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Where the world comes to study the Bible

23. Les Derniers Examens (Genèse 22:1–24)

Introduction

Il y a quatorze ans j’ai posé ma candidature pour entrer au Séminaire de Théologie de Dallas. Remplissant mon application, je suis arrivé à quelques questions auxquelles je devais répondre. Une concernait un domaine d’interprétation biblique sur lequel beaucoup de Chrétiens ne sont pas d’accord. Je me rappelle très bien mettant sur mon application que bien qu’étant d’accord avec la position du séminaire, je ne le voyais pas prouvé par les passages cités en son support. Rien n’a été mentionné à ce propos pendant plus de trois ans. En ce qui me concernait, c’était oublié.

Juste avant ma dernière année au séminaire, j’ai été appelé au bureau du doyen pour une petite discussion. A ma grande surprise, le sujet de la différence entre ma position et celle de l’école fut soulevé. Vous pourriez être intéressés de savoir que ma position avait peu changé, même après des années d’études et après avoir appris un peu le langage original de la Bible. Etant un peu rassuré par mes réponses, le séminaire m’a permit de continuer mon éducation et d’être diplômé l’année suivante.

Le point de mon illustration est que bien que cette différence d’interprétation ait été autorisée de continuer, à un certain moment, elle est devenue un problème important. J’ai réalisé que souvent Dieu fait la même chose. IL permet à un problème particulier de continuer pour quelques temps, mais tôt ou tard, il devient un sujet d’importance et un qui doit être résolu.

Tel était le cas avec Abraham. Au tout début de sa relation avec Dieu, il lui a été donné un ordre concernant sa famille:

« L'Eternel dit à Abram:
   ---Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t'indiquerai. » (Genèse 12:1)

Nous savons, cependant, qu’il a fallut des années à Abram pour se séparer de son père ; Et quand c’est arrivé, ce fut le résultat de la mort, plutôt que d’obéissance délibérée. Ensuite ce fut Loth, dont Abram fut réticent de quitter. Dans le chapitre 21, il y avait l’acte douloureux de chasser Ismaël, un fils très aimé par Abraham. Dans le chapitre 22, Abraham arrive au test ultime. Abraham est un vieil homme, et Sara allait mourir bientôt. L’amour d’Abraham était maintenant concentré sur Isaac, qui après le chapitre 21, est son unique fils (22:2.) Dieu a amené Abraham au point où il doit donner priorité soit à sa foi ou soit à sa famille. Le plus grand test de sa foi confronte maintenant Abraham dans le chapitre 22 de Genèse.

L’ordre (22:1-2)

On ne nous dit pas quand précisément le test ultime dans la vie d’Abraham eut lieu, seulement que c’est arrivé après les évènements du chapitre 21. Personnellement, je crois que ce fut au moins dix ans plus tard, ce qui ferait d’Isaac un jeune homme d’au moins de l’age d’Ismaël quand il fut chassé. Cela donnerait assez de temps pour l’amour d’Abraham pour son premier fils d’être transféré à son second, Isaac. Isaac serait alors correctement appelé le « fils unique » et le fils qu’Abraham aime (verset 2).

Dieu a tenté Abraham pour démontrer sa foi en termes tangibles. Nous savons par les Écritures que bien que Dieu tentait les hommes pour prouver leurs caractères vertueux, comme des saints, IL ne leurs demandait jamais de pécher (Jacques 1:12-18.) Ainsi, dans le verset 2, l’apôtre peut pointer à cet évènement dans la vie d’Abraham comme une évidence d’une foi vivante:

« Abraham, notre ancêtre, n'a-t-il pas été déclaré juste à cause de ses actes, lorsqu'il a offert son fils Isaac sur l'autel? » (Jacques 2:21)197

L’ordre de Dieu à Abraham a du le prendre complètement par surprise:

« ---Prends Isaac, ton fils unique, que tu aimes, lui dit Dieu, et va au pays de Morija. Là, tu me l'offriras en sacrifice sur l'une des collines, celle que je t'indiquerai. » (Genèse 22:2)

La plus grande difficulté que je trouve dans ce chapitre n’est pas la conduite d’Abraham, mais l’ordre de Dieu. Comment un Dieu de sagesse, de pitié, de justice et d’amour peut-IL ordonner à Abraham d’offrir son fils unique en sacrifice ? Le sacrifice de nourrissons était pratiqué par les Cananéens, mais était condamné par Dieu (Lévitique 18:21 ; Deutéronome 12:31.) De plus, un tel sacrifice n’aurait aucune valeur réelle:

« L'Eternel voudra-t-il des milliers de béliers,
      dix mille torrents d'huile?
      Devrai-je sacrifier mon enfant premier-né pour payer pour mon crime,
      le fils, chair de ma chair, pour expier ma faute? » (Michée 6:7)

De faire remarquer que Dieu a arrêté Abraham juste avant qu’il ne sacrifie Isaac, ne resout pas le problème. Comment est-il possible que Dieu ait donné l’ordre en premier lieu, si c’est immoral ? De croire que Dieu puisse donner l’ordre à Ses enfants de faire quelque chose de mal, même pour un test, est ouvrir la porte à toutes sortes de difficultés.

Plusieurs facteurs peuvent être considérés pour comprendre ce test. Premièrement, nous devons admettre que nous avons une forte partialité sur le sujet. Nous, qui sommes parents, sommes dégoûtés par la pensée de sacrifier nos enfants sur un autel. Par cela, nous projetons notre horreur sur Dieu et supposons qu’IL ne pourrait jamais non plus considérer une telle chose. Deuxièmement, nous voyons cet ordre du point de vue de la culture du jour, qui pratiquait le sacrifice des enfants. Si les païens le faisaient et Dieu condamnait leur pratique, cela doit être mauvais dans n’importe quels contextes.

Nous sommes forcés de conclure que le sacrifice d’Isaac ne pouvait pas être mal, soit tenté ou accomplit, car Dieu est incapable de mal (Jacques 1:13 ; 1 Jean 1:5.) Bien plus que ça, cela ne pourrait pas être mal de sacrifier un enfant unique car Dieu a sacrifié Son Fils unique:

« Nous étions tous errants, pareils à des brebis,
      chacun de nous allait par son propre chemin:
      l'Eternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous.

Mais il a plu à Dieu de le briser par la souffrance.
      Bien que toi, Dieu, tu aies livré sa vie en sacrifice de réparation,
      il verra une descendance.
      Il vivra de longs jours
      et il accomplira avec succès ce que désire l'Eternel. » (Ésaïe 53:6,10)

« Oui, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu'ils aient la vie éternelle. » (Jean 3:16 ; Matthieu 26:39,42 ; Luc 22:22 ; Jean 3:17 ; Apocalypse 13:8)

Dans ce sens, Dieu n’a pas requit qu’Abraham fasse quelque chose que LUI, LUI-MEME, ne ferait pas. Effectivement, l’ordre à Abraham était pour démontrer ce qu’IL ferait des siècles plus tard sur la croix à Calvaire.

Seulement en comprenant la signifiance typologique du « sacrifice d’Isaac », nous pourront comprendre et accepter que l’ordre de Dieu était sacré et juste et pur. La volonté d’Abraham d’abandonner son fils humainement illustrait l’amour de Dieu pour l’homme, ce qui LUI a causé de donner Son Fils unique. L’angoisse de cœur éprouvé par Abraham reflètait le cœur du Père à la souffrance de Son Fils. L’obéissance d’Isaac représente la submissivité du Fils à la volonté du Père (Matthieu 26:39,42).

Dieu a arrêté le sacrifice d’Isaac pour deux raisons. Premièrement, un tel sacrifice n’aurait eu aucuns bénéfices pour les autres. L’agneau doit être « sans imperfections », pur, innocent (Ésaïe 53:9.) C’était la vérité que Michée impliquait (6:7.) Deuxièmement, la foi d’Abraham était amplement prouvée par le fait qu’il avait vraiment l’intention d’obéir la volonté de Dieu. Nous n’avons aucuns doutes que si Dieu n’était pas intervenu, Isaac aurait été sacrifié. Dans l’esprit d’Abraham, Isaac était déjà sacrifié, alors l’acte n’était pas nécessaire.

Il y a une deuxième difficulté à propos du silence d’Abraham. Un de mes amis me l’a fait remarquer très clairement: « Pourquoi Abraham a-t-il intercédé avec Dieu pour Sodome, mais pas pour son fils Isaac ? » Nous devons savoir que les Écritures sont sélectives en ce qu’elles reportent, choisissant d’oublier ce qui n’est pas essentiel dans le développement des arguments du passage (Jean 20:30-31 ; 21:25.) Dans ce chapitre de Genèse par exemple, nous savons que Dieu devait indiquer l’endroit où le sacrifice devait avoir lieu (verset 2) et qu’Abraham y est allé (verset 9), mais on ne nous dit pas quand Dieu le lui a révélé.

Je crois que Moïse, sous la supervision du Saint Esprit, a oublié la réaction initiale d’Abraham à l’ordre de Dieu dans l’intention de stresser sa réponse finale – l’obéissance. Personnellement, (bien qu’il n’y ait aucunes Écritures pour supporter ma conjecture), je crois qu’Abraham a plaidé avec Dieu pour la vie de son fils, mais Dieu a choisi de ne pas enregistrer ce point dans la vie d’Abraham car cela n’aurait pas fait grand chose pour nous inspirer. Je sais que beaucoup d’entres nous ne voudraient pas que Dieu rapporte nos premières réactions à des situations déplaisantes non plus ; Ce sont nos réponses finales qui importent (Matthieu 21:28-31).

Cela m’aide quand je lis l’évaluation des saints du Vieux Testament dans le Nouveau Testament. Si cela n’avait pas été pour les paroles de Pierre, je n’aurai jamais considéré Loth être un homme vertueux (2 Pierre 2:7-8.) Dans Hébreux 11 et Romains 4, Abraham est dépeint comme un homme sans erreurs ou fautes, et cependant le Livre de Genèse rapporte clairement ses faiblesses. La raison, je crois, est que les auteurs du Nouveau Testament voient ces saints comme Dieu les voit. A cause de la mort sacrificielle du Christ sur la croix, les péchés des saints ne sont pas seulement pardonnés mais aussi oubliés. Le bois, le torchis de paille et le chaume du péché sont consumés, ne laissant seulement que l’or, l’argent et les pierres précieuses (1 Corinthiens 3:10-15.) Dieu passe sur leurs péchés ; ils sont couverts par le sang du Christ. Quand ces péchés sont enregistrés, c’est seulement pour notre correction et instruction (1 Corinthiens 10:1, et spécialement verset 11.)

L’Obéissance d’Abraham (22:3-10)

Malgré tout les luttes qui ne sont pas rapportées, Abraham se leva de bonne heure pour commencer le voyage le plus long de sa vie:

« Le lendemain, Abraham se leva de grand matin, sella son âne et emmena deux de ses serviteurs ainsi que son fils Isaac; il fendit du bois pour l'holocauste, puis il se mit en route en direction de l'endroit que Dieu lui avait indiqué. » (Genèse 22:3)

J’ai dit avant que, pendant que « de bon matin » pourrait refléter la décision d’Abraham de faire la volonté de Dieu, cela pourrait aussi contenir quelques facteurs humains. Premièrement, j’imagine que le sommeil avait complètement échappé Abraham cette nuit là, spécialement après que Dieu lui ait clairement ordonné le sacrifice d’Isaac. Certains gens se lèvent de bonne heure car ils espèrent que le sommeil ne viendra plus. Là aussi, je n’aurai pas voulu faire face à Sara avec mes plans pour les jours à venir. Pendant qu’Abraham est résigné à faire la volonté de Dieu, Sara n’est pas informée de ce test (d’après ce que les Écritures disent).

Après un douloureux voyage de trois jours, la montagne du sacrifice fut en vue. A ce point, Abraham laisse ses serviteurs derrière et continua seul avec Isaac:

« Alors il dit à ses serviteurs:
   ---Restez ici avec l'âne; le garçon et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer Dieu, puis nous reviendrons vers vous.

    Abraham chargea le bois de l'holocauste sur son fils Isaac; il prit lui-même des braises pour le feu et le couteau, puis tous deux s'en allèrent ensemble. » (Genèse 22:5-6)

Au milieu d’une grande angoisse spirituelle, il y a une expression magnifique d’espoir et de foi dans le verset 5:

« Restez ici avec l'âne; le garçon et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer Dieu, puis nous reviendrons vers vous. »

Je ne crois pas que ces mots furent prononcés futilement, mais qu’ils reflétaient une profonde confiance intérieure en Dieu et Ses promesses. Le Dieu Qui avait ordonné le sacrifice d’Isaac avait aussi promis de produire une nation par lui (17:15-19 ; 21:12).

Comme tous les deux, seuls, escaladaient la montagne vers l’endroit du sacrifice, Isaac posa une question à son père qui a du lui briser son cœur:

«---Voici le feu et le bois, dit-il, mais où est l'agneau pour l'holocauste? » (verset 7)

La réponse était douloureusement évidente pour Abraham, et cependant il y a dans sa réponse non seulement une ambiguïté délibérée, mais aussi un élément d’espoir:

« ---Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l'agneau pour l'holocauste. » (verset 8)

A chaque pas, Abraham a du espérer un changement de plans, un plan d’action différent. L’endroit atteint, l’autel construit, et le bois fut coupé et arrangé. En dernier, il n’y avait plus rien à faire, excepté attacher Isaac et le placer sur le bois et plonger le couteau dans son cœur.

La Provision de Dieu (22:11-14)

C’est seulement quand le couteau fut levé haut, brillant au soleil, que Dieu a restreint Abraham, l’empêchant d’offrir son fils:

« A ce moment-là, l'*ange de l'Eternel lui cria du haut du ciel:
   ---Abraham! Abraham!
   ---Me voici, répondit-il.

    L'ange reprit:
   ---Ne porte pas la main sur le garçon, ne lui fais pas de mal, car maintenant je sais que tu révères Dieu puisque tu ne m'as pas refusé ton fils unique. » (Genèse 22:11-12)

A un cheveu de la mort, il était évident qu’Abraham aurait renoncé à tout, même à son fils, son fils unique, pour Dieu. Bien que Dieu connaissait le cœur d’Abraham, le respect d’Abraham était maintenant évident par ses actions.

Et aussi au point d’obéissance totale est venue la provision de Dieu. Dieu n’a pas arrêté l’acte du sacrifice ; IL a fournit un bêlier pour substituer à Isaac:

«Alors Abraham aperçut un bélier qui s'était pris les cornes dans un buisson. Il s'en saisit et l'offrit en holocauste à la place de son fils. » (verset 13)

Par cette expérience, il fut vu que la foi d’Abraham, que Dieu fournirait l’offrande sacrificielle (verset 8), fut honorée et que Dieu, effectivement, fournit:

« Abraham appela ce lieu-là: Adonaï-Yireéh (le Seigneur pourvoira.) C’est pourquoi on dit aujourd’hui: Sur la montagne du Seigneur, il sera pourvu. » (verset 14)

La Promesse de Dieu (22:15-19)

En plus de l’intervention de Dieu pour empêcher le sacrifice du fils d’Abraham, il y eut la confirmation des promesses de Dieu à Abraham par son fil:

« et lui dit:
   ---Je le jure par moi-même, parole de l'Eternel, puisque tu as fait cela, puisque tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique,

    je te comblerai de bénédictions, je multiplierai ta descendance et je la rendrai aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable au bord de la mer. Ta descendance dominera sur ses ennemis.

    Tous les peuples de la terre seront bénis à travers ta descendance parce que tu m'as obéi.» (Genèse 22:16-18)

Il y a peu de chose dans cette confirmation divine qui est nouveau,198 bien qu’il y ait un changement choquant. Auparavant, ces promesses furent faites inconditionnellement (12:1-3 ; 15:13-16, 18-21.) Maintenant les bénédictions sont promises à Abraham car il a obéi Dieu dans ce test (22:16, 18).

Le changement n’est pas aussi dramatique qu’il paraisse, cependant. Dans le chapitre 17, Dieu réaffirme Ses promesses, commencant avec ces mots:

« ---Je suis le Dieu tout-puissant. Conduis ta vie sous mon regard et comporte-toi de manière irréprochable!

   Je conclurai une alliance avec toi... » (verset 1-2)

En outre, Abraham fut instruit de,

« tu observeras les clauses de mon alliance » (17:9,10,11)

Puis au chapitre 18, nous lisons:

« Il deviendra l'ancêtre d'une grande et puissante nation et une source de bénédictions[g] pour tous les peuples de la terre.

   Car je l'ai choisi pour qu'il prescrive à ses descendants et à tous les siens après lui de faire la volonté de l'Eternel, en faisant ce qui est juste et droit; ainsi j'accomplirai les promesses que je lui ai faites. » (18:18-19)

Nous devons réaliser que le choix d’Abraham de Dieu incluait, non seulement la fin que Dieu voulait (bénédictions), mais aussi les moyens (foi et obéissance.) Apres son test ultime sur le Mont Morija, Dieu peut dire que les bénédictions sont le résultat de l’obéissance qui vient de la foi. Cette même succession est évidente dans le Nouveau Testament:

« Car c’est par la ecla que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu;

   ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter.

   Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu; car par notre union avec le Christ, Jésus, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions. » (Ephésiens 2:8-10)

« Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin.

   En effet, ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères.

   Ceux qu’il a ainsi destinés, il les a aussi appelés à lui; ceux qu’il a ainsi appelés, il les a aussi déclarés justes, et ceux qu’il a déclarés justes, il les a aussi conduits à la gloire. » (Romains 8:28-30)

Le travail de Dieu commence avec une promesse qui doit être acceptée par la foi. A la fin, cette foi, si elle est vraie, sera démontrée par des bons actes (Jacques 2.) Les promesses de Dieu sont sûres pour chaque croyant parce que Dieu est souverain à chaque pas – de la foi à l’obéissance à la bénédiction.

Conclusion

Cet incident dans la vie d’Abraham a eu plusieurs résultats pour le patriarche.

(1) Il traita avec un problème qui l’avait harcelé toute sa vie – un attachement malsain à la famille.

C’était ici qu’Abraham a du choisir entre Isaac et Dieu pour sa loyauté. Finalement, son obéissance a mit fin au problème.

(2) Son obéissance à la volonté révélée de Dieu a justifié sa profession de foi:

« Il en est ainsi de la foi: si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte.

   Mais quelqu'un dira:
   ---L'un a la foi, l'autre les actes.
   ---Eh bien! Montre-moi ta foi sans les actes, et je te montrerai ma foi par mes actes.

   Tu crois qu'il y a un seul Dieu? C'est bien. Mais les démons aussi le croient, et ils tremblent.

   Tu ne réfléchis donc pas! Veux-tu avoir la preuve que la foi sans les actes ne sert à rien?

   Abraham, notre ancêtre, n'a-t-il pas été déclaré juste à cause de ses actes, lorsqu'il a offert son fils Isaac sur l'autel?

   Tu le vois, sa foi et ses actes agissaient ensemble et, grâce à ses actes, sa foi a atteint son plein épanouissement.

   Ainsi s'accomplit ce que l'Ecriture déclare à son sujet: Abraham a eu confiance en Dieu, et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l'a déclaré juste, et il l'a appelé son ami. » (Jacques 2:17-23)

Jacques ne diffère pas de Paul ici. Il est d’accord qu’un homme est sauvé par la foi, à part de travaux (Romains 4), mais Jacques insiste qu’une foi qui sauve est une foi qui au travail. Une foi qui est proclamée, mais non pratiquée est une foi morte. Bien qu’Abraham soit justifié devant Dieu, en croyant Sa promesse (Genèse 15:6 ; Romains 4:3), il a été justifié devant les hommes par son obéissance (Genèse 22, Jacques 2.) Dieu pouvait regarder au cœur d’Abraham et IL savait que sa foi était vraie ; Nous devons regarder à son obéissance pour voir que sa proclamation était véritable.

(3) L’obéissance d’Abraham résulta en une croissance spirituelle ainsi qu’un aperçu plus profond de la personne et les promesses de Dieu.

Aucune expérience dans la vie d’Abraham n’a fait la personne et le travail de Christ plus évident. C’est pourquoi notre Seigneur pouvait dire aux Juifs de Son jour:

« Abraham votre père a exulté de joie, rien qu'à la pensée de voir mon jour. Il l'a vu et en a été transporté de joie. » (Jean 8:56)

Les périodes d’épreuves sont aussi des périodes de croissance dans les vies des croyants aujourd’hui.

(4) L’épreuve d’Abraham sur le Mont Morija l’a préparé pour l’avenir.

C’est sans surprise que le chapitre suivant (23) traite avec la mort de Sara. Ce que nous devons imaginer c’est le fait que Dieu ait utilisé l’offrande d’Isaac pour préparer Abraham à la mort de sa femme. Nous savons par les mots d’Abraham (22:5) et par l’interprétation de l’auteur d’Hébreux (11:19) que la foi d’Abraham démontrée sur le Mont Morija était une foi en un Dieu Qui pouvait ressusciter les hommes et les femmes de la mort (Romains 4:19.) Bien qu’il n’ait pas eu à faire face à la mort avant le chapitre 23, il l’a confrontée dans le chapitre 22. Les tests de Dieu sont souvent prépareratoires pour de plus grandes choses à venir (Matthieu 4:1-11.)

A part de s’occuper d’Abraham, Dieu a utilisé cet incident sur le Mont Morija pour instruire la nation Israël, qui a reçu ce Livre et les quatre autres de la Loi de Moïse. Pour ceux qui venaient juste de recevoir la Loi avec son système sacrificiel complexe, cet évènement dans la vie d’Abraham leur a donné une compréhension plus profonde de ce que le sacrifice signifie. Ils devraient percevoir que le sacrifice était pour remplacer. L’animal mourrait à la place de l’homme, juste comme le bélier a été fournit pour prendre la place d’Isaac. Mais ils devraient aussi comprendre qu’ à la fin un Fils, un Fils unique, doit venir pour payer le prix du péché, un prix qu’aucun animal ne peut payer. Contre la toile de fond du sacrifice sur le Mont Morija, le système sacrificiel total de la Loi fut reconnue avoir une signifiance plus profonde et plus complète.

Cet incident dans la vie d’Abraham a été destiné à l’édification et à l’instruction (1 Corinthiens 10:6,11.) Permettez-moi de suggérer plusieurs choses que nous devrions retenir de la vie d’Abraham comme elle est décrite dans Genèse 22.

(1) Cet évènement est un prélude magnifique de la mort de notre Seigneur Jésus Christ.

Abraham représente Dieu, le Père, Qui par amour pour l’humanité a sacrifié Son Fils unique pour les pécheurs (3:16.) Isaac est un genre de Christ, Qui se soumet à la volonté de Son Père. Isaac porta le bois comme notre seigneur porta sa croix (Genèse 22:6 ; Jean 19:17.) Il s’est passé trois jours depuis le temps qu’Abraham quitta sa maison pour sacrifier son fils jusqu'à ce qu’ils retournèrent ensemble. Après trois jours, Abraham reçu son fils (Hébreux 11:19.) Après trois jour notre Seigneur fut ressuscité (Jean 20;1 Corinthiens 15:4.)

Même, en plus de tout ça, Isaac fut sacrifié au même endroit où notre Seigneur perdra Sa vie un siècle plus tard, sur le Mont Morija juste au dehors de Jérusalem. Nous savons par 2 Corinthiens 3:1, que c’était l’endroit où le Seigneur apparut à David, et où Solomon construisit le temple. Alors, ce fut Abraham qui a amené son fils sur le Mont près de Jérusalem pour l’offrir, au même endroit (ou presque) où notre Seigneur allait mourir des années plus tard. Quelle illustration magnifique de la sagesse infinie de Dieu et quelle inspiration des Écritures Saintes de Dieu !

(2) Ce passage nous rappelle aussi de l’importance de l’obéissance pour le chrétien.

C’était parce qu’Abraham a obéi Dieu que les bénédictions promises furent confirmées de nouveau au point culminant de ce passage (versets 15-18.) Pendant que les travaux de l’homme ne le sauveront jamais, la foi qui sauve doit être inévitablement manifestée par de bonnes actions (Ephésiens 2:8-10.) Confiance et obéissance sont les méthodes de vie du Chrétien.

(3) Nous voyons aussi que la vie chrétienne est paradoxale.

Il semblerait que c’est contradictoire. Abraham a gagne son fils en le donnant à Dieu. Nous avançons en nous mettant derrière les autres (Matthieu 23:11 ; Philippiens 2:5.) Nous dirigeons en servant ; nous sauvons nos vies en les perdant (Matthieu 16:25.) Les façons de Dieu ne sont pas les façons de l’homme.

(4) La vie chrétienne n’est pas vécue sans raison ou réalisme.

J’ai très peur que beaucoup de gens peuvent lire ce récit de la vie d’Abraham et conclure que Dieu nous teste en nous disant de faire ce qui n’est pas raisonnable.

Le danger est que nous aurons tendance à assumer que ce qui n’a pas de sens sera la volonté de Dieu. Beaucoup de critiques ont suggéré que les Chrétiens sont ceux qui enlèvent leurs chapeaux et leurs cerveaux à l’entrée de l’église. Ça ne pourrait être plus faux.

D’un autre coté, nous devons reconnaître que ce qu’Abraham avait été ordonné de faire ne semblait pas être raisonnable. Par Isaac, Abraham devait devenir le père de multitudes. Comment cela pourrait être si Isaac mourait ? Tuer son fils a du sembler être totalement contre la nature de Dieu. Dieu, ne demandait-IL pas à Abraham d’agir fidèlement sans raison? Remarquez que l’auteur d’Hébreux dit:

« Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l'a mis à l'épreuve. Oui, il était en train d'offrir son fils unique, lui qui eu la promesse,

    et à qui Dieu avait dit: C'est par Isaac que tu auras une descendance.

    Dieu, estimait-il, est assez puissant pour ressusciter un mort. Et son fils lui a été rendu: c'est une préfiguration.» (Hebreux 11:17-19)

Le mot grecque ici, logizomai, exprime clairement le fait qu’Abraham a agit avec raison.199 Cela n’était pas un « saut de foi » aveugle, comme cela a, quelques fois, semblé. La foi agit toujours basée sur des faits et de la raison.

Mon point est simplement cela. Le monde aime croire qu’ils agissent avec raison, pendant que les Chrétiens agissent sans penser. C’est complètement faux. La vérité est qu’il y a deux sortes de raisonnements : le raisonnement humain et le raisonnement spirituel. Pierre, quand il reprocha à notre Seigneur de parler de Sa mort sacrificielle, pensait humainement :

« Mais Jésus, se retournant, lui dit:
   ---Arrière, « Satan »! Eloigne-toi de moi! Tu es un obstacle à ma mission, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu; ce sont des pensées tout humaines. » (Matthieu 16:23)

Il y a deux états d’esprit : l’esprit humain et l’esprit spirituel.

« En effet, les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l'homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l'Esprit tendent vers ce qui est conforme à l'Esprit.

  Car ce à quoi tend l'homme livré à lui-même mène à la mort, tandis que ce à quoi tend l'Esprit conduit à la vie et à la paix.

 En effet, l'homme livré à lui-même, dans toutes ses tendances, n'est que haine de Dieu: il ne se soumet pas à la Loi de Dieu car il ne le peut même pas.» (Romains 8:5-7)

L’appel de Paul, dans Romains 12, est adressé à la fois à nos émotions et à nos esprits :

« Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel.

   Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

   En vertu de la grâce que Dieu m'a faite, voici ce que je dis à chacun d'entre vous: ne soyez pas prétentieux; n'allez pas au-delà de ce à quoi vous devez prétendre, tendez au contraire à une sage appréciation de vous-mêmes, chacun selon la part que Dieu lui a donnée dans son œuvre régie par la foi.» (Romains 12:1-3)

Le sacrifice que nous sommes appelés à donner à Dieu est celui de nos corps vivants, et c’est notre action de vénération logique et rationnelle. C’est accomplit par le renouvellement de nos esprits (verset 2.) L’état complet de l’homme a été affecté par la chute : émotions, intelligence, et volonté. Toutes celles-ci doivent donc subir une transformation radicale pour que nous ressemblions à notre Seigneur Jésus Christ. Dans Romains 12:2, on nous dit de penser, penser, penser. C’est l’usage de notre esprit nouveau. Le Christianisme est rationnel, mais d’une sorte très différente de celui du monde.

Le raisonnement chrétien est basé sur la croyance présupposée qu’il y a un Dieu, Qui est à la fois, notre créateur et rédempteur (Hébreux 11:1.) Le raisonnement chrétien est basé sur la croyance que la Parole de Dieu est absolument vraie et fiable. Dieu a promis un fils, par Sara, par qui les bénédictions allaient être données. Abraham croyait Dieu pour cela (Genèse 15:6.) Dieu a aussi commandé à Abraham de sacrifier son fils. Abraham a cru Dieu et Lui a obéi bien que le raisonnement humain questionnait Sa sagesse.

Le raisonnement d’Abraham était aussi basé sur son expérience avec Dieu au cours des années. Dieu a continuellement prouvé qu’IL était son fournisseur et protecteur. La souveraineté du pouvoir de Dieu avait été démontrée plusieurs fois, même parmi les païens tel que Pharaon et Abimélek. Bien qu’Abraham et Sara étaient « aussi bons que morts » en ce qui concerne avoir des enfants, Dieu leurs a donné l’enfant promis (Romains 4:19-21.)

Abraham n’a pas compris pourquoi il devait sacrifier son fils, ni comment Dieu accomplirait Ses promesses s’il obéissait, mais il savait Qui lui avait ordonné ça. Il savait que Dieu était sacré, juste et pur. Il savait que Dieu était capable de ressusciter les morts. Sur la base de ces certitudes, Abraham a obéi Dieu, contrairement à la sagesse humaine, mais uniquement basé sur une raison pieuse. Une raison pieuse a sagesse. Il se peut que nous ne sachions ni comment, ni pourquoi, mais nous savons Qui et quoi. Et c’est assez !

(5) Il y a un principe merveilleux enseigné dans notre texte : « … Sur la montagne du Seigneur, il sera pourvu. » (Verset 14)

Dans le verset 8, Abraham rassure son fils que Dieu fournira un agneau, et IL l’a fait (verset 13). Le principe n’est pas que Dieu fournira à certains endroits, mais sous une certaine condition. Au point de foi et d’obeissance, au point d’impuissance et de dépendance, Dieu fournira ce dont on a besoin. Souvent, je crois, nous ne voyons pas la provision de Dieu car nous ne sommes pas au point de désespoir.

Je me souviens de l’histoire de deux marins qui seuls ont survécu un naufrage. Ils étaient à la dérive sur un radeau improvisé. Après que tout espoir de secours fut perdu, un demanda à l’autre s’ils ne devraient pas prier. Ils furent d’accord, et un venait juste de commencer à supplier Dieu de les aider, quand l’autre l’interrompit, « arrête, ne te commets pas, je crois que je vois une voile. »

Quelquefois, Dieu doit nous amener au point où nous trouvons Abraham sur le Mont Morija – totalement dépendant sur Dieu pour nous secourir. C’est là que nous devons reconnaître que Dieu a pourvu. C’est à ce point que les hommes et les femmes doivent arriver pour être sauvés. Ils doivent se voir, eux/elles-mêmes, comme pécheurs égarés, méritant la furie éternelle de Dieu. Ils doivent renoncer à toute foi en eux-mêmes et aux travaux qu’ils devraient faire pour gagner la grâce de Dieu. Ils ne doivent compter que sur Dieu pour fournir le pardon des péchés et la vertu requise pour le salût. La provision de Dieu a été faite par la mort de Son Fils innocent, Jésus Christ, au Calvaire il y a 2000 ans. Mettez tous vos espoirs en le Jésus Christ du Calvaire, et vous trouverez sûrement le salût.

(6) Finalement, ce passage a été utilisé pour un mal tragique, le sacrifice de nos fils et filles sous prétexte d’obéir à un ordre divin.

Dieu n’a jamais ordonné Ses saints de sacrifier leurs familles pour n’importe quels ministères ou appels. Nous devons mettre Dieu en tête, à la première place, c’est vrai (Matthieu 10:37), mais l’obéissance à Dieu nécessite une provision et une instruction de nos familles (1 Timothée 5:8 ; Ephésiens 6:4 ; 1 Timothée 3:4-5,12).

Beaucoup de parents, comme Abraham, voient leur avenir absorbé dans leurs enfants. Ils espèrent manipuler la vie des enfants pour qu’ils (les parents) puissent vivre leurs espoirs et rêves, à travers celle de leurs enfants. Nous devons donner nos enfants au Seigneur et les soumettre, comme nous-mêmes, à Sa garde et Ses soins. Alors seulement trouverons-nous, et eux, les bénédictions de Dieu.

Je dois tristement admettre que le problème d’Abraham est certainement étranger à notre monde aujourd’hui. Nous nous inquiétons si peu à propos d’attachement excessif à nos enfants, quand l’avortement est si dominant, et mères et pères abandonnent leurs familles pour un mode de vie plus frivole. En cela, nous voyons la prophétie des conditions pour la fin des temps étant réalisées maintenant :

« Sache bien que dans la période finale de l'histoire, les temps seront difficiles.

   Les hommes seront égoïstes, avides d'argent, vantards et prétentieux. Ils parleront de Dieu d'une manière injurieuse et n'auront pas d'égards pour leurs parents. Ils seront ingrats, dépourvus de respect pour ce qui est sacré,

   sans cœur , sans pitié, calomniateurs, incapables de se maîtriser, cruels, ennemis du bien;

   emportés par leurs passions et enflés d'orgueil, ils seront prêts à toutes les trahisons. Ils aimeront le plaisir plutôt que Dieu.

   Certes, ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force. Détourne-toi de ces gens-là! » (2 Timothee 3:1-5)

Dans le verset 3, les premiers mots « sans cœur », veulent littéralement dire « sans amour de la famille. » Ceux-ci sont les jours quand l’affection paternelle naturelle devient rare. Sûrement, le retour du Seigneur est proche. Que Dieu nous permette d’aimer nos enfants autant que nous les commettons à la volonté de Dieu pour leurs vies !


197 In this chapter James is not debating Paul’s theology but is stressing a complementary truth: While works cannot save, only a faith that works does save. The justification of which James speaks in chapter 2 is not before God but before men. The faith a man has in his heart justifies him before God, but the faith a man demonstrates by his life justifies his claim to be saved before men.

198 Stigers’ remarks, however, are worthy of repetition: “The phrase ‘gates of their enemies’ (v. 17) is of far-reaching significance as to the future of God’s redemptive program. The other elements of the oath-promise, the innumerable descendants and the blessing to come upon the nations, are the same as those found in 12:1-3; however, the phrase ‘a land I will shew/give thee’ is now replaced by ‘possess the gate of their enemies.’ This enlarges the meaning of the promise of the land: that of assuming the place and power of the previous peoples. But the promise is not localized in any way; any enemy of any time is designated, unless Israel shall deny her God (cf. Ps. 89:30-33.) The phrase connotes the ultimate victory of holiness over all things, shared in by God’s people.” Harold Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), pp. 190-191.

199 “Hence, logizomai means: (a) reckon, credit, rank with, calculate; (b) consider, deliberate, grasp, draw a logical conclusion, decide.” J. Eichler, “Logizomai,” The New International Dictionary of New Testament Theology (Grand Rapids: Zondervan, 1978), III, pp. 822-823.