tebah = Tébah ; Terah = Térah ; Timnah = Timna ;

Ur = Our ; Uz = Outs ; Uzzah = Ouzza ; Uzziah = Ozias ;

Yahweh = Yahvé ; Jokshan = Yoqchân ;

Zachariah = Zacharie ; Zaccheus = Zachée ; Zebulun = Zabulon ; Zaphenath-paneah = Tsaphnat-Paenéah ; Zerah = Zérah ; Zeruiah = Tserouya ; Zilpah = Zilpa ; Zimran = Zimrân ; Zipporah = Séphora ; Zoar = Tsoar

Ability = aptitude According = Selon Almighty = Tout-Puissant Although = bien que As though = comme si At the expense = au détriment Christmas = Noël Calling = vocation Cry out = implorer Deacon = diacre To deal = porter, traiter, confronter Dealings = negociations Designed = désigné à Disparagingly = negativement Either = ou Elders = responsables Emphazise = accentuer, souligner Evidence (v) = témoigner, prouver Expecting = anticipant Failing = ratant, manquant, loupant, laissant Focus = concentrer, focaliser Further(more) = de(en) plus, en outre to Further = promouvoir, encourager Gentiles = Païens Godly = Devot God’s Day = le grand Jour Gospel = l’Évangile Grasp = saisir, aggripper, accrocher greatness = excellence Hence = d’où, de là Henceforth = désormais, dorénavant However = cependant Incline = incliner, porter Enclined = être enclin, prédisposé évangélique = chrétiens Indeed = effectivement Inference = Inférence = deduction, conclusion, conséquence Insofar = pour autant que, Instead = au lieu de, a la place de, plutot Involve = implique Keep a promise = tenir une promesse Lest = de peur que Likewise = de même, pareillement, aussi, également Little wonder = Pas étonnant Mete out = infliger Most High = Très-Haut Namely = à savoir Needless = inutile Neither = ni Nevertheless, Nonetheless = néanmoins Noah = Noé Overlook = oublier, negliger Overrule = maîtriser, rejeter, dominer, gouverner Passover Lamb = l’Agneau pascal Pointing out = indiquer Pro-choice = pro-choix Prop = soutien, appui Provide = fournir, subvenir, pourvoir, assurer Rebuke = reprimander, reprocher Refer = se référer, se rapporter a, faire allusion Regardless = malgré tout Reiteration = répétition Reminded = remémoré Righteousness = droiture, vertu Saving grâce = grâce justifiante Seemingly = apparament Reader = lecteur Significance = signifiance sœur Sinfullness = culpabilite Somehow = d’une maniere ou d’une autre Somewhat = un peu Servanthood = soumission Stress = insister Surrender = abdiquer, abandonner, rendre, ceder, racheter, livrer Then = alors Thereby = ainsi Therefore = donc Though = quoique, bien que Through = par Throughout = partout Thus = ainsi Thwart : déjouer, contrarier, contrecarrer Unborn = non-né Unless = à moins, sauf Unspecified = quelconque Urge = conseiller vivement, pousser, presser Walk with God = parcous avec Dieu Whatever = quel que soit, quoi que, tout ce que, n’importe quel Whenever = chaque fois que Whether = si, soit Within = dans les limites Worship = adorer Wrong = avoir tort Yet = pourtant

A point of no return = un moment de non-retour

As a whole = dans son integralite

At face value = pour (comme) étant vrai

Funeral cave = le tombeau

I likened = j’ai comparé

In the light of = in relation to, en relation a

I urge you = je vous exhorte, conseille, recommande

In respect with = en ce qui concerne…

In point of fact = en effet

It didn’t take long = il n’a pas fallu longtemps

Keep a promise = tenir une promesse

Let alone = sans parler de…

Living hand to mouth = vivre au jour le jour, ne pas econmiser pour l’avenir

Love at first sight = coup de foudre

No matter = peu importe

No wonder = Pas étonnant

Playing in someone’s hand = jouer le jeu de quelqu’un

To point out = signaler

Rise to the occasion = saisir l’opportunité quand elle se presente.

Self-control = maîtrise de soi

Self-indulgent = qui ne se refuse de rien ; complaisant vis-a-vis de soi-meme

So called = soi-disant

Taken for granted = considéré comme allant de soi

The cupbearer and the baker = le chef des échansons et le chef des panetier


210 “In 34:28 and Deuteronomy 4:13; 10:4 it is called literally ‘the ten words’ (translated ‘Ten Commandments’), and hence the name ‘Decalogue’ (from the Greek deka = ‘ten’ and logos = ‘word’), which was apparently used first by Clemens of Alexandria, and is appropriate.” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 185.

211 R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 149.

212 There are other such summaries, as Kaiser points out: “This penchant for reducing a maze of details into a limited set of principles is not limited to the two accounts of the Decalogue in Exodus 20 and Deuteronomy 5. There are at least seven other summaries to which the Jewish community have regularly pointed. These are: the eleven principles of Psalm 15 (cf. Ps. 24:3-6); the six commands of Isaiah 33:15; the three commands of Micah 6:8; the two commands of Isaiah 56:1; and the one command of Amos 5:4; Habakkuk 2:4; and Leviticus 19:2.” Walter C. Kaiser, Jr. Toward Old Testament Ethics (Grand Rapids: Academie Books, 1983), p. 81.

213 “There is no agreement as to whether each of the two tablets contained five commandments (Philo, Josephus, Irenaeus, etc), or one four and the other six (Calvin), or one three and the other seven (Augustine). Today some are of the opinion that each of the two tablets contained all ten commandments …” Gispen, pp. 187-188.

214 “The laws are not numbered, however; therefore Roman Catholic and Lutheran communions make but one what Reformed and Greek Orthodox call the first two. In order to keep the number ten, the reformed and Greek Orthodox must divide the tenth commandment into two, making the first sentence of the tenth commandment number nine and the rest number ten.” Kaiser, p. 82. Cf. also, Cole, p. 152.

215 “There are only three positive statements in verses 2-17 of Exodus 20—all without a finite verb. … John J. Owens has suggested that these three clauses might serve as the basis for dividing up the Decalogue into three sections and govern the other seven commands. In fact, in Deuteronomy 5:6-21, the commands are connected (unlike Exodus 20:2-17) by the conjunction … (‘and’) that suggests that they are all governed by the fifth commandment. If adopted, the phrases might be rendered: (1) I being the Lord your God … [therefore observe commandments one to three]; (2) Remembering the Sabbath day … [therefore do vv. 9-11]; and (3) Honoring your father and mother … [therefore observe commandments six to ten]. It would seem appropriate, therefore, to use this outline for discussing the Decalogue: (1) Right Relations With God (vv. 2-7), (2) Right Relations With Work (vv. 8-11), and (3) Right Relations With Society (vv. 12-17).” Kaiser, p. 84.

216 Kaiser, pp. 81-82. Gispen seems to agree, when he writes, “… the archaeological discoveries support the thesis that the Ten Commandments are a restatement and clarification of the innate moral Law with which man was created (cf. Rom. 2:14-15).” Gispen, p. 186.

217 Cole, pp. 150, 153. Referring to Exodus 20:2, Cole writes, “Our new understanding of the process of covenant making in early Western Asia … has shown conclusively that such a self-proclamation is an integral part of any covenant making. Although Mendenhall’s evidence is largely from Hittite sources, no doubt the Hittites are simply reproducing what was the wider pattern throughout the whole area” (p. 153). Cole goes on to indicate that while the form is strikingly similar to the ancient Hittite suzerainty treaties, this does not mean that the content is diluted or diminished in any way, comparing the similarities in style to that of Paul’s letters with the contemporary Greek format of his day (p. 153).

218 Gispen, p. 186.

219 Kaiser, p. 77.

220 John R. W. Stott, Christian Counter-Culture (Downers Grove: InterVarsity Press, 1978).

221 R. C. Sproul, The Holiness of God (Wheaton: Tyndale House, 1985), p. 148.

222 Just to keep the record straight, God seems to have given the command regarding the forbidden fruit only to Adam, since Eve had not yet been created. It would appear that it was Adam’s responsibility to communicate this command to her.

Passage: 

14. La Vénération d’Israël (Exode 20:1-7)

Introduction

L’importance des trois premiers des Dix Commandements ne peut pas être surestimée. Leur récapitulation de notre Seigneur est donnée dans les Evangiles :

« L'un d'entre eux, un enseignant de la Loi, voulut lui tendre un piège. Il lui demanda:

   ---Maître, quel est, dans la Loi, le commandement le plus grand?

   Jésus lui répondit:
   ---Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.

   C'est là le commandement le plus grand et le plus important. » (Matthieu 22:35-38)

Si le premier, le plus important commandement de la Loi est d’aimer Dieu, et aimer Dieu est expliqué plus complètement dans les trois premiers commandements, nous traitons avec la raison même de la Loi dans cette leçon. Nous pouvons dire alors, que notre étude est cruciale parce ce que le test traite avec la priorité numéro une de l’homme – l’adoration de Dieu.

Parce que l’adoration de Dieu est principale, la fausse adoration est un des plus grands maux que l’homme peut pratiquer. Le culte des idole est un problème sérieux, et pas seulement pour les Israélites du temps de l’Ancien Testament. La dernière phrase de la première épître de Jean (1 Jean 5:21) est un avertissement contre le culte des idoles. Celui-ci est dangereux car il implique l’adoration de démons (1 Cor. 10:20 ; Deut. 32:17), et parce que nous pouvons le faire pensant qu’en fait nous adorons Dieu (Exode 32:1-6 ; 1 Rois 12:28-30).

Un des meilleurs livres écrits ces dernières années est Loving God, par Chuck Colson. Dans l’introduction de ce livre, Colson décrit sa tentative d’apprendre d’après d’autres Chrétiens ce que ca veut dire d’aimer Dieu :

« Le commandement le plus grand de tous, Jésus dit, est ‘Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée’ » J’aurai mémorisé ces mots mais je n’ai jamais vraiment pensé à ce qu’ils voulaient dire en termes pratiques ; Comment appliquer ce commandement ? Je me demandais si d’autres avaient des sentiments similaires. Alors j’ai demandé à des Chrétiens plus expérimentés comment ils aimaient Dieu.

… L’effet cumulatif de mon sondage m’a convaincu que la plupart d’entre nous, déclarés Chrétiens, ne savons pas vraiment comment aimer Dieu. Non seulement nous n’avons même pas pensé à ce que le plus grand commandement veuille dire dans notre existence au jour le jour, nous ne lui avons pas obéi.223

Cela révèle une autre raison pour laquelle notre texte est si important. Non seulement est aimer Dieu notre priorité la plus haute, mais cela en est une dont la réalisation n’est pas bien comprise. La plupart des Chrétiens bien pensants pourraient être capables de vous dire qu’aimer Dieu est le devoir le plus important de l’homme, mais ils ont des problèmes avec la question pratique de comment un tel amour est exprimé.

Il y a une autre raison pour laquelle notre texte est si important aux Chrétiens vivant dans le monde du 20ème siècle. Les avertissements que nous trouvons dans Exode (et en fait dans le Vieux Testament tout entier) concernant l’adoration d’autres dieux et d’idoles semblent être totalement sans rapport. Nous nous sentons aussi en sécurité en écoutant ces paroles que les Chrétiens quelques fois écoutent d’un évangéliste qui prêche le message de l’Evangile – qui, nous pensons, ne s’applique plus à nous.

Une telle conclusion rapide et mal-fondée, comme ça a été signalé par ceux qui avaient pensé plus attentivement à ces choses. Considérez par exemple, ces mots du crayon d’Herbert Schlossberg : « Mais n’importe qui avec une hiérarchie des valeurs a placé quelque chose à son sommet, et quoi que ce soit est le dieu qu’il sert. L’Ancien et le Nouveau Testament appellent de tels dieux, des idoles, et fournissent suffisamment de raisons pour affirmer que les systèmes qui leur donnent de la dépendance sont des systèmes religieux. »224

Le culte des idoles dans son sens large est bien comprit comme n’importe quelle substitution de ce qui est créé pour le créateur. Les gens peuvent adorer la nature, l’argent, l’homme, l’histoire ou les systèmes sociaux et politiques au lieu du Dieu qui les a tous créé. Les auteurs du Nouveau Testament, en particulier, reconnaissaient que la relation n’a pas besoin d’être explicitement une adoration d’un culte ; un homme peut placer n’importe qui ou n’importe quoi au sommet de la pyramide des valeurs, et c’est finalement ce qu’il sert. La finalité de ce service affecte profondément comment il vit. Quand la société autour de lui se détourne aussi de Dieu vers les idoles, c’est une société idolâtres et donc en route pour la destruction.225

La société occidentale, en se détournant de la foi chrétienne, s’est tournée vers d’autres choses. Ce processus est communément appelé sécularisation, mais qui transmet seulement l’aspect négatif. Ces mots impliquent le fait de se détourner de l’adoration de Dieu en ignorant le fait que quelque chose l’a remplacée. Même les athées sont normalement idolâtres, comme Niebuhr disait, parce qu’ils élèvent certains « principes de cohérence » au sens central de la vie et c’est ce qui fournit alors la concentration de l’importance pour cette vie. Le principe de cohérence de Niebuhr correspond à ce que nous faisions référence plus haut, le sommet de la hiérarchie des valeurs. Tous ces principes qui substituent pour Dieu illustrent le concept biblique de l’idole. Ce livre est en gros l’exploration des formes que ces idoles prennent dans l’Amérique de la fin du vingtième siècle… Notre raisonnement, alors, est que le culte des idoles et ses concepts associés fournissent un meilleur environnement pour nous, pour comprendre notre propre société, que de suivre d’autres alternatives.226

Dave Hunt et T. A. McMahon, dans leur dernier livre, La Séduction du Christianisme, ont un chapitre intitulé, « Le Culte des Idoles Christianisée? »227 Quelqu’un pourrait continuer indéfiniment avec les évidences que notre société est devenue fétichiste, mais nous verrons cela plus clairement en avançant dans la leçon.

Quelques Définitions Cruciales

Les prohibitions que nous allons étudier exigent une compréhension du sens de Dieu, « dieux », et « idoles ». Ces termes semblent si communs que nous pouvons penser qu’une définition de chaque n’est pas nécessaire. J’en ai conclu que c’est seulement quand ces termes sont définis que nous pouvons comprendre le sens des trois commandements que nous allons étudier.

LES DIEUX : quand la Bible parle de « les dieux », il y a plusieurs caractéristiques communes à tous. Ce sont ces caractéristiques qui nous permettent de définir les « dieux » un peu génériquement.

Premièrement, les « dieux » sont l’objet de l’adoration et du service de l’homme. « Les dieux » ont une certaine autorité et une obligation sur les hommes, que les hommes reconnaissent par leur célébration et leur service. La puissance de cette créance sur les hommes est vue par le prix que les hommes sont prêts à payer pour adorer leurs dieux. En certaines occasions, les païens effectivement offraient leurs enfants comme sacrifices aux dieux. La valeur attribuée aux dieux, dans beaucoup de cas, est donc extrêmement élevée.

Deuxièmement, les « dieux » sont des êtres super humains, possédant des pouvoirs bien plus grands que les hommes. Les pouvoirs que les dieux possèdent sont restreints dans certains aspects de la vie. Un certain Dieu peut avoir contrôle sur la fertilité, pendant qu’un autre aura contrôle sur la pluie ou la productivité agriculturale, et encore un autre aura contrôle sur la guerre (comme quand Goliath maudit David aux noms de ses dieux (1 Samuel 17:43). La plupart des dieux opèrent dans certaines limites géographiques (souvent, les frontières d’un pays ou d’un empire, Juges 10:6 ; 2 Rois 17:27-31 ; 18:33-35). Dans l’Ancien Testament, nous voyons des « dieux des montagnes » séparés des « simples dieux » (1 Rois 14:23,28).

Les dieux étaient adorés pour des raisons pratiques. Les dieux ne sont presque jamais adorés pour leur beauté intrinsèque ou leur bonté, mais pour ce qu’ils contrôlent. Les dieux hostiles, capricieux sont adorés pour apaiser leur colère et éviter le déversement de leur furie. D’autres sont adorés largement pour les pouvoirs qu’ils possèdent ainsi que pour les bénéfices qu’ils produisent. En d’autres mots, les dieux sont vus par leurs sujets comme des moyens pour arriver à leurs fins. Il n’est pas étonnant que l’adoration de faux dieux soit appelée de la « débauche » dans la Bible. La relation entre les hommes et les dieux est très semblable à la prostitution. Un prix est payé et un service est rendu, mais il n’y a certainement pas d’amour entre les deux parties.

Troisièmement, les « dieux » sont rarement adorés seuls, mais dans la pluralité. L’adoration païenne veut presque toujours dire une pluralité de dieux. Plus d’un dieu est assumé. Donc les Philistins assumèrent qu’Israël fut délivré des Egyptiens par ses dieux (pluriel, 1 Samuel 4:8), plutôt que par son Dieu (singulier). Il y a une raison plutôt évidente pour que ces païens aient besoin de plusieurs dieux. Puisque chaque Dieu était limité dans son pouvoir et sa fonction, un Dieu différent devait être servit et adoré pour chaque résultat désiré. Un Dieu de guerre doit être adoré pour recevoir une grande force militaire ; un Dieu de fertilité était cru pour produire des enfants ; etc. Alors, les païens avaient déjà tendances à rechercher un nouveau Dieu, qui pourrait produire encore plus de bénédictions (Actes 17:23). Même aujourd’hui, un peuple polythéiste (servant plusieurs dieux) va souvent joyeusement ajouter un nouveau Dieu à leur panthéon de dieux. Après tout, quel mal que ça peut faire ?

Quatrièmement, les « dieux » des religions païennes sont crées par les hommes. Il y a quelques années, n’importe quoi qui avait un tampon « fabriqué au Japon » étaient considérés comme de pâles imitations en comparaison de choses faites aux Etats-Unis. J’ai tendance à penser aux dieux des païens comme ayant un tampon « Fabriqué par les hommes », parce qu’ils furent créés par l’homme, formés à son image, définis selon les préférences et les désirs de l’homme.

En Inde, il n’est pas surprenant de voir que les dieux des gens dans les régions appartenant à des tribus sont des dieux-cobras, singes ou tigres. Dans ces régions intérieures, vous ne vous attendriez pas a trouver des tribus primitives adorant un dieu-requin par exemple. (Cependant, vous ne seriez pas surpris de trouver un peuple marin adorant un dieu-requin). Les dieux que les hommes adorent sont donc ceux qui représentent leurs espoirs et leurs craintes. Une revue brève des dieux de l’Egypte ancienne montrerait la même tendance.

La Bible révèle justement le fait que les dieux du peuple sont le produit de leur imagination et la création de leurs mains (Ésaïe 2:8 ; 17:8 ; 37:19). Les dieux des païens pourvoient à leurs désirs. Les faux dieux et les idoles sont choisis à la place du vrai Dieu, et cela par un choix d’adorer le Dieu qu’ils veulent, comme le premier chapitre de Romains nous apprend clairement.

LES IDOLES : Puisque les dieux sont des fabrications de l’homme, il n’est pas étonnant que le culte de faux dieux utilise presque toujours des idoles. Pendant qu’il y ait un nombre de termes utilisé en référence d’idoles,228 il y a certaines caractéristiques communes que toutes les idoles possèdent.

Premièrement, une idole est utilisée pour représenter un dieu particulier. Cette idole est presque toujours faite par les hommes, plus souvent portant l’image d’une partie de la création. Cela pourrait être un objet inanimé (le soleil, les étoiles, une pierre) ou une créature vivante (un taureau, un poisson, un serpent). L’idole ne représente pas nécessairement le dieu lui-même, mais peut représenter la puissance de ce dieu. Les idoles sont abusées, le plus souvent pour représenter des dieux païens (Ésaïe 42:17), mais d’autres fois elles sont utilisées pour représenter le seul vrai Dieu (Exode 32:1,4,8 ; 1 Rois 12:28).

Deuxièmement, les idoles sont souvent vues comme étant la localisation de la présence et du pouvoir d’un dieu particulier. Pendant qu’une idole puisse être initialement conçue pour être une représentation d’un Dieu, elle peut souvent arriver à être vue comme étant le Dieu lui-même. Car tous les dieux des peuples sont des idoles.

« Car tous les dieux des peuples ne sont que du néant,
      alors que l'Eternel a fait le ciel. » (1 Chro. 16:26 ; Ps. 96:5)

Donc, où que l’idole soit, le dieu est pensé être présent. Dans ce cas l’idole devient plus qu’un moyen d’adorer un dieu, elle devient l’objet du culte – le dieu lui-même (Ésaïe 42:17). Non seulement l’idole devient l’endroit de la présence du dieu, mais elle devient aussi la puissance du dieu. L’idole devient le moyen de déchaîner les pouvoirs magiques du dieu. Par sa présence et ses propres manipulations magiques, l’idole est cru être capable de produire le résultat désiré. L’idole fonctionne comme un genre de « patte de lapin ». Cela peut être vrai d’une idole d’un faux dieu autant qu’une idole du vrai Dieu. Donc, le coffre de l’alliance fut emmené à la guerre comme un instrument presque magique, qui pouvait assurer les Israélites d’une victoire militaire (1 Samuel 4:3 ; 2 Rois 18:4).

DIEU : Le Dieu d’Israël peut être mieux vu ici en contraste aux « dieux » des païens.

« Premièrement, pendant que les « dieux » des païens sont nombreux, il n’y a qu’un Dieu d’Israël. Pendant que les religions païennes sont presque toujours polythéistes (plusieurs dieux), la religion d’Israël était monothéiste (un Dieu). Dieu ne voulait pas partager Sa gloire avec d’autres. Le Livre de Genèse nous a déjà informé que Dieu est le Créateur de l’univers. Exode déclare que Dieu est le Créateur d’Israël. Il n’y a donc aucun autre dieu excepté le seul vrai Dieu d’Israël. La confession d’Israël fut donc,

« Ecoute, Israël, l'Eternel est notre Dieu, le seul Dieu. » (Deut. 6:4)229

Deuxièmement, pendant que les dieux du royaume des païens sont limités par leurs pouvoirs et leurs territoires d’activité ou d’influence, Dieu est omnipotent, et contrôle tout aspect de la vie. C’est précisément pourquoi Israël avait besoin de faire confiance à Dieu seul, alors que les païens trouvaient nécessaire de servir beaucoup de dieux. Parce que Dieu contrôle tout aspect de la vie de Son peuple, aucun autre dieu en plus de Lui n’est nécessaire.230

Troisièmement, pendant que les dieux semblent avoir besoin d’être poussés à agir, le Dieu d’Israël est un initiateur. Ce fut Dieu qui appela Abraham et fit l’alliance avec lui. De même, ce fut Lui qui agit pour libérer Israël de son esclavage en Egypte. Dieu prit même l’initiative en donnant Sa Loi à Israël. Le travail d’Israël fut d’obéir aux ordres et initiatives de Dieu. Les païens devaient pousser leurs faux dieux impuissants, sans vies à agir.

Quatrièmement, alors que la nature des dieux païens est comme celle de créatures, pouvant donc être représentée par des formes physiques (idoles), la nature du Dieu d’Israël est essentiellement spirituelle, ne pouvant être représentée par aucune forme terrestre ou céleste. Quand Dieu apparut à Israël sur la montagne, Il ne prit aucune forme, et Il ne put être représenté par aucune forme.

« L'Eternel vous a parlé du milieu du feu, vous avez entendu ses paroles, mais vous n'avez vu aucune forme; il n'y avait qu'une voix…

---Vous prendrez bien garde à vous-mêmes, car vous n'avez vu aucune forme le jour où l'Eternel vous a parlé au mont Horeb du milieu du feu.

   N'allez pas vous corrompre en vous fabriquant des idoles, des figures ou des représentations quelconques, d'après le modèle d'un homme ou d'une femme,

   ou le modèle de quelque animal vivant sur la terre, celui d'un oiseau volant dans le ciel

   ou celui d'un animal qui se meut à ras de terre ou encore d'un poisson nageant dans les eaux plus bas que la terre. » (Deut. 4:12,15-18)

Plus que ça, Dieu est l’essence de la perfection, rien crée par l’homme ne pourra jamais rendre justice à symboliser la perfection de Dieu. La création dans sa totalité réfléchit le pouvoir de Dieu ainsi que sa nature divine (Romains 1:20), mais les choses créées sont toujours inférieures au créateur. Dieu se révéla aux hommes par Sa parole (la Loi), par Son peuple (Exode 19:6), et par Ses actions (l’exode d’Egypte, et la scène fantastique au mont Sinaï), mais Sa révélation finale et complète de Lui-même serait en la personne de Son Fils (Jean 1:1-18 ; Hébreux 1:1-4). L’absence d’images visuelles révèle des multitudes sur la grandeur de notre Seigneur. L’arche, survolé par le chérubin, était vide. Rien d’autre que le Fils de Dieu ne pouvait complètement et definitivement révéler Dieu aux hommes.

Cinquièmement, alors que les dieux païens étaient vénérés pour ce qu’ils étaient pensés capables de faire, Dieu est vénéré pour Qui Il est. Le culte païen était matérialiste, la vraie adoration voit Dieu comme la grande Récompense, pas seulement comme celui qui gratifie. Satan ne pouvait concevoir aucune autre explication pour l’adoration de Job, la raison pour laquelle Dieu bénit tellement cet homme (Job 1:8-12). Alors, Dieu éprouva Job, retira ces bénédictions, pour montrer à Satan qu’Il était digne de l’adoration de l’homme, même quand Il envoyait l’adversité dans les vies de Son peuple. De nombreux Psaumes sont les louanges d’hommes qui sont dans la misère, et pourtant qui persistent à louer le Seigneur comme étant Celui Qui est toujours digne de louanges.

Comprendre les caractéristiques essentielles des « dieux » des païens, leur représentation par les moyens d’idoles, et le gouffre énorme entre ceux-ci et le Dieu d’Israël, nous aidera à comprendre les trois premiers commandements, dans lesquels ces différences doivent être appliquées.

Préface aux Dix Commandements (20:1-2)

Les versets 1 et 2 servent comme préface ou introduction à tous les Dix Commandements, mais ils ont une relation spéciale avec les trois premiers, qui sont le focus de notre étude dans cette leçon. Le verset 1 nous informe que Dieu non seulement grava les commandements sur de la pierre, mais qu’Il les dicta et qu’Israël L’entendit. Ces commandements, Dieu voulait que nous le sachions, vinrent directement de Lui.231 Leur inspiration et leur autorité sont donc aussi indiscutables que cette génération d’Israélites a entendu Dieu parler.

Le verset 2 distingue le Dieu des Israélites de tous les autres dieux qui allaient être interdits. Les actions de Dieu dans l’histoire faites pour Israël sont la base pour tout ce qu’IL allait ordonner. En premier, Dieu rappelle à Israël qu’Il est le Dieu qui a agit dans l’histoire, modifiant la course de l’histoire du monde pour remplir Sa promesse à Abraham et aux patriarches, et pour les délivrer de l’esclavage en Egypte. Aucun autre Dieu ne contrôle l’histoire. Ils, selon les paroles des prophètes, sont produits par les hommes, ils ne soutiennent pas les hommes. Deuxièmement, Dieu agit dans l’Histoire spécialement pour le bénéfice et la bénédiction d’Israël. Dieu délivra Israël, et en fit Son propre peuple.

Les mots de ce verset rappellent aux Israélites que Dieu les a séparés, les distinguant de tous les autres peuples de la terre. Ils seront donc appelés dans les commandements suivants à répondre à la relation exclusive de Dieu avec eux en l’adorant exclusivement, ignorant tous les autres dieux. Il n’est pas étonnant que la relation de mariage soit utilisée métaphoriquement entre Dieu et Son peuple choisi, Israël. Dans les deux, il y a une relation qui exclue les autres. La liberté que Dieu avait donné aux Israélites était la liberté de Le servir (Dieu 4 :23). Les demandes de ce service doivent maintenant être définies dans les commandements. Ces paroles nous rappellent aussi que le service d’Israël devait être motivé par la gratitude pour ce que Dieu avait fait.

Le Premier Commandement (Exode 20:3)

« Tu n'auras pas d'autre dieu que moi. » Avec ces mots, Dieu ordonne une relation exclusive entre Lui-même et Son peuple.232 Le commandement instruit Israël que Dieu ne permettra pas à Son peuple d’avoir d’autres dieux en plus de lui-même. La déclaration est simple et claire, mais que cela voulait-il dire pour les Israélites ? Pourquoi les Israélites auraient-ils été tentés d’avoir d’autres dieux ? Qu’est ce que cette prohibition devait empêcher ? Nos définitions préliminaires de Dieu et des « dieux » nous fournira un indice pour les réponses à ces questions. Il y a trois principales raisons pour lesquelles les Israélites furent donnés ce premier commandement :

Premièrement, l’histoire d’Israël démontre leur tendance vers les faux cultes. Les Israélites cherchaient fréquemment à servir d’autres dieux en plus de Yahvé, Qui parle dans notre texte. Rachel vola les dieux de la maison de son père quand ils s’enfuirent de sa maison (Genèse 31:19). Israël vécut 400 ans en Egypte, un pays qui avait beaucoup de dieux, et les Israélites continuèrent à essayer de les adorer (Josué 24:14 ; 1 Samuel 8:8). Ce fut pour son refus de Dieu qu’Israël fut envoyé en captivité (Ézéchiel 20).

Deuxièmement, avoir d’autres dieux veut toujours dire oublier Dieu (Josué 24:15-16,20 ; 1 Samuel 8:8). A ma connaissance Israël n’a jamais complètement voulu refuser Dieu en ayant d’autres dieux, mais a simplement voulu ajouter d’autres dieux à ceux qu’ils adoraient. L’Ancien Testament indique constamment qu’avoir n’importe quel autre dieu ou dieux constituait refuser Dieu. La relation des Israélites avec leur Dieu est comme celle d’un homme avec sa femme – c’est une relation exclusive qui n’accepte personne d’autre. Donc, se tourner vers d’autres dieux est appelé adultère dans la Bible.

Troisièmement, avoir d’autres dieux est évidence d’un manque de foi en Dieu. Voilà la raison pour laquelle avoir d’autres dieux est égal à refuser Dieu. Je crois qu’il est important que Dieu interdise le culte d’autres dieux, pas d’un autre Dieu. Ce commandement assume que plusieurs dieux seront adorés, pas seulement un. La raison provient de la théologie païenne, chaque Dieu ayant un certain pouvoir (mais restreint) dans un certain domaine. Pour être protéger de tout, les gens devaient servir beaucoup de dieux. Donc, une fois que quelqu’un venait à douter de la souveraineté de Dieu, l’addition d’autres dieux devienait nécessaire pour assurer cette personne qu’elle ne manquerait de rien et serait protégée par ses dieux. Dieu est donc oublié quand d’autres dieux sont adorés, car nous ne réalisons pas qu’Il est suffisant et digne de confiance si d’autres dieux sont nécessaires pour nous rassurer. Ce commandement suggère donc qu’une fois que nous cessons de faire confiance à Dieu dans tous les domaines de notre vie, nous avons totalement cessé de Lui faire confiance, et nous sommes tournés vers « d’autres dieux ».

Pourquoi est-ce qu’Israël serait tenté de servir d’autres dieux en plus du Seul Vrai Dieu ? Premièrement, à cause de la pression sociale de le faire. Le rapport social normal avec les Cananéens gravitait autour de divinités païennes. Les repas et les fêtes faisaient partis des cultes et des sacrifices païens. Il n’était pas étonnant que Dieu ordonne que les Israélites exterminent les Cananéens et leur interdise d’engager des rapports sociaux (sans parler sexuels) avec eux. Cela les tenterait d’engager dans des activités interdites d’adoration.

Le Deuxième Commandement (20:4-6)

« Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre.

   Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival: je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent.

   Mais j'agis avec amour jusqu'à la millième génération envers ceux qui m'aiment et qui obéissent à mes commandements. » (Exode 20:4-6)

Le premier et le second commandements sont similaires en ce qu’ils traitent avec le sujet de l’adoration d’Israël. Ils sont différents en ce que le premier commandement a des restrictions concernant l’objet du culte (Dieu seul), pendant que le second a des restrictions concernant le moyen d’adorer. Le deuxième commandement interdit l’adoration par des moyens d’ « aides visuelles », plus connus sous le nom d’idoles.233

Puisque nous avons déjà étudié les caractéristiques des idoles, gardons une définition très simple d’une idole : une idole est une représentation symbolique d’un Dieu, déterminé pour l’homme, qui représente souvent la présence et le pouvoir disponible du dieu symbolisé. Il y a plusieurs importantes raisons pour l’interdiction du culte des idoles.

Premièrement, une idole est contraire à la nature de Dieu. Dieu est invisible. Il S’est révélé aux Israélites sans aucunes formes (Deut. 4:12-19). Donc, les formes physiques sont incompatibles avec la nature de Dieu, et ne peuvent être utilisées pour Le représenter.

Deuxièmement, les idoles sont dégradantes pour Dieu, puisqu’il n’y a aucune chose qui puisse faire justice aux perfections du Créateur et le Soutien de l’univers.

Troisièmement, les idoles sont contraires à la nature de la foi. Dans la Bible, la foi est croire en ce qu’il n’est pas visible :

« La foi est une façon de posséder ce qu'on espère, c'est un moyen d'être sûr des réalités qu'on ne voit pas. » (Hébreux 11:1)234

Notre Seigneur reprocha gentiment à Thomas de ne pas croire au témoignage de Sa résurrection sans une preuve visuelle, et prononça des bénédictions sur ceux qui croiraient sans Le voir (Jean 20:29). Ce n’est pas dire qu’il n’y a pas d’évidences visibles de l’existence de Dieu et de Son caractère. Dans le chapitre 1 de Romains, Paul enseigne que ceux qui se sont tournés vers les idoles sont ceux qui ont vu en premier les témoignages de la divinité et du pouvoir de Dieu à travers Sa création (Romains 1:20).

Quatrièmement, les idoles sont contraires au but de Dieu pour l’adoration, qui est de L’adorer en la personne de Son Fils. Dans sa conversation avec la « femme près du puits », Jésus gentiment détourna l’attention de la femme des endroits spéciaux de cultes, et la concentra vers la personne qu’ils devaient adorer par l’Esprit et en vérité (Jean 4:20-24, spécialement v. 24). Dieu interdit intentionnellement l’usage des représentations imparfaites de Lui-même, ayant finalement décidé de Se révéler en le Seigneur Jésus Christ. Je crois que le but final de l’histoire est que tous les hommes se prosterneront devant et adoreront le Fils (Philippiens 2:9-11).

Les conséquences pour violer le deuxième commandement sont sévères:

« … je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. » (Exode 20:5)

Nous pourrions nous demander pourquoi c’est comme ça. Considérez les faits suivants :

(1) La nature de la pénalité est proportionnelle au sérieux de l’offense. Si les conséquences du culte des idoles sont sérieuses, nous devons donc conclure que l’offense est sérieuse.

(2) La punition décrite est le résultat d’un principe d’accusation. Nous sommes des pécheurs par vertu d’être les descendants d’Adam et d’Eve (Romains 5:12-21). Levi, par Abraham, donna une offrande à Melchisédek, et reconnut que la prêtrise de cet homme était plus grande que la sienne (Héb. 7:1-10). Le principe d’accusation veut dire que les enfants partagent les conséquences des actions de leurs pères. Appliqué au culte des idoles, ce péché est passé du père au fils. Ses conséquences viennent par le principe d’imputation.

(3) Cet avertissement signifie que de terribles conséquences pourraient être amener sur les générations futures à cause du culte des idoles. On me dit que la « pluie acide » détruit les forêts en Europe, et que même si la pollution de l’air était arrêtée instantanément et complètement, les résultats dévastateurs de la pollution passée continueraient à détruire les forêts pendant les prochaines 50 années. De façon similaire, les Israélites doivent comprendre le grand mal qu’ils pourraient amener sur leurs descendants en refusant d’obéir le second commandement.

(4) Je crois que la référence spécifique de cet avertissement est à la captivité d’Israël, comme étant le résultat de leur culte des idoles. Il y a beaucoup de passages qui lient la captivité d’Israël à leur culte des idoles et à la fausse adoration.

« L'Eternel ajouta:
   ---Les habitants des villes de Juda et de Jérusalem préparent un complot:

   ils ont commis les même fautes que leurs premiers ancêtres qui avaient refusé d'écouter mes paroles. Eux aussi, ils ont adopté d'autres dieux qu'ils ont adorés; oui, le royaume d'Israël et le royaume de Juda ont transgressé l'alliance que j'avais autrefois faite avec leurs ancêtres.

   C'est pourquoi l'Eternel vous déclare aujourd'hui: Je ferai fondre une calamité sur eux et ils ne pourront pas y échapper: lorsqu'ils m'imploreront, je ne les écouterai pas.

   Alors les habitants des villes de Juda et de Jérusalem pourront aller lancer des appels à leurs dieux auxquels ils offrent des parfums. Mais ces dieux-là ne les sauveront pas lorsqu'ils seront dans le malheur. » (Jérémie 11:9-12 ; Deut. 28:32,41)

« Mais si vous vous détournez, si vous négligez mes ordonnances et mes lois que j'ai établies pour vous, et si vous allez rendre un culte à d'autres dieux et vous prosterner devant eux,

   alors je vous arracherai de mon pays que je vous ai donné, je rejetterai loin de ma vue ce Temple que j'ai consacré pour y être présent, et je ferai en sorte que tous les peuples s'en moquent et ricanent à son sujet. » (2 Chro. 7:19-20)

Nous savons que la captivité de Juda à Babylone dura 70 ans (Jérémie 25:11-12). Assumant qu’une génération est approximativement 20 ans, les conséquences du culte des idoles d’Israël dureraient pendant 3 ou 4 générations. Les évidences semblent alors favoriser la conclusion que la punition spécifique dans le verset 5 dans le chapitre 20 d’Exode est la captivité à Babylone.

(5) La bonne nouvelle est que Dieu annule la malédiction du second commandement de l’alliance mosaïque par la promesse de la nouvelle alliance. Le prophète Jérémie prédit la venue de la nouvelle alliance, au moment où le principe d’imputation (concernant les péchés des pères) sera mis de coté :

« Et, comme j'ai veillé sur eux pour les déraciner et pour les renverser, pour les ruiner et les détruire et pour leur faire du mal, je veillerai sur eux pour construire et pour planter, l'Eternel le declare.

   En ce temps-là, on ne dira plus ce proverbe: «Les pères ont mangé des raisins verts mais ce sont les dents des enfants qui en sont abîmées.»

   Mais chacun périra pour son propre péché. C'est celui qui mangera des raisins verts qui en aura les dents abîmées.

   « Mais des jours vont venir,
      déclare l'Eternel,
      où moi, je conclurai avec le peuple d'Israël
      et celui de Juda.
      une alliance nouvelle

    Elle ne sera pas comme celle que j'ai conclue avec leurs pères
      quand je les ai pris par la main
      pour les faire sortir d'Egypte,
      car cette alliance-là, ils l'ont rompue,
      alors que moi j'étais leur suzerain,
      l'Eternel le déclare.

    Mais voici quelle alliance
      je vais conclure avec le peuple d'Israël:
      Après ces jours,
      déclare l'Eternel,
      je placerai ma Loi au plus profond d'eux-mêmes,
      je la graverai dans leur cœur;
      moi, je serai leur Dieu,
      eux, ils seront mon peuple.

    Ils n'auront plus besoin de s'enseigner l'un l'autre,
      en répétant chacun à son compagnon ou son frère:
      Il faut que tu connaisses l'Eternel!
      Car tous me connaîtront,
      des plus petits jusqu'aux plus grands,
      l'Eternel le déclare,
      car je pardonnerai leurs fautes,
      je ne tiendrai plus compte de leur péché. » (Jérémie 31:28-34)

Le principe d’imputation n’est pas seulement mis de coté (concernant les conséquences du péché), il est appliqué positivement pour que, comme les péchés des pères rendaient leurs enfants des pécheurs, maintenant la justesse de Jésus Christ rendra tous ceux qui croient en Lui, par la foi, justes. Pas étonnant que la prophétie de Jérémie puisse promettre que Dieu ne se rappellera plus des péchés d’Israël !

Le Troisième Commandement (20:7)

« Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel ton Dieu pour tromper, car l'Eternel ne laisse pas impuni celui qui utilise son nom pour tromper. » (Exode 20:7)

Si le premier commandement traite avec l’objet de notre adoration, et le second avec les moyens de notre adoration, le troisième traite avec notre adoration verbale de Dieu.235 Pour déterminer le sens de ce commandement, nous devons d’abord comprendre le sens de deux choses : Premièrement, le concept du « nom du Seigneur », et deuxièmement, le sens du terme « tromper ». Les deux expliqués par Kaiser : « Alors, qu’est ce qui est impliqué dans le « nom » du Seigneur ? Son nom inclut : (1) Sa nature, Son être, et Sa personne (Ps. 20:1 ; Luc 24:47 ; Jean 1:12 ; Apocalypse 3:4), (2) Son enseignement et Ses doctrines (Ps. 22:22 ; Jean 17:6,26), (3) Ses conseils éthiques et moraux (Mic. 4:5). »236

Le « tromper » ou « decevoir » pour lesquelles le nom du Seigneur pourrait être utilisé : (1) Pour confirmer quelque chose qui est faux et déloyal, (2) pour remplir les trous dans nos discours ou prières, (3) pour exprimer une surprise, et (4) pour utiliser ce nom sans but précis ou sans une bonne raison pour son utilisation, que ce soit en prière, dans un contexte religieux ou distraitement invoqué comme dire les grâces à table quand le cœur n’y est pas, sans gratitude. Si le nom du Seigneur est utilisé à la légère, que ferons-nous en périodes de grande détresse ? Proverbes 18:10 déclare,

« L'Eternel est comme un donjon bien fortifié:
      le juste y accourt et il y est en sécurité. »237

Contrairement à la conception populaire de ce commandement, bien plus que des jurons sont interdits. Puisque le nom de Dieu est directement lié à Son caractère, abuser Son nom reflète mal sur Son caractère. Pour illustrer cela à l’extrême, pensez à ce que cela suggèrerait si beaucoup d’Américains appelaient leurs chiens « Reagan » ou « Ronald ». L’usage commun de ce nom diminuerait la dignité du président des Etats-Unis et de sa position. Alors, de même, l’usage commun du nom de Dieu diminue la sainteté de Son caractère.

Les Israélites de l’ancien temps étaient si attentifs à éviter de violer ce commandement, qu’ils refusaient même de prononcer le nom sacré de Dieu. Beaucoup de gens aujourd’hui sont allés à l’autre extrêmité. Ils semblent croire que le plus souvent ils prononcent Son nom, le plus d’amour ils montrent à Dieu et le plus spirituel ils sont parce qu’ils le font. Ainsi, le nom du Seigneur est constamment prononcé dans les conversations de tous les jours. Cela est sans doute vu comme un témoignage de leur foi, fournissant la possibilité d’une opportunité de parler de Dieu avec des amis qui ne sont pas sauvés ou des voisins. Mais si on arrive au point où le nom du Seigneur nous sort de la bouche sans être inciter par notre esprit, alors il devient une déception et une parole qui ne veut rien dire, qui diffame le caractère de Dieu. Ce danger est résumé : « … le Troisième Commandement… interdit l’utilisation commune du nom divin pour cacher la pauvreté de pensées et de sentiments ».238

J’ai résumé ce commandement en une interdiction de « rabâcher le nom divin ». C’est l’usage que les hommes font du nom de Dieu pour sanctifier leur conversation, pour ajouter un peu de sainteté ou de piété à leur existence journalière. Le danger est qu’en associant trop Dieu avec ce qui est commun, ça a tendance à profaner le nom et le caractère du Dieu Qui est l’opposé du commun, Qui est totalement différent, mis à part, et sacré. Nous donnons souvent crédit à Dieu (qui peut être Le blâmons) pour nos décisions et nos actions. Nous disons, « le Seigneur m’a conduit à faire ci ou ça », « Dieu m’a dit que c’était la bonne décision ». Ce que cela veut vraiment dire est, « j’ai décidé de faire ça, et j’ai assumé que c’était aussi la volonté de Dieu ». Mais si notre décision était stupide, Dieu devient alors l’auteur d’une mauvaise décision, ce qui est loin d’être un témoignage favorable de Sa puissance et de Sa grandeur. Prenons soin de faire attention comment nous utilisons le nom de Dieu dans notre conversation.239

Conclusion

Nous savons que ces commandements furent donnés au pays Israël, et donc nous nous attendons à ce qu’il y ait des distinctions faites entre la façon dont ils devaient être appliqués par les Israélites et entre la façon dont nous devrions les appliquer aujourd’hui. Permettez-moi de commencer par signaler une différence dangereuse et une similarité importante entre les applications de l’Ancien Testament et celles qui se rapportent au christianisme contemporain.

La différence importante entre notre texte de l’Ancien Testament et le Nouveau Testament est que Dieu S’est maintenant révélé aux hommes en forme humaine, en la personne de Jésus Christ. Remarquez le contraste, entre ces deux passages, un de l’Ancien Testament, l’autre du Nouveau :

« L'Eternel vous a parlé du milieu du feu, vous avez entendu ses paroles, mais vous n'avez vu aucune forme; il n'y avait qu'une voix… ---Vous prendrez bien garde à vous-mêmes, car vous n'avez vu aucune forme le jour où l'Eternel vous a parlé au mont Horeb du milieu du feu.

   N'allez pas vous corrompre en vous fabriquant des idoles, des figures ou des représentations quelconques, d'après le modèle d'un homme ou d'une femme, » (Deut. 4:12, 15,16a)

« A bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes.

  Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c'est par son Fils qu'il nous a parlé. Il a fait de lui l'héritier de toutes choses et c'est aussi par lui qu'il a créé l'univers.

  Ce Fils est le rayonnement de la gloire de Dieu et l'expression parfaite de son être. Il soutient toutes choses par sa parole puissante et, après avoir accompli la purification des péchés, il siège dans les cieux à la droite du Dieu suprême. » (Héb. 1:1-3a)

La différence est que dans Sa révélation de Lui-même à Israël dans l’Ancien Testament, Dieu ne prit pas de forme physique, mais quand Il se révéla à Israël dans le Nouveau Testament, Il prit la forme d’un homme (aussi Philippiens 2:6-8), qui révéla l’invisible Dieu aux hommes en un Dieu-homme parfait. L’interdiction du culte des idoles dans l’Ancien Testament était une préparation pour la révélation parfaite de Dieu en Christ dans le Nouveau.

Un de mes amis m’a dit qu’un maitre de l’école du dimanche demanda à son fils de faire un dessin de Dieu. Le petit gamin fut absolument correct de donner au maitre une feuille blanche, car Dieu ne peut être vu et donc ne peut être dessiné. Dans le Nouveau Testament, nous pouvons faire un dessin de Dieu en faisant un dessin du Christ. Bien sûr nous n’avons pas de photos de notre Seigneur et donc le résultat est le même. La différence entre une feuille blanche et un dessin parfait illustre la différence entre l’interdiction du culte des idoles de l’Ancien Testament et la révélation du Christ dans la révélation du Nouveau Testament comme une image de Dieu.

Je dois vous dire, mes amis lecteurs, qui que vous soyez, qu’il n’y a qu’une façon pour vous d’adorer Dieu aujourd’hui, et c’est en L’adorant en la personne de Son Fils, Jésus Christ. Ceux qui essaieront d’adorer Dieu de n’importe quelle autre façon délaisseront le Seul vrai Dieu, et le seul chemin du salut. Si vous voulez adorer Dieu, vous devez adorer Christ, pas comme Celui qui était comme Dieu, mais comme Celui Qui est Dieu, qui mourut à votre place, et fut ressuscité, pour que vous puissiez être sauvé en Lui.

La similarité frappante entre les commandements de l’Ancien Testament concernant le culte et l’enseignement du culte du Nouveau Testament est cela : ils sont tous entièrement basés sur la foi. Tellement souvent nous entendons dire que la Loi est une question de travaux, et que le salut est une question de foi. Mais la seule façon que quelqu’un puisse respecter les commandements est par la foi. Obéissance à la Loi exige la foi. Pour adorer Dieu seul, on doit Lui faire totalement confiance, on doit totalement Le croire capable de subvenir et de protéger Son peuple. Pour vénérer Dieu sans images, on doit croire en Sa parole seule, sans soutiens visuels. Dans les deux Testaments, l’Ancien et le Nouveau, l’obéissance n’est possible que sur la base de la foi. Certaines choses ne changent jamais. La foi est une de ces choses-là.

Le vrai problème alors, entre les faux Dieu et le seul vrai Dieu est cela : Qui devons-nous croire ? Trouver Dieu seul digne de confiance conduit à L’adorer, Lui uniquement, et à Le servir. Trouver Dieu insuffisant et douteux est tourner vers d’autres « dieux » qui feraient ces choses que l’on pense Dieu ne peut pas faire. La question de notre temps est : « En qui ou en quoi croyons-nous vraiment » pour notre salut, pour notre sécurité, et pour nos besoins quotidiens ? Si la réponse à cette question est n’importe qui, ou n’importe quoi, autre que Dieu, nous avons identifié un faux dieu.

Dans beaucoup d’instances, nous avons plus confiance en notre argent qu’en Dieu. Tant que nous avons un compte à la Caisse d’Epargne, nous nous se sentons sécurisés. Quand il n’y a pas d’argent, nous nous inquiètons et paniquons, et faisons tout ce qui est possible pour ouvrir un compte. Le mal ici n’est pas avoir de l’argent, mais compter sur l’argent, plutôt que sur Dieu (1 Timothée 6:17). Il est possible de servir l’argent plutôt que Dieu (Matthieu 6:24).

Dans la culture américaine d’aujourd’hui, j’ai bien peur que le « Dieu » numéro un auquel nous faisons confiance est le « dieu de nos aptitudes intérieures et cachées ». En un mot, le « dieu » de culture moderne est le « dieu » de soi-même. Gloria Steineim a carrément déclaré, «  par l’an 2000, je l’espère, nous élèverons nos enfants à croire en le potentiel humain, pas en Dieu…240 Pour d’autres, notre confiance est en notre éducation ou en notre position ou en la technologie. Si nous faisons confiance en n’importe quoi d’autre, à part Dieu, nous servons un faux dieu. Nous ne pouvons faire confiance à Dieu et à l’argent, à Dieu et à la science, mais nous devons croire en Dieu seul, car Dieu ne partage Sa gloire avec personne d’autre.

Notre culture a ses idoles autant que ses « dieux ». Une idole est le symbole qui indique la présence et le pouvoir d’un dieu particulier (que ce soit le vrai Dieu ou un faux « dieu ».) Une idole nous dit, en fait, que Dieu est là. Certains font des hommes des idoles, qui accepteraient à tort l’obéissance et l’adoration des hommes (Matthieu 23:1-12). Quand ces gens sont autour de nous, nous nous sentons plus près de Dieu ou Lui plus près de nous. Une autre idole est le succès. Etant donne l’enseignement de la prospérité qui est si populaire parmi les Chrétiens aujourd’hui, la prospérité est vue comme l’évidence des bénédictions de Dieu et donc de Sa présence dans la vie de celui qui a prospéré. Ils veulent avoir les évidences extérieures de leur dévotion et de leur vertu. Une dernière idole dans l’église chrétienne est la « spiritualité » - ces évidences extérieures qui sont interprétées comme des évidences de dévotion plus grande. Dans la poursuite de la spiritualité, les hommes cherchent à être vus comme étant spirituels plus qu’ils recherchent Dieu. Cela aussi est le culte d’idoles.

Une autre idole, comme J. I. Packer241 l’a bien indiqué, est le culte de l’idole de la théologie déformée et embrouillée. La théologie nous donne un « film » de mots comme s’il venait de Dieu. Jusqu’au point que notre théologie est incorrecte, nous avons déformé Dieu par définition. Donc, que notre culte des idoles soit par un symbole en bois ou un symbole de mots (fausse théologie), ce n’en est pas moins un culte, avec toutes les conséquences qui l’accompagne.

Pris dans leur ensemble, les trois premiers commandements transmettent un message extrêmement important : la priorité de notre relation avec Dieu et notre adoration. Le fait que les trois premiers commandements traitent avec notre relation avec Dieu nous dit que c’est notre priorité la plus importante. Notre estimation de la grandeur de Dieu est proportionnelle à la mesure de notre foi. La mesure de notre estimation de la grandeur de Dieu est aussi proportionnelle à la qualité et à la quantité de notre adoration. La mesure de notre foi est la base de notre obéissance. Apprenons de ces commandements à chercher à comprendre la grandeur de notre Dieu et à vivre dans la lumière de Qui Il est.

Adorer un Dieu, c’est avoir une loyauté suprême dans sa vie à laquelle tous ses instincts, ses passions et ses caprices obéissent. Pour que, comme Luther, on puisse se tenir devant d’autres principautés et pouvoirs du monde extérieur et intérieur et refuser de s’incliner, en disant humblement et sans aucun doute, « Je ne peux rien faire d’autres », c’est à dire, « J’obéis à un pouvoir plus grand que vous tous. »242


223 Charles W. Colson, Loving God (Grand Rapids: Zondervan, 1983), pp. 15-16.

224 Herbert Schlossberg, Idols for Destruction (Nashville: Thomas Nelson Publishers, 1983), p. 5.

225 Ibid, p. 6.

226 Ibid, pp. 6-7.

227 Dave Hunt and T. A. McMahon, The Seduction of Christianity (Eugene, Oregon: Harvest House Publishers, 1985), pp. 149-169.

228 “There are fourteen Hebrew words for idols or images, but … ‘idol’ (v. 3) probably refers to ‘gods of silver or gods of gold’ (Exod. 20:23) as well as images carved from stone, wood, and those that later are made from metal.” Walter C. Kaiser, Jr., Toward Old Testament Ethics (Grand Rapids: Academie Books, 1983), p. 86.

229 This is the translation which my former professor and present fellow-elder and friend, Don Glenn, has suggested. Given the context of the heathen worship of a plurality of gods, I think this is the best translation.

230 Because of this fact, I favor the word “besides” rather than “before” in the rendering of verse 3: “You shall have no other gods besides Me” (emphasis mine). I now understand better why the books of Genesis and Exodus go into such great detail in matters such as the creation of the world and God’s dealings in Israel’s history. It is to underscore His infinite power and His concern with every detail of the lives of His people. In Deuteronomy, God’s promises of His future blessings on Israel are also very specific, covering every area of life, those for which pagans looked to many gods to care for. In the portrayal of the life of Christ in the gospels we also see our Lord’s power evidenced in a great diversity of areas, once again showing that He is all that we ever need, and that we need not place our trust elsewhere for any area of our life.

231 “In Hebrew, words is deliberately connected with the verb spoke with which the verse begins. The whole stress is that these commandments are words of revelation from God … It has well been said that the commandments are God’s nature expressed in terms of moral imperatives: and it is significant that God chose to reveal Himself so, rather than in terms of philosophical propositions.” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), pp. 151-152.

232 “This slightly unusual phrase seems also to be used of taking a second wife while the first is still alive. Such a use, of breach of an exclusive personal relationship, would help to explain the meaning here.” Ibid, p. 153.

233 “The Hebrew word …, which stands back of graven image, comes from the root meaning ‘to carve.’ Strictly and originally the word means a sculptured object. But it also became a general term for image, whether graven or molten (Isa. 30:22; 40:19; 44:10; Jer. 10:14). When used of a molten image it is always with the signification of idol …” J. Coert Rylaarsdam and J. Edgar Park, “The Book of Exodus,” The Interpreter’s Bible (New York: Abingdon, 1952), vol. 1, p. 981.

“The Hebrew word for ‘carved image’ is pesel (from the root pasal meaning to carve wood or stone. A pesel therefore is a figure made of wood or stone) sometimes a representation of Jehovah as in Judges 17:3ff.; whereas, other times it was used for figures of heathen gods (II Kings 21:7).” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 201.

There were symbols in Israel’s worship, such as the ark or the covenant, the tabernacle, and the bronze serpent, but these were not to be viewed as representing the nature of God or of being the locus of God’s presence and power. At times, Israel abused these symbols in pagan-like fashion (cf. 1 Samuel 4:3; 2 Kings 18:4).

234 As one reads through the 11th chapter of Hebrews, there is continual emphasis on that which is not seen, but which God has spoken.

235 Kaiser, p. 87.

236 Ibid, p. 88.

237 Ibid

238 Interpreter’s Bible, I, p. 983.

239 Since time will not permit a more complete discussion of this third commandment, I suggest you consider these additional comments on this text: “The third commandment covers all occasions on which the name of the Lord is used, and includes e.g., perjury (cf. Lev. 19:12), swearing, etc. Konig translates Deuteronomy 5:11 ‘with inner insincerity.’ ‘Any pronouncing of the Divine name without heartfelt sincerity is thus prohibited.’ The name is spiritual in nature; even in the absence of images, the name that the Lord has revealed as His makes it possible to have communion with Him, to name Him. That name must be used in a holy manner (cf. the first petition of the Lord’s prayer), that is, it must be kept far from that which is sinful, frivolous, or vain. ‘Name’ has a profound meaning: the revelation of that which can be known of God. … The Lord Himself guards the holiness of His name, as is indicated by the threat that accompanies this commandment.” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), p. 193.

“In later Judaism, this covered any careless or irreverent use of the name YHWH. It was pronounced only once a year by the high priest, when giving the blessing on the great day of atonement (Lv. 19:27). Originally the commandment seems to have referred to swearing a lying oath in YHWH’s name (Lv. 19:12). This seems to be the true meaning of the Hebrew. To bless or curse in the name of YHWH was permissible under the Law (Dt. 11:26); it was virtually a proclamation of His revealed will and purpose to different categories of men. To swear by His name was also allowed then, although forbidden by Christ (Mt. 5:34). Indeed, to swear by His name (and not by the name of another god) was the sign of worshipping Him (Je. 4:2) and was laudable.” Cole, p. 157.

“A deeper reason for the prohibition may be seen in the fact that God is the one living reality to Israel. That is why His name is involved in oaths, usually in the formula ‘as surely as YHWH lives’ (2 Sa. 2:27). To use such a phrase, and then to fail to perform the oath, is to call into question the reality of God’s very existence.” Ibid.

240 Gloria Steinem, “Saturday Review of Literature,” March 1973, as cited by Hunt and McMahon, p. 31.

241 J. I. Packer, Knowing God (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), pp. 38-44.

242 Interpreter’s Bible, p. 981

Passage: 

15. Ce Que Le Sabbat Veut Dire (Exode 20:8-11)

Introduction
Prenant le petit-déjeuner avec un ami cette semaine, discutant ce message, j’ai dit à Don que je ne pouvais pas imaginer comment faire un cours sur le Sabbat en moins de deux leçons. Il m’avoua qu’il se demandait comment je « remplirais » un message avec ce sujet. La raison pour laquelle tant de temps est exigé est qu’il y a beaucoup de textes dans les Ecritures qui traitent avec le Sabbat. Pour illustrer combien de matériel il y a pour couvrir tous les textes de l’Ancien Testament, dans un des livres publiés récemment sur le Sabbat,243 le chapitre traitant avec le Sabbat dans l’Ancien Testament à près de 20 pages, incluant de nombreuses notes en bas des pages. Il y a aussi dix chapitres de plus, contenant plus de 350 pages. Donc, si nous devons comprendre le Sabbat, nous devons considérer plus que ses textes de l’Ancien Testament. Si vous faites des recherches sur les termes « Sabbat », « Sabbats », et « repos » dans une concordance, vous trouverez la raison pour une étude plus détaillée sur ce sujet.
Il y a une autre raison pour laquelle le Sabbat est un sujet digne d’une étude approfondie : le Sabbat est un des dix commandements les plus importants. Il fait parti de ces commandements liés à notre relation avec et notre dévotion à Dieu. C’est aussi le commandement choisi pour être le « signe » de l’alliance mosaïque complète (Exode 31:13). Le viol de ce commandement devra résulter par la peine de mort (Exode 31:14).
Pour finir, apprendre ce que le Sabbat veut dire nous fournira une leçon de valeur pour étudier, interpréter et appliquer les Ecritures. La différence entre éducation et endoctrinement est la différence entre un processus et un produit. L’endoctrinement nous donne le produit – ce que vous devriez penser – mais il ne transmet pas le processus – comment penser. Donné cette distinction, la plupart des sermons devraient être appelés endoctrinement, pas éducation. Il n’y a rien d’intrinsèquement mal avec endoctrinement, excepté le fait que sans éducation, les élèves sont toujours dépendant des maitres, qui doivent leur dire quoi penser.
Dans mes sermons, j’ai toujours cherché à unir endoctrinement et éducation. J’essaye de communiquer le processus par lequel je suis arrivé à mon produit pour que tôt ou tard vous découvriez que vous avez gagné un bon morceau d’information, mais que vous avez aussi appris comment étudier la Bible par vous-même. Une des plus grandes récompenses que j’ai reçues en tant qu’enseignant est de voir mes auditeurs devenir des étudiants de la Parole de Dieu, pour qu’ils voient pour eux-mêmes si mes conclusions sont ou non inculquées dans le texte des Ecritures Saintes.
La partie la plus difficile des Ecritures Saintes à étudier pour la plupart des Chrétiens est l’Ancien Testament. Non seulement trouvons-nous la culture de l’ancien Proche-Orient étrange et les évènements sans rapport avec nous, mais quand nous découvrons un principe biblique nous ne sommes pas sûrs qu’il s’applique au Nouveau Testament, et s’il s’y applique, nous ne savons pas comment.
Le Quatrième Commandement nous fournit avec une excellente opportunité d’affiner notre dextérité d’interprète. Le commandement est trouvé au début du Pentateuque (les cinq Livres écrits par Moïse, les cinq premiers Livres de la Bible). Deux textes affiliés viennent avant Exode 20:8-11, mais il y a beaucoup de passages concernant le Sabbat dans le reste de l’Ancien Testament et le Nouveau. Parce que ce passage arrive si tôt dans la Bible, nous pouvons apprendre comment les auteurs de l’Ancien Testament de plus tard ont interprété et appliqué ce commandement, et comment notre Seigneur les a corrigés. Finalement, nous voyons les interprétations du Sabbat qui nous sont fournies par l’enseignement des apôtres et le Livre d’Hébreux. Nous avons le privilège de regarder au-dessus de l’épaule des prophètes, des apôtres, et même de notre Seigneur, pour apprendre d’eux la façon d’interpréter et d’appliquer les écritures de l’Ancien Testament. Cela, mes amis lecteurs, est un rare privilège, qui devrait nous rendre tous meilleurs étudiants de la Bible.
Et à moins que vous ne pensiez que tous mes commentaires ci-dessus ne sont qu’une préparation pour l’étude d’un texte sans importance (où nous apprenons une méthode, mais pas un message), je peux vous assurer que le Quatrième Commandement est très sérieux. Autour du sujet du Sabbat il y a beaucoup de différences d’opinion, dont certaines des plus fortes sont entretenues par des Chrétiens. Il y a une dénomination (que certains appellent un culte), l’Eglise Adventiste du Septième Jour, qui a choisi d’accrocher son chapeau sur ce commandement comme étant la chose la plus importante de la foi. Nous découvrirons de notre étude du Sabbat que les origines nous amèneront au moment de vérité.
Dans cette leçon, nous nous concentrerons alors sur la signification du Sabbat pour l’Ancien Testament. Nous étudierons les textes majeurs du Sabbat dans la Loi (le Pentateuque) et les Prophètes (le reste de l’Ancien Testament). Ensuite nous isolerons plusieurs principes de ces passages et explorerons leurs implications pratiques pour chacun d’entre nous. Dans la leçon suivante, nous nous tournerons vers le Nouveau Testament, où nous considérerons en premier la vue déformée du Quatrième commandement soutenues par les scribes et les pharisiens, qui étaient prêt à lapider notre Seigneur, l’accusant de violer le Sabbat. Nous considérerons la défense des actions de notre Seigneur et apprendrons l’interprétation correcte et l’application du Sabbat. Puis, nous étudierons ce que le Sabbat veut dire, enseigné par les apôtres à travers les épitres. Finalement, nous essaierons de déterminer la signification et l’application du Nouveau Testament pour le Chrétien du Nouveau Testament.
Le Sabbat dans le Pentateuque
Jusqu'à présent notre étude en a été une de la naissance de la nation d’Israël, décrite dans le Livre d’Exode. Il y a deux passages cruciaux que nous devons d’abord considérer, car non seulement ils précèdent le Quatrième Commandement, mais ils posent la fondation pour ce dernier, sur laquelle le commandement est basé. Nous devons en premier considérer le « repos du Sabbat » de Dieu dans Genèse 2:1-3, puis le « repos du Sabbat » d’Israël en ce qui concerne le ramassage de la manne dans Exode 16:22-30.
« Ainsi furent achevés le ciel et la terre avec toute l'armée de ce qu'ils contiennent.
  Au septième jour, Dieu avait achevé tout ce qu'il avait créé. Alors il se reposa en ce jour-là de toutes les œuvres qu'il avait accomplies.
  Il bénit le septième jour, il en fit un jour qui lui est réservé, car, en ce jour-là, il se reposa de toute l'œuvre de création qu'il avait accomplie. » (Genèse 2:1-3)
La contribution principale de ce texte est d’établir un précédent sur lequel des commandements futurs du Sabbat seront basés. Le précédent en est un que Dieu Lui-même établit en ce qui concerne le septième jour de la création. Le travail de la création fut complété le sixième jour. Le septième, Dieu se reposa parce qu’Il avait fini. Alors, Il bénit et sanctifia ce jour parce que c’était ce jour-là qu’Il se reposa. Ce texte attache ensemble trois évènements distincts mais liés :
· Dieu finit Son travail de créer l’univers.
· Dieu se reposa le septième jour parce que la création était finie.
· Dieu bénit et sanctifia le septième jour parce qu’Il s’était reposé.
La chose importante de remarquer est ceci : aucun ordre n’est donné dans ce texte. Le septième jour n’est même pas appelé le Sabbat. Mais le septième jour est différent et mis de coté (sanctifié) des six autres jours de la création. Il est donné une importance spéciale (bénédiction) par Dieu, basé sur le fait que c’était le jour pendant lequel Dieu s’était reposé. Tous les ordres suivants d’observer le Sabbat assument que cette sanctification du septième jour avait déjà été établie (ici, à la création) par Dieu. Donc, les Israélites ne sont pas ordonnés de sanctifier le Sabbat, mais de se conduire de telle façon à ne pas le profaner (Exode 31:14 ; Ésaïe 56:2), parce qu’il avait déjà été déclaré saint. La déclaration de la sainteté est trouvée dans le chapitre 2:1-3 de Genèse. L’action de Dieu de se reposer et puis de sanctifier le septième jour est la base pour tous les autres commandements concernants le Sabbat. Israël devait traiter le septième jour comme sacré parce que Dieu l’avait fait, et l’avait déclaré saint. Cette déclaration brève dans Genèse est pleine de signification pour l’avenir, comme notre étude révèlera plus tard.
Exode 16:22-30 
« Le sixième jour, ils en ramassèrent une quantité double, c'est-à-dire environ huit litres par personne au lieu de quatre. Les chefs de la communauté vinrent en informer Moïse,
  qui leur dit:   ---C'est bien ce que l'Eternel a ordonné. Demain, c'est un jour de repos, le sabbat qui est consacré à l'Eternel. Ce que vous avez à cuire au four, cuisez-le aujourd'hui; ce que vous avez à faire bouillir, faites-le bouillir aujourd'hui; et tout ce qui est en plus, mettez-le en réserve pour demain.
  Ils mirent donc le reste en réserve jusqu'au lendemain, comme Moïse l'avait ordonné, et il n'y eut ni mauvaise odeur ni vers.
  Moïse leur dit alors:   ---Mangez aujourd'hui ce que vous avez mis en réserve, car c'est le jour du repos en l'honneur de l'Eternel; aujourd'hui vous ne trouverez pas de manne dehors.
  Pendant six jours vous en ramasserez; mais le septième jour, le jour du sabbat, il n'y en aura pas.
  Cependant, le septième jour, il y eut des gens qui sortirent pour faire leur provision, mais ils ne trouvèrent rien.
  Alors l'Eternel dit à Moïse:   ---Jusqu'à quand refuserez-vous d'obéir à mes commandements et à mes lois?
  Considérez donc que si l'Eternel vous a donné le jour du repos, il vous donne aussi, le sixième jour, de la nourriture pour deux jours! Le septième jour, que chacun reste donc dans sa tente et que personne ne sorte de chez lui.
  Ainsi le peuple se reposa le septième jour. » (Exode 16:22-30)
Ce texte apporte des contributions importantes au développement de la doctrine du Sabbat. Premièrement, c’est la première occurrence du terme « Sabbat »244 dans la Bible. Deuxièmement, c’est la première fois dans la Bible qu’Israël est ordonné d’observer la coutume du Sabbat de n’importe quelle sorte. Ici, la coutume est spécialement liée au repos après le ramassage de la manne. Troisièmement, la manne ne devait pas être ramassée le septième jour parce que c’était un « Sabbat du Seigneur » (vs 23,26). Dans le contexte, je crois que nous voyons que c’était d’abord un « Sabbat du Seigneur », et deuxièmement, un « Sabbat des Israélites ». Dieu fit deux choses différemment pour sanctifier ce Sabbat comme quelque chose de spéciale. (1) Il causa la manne de ne pas apparaître le jour du Sabbat (v. 27). (2) Dieu empêcha la double portion de la manne ramassée le sixième jour de pourrir, comme elle faisait tous les autres jours (vs 20,24).
Il y a deux autres choses à propos de ces « instruction pour le Sabbat» à la lumière du passé d’Israël. La première est que ce commandement de ne pas ramasser la manne fut un don gracieux et positif de Dieu. Moïse dit aux Israélites que Dieu leur avait donné le Sabbat (v. 29). Il n’y avait que très peu, s’il y en avait, de jours de congé en Egypte pour les esclaves. Le don d’un jour de congé par semaine avait vraiment pour intention d’être une bénédiction, d’être reçu avec reconnaissance. La deuxième chose était qu’il établissait une semaine de sept jours. Nous pourrions assumer que ce fut toujours comme ça, que les hommes ont toujours divisé le temps comme ça, mais la recherche a prouvé que les Egyptiens suivaient une semaine de dix jours.245 Ainsi, Dieu réorganisa la conception du temps pour Israël.
A la vue du don des Dix Commandements dans le chapitre 20 d’Exode, les « instructions pour le Sabbat » d’Exode 16 sont préparatoires pour ce qui arrivera bientôt. Dieu dit aux Israélites d’observer une obéissance du Sabbat plusieurs semaines avant qu’il ne fut épelé dans les Dix Commandements (et un avec lequel la peine de mort était liée). Encore une fois, les traitements de Dieu ici préparent Son peuple pour l’avenir.246
Exode 20:8-11 :
« Pense à observer le jour du sabbat et fais-en un jour consacré à l'Eternel.
   Tu travailleras six jours pour faire tout ce que tu as à faire.
   Mais le septième jour est le jour du repos consacré à l'Eternel, ton Dieu; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi;
   car en six jours, l'Eternel a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve, mais le septième jour, il s'est reposé. C'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du sabbat et en a fait un jour qui lui est consacré. » (Exode 20:8-11)
Ce texte est la base de cette leçon. Ces séries de messages sont concentrées sur une étude du Livre d’Exode. Nous avons étudié Genèse 2 et Exode 16 en préparation pour notre passage. Nous étudierons aussi des textes plus tard, pour voir comment ils expliquent et s’étendent sur ce commandement. Ce passage dans Exode 20 est la première proclamation du Quatrième Commandement, faisant parti de l’ensemble des Dix Commandements. Il sera répété, d’une façon un peu différente dans le chapitre 5 de Deutéronome. Le commandement d’observer le sabbat qui est donné ici élabore sur les deux textes que nous avons considérés préalablement. Voyons comment ce commandement élabore sur la révélation préalable.247
Il y a six choses importantes dans ce passage sur lesquelles je voudrais attirer votre attention :
(1) Ce commandement reflète sur ce qu’il s’est passé. Le premier mot de ce commandement est « Pense ».248 Premièrement au repos de notre Seigneur le septième jour, le jour qu’Il a sanctifié et bénit dans le chapitre 2 de Genèse. Deuxièmement, on nous rappelle « le commandement du sabbat » donné à Israël dans le chapitre 16 d’Exode, qui interdisait le ramassage de la manne le jour du sabbat. Les deux textes préalables sont ainsi vus comme fondamentaux pour le Quatrième Commandement, précisé dans Exode 20.
(2) Le Quatrième Commandement n’est pas seulement une exigence d’ « observer le sabbat », mais est plus que ça, c’est l’exigence de le « consacrer à l’Eternel » (Exode 16:23 ; 20:8). Le jour du sabbat est célébré comme un jour sacré, désigné par le Seigneur (Genèse 2:1-3) et déclaré être comme tel dans Exode 16:23. Observer le sabbat veut dire bien plus que s’abstenir de travailler, cela nécessite la connaissance de la sainteté, la sanctification, de ce jour à cause de ce que Dieu a fait et dit.
(3) Le Quatrième Commandement instruit chaque Israélite à préparer et à finir son travail de la semaine avant le sabbat. La raison pour laquelle les hommes ne veulent pas arrêter ce qu’ils font est le plus souvent parce qu’ils n’ont pas fini. Le Quatrième Commandement traite avec ce problème en instruisant les Israélites de se préparer à avoir terminer ce qu’ils font par la fin du sixième jour, et être sûrs qu’ils auront fini.
(4) Le commandement ici est plus étendu que celui donné dans le chapitre 16 d’Exode. Dans ce passage, Dieu interdit précisément aux Israélites de ramasser la manne le septième jour de la semaine. Maintenant, tous les travaux sont interdits. Ce commandement est maintenant si général qu’il exigera plus d’explications. Nous sommes ainsi préparés pour la prochaine révélation que Dieu fera aux Israélites. Le nombre de ceux interdits de travailler augmente aussi dramatiquement pour inclure les serviteurs des Israélites ainsi que leurs animaux. Non seulement le repos fut garanti pour tous, mais cela constituait un arrêt complet de toute la nation, ce qui rendrait encore plus difficile de travailler pour ceux qui seraient tentés d’ignorer ce commandement.
(5) Ce commandement n’est pas donné seul, mais il est donné en relation avec les neuf autres. Nous ne pouvons pas comprendre ce commandement par lui-même, séparé des autres. Nous devrons attendre jusqu’au prochain passage pour étudier la relation du Quatrième Commandement avec les autres, dans leur ensemble. Ici, je voudrais signaler la relation du Quatrième Commandement avec les trois précédents, ceux qui se rapportent à la relation d’Israël avec son Dieu. Je crois que le Quatrième Commandement est un tribut important à la (vraie) vénération de Dieu par Israël.
(6) Dans ce commandement, verset 11, nous sommes rappelés que Dieu « a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve ». Auparavant dans les Commandements, Dieu avait interdit la vénération d’autres dieux et l’usage d’idoles et d’images. Dieu avait dit précisément,
« Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. » (Exode 20:4)
Nous voyons que les Israélites étaient tentés de faire des images de choses que Dieu avait créées, soit de choses dans les cieux, sur la terre ou dans la mer. Après avoir été interdit de faire des images en formes de créatures, Dieu fit allusion au fait qu’Il se reposa après avoir fini d’avoir tout créer dans les cieux, sur la terre, et dans la mer (Exode 20:11). Il y a t-il une importance dans la répétition de ces trois sphères ? Je le crois. Je crois que Dieu nous apprend une leçon importante à propos de vénérer : ISRAEL AURAIT TORT D’ESSAYER DE VENERER DIEU EN IMITANT CES CREATURES (INVENTANT DES IDOLES), MAIS ILS DEVAIENT VENERER DIEU EN IMITANT SES ACTIONS APRES LA CREATION – EN SE REPOSANT COMME IL L’AVAIT FAIT.
Pour résumer brièvement ce sujet, nous pourrions dire qu’Israël ne pouvait pas glorifier Dieu avec des idoles, mais devait Le vénérer en étant désœuvré. C’est une différence cruciale entre la fausse vénération et la vraie. Nous avons tort de glorifier Dieu en créant de faux dieux ; nous sommes corrects en imitant Dieu dans Sa réponse à avoir fini Sa création. Dieu est vénéré quand nous imitons Ses actions et Son caractère, non pas en servant les choses qu’Il créa.
Exode 31:12-18 
« L'Eternel parla à Moïse en ces termes:
  ---Et toi, dis ceci aux Israélites: «Surtout, observez bien mes sabbats; car c'est là un signe entre moi et vous, de génération en génération, le signe que moi, l'Eternel, je vous rends saints.
  Vous observerez donc le jour du repos, car il est saint pour vous. Celui qui le profanera devra mourir; car quiconque fera un travail quelconque ce jour-là, sera retranché de son peuple.
  On travaillera six jours, et le septième jour sera un jour de repos consacré à l'Eternel. Quiconque fera un travail le jour du sabbat devra mourir.
  Les Israélites observeront le jour du sabbat en le célébrant de génération en génération; c'est une alliance éternelle.
  Il sera un signe à perpétuité entre moi et les Israélites, car en six jours l'Eternel a fait le ciel et la terre, et le septième jour il a cessé de travailler pour reprendre son souffle.»
Quand il eut terminé de s'entretenir avec Moïse sur le mont Sinaï, l'Eternel lui remit les deux tablettes de l'acte de l'alliance; c'étaient des tablettes de pierre gravées par le doigt de Dieu. » (Exode 31:12-18)
Plusieurs nouvelles dimensions du commandement du sabbat sont données dans ce texte :
(1) Ce passage fait allusion au sabbat comme « Mes sabbats » (v. 13). Les sabbats qu’Israël doit observer appartiennent au Seigneur. Ils sont sans aucun doute liés au repos du sabbat de Dieu après la création, qui est encore une fois fait allusion dans le verset 17.
(2) L’obéissance du sabbat est étendue dans le temps, pour qu’elle devienne permanente (de génération en génération, v. 13) pour Israel.
(3) L’obéissance du sabbat est déclarée être le signe de l’alliance mosaïque entre Dieu et Son peuple choisi, Israël. L’obligation est restreinte aux Israélites (« dis ceci aux Israélites » v.13 ; « il est saint pour vous » v. 14). Le fait que ce commandement vienne virtuellement au milieu des autres commandements, liant l’obligation d’Israël à Dieu avec ses devoirs aux hommes, est conforme au modèle des traités de l’ancien Proche-Orient. Remarquez que la répétition du Quatrième Commandement est le dernier mot de Dieu quand Il a donné l’alliance mosaïque au Mont Sinaï.
(4) L’importance d’obéir ce commandement est vigoureusement accentué. Puisque l’obéissance du sabbat est le signe de l’alliance, obéir le sabbat était la promesse des Israélites d’obéir toute la Loi. Briser ce commandement était refuser toute la Loi. En conséquence, l’obéissance à ce commandement était importante. L’urgence d’obéir est accentuée avec le mot « surtout » (« Surtout, observez bien mes sabbats ») dans le verset 13. Il est même plus urgent à la vue de la peine de mort qui est prescrite pour la profanation du sabbat, dit deux fois (vs. 14,15).
(5) Le sabbat est dit être profané par qui travaillait en ce jour saint. Devons-nous dire que travailler est profaner ? Dans le sens que le travail est commun, tous les jours, la réponse est clairement oui. Ce qui est commun ou profane n’est pas nécessairement mal (après tout, Dieu travailla 6 jours pour créer les cieux et la terre), mais ce n’est pas sacré dans le sens être spécial. Ce qui est sacré est séparé, distinct, utilisé différemment. Ainsi, Dieu sépara le septième jour en se reposant, le contraire de travailler. Israël devait faire de même, pour que ce qui arrivait durant le sabbat soit différent, en quelque sorte de n’importe quel autre jour.
(6) Le but de l’obéissance du sabbat était de leur apprendre la sanctification – à savoir, leur sanctification. Dieu dit qu’Israël devait observer le sabbat indéfiniment, c’était « le signe que moi, l'Eternel, je vous rends saints » (v. 13). Tout comme Dieu avait séparé le septième jour des six autres à la création, Il avait fait de même avec Israël par Son appel divin et leur libération à l’exode. L’Israélite vertueux, qui voulait observer le sabbat de tout son cœur, méditerait sur ce que Dieu voulait qu’il fasse pour garder le sabbat saint. En le faisant, il apprendrait aussi beaucoup sur ce que cela voulait dire pour lui de se garder lui-même saint. Obéir le sabbat devint ainsi l’objet de la leçon de la sanctification.
Le Sabbat Dans d’Autres Passages du Pentateuque
Ces quatre passages nous fournissent l’enseignement plus approfondi sur le sabbat. Il y a plusieurs autres passages auxquels nous allons brièvement faire référence, signalant la contribution unique de chacune des théologies du sabbat.
Exode 34:21 : Ajoutez « même au temps du labour et de la moisson, vous vous reposerez. » - ainsi plaçant plus spécifiquement l’instruction du sabbat aux nouvelles conditions du pays.
Exode 35:2-3 : Aucun feu ne peut être allumé dans les maisons israélites le jour du sabbat. Bien que des allusions furent faites dans Exode 16, c’est clairement interdit ici. Cela empêchait les femmes d’être absorbées dans la préparation de « repas chauds ». En effet, cette clarification voulait dire « charcuterie » pour diner le jour du sabbat.
Lévitique 23:3 : Lévitique fournit les Israélites avec l’instruction concernant leur vénération qui comprenait le sabbat. Les diverses célébrations religieuses du sabbat pour lesquelles Israël se rassemblerait (assemblée) comprenaient :
(1) Une assemblée chaque sabbat (23:3).
(2) Une célébration de la Pâque (23:4-8).
(3) Une assemblée le septième mois, comportant une célébration du Jour des expiations et la fête des Cabanes (23:23-38).
Lévitique 25 et 26 : Dans Lévitique 25, Dieu ajoute que la terre doit avoir son sabbat, tout comme le peuple et les animaux. Tous les sept ans, la terre ne doit pas être travaillée comme les six autres années.
Tous les cinquante ans (7 x 7), il y avait une année de jubilé (25:8-17). La terre devra rester en friche. La propriété devra être rendue à son propriétaire originel. Puisque la terre appartient à Dieu, Il avait tout à fait le droit d’exiger ça (25:23).
Ne pas donner à la terre son repos du sabbat causerait la dispersion et la captivité d’Israël, alors la terre recevrait son repos (26:32-35).
Nombres 28:9-10 : Ici, le sacrifice du jour du sabbat est prescrit (deux agneaux mâles).
Deutéronome 5:12-15 :
« Observe le jour du sabbat et fais-en un jour consacré à l'Eternel, comme l'Eternel ton Dieu te l'a commandé.
   Tu travailleras pendant six jours et tu feras tout ce que tu as à faire.
   Mais le septième jour est le jour du repos consacré à l'Eternel ton Dieu; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni tout ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.
   Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l'Eternel ton Dieu t'a tiré de là en intervenant avec puissance; c'est pourquoi l'Eternel ton Dieu t'a demandé d'observer le jour du sabbat. » (Deut. 5:12-15)
Essentiellement, ce passage est une répétition des Dix Commandements, dit par Moïse au moment où Israël allait entrer dans le pays de Canaan. Il y a cependant quelques différences entre ce texte et celui d’Exode 20:8-11. Celles-ci sont :
(1) Cette fois, le commandement commence avec le mot « observe » plutôt que « pense ».
(2) « Bœuf » et « âne » sont ajoutés aux animaux qui ne pouvaient pas travailler le jour du sabbat.
(3) La phrase, « afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi », est ajoutée.
(4) La base pour observer le sabbat est différente. Dans Exode, la base pour le sabbat était la création-repos du seigneur. Dans Deutéronome, c’est l’esclavage d’Israël et sa délivrance d’Egypte. Dans Exode, le focus est sur la création, pendant que dans Deutéronome il est sur la rédemption. Dans le premier don du Quatrième Commandement, Israël est instruit d’imiter Dieu dans Son repos ; Dans le second, Israël doit imiter Dieu dans Sa rédemption, dans Sa compassion des opprimés. Ainsi, tout comme ils furent donnés le repos de leur esclavage, les Israélites doivent donne du repos à leurs esclaves.249
Le Sabbat Dans Les Prophètes
Le reste de l’Ancien Testament (que j’appelle les « prophètes ») a quelques idées importantes pour nous en ce qui concerne l’obéissance du sabbat.
Psaume 92 : Psaume 92, sous-titré « Un Psaume à Chanter le Jour du Sabbat » en est un que nous chantons souvent. A ce moment, nous soulignerons simplement que ce psaume est suggestif du genre d’activités de vénération qui sont appropriées le jour du sabbat.
Ésaïe 56:1-8 : Dans le chapitre 56 d’Esaïe, le prophète s’étend sur les bénédictions qui viendront sur ceux qui observent le sabbat, « en esprit et en vérité » (nous pourrions paraphraser). Plusieurs nouvelles amplifications sont trouvées ici en ce qui concerne le sabbat :
(1) Observer le sabbat n’est pas seulement un rituel externe, il doit être accompagné par vertu et justice.
(2) Les bénédictions sont promises à deux groupes distincts, qui ont pu être considérés inéligibles. L’étranger (vs. 3, 6-8) et l’eunuque (vs. 3-5) qui observent le sabbat sont promis ces bénédictions qui sont plus importantes et plus encourageantes pour eux. L’eunuque n’aura pas besoin d’avoir des enfants pour continuer la lignée de son nom car Dieu lui donnera un nom éternel (vs. 4-5). L’étranger ne sera plus un étranger, mais sera joint avec Dieu et Son peuple (vs. 6-8). Quel grand réconfort les païens trouvent ici !
Ésaïe 58:13-14 : Il semblerait qu’observer le sabbat soit devenu ennuyeux et banal pour beaucoup des Israelites. Au lieu d’utiliser le sabbat comme un jour de vénération, des plaisirs égoïstes furent poursuivis. Dieu ici promet des bénédictions à ceux qui se délectent en Lui et qui renoncent à la poursuite des plaisirs pendant le sabbat pour la poursuite de Dieu.
Jérémie 17:21-27 : Par le prophète Jérémie, Dieu parle des abus du sabbat, spécialement comme ils concernent la ville de Jérusalem. Les activités commerciales continuaient durant le sabbat. Particulièrement, les marchandises entrant ou sortant de la ville. Le Quatrième Commandement s’applique particulièrement à la ville et au commerce. Dieu promet de bénir Jérusalem, la ville, si le peuple observe le sabbat, mais de la détruire s’ils refusent. Nous savons que Jérusalem déclinera et ira en captivité de la prophétie complète de Jérémie. Le refus d’Israël d’observer le sabbat (et ainsi mettant de coté l’alliance avec Dieu) fut une bonne partie de la raison pour leur captivité.
Ézéchiel 20:12-16; 22:8,16,26 : La prophétie d’Ézéchiel dans les chapitres 20 et 22 répète et renforce l’avertissement de Dieu que l’ignorance de l’alliance de Dieu et l’échec d’Israël d’observer le sabbat résulteraient en son jugement et sa captivité.
Néhémie 10:28-31’13 :15-22 : Néhémie était un des auteurs d’après l’exile à Babylone. Le Livre de Néhémie raconte l’engagement de Néhémie et des Israélites vertueux qui retournèrent à la terre promise pour observer la Loi de Dieu et particulièrement pour observer le sabbat.
Les Implications de Bases et Celles Pratiques
Nous avons étudié les textes de base de l’Ancien Testament qui apprirent aux Israélites comment et pourquoi ils devraient observer et garder le sabbat sacré. Résumons maintenant ce que nous avons appris, et explorons quelques principes soulignant ces instructions et leurs responsabilités pour nous.
(1) Le Principe De La Révélation Progressive. L’enseignement du sabbat développant progressivement dans la Bible est une excellente illustration du principe de la révélation progressive. Essentiellement, le principe de la révélation progressive reconnaît que Dieu divulgue graduellement des doctrines et des concepts importants. Des lignées majeures de vérités bibliques (doctrine, prophétie) sont tout d’abord révélées en termes larges et généraux, puis remplies avec de plus en plus de détails. Ainsi, nous nous attendrions à ce que les grandes doctrines de la Bible arrivent d’abord dans l’Ancien Testament (très souvent dans le Pentateuque), seraient clarifiées par les prophètes de l’Ancien Testament, interprétées par notre Seigneur, et finalement expliquées et appliquées par les auteurs du Nouveau Testament. La révélation de la vérité dans la Bible est donc comme l’épanouissement d’une fleur magnifique. Premièrement, la graine est plantée, la plante grandit, la fleur apparaît en un bouton et finalement est vue en plein épanouissement.
Les implications de ce principe sont simples, et pourtant extrêmement importantes. Si nous devions étudier une doctrine particulière dans la Bible, nous devrions toujours le faire avec le principe de révélation progressive. Nous devrions commencer au début et étudier son développement jusqu'à la fin du Nouveau Testament. Pour faire ça, on devrait utiliser intensément les bibles actuelles, leurs références de marges, et une concordance complète.
Les membres de cultes et les faux enseignants religieux font souvent un grand tort au principe de révélation progressive. Souvent ils trouvent leurs « révélations » dans un ou plusieurs textes obscurs. Ils sautent d’un coté à l’autre de la Bible au hasard pour justifier leurs idées préconçues. Puis ils donnent une très haute importance à leur interprétation (excentrique) unique. Le principe de la révélation progressive devrait nous aider à repérer de tels charlatans spirituels. Toute doctrine importante devrait être fréquemment mentionnée dans les Ecritures. Le développement de cette doctrine devrait être clairement évident quand on étudie les Ecritures du début à la fin. La vérité ne sera pas obscure, invisible à beaucoup (nous voulons tous savoir quelque chose que les moins brillants ont manqué), mais évident à beaucoup de Chrétiens, à travers les âges de l’histoire de l’Eglise.
Permettez-moi de revoir brièvement ce que nous avons appris à propos du sabbat d’après l’Ancien Testament, pour montrer combien les instructions du sabbat qui furent données étaient minutieuses :
Genèse 2:1-3 Le sabbat établit par des actions et décrets de Dieu.
Exode 16:22-30 Le sabbat fut ordonné par Dieu. Donné par Dieu aux Israélites dans le désert,
lié au ramassage de la manne.
Exode 20:8-11 Le sabbat fut donné en premier comme le Quatrième Commandement. Applica-
tion incluant toutes sortes de travail, et à tout le monde faisant parti d’Israël,
incluant les serviteurs et les animaux.
Exode 31:12-18 Le sabbat particulièrement identifié comme le signe de l’alliance mosaïque pour
Israël, avec la peine de mort pour ceux qui ne l’observaient pas.
Lévitique & Nombres Le repos du sabbat inclut la terre. Les célébrations et sacrifices religieux donnés
plus détaillés.
Deutéronome Le Quatrième Commandement répété, mais maintenant avec emphase sur la ré-
demption de Dieu et la responsabilité d’Israël envers les esclaves.
Psaume 92 Description des genres de vénération appropriés pendant le sabbat.
Prophètes (Jérémie et Les erreurs d’Israël dans la compréhension et l’exécution du sabbat exposées (la
Ezéchiel) poursuite de leurs propres plaisirs ; le rituel avec la pitié, justice, et la vertu
d’Ezéchiel). Les bénédictions promises à ceux qui observaient le sabbat en esprit
et en vérité ; Jugement (captivité) si le sabbat est continuellement profané.
Les Livres d’après la Emphase mise sur le soin donné pour observer le sabbat.
Captivité (Néhémie) :
(2) La vraie religion exige l’imitation de Dieu. Le culte d’idoles cherche à créer des imitations de Dieu, en créant des idoles faites par les hommes qui représentent Dieu aux hommes. La vraie religion cherche à imiter Dieu en étant comme Lui et en obéissant Ses commandements. Israël fut choisi par Dieu pour être un « royaume de prêtres et une nation sacrée » (Exode 19:6). Ils devaient représenter Dieu aux hommes en étant comme Lui, en ayant une conduite sacrée, soulignée par la Loi que Dieu leur avait donnée à Sinaï. Dieu est révélé aux hommes quand Son caractère et Sa conduite sont reflétés dans et par les hommes.
Ce principe est vrai aujourd’hui. Christ est venu sur terre pour révéler Dieu aux hommes en Son corps terrestre. Maintenant qu’Il est monté au ciel, c’est l’église qui est la manifestation de Christ au monde. Nous sommes Son corps. Tout comme Israël, nous, qui constituons l’église, devons être :
« … une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière.» (1 Pierre 2:9).
Tout comme Dieu ordonna à Israël d’être saint parce qu’Il est saint, Il donna ce même commandement à l’église (1 Pierre 1:16).
Certains nous dirait qu’à cet âge de grâce, le Chrétien n’a pas besoin de se préoccuper avec les commandements. Je vous ferais remarquer que tout comme observer les commandements instruisit les Israélites comment vivre leurs vies d’une manière pieuse, ces commandements (clarifiés et répétés dans le Nouveau Testament), nous informent comment vivre nos vies en imitant le caractère et la conduite de Dieu. Les derniers mots de notre Seigneur à Ses disciples dans Jean 14 et 15 avaient beaucoup à dire en ce qui concernait observer Ses Commandements (Jean 14:15 ; 15:10).
Observer les commandements de Dieu révèle Dieu aux hommes d’une façon différente. Quand nous observons les commandements de Dieu, souvent cela crée des situations dans lesquelles Dieu peut manifester Son pouvoir et Ses arrangements pour Son peuple d’une manière magnifique. Permettez-moi d’illustrer cette vérité d’une paire de façons. Premièrement, supposez que vous soyez un Israélite, et que la météo prévoit une tempête de grêle, qui arriverait le premier jour de la semaine prochaine. Votre champ n’est pas totalement moissonné et le sixième jour de la semaine se finit. Obéir le commandement d’observer le sabbat exigerait que vous ne finissiez pas de moissonner votre champ, sachant très bien que cette tempête de grêle détruirait votre récolte avant que vous n’aillez finit. Je peux vous assurer que tous vous voisins païens vous observeraient. Ils vous espionneraient pour voir jusqu'à quel point vous faites confiance à votre Dieu pour protéger votre moisson et votre futur. Ils vous observeraient aussi pour voir ce que votre Dieu fera. En obéissant ce commandement, une situation est créée dans laquelle Dieu pourrait prouver qu’Il est Dieu.
La même chose est vraie pour les saints du Nouveau Testament qui vivent en accordance avec la parole de Dieu. Une fois, j’ai entendu un professeur dire que tout homme d’affaire qui essaierait de vivre par le Sermon sur la Montagne courait tout droit à la faillite. Humainement parlant, cela pourrait être vrai. Spirituellement parlant, cela donne une opportunité merveilleuse pour le peuple de Dieu de démontrer leur foi et pour Dieu de démontrer Sa fidélité. J’ai entendu des déclarations similaires concernant notre ecclésiologie (les principes bibliques de diriger l’église). Je crois que Dieu nous donne des commandements qui testent notre foi et qui Lui donnent l’opportunité de démontrer Sa fidélité.
(3) La relation entre le temps et la vertu : if faut du temps pour devenir vertueux. La relation entre les trois premiers commandements et le quatrième devient de plus en plus claire. Les trois premiers commandements font comprendre au saint la nécessité, en fait la priorité, de vénérer Dieu. Le quatrième assure le temps qui est exigé pour vénérer. Quand nous regardons ces commandements ensemble, ils nous informent que ça prend du temps d’être saint. Le quatrième commandement interdit les soucis avec l’activité normale du travail pour que les hommes vénèrent Dieu.
Pensez aux passages de l’Ancien Testament que nous avons étudiés dans cette leçon pour un moment. Il y a deux sujets liés : travail (ou son absence) et le culte. Le premier enseignement sur le sabbat concentre sur l’absence de travail normal le septième jour. Eventuellement, les Ecritures commencent à développer des principes et une structure pour le culte de Dieu par Israël. Les deux choses sont directement liées : l’arrêt du travail normal devait faciliter le culte.
Je dois sourire à ce point. Si beaucoup de prêcheurs électroniques de nos jours avaient le choix des topiques qui devaient être adressés dans les Dix Commandements, un de la plus haute priorité serait sûrement l’argent (certains des prêcheurs tournent la plupart des Dix Commandements vers l’argent). Pendant que ce sujet soit un peu traité, je trouve que le temps y est donné une plus haute priorité. C’est parce qu’il est plus facile de vénérer Dieu en l’absence d’argent (heureux sont les pauvres) qu’il ne l’est en l’absence de temps. N’est-il pas intéressant que certains essayent de substituer leur argent pour leur temps ?
Maintenant je suis mieux capable de comprendre une phrase dans le Livre d’Exode qui m’avait toujours éludé :
« Laisse aller mon fils pour qu'il me rende un culte. » (Exode 4:23 ; 5:1,3)
Qu’est-ce que c’était, je me suis toujours demandé, qui rendait la liberté d’Israël si importante pour leur culte ? Maintenant, à la vue du Quatrième Commandement, je comprends mieux. Les esclaves n’ont pas une minute de libre. Les Israélites n’avaient pas le temps nécessaire pour vénérer Dieu et pour Le servir. Pour qu’ils servent Dieu, il était nécessaire d’avoir assez de liberté de le faire. L’esclavage, en ce qui concerne la question de temps, était donc une entrave au culte.
Si cela est vrai (comme je crois qu’il l’est), pensez combien Satan a réussi à entraver les Chrétiens de vénérer Dieu dans le 20ème siècle. Nous sommes des drogués du travail, et en plus, nous sommes épuisés par les pressions de nos journées. Il n’est pas étonnant que la qualité de notre culte soit si mauvaise. Nous devons avoir du temps libre pour vénérer Dieu, et nous devons prévoir notre semaine pour que nous la finissions à temps pour avoir ce temps libre. Ça prend du temps d’être saint.
Pourtant nous vivons à une époque où tout est supposé être fait rapidement et efficacement. Nous mangeons à des « fast foods », conduisons sur la voie rapide. Et de même, quand nous allons à l’église, nous voulons notre culte soit prédigéré, prévu, et servi rapidement pour que nous puissions continuer vite vers d’autres choses (meilleures ?). Dieu nous sauve de ces mangeurs de temps qui nous font raccourcir notre vénéreration .
Une chose de plus sur le sujet du temps. Nous semblons penser que nos priorités sont toujours proportionnelles à notre temps. A mon avis, l’enseignement de l’Ancien Testament sur le sabbat détruit ça comme un mythe. Nous supposons que ceux qui sont plus spirituels passent plus de temps en « activités spirituelles ». Ainsi, un ministère à temps plein est placé à un niveau plus haut, un genre de piédestal spirituel. Permettez-moi de vous rappeler que bien que le septième jour soit mis de coté comme un jour saint, il ne constituait qu’un septième du temps de la semaine. Dieu travailla pendant six jours et ne se reposa qu’un seul jour. A la fois l’expérience et les Ecritures se joignent pour signaler que ce qui est le plus important n’est pas toujours ce qu’il prend le plus de temps.

243 D. A. Carson, ed., From Sabbath to Lord’s Day: A Biblical, Historical, and Theological Investigation (Grand Rapids: Academie Books, 1982).
244 Some have attempted to discern the meaning of the term “Sabbath” by exploring its etymology (root meaning and development). Frankly, this has brought about many differing opinions, none of which has very compelling evidence. Thus, Dressler seems to conclude that etymology will not be of much profit, as can be seen from his summary of the conclusions of various scholars. Harold H. P. Dressler, “The Sabbath in the Old Testament,” From Sabbath to Lord’s Day, pp. 23-24. The Scripture itself best explains the meaning of “Sabbath.”
245 “Their sojourn in Egypt had taught them the ten-day ‘week.’” Ibid, p. 24. Dressler quotes here from Richard Parker, “The Calendars and Chronology,” Legacy of Egypt (Oxford: University Press, 1971), p. 17.
246 “Thus, viewed within the chronological scheme of the narrative, a few months before the actual commandment of the Sabbath (i.e., in the Decalogue), the people of Israel were trained in the keeping of the Sabbath as a day in which there was no need to do the daily chore since the Lord had provided for them a rest.” From Sabbath to Lord’s Day, p. 24.
247 It is probably worth mentioning that Moses undoubtedly wrote much of the Pentateuch at the same time. Thus, while the events of the preceding Book of Genesis and the earlier portions of Exodus may have been separated by some considerable period of time, their time of writing was quite confined in time. The point is that what God inspired and directed Moses to write was intended to buttress and undergird Israel’s actions, as prescribed in the Law.
248 The first statement of the Fourth Commandment in Exodus 20 begins with the words, “Remember the Sabbath day, to keep it holy.” The restatement of this command in Deuteronomy chapter 5 begins, “Observe the Sabbath day to keep it holy.” The change from “remember” to “observe” may be significant and worth further study, but that goes beyond the scope of this message.
249 This is a bit of an aside, but I think we should keep this text in mind whenever (or if we ever) we glibly state that the Bible sanctions slavery. There are many kinds of slavery, and the kind of slavery which God tolerates are vastly superior to the kind we most often observe. For some “freemen” in our world, God’s kind of slavery would be a step up.

Passage: 

16. Entre Enfants et Parents : Honorer Père et Mère (Exode 20:12)

Introduction

Le sujet d’honorer nos parents est de grande importance. Une raison pour son importance est que les Ecritures d’à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament nous commandent d’honorer nos parents.19 Le Cinquième Commandement déclare,

« Honore ton père et ta mère afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne. » (Exode 20:12)

Ce commandement doit être prit au sérieux, non seulement parce c’est une question de révélation de l’Ancien Testament, mais parce que l’obligation d’honorer nos parents est un sujet qui est réitéré et confirmé dans le Nouveau Testament  :

« Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c'est là ce qui est juste.

  Honore ton père et ta mère: c'est le premier commandement auquel une promesse est rattachée:

  pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » (Ephésiens 6:1-3)

Ainsi, honorer nos parents est un commandement que nous ne devrions pas ignorer. Mais il y a une deuxième raison pour laquelle nous devons étudier attentivement le Cinquième Commandement. Honorer nos parents est un des appels les plus importants et la plus grande tâche à laquelle nous devons faire face dans notre vie. Il y a deux grandes tâches dans nos vies auxquelles la plupart d’entre nous sommes appelés. La première est d’avoir et d’élever des enfants, pour les amener de la dépendance absolue de nos entrailles, à l’indépendance de l’adolescence, à la maturité quand ils deviennent adultes. La deuxième est de prendre soin de nos propres parents dans leurs dernières années. Souvent cela implique la détérioration physique de leurs corps, et fréquemment de leur esprit. Elever les enfants a ses douleurs, mais c’est généralement accompagné par la joie de voir nos enfants grandir, devenir matures, responsables, et indépendants. Prendre soin de nos parents est rarement aussi gratifiant. L’apogée de ce processus est la tombe.

Honorer les parents confronte le Chrétien avec de nombreux problèmes dont la plupart sont la source d’une grande agonie, et souvent de beaucoup de culpabilité. Nous pourrions avoir à décider de prendre ou non un parent âgé à venir vivre dans notre maison ou de les placer dans des maisons de retraites. Nous pourrions même être appeler à décider « à débrancher » ou non la machine qui les maintient en vie (ou prolonge la mort). Nous pourrions avoir à prendre des décisions avec lesquelles nos parents ne seraient pas d’accord and pour lesquelles ils (ou des autres) nous accuseraient de ne pas les aimer.

Avec tous ces problèmes liés à honorer nos parents, quelqu’un pourrait s’attendre à recevoir beaucoup d’aide de littérature chrétienne, mais ce n’est pas le cas. Beaucoup a été écrit et dit pour aider les Chrétiens à élever leurs enfants. Pendant que j’ai entendu beaucoup (des fois trop) de choses à propos de la responsabilité des parents envers leurs enfants, je n’ai rien vu de définitif sur la responsabilité des enfants envers leurs parents. Au mieux, un tel enseignement a presque toujours rapport à l’obligation de jeunes enfants à obeir leurs parents. Au pire, l’enseignement d’honorer les parents est déformé. Certains ont enseigné que l’autorité parentale devrait toujours être exercée, sinon sous la forme de phrases directes, en une pauvre forme définie de « chaine de commandement ». D’autres voudraient que nous pensions que placer un parent dans une maison de retraite est un péché impardonnable.

La troisième raison pour une étude approfondie du Cinquième Commandement est que notre culture le plus souvent ralentie et oppose nos efforts d’honorer nos parents. Dans la culture de l’ancien Proche-Orient, il y avait une bien plus haute estime pour ceux qui avaient des positions d’autorité (en général) et pour les parents en particulier. Même aujourd’hui, les Chinois, par exemple, encouragent honorer leurs parents par une pratique non biblique de vénération ancestrale. Il est inutile de dire que c’est une pratique (le fait d’utiliser une façon non biblique) que je ne recommanderais pas. Cependant, ça encourage un respect profond des parents et des personnes âgées qui n’est pas présent dans notre pays.

En Amérique, plusieurs facteurs ont tendance à détruire « honorer les parents. »

(1) Il y a l’impact de la technologie. Dans les générations préalables, les pères étaient souvent artisans qui avaient appris leur métier de et par leur père. Il fallut à un fils des années pour arriver au niveau de son père, et il ne le dépassait que graduellement. Par ce moment là, le père était âgé. Les pères mourraient plus tôt, et il n’y avait pas d’assistance artificielle de la vie disponible comme dans les hôpitaux aujourd’hui. Maintenant, un enfant à l’école élémentaire peut apprendre des choses dont les parents n’ont jamais entendu parlé. Qui de nous, par exemple, voudrait essayer d’expliquer quelques leçons de math que nos enfants apprennent à l’école? Ainsi, chaque nouvelle génération surpasse rapidement la précédente dans les connaissances qu’elle a. Il y a beaucoup de tendance dans la nouvelle génération de penser à leurs parents comme étant démodés, archaïque dans la réflexion. Dans une société ou la connaissance a plus de valeur que la sagesse, la génération plus âgée est fortunée d’être respectée, sans parler d’honorée, par la génération plus jeune.

(2) A cause de l’augmentation rapide des divorces, les enfants sont souvent appelés à honorer un parent et à détester l’autre. Aucun parent ne semble tolérer l’idée qu’un ancien compagnon ait le respect de leur enfant. Si cela n’était pas assez, la Psychologie freudienne a fourni à chaque génération une excuse pour blâmer tous ses problèmes sur ses ancêtres. D’innombrables expéditions dans les passés parentaux ont fournit à beaucoup d’individus une excursion chère dans l’histoire passée pour coller le blâme de leurs péchés sur quelqu’un d’autre, souvent, un ou les deux parents.

(3) S’il est possible de blâmer quelqu’un d’autre pour nos problèmes, il est aussi facile de jeter la responsabilité de s’occuper d’un parent âgé sur le dos de quelqu’un d’autre. Peut-être plus que n’importe quel autre temps dans l’histoire, nous comptons sur le gouvernement pour supporter une grande partie du fardeau des familles en fournissant de l’aide pour les parents vieillissants. La Sécurité Sociale, toutes les aides médicales et autres programmes gouvernementaux sont vus comme étant les moyens pour traiter nos obligations envers nos parents.

(4) L’honneur est dû à plus qu’aux parents.20 Le Nouveau Testament exige que le Chrétien respecte tous les hommes (Romains 12:10 ; 1 Pierre 2:17).21 Apprendre à honorer les parents est ainsi un pas important dans la direction d’honorer les autres.

Le but de ce message est d’explorer ce que le Cinquième Commandement veuille dire, non seulement pour les Israélites du vieux temps, mais pour le Chrétien contemporain. Nous commencerons en définissant le terme « honorer », puis en découvrant comment les parents de l’Ancien Testament étaient honorés ou déshonorés par leurs enfants. Ensuite, nous nous tournerons vers le Nouveau Testament, pour voir l’enseignement et l’application pratique de notre Seigneur, comment les parents devaient être honorés, spécialement contre le contexte de la méconnaissance des parents par les scribes et les pharisiens. Finalement, nous verrons comment le Cinquième Commandement fut modifié et appliqué par l’apôtre Paul. Pour conclure notre étude, nous chercherons à distiller les principes fondamentaux qui devraient nous gouverner pour honorer nos parents, et en traitant avec quelques-uns des problèmes difficiles associés avec cette obligation.

Honorer les Parents Dans l’Ancien Testament

Le terme « honorer » en est un qui a un genre de ton archaïque, un qui est rarement utilisé dans les conversations de tous les jours. Il est donc nécessaire pour nous de comprendre le sens d’ « honorer » comme il est utilisé dans la Bible.22 En premier, nous regarderons à « honorer » dans son usage le plus large, puis nous rétrécirons son utilisation à « honorer un parent » comme c’est ordonné dans l’Ancien Testament.

(1) Honorer est personnel. Dans la Bible, seules des personnes sont honorées, pas les choses. Nous n’honorons pas des peintures ou de grandes œuvres d’art ou des choses de valeur, nous n’honorons que des gens. Nous pouvons dire que l’honneur est rendu par des gens à des gens. Plus spécifiquement, l’honneur est conféré par une personne à une personne. L’honneur ne peut pas être attribué à soi-même, mais doit venir de quelqu’un d’autre :

« De plus, on ne s'attribue pas, de sa propre initiative, l'honneur d'être grand-prêtre: on le reçoit en y étant appelé par Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. » (Hébreux 5:4)

(2) Honorer est un privilège. Quand nous honorons quelqu’un, nous les plaçons au-dessus des autres.

« … faites passer les autres avant vous » (Romains 12:10)

Honorer les parents veut dire les respecter, à l’opposé de peu les dévaluer.

« Puisqu'il en est ainsi, voici ce que moi, l'Eternel, le Dieu d'Israël, je déclare: «J'avais promis à ta famille et à celle de tes ancêtres que vous seriez toujours chargés du service devant moi. Mais à présent, moi l'Eternel, je le déclare: c'est fini! Car j'honorerai ceux qui m'honorent, mais ceux qui me méprisent seront à leur tour couverts d'opprobre. » (1 Samuel 2:30)23

(3) L’honneur est dû à la position. Quand des gens sont honorés dans la Bible, ils sont honorés principalement à cause de la position qu’ils occupent. Ceux que nous sommes ordonnés d’honorer dans la Bible sont le plus souvent ceux qui tiennent une certaine position de distinction. Dieu est honoré parce qu’Il est le Dieu Souverain de l’Univers. Les rois, les dirigeants, et les maitres doivent tous être respectés. Les parents aussi doivent être respectés pour leur position dans la famille. Donc, l’honneur a quelque chose à voir avec la position, le pouvoir, et la dignité qu’une personne a au-dessus des autres.

(4) Honorer est pratique. Honorer quelqu’un exige plus que des mots :

« Le Seigneur dit encore: «Ce peuple se tourne vers moi,
      mais ce n'est qu'en paroles, et il me rend hommage, mais c'est du bout des lèvres:
      car au fond de son cœur, il est bien loin de moi,
      et la vénération qu'il me témoigne
      n'est faite que de règles que des hommes lui ont enseignées. » (Ésaïe  29:13)

Cet honneur que Dieu exige de l’homme est un honneur qui doit se traduire en termes pratiques, que ce soit diriger vers Dieu ou vers les hommes.

(5) L’honneur est public.24 L’acte d’honorer les parents commence avec une attitude de respect pour eux. Ainsi nous lisons dans la Loi,

« Que chacun de vous respecte sa mère et son père, et observe les jours de repos que j'ai prescrits. Je suis l'Eternel, votre Dieu.» (Lévitique 19:3)

L’expression de l’attitude d’estime est l’action d’honorer, et l’action est généralement publique. Ainsi, à la fois, le mari et les enfants sont exhortés de louer la femme pieuse en public :

« Ses enfants, dès leur lever, la disent bienheureuse,
      et son mari aussi fait son éloge:

   «Il y a bien des filles qui montrent leur valeur,
      mais toi, tu les surpasses toutes.»

   La grâce est décevante et la beauté fugace;
      la femme qui révère l'Eternel est digne de louanges.

   Donnez-lui donc le fruit de son travail!
      Qu'on dise ses louanges aux portes de la ville pour tout ce qu'elle fait! » (Proverbes 31:28-31)

Les évidences d’un enfant « déshonorant » sont publiques, et donc, l’enfant continuellement et obstinément rebelle devait être discipliné (exécuté) dans une cérémonie publique.

« ---Si un homme a un fils révolté et rebelle qui n'obéit ni à son père ni à sa mère, et reste insensible aux corrections qu'ils lui infligent,

   ses parents se saisiront de lui et l'amèneront devant les responsables de la ville à la porte de leur cité.

   Ils déclareront aux responsables: «Notre fils que voici est révolté et rebelle, il ne nous obéit pas, c'est un débauché et un ivrogne.»

   Alors tous les hommes de sa ville lui jetteront des pierres, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ainsi vous ferez disparaître la souillure qu'entraîne le mal du milieu de vous. Tout Israël en entendra parler et sera saisi de crainte. » (Deut. 21:18-21)25

Le passage central en ce qui concerne honorer les parents est celui trouvé dans les Dix Commandements.

« Honore ton père et ta mère afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne » (Exode 20:12 ; aussi Deutéronome 5:16)

Comme c’est vraiment la première occurrence de l’ordre d’honorer les parents, il serait bien de faire plusieurs observations à propos du commandement qui est donné :

(1) Le commandement est donné aux enfants, précisant leur obligation envers leurs parents. Les termes « père » et « mère » sont synonymes de « parents », ainsi ici nous avons épelé l’obligation des enfants d’honorer leurs parents.

(2) Il n’y a aucune indication ici de l’âge des enfants qui doivent honorer leurs parents. Nous pourrions avoir tendance à penser que ce commandement fut donné à de jeunes enfants regardant leur obligation envers leurs parents, mais ce n’est pas le cas. D’autres passages appliqueront ce commandement général à des groupes d’âges spécifiques, mais ce commandement est délibérément vague.

(3) Il n’y a aucune action particuliere exigée ici. Les enfants ne furent pas commandés quoi faire en particulier pour honorer leurs parents. Nous devrions assumer, et de bon droit, que des actions différentes seront exigées à différentes occasions, de différentes gens. Nous devons alors chercher ailleurs dans les Ecritures pour déterminer comment nous devons honorer nos parents à tout les moments.

Les Ecritures de l’Ancien Testament fournissent beaucoup de détails regardant ce qui constitue honneur et déshonneur, en ce qui concerne les parents. Quand les parents sont déshonorés, ils sont maudits (Exode 21:17 ; Lévitique 20:9 ; Proverbes 20:20) ou selon les Proverbes, pas bénis (30:11). Ce dédain pour les parents peut résulter en les frappant physiquement (Exode 21:15 ; Proverbes 19:26), et même en les volant (Proverbes 28:24). L’enfant peut déshonorer ses parents en vivant un style de vie qui est contradictoire avec celui de ses parents et de la société, incluant désobéissance, l’obstination, la rébellion, l'ivresse, et la goinfrerie (Deutéronome 21:18-21).

(4) Le Cinquième Commandement est le premier des commandements qui traite avec nos obligations envers les hommes. Les quatre premiers commandements traitaient avec les obligations des Israélites envers Dieu. Ce commandement introduit ceux qui précisent leurs devoirs en ce qui concerne les hommes. Ce commandement se rapporte seulement à l’obligation entre l’enfant et les parents. C’est aussi un commandement positif, suivi par des prohibitions.

(5) Le Cinquième Commandement est le premier qui soit accompagné par une promesse. La promesse, comme je la comprends, a deux parties. Premièrement, c’est une promesse d’une longue vie. Deuxièmement, c’est une promesse d’une longue vie, vécue dans le pays de Canaan.26 Tel qu’il est, le Cinquième Commandement est donné spécifiquement aux Israélites, avec une promesse qui a rapport à eux. Le Nouveau Testament adaptera et modifiera ce commandement pour être appliquer aux Chrétiens non Juifs et à l’église, laissant le commandement dans presque la même forme dans laquelle il est trouvé dans l’Ancien Testament.

La promesse de longue vie dans le pays de Canaan est donnée autre part, mais c’est la récompense pour observer tous les commandements de Dieu, pas seulement le Cinquième Commandement.

« ---Voyez, je place aujourd'hui devant vous, d'un côté, la vie et le bonheur, de l'autre, la mort et le malheur.

  Ce que je vous commande aujourd'hui, c'est d'aimer l'Eternel votre Dieu, de suivre le chemin qu'il vous trace et d'obéir à ses commandements, ses ordonnances et ses lois. En faisant cela, vous aurez la vie, vous deviendrez nombreux et vous serez bénis par l'Eternel votre Dieu dans le pays où vous vous rendez pour en prendre possession. » (Deutéronome 30:15-16)

Pourquoi est l’obéissance au Cinquième Commandement liée aux bénédictions attachées à l’obéissance à tous les commandements ? En plus du fait que quelqu’un doit obéir chaque commandement pour obéir tous les commandements, le Cinquième Commandement joue un rôle spécial en ce qui concerne le reste des commandements. Les lois de Dieu devaient être transmises aux générations futures d’Israélites, principalement des parents à leurs enfants. Ainsi, l’accentuation de Deutéronome sur l’enseignement de la Loi aux enfants. Si les enfants écoutaient leurs parents et apprenaient à aimer la Loi, ils devaient en premier respecter et honorer les enseignants – leurs pères et leurs mères. Honorer les parents est donc une condition préalable à l’enseignement de la Loi d’une génération à l’autre.

Si les enfants honorent leurs parents, ils écouteront leurs instructions. S’ils écoutent leurs instructions, ils obéiront toute la Loi de Dieu. S’ils obéissent la Loi de Dieu, ils ne blesseront pas leurs camarades israélites. Vu négativement, honorer les parents causera l’enfant à être enclin à éviter le mal du meurtre, de l’adultère, du vol, du mensonge, et de l’envie. Vu plus positivement, honorer les parents a une très forte corrélation avec honorer les autres et prendre soin d’eux. C’est accentué dans deux passages de Proverbes :

« Il y a des gens qui maudissent leur père
      et qui n'ont pas un mot de reconnaissance pour leur mère,

   des gens qui se croient purs,
   bien qu'ils n'aient pas été lavés de leur souillure,

   des gens très hautains
   et qui regardent les autres de haut,

   des gens dont les dents sont des épées,
   et les crocs des couteaux,
   pour dévorer les malheureux et les faire disparaître de la terre,
   pour retrancher les pauvres du milieu des hommes. » (Proverbes 30:11-14)

« Paroles du roi Lemouel, maximes que sa mère lui a enseignées:

  Que te dirai-je, mon fils?
  Que te conseillerai-je, ô mon fils bien-aimé?
  Que te dirai-je, fils appelé de mes vœux?

  Ne gaspille pas tes forces avec les femmes,
  ne te laisse pas mener par celles qui perdent les rois.

  Il ne convient pas aux rois, Lemouel,
  non, il ne convient pas aux rois de boire du vin,
  ni à ceux qui gouvernent d'aimer les boissons enivrantes,

  car, après avoir bu, ils pourraient oublier les lois
  et léser les droits des victimes de la misère…

Ouvre la bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler,
  pour défendre les droits de tous ceux qui sont délaissés.

  Oui, parle pour prononcer de justes verdicts.
  Défends les droits des malheureux et des pauvres! » (Proverbes 31:1-5, 8-9)

Dans Proverbes 30:11-14, honorer les parents est vu du point de vue négatif. Les versets sont tous une partie d’une pièce, un thème. La section commence en nous informant du fils déshonorable, qui maudit ses parents. Elle conclut en décrivant son oppression des autres, particulièrement en attaquant ceux qui sont faibles et affligés. Le fils qui n’hésite pas à maudire son père et sa mère, n’hésitera pas à maudire n’importe quel homme. Le fils qui frappe ou vole ses parents ne trouvera pas difficile d’opprimer les autres. Le fils qui déshonorent ses parents maltraitera les autres. Le traitement des parents de quelqu’un est directement lié à son traitement des autres hommes.

Dans Proverbes 31, la question est vue d’une perspective positive. Dans ce texte, la mère du roi Lemouel donne à son fils de sages instructions. Bien que ce texte soit spécifiquement lié au règne juste d’un roi vertueux, il s’applique aussi plus généralement. Si les instructions de la mère sont suivies, son fils évitera de boire trop et les « femmes étranges », et il usera son pouvoir pour aider les affligés. Le fils qui honore ses parents viendra à l’aide des faibles pendant que le fils déshonorable opprimera les affligés. Le Cinquième Commandement est donc très lié à ceux qui l’observent.

Il y a aussi une relation entre honorer les parents et honorer Dieu. Non seulement le Cinquième Commandement lie et facilite l’observance des derniers commandements, il est aussi très lié à l’observance de ces commandements concernant la vénération de Dieu. C’est spécialement apparent dans Malachie 1:6:

« Un fils honore un père, un serviteur son maître. Si je suis votre père, où donc sont les honneurs qui me sont dûs? Si je suis votre maître, pourquoi ne me révérez-vous pas? Et puis vous demandez: «En quoi t'avons-nous méprisé?  »

Ceux qui honorent Dieu doivent aussi honorer leurs parents. Ceux qui honorent leurs parents ont déjà commencé à honorer Dieu. Nos pères terrestres sont, d’un coté, les représentants de Dieu, instruisant et disciplinant leurs enfants à Sa place. D’un autre coté, les parents servent à illustrer le chemin dans lequel Dieu est au travail dans les vies de Ses enfants, comme un père. Cela est vu, par exemple, dans les chapitres 2 et 3 de Proverbes, où le soin du père pour son enfant est comparé au soin paternel de Dieu pour Ses enfants.

Honorer les parents était une obligation de la plus grande importance, signalée par son inclusion dans les Dix Commandements, par la peine de mort attachée à sa profanation flagrante, et par le détail qui nous est donné en ce qui concerne les évidences d’honorer les parents ou leur négligence.27 Honorer les parents était fondamental pour le passage de la foi d’Israël d’une génération à l’autre. C’est aussi important parce que cela renforce et facilite le fait d’honorer Dieu (commandements 1-4) et les autres (commandements 6-10).

Le Principe d’Honorer les Parents Dans l’Enseignement de Notre Seigneur

L’enseignement de notre Seigneur d’honorer les parents est plutôt abondant. Ce passage nous fournit avec un grand aperçu du commandement comme Dieu l’avait destiné, et comment les scribes et les pharisiens ont cherché à l’abuser :

« A cette époque, des pharisiens et des spécialistes de la Loi vinrent de Jérusalem; ils abordèrent Jésus pour lui demander:

  ---Pourquoi tes disciples ne respectent-ils pas la tradition des ancêtres? Car ils ne se lavent pas les mains selon le rite usuel avant chaque repas.

  ---Et vous, répliqua-t-il, pourquoi désobéissez-vous à l'ordre de Dieu lui-même pour suivre votre tradition?

  En effet, Dieu a dit: Honore ton père et ta mère et Que celui qui maudit28 son père ou sa mère soit puni de mort.

  Mais vous, qu'enseignez-vous? Qu'il suffit de dire à son père ou à sa mère: «Je fais offrande à Dieu d'une part de mes biens avec laquelle j'aurais pu t'assister»,

  pour ne plus rien devoir à son père ou à sa mère. Ainsi vous annulez la Parole de Dieu et vous la remplacez par votre tradition.

  Hypocrites! Esaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie:

  Ce peuple m'honore du bout des lèvres,
      mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi!

  Le culte qu'il me rend n'a aucune valeur,
      car les enseignements qu'il donne
      ne sont que des règles inventées par les hommes. » (Marc. 7:1-13 ; Matt.15:1-9)

Il y a plusieurs choses importantes dans ce texte que nous devons observer et apprécier avant que nous puissions voir leurs contributions au sujet d’honorer les parents :

En traitant avec les scribes et les pharisiens, notre Seigneur lie trois textes de l’Ancien Testament, et de ces textes, il expose l’hypocrisie de ses adversaires. Le Cinquième Commandement d’Exode 20 et Deutéronome 5 sont joints avec un passage parallèle d’Exode 21:17. Ceux-ci sont alors liés à une citation d’Ésaïe 29:13. Il y a quatre termes clés qui sont la force liante de ces passages, qui permettent à notre Seigneur de combiner ces textes en une réponse à Ses interrogateurs : « traditions », « honneur », « père et mère », et les termes concernant la parole (« parler », « dire », « lèvres »).

D’importance à notre étude est le fait que le Cinquième Commandement fut adressé par notre Seigneur aux enfants adultes, concernant leurs responsabilités à leurs parents âgés. Les acteurs principaux dans cet incident sont les scribes et les pharisiens. Si dans votre imagination vous voyez ces hommes avec des touffes de cheveux gris et de longues barbes, vous êtes complètement corrects. Ces hommes n’étaient généralement pas des jeunes, mais des anciens de Jérusalem. Jésus adressa le Cinquième Commandement à ces hommes âgés, et les condamna pour interférer dans les actions de ceux qui voudraient prendre soin de leurs parents âgés.

Le fait que notre Seigneur dit,

« alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère.» (v. 12)

vaut qu’on le remarque. La tradition d’affirmer que les biens de quelqu’un soient « dédiés à Dieu » est une chose qui fut enseignée par les scribes et les pharisiens, une tradition qui fut imposée au peuple, leur interdisant ainsi de faire ce qu’ils apparemment auraient voulu faire. Cela bloquait leur argent, le rendant intouchable pour des actes de charité personnels. Et qui, supposez-vous, contrôlaient cet argent ? Le texte ne dit rien, mais je parie que c’étaient les pharisiens. Le nom de cette corporation holding a dû être quelque chose comme la « Corporation d’Investissements des Pharisiens ». Le point semble être que les pharisiens, une fois encore, profitaient des pauvres, des faibles, et des gens sans défense, en empêchant les enfants d’avoir contrôle de leur argent pour aider leurs parents.

Dans cet incident, notre Seigneur enseigna que les hommes n’avaient pas intérêt à utiliser « honorer Dieu » (Corban) comme excuse pour ne pas honorer leurs parents. Cela semblait si pieux, si religieux. L’argent qui aurait dû être disponible pour aider les parents était « dédié à Dieu » avec la formule magique « Corban ». Comment quelqu’un pourrait-il en vouloir à un enfant pour placer Dieu au-dessus de ses parents ?

C’était une feinte, une façade, comme Jésus le signalait. Cette « tradition » d’affirmer que quelque chose était « dédié à Dieu » était simplement un moyen de se débarrasser du Cinquième Commandement avec des apparences pieuses. La vraie religion ne fait pas de mal aux faibles, elle les aide (Jacques 1:27).

Jésus enseigna aussi qu’ « honorer les parents » n’était pas une excuse pour négliger d’ « honorer Dieu ». Il y a ceux qui iront à une extrémité, pendant que d’autres iront à l’autre. S’il y avait ceux qui utilisaient « honorer Dieu » comme excuse pour ne pas « honorer les parents », il y en avait d’autres qui faisaient juste l’opposé. Ainsi, Jésus enseigna fréquemment que Le suivre exigeait de Le mettre au-dessus de tout autre, incluant pères et mères :

« Jésus dit à un autre:
   ---Suis-moi!
   Mais cet homme lui dit:
   ---Seigneur, permets que j'aille d'abord enterrer mon père.

   Jésus lui répondit:
   ---Laisse aux morts le soin d'enterrer leurs morts. Quant à toi, va proclamer le règne de Dieu!

   Un autre encore lui dit:
   ---Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'abord de faire mes adieux à ma famille.

   Jésus lui répondit:
   ---Celui qui regarde derrière lui au moment où il se met à labourer avec sa charrue n'est pas prêt pour le règne de Dieu. » (Luc 9:59-62)

« C'est pourquoi, tous ceux qui se déclareront pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour eux devant mon Père céleste.

   Mais celui qui aura prétendu ne pas me connaître devant les hommes, je ne le reconnaîtrai pas non plus devant mon Père céleste.

   ---Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur terre: ma mission n'est pas d'apporter la paix, mais l'épée.

   Oui, je suis venu opposer le fils à son père, la fille à sa mère, la belle-fille à sa belle-mère:

   on aura pour ennemis les membres de sa propre famille.

    ---Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.

  Et celui qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.

  Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra; et celui qui l'aura perdue à cause de moi la retrouvera.

  ---Si quelqu'un vous accueille, c'est moi qu'il accueille. Or celui qui m'accueille, accueille celui qui m'a envoyé. » (Matt. 10:32-40)

« Alors Pierre demanda:
   ---Et nous? Nous avons tout quitté pour te suivre.
   Jésus répondit:

   ---Vraiment, je vous l'assure: si quelqu'un quitte, à cause de moi et de l'Evangile, sa maison, ses frères, ses cœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres,

   il recevra cent fois plus dès à présent: des maisons, des frères, des cœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions; et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

   Mais beaucoup qui sont maintenant les premiers, seront les derniers, et beaucoup qui sont maintenant les derniers, seront les premiers. » (Marc 10:28-31)

« ---Si quelqu'un vient à moi et n'est pas prêt à renoncer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à son propre moi, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14:26)

Aucune relation terrestre ne peut avoir une plus grande priorité que celle de la relation de quelqu’un avec Dieu. Placer Dieu en premier veut dire Le faire passer avant la famille.

La Méthode de Notre Seigneur Pour Honorer Ses Parents

La méthode de notre Seigneur en ce qui concerne honorer Ses parents sert de commentaire sur Son enseignement.

« Quand Jésus eut douze ans, ils y montèrent selon la coutume de la fête.

  Une fois la fête terminée, ils prirent le chemin du retour, mais Jésus, leur fils, resta à Jérusalem et ses parents ne s'en aperçurent pas.

  Ils supposaient, en effet, qu'il se trouvait avec leurs compagnons de voyage et firent ainsi une journée de marche. Ils se mirent alors à le chercher parmi leurs parents et leurs connaissances.

  Mais ils ne le trouvèrent pas. Aussi retournèrent-ils à Jérusalem pour le chercher.

  Trois jours plus tard, ils le retrouvèrent dans le Temple, assis au milieu des maîtres; il les écoutait et leur posait des questions.

  Tous ceux qui l'entendaient s'émerveillaient de son intelligence et de ses réponses.

  Ses parents furent très étonnés de le voir là, et sa mère lui dit:
   ---Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Tu sais, ton père et moi, nous étions très inquiets et nous t'avons cherché partout.

  ---Pourquoi m'avez-vous cherché? leur répondit Jésus. Ne saviez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père?

  Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.

  Il repartit donc avec eux et retourna à Nazareth. Et il leur était obéissant. Sa mère gardait précieusement dans son cœur le souvenir de tout ce qui s'était passé. » (Luc 2:42-51)

Je dois dire qu’en tant que parent, ma première inclination est de m’identifier avec la frustration et la détresse de Marie et Joseph, une frustration qui est évidente dans le texte. A première vue, il semble que ce serait Jésus qui aurait eu tort. Jésus n’aurait-il pas dû rester avec sa famille ? Au lieu de ça, Il était dans le Temple, occupé avec les chefs religieux. Au moins, certains pourraient défendre, Jésus aurait pu avoir la courtoisie de dire à Ses parents ce qu’Il faisait. Jésus semblerait avoir eu tort. Comment a t-Il pu être séparé de Sa famille pendant au moins trois jours, et peut-être plus, sans rien faire à ce propos ?

Nous ne pouvons pas arriver à cette conclusion pour au moins deux raisons. Premièrement, Jésus était Dieu et Il ne péchait jamais. Donc, Il n’aurait pas pu pécher. Deuxièmement, la réponse du Seigneur à la réprimande de Sa mère est, elle-même, une douce réprimande contre eux. Marie et Joseph avaient tort ici, pas Jésus. Cherchons à voir pourquoi. La réponse de Jésus à Ses parents fut :

« ---Pourquoi m'avez-vous cherché? leur répondit Jésus. Ne saviez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père? ».

Si Marie et Joseph avaient assumé que Jésus était avec de la famille quand ils sont partis, alors ce furent eux qui étaient dans l’erreur. Une fois qu’ils furent partis, qu’aurait-Il put faire d’autre que de rester là et quelle meilleure place qu’au Temple ? Les paroles de Jésus ne furent pas dirigées vers la question de pourquoi Il fut laissé derrière, sans préavis, mais à pourquoi il fallut à Ses parents si longtemps pour qu’ils le cherchent au Temple. Pourquoi L’ont-ils cherché ailleurs ? Ne savaient-ils pas qu’Il aurait été naturellement attiré par le Temple, la maison de Son Père ? En l’absence de Ses parents terrestres, Il alla à la maison de Son Père. Où s’attendaient-ils à Le trouver, Lui qui était le Fils de Dieu, ailleurs qu’à la maison de Dieu ?

Les derniers mots de ce récit sont extrêmement intéressants : « … Et il leur était obéissant. » Luc indique ici, comme auparavant et plus tard, que Jésus était soumis à Marie et à Joseph, Ses parents terrestres. C’étaient eux qui étaient dans l’erreur, pas Lui. Il leur était soumis, mais plus encore, Il voulait être dans la maison de Son Père.

Néanmoins, Marie et Joseph ne comprenaient pas. Pourtant, Jésus différenciait clairement entre Sa relation avec Ses parents terrestres et celle avec Son Père Céleste. Ce ne fut qu’un aperçu de ce qui allait arriver, quand Jésus commanda Son ministère terrestre.

Des années plus tard, apparemment après la mort de Joseph, un autre incident arriva, que l’Evangile selon St Jean raconta, qui se rapporte à l’honneur des parents de Jésus.

« Or voilà que le vin se mit à manquer. La mère de Jésus lui fit remarquer:
   ---Ils n'ont plus de vin.

   ---Ecoute, lui répondit Jésus, est-ce toi ou moi que cette affaire concerne? Mon heure n'est pas encore venue.

   Sa mère dit aux serviteurs:
   ---Faites tout ce qu'il vous dira. » (Jean 2:3-5)

Le fait que Jésus appela délibérément Sa mère « femme » (Edition Louis Segond) et qu’Il utilisa l’expression « est-ce toi ou moi que cette affaire concerne? », indique que son agrément de satisfaire sa requête n’était basé uniquement que sur Sa compassion pour elle en tant que femme, et non pas sur Son obéissance à elle en tant que Sa mère. Maintenant que Son ministère public avait commencé, Sa mère n’avait aucun droit sur Son pouvoir super naturel. Les Catholiques doivent regarder ce texte de beaucoup plus près à cause de leur vue exagérée de Marie, « la mère de Dieu », la rendant médiatrice entre les hommes et Dieu.

C’est aussi dans l’Evangile selon St Jean que nous voyons qu’une des dernières actions de notre Seigneur sur la croix fut la réalisation de Son obligation d’honorer Sa mère.

« En voyant sa mère et, à côté d'elle, le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère:
   ---Voici ton fils.

   Puis il dit au disciple:
   ---Voici ta mère.
   A partir de ce moment-là, le disciple la prit chez lui.

   Après cela, Jésus, sachant que désormais tout était achevé, dit, pour que l'Ecriture soit accomplie:
   ---J'ai soif. » (Jean 19:26-28)

Marie, la mère de notre Seigneur, est encore une fois faite allusion par le mot « femme » (Edition Louis Segond), plutôt que « mère ». Jésus allait finir son travail terrestre, et donc Marie cessera d’être la mère de notre Seigneur. Parce que Joseph apparemment mourut et Jésus fut le fils ainé, une grande obligation de s’occuper de Sa mère Lui tomba dessus. Ainsi, dans une de Ses dernières actions terrestres, Jésus appointa Jean pour réaliser Son obligation. Dans cette action finale, Jésus honora Sa mère.

Les Apôtres et Honorer les Parents

Les apôtres parlent aussi de la responsabilité des enfants envers leurs parents. Particulièrement Paul. En premier, Paul comprit que due à la dépravation des hommes, les enfants ne seraient pas nécessairement enclins à obéir ou à honorer leurs parents :

« Les hommes seront égoïstes, avides d'argent, vantards et prétentieux. Ils parleront de Dieu d'une manière injurieuse et n'auront pas d'égards pour leurs parents. Ils seront ingrats, dépourvus de respect pour ce qui est sacré, » (2 Timothee 3:2 ; Aussi Romains 1:30)

L’enseignement de Paul est aussi confirmé par Pierre et Jude, qui parlent de ces païens qui dédaignent l’autorité, refusant ainsi d’honorer ceux à qui honneur est dû.

« Imbus d'eux-mêmes et arrogants, ces enseignants de mensonge n'hésitent pas à insulter les êtres glorieux, » (2 Pierre 2:10)

« Eh bien, malgré cela, ces individus font de même: leurs rêveries les entraînent à souiller leur propre corps, à rejeter l'autorité du Seigneur et à insulter les êtres glorieux du ciel.» (Jude 8)

Ce n’est pas sans une bonne raison pratique et théologique que Paul donna cette instruction aux enfants :

« Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c'est là ce qui est juste.

 Honore ton père et ta mère: c'est le premier commandement auquel une promesse est rattachée:

 pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » (Ephésiens 6:1-3)

Dans ce passage, il faut remarquer que Paul applique spécifiquement le Cinquième Commandement aux enfants jeunes. Bien que le commandement soit général, son application est spécifique. Pour les enfants jeunes qui sont croyants, une façon par laquelle ils honoreront leurs parents est de leur obéir. L’obéissance, tout comme toutes soumissions terrestres, est seulement dans ces paramètres qui plaisent à Dieu, ainsi la restriction, « à cause du Seigneur ».

Paul n’hésite pas à baser son instruction sur un des Dix Commandements, et ainsi, sur la Loi de l’Ancien Testament. Cependant, il modifie le texte de l’Ancien Testament, pour faire une promesse attachée à ce commandement qui a rapport à l’audience des non-Juifs chrétiens. L’énoncé d’Exode 20:12,

« afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne. »

fut changé à,

« pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » (Ephésiens 6:3)

Ainsi, une vie longue et une bénédiction divine sont promises, mais pas une vie dans le pays de Canaan, comme cela fut promis aux Israélites.

Non seulement Paul applique le principe d’honorer les parents aux jeunes enfants, mais il instruit aussi les croyants adultes à assumer la responsabilité de prendre soin de leur famille dans le besoin, incluant (dans le contexte) les parents :

«Occupe-toi des veuves avec respect, je veux dire de celles qui sont réellement privées de soutien…

Si quelqu'un ne prend pas soin des siens, en particulier des membres de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un incroyant. » (1 Timothée 5:3,8)

Ici, comme dans l’Ancien Testament et dans l’enseignement de notre Seigneur, le refus d’honorer les parents en prenant soin de leurs besoins en est parlé comme étant une offense des plus sérieuses. Dans l’Ancien Testament c’était une offense capitale. Dans le Nouveau, c’est un reniement de la foi, rendant cette personne pire qu’un incroyant. Ainsi, le Christianisme n’abolit pas les obligations de l’Ancien Testament d’honorer les parents, il les ratifie et les explique plus clairement.

De plus, le même honneur qui doit être manifesté aux parents, doit être aussi manifesté à ceux qui sont nos aînés :

« Ne rudoie pas un homme âgé, mais encourage-le comme s'il était ton père. Traite de la même manière les jeunes gens comme des frères » (1 Timothée 5:1)

Cette instruction est importante parce qu’elle suggère que le même honneur (ou au moins respect) dû au père d’une personne devrait être dû à tout homme âgé. De plus, puisque Timothée est instruit de corriger un homme âgé comme un père, Paul suggère qu’un père, aussi, n’est pas à l’abri de reproches, mais que tout reproche doit être traité de façon respectueuse.

Conclusion

Pour finir, permettez-moi de suggérer plusieurs principes gouvernant qui, je crois, sont bibliques et pertinents à honorer les parents. Ces principes nous guideront dans les choix agonisants que nous, les enfants, auront à faire regardant la forme que l’honneur de nos parents devra prendre.

(1) Si les enfants doivent honorer leurs parents, alors être un parent doit être une profession honorable. Nous ne devrions pas avoir besoin de le déclarer, mais dans le monde d’aujourd’hui, il est nécessaire de le dire. Le fait que des femmes fassent la file aux cliniques d’avortement dans tout le pays et dans toutes les parties du monde, suggère qu’élever des enfants est vu comme quelque chose de bien moins qu’une bénédiction. Cela va totalement à l’encontre de la Bible, tel que le Psaume 127. Ceux qui quitteraient la maison et rechercheraient l’exaucement de leurs vœux dans le monde professionnel pour gagner de la dignité et le respect se sont aussi détournés de la vérité de la Parole de Dieu. Laissons ceux qui cherchent à éviter de devenir un parent être rappelés que dans la Parole de Dieu, être un parent est une profession des plus honorable.

(2) Honorer les parents prend des formes différentes pour des gens différents, dans des circonstances différentes. Puisque le Cinquième Commandement est très général, nous devrions nous attendre à ce que l’application de ce commandement ne soit pas le même pour tout le monde. L’Ancien et le Nouveau Testament nous fournissent avec beaucoup d’exemples positifs et négatifs du commandement d’honorer nos parents. Le jeune enfant honorera ses parents en leur obéissant (Proverbes, Ephésiens 6:1-3).29 L’enfant plus grand honorera ses parents en étant obéissant à Dieu. L’enfant dont les parents sont dépendants en Lui honorera ses parents en subvenant à leurs besoins (Matt. 15:1-9 ; Marc 7:1-13 ; 1 Timothée 5:3,8).

Il est très important de réaliser qu’honorer les parents prend des formes différentes à des moments différents. Cela veut dire qu’une personne ne peut honorer ses parents en faisant une action symbolique. Cela veut dire que la façon dont une personne honore ses parents peut être differente de celle d’une autre personne. Cela devrait nous avertir à propos de ceux qui ont de très simples formules pour honorer nos parents, basée sur les principes de la Parole de Dieu. Les trois principes suivants soulignent trois des changements les plus dramatiques dans la relation entre les enfants et leurs parents, qui affectent la façon par laquelle honorer les parents pourrait être manifestée.

(3) Les rapports entre une personne et ses parents changent avec sa conversion. Quand une personne accepte Christ comme son Sauveur, il y a un nombre important de changements (2 Cor. 5:17). Quand une personne devient un enfant de Dieu par la foi, Dieu devient un Père pour eux d’une façon nouvelle et auparavant inconnue. A partir de ce moment là, le Chrétien devient le fils de Dieu (Jean 1:12 ; Matt. 6:9). Bien que Dieu fut une fois renié, et Son autorité rejetée (Ephésiens 2:1-3), Il est maintenant notre Père Céleste, avec une autorité finale, une autorité qui a priorité sur toutes les autres, incluant les pères et mères. Comme nous avons vu de l’enseignement de notre Seigneur, la foi en Christ peut aliéner les enfants de leurs parents.

(4) Les rapports entre une personne et ses parents changent avec le mariage. Le mariage est normalement le premier de changements dramatiques dans la relation d’un enfant avec ses parents. Dans le Livre de Genèse, Dieu révéla que le mariage allait amener un changement dans le rapport entre l’enfant et ses parents :

« C'est pourquoi un homme se séparera de son père et de sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront plus qu'un. » (Genèse 2:24)

Plusieurs changements importants sont signalés ici, comme je comprends ce passage. Premièrement, le fils quitte l’autorité structurée de la maison de ses parents pour établir un nouveau foyer, sous son autorité. Ce passage enlève le fils d’en dessous de l’autorité de ses parents, où il était. C’est mon opinion personnelle que l’enseignement qui modifie la « chaine d’autorité » entre parent et enfant à une « chaine de conseil » n’est pas une séparation d’autorité paternelle suffisamment adéquate après le mariage. Deuxièmement, le fils doit quitter la maison pour que sa dévotion et son affection soient principalement concentrées sur sa femme. L’affection du fils envers ses parents n’est certainement pas terminée, mais quitter sa maison diminue la compétition entre le père et la mère d’un homme et sa femme pour sa dévotion et son attention. Finalement, l’instruction de ce texte nous suggère que la relation parent-enfant est temporaire, alors que la relation mari-femme est permanente.

(5) La façon dont nous honorons nos parents change quand nous devenons disciple du Christ. Certains Chrétiens semblent penser que jusqu'à temps ou à moins qu’un enfant se marie, le rôle fort autoritaire du parent reste dans la vie célibataire de l’enfant plus âgé. Je pense que cela manque de prendre assez au sérieux l’enseignement de notre Seigneur sur le changement qui arrive avec la décision de suivre Christ en tant que disciple. Dans les passages déjà cités (Matt. 10:32-40 ; Marc 10:28-31 ; Luc 14:26), le Seigneur demanda clairement que les disciples choisissent de Le suivre au-dessus de tous autres, incluant spécialement la famille. Notre Seigneur ne rivalisera pas avec les pères et les mères pour l’affection et l’obéissance de Ses disciples. Un passage plus loin souligne le changement que le fait d’être un disciple a sur les relations familiales :

« Ne donnez pas non plus à quelqu'un, ici-bas, le titre de «Père», car pour vous, il n'y a qu'un seul Père: le Père céleste. » (Matt. 23:9)

Ainsi, les enfants ne doivent non seulement quitter père et mère quand ils se marient, ils doivent aussi le faire (bien que pas nécessairement littéralement) quand ils décident de devenir un disciple du Christ.

(6) Honorer Dieu comme notre Père n’est pas une excuse pour déshonorer nos parents. Certains, comme les scribes et les pharisiens (Matt. 15:1-9 ; Marc 7:1-13), ont utilisé la « conviction » et la pratique religieuse comme excuse pour éviter leur obligation d’honorer leurs parents. Pour ceux qui voudraient faire ça, les passages à propos de placer Dieu au-dessus des pères et mères peuvent être pervertis et déformés pour excuser l’irresponsabilité, mais rappelons-nous que notre Seigneur enleva le voile de la spiritualité, montrant que c’était le péché le plus abominable.

(7) Nous honorons le plus nos parents quand nous obéissons et honorons Dieu dans nos vies. Le plus grand but des parents est d’élever l’enfant que Dieu leur a donné de façon à encourager et promouvoir amour de Dieu et obéissances à Sa Parole. Quand un enfant a confiance en Dieu et obéit Sa Parole, il honore ses parents. Même un parent non croyant est honoré par un enfant croyant et obéissant.

(8) Nous honorons Dieu quand nous honorons nos parents. Non seulement nous honorons nos parents quand nous honorons Dieu, mais nous honorons aussi Dieu quand nous honorons vraiment nos parents. Il y a deux raisons principales pour lesquelles c’est vrai. Premièrement, nous honorons Dieu parce que nous obéissons Son commandement d’honorer nos parents. Honorer nos parents, quand c’est un acte d’obéissances à la Parole de Dieu, est honorer Dieu. Ainsi, nous voyons que la norme est qu’honorer les parents accomplit deux choses à la fois : Nous rendons honneur aux parents et à Dieu.

Mais, si quelqu’un a des parents qui ne sont pas dignes d’honneur ? Nous connaissons beaucoup d’enfants dont les parents ont tout fait pour ruiner leurs vies. Les enfants qui furent physiquement, émotionnellement ou sexuellement abusés devront vivre avec les effets de cet abus pour leur reste de leurs vies ? Comment ces enfants peuvent-ils honorer leurs parents ?

La réponse à cette question est trouvée dans la deuxième façon par laquelle honorer les parents honore Dieu. Quand nous honorons nos parents, nous reconnaissons qu’ils furent destinés par Dieu à être nos parents et à recevoir notre respect. Honorer des parents qui ne sont pas dignes d’honneur ne peut être seulement fait si on reconnaît que Dieu les a ordonnés à être parents, et ainsi ils sont honorés pour leur « position de parents » ordonnée par Dieu, pas pour leur performance en tant que parents.

Permettez-moi d’illustrer ce principe avec une autre personne qui doit être honorée par nous – un roi. On nous dit dans les Ecritures que nous devons honorer les rois (Romains 13:1-7 ; 1 Pierre 2:17). Dans le contexte de ces commandements d’honorer le roi, il doit être honoré en vertu de sa position de roi, pas pour sa performance en tant que roi. Dans le chapitre 13 de Romains, Paul dit clairement que les Rois doives être honorés et obéis parce qu’ils ont été nommés par Dieu. Le fait qu’ils aient le poste est évidence de la nomination de Dieu (Romains 13:1-2). Ainsi, honorer un roi cruel, impitoyable est admis, pas parce que cette personne est digne de respect, mais parce que cette personne a le job (une position d’honneur) par la volonté souveraine de Dieu.

Quand un enfant rend honneur un parent indigne, méchant et le fait parce qu’il reconnaît que Dieu l’a destiné à avoir cette position d’autorité et d’honneur, il se soumet à la volonte souveraine de Dieu. Et parce qu’il sait que Dieu fait arriver toutes choses pour le bien de la vie du croyant, il réalise que bien que des parents peuvent faire des choses horribles dans le but de le blesser, Dieu les a permises dans un but favorable (Genèse 50:20). Honorer un parent indigne ouvre ainsi la porte pour quelqu’un de voir la bonne main de Dieu en fournissant un mauvais parent. Ce sont souvent les faiblesses du parent, dans un tel cas, qui causent les forces correspondantes de l’enfant.

(9) Honorer les parents ne veut pas toujours dire que l’enfant fait ce que ses parents veulent. Les pères et mères ne doivent pas être honorés parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils sont parents. Ils sont, comme leurs enfants, troublés par la perversité de l’humanité. Ils, comme leurs enfants, pèchent. Ils feront donc beaucoup d’erreurs dans leur condition de parents. Des fois, ils ordonneront que leurs enfants fassent de mauvaises choses. Et d’autres fois ils leur interdiront de faire ce qui est bien.

Un jeune enfant doit assumer que ses parents ont raison, parce qu’ils ont plus d’expériences et de sagesse. Si tout échoue, parce qu’ils sont plus grands ! Quand l’enfant commence à mûrir, il pourra commencer à questionner certaines décisions. Cela doit être fait très soigneusement. Je peux imaginer la désobéissance d’un enfant seulement quand la Bible parle directement du problème. Par exemple, je m’attendrais à ce qu’un enfant refuse de participer à n’importe quelle forme d’abus sexuel par des parents ou d’autres adultes. A un certain moment, un enfant réalisera que le parent pèche, et trouvera nécessaire de le lui reprocher. Dans ce cas, l’instruction de Paul de corriger un homme âgé, comme un père (1 Timothée 5:1) nous instruit que les parents (et personnes âgées) doivent être réprimandés gentiment et avec respect.

Ceux qui ont des parents âgés au point qu’ils sont devenus confus, désorientés ou même révoltés se trouvent eux-mêmes dans la position difficile d’avoir à discipliner leurs parents, tout comme leurs parents eurent à les discipliner quand ils étaient plus jeunes. La façon dont une personne honore ses parents change.

(10) Honorer les parents pourrait un jour exiger de « devenir les parents » des parents. Quelle ironie ! Mais ceux qui eurent un père et une mère qui prirent soin d’eux, devront souvent prendre soin de leurs parents dans leurs dernières années. Les parents qui, une fois, nourrirent et changèrent les couches de leurs enfants pourraient dans les dernières années de leur vie être nourrit par et dépendre de leurs enfants. Le nouveau bébé qui ne reconnaissait pas ses parents pourrait un jour regarder sa mère ou son père âgé et ne pas être reconnu par eux. L’enfant qui une fois avait été au soin de ses parents devient maintenant le parent de ses parents, prenant des décisions pour eux, ayant des fois à faire des choix contre leur volonté, pouvant même avoir à décider de combien de temps il devrait permettre les machines de prolonger la vie artificielle pour maintenir un semblant de vie. Il n’y a pas de pensées moins agréables que cela, mais pour beaucoup ça a été, est ou sera une réalité.

Certains parents se fâcheront et deviendront déraisonnables. Ils pourraient nous faire des demandes, à nous et à notre famille, qui sont impossibles à accomplir. Ils pourraient, si on les laisse, détruire notre vie de famille. Des fois, ils deviennent incohérents et rebelles. Physiquement, il se peut que les parents âgés ne puissent plus prendre soin d’eux-mêmes ou deviennent incapables de vivre seuls. Les décisions que nous devons prendre à ces moments là sont les plus douloureuses de notre vie.

Quand le temps de prendre des décisions arrive, il doit être déterminé si des commandements venants des Ecritures sont impliqués ou non et si oui, comment ceux-ci doivent être exécutés. Les impacts des différents choix sur la famille, dans sa totalité, doivent être tenus en compte. Et, naturellement, le meilleur intérêt des parents doit être soigneusement recherché. Je crois qu’au moins trois facteurs sont impliqués dans la détermination de quel cours d’action sera le meilleur pour les parents.

Premièrement, nous avons une obligation de préserver la vie. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous devons la préserver artificiellement ou prolonger le processus de la mort, mais cela veut dire que les nécessités de la vie soient fournies. Nourriture (pourrait venir d’une perfusion), oxygène, et les fluides soutenant la vie doivent être fournis. Trop souvent, ces nécessités sont différées, avec le résultat inévitable, la mort. Empecher de recevoir les nécessités de la vie constitue un meurtre, comme je comprends les Ecritures.

Deuxièmement, nous devons chercher à fournir autant de confort physique et émotionnel qu’il est nécessaire. L’entourage doit être familier et aussi plaisant que possible. Cela pourrait ou pas, vouloir dire garder les parents dans notre voisinage ou les placer dans un établissement où des soins professionnels soient disponibles.

Troisièmement, je crois qu’honorer les parents exige que nous maintenions autant de dignité pour eux que possible. Les termes « honorer » et « dignité » se chevauchent un peu, et il me semblerait que nous honorons les parents en cherchant à préserver autant que possible leur dignité. Par exemple, je suis au courant de certaines situations dans lesquelles des patients ne peuvent pas de se nourrir eux-mêmes et sont « nourris de force » (littéralement, en les gavant). Dans de telles situations, je choisirais, si c’était possible, les nourrir par perfusion comme une alternative. L’indignité d’alimentation de force est grande, et devrait être, si possible, évitée. Ces trois sujets, la vie, le confort, et la dignité, pourraient entrainer certains à prendre soin d’un parent âgé à la maison, et d’autres à pourvoir pour utiliser les soins d’un bon établissement spécialisé.

(11) Le respect ne peut être gagné, ni ne peut-il être demandé. Puisque l’honneur est dû sur la base de la position, et non pas de la performance, nous devrions réaliser que l’honneur n’est pas quelque chose qu’une autre personne puisse nous demander. Un roi peut demander que nous lui obéissions, mais pas que nous l’honorions, au moins au sens propre du terme. Ainsi, un parent ne peut pas vraiment exiger le respect de leurs enfants. Dans les dernières années d’une personne, il y aura une tentation pour un parent d’imposer d’un enfant exactement quelle forme son respect devra prendre, mais je crois que c’est contraire à la nature de l’honneur. L’honneur exigé n’est pas du tout un honneur.

(12) Puisque nous devons honorer toutes personnes, les parents doivent respecter leurs enfants. Beaucoup a été dit et écrit à propos de développer la confiance de soi chez les enfants. Je pense que je diffèrerais avec certaines choses de cet enseignement, basé sur le fait que beaucoup de la confiance de soi est simplement appelée fierté, et le Livre des Proverbes a beaucoup plus à dire à propos du besoin d’humilité chez un enfant que du besoin de confiance en soi (et certainement que du besoin d’amour de soi). Cependant, nous devons traiter nos enfants d’une façon qui ne manifeste non seulement notre propre dignité (1 Timothée 3:4), mais aussi qui réfléchisse la dignité de nos enfants comme étant une création de Dieu, une création pour laquelle Christ mourut. Ainsi, nous devons honorer nos enfants, comme nous devons honorer tous les autres.

(13) Si nous devons honorer tous les hommes, alors nous devons faire nos priorités de ceux que nous devons placer au-dessus des autres. Nous avons déjà vu que nous devons honorer Dieu, les rois, les aînés, les parents, etc. Quand nous devons honorer tous les hommes, et ne pouvons pas le faire équitablement ou en même temps, alors nous devons choisir. Par exemple, en tant que maris nous devons honorer nos épouses, et nous devons honorer nos parents. Je crois que si l’un ou l’autre doit avoir priorité, c’est l’épouse qui devrait être placée au-dessus des parents. Prendre ces décisions de priorité à l’avance est la meilleure des choses, car pour sûr, ces priorités seront mises à l’épreuve.

(14) Honorer les parents est si important, et potentiellement si couteux, que c’est quelque chose que nous devons prévoir de faire à l’avance. Honorer les parents exigera beaucoup plus qu’une carte de vœux. Si honorer les parents implique prendre soin d’eux quand ils deviennent âgés, c’est une question onéreuse, et une pour laquelle nous devons nous préparer à l’avance. Un de mes amis suggéra que ce serait quelque chose que nous devions stipuler dans nos testaments. Supposez, par exemple, que nous mourions avant nos parents. Ce fut le cas avec notre Seigneur et Sa mère, et nous avons déjà vu comment Il prit ses dispositions pour S’occuper d’elle. En plus d’avoir nos enfants dans nos testaments, nous pourrions avoir à nous préparer à la possibilité de mourir avant nos parents. Cela pourrait vouloir dire prendre une assurance supplémentaire pour être assurer que les besoins de nos parents seront rencontrés après notre départ.

Dans certains cas, il pourrait être nécessaire pour des Chrétiens ou peut-être la communauté chrétienne, de fournir des établissements pour personnes âgées, qui s’occuperaient non seulement de leurs besoins physiques spéciaux, mais qui leur fourniraient aussi un environnement de beauté et un sens de dignité. Nous devons éviter comme la peste de pousser nos parents dans une maison lugubre, sombre et morne où ils attendraient simplement pour mourir.

Ce n’est qu’un aperçu, mais j’espère que cela élargit notre vision au-delà de ce que la Sécurité Sociale et les aides médicales pourront se permettre pour aider nos parents dans leurs dernières années. Un commandement présenté aussi vigoureusement, à la fois, dans l’Ancien et le Nouveau Testament ne devrait pas être prit à la légère.


19 The following Scriptures are important to our understanding of honoring parents. I highly recommend that you study these passages carefully: Central Passages for Honoring Parents: Exodus 20:12 (Deut. 5:16); 21:15, 17; Matthew 15:1-9; Mark 7:1-13; Leviticus 19:3; Ephesians 6:1-3; Proverbs 30:11-14; 31:1-9; 1 Timothy 5:1, 3, 8; Isaiah 29:13; Malachi 1:6. Related Passages on Honoring Parents: Genesis 2:24; Matthew 10:32-40; Leviticus 19:32; 20:9; 21:9; Mark 10:28-31; Numbers 22:17, 37; Luke 14:26; Deuteronomy 4:10-12; 6:4-7; 33:8-10; John 5:22-23; 8:48-50; 12:26; Joshua 2:12-13; Romans 1:30; 2:7, 10; 12:10; 13:7; Judges 13:17; 1 Corinthians 12:23-24; 1 Samuel 2:30; 1 Thessalonians 4:4; Proverbs 1:8; 3:9; 4:1-5; 19:26; 20:20; 1 Thessalonians 4:4; 28:7, 24; 1 Timothy 1:17; 5:3, 17; 6:1; Ezekiel 20:30; 2 Timothy 3:2; Hebrews 5:4; 1 Peter 2:17; 3:7; 2 Peter 1:17; Jude 8; Revelation 4:9-11; 5:12-13; 7:12; 21:24-26.

20 In my study of “honor” in the Bible, I discovered the following people (which generally involve a position) are given honor: God, the Father1 Timothy 1:17; Proverbs 3:9; Revelation 4:9-11; 5:12-13; 7:12; 19:1; 21:24, 26; God, the SonJohn 5:22-23; Hebrews 2:7, 9; 2 Peter 1:17. Those in positions of authority over us: Kings—1 Peter 2:17; Higher authorities—Romans 13:7; Elders—1 Timothy 5:17; Masters (by slaves)—1 Timothy 6:1; Those not in a superior status to us—Husbands to honor wives—1 Peter 3:7; 1 Thessalonians 4:4; All men—1 Peter 2:17; One another—Romans 12:10; God will honor us—John 12:26; Romans 2:7, 10.

21 Since honor was required only with respect to those who had a higher status or position in the Old Testament, we may wonder why the change in the New Testament, requiring the Christian to honor all men. The reason why Christians are commanded to honor others who may even have an inferior status in life is due to the fact that the Christian is required to place others above himself:

Be of the same mind toward one another; do not be haughty in mind, but associate with the lowly. Do not be wise in your own estimation (Romans 12:16).

Now we who are strong ought to bear the weaknesses of those without strength and not just please ourselves. Let each of us please his neighbor for his good, to his edification. For even Christ did not please Himself; but as it is written, “For the reproaches of those who reproached Thee fell upon Me” (Romans 15:1-3).

Do nothing from selfishness or empty conceit, but with humility of mind let each of you regard one another as more important than himself; do not merely look out for your own personal interests, but also for the interests of others (Philippians 2:3-4).

Thus, the Christian, unlike the worldling, honors all men, even when their earthly status is lower than our own, because the mind of Christ elevates others above self. For the Christian, then, all others have a status higher than our own interest. On this basis, they deserve to be honored.

22 The following is a summary of what is done to honor another in the Bible: By giving money or material things: Balaam—Numbers 22:17, 37; 24:11; Widows—1 Timothy 5:3; Elders—1 Timothy 5:17; Offerings to the Lord—Proverbs 3:9; Sacrifices (shared with the angel)—Judges 13:17; By our Lord giving glory to God—John 8:48-50; By beautifying and giving greater prominence—1 Corinthians 12:23-24; By giving respect, and obedience—Romans 13:7; Ephesians 6:1-3; 1 Peter 2:13-27; By giving God worship, Revelation 4:9-11; 5:12-13; 7:12; 19:1; 21:24, 26.

23 Commenting on Deuteronomy 21:17, Jordan writes, “There are two words for ‘curse’ in Hebrew. One has as its basic meaning ‘to separate from or banish,’ and is used for the curse in Genesis 3:14. The second, which is used in Exodus 21:17, basically means ‘to make light of, or repudiate.’ As Umberto Cassuto has pointed out, this verb ‘to make light of’ is the opposite of the verb which means ‘to make heavy, honor, or glorify.’ For the Hebrew, to glorify or honor someone was to treat them as weighty, just as American slang in the 1970s and 1980s uses the word ‘heavy’ to refer to important or impressive matters.” James B. Jordan, The Law of the Covenant (Tyler, Texas: Institute for Christian Economics, 1984), p. 105.

24 This public dimension of honor helps to explain a great deal. First, it explains why the worship (honoring) of God requires a public expression of praise and adoration. It also explains why a husband is commanded to honor his wife, but the wife is nowhere commanded to honor her husband (cf. 1 Peter 3:7). The woman is to reverence her husband (Ephesians 5:33; 1 Peter 3:2, 5), because this is a matter of her (private) attitude. She cannot honor him publicly because her role is restricted with regard to public speaking, especially in the church (cf. 1 Corinthians 14:34-35; 1 Timothy 2:12). The husband, on the other hand, is to publicly honor his wife. He is able to honor his wife because of his more public role. He needs to honor his wife because of her more private role.

25 Jordan comments on Deuteronomy 21:18-21: “The fifth commandment orders sons and daughters to honor their parents, and the verb used is the verb ‘to make heavy, to glorify.’ Thus, to make light of, to despise, is the opposite. An example of this is clearly set out in Deuteronomy 21:18-21. …” Notice that it is an older child who is in view, not a little boy; he is old enough to be a drunkard. Second, notice the sin is a settled disposition to rebel, not a one time act of disobedience. Third, notice that the young man has given public witness to his rebellious heart; the parents can remind the judges that they all know he is a drunkard and a glutton. Note, fourth, that the parents do not have the power to deal with this rebel on their own; they have to bring evidence and testimony to the judges. This shows us how the Law was carried out, and what is involved in making light of one’s parents, ridiculing them, and repudiating them.

In 1 Timothy 5:3, 17, to ‘honor’ someone means to give them money, to care for them financially. In line with this understanding, Jesus applies the death penalty for dishonoring parents directly to those who refuse to care for them in their old age. The Law of the Covenant, pp. 105-106.

26 Similar promises are found in Deut. 4:26, 40; 5:16, 33; 6:2; 11:8, 9; 17:20; 22:7; 30:18; 32:47; Job 6:11; Prov. 28:16; Ecc. 8:12-13; Isa. 53:10.

27 Jordan remarks, “Notice that Jesus sets Exodus 21:17 right next to the fifth commandment in binding force. Notice also that ‘cursing’ father and mother is definitely said to include verbally reviling them. Principally, however, this passage shows us that in the practical legal sense, refusing to care for parents in their old age is a capital offense.” Ibid, p. 107.

28 It is interesting that our Lord modified (or perhaps we should better say clarified) Exodus 21:17, rendering the term “cursing” “speak evil of.” Thus, cursing is more than speaking profanities at or about parents. Furthermore, I am inclined to believe that our Lord used the “of” in “speak evil of” in broader terms than we would expect. Our Lord was applying these two texts to the evil practiced by the scribes and Pharisees. To be more exact, the evil spoken by them. The saying of the word “Corban” in a traditional formula forced (or allowed) the child of elderly parents to disregard and disobey God’s command to honor them by providing for them. The evil thus spoken was not something evil said of (or about) the parents, but something evil spoken with respect to the parents. The evil spoken was the statement, “Anything of mine you might have bveen helped by is Corban” (Mark 7:11). Our Lord has thus broadened considerably the application of the Fifth Commandment.

29 As I have thought about it, I am not at all certain that a young child is really capable of honoring his parents. He is capable of obeying them, but not really of grasping the concept of honor. This is precisely why parents are needed—to care for the child until he is mature enough to live independently from them. As a child grows up, the more he should begin to grasp what honoring parents is all about, and the more he should honor his parents.

Passage: 

17. La Controverse du Sabbat dans les Evangiles

Introduction

Il y a peu de choses que j’aime mieux que d’observer un maitre-artisan à son métier. J’adore regarder un footballeur écraser son adversaire, un champion du volant gagner un Grand Prix, un musicien très doué jouer de son instrument ou un artiste arrivant à captiver un instant de la vie. Une de mes grandes joies durant cette semaine fut d’observer l’habileté de notre Seigneur à traiter avec les Ecritures de l’Ancien Testament. Notre étude de « la controverse du sabbat » dans les Evangiles cette semaine nous rendra tous capable de regarder avec ébahissement la facilité avec laquelle notre Seigneur traite le texte de l’Ancien Testament.

Dans notre leçon la semaine dernière, nous avons vu comment le sabbat fut établi en principe dans le deuxième chapitre du Livre de Genèse, quand Dieu se reposa le septième jour, après avoir fini le travail de la création. A cause de cela, Dieu bénit le sabbat et le sanctifia. Ce ne fut pas avant le chapitre 16 d’Exode que le septième jour fut divinement ordonné être le jour de repos du ramassage de la manne. [In chapter 20 of Exodus the Sabbath because the focus of the Fourth Commandment.] Observer ce jour sacré exigeait que les Israélites finissent leur semaine de travail à la fin du sixième jour, pour que le septième jour puisse être un jour où les hommes s’abstiendraient de faire les travaux normaux des six autres jours. Dans le chapitre 31 d’Exode, le fait d’observer le sabbat fut déclaré être un signe de l’alliance mosaïque, avec la peine de mort pour toutes personnes désobéissant ce commandement.

A travers le reste de l’Ancien Testament plus de clarifications furent données en ce qui concerne l’observance de ce commandement. Le repos du sabbat fut plus défini en termes de changements de conditions. Même la terre devait se reposer tous les sept ans. De plus, les applications changèrent, de la cessation des activités normales à la façon par lesquelles les Israélites devrait vénérer Dieu le jour du sabbat. Les prophètes signalaient les abus du sabbat et pressaient les Israélites à l’observer « par l’Esprit et en vérité ». La nation fut avertie que continuer à négliger sa sainteté résulterait par le jugement tombant sur la terre et le peuple envoyé en captivité.

Nous avons vu à travers l’Ancien Testament une clarification continuelle et une expansion du commandement du sabbat. Durant les 400 « années silencieuses », entre les deux Testaments, beaucoup d’attention fut placée sur l’interprétation de la Loi (en général) et du sabbat (en particulier). Les détails par lesquels les auteurs inspirés sont passés ne sont rien en comparaison des embellissements performés au commandement du sabbat par les érudits juifs et les chefs religieux, les scribes et les pharisiens. Nous serions incorrects de conclure que tous ces efforts pour clarifier la Loi n’ont aucun sens et sont stupides. Bien que la méthode d’interprétation soit fausse, sans parler de la conclusion à laquelle ils sont arrivés, il y a beaucoup de motivation pour examiner l’obligation d’un individu israélite au Quatrième Commandement. Durant la période Maccabéenne (à peu près un siècle avant la venue du Christ) un millier de Juifs ont été assassiné parce qu’ils furent attaqués le jour du sabbat et ne voulaient pas désobéir le commandement en se défendant. Pas étonnant alors, que les érudits juifs cherchèrent à le clarifier.

Une grande partie du corps enseignant, concernant l’interprétation du sabbat, commença donc à émerger avant et après la venue du Christ. Ces interprétations furent en premier préservées et passées en traditions orales puis plus tard mises à l’écrit. Pendant le troisième siècle A.D. une compilation écrite des traditions orales des scribes fut complétée, appelée Mishna. Elle contient 63 rédactions sur des sujets variés de la Loi, à peu près 800 pages en Anglais.250 Plus tard le Judaïsme se donna la tâche d’interpréter ces interprétations. Ces commentaires sur le Mishna sont appelés Talmuds. « Pour le Talmud de Jérusalem, il y a 12 volumes imprimés ; et pour le Talmud de Babylone, il y a 60 volumes imprimés. »251

La Loi dit clairement que le jour du sabbat doit être gardé saint, et qu’aucun travail ne doit être fait. C’est un grand principe. Mais ces légalistes avait une passion pour les définitions. Alors ils demandèrent : Qu’est ce qu’est le travail ? Toutes sortes de choses furent classifiées comme travail. Par exemple, porter un fardeau le jour du sabbat était travailler. Mais ensuite un fardeau devait être défini. Alors la loi des scribes disait qu’un fardeau était de la « nourriture égale au poids d’une figue sechée, assez de vin pour mélanger dans un gobelet, assez de lait pour une gorgée, assez de miel pour mettre sur une blessure, assez d’huile pour oindre un petit membre, assez d’eau pour humecter un baume d’œil, assez de papier sur lequel une notice pouvait être écrite, assez d’encre pour écrire deux lettres de l’alphabet, assez de roseau pour créer un crayon » - etc., etc., etc.… Alors ils passèrent des heures sans fins se disputant si un homme pouvait ou ne pouvait pas déplacer une lampe d’un endroit à un autre le jour du sabbat, si un tailleur commettait un péché s’il sortait de la maison avec une épingle dans sa poche, si une femme pouvait mettre une broche ou une perruque, même si un homme pouvait sortir le jour du sabbat avec ses dentures ou une jambe/un bras artificiel, si un homme pouvait porter son enfant le jour du sabbat. Ces choses pour eux étaient tout ce qui était important dans la religion. Leur religion était un légalisme de règles insignifiantes.252

Nous pouvons difficilement être surpris de voir une collision de plein fouet entre les scribes, les pharisiens et notre Seigneur sur le sujet du sabbat. Les écrivains de l’Evangile enregistrent de nombreuses occasions quand les chefs religieux juifs confrontèrent Jésus à propos de l’interprétation du sabbat. Presque toujours cela résultait en un incident dans lequel notre Seigneur « viola le jour du sabbat » selon l’enseignement et les interprétations légalistes des scribes et des pharisiens. De tels incidents nous aident dans notre étude du sabbat, car ils nous permettent de voir des occasions dans lesquelles la Bible est mal interprétée, ainsi que l’interprétation correcte du sabbat donnée par notre Seigneur. Apprenons des erreurs des chefs religieux juifs, et spécialement de l’interprétation divine du sabbat par notre Seigneur.

Notre méthode dans ce message sera de considérer quelques-uns des « textes clés du jour du sabbat » dans les Evangiles, et d’essayer d’apprendre comment l’interprétation légaliste des scribes et des pharisiens était erronée. De plus nous comparerons et arbitrerons la fausse interprétation avec l’interprétation correcte de notre Seigneur. Puis, à la fin de la leçon, nous essaierons de résumer ce qu’Il enseigna sur le jour du sabbat, et chercherons à découvrir quelques principes pertinents qui sont à nos vies chrétiennes. Dans la prochaine (et dernière) leçon sur le jour du sabbat, nous verrons comment les apôtres ont interprété le sabbat et comment l’église du Nouveau Testament a cherché à l’appliquer à la nouvelle exemption. Mais pour maintenant, tournons-nous vers les Evangiles du Nouveau Testament pour voir comment la vue du sabbat de notre Seigneur différait de celle des chefs religieux de Son temps.

Matthieu 12:1-14

Une action semblant innocente de la part des disciples de notre Seigneur précipita un incident dans lequel les pharisiens défièrent le Seigneur Jésus de défendre ou de dénoncer Ses disciples :

« A cette époque, un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Comme ses disciples avaient faim, ils se mirent à cueillir des épis pour en manger les grains.

  Quand les pharisiens virent cela, ils dirent à Jésus:
   ---Regarde tes disciples: ils font ce qui est interdit le jour du sabbat! » (Matthieu 12:1-2)

Commençons par essayer de comprendre le contexte, pour gagner une vue d’ensemble du passage. Ces versets décrivent deux incidents séparés : (1) la protestation des pharisiens que les disciples de Jésus avaient enfreint le jour du sabbat en cueillant des grains et en les mangeant quand ils marchaient dans les champs ; et (2) la question posée par les chefs de la synagogue,253 sachant que Jésus allait guérir un homme qui avait une main paralysée. Le Sauveur fit face aux objections des Juifs dans le premier cas en citant deux incidents dans l’Ancien Testament où des gens furent exonérés pour enfreindre le sabbat : David, quand il prit le pain consacré et l’avait partagé avec ses hommes, et les prêtres de l’Ancien Testament, qui enfreignaient fréquemment le jour du sabbat en travaillant à leur prêtrise du jour.

Inébranlablé par le défi des pharisiens, notre Seigneur prit Ses adversaires totalement par surprise en faisant allusion à un texte de l’Ancien Testament qui était remarquablement comparable à cette situation :

« Il leur répondit:
   ---N'avez-vous donc pas lu ce qu'a fait David lorsque lui et ses compagnons avaient faim?

   Il est entré dans le sanctuaire de Dieu et il a mangé avec eux les pains exposés devant Dieu. Or, ni lui ni ses hommes n'avaient le droit d'en manger, ils étaient réservés uniquement aux prêtres. » (Matt. 12:3-4)

Avant de regarder à la reponse de notre Seigneur, faisons plusieurs observations importantes à propos de ce qui arrive ici, qui est essentiel, pour une exacte interprétation de ce texte.

(1) Notre Seigneur ne fut pas accusé de faire du mal ici. La question ici est la « récolte » et le « battage » de grains par les disciples de notre Seigneur. Jésus a été défié de, soit condamner les actions de Ses disciples ou de les approuver, ainsi opposant l’autorité et l’interprétation des pharisiens.

(2) Bien que la Torah (la Loi de Moïse) nulle part ne condamne une telle action, la Halakhah (La collection juive d’interprétations) le condamnait.

(3) Etonnamment, Jésus accorda la supposition que les actions de Ses disciples étaient « du travail » et donc une désobéissance au sabbat.

Ces trois faits fournissent le Seigneur avec une occasion en or d’éviter la question du sabbat, et de se concentrer uniquement sur la question technique qu’elle impliquait. Souvent, Jésus évitait de « créer une scène », que cela soit performer publiquement un miracle ou inciter prématurément une dispute entre Lui et Ses adversaires. Ici, Jésus aurait pu envoyer Ses critiques à Ses disciples, puisqu’Il n’avait ni cueilli de grains Lui-même, ni ne les avait-il mangés. Il aurait pu souligner le fait que la Torah nulle part n’appelle un effort si minimal, travail, et que ce n’était que la conclusion erronée de quelques érudits malavisés, de chicaneurs. Au lieu de ça, Jésus choisit de laisser ces questions techniques sans réponses directes. Il voulait discuter les interprétations du sabbat et de Ses activités qui auraient pu être interprétées comme étant des désobéissances au Quatrième Commandement. Voilà le sujet que Jésus voulait discuter et Il éluda chaque sujet qui tournait autour du pot pour arriver au cœur du problème.

Gardant ces choses à l’esprit, remarquez comment notre Seigneur, très adroitement, répondit au défit des pharisiens. Sachant très bien qu’Il ne changerait pas leur point de vue à propos des actions des disciples, considérées comme travail, Jésus permit à l’allégation de la désobéissance du sabbat d’être incontestée (bien que c’était faux). Notre Seigneur tourna alors l’attention de Ses critiques vers un évènement de l’Ancien Testament qui était très similaire à Sa propre situation. Il leurs rappela du temps où David fuyait Saul, accompagné par quelques hommes, et quand lui et sa troupe affamée mangèrent le pain consacré du prêtre Ahimélek (1 Samuel 21:1-9). Remarquez les dénominateurs communs aux deux incidents, qui font du cas de l’Ancien Testament un précédent pour l’action de notre Seigneur, ainsi que Ses disciples.

(1) David et le Seigneur avaient tous les deux des adeptes, qui participaient à leur « désobéissance du sabbat ».254

(2) La nourriture fut mangée pour alléger la faim. La faim poussa les disciples de Jésus à cueillir les grains, tout comme il fut nécessaire pour David et ses hommes de manger le pain consacré.

(3) Quelque chose qui était sanctifié, réservé pour un usage spécial, fut profané en étant utilisé pour une chose ordinaire. Dans le cas de David, le pain consacré, réservé à l’usage unique des prêtres fut mangé. Les disciples du Seigneur profanèrent aussi le sabbat (qui était sanctifié) en cueillant des grains, ce qui était un travail ordinaire.

(4) Il y avait des raisons qui justifiaient les actions qui normalement auraient été considérées désobéissance à la Loi.

Nous pouvons voir que les faits dans ces deux situations sont assez similaires pour que l’explication des actions de David (et bien sûr, ses hommes) puisse innocenter les disciples de notre Seigneur de l’accusation d’avoir enfreint la Loi. Regardons avec beaucoup d’attention l’argument que notre Seigneur met sur le tapis ici, car c’est un coup de maître.

Premièrement, notre Seigneur assume que les actions de David et de ses hommes sont acceptables au judaïsme de Ses jours,255 et ainsi à Ses adversaires. Personne ne voulait accuser David de méfaits ici. Deuxièmement, si c’était comme ça, alors les pharisiens faisaient des exceptions à la Loi. Troisièmement, si désobéir à la Loi est acceptable dans certains cas, cela devait être à cause d’une raison ou d’une considération plus haute. Alors, quelles sont les raisons pour lesquelles David pouvait être acquitté, et pour lesquelles notre Seigneur et Ses disciples pouvaient l’être aussi ?

1 Samuel 21, David n’avait pas spécifiquement demandé du pain consacré, c’était juste ce qu’il y avait sous la main. Ahimélek avait donné volontairement ce pain tant que ses hommes n’avaient pas été profanés. Je crois qu’il y avait trois raisons pour lesquelles Ahimélek donna ce pain sans aucune réservation : (1) Ahimélek ne trouvait pas que la Loi était rigide au point de refuser les besoins d’hommes dans de telles circonstances. (2) Il croyait que David venait de la part du roi. (3) Il croyait que David avait été envoyé en mission importante par le roi. Ces considérations conduisirent le prêtre à conclure que la prohibition de la Loi pouvait être mise de coté dans le cas de David et de ses hommes. Remarquez bien qu’Ahimélek n’ait pas rejeté son obligation de préserver la sainteté du pain. Il insista à ce que les hommes de David soient purs. On peut assumer que si cette condition n’avait pas été satisfaite, le pain n’aurait pas été donné à ces hommes. Le pain consacré ne fut pas profané dans le processus.

Ahimélek avait de bonnes raisons pour donner du pain à David et à ses hommes. Néanmoins, celles-ci n’étaient probablement pas les mêmes raisons que celles que les érudits et enseignants juifs avaient pour justifier cet acte de David. Mon avis est qu’ils se concentraient sur qui David était. Puisque David était l’élu de Dieu, le prochain roi d’Israël, c’était OK pour lui et ses hommes de manger le pain consacré et ainsi sauver leurs vies. Leur devise devait être, « mieux vaut être nourrit que mort ». Les hommes de David pouvaient manger le pain consacré à cause de qui ils suivaient. Les implications pour les adeptes de Jésus n’auraient pas dues leur échapper. Luc, dans son récit du même évènement, ajouta cette déclaration de notre Seigneur, qui souligne l’argument :

« ---Le Fils de l'homme est maître du sabbat. » (Luc 6:5)0

Si, pour le bien de David (et donc d’Israël), la Loi pouvait être temporairement et techniquement transgressée, combien de plus pour le bien de Dieu ?

Celles-ci sont toutes de bonnes raisons, et pouvaient très bien être impliquées dans les paroles de notre Seigneur aux pharisiens. Cependant, je pense qu’il y avait une simple raison pour laquelle notre Seigneur chercha pour accentuer plus que tout autre chose – David et ses hommes auraient dû être nourris avec le pain sacré parce qu’ils avaient faim et il n’y avait que ça à manger. Le facteur « faim » fut clairement exprimé par notre Seigneur (Matt. 12:1,3). Certaines choses étaient sanctifiées, réservées par Dieu, pour apprendre la sanctification aux Israélites, pas pour les priver ou les faire souffrir. Ainsi, quand observer la Loi mit la vie de David ou de ses hommes en danger, la practice de la Loi pouvait être modifiée (pas ignorée complètement) pour satisfaire les besoins des hommes.

Marc accentue cela dans son récit du même incident quand il note cette déclaration de notre Seigneur :

« ---Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. » (Marc 2:27)

Si le sabbat était fait pour le bénéfice des hommes et non pas l’homme pour le bénéfice du sabbat, alors quand une practice particulière du sabbat posait un problème aux hommes, elle pouvait légitimement, dans des cas exceptionnels être mise de coté.1 C’est admirable comment Jésus tourna les table sur Ses adversaires. Ce n’était pas Lui qui n’était pas biblique, c’étaient les pharisiens qui ne marchaient pas au pas des Ecritures.

Si les pharisiens pensaient qu’ils avaient l’avantage sur Jésus sur la question des actions de Ses disciples dans les champs, ils avaient tout faux. Après le premier argument dans les versets 3 et 4, les pharisiens devaient avoir le vertige, mais au lieu de s’arrêter là, supposant qu’Il n’avait qu’un texte supportant Son opinion, Jésus les choqua une deuxième fois, fournissant un autre précédent des Ecritures de l’Ancien Testament pour Ses actions dans les versets 5-8 :

« Ou bien, n'avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres qui travaillent dans le Temple violent la loi sur le sabbat, sans pour cela se rendre coupables d'aucune faute?

   Or, je vous le dis: il y a ici plus que le Temple.

   Ah! si vous aviez compris le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d'amour envers les autres plutôt que vous m'offriez des sacrifices, vous n'auriez pas condamné ces innocents.

   Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. » (Matt. 12:5-8)

Non seulement David fut innocenté par les Ecritures et par les pharisiens pour participer à la consommation du pain consacré parmi ses adeptes, les prêtres qui travaillaient dans le temple pendant le jour du sabbat furent aussi innocentés de « transgresser la Loi du sabbat ». L’argument du verset 5 est méticuleux. Ce n’est pas la grandeur des prêtres qui justifiait leur transgression du Quatrième Commandement - c’était la grandeur du temple, la grandeur de l’intérêt du travail dans lequel ils faisaient. Aucun Juif n’avait besoin d’être convaincu de la grandeur du temple, et ainsi le service du temple était une justification déjà acceptée pour les prêtres travaillant le jour du sabbat.

Ces deux cas que notre Seigneur cita auraient pu être utilisés comme précédents pour Ses propres actions et attitudes envers le sabbat, mais Il n’était pas satisfait de laisser tomber le sujet. Jésus n’était pas le simple égal de David et des prêtres, pour être inclut dans le précédent qu’ils avaient cité. Il est leur supérieur, leur Souverain. Ainsi, dans les derniers mots de l’argument, le Seigneur Jésus utilise cette occasion pour déclarer Sa divinité, qui non seulement Lui permet de techniquement transgresser le sabbat, elle Lui donne la liberté de faire comme Il veut.

Aussi grand que le temple devait être pour les pharisiens, notre Seigneur déclara être « plus grand que le temple » (v. 6). En déclarant être aussi « le maître du sabbat » Il déclare aussi être plus grand que David ou n’importe quel homme. Pourquoi Jésus avait-il le droit de faire ce qu’Il avait fait ? Parce que Lui qui est Dieu peut faire ce qu’IL veut. Si Dieu établit le sabbat, et l’homme était ordonné de l’imiter en se reposant le septième jour, alors Jésus, Dieu, peut le négliger, peut travailler durant le sabbat s’Il veut, et ordonner aux autres de faire de même. Dieu peut déclarer le sabbat et Il peut aussi ne pas l’observer.

Le verset 7 frappe au cœur du problème de Ses adversaires : ils se sont concentrés sur l’aspect méchanique, rituel du sabbat, and en faisant ça, ils ont loupé son essence qui est la pitié et la miséricorde. Ils se sont attardés longtemps sur la lettre de la Loi, mais ils ont manqué l’esprit.

Quand Jésus cite les paroles du prophète Osée,

« Car je prends plaisir à l'amour bien plus qu'aux sacrifices» (Osée 6:6)2 

Il brandit une épée à double tranchant. Premièrement, il insiste sur le principe absolu de la pitié. Pour David et ses hommes d’avoir mangé le pain consacré aurait pu être une violation technique de la Loi, mais c’était un acte de miséricorde, respectant ainsi l’esprit de la Loi. Le même peut être dit pour les actions des disciples mangeant les grains le jour du sabbat. Deuxièmement, le contexte de cette citation sert de reproche voilé aux pharisiens, car dans Osée le légalisme est condamné, et cette condamnation est souvent dirigée contre les chefs de la nation Israël (Osée 5:1-2 ; 6:9).

La Guérison de la Main Paralysée (Matthieu 12:9-14)

« En partant de là, Jésus se rendit dans l'une de leurs synagogues.

   Il y avait là un homme paralysé d'une main.
   Les pharisiens demandèrent à Jésus:
   ---A-t-on le droit de guérir quelqu'un le jour du sabbat?
   Ils voulaient ainsi pouvoir l'accuser.

   Mais il leur répondit:
   ---Supposez que l'un de vous n'ait qu'une seule brebis et qu'un jour de sabbat, elle tombe dans un trou profond. Ne la tirera-t-il pas pour l'en sortir?

   Eh bien, un homme a beaucoup plus de valeur qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien le jour du sabbat.

   Alors il dit à l'homme:
   ---Etends la main!
   Il la tendit et elle redevint saine, comme l'autre.

   Les pharisiens sortirent de la synagogue et se concertèrent sur les moyens de faire mourir Jésus. » (Matthieu 12:9-14)

La situation est très différente là. Ce ne sont pas les actions des disciples du Seigneur qui sont en question, mais la guérison anticipée de l’homme avec la main paralysée. La cruauté des adversaires de notre Seigneur est clairement démontrée dans ce texte. Jésus quitta le débat précédent relatif au sabbat et, le jour du sabbat, entra dans une synagogue, apparemment celle que Ses adversaires de la dernière rencontre fréquentaient. Cela est signalé par l’appellation « leurs synagogues » dans le verset 9.

Bien qu’on ne nous dise pas tous les détails, il semble relativement clair que Jésus vit l’homme en entrant la synagogue. Cet homme, s’il savait qui Jésus était, Lui aurait demandé de le guérir. Jésus a dû s’arrêter à la requête de l’homme et les pharisiens savaient qu’une guérison allait arriver. Ils sautèrent sur cette opportunité pour poser une question sur la légitimité de guérir le jour du sabbat. Ils firent ça, sachant que Jésus devrait prendre une décision sur le sabbat et devrait performer la guérison, violant ainsi délibérément la Loi comme ils l’interprétaient. Jésus allait, à leur avis, se trouver en difficulté.

La seule difficulté était celle dans laquelle les adversaires de notre Seigneur allaient se trouver eux-mêmes quand Son argument serait fini. Jésus prit ici un chemin totalement différent en défendant Ses actions. Il répondit à leur question avec une des Siennes. Ici, Il ne s’est pas concentré sur Lui-même, ni sur les Ecritures de l’Ancien Testament, mais sur Ses adversaires et sur son ami malade à coté de Lui. Il exposa leur hypocrisie en comparant ce qu’ils justifiaient en eux-mêmes avec ce qu’ils condamnaient en Jésus.

Jésus voulait démontrer l'absurdité flagrante des pharisiens en montrant leur double standard en interprétant et appliquant la Loi : un standard pour eux-mêmes ; un autre quand ils Le jugeaient. Quand il en vint à un accident mettant en danger un de leurs propres animaux, ils n’avaient aucun scrupule avec le « travail » (changeant ainsi leur interprétation de la Loi du sabbat) pour le secourir (v. 11). S’ils estimaient autant leur cheptel qu’ils prendraient de transgresser le sabbat, ce pourrait-il que Jésus ait eu tort en plaçant une plus grande valeur sur un homme malade en le guérissant le jour du sabbat ?

Le Commandement du sabbat ne devait pas être mal interpréter pour dépriver quelqu’un de son aptitude de faire du bien à quelqu’un qui en aurait besoin. La miséricorde en laquelle le Seigneur prenait plaisir en principe (Osée 6:6), était la pitié qui devait être montrée en particulier le jour du sabbat – et était, quand Jésus ordonna que l’homme étende sa main, afin d’être guérie (v. 13). Bien que de bons hommes se seraient réjouis (il y en avait surement), les adversaires de notre Seigneur s’en allèrent, se concertèrent sur les moyens de se débarrasser de Lui (v. 14). Ainsi, la Loi, si elle est donnée pour le bien de l’homme, ne nous ordonne pas de faire du mal en négligeant de faire du bien à ceux qui sont dans le besoin.

Jean 5:1-18

« Or, dans cette ville, près de la Porte des Brebis, se trouvait une piscine entourée de cinq galeries couvertes, appelée en hébreu Béthesda…

…Il y avait là un homme malade depuis trente-huit ans.

   Jésus le vit couché; quand il sut qu'il était là depuis si longtemps, il lui demanda:
   ---Veux-tu être guéri?

   ---Maître, répondit le malade, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau commence à bouillonner. Le temps que je me traîne là-bas, un autre y arrive avant moi.

   ---Eh bien, lui dit Jésus, lève-toi, prends ta natte et marche.

   A l'instant même l'homme fut guéri. Il prit sa natte et se mit à marcher.
   Mais cela se passait un jour de sabbat.

   Les responsables des Juifs interpellèrent donc l'homme qui venait d'être guéri:
   ---C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter cette natte.

   ---Mais, répliqua-t-il, celui qui m'a guéri m'a dit: «Prends ta natte et marche.»

   ---Et qui t'a dit cela? lui demandèrent-ils.

Mais l'homme qui avait été guéri ignorait qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui se pressait en cet endroit.

  Peu de temps après, Jésus le rencontra dans la cour du *Temple.
   ---Te voilà guéri, lui dit-il. Mais veille à ne plus pécher, pour qu'il ne t'arrive rien de pire.

  Et l'homme alla annoncer aux chefs des Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.

  Les chefs des Juifs se mirent donc à accuser Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

  Jésus leur répondit:
   ---Mon Père est à l'œuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'œuvre.

    Cette remarque fut pour eux une raison de plus pour chercher à le faire mourir car, non content de violer la loi sur le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père et se faisait ainsi l'égal de Dieu. » (Jean 5:2, 5-18)

Le temps me manque pour faire une étude approfondie de ce texte, mais nous concentrerons notre attention sur les grandes lignes du passage reliées à la controverse du sabbat. Notre Seigneur n’a pas seulement ordonné l’homme de se lever (donc, être guéri), mais aussi de porter sa natte, son lit (désobéissant donc techniquement la Loi du sabbat interprétée par les Juifs). En premier, les Juifs défièrent l’homme guéri pour la transgression du sabbat. L’homme fut inébranlable, croyant que quelqu’un ayant le pouvoir de le guérir avait aussi l’autorité de lui dire de porter son lit. Jésus s’était silencieusement fondu dans la foule, pour que l’homme ne découvre pas Son nom.

Plus tard, Jésus trouva l’homme, lui conseillant vivement de ne plus pécher, de peur que plus de malheur lui arrive. Ce fut à ce moment que l’homme apprit que le nom de son guérisseur était Jésus, et donc le répéta aux Juifs. Cela tourna la furie des Juifs vers le Seigneur Jésus, Le persécutant pour Sa transgression du sabbat. La réponse en une phrase de notre Seigneur est une des déclarations les plus profondes des Evangiles :

« Mon Père est à l'œuvre jusqu'à présent, et moi aussi je suis à l'œuvre » (Jean 5:17)

Cette remarque audacieuse indique un changement important dans le traitement de Dieu avec Israël, un changement si dramatique que cela exigeait une réponse qui semble être une violation de la Loi de l’Ancien Testament, particulièrement le Quatrième Commandement. Considérons la nature de ce changement.

(1) Jésus dit que le Père ne se reposait plus, mais était au travail, même le jour du sabbat. Le sabbat repos de Dieu, décrit dans Genèse 2:1-3, était le résultat de ce qu’Il avait fini le travail de la création. Le travail que Dieu entreprenait maintenant en la venue du Christ était le travail de rédemption. Il y a donc un changement de programme, de celui de la création (finie) à celui de la rédemption (en cours). Si Jésus avait raison (et Il avait raison pour sûr), Dieu était aussi en violation du sabbat, vu selon l’ancien standard du Quatrième Commandement interprété par les Juifs. Les hommes de David ont pu désobéir à la Loi en mangeant le pain consacré parce que leur chef l’avait mangé. Les adeptes de Jésus ont pu cueillir les grains le jour du sabbat, si c’était OK pour leur chef de le faire. Et maintenant, Jésus Lui-même peut violer le sabbat parce que Dieu, le Père, le faisait.

(2) Observer le sabbat était un signe de l’alliance mosaïque, mais ce signe devait être mis de coté, avec l’alliance, due à la nouvelle alliance que Christ instituerait par Son travail rédemptif sur la croix.

(3) Bien que l’obéissance à Dieu fut manifestée auparavant en imitant Dieu en arrêtant de travailler, maintenant l’obéissance à Dieu exigeait l’imitation de Dieu en travaillant. Puisque Dieu était au travail jusqu'à ce moment et incluant cet instant (qui était pendant le sabbat), imiter Dieu exigeait aussi travailler durant le jour du sabbat.

(4) Ici, Jésus non seulement s’identifia à Dieu, Il s’identifia Lui-même comme étant Dieu. C’est évident par la réaction des Juifs aux paroles de Jésus :

« Cette remarque fut pour eux une raison de plus pour chercher à le faire mourir car, non content de violer la loi sur le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père et se faisait ainsi l'égal de Dieu. » (Jean 5:18)

Jean 7:21-24

Jésus leur répondit,

« Jésus reprit la parole et leur dit:
   ---Il a suffi que je fasse une œuvre pour que vous soyez tous dans l'étonnement.

   Réfléchissez: Moïse vous a donné l'ordre de pratiquer la circoncision, rite qui ne vient d'ailleurs pas de Moïse, mais des patriarches. Or, cela ne vous dérange pas de circoncire quelqu'un le jour du sabbat.

   Eh bien, si on circoncit un garçon le jour du sabbat pour respecter la Loi de Moïse, pourquoi donc vous indignez-vous contre moi parce que j'ai entièrement guéri un homme le jour du sabbat?

   Cessez donc de juger selon les apparences, et apprenez à porter des jugements conformes à ce qui est juste. » (Jean 7:21-24)

Le débat qui commença dans le chapitre 5 de Jean ne fut pas résolu et l’accusation de « la transgression du sabbat » contre le Seigneur Jésus continua dans le chapitre 7. Les versets 21 et 23 du chapitre 7 font allusion à la guérison de l’homme à la piscine Bethesda. Jésus donne une autre réponse dans les versets 22 et 23 qui fournit un autre argument pour Sa défense concernant l’accusation de violer le sabbat à cause de la guérison de cet homme.

Quand observer le sabbat est pratiqué selon l’interprétation des pharisiens, il y avait encore un autre groupe de transgresseurs du sabbat qu’ils devaient considérer : ces parents qui avaient circoncisé leurs fils pendant le jour du sabbath. Du point de vue légaliste des pharisiens, il était possible pour deux commandements de Dieu d’entrer en conflit. La Loi de Moïse exigeait qu’un nouveau fils soit circoncit le 8ème jour (Lév. 12:3). S’il arrivait que ce jour tombe le jour du sabbat, les Juifs qui condamnaient Jésus pour guérir, circoncisaient leurs fils ce même jour et sans se sentir coupables. Les accusateurs de notre Seigneur furent une fois de plus prouvés être hypocrite et superficiels dans leur concept de la vraie obéissance.

A la surface, le fait de circoncire un fils le jour du sabbat était une infraction de la lettre de la Loi du sabbat. En réalité, cironcire le jour du sabbat était observer le sabbat en termes de l’esprit de la Loi. Les jugements justes doivent regarder plus profondément au lieu de juste l’apparence d’une action. Les pharisiens étaient hypocrites, car ils jugeaient Jésus selon un standard différent que celui par lequel ils jugeaient leurs propres actions.

Conclusion

Le commentaire de notre Seigneur sur le Quatrième Commandement est de grande importance et est pertinent pour les Chrétiens contemporains. Explorons quelques-unes des implications de Son enseignement sur le sabbat en concluant cette leçon.

La première leçon que nous devrions apprendre de la controverse du sabbat dans les Evangiles est que la question centrale et fondamentale soulignant la controverse n’est pas l’interprétation de Jésus, mais l’identité de Jésus. Les Juifs cherchaient à tuer Jésus comme résultat de leur défense. La raison n’était pas parce que ceux qui l’opposaient étaient déshonorés, mais parce que la controverse du sabbat était une autre preuve que Jésus était Dieu incarné.

Quand vous lisez attentivement les Evangiles, vous découvrez qu’au début de Son ministère Jésus performait des miracles le jour du sabbat, mais qu’ils n’étaient pas contestés.3 Quelle fut la cause du changement ? Qu’est-ce qui rendait la « violation du sabbat » un sujet tellement chaud ? La réponse est celle-ci : Jésus avait clairement déclaré être Dieu incarné. La controverse du sabbat était donc un essai de prouver que Jésus enfreignait la Loi, prouvant ainsi qu’un tel « pécheur » ne pouvait pas être Dieu :

« Là-dessus, quelques pharisiens déclarèrent:
   ---Cet individu ne peut pas venir de Dieu, puisqu'il ne respecte pas le sabbat.
   Pourtant d'autres objectaient:
   ---Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d'accomplir de tels signes miraculeux?
   Ils étaient donc divisés. » (Jean 9:16)

L’Evangile selon St Marc illustre la série d’évènements qui conduisit à la controverse du sabbat. Dans 1:21-28, Jésus exorcisa l’esprit mauvais d’un homme dans une synagogue in Capernaüm le jour du sabbat, et pourtant il n’y eut pas d’objections, seulement des louanges. Dans le chapitre 2, Jésus en premier pardonna les péchés du paralysé qui avait été descendu du toit de la maison quand Jésus prêchait. Les scribes raisonnaient que seul Dieu pouvait pardonner les péchés, et donc que Jésus déclarait être Dieu. Ainsi, dans les derniers versets du chapitre 2, la controverse du sabbat commença. La question du sabbat n’était qu’un symptôme, un essai de prouver que Jésus était un pécheur, et non pas le fils de Dieu. Ce débat, tout comme tant d’autres débats dans l’histoire de l’église, n’était pas une recherche de la vérité mais un essai de l’écraser.

Jésus déclarant qu’Il était le Fils de Dieu était le cœur de la question du sabbat. Jésus pouvait travailler le jour du sabbat parce qu’Il était le Fils de Dieu (Jean 5:16-17), quelqu’Un de plus grand que le temple (Matt. 12:6), et plus grand que David – le Seigneur du sabbat (Matt. 12:8). Puisque Dieu le Père était le Créateur du sabbat, Jésus, comme Dieu, pouvait non seulement le transgresser, Il pouvait le dissoudre complètement. Comme Dieu, Jésus pouvait travailler le jour du sabbat, et plus que ça, Il pouvait offrir le vrai repos aux hommes, un repos bien plus supérieur au repos de l’Ancien Testament, et surement bien meilleur que tout repos que les pharisiens pouvaient offrir. Ce n’est pas par accident que ces versets précèdent immédiatement le grand débat du sabbat dans l’Evangile selon St. Matthieu :

« Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d'un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos.

   Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes.

   Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère. » (Matt. 11:28-30)

Il n’y a qu’un seul vrai repos, mes amis, et c’est le repos que Jésus Christ donne, le repos du pardon des péchés, le repos d’arrêter de chercher à nous efforcer à être saint, et d’être reconnu saint en Lui. Je prie que ce repos soit le vôtre.

Deuxièmement, nous apprenons que la différence fondamentale entre l’interprétation de Jésus et celle des pharisiens était la différence entre les préceptes des Ecritures et les principes des Ecritures. Si nous devons comprendre la différence entre un précepte et un principe, nous devons d’abord définir chacun de ces termes, puis différencier entre eux.

UN PRECEPTE EST UNE REGLE SPECIFIQUE, PRESCRIRE UNE CERTAINE ACTION DANS UNE CERTAINE CIRCONSTANCE.

UN PRINCIPE EST UNE DIRECTIVE GENERALE, QUI A POUR INTENTION DE RESULTER EN ACTIONS DIFFERENTES DANS DES CIRCONSTANCES VARIEES.

Un exemple d’un précepte est : « Tu ne peux pas aller au magasin avec Sally aujourd’hui ». Un principe serait : « Je n’aime pas que tu vois Sally, alors ne sors pas avec elle ». Dans le précepte, une action spécifique est interdite. Dans le principe, une série générale d’actions est prescrite.

Nos enfants adorent les règles, pas parce qu’elles sont restrictives, mais à cause de la facilité avec laquelle nous pouvons les briser. Dans le cas du précepte, « Tu ne peux pas aller au magasin avec Sally aujourd’hui », nos enfants peuvent aller voir Sally, tant qu’ils n’aillent pas au magasin. Ils peuvent même aller au magasin, tant que ce n’est pas aujourd’hui. Des préceptes directent spécifiquement nos actions. Les principes dirigent notre conduite en général.

La différence entre les pharisiens et Jésus était la différence entre voir l’Ancien Testament seulement comme des préceptes et le comprendre comme des principes d’enseignement qui guident la vie des hommes dans l’application de ses préceptes, et quand il n’y a pas de préceptes qui s’appliquent à une situation difficile particulière. Pour les pharisiens, l’essence du Quatrième Commandement était ce précepte : Vous ne devrez pas travailler. Pour le Seigneur Jésus, l’essence de ce commandement était ce principe : Pense à observer le jour du sabbat et fais-en un jour consacré à l'Eternel. Quelqu’un pourrait arrêter de travailler le jour du sabbat (comme les pharisiens le faisaient) sans le consacrer à l’Eternel. Au contraire, Jésus (et les autres, comme les prêtres du temple) pouvait observer le sabbat et le consacrer à l’Eternel en travaillant. Les pharisiens étaient si dévoués au précepte de pas travailler qu’ils négligeaient – en fait violaient – le principe de garder le sabbat sacré.

Le Sermon sur la Montagne nous fournit avec un autre exemple de comment la méthode d’interprétation des Ecritures de l’Ancien Testament de notre Seigneur diffère de celle des scribes et des pharisiens. La méthode pharisaïque d’interpréter les commandements de l’Ancien Testament les regardait seulement comme des préceptes, des règles particulières pour des situations particulières. Où l’Ancien Testament était général, ils ajoutaient des détails, des volumes de commentaires Juifs sur les commentaires de la Loi.

Le Seigneur n’a pas mis de coté les préceptes de l’Ancien Testament, mais Il poussa au-delà des préceptes, au principe latent. Ainsi le pharisien pouvait penser qu’il était le gardien de la Loi s’il ne tuait personne et ne commettait pas l’adultère. Jésus chercha à montrer ces légalistes qu’ils n’allaient pas assez loin. Pour le Seigneur Jésus, colère était égale à meurtre et désir sexuel était adultère, en principe, et donc était un péché à éviter.

S’il vous plait, ne prenez pas le mauvais coté de la chose. Je ne dis pas que nous devrions seulement rechercher les principes de la Bible et oublier les préceptes. Je dis que nous ne pouvons seulement bien comprendre et comprendre les préceptes de la Bible qu’en suivant les principes de la Bible. A la fois les principes et les préceptes sont nécessaires, mais les premiers ont priorité sur les derniers.

En distinguant les préceptes des principes, nous ne nous engageons pas simplement dans de la gymnastique scolaire suédoise. C’est une nécessité très pratique pour chaque Chrétien. Permettez-moi de vous montrer l’aspect pratique de différencier entre les préceptes et les principes en deux façons. La première concerne l’interprétation et l’application de la Bible, à la fois de l’Ancien Testament et du Nouveau. La seconde concerne la liaison vitale entre les éthiques chrétiennes et les principes bibliques, ainsi qu’entre le légalisme Chrétien et le précepte biblique (sans principe biblique).

Quand nous arrivons à l’interprétation et l’application des Ecritures de l’Ancien Testament, nous devons le faire en partant du principe que,

« toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu. » (2 Tim. 3:16)

Comment pouvons-nous appliquer les préceptes de l’Ancien Testament quand ils sont donnés à un peuple différent (les Juifs), avec une autorisation différente, et dans une culture et un mode de vie qui nous est étranger ? La réponse : En déterminant le principe caché du précepte. Quelquefois, ce principe est évident (comme dans le cas du sabbat). D’autres fois, le principe est caché dans le précepte. C’est pourquoi la méditation est nécessaire pour comprendre la Loi de Dieu.

A la surface, rien ne pourrait sembler plus inutile à un Chretien de Dallas-Nord que le commandement,

« ---Tu ne mettras pas de muselière à un bœuf pendant qu'il foule le blé. » (Deut. 25 :4)

Comme précepte, ce commandement n’aurait d’importance pour nous que si nous avions des bœufs et cultivions du grain. Comme précepte, donc, ce commandement est sans importance pour le Chrétien d’aujourd’hui. Comme commandement relayant un principe, il a des implications formidables. Le bœuf et le grain sont accessoires, ils illustrent le principe que celui qui travaille doit profiter de son travail. Donc, Paul fait appel à ce passage quand il déclare le droit d’être supporter par ceux à qui il prêche (1 Cor. 9:1-14).

Un autre commandement de l’Ancien Testament est :

« Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. » (Exode 23:19 ; 34:26 ; Deut. 14:21).

Le fait que ce commandement soit trouvé trois fois suggèrerait qu’il ait quelque chose d’important à nous dire. Puisque vous et moi n’élevons (ni ne mangeons) pas de chèvres, ce commandement a aucun intérêt pour nous en tant que précepte. Le principe sous-jacent est des plus pertinent, comme je vais essayer de le montrer.

Bon, maintenant, les Juifs ne devaient pas se sentir coupable de boire du lait de chèvre. Comme il n’y avait pas de mal à manger du chevreau ! Même quand il était bouilli dans le lait d’une autre chèvre. Mais quand un chevreau était bouilli dans le lait de sa mère, ça allait trop loin. C’est parce qu’il y avait une relation spéciale entre le chevreau et sa mère, la relation entre mère et enfant. Le lait est la provision donnée par Dieu à la mère pour nourrir et fortifier ses enfants. Bouillir un chevreau dans le lait de sa mère était être insensible à la relation d’une mère, du lait et d’un enfant. Le lait qui devait divinement préserver et promouvoir la vie du chevreau était utilisé pour détruire ce chevreau (au moins du point de vue de la chèvre-mère). Quelle insensibilité !

Utiliser ce qui était fait pour préserver la vie dans le but de la détruire était interdit. Chaque femme enceinte qui considère l’avortement devrait soigneusement penser au principe derrière ce précepte de chèvre, chevreau et lait. L’utérus d’une femme est un endroit de sécurité, un moyen de protéger l’enfant, de promouvoir la vie et la croissance, et pourtant des femmes vont chez l’avorteur et le laisse envahir leur utérus et massacrer leur enfant dans cet endroit de sainteté et de sécurité. Quelle cruauté ! Quelle insensibilité ! Cet acte vient très près de se révolter volontairement contre le commandement de Dieu.

La distinction entre précepte et principe est aussi nécessaire quand on essaye d’interpréter et d’appliquer l’enseignement du Nouveau Testament dans nos vies aujourd’hui. Les différences entre le monde du Nouveau Testament et le nôtre sont nombreuses et souvent nous devons interpréter et appliquer les préceptes du Nouveau Testament à la vue des principes cachés. Par exemple, ce précepte fréquemment répété en est un que peu de Chrétiens observent :

«Saluez-vous les uns les autres en vous donnant le baiser fraternal. » (Romains 16:16 ; 1 Cor. 16:20 ; 2 Cor. 13:12 ; 1 Thes. 5:26 ; 1 Pierre 5:14)

Pourquoi ne faisons-nous pas cela quand il nous est commandé si souvent, par tant d’auteurs du Nouveau Testament ? Malheureusement il se peut que nous n’obéissions pas ce précepte simplement parce que nous ne le connaissions pas ou par apathie. En étudiant l’histoire de l’église, nous trouvons qu’il y a une meilleure explication pour la réticence de l’église à suivre ce précepte à la lettre. Les non croyants souvent comprennent mal ce qui se produit dans la « fête de l’amour »  de l’église (la communion). Ils pourraient simplement penser de cela en termes d’indulgence sexuelle commune dans les orgies païennes. Le principe biblique « gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thes. 5:22) fut donc appliqué et donc l’église choisit de s’abstenir de la pratique de se saluer les uns les autres avec un baiser fraternel. Le principe cachant ce précepte peut être comprit être quelque chose comme ça: « Exprimez visiblement votre amour les uns pour les autres ». Puisque le principe de montrer de l’affection l’un à l’autre peut être pratiqué par d’autres moyens (une poignée de main, par exemple), les Chrétiens n’ont ressenti aucune honte à propos de s’abstenir de s’embrasser, spécialement dans notre culture occidentale. Encore une fois, distinguer principe de précepte peut être de grande importance pour ceux qui veulent vraiment être obéissant à Dieu par l’Esprit et en vérité.

Distinguer entre précepte et principe nous aidera grandement en évitant ce mal auquel les évangélistes conservatifs sont prédisposés : Légalisme. Le légalisme est cette tendance d’observer très strictement les règles, mais d’oublier les raisons, d’observer la lettre de la Loi, mais pas son esprit. Le légalisme est souvent lié à la littéralité. Bien que nous devrions prendre le message de la Bible littéralement, le principe d’un commandement particulier peut vouloir dire plus que les mots. Par exemple, la littéralité pourrait voir le commandement, « … Tu ne mettras pas de muselière à un bœuf… » être appliqué seulement aux bœufs et à leurs propriétaires. Le principe nous pousse au-delà des mots littéraux sans suggérer qu’ils doivent être ignoré. Cela veut dire que la parole de Dieu veut sérieusement dire aller au-delà des mots du principe. Le légalisme est simplement la littéralité tournée au vinaigre.

En réfléchissant à ma compréhension et application du Nouveau Testament, dans un certain nombre de cas, cela a été mon avis que l’ « église du Nouveau Testament » est une église qui suit les préceptes des apôtres et les pratiques des églises. Généralement, c’est encore vrai. Mais mon étude de l’interprétation du Seigneur de l’Ancien Testament m’a averti à propos d’être fier de moi en me conformant aux préceptes et pratiques du Nouveau Testament sans penser sérieusement à ses principes. Par exemple, les Ecritures ont quelques déclarations très spécifiques (préceptes) concernant le rôle des femmes dans l’église. Je crois que celles-ci doivent être pris au sérieux. Mais il est aussi possible (peut-être pas probable, mais possible) que suivre une pratique particulière trouvée dans le Nouveau Testament transgresse le principe qui y est caché.

Prenons le sujet embêtant de l’enseignement du Nouveau Testament concernant la couverture de la tête des femmes dans le chapitre 11 de 1 Corinthiens. Certaines églises éprouvent (avec grande sincérité et conviction) que les femmes devraient couvrir leur tête a l’église. D’autres ne sont pas si sûres que ce passage exige que la tête des femmes soit couverte. Le principe cachant le précepte (quel qu’il soit) est clair dans le texte – c’est le principe d’autorité (du Père sur le Fils, du Christ sur l’église, de l’homme sur la femme, v. 3). Il est concevable que l’imitation de la pratique de l’église corinthienne puisse, de nos jours, effectivement enfreindre le principe que leur pratique applique. Ainsi, imitations et répétitions de pratiques légalistes de l’église du Nouveau Testament pourraient, dans certaines situations, être une violation des principes du Nouveau Testament. Des pratiques spéciales doivent donc toujours être observées à la vue de principes bibliques, et non pas basées seulement sur les traditions.

A ceux qui résistent cette idée comme étant de l’hérésie, permettez-moi de vous avertir que les pharisiens résistèrent l’idée que travailler pendant le jour du sabbat pouvait être une chose pieuse. A ceux qui adoreraient trouver dans ma suggestion une excuse pour se débarrasser des pratiques du Nouveau Testament qui sont soit ennuyeuses ou offensives à la culture, laissez-moi vous rappeler que les exceptions à des préceptes bibliques (Ancien Testament ou Nouveau) sont rares, et basées sur une étude solide, approfondie, angoissante, orientée sur des principes. Le désir de préserver la tradition, autant que le désir de l’abolir, devrait être attentivement évalué.

Finalement, bien que les préceptes bibliques (positifs et négatifs) nous fournissent les paramètres extérieurs pour notre conduite, les principes bibliques sont la base pour les éthiques qui doivent nous diriger quand les préceptes ne le font pas.4 Le légaliste veut croire que la vie est guidée par seulement deux facteurs : CE QUI EST COMMANDÉ, CE QUI EST CONDAMNÉ. Le légaliste pense que toute la vie peut être vécue avec un genre de manuel en main. Pour n’importe quelle situation il doit y avoir une règle particuliere (précepte) qui lui dit quoi faire ou ne pas faire. Il y a une large ligne de démarcation entre ce qu’une personne peut et ne pas faire. Quand il n’y a pas de règle pour une situation, une nouvelle est créée. Ainsi sont créés le légalisme des pharisiens, et les règles sans fin et les régulations du Judaïsme.

La conduite des Chrétiens n’est pas toujours décrétée, mais est guidée par trois facteurs indispensables : CE QUI EST COMMANDÉ, ETHIQUES, CE QUI EST CONDAMNÉ. Qu’est ce que je dois faire ? Qu’est ce que je devrai faire ? Qu’est ce que je ne dois pas faire ?

Nous avons tous des difficultés à faire ce que nous savons est correct, et évitons les choses que nous savons ne sont pas bien. L’agonie de Paul dans Romains 7 est familière à tous les Chrétiens. Mais il y a une autre agonie à laquelle les Chrétiens doivent faire face : L’agonie de savoir ce qui serait correct de faire quand il n’y a pas de règles, pas de préceptes pour nous dire quoi faire.

Beaucoup de ces choses qui ne sont ni commandées, ni condamnées (incluant les libertés chrétiennes, 1 Cor. 8-10 ; Romains 14) tombent dans une large catégorie que beaucoup de gens appelleraient éthiques. Les préceptes nous disent ce que nous devons faire ou pas faire ; les principes nous guident pour discerner ce que nous devrions faire. Les principes sont donc absolument indispensables pour le développement des étiques personnelles chrétiennes.

Beaucoup de la plupart des questions les plus angoissantes auxquelles les Chrétiens font face aujourd’hui sont des questions étiques. Celles-ci incluent : (1) la régulation des naissances, (2) appartenir à un syndicat, (3) se mettre en grève, (4) les armes nucléaires et leurs usages, (5) déclarer la guerre/pacifisme, (6) la peine de mort. A mon avis, celles-ci et beaucoup d’autres questions sont des problèmes d’étiques, qui ne peuvent être résolues que sur la base de principes et par l’établissement de fortes convictions personnelles (ce qui veut dire, que d’autres Chrétiens pourraient avoir d’autres convictions). Si nous apprenons de notre Seigneur et d’autres auteurs bibliques comment distinguer les préceptes bibliques des principes bibliques, nous aurons des produits de base nécessaires pour développer un system d’étiques personnelles.

Que Dieu nous permette d’appliquer les leçons que nous avons apprit de notre Seigneur, par Sa grâce et pour Sa gloire.


250 William Barclay, The Gospel of Matthew (Edinburgh: The Saint Andrew Press, 1963), I, p. 126.

251 Ibid.

252 Ibid, pp. 124-125.

253 The reader will note that the objectors are not precisely identified. Note, however, that Matthew tells us that Jesus went into “their synagogue” (v. 9), and that “they” (v. 10) questioned. In the light of this and of the overall Sabbath debate in the gospels, I think my suggestion that these were the Jewish leaders has some substance.

254 Some may feel that David and his men are not guilty of Sabbath-breaking, but, more generally, Law-breaking. In His own words, Jesus spoke of David’s actions as “not lawful” (v. 4). From the passage in 1 Samuel 21 and the stipulations governing the consecrated bread in Leviticus 24:5-9 it is possible to infer that the particular day David arrived at Nob may have been the Sabbath. In the first place, the Sabbath was the day when the fresh bread replaced the old (Leviticus 24:8). Thus, the priest would have some available to give David. Secondly, in 1 Samuel 21:5 David uses a “much more” argument to show that “today” his men would be even more certain to be undefiled by contact with a woman.

255 This is indeed interesting, for the account of David’s actions in 1 Samuel reveals some rather dubious deeds, including lying to the priest about the true reason for his appearance and request. If the Jews could see fit to justify David’s actions, in spite of some of his questionable actions, how could they possibly fail to approve of our Lord’s deeds?

0 Luke cites our Lord’s words, “For the Son of Man is Lord of the Sabbath,” after His first defense, while Matthew saves it until the second. The problem (if any existed) is solved by the fact that Luke wants us to see that this statement was underlying our Lord’s whole defense, not just one part of it. Thus, it is introduced in Luke, “And He was saying to them, ‘The Son of Man is Lord of the Sabbath’” (Luke 6:5). This was thus an on-going, repeated thrust of our Lord’s teaching in this confrontation.

1 I realize that this statement opens a virtual “Pandora’s box” and yet it can hardly be denied that this is what happened in David’s case, cited here by our Lord. Fallen man will of course want to consider an inconvenience a cause for setting God’s commands aside and this is not acceptable. Nevertheless, the fact that God’s laws have exceptions (as in the case of David) means that some circumstances do justify a modification of the application of the Law. This will be even clearer later on in this study.

2 To fail to grasp the spirit of the Law is thus to fail to know God as He is, for the Law is the expression of God’s character. Thus, the error of the Pharisees was a distortion of the character and attributes of God. Thus, the second line of Hosea 6:6 reads: “And in the knowledge of God rather than burnt offerings.”

3 Carson argues that the real issue with our Lord was not the fact that He worked on the Sabbath: “The fact that Jesus does not suffer public outrage for His exorcism [Mark 1:21-28; Luke 4:31-37] cannot escape notice; perhaps no Pharisees were present, and he could have opposed Jesus’ Sabbath practices (cf. Luke 13:10-17). In what immediately follows, Jesus performs another miracle, one of healing (Mark 1:29-31, Luke 4:[3]8-39), and again there is no adverse reaction, although it may be argued that the miracle occurred in the privacy of a home.

“The absence of opposition may, however, have a more comprehensive explanation. Up to this point Jesus has been scrupulous as far as the Torah is concerned, and has not clashed even with the Sabbath regulation of the Halakah. The Halakah was designed to put a fence around Torah while still leaving the people free to perform necessary tasks and (in the majority view) acts of mercy. It is doubtful that any consideration was given in the early stages to the legitimacy of Sabbath miracles, since the regulations dealt with work on the Sabbath. If the Halakic comments about healing were intended to govern medical practitioners and the ministrations of relatives and the like, it is hard to see how Jesus committed any offense at all. It appears, then, that Jesus’ Sabbath practices were not reviled by anyone at first, until oppostion began to mount and Jesus Himself was reviled. At that point, the Sabbath legislation was used against Him, and attacks against Him were rationalized on the basis of the Halakah.” D. A. Carson, “Jesus and the Sabbath in the Four Gospels,” From Sabbath to Lord’s Day, D. A. Carson, ed. (Grand Rapids: Academie Books, 1982), p. 59.

4 The connection between ethics and principles is one that has been pointed out by R. C. Sproul: “Ethics is a normative science, searching for the principal foundations [principles] that prescribe obligations or ‘oughtness.’ It is concerned primarily with the imperative and with the philosophical premises upon which imperatives [precepts] are based.” R. C. Sproul, Ethics and the Christian (Wheaton: Tyndale House Publishers, Inc., 1983), pp. 9-10 (comments in brackets mine).

18. Le Sabbat dans la Prédication et la Pratique Apostolique

Introduction

Quand j’étais enfant, mes parents étaient propriétaires et dirigeaient une petite station de vacances d’été. Occasionnellement, il y avait des amis chrétiens qui venaient passer quelques temps avec nous, et un de ces amis était un pasteur. Quand il vint nous voir un dimanche avec sa famille, je me rappelle encore avoir été déconcerté par le fait que ses enfants, qui avaient mon âge, ne pouvaient pas faire beaucoup de choses amusantes le dimanche alors qu’elles leur étaient permises le reste de la semaine. Le motif de cet homme était sans aucun doute pûr, mais étant un enfant, cela n’avait aucun sens pour moi. J’espérais que sa conception du sabbat n’était pas la conception du ciel de Dieu.

A la vue de mon étude du sabbat, je trouve que mon dilemme puéril à propos de nos amis et de leur observance du sabbat n’était pas aussi puérile que je pensais. Une des idées fausses communes couramment entretenues parmi les chrétiens est que notre observance du dimanche comme le « Jour du Seigneur », est le jour du sabbat du saint de l’Ancien Testament, révisé pour et adapté aux besoins de la vénération chrétienne. Une étude attentive du sabbat dans l’enseignement et la pratique de l’église apostolique, du Nouveau Testament prouvera autrement. Notre étude finale du sabbat non seulement révèlera ce que le sabbat n’est pas, mais ce qu’il est et comment nous devrions comprendre et appliquer l’Ancien Testament aujourd’hui.

Dans nos deux premières leçons du sabbat, nous avons étudié son institution dans l’Ancien Testament et son interprétation dans l’enseignement et la pratique de notre Seigneur. Nous avons trouvé que le sabbat a ses racines dans le chapitre 2 de Genèse, dans le septième jour de la création quand Dieu se reposa, après avoir complété Son travail de la création. Le Livre d’Exode continue sur cette fondation, ordonnant en premier un repos du sabbat en ce qui concernait le ramassage de la manne dans le désert (chapitre 16), puis instituant le sabbat comme le Quatrième Commandement, donné par Dieu du mont Sinaï (chapitre 20). Finalement, l’observance du sabbat est déclarée être le signe de l’alliance mosaïque, avec la peine de mort comme sentence pour les transgresseurs de ce commandement (chapitre 31).

La nature du repos du sabbat est plus détaillée dans le reste du Pentateuque. Le repos est étendu aux jours quand Israël possédera le pays. Même la terre devra avoir son repos tous les sept ans. Le bétail des Israélites et leurs esclaves seront aussi exemptés de travail le jour du sabbat. Non seulement il y eut plus de clarifications concernant le genre de travaux interdits, et les travailleurs exemptés, il y eut aussi plus de détails fournis sur la vénération qui devrait être conduite le jour du sabbat. Les prophètes cherchaient à promouvoir l’observance du sabbat dans l’esprit de la Loi, pas seulement dans la lettre, promettant des bénédictions à ceux qui l’obéissaient et prévenant de la captivité qui résulterait s’ils continuaient à la négliger.

L’interprétation du sabbat de notre Seigneur est très accentuée dans les Evangiles, grâce à la controverse précipitée par les scribes et les pharisiens. La vraie question n’était pas ce que Jésus fit ou même ce qu’Il disait concernant le sabbat, mais Qui Il disait être en relation au sabbat. Dans le chapitre 4 de Luc, versets 16-21, Jésus lut du chapitre 61 du Livre d’Ésaïe. Le passage semble initialement n’avoir aucune référence au sabbat, mais quelques-uns des termes de ce passage sont liés à des passages de l’Ancien Testament sur l’année du Jubilée, comme célébration sabbatique.

Dans le chapitre 11 de Matthieu, versets 25-30, notre Seigneur offrit aux hommes « le repos » en Lui, une allusion évidente au « sabbat », avec la revendication ajoutée d’être la source du repos. Ces versets précèdent immédiatement la « controverse du sabbat » du chapitre 12. Dans le chapitre 12, Jésus S’identifie audacieusement avec Dieu, et en fait, en tant que Dieu, en revendiquant être le Seigneur du sabbat,5 ayant donc l’autorité non seulement d’interpréter la Loi du sabbat, mais même de la mettre complètement de coté. Bien que notre Seigneur n’ait jamais transgressé la Torah en ce qui concerne le sabbat, Il impliquait qu’Il provoquerait un changement important sur ce sujet.

Les résultats finaux de la venue de notre Seigneur en ce qui concerne le sabbat furent seulement insinués dans les Evangiles, dus au fait que le travail de rédemption de notre Seigneur allait être fait dans le futur. Le sens complet et final du sabbat ne pourrait être comprit qu’à la lumière de Sa croix. Ainsi, ce furent les apôtres qui eurent le privilège d’avoir le dernier mot sur le jour du sabbat. Ils furent le « tribunal du dernier recours », dont le verdict sur le sabbat dut être accepté et exécuté.

Le but de cette leçon est d’essayer de comprendre ce que le sabbat veut dire pour le saint du Nouveau Testament. Nous essaierons de le faire en regardant d’abord à la pratique des apôtres, et des églises du Nouveau Testament, comme vue essentiellement dans le Livre des Actes, mais aussi dans quelques-unes des épitres. Puis nous considérerons l'instruction des apôtres concernant le sabbat. En dernier, nous nous concentrerons sur la pédagogie apostolique du sabbat comme elle applique à la vie des saints du Nouveau Testament, et à la nôtre. Je crois que nous allons trouver des choses nouvelles et surprenantes ici. Nous allons, encore une fois, gagner un aperçu de la façon dont nous aussi devrions interpréter et appliquer l’Ancien Testament à nos vies. Cherchons à étudier le sabbat avec des cœurs et esprits ouverts à la vérité de Dieu, et déterminer à appliquer ce que l’Esprit de Dieu nous dit est la vérité.

Le Sabbat et l’Usage de l’Eglise du Nouveau Testament

Il y a peu d’information sur les coutumes du sabbat des saints du Nouveau Testament. Notre première surprise arrive ici, le manque d’importance ou d’information sur les coutumes de l’église concernant le sabbat. Ce manque de détails fournit dans le texte biblique a conduit à un grand éventail d’interprétations, la plupart des suppositions. Cette incertitude est informative. Incontestablement, puisque l’Ancien Testament alla dans beaucoup de détails sur le sabbat et son obéissance, et puisque le Nouveau Testament est étonnamment silencieux, la question ne doit pas être si importante que ça. L’obéissance du sabbat aurait due être donnée plus d’importance si cela avait été une question cruciale pour le saint du Nouveau Testament.

Le manque d’information nous signale aussi le fait que la question d’observer le jour du sabbat n’était pas une grosse controverse dans l’église, même entre les Chrétiens juifs et les Chrétiens non-juifs, comme l’étaient, par exemple les controverses liées à la circoncision ou à l’abstinence de certaines nourritures :

Huit fois, nous entendons parler dans Actes de ce qui arrive le septième jour du sabbat, mais une seule fois du jour qui était supposé l’éclipser en importance, et cette seule référence concerne une église en dehors de la Palestine et elle ne nous dit pratiquement rien à propos de ce jour. La description de Luc de l’église à Jérusalem parle de l’instruction des apôtres, de la Communion, de la vénération de marchandises, de la célébration du temple, de l’accroissement de l’église en nombre, des miracles qui étaient performés, des prières qui étaient priées, et même de la joie qui fut ressentie (2:42-47), mais dans tout ça, il n’y avait pas la moindre allusion au commencement de l’observance du dimanche ! Si nous croyons Beckwith (que le sabbat de l’Ancien Testament fut changé en messe du dimanche dans le Nouveau Testament), la chose la plus distincte et très controversée des coutumes de la première église fut totalement ignorée.6

Toutes sortes de coutumes du sabbat sont décrites dans le Nouveau Testament. Quand le Nouveau Testament nous informe de la façon dont le peuple se conduisait en ce qui concerne le sabbat, nous voyons une variété de réponses.

(1) Au moins au début, les Chrétiens juifs continuaient à vénérer dans le temple et dans leurs synagogues, comme ils l’avaient toujours fait (Actes 3:1).7 Il se pourrait que comme le temps passa, les Chrétiens juifs fréquentèrent le temple ou les synagogues le jour du sabbat pour évangéliser leurs frères juifs qui n’étaient pas sauvés. Ce fut sûrement le cas avec Paul en beaucoup d’occasions.

(2) Les disciples convertis, « ceux qui s’attachent à Dieu » qui continuaient à vénérer le jour du sabbat ont dû le faire par habitude, plus que par obligation (opposé à vénérer le dimanche).8

(3) Bien que l’évidence soit clairsemée, il semblerait que les chrétiens non-juifs vénéraient le dimanche, et non pas le jour du sabbat (Actes 20:7-12 ; 1 Cor. 16:2 ; Apocalypse 1:10).

(4) Dans la période postapostolique de l’église (deuxième siècle), il y avait peu d’importance mise sur l’observance du sabbat. C’est important à la lumière de l’accentuation mise sur cette période, sur le Décalogue, les Dix Commandements, dont le Quatrième Commandement faisait parti, et en fait l’alliance dont l’obéissance du sabbat était un signe.9

Tout cela nous indique qu’il n’y avait pas d’uniformité, aucune coutume clairement établie pour observer le jour du sabbat dans le Nouveau Testament. Bien que beaucoup de Juifs le firent d’eux-mêmes, pas par obligation. Ainsi, il semblerait que Paul pouvait changer son genre de prêtrise comme il avait besoin :

« Car, bien que je sois un homme libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous, afin de gagner le plus de gens possible à Jésus-Christ.

   Lorsque je suis avec les Juifs, je vis comme eux, afin de les gagner. Lorsque je suis parmi ceux qui sont sous le régime de la Loi de Moïse, je vis comme si j'étais moi-même assujetti à ce régime, bien que je ne le sois pas, afin de gagner ceux qui sont sous le régime de cette Loi.

   Avec ceux qui ne sont pas sous ce régime, je vis comme n'étant pas non plus sous ce régime, afin de gagner au Christ ceux qui ne connaissent pas la Loi. Bien entendu, cela ne veut pas dire que je ne me soumets pas à la loi de Dieu; au contraire, je vis selon la loi du Christ. » (1 Cor. 9 :19-21)10

Le Sabbat et l’Instruction des Apôtres

Il y avait plusieurs facteurs qui précipitèrent le besoin de l’enseignement sur la relation des saints du Nouveau Testament à la Loi en général et au commandement du sabbat en particulier.

Premièrement, la mort du Christ amena un départ radical du judaïsme, qui dut être clarifié. L’expérience de Paul illustre cela. Quand il était un non croyant, Paul était considéré « irréprochable conformément à la Loi », et pourtant il était totalement perdu, sa vertu bonne à être mise au rebut, et il fut un persécuteur du Christ (Philippiens 3:1-7).

Deuxièmement, l’offre de l’Evangile aux païens et la grande affluence de chrétiens non-juifs causèrent de sérieux problèmes qui exigèrent une solution apostolique. La vision de Pierre et sa mission suivante de prêcher à ceux rassemblés à la maison de Cornelius (Actes 10) résulta par le fait qu’il fut « appelé dans le bureau du patron » pour expliquer ses actions (Actes 11). Même quand les Chrétiens juifs furent d’accord que « Dieu a aussi donné aux non-Juifs de changer pour recevoir la vie. » (Actes 11: 18), ils étaient toujours réticents d’agir sur cette vérité (Actes 11:19).

Troisièmement, les faux enseignants se pointèrent pour déformer l’Evangile et pour décevoir les saints. Puisque leurs hérésies furent souvent liées à la Loi de l’Ancien Testament, l’enseignement apostolique fut nécessaire. Nous étudierons brièvement comment ces trois facteurs et d’autres conduisirent à la clarification et à l’instruction apostolique concernant le sabbat.

(1) L’immaturité de l’église juive, comme un nourrisson, nécessitant une clarification apostolique sur le rôle que la Loi de l’Ancien Testament devait jouer dans les vies des saints du Nouveau Testament. Une excellente illustration de ce problème peut être vue dans le sujet des lois de la nourriture de l’Ancien Testament, qui déclaraient certaines nourritures impures (Lév. 11 ; Deut. 14). Le Judaïsme avait interprété et étendu ces lois d’une telle façon qu’elles interdisaient un Juif de manger avec un païen. Dans Son instruction, notre Seigneur avait déjà pavé le chemin pour mettre ces lois de coté :

« Il leur répondit:
   ---Ainsi, vous aussi, vous ne comprenez pas? Ne saisissez-vous pas ce que je veux dire? De tout ce qui vient du dehors et pénètre dans l'homme, rien ne peut le rendre impur.

   Tout cela, en effet, ne va pas dans son cœur mais dans son ventre, et est évacué par les voies naturelles. --- Il déclarait par là même que tous les aliments sont purs. --- » (Marc 7:18-19)

Les implications de ce changement ne furent pas immédiatement vues, même par les disciples de notre Seigneur, et l’application de ce changement ne fut pas facile non plus. Ainsi nous lisons dans le 10ème chapitre d’Actes qu’il fallut une vision venue de Dieu pour convaincre Pierre qu’il devait aller à la maison d’un non-juif et prêcher l’Evangile. Et quand ça a atteint les oreilles des chefs de l’église juive à Jérusalem, Pierre dut les convaincre qu’il avait fait la chose juste. Même quand ils furent d’accord que Dieu faisait une chose nouvelle, les Chrétiens juifs ne furent pas trop rapides à agir sur cette nouvelle vérité (Actes 11:17-19). Plus tard, Pierre, sous la pression de ses frères juifs, succomba à la pression et arrêta d’aller manger avec les Chrétiens non-juifs (Galates 2:11-21).

La mise de coté des Lois de l’Ancien Testament ne fut qu’un aperçu d’autres questions liées à l’application de la Loi de l’Ancien Testament aux Chrétiens du Nouveau Testament. C’est seulement quand le temps passa que les apôtres arrivèrent à comprendre le changement qui eut lieu à la mort, l’enterrement, et la résurrection du Christ. La Loi de l’Ancien Testament fut donnée aux Israélites, pour distinguer ce peuple de tous les autres (Exode 19:4-6). La Loi plaça donc des obstacles entre le peuple de Dieu et les autres nations. Avec la venue du Christ et la nouvelle alliance, Dieu détruisit ces obstacles entre Israël et non-Juifs, créant un peuple, une église. Ainsi, ces lois qui séparaient les Juifs des non-Juifs devaient être mises de coté :

« C'est pourquoi, vous qui portez, dans votre corps, la preuve que vous n'êtes pas des Juifs et qui donc êtes traités d'«incirconcis» par ceux qui se disent «les circoncis» à cause d'un rite accompli sur leur corps et par des hommes, rappelez-vous quelle était votre situation autrefois.

  En ce temps-là, vous étiez sans Messie, vous n'aviez pas le droit de faire partie du peuple d'Israël, vous étiez étrangers aux alliances conclues par Dieu pour garantir sa promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

  Mais maintenant, par votre union avec le Christ, Jésus, vous qui, autrefois, étiez loin, vous êtes devenus proches grâce au sacrifice du Christ.

  Car nous lui devons notre paix. Il a, en effet, instauré l'unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait: en livrant son corps à la mort, il a annulé les effets de ce qui faisait d'eux des ennemis,

  c'est-à-dire de la Loi de Moïse, dans ses commandements et ses règles. Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité à partir des Juifs et des non-Juifs qu'il a unis à lui-même, en établissant la paix.

  Il voulait aussi les réconcilier les uns et les autres avec Dieu et les unir en un seul corps, en supprimant, par sa mort sur la croix, ce qui faisait d'eux des ennemis. » (Ephésiens 2:11-16 ; Colossiens 3:11 )

La Loi, qui interdisait (ou au moins restreignait) l’association avec les non-Juifs dut être mise de coté, car avec la nouvelle alliance vint une toute autre direction, un tout nouvel ordre, un qui détruisit toutes distinctions et obstacles entre Israël et les nations et qui unit tous les saints en un corps – l’Eglise. Puisque ce n’était pas le Judaïsme qui sauvait les hommes, les non-Juifs n’avaient pas besoin de devenir des convertis Juifs, ni avaient-ils besoin d’obéir la Loi. Ils devaient cependant, faire certaines concessions pour garder l’unité et l’harmonie avec leurs frères Juifs. Le Grand-Conseil de Jérusalem souligne ces concessions (Actes 15).

(2) Le fait de si quelqu’un observait ou non le sabbat devint une question qui créa des tensions entre les forts et les faibles. Comme le temps passa, de plus en plus de gens non-Juifs furent convertis. Le fait qu’il y avait des Chrétiens Juifs qui continuaient à observer la Loi11 et des Chrétiens non-Juifs qui ne l’observaient pas créa des problèmes.12 Les Chrétiens les plus forts étaient ceux qui comprenaient et exerçaient leurs libertés chrétiennes, pendant que ceux qui étaient plus faibles n’y étaient pas enclins. Quelques-uns des problèmes « forts/faibles » étaient liés à la Loi de l’Ancien Testament, et ainsi la ligne de démarcation fut tracée entre les Chrétiens juifs et non-juifs. Paul pensa nécessaire, en une paire d’occasions, de donner des recommandations de conduite pour les « forts » et les « faibles », pour que l’harmonie, l’unité, et l’association puissent être assurées (Romains 14 et 15 ; 1 Cor. 8-10). Le point final de ces recommandations était que personne ne devait se profaner en faisant ce qu’il pensait n’était pas juste, que le fort et le faible devait tous les deux agir sur leurs convictions personnelles, et ne pas essayer de les imposer sur les autres. Le fort devrait s’abstenir d’exercer une des libertés qui pourrait causer le frère faible de faire un faux pas.

Dans le Livre de Romains, l’observance des jours fut un des problèmes « forts/faibles » que Paul adressa spécialement :

« Pour celui-ci, tel jour vaut plus qu'un autre; pour celui-là, ils ont tous la même valeur: à chacun d'avoir une pleine conviction en lui-même.

   Celui qui fait une distinction entre les jours le fait pour le Seigneur. Celui qui mange le fait aussi pour le Seigneur, puisqu'il remercie Dieu pour sa nourriture. Et celui qui s'abstient de certains aliments le fait encore pour le Seigneur, car lui aussi remercie Dieu. » (Romains 14:5-6)13

Ainsi dans le contexte du frère fort et du faible, et de leurs convictions personnelles, chacun est libre de choisir un certain jour pour vénérer Dieu. Sûrement, comme cela concerne l’observance du jour du sabbat, il n’est pas nécessaire de l’observer, ni est-ce mal d’observe le sabbat. C’est une question de liberté.

(3) De fausses instructions surgirent, mélangeant la philosophie hellénistique, des spéculations, et les lois juives. Dans les églises non-juives mentionnées dans le Nouveau Testament, il y avait une forme de fausse instruction qui avait une saveur juive, mais était un mélange de philosophie hellénistique et de Loi de l’Ancien Testament. Ainsi, nous pouvons lire des avertissements comme celui-ci :

« Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d'une «sagesse» qui n'est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde, mais non sur le Christ. » (Col. 2:8)14

Initialement, cet avertissement ne semble avoir aucun rapport avec le Judaïsme, mais cette observation serait incorrecte, pour plusieurs raisons. En premier, l’expression « principes élémentaires » est utilisée ailleurs en référence à la Loi de l’Ancien Testament (v. 20 ; Galates 4:9). De plus, le contexte plus large du deuxième chapitre de Colossiens traite clairement avec la Loi de l’Ancien Testament. La circoncision mentionnée dans le verset 11, est en contraste avec la circoncision physique de l’Ancien Testament. Les versets 14 et 20-23 traitent avec la Loi de l’ancien testament ou sa perversion. Ainsi, un genre de mélange d’erreurs est adressé dans ce chapitre, duquel certains sont dérivés de l’Ancien Testament et déformés par la philosophie, les spéculations, et l’ascétisme.

L’ « épitre pastorale » de Paul est remplie de références de ce genre d’erreurs et de ses dangers :

« En partant pour la Macédoine, je t'ai encouragé à demeurer à Ephèse pour avertir certains de ne pas enseigner de doctrines étrangères à la foi.

  Qu'ils cessent de porter leur intérêt à des récits de pure invention et à des généalogies interminables. Des préoccupations comme celles-ci font naître des spéculations au lieu de nous aider dans les responsabilités que Dieu nous confie dans l'œuvre de la foi…

… Certains se sont écartés de ces principes et se sont égarés dans des argumentations sans aucune valeur.

  Ils se posent en enseignants de la Loi mais, au fond, ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d'eux-mêmes. » (1 Timothée 1:3-4,6-7)

« Car nombreux sont ceux qui refusent de se soumettre à la vérité. Ils tournent la tête aux gens par leurs discours creux. On en trouve surtout parmi les gens issus du judaïsme.

  Il faut leur fermer la bouche, car ils bouleversent des familles entières en enseignant ce qu'il ne faut pas, pour s'assurer des gains malhonnêtes. » (Tite 1:10-11 ; aussi 1 Timothée 4:1-3,6 ; 6:3-5,20-21 ; 2 Timothee 2:14-18,23-26 ; 4:3-4 : Tite 3:9-11)

Les avertissements contre l’enseignement de tels hommes sont nombreux, mais incluent des instructions conceernant directement l’observance du sabbat :

« C'est pourquoi, ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l'observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. » (Colossiens 2:16)

Cette instruction implique qu’observer le sabbat (ou autres jours fériés Juifs) ne serait pas mal. C’est une question de liberté chrétienne. Ce qui est interdit n’est pas l’observance (ou la non-observance) du sabbat, mais permettre à d’autres gens (principalement aux faux enseignants ou un de leurs adeptes) d’être notre juge en ce qui concerne observer ce jour. Puisque l’observance du sabbat est une question de liberté, personne ne devrait oser être le juge d’un autre sur ce sujet. Là, personne ne devrait permettre à un autre de decider sur ce sujet. La liberté dans ce domaine est ainsi assurée, et l’autorité du faux enseignant lui fut enlevée.

(4) L’hérésie des Judaïser. Durant le temps du ministère terrestre de notre Seigneur, les scribes et les pharisiens résistèrent ardemment le Seigneur Jésus Christ à cause de ce qu’Il enseignait, mais aussi à cause de ce qu’Il affirmait. La vertu selon les scribes et les pharisiens était une vertu de travail, atteinte en observant la Loi. Le conflit entre Jésus et ces légalistes conduisit à la croix du Calvaire. Après la résurrection et l’ascension du Christ, les Juifs persistèrent à résister la grâce. Les Juifs non croyants étaient opposés à la vénération des « Juifs remplis de grâce » dans leur temple et leur synagogue. Ils suivirent Paul partout, cherchant à discréditer son instruction et essayèrent même de le tuer. Certains de ces légalistes furent convertis ou du moins déclarèrent être convertis, et joignirent l’église, l’attaquant de l’intérieur, tentant de faire de l’observance de la Loi le seul moyen d’atteindre la vertu. C’est l’hérésie à laquelle Paul s’opposa dans le Livre de Galates. Paul vit cette instruction comme de l’hérésie, comme un « autre message » (Galates 1:6), prononçant une malédiction sur tous ceux qui l’enseignaient (1:8,9). L’essence de cette instruction était qu’un non-Juif pouvait être sauvé en se convertissant au judaïsme (signifié par la circoncision) et par l’observance de la Loi de l’Ancien Testament. Une partie de cette observance de la Loi serait l’observance du sabbat :

« Vous observez les jours spéciaux, les nouvelles lunes, certaines saisons et certaines années!

   Ah! je crains fort que toute la peine que je me suis donnée pour vous n'ait été inutile. » (Galates 4:10-11)

Les Judaïsers insistaient que le salut en Christ ne pouvait être atteint que par la conversion aux doctrines de l’Ancien Testament et aux pratiques du Judaïsme. Bien sûr, cela incluait l’observance des jours de célébration. C’était une chose pour les hommes comme Paul d’observer les rites et les jours fériés Juifs (Actes 18:18 ; 20:16 ; 21:17-26), car Paul les regardait en termes de leurs réalisations en Christ. Cependant, les légalistes les virent comme quelque chose que la Loi exigeait en plus du travail de Christ (Galates 3:1-3). Donc, pour pratiquer la Loi avec cet état d’esprit était d’oublier Christ et de ne plus être sous le régime de la grâce (Galates 5:1-4). Ce n’est pas étonnant que l’ « observance du jour » fut attaquée si violemment par Paul dans le contexte de cette hérésie.

Dans l’enseignement des apôtres, l’observance de beaucoup de l’Ancien Testament était une question de choix personnel, de liberté chrétienne. Personne ne devrait se sentir coupable concernant continuer ces observances, car cela était la pratique commune de Paul et des autres apôtres juifs. D’un autre coté, personne n’avait besoin de faire ça parce que c’était une exigence de la Loi ou parce que ça leur était imposé par des autres (qui servaient comme leurs juges sur le sujet). Quand une telle pratique était liée aux Chrétiens « forts » et « faibles », l’amour chrétien devrait prévaloir. Quand l’observance de la Loi était une nécessité pour le salut et la sanctification, c’était de l’hérésie qui devait être éviter à tout prix.

Dimanche, le Jour du Seigneur, Est-ce le Sabbat du Nouveau Testament ?

Il semblerait alors qu’à la fois selon la pratique et la prêtrise apostolique, l’observance du sabbat était purement une question de préférence et de choix personnel. Certains, cependant, ont insisté que le « Jour du Seigneur » du Nouveau Testament (Apocalypse 1:10), avec la réunion de l’église le « troisième jour de la semaine » (Actes 20:7 ; 1 Cor. 16:2), seraient le « sabbat » du Nouveau Testament, que les Chrétiens sont obligés d’observer.15 Cette conclusion en est une qui contredit trop d’évidences. Parce que cette vue est si communément entretenue aujourd’hui parmi les Chrétiens, je vais prendre un moment pour défendre ma conclusion que cette vue est incorrecte.

(1) Notre Seigneur insinua fo