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Les Marques de Maturité (Genèse 18:1-33)

Introduction

J’ai grandi à la campagne et, quand j’étais jeune, j’aimais chasser. Nous, les gens de la campagne, étions toujours dérangés par ces gens des villes qui venaient chez nous pour tuer des cerfs, ceux qui venaient manger dans nos vergers et grignoter dans nos jardins toute l’année. J’ai entendu parlé d’un Tarzan des villes, qui ne connaissait pratiquement rien de la chasse, qui s’arrêta au magasin du village pour demander à quoi ils ressemblaient. Si vous avez des problèmes à croire ça, j’ai entendu parlé d’un fermier qui était si inquiet pour son troupeau de vache à la période de chasse, qu’il a vraiment peint sur ses vaches en grandes lettres, VACHE.

La perte d’une vache, pour un type de la ville, est pitoyable mais pas catastrophique. Toutefois beaucoup de Chrétiens qui poursuivent le but de la maturité, n’en comprennent pas les marques. Certains croient que c’est dans la connaissance, pendant que d’autres égalent ça avec une expérience particulière ou en suivant quelques sortes de règles ou en appliquant des formules. Pendant que la connaissance et l’expérience sont importantes, elles ne sont pas, par elles-mêmes, les marques après lesquelle nous devons courir.

Dans notre étude de la vie d’Abraham, nous l’avons trouvé à marée basse dans le chapitre 16. Là, pressé par sa femme, la foi d’Abram a momentanément faillit et il a essayé de produire par des efforts humains ce que Dieu lui avait promit. Agar a eu un enfant, mais pas l’enfant de la promesse. Le résultat ne fut que des cœurs brisés pour Abram, Saraï et Agar à cause de leur péché. Pour l’instant la Bible nous informe, treize ans s’étaient passés avant que Dieu parla de nouveau à Abram. Alors, dans le chapitre 17 de Genèse, Dieu a brisé Son silence, réitéra Son alliance avec Abraham et promit la naissance d’un enfant par Sara dans un an.

En contraste du chapitre 16, le chapitre 18 est un chapitre marqué par la marée haute pour la vie d’Abraham. Pendant que sa foi n’était pas sans faiblesse, elle avait grandit. Ses attitudes et actions servent comme un exemple de mûrissement de la foi. La description de la foi d’Abraham que l’on trouve dans le chapitre 18 fournit une toile de fond pour l’échec de Loth dans le chapitre 19, les semences qui ont été semées dans le chapitre 13. Cette histoire, nous la gardons pour la prochaine leçon, mais le contraste entre les deux hommes dans ces deux chapitres est clairement remarqué.

Alors regardons Abraham de plus près et les marques de sa maturité comme elles sont dans le chapitre 18 de Genèse.

Le Trio Céleste et l’Hospitalité d’Abraham (18:1-8)

Bien que cela ne soit pas la première apparition du Seigneur à Abraham, elle est certainement unique. Auparavant, Dieu avait parlé directement (12:1-3 ; 13:14-17), à travers un porte-parole (14:19-20), par une vision (15:1) et dans une apparition, qui a pu être accompagnée avec gloire et splendeur (17:1). Maintenant, Dieu vient à Abraham apparaissant comme un homme ordinaire, accompagné par deux autres qui éventuellement sont identifiés comme étant des êtres angéliques (comparez 18:2,22 ; 19:1). On ne nous dit rien qui pourrait distinguer ces trois « voyageurs » d’autres :

« L'Eternel apparut à Abraham près des chênes de Mamré. Abraham était assis à l'entrée de sa tente. C'était l'heure de la forte chaleur.

Il regarda et aperçut soudain trois hommes qui se tenaient à quelque distance de lui. » (Genèse 18:1-2a)

Abraham, d’une façon typiquement orientale, s’assoit près de la porte de sa tente dans la chaleur de la journée. Ceux d’entre nous à Dallas, après 40 jours de plus de 40 degrés, connaissons les effets du soleil à midi. L’heure de la journée a rendu le besoin d’hospitalité encore plus grand, car ces invités seraient assoiffés et battus par la chaleur. L’hospitalité d’Abraham serait testée, car sa « sieste » doit s’arrêter pour qu’il puisse servir ses invités.

Bien qu’une telle hospitalité soit toujours une part de la culture orientale, le zèle d’Abraham pour son devoir est évident :

« Dès qu'il les vit, il courut à leur rencontre depuis l'entrée de sa tente et se prosterna jusqu'à terre.

---Mes seigneurs, leur dit-il, faites-moi la faveur de ne pas passer près de chez votre serviteur sans vous arrêter!

Permettez-moi d'aller chercher un peu d'eau pour que vous vous laviez les pieds, puis vous vous reposerez là sous cet arbre.

Je vous apporterai un morceau de pain et vous reprendrez des forces avant de poursuivre votre chemin puisque vous êtes passés si près de chez votre serviteur.
Ils répondirent:
---Très bien, fais comme tu as dit!

Abraham se dépêcha d'entrer dans sa tente et de dire à Sara:
---Pétris vite trois mesures de fleur de farine, et fais-en des galettes.

Puis il courut au troupeau et choisit un veau gras à la chair bien tendre, il l'amena à un serviteur qui se hâta de l'apprêter.

Il prit du fromage et du lait avec la viande qu'il avait fait apprêter, et les apporta aux trois hommes. Abraham se tint auprès d'eux pendant qu'ils mangeaient sous l'arbre. » (Genèse 18:2b-8)

Le devoir d’Abraham n’a été fait d’aucune façon négligente ni fortuite. Il avait minimisé les ingrédients et le temps qu’il faudrait pour les préparer – un peu d’eau, un morceau de pain, une petite attente et un moment pour laver leurs pieds. Mais ce qui a été servi était un repas somptueux. Une grande quantité de pain a été fraîchement cuite au four171 ; Un veau de choix avait été tué et préparé, du lait caillé et du lait frais ont été servit. Ce n’était pas un simple repas ! Et Abraham a refusé de s’asseoir avec ses invités, mais est resté debout pour les servir.172

Nous aurions tous joyeusement prépare un tel repas de fête si nous avions su l’identité des invités, mais il est à peu près certain qu’Abraham ne le savait pas encore. Pas de doute, l’auteur d’Hébreux parlait de ça quand il a écrit :

« Ne négligez pas de pratiquer l'hospitalité. Car plusieurs, en l'exerçant, ont accueilli des *anges sans le savoir. » (Hebreux 13:2)

Quel spectacle ça a du être ! Abraham, attendant et servant ces visiteurs célestes, ignorant de leurs identités. Au même moment, derrière et dessous étaient les villes de Sodome et Gomorrhe avec émeutes et orgies, profitant de leur dernier jour de la saison de péchés, et Loth quelque part au milieu de tout ça, et pourtant ignorant de ce que ce jour amènerait.

La Promesse de Dieu Confirmée, Pourtant Questionnée (18:9-15)

Il n’est dit nulle part le moment précis quand Abraham réalisa que ses visiteurs n’étaient pas de ce monde, mais nous savons que par le verset 27, ce fait était connu.

Je crois que la promesse, réitérée dans les versets 9-15, a identifié ces invités en les reliant avec la révélation du chapitre 17.

« Après cela, ils lui demandèrent:
---Où est Sara, ta femme?
---Elle est là dans la tente, leur répondit-il.

Puis l'Eternel lui dit:
---L'an prochain, à la même époque, je ne manquerai pas de revenir chez toi, et ta femme Sara aura un fils.
Derrière lui, à l'entrée de la tente, Sara entendit ces paroles.

Or, Abraham et Sara étaient tous deux très âgés et Sara avait depuis longtemps dépassé l'âge d'avoir des enfants.

Alors Sara rit en elle-même en se disant:
---Maintenant, vieille comme je suis, aurais-je encore du plaisir? Mon mari aussi est un vieillard.

Alors l'Eternel dit à Abraham:
---Pourquoi donc Sara a-t-elle ri en se disant: «Peut-il être vrai que j'aurai un enfant, âgée comme je suis?»

Y a-t-il quoi que ce soit de trop extraordinaire pour l'Eternel? L'an prochain, à l'époque où je repasserai chez toi, Sara aura un fils.

Saisie de crainte, Sara mentit:
---Je n'ai pas ri, dit-elle.
---Si! tu as bel et bien ri, répliqua l'Eternel. » (Genèse 18:9-15)

C’était la coutume de ces jours, comme dans certaines cultures aujourd’hui, que les femmes ne soient pas vues, ne faisant pas parties de la célébration pendant que les invités masculins étaient divertis. Sara préparait le pain dans la cuisine (verset 6), et maintenant elle restait à l’intérieur de la tente pendant qu’ils mangeaient. Pendant qu’elle restait soigneusement hors de vue, elle était curieuse. Il se peut qu’elle ait jeté un coup d’oeil entre les rabats de la tente, bien que cela ne soit pas dit. Néanmoins, elle avait une oreille collée « au mur », désirant entendre la conversation dehors. Je doute qu’aucun d’entre nous ne puisse non plus éviter une telle tentation.

Quand Abraham a été demandé où Sara était, il a répondu qu’elle était dans la tente. Le Seigneur alors assura Abraham que Sara aurait un fils l’année suivante. La substance de cette promesse était peu différente de celle révélée auparavant, enregistrée dans le chapitre 17 (versets 19,21). Pour Abraham, cela a du confirmer l’identité de ses invités.

Il semble qu’Abraham a soit oublié de mentionner cette promesse précédente à Sara ou il a manqué de la convaincre de sa certitude. Je crois que les paroles de notre Seigneur étaient plus pour le bénéfice de Sara que pour celui d’Abraham. Il était vital qu’elle aussi ait foi en la promesse de Dieu.

La réponse de Sara différa très peu de celle de son mari,

« Alors Abraham se prosterna de nouveau la face contre terre, et il se mit à rire en se disant intérieurement:
---Eh quoi! un homme centenaire peut-il encore avoir un enfant? Et Sara, une femme de quatre-vingt-dix ans, peut-elle donner naissance à un enfant? » (Genèse 17:17)

« Alors Sara rit en elle-même en se disant:
---Maintenant, vieille comme je suis, aurais-je encore du plaisir? Mon mari aussi est un vieillard.» (Genèse 18:12)

Humainement parlant, un enfant était hors de question pour tous les deux, Abraham et Sara. Leurs rires, je crois, étaient une combinaison de surprise, choc, joie absolue et incrédulité. Comment une telle chose pourrait-elle arriver ? Néanmoins même dans un moment si absurde, Sara a pensé à son mari avec respect.173 Quelqu’un pourrait se demander si le rire de Sara n’a pas été entendu dehors. L’omniscience l’aurait su, mais ce n’a pas du être nécessaire.

Remarquez qu’une réprimande douce est dirigée tout d’abord, à Abraham, pas Sara.

«Alors l'Eternel dit à Abraham: ---Pourquoi donc Sara a-t-elle ri… » (Genèse 18:13).

Est-ce qu’Abraham avait déliberement oublié de raconter la promesse de Dieu à Sara ? Sa foi était-elle si faible qu’il ne pouvait pas convaincre sa femme ? D’une manière ou d’une autre, il doit rendre compte de la réponse de sa femme. Je trouve très intéressant que la réponse de Sara reflète celle d’Abraham. Il a fournit l’exemple pour elle.

Les paroles de notre Seigneur parlent aussi fortement aux Chrétiens aujourd’hui qu’elles ont parlées à Abraham, «Y a-t-il quoi que ce soit de trop extraordinaire pour l'Eternel? » (Genèse 18:14a)

Voilà le problème fondamental. La seule raison d’une telle incrédulité est le manque de comprehension de l’envergure de l’abilité de Dieu de travailler en et à travers nous.

L’autre coté de la pièce est cela : si le fait d’avoir un fils n’était pas impossible, la gloire d’un tel miracle n’aurait pas été donnée à Dieu. Le retard de la naissance d’Isaac était destiné à avoir besoin de, et à nourrir, la foi d’Abraham et Sara.

En plus de rassurer Abraham et (peut-être) d’informer Sara de la naissance promise de l’enfant, les paroles du Seigneur dans les versets 10 et 14 servent à confirmer l’identité du troisième invité, le Seigneur Lui-Même. Dans le chapitre 17, le Seigneur avait promit à Abraham un enfant par Sara à la première personne (17:15-16,19,21). Dans le chapitre 18, la promesse est déclarée de nouveau à la première personne (versets 10,14). En plus, ce « visiteur » était capable de connaître les pensées les plus profondes de Sara, quand elle a rit en elle-même dans la tente (verset 13). Aucunes questions ne restent concernant l’identité de ces trois voyageurs.

Sara semble être sortie de la tente quand Abraham a été questionné concernant l’incrédulité de Sara. Ayant peur, elle a nié rire. D’une façon intéressante, elle n’a pas nié ses pensées, exposées par le Seigneur. Sa dénégation a été rapidement mise de coté, jugée fausse.

Le But de Dieu Confié à Abraham (18:16-21)

L’hospitalité d’Abraham a été un acte magnifique de générosite chrétienne, mais ce n’est pas (a mon avis) la plus haute expression de service chrétien dans ce chapitre. Le point culminant de la vie spirituelle d’Abraham a été vu dans son intercession avec le Seigneur pour sauver les vertueux à Sodome.

Certains pourront conclure que le sauvetage des vertueux était le résultat de la pétition fervente d’Abraham. Je ne pense pas, aussi noble que ses efforts furent. Je crois que Dieu a exprès révélé ses intentions de juger ces villes pour pousser Abraham à prier une prière d’intercession. Le récit, je crois, le confirmera.

Le Seigneur et les deux anges s’en vont vers Sodome, escortés jusqu'à mi-chemin par Abraham. Il semblerait que le Seigneur se tourna vers les deux anges et demanda, presque sans attendre une réponse,

« ---Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire?

Il deviendra l'ancêtre d'une grande et puissante nation et une source de bénédictions[g] pour tous les peuples de la terre.

Car je l'ai choisi pour qu'il prescrive à ses descendants et à tous les siens après lui de faire la volonté de l'Eternel, en faisant ce qui est juste et droit; ainsi j'accomplirai les promesses que je lui ai faites. » (Genèse 18:17b-19)

L’intimité de la relation entre Dieu et Abraham était la motivation pour Dieu de divulguer Ses buts pour Sodome. De plus, l’Alliance avec Abraham fournissait la fondation sur laquelle cette relation était basée. Dans le verset 19, la nécessité pour la foi d’Abraham d’être communiquée et d’être continuée par ces descendants est accentuée. 174 Pendant que les buts de Dieu seront réalisés, Ses peuples seront responsables pour obéir Ses commandements.

La perversité de Sodome et Gomorrhe est tout l’opposé de la fidélité des descendants d’Abraham.

« Alors l'Eternel dit à Abraham:
---De graves accusations contre Sodome et Gomorrhe sont montées jusqu'à moi: leur perversité est énorme.

Je veux y descendre pour voir si leur conduite est vraiment conforme à ce que j'entends dire. Et si ce n'est pas le cas, je le saurai. » (Genèse 18:20-21)

Les versets 20 et 21décrivent dramatiquement le péché de Sodome et Gomorrhe et la réponse vertueuse d’un Dieu Sacré. Le péché de la ville est si grand qu’il crie pratiquement au ciel pour le châtiment (verset 20). L’intérêt personnel et l’attention concentrée de Dieu sont décrits comme « descendant »175 pour confronter le problème. Le texte ne veut pas saper l’omniscience de Dieu, car Dieu sait tout. Dieu n’est pas « descendu » pour apprendre les faits, mais pour prendre un intérêt personnel et les corriger. Abraham discerna que Dieu allait détruire la ville, bien que cela n’ait pas été clairement dit.

Abraham intercède avec Dieu pour Sodome (18:22-33)

Les deux anges sont allés vers sodome, laissant notre Seigneur et Abraham seuls, dominant la ville (19:27,28). En parlant avec révérence, Abraham manifesta une audace jamais vue auparavant.

« Il s'approcha et dit:
---Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable?

Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville; vas-tu aussi les faire périr? Ne pardonneras-tu pas à la ville à cause de ces cinquante justes qui sont au milieu d'elle?

Tu ne peux pas faire cela! Tu ne peux pas traiter de la même manière le juste et le coupable et faire mourir le juste avec le *méchant! Toi qui juges la terre entière, n'agirais-tu pas selon le droit ? » (Genèse 18:23-25)

Sans aucun doute, l’inquiétude primaire d’Abraham était pour Loth et sa famille. Bien que cela ne soit pas dit clairement, c’est implicite (19:27-29). Son appel est basé sur la justice de Dieu. La justice ne permettrait pas les vertueux de souffrir le châtiment qui était du aux pervers (verset 25). Abraham appela à épargner Sodome, pas autant pour sauver la ville ou les pervers, mais pour épargner Loth.176 Néanmoins, il est possible qu’Abraham ait espéré qu’avec Loth épargné avec les pervers, qu’ils seraient venus à connaître Dieu en leur temps.

Nous devons admettre qu’Abraham présenta son argument avec force, mais je ne crois pas que cela soit la raison pour laquelle Dieu lui assura que sa pétition serait honorée.

L’approche qu’Abraham prit avec Dieu était que, certainement, IL ne pourrait pas traiter les vertueux de la même façon que les pervers. Alors un appel fut fait d’épargner les pervers et les vertueux s’il y avait un nombre suffisant de vertueux. Une fois honorée, le marchandage commença à propos de combien de gens vertueux seraient suffisant pour sauver la ville.

Dieu fut d’accord d’épargner la ville si 50 gens vertueux pouvaient être trouvés (verset 26). Abraham a du douter qu’un tel nombre puisse être trouvé, alors il commença à plaider pour un nombre plus petit.

« Abraham reprit:
---Je ne suis que poussière et cendre, et pourtant j'ai osé parler à mon Seigneur.

Peut-être que des cinquante justes, il en manquera cinq. A cause de ces cinq hommes en moins, vas-tu détruire toute la ville?
Dieu répondit:
---Non, je ne la détruirai pas si j'y trouve quarante-cinq justes. » (Genèse 18:27-28)

Abraham tourna ses mots éloquemment dans ces versets. Une promesse avait été faite concernant 50 gens vertueux. La question maintenant était si ce nombre était ferme. Abraham testa cela en réduisant le nombre de cinq. Remarquez qu’il a utilisé ses mots d’une telle façon que la destruction, qui allait tomber sur Sodome avec 45 vertueux, condamnait les 45 à cause de l’absence de cinq citoyens vertueux. Parce qu’il en manquait cinq, les 45 allaient être détruits. Dieu lui a accordé sa demande, mais pas à cause de son éloquence verbale.

A partir de là, Abraham fut encouragé d’essayer de réduire plus le minimum nombre de gens vertueux requis pour épargner Sodome. En premier c’était 40, puis 30, puis 20, et finalement 10. On soupire presque de soulagement ici, car quelqu’un pourrait avoir peur que Dieu perde patience avec Abraham. Personnellement je crois que Dieu était touché par la compassion et le cœur d’Abraham. Cela n’était pas du tout une pétition intéressée, mais une intercession pour les autres.

Pourquoi Abraham s’est-il arrêté à dix ? Pourquoi n’aurait-il pas continué jusqu'à cinq ou même un ? Certains peuvent penser qu’il n’a pas osé pousser plus loin Dieu le Père. C’est peut-être ça, mais je ne crois pas qu’Abraham aurait arrêté avant d’être totalement sûr que Loth et sa famille étaient en sécurité de la furie de Dieu.

Le nombre dix aurait du fournir la protection de Loth avec une marge de sécurité. Après tout, il semblerait que la famille de Loth seule était assez grande pour arriver à ce nombre. Avec Loth et sa femme, ses deux filles pas mariées, ses filles mariées et beau-fils, et peut-être fils aussi (Genèse 19:12), dix personnes vertueuses pouvaient certainement être trouvées. Abraham sembla satisfait, et peut-être, aussi d’autres étaient venus à connaitre Dieu par le témoignage de Loth.

Nous savons par le chapitre 19 que les espoirs d’Abraham excédaient la réalité. Cela aurait fini en tragédie s’il n’y avait pas eu cette vérité divine : la grâce de Dieu excède toujours ce que nous attendons. En dernier, il y avait trois personnes vertueuses à Sodome, Loth et ses deux filles. Certains pourraient questionner la vertu des filles, connaissant leurs actions dans le chapitre prochain. Malgré tout, Dieu s’est souvenu de la pétition d’Abraham. Bien qu’IL n’ait pas épargné la ville de Sodome, IL a épargné les gens vertueux. IL est capable et veut faire bien plus que ce que nous LUI demandons ou pensons. C’est ce que les Ecritures Saintes nous disent autre part (Ephésiens 3:20).

Conclusion

Ce passage nous donne un aperçu dans la maturité chrétienne. Comme nous regardons une fois de plus à ces versets, plusieurs marques de maturité semblent émergées.

(1) Le Chrétien mature devient moins dépendant des manifestations spectaculaires de Dieu et plus engagé dans une relation quotidienne plus intime.

Auparavant, Dieu s’était révélé à Abraham en plus de splendeur et de gloire. Cette fois, Dieu n’aurait pas été connu, excepté à travers quelqu’un qui l’avait connu avant et les yeux de la foi. Dieu était connu par Ses promesses, Sa parole, plutôt que par Sa présence spectaculaire ou Sa splendeur.

Existe t-il une relation plus intime que celle de partager un repas avec Dieu ?

« Quand ce fut l'heure, Jésus se mit à table, avec les *apôtres.

Il leur dit:
---J'ai vivement désiré célébrer cette Pâque avec vous avant de souffrir. » (Luc 22:14-15)

« Il se mit à table avec eux, prit le pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le partagea et le leur donna.

Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais, déjà, il avait disparu. » (Luc 24:30-31)

« Voici: je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je dînerai avec lui et lui avec moi. » (Apocalypse 3:20)

Est-ce surprenant qu’un des moments les plus important de la semaine d’un Chrétien est l’association avec son Seigneur à Sa table (1 Corinthiens 11:23-26) ? Nous ne devrions pas toujours chercher à trouver Dieu dans le spectaculaire, mais dans les affaires les plus routines de la vie (1 Rois 19 :11-14). Voilà le signe de la maturité.

Je crois que nous voyons cela illustré dans le mariage. Quand nous trouvons « la femme de nos rêves », nous voulons l’emmener dans les meilleurs restaurants ou faire des choses excitantes. Tôt ou tard, nous réalisons que nous avons autant de plaisir marchant dans le parc ou étant assis sur la terrasse ou sur le porche. Le frisson n’est pas dans l’endroit ou dans l’activité, mais dans l’intimité partagée entre deux personnes amoureuses dans tout ce que nous faisons. C’est la même chose avec la maturité chrétienne.

(2) La maturité chrétienne déplace notre attention de nous-même vers les autres.

Loth était celui qui, continuellement, ne pensait qu’à lui-même. L’heure la plus brillante d’Abraham dans ce chapitre était dévouée à servir les autres. Premièrement dans l’hospitalité donnée à ces « étrangers », et puis dans l’intercession qu’il a faite pour Sodome. L’amour de Dieu doit se refléter pour l’intérêt des autres (Matthieu 23 :37-39).

(3) La maturité chrétienne balance l’activité et la passivité.

Dans cette étude de Genèse, auparavant, nous avons parlé du problème de quand travailler et quand attendre. Il y a des périodes à être actifs et d’autres à être passifs. Abraham n’aurait pas du aller en Egypte quand la famine a frappé Canaan. Abraham n’aurait pas du imaginer une histoire pour protéger sa vie en mentant. Abraham a été passif en suivant le plan de Sara pour produire un fils.

Dans les versets 1-8, Abraham était actif en offrant l’hospitalité aux trois étrangers, et de bons droits. C’était quelque chose qu’il pouvait et aurait du faire. En ce qui concerne Sodome, certains pourraient avoir eu tendance à être passif. Dieu a parlé ; la ville devait être détruite ; qu’est-ce qu’Abraham pouvait faire ? Il pouvait faire ce que vous et moi pouvons faire quand on ne peut faire rien d’autre – prier. Rien n’est au-delà de la capacité de Dieu de réaliser (18:14). Si Abraham demandait selon la volonté et le caractère de Dieu, rien ne serait impossible. Quand une situation est au-delà de notre contrôle, elle n’est pas au-delà du contrôle de Dieu. Les Chrétiens matures sont ceux qui n’hésitent pas à demander l’aide de Dieu quand les circonstances sont noires.

Cela, bien sur, ne doit pas impliquer que nous ne devons prier que dans des situations impossibles. Nous devrions toujours prier. Mais les Chrétiens matures prient avec la certitude que Dieu agira selon Son caractère, et avec un pouvoir infini, et répondant à nos demandes. Quand nous sommes impotents, nous ne sommes pas désespérés, car

« Quand un juste prie, sa prière a une grande efficacité. » (Jacques 5:16).

(4) Les Chrétiens matures regardent la prophétie comme un stimulant à la prière diligente et au service, pas une question de pure curiosité intellectuelle.

Bien trop souvent aujourd’hui, les Chrétiens sont fascinés par la prophétie comme si c’était un jeu de chatouiller notre cerveau plutôt que de toucher nos coeurs. Les buts prophétiques de Dieu sont donnés pour inciter les hommes à agir. C’est la réponse d’un Chrétien mature (Daniel 9 ; 2 Pierre 3:11-12).

(5) Les Chrétiens matures comprennent clairement deux vérités éternelles: la grandeur de Dieu, et la bonté de Dieu.

Ces vérités soutiennent le chapitre 18 of Genèse. La première est trouvée dans la question de notre Seigneur dans le verset 14, «Y a-t-il quoi que ce soit de trop extraordinaire pour l'Eternel ? » La deuxième est la base pour l’intercession d’Abraham dans le verset 25, « Toi qui juges la terre entière, n'agirais-tu pas selon le droit ? »

La première vérité réprimande l’inquiétude et le manque de prières, « Car rien n'est impossible à Dieu. » (Luc 1:37). Chaque fois que nous nous inquiétons à propos de l’avenir, nous rejetons la vérité que Dieu est Tout-Puissant.

La deuxième vérité fournit une réponse pour les problèmes les plus angoissants et difficiles. Le Dieu Qui est Tout-Puissant est aussi aimant, tendre, juste, charitable, etc. Le pouvoir infini est joint avec la pureté infinie.

Notre premier et seul fils mourut à 3 mois et demi. Plusieurs années plus tard, quand j’étais au séminaire, la question de ce qui arrive aux nourrissons qui meurent fut posée en classe. Plusieurs passages furent suggérés, mais certains ne les ont pas trouvés suffisant. Finalement, j’ai partagé l’assurance que nous avons trouvée quand nous avons perdu notre fils. Bien qu’il fut réconfortant d’avoir les Ecritures vers lesquelles nous tourner, nous n’avions pas besoin d’un texte pour répondre à toutes nos questions. Dieu est bien plus grand que tout ce qui est révélé sur lui dans les Ecritures. Le Juge de toute la terre traitera tout justement. C’était notre confiance. N’avez-vous jamais perdu un de vos proches dont vous doutiez le salut ? Il y a-t-il des problèmes et des circonstances que vous ne comprenez pas ? Alors, reposez-vous dans cela : notre Seigneur est Tout-Puissant ; rien n’est impossible pour LUI. Et en plus, ce pouvoir est toujours utilisé en justice, vérité, pitié, et amour. Quel réconfort ! Quel encouragement pour prier !

(6) Finalement, la maturité chrétienne est vue quand nos pensées sont comme celles de Dieu.

Abraham n’a pas changé l’opinion de Dieu. Il l’a démontrée. Dieu n’a pas soudainement changé Ses buts ; Il informa Abraham de Ses buts pour qu’IL puisse montrer Sa pitié, Sa justice et Sa compassion. La révélation des activités de Dieu à Sodome et Gomorrhe a été donnée pour que la foi d’Abraham puisse être manifestée dans cet acte magnifique d’intercession. Parce qu’Abraham connaissait Dieu si bien, il savait qu’IL ne détruirait pas les pervers et les justes ensemble. La maturité est quand nos pensées et nos actions deviennent plus comme celles de Dieu.

« Ainsi nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'adultes, à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient du Christ. » (Ephésiens 4:13)

De peur que nous ne commencions à nous sentir coupables à la réalisation que nous n'avons pas des qualités d'Abraham, sans parler de notre Seigneur, nous devons nous souvenir que ce processus de mûrissement a pris beaucoup d'années. Gardons à l’esprit qu'Abraham va bientôt faire une autre erreur sérieuse. Néanmoins, continuons vers la maturité, dans la force de Dieu.


171 “In the Orient bread is never prepared at any other time than immediately before it is eaten. So bread must be prepared by Sarah for these guests. Though the guests number only three, the simple food offered will be presented in lavish abundance. “Three measures” have been computed to make four-and-a-half pecks (Skinner). What is left over can be disposed of with ease by the servants of so large an establishment as the one Abraham had.” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), I, p. 538.

172 “The idiom ‘stand by,’ (‘madh ‘al), implies to stand by to be of service, and could even be rendered ‘and he served them.’ Cf. I Sam. l6:22; I Kings l:2; I Kings l7:l, in the expression ‘stand before.’” Ibid, p. 539.

173 Cf. I Peter 3:6.

174 Cf. Psalm 132:11,12.

175 We should first realize that Abraham’s tent was pitched on a high place which overlooked the valley in which Sodom and Gomorrah were located (cf. 19:27,28). In this sense the two angels ‘went down’ to Sodom and Gomorrah. I do not believe that this is the primary meaning of our Lord’s words here, “I will go down now and see if they have done entirely according to its outcry, which has come to Me; and if not, I will know” (Genesis 18:21). First of all, only the two angels actually entered Sodom, not our Lord (cf. l9:1ff). Also, there was no need for God to inspect Sodom in order to learn the facts. God’s omniscience has no limits created by distance. The solution to this problem is found (to my satisfaction) in the other uses of the expression ‘to go down.’ In Genesis 11:5,7 it is used of God’s involvement with Babel and the confusion of languages. In Exodus 3:8 it spoke of God’s intervention in Egypt to deliver His people. In all these instances ‘to go down’ conveys the idea of ‘becoming personally involved’ or of ‘personal intervention.’ This God did, without physically entering Sodom, Babel, or Egypt.

176 Initially all the cities of the valley were to be destroyed (cf. 19:17, 20-21,25). God spoke to Abraham of the judgment of Sodom and Gomorrah (18:20). But Abraham appealed only for Sodom, ‘the city’ (18:24,26,28).


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