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Le Point Important de la Foi d’Abram (Genèse 15:1-21)

Introduction

Dans le chapitre 15 de Genèse, nous arrivons à un des points importants de la révélation du Vieux testament, résumé pour nous dans le verset 6:

« Abram fit confiance à l'Eternel et, à cause de cela, l'Eternel le déclara juste »

Jusqu’à ce point, la foi d’Abram était plus générale dans sa nature. Elle se reposait principalement sur l’appel de Dieu comme c’est enregistré dans le chapitre 12:

« L'Eternel dit à Abram:
---Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t'indiquerai.

Je ferai de toi l'ancêtre d'une grande nation; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d'autres.

Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t'outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. » (Genèse 12:1-3)3

Toutefois Dieu permet rarement que notre foi reste générale, et donc nous devons faire face à des situations qui amènent notre foi de l’abstrait au concret, et du général au spécifique. Tel est le cas avec Abram dans ce chapitre.

L’Espoir d’Abram Pour un Héritier (15:1-6)

Les paroles de Dieu à Abram155 sont loin de ce qu’on aurait attendu dans de telles circonstances :

« Après ces événements, l'Eternel s'adressa à Abram dans une vision:
---Ne crains rien, Abram, lui dit l'Eternel, je suis ton protecteur, ta récompense sera très grande. » (Genèse 15:1)

Pourquoi Abram aurait-il peur ? Il venait juste de gagner une grande victoire sur Kedorlaomer et les trois autres rois de l’Est (Genèse 14:14-15). A cause de cela, il avait reçu, sans aucuns doutes, une reconnaissance considérable, même du roi païen de Sodome (14:17,21-24). Quelle peur pouvait bien hanter la foi d’Abram dans un tel temps de victoire ?

Il est possible qu’Abram redoutait des représailles militaires futures de Kedorlaomer et de ses alliés. Il avait peut-être gagné la bataille, mais avait-il gagné la guerre ? La parole de Dieu à Abram, « Je suis un bouclier pour toi » pouvait très bien être destinée à diminuer cette peur des futurs conflits militaires.

Ça ne peut pas être le souci le plus grand d’Abram, spécialement en voyant le reste des versets. La victoire d’Abram n’était pas aussi douce qu’on puisse penser, quand on réfléchit à la question qui semble tout ombrager, « A quoi bon est le succès, sans un héritier ? »

La réponse d’Abram à Dieu confirme ça :

« Abram répondit:
---Eternel Dieu, que me donnerais-tu? Je n'ai pas d'enfant, et c'est Eliézer de Damas qui héritera tous mes biens.

Tu ne m'as pas donné de descendance, poursuivit-il, et c'est un serviteur attaché à mon service qui sera mon héritier. » (Genèse 15:2-3)

Dans l’ancien Proche-Orient, il y avait une pratique bien documentée pour assurer un héritier, même si aucun fils n’était né de l’homme.156 Le couple sans enfant adopterait un de leurs servants né dans la maison. Ce « fils » prendrait soin d’eux quand ils seraient vieux et hériterait leurs possessions et propriété à leur mort. A ce point de la vie d’Abram, c’était le mieux qu’il pouvait espérer. Il pensait.

Dieu avait promit à Abram bien plus qu’Abram ne pouvait se fournir lui-même. Eliézer n’était pas l’héritier que Dieu avait promit. Les descendants d’Abram devaient venir de son propre corps. Il aurait un fils venant de lui.

« Alors l'Eternel lui parla en ces termes:
---Non, cet homme-là ne sera pas ton héritier: c'est celui qui naîtra de toi qui héritera de toi. » (Genèse 15:4)

Pour rassurer Abram, Dieu l’emmena dehors et dirigea son attention vers les étoiles dans les cieux. « …Tes descendants seront aussi nombreux qu'elles » (verset 5).

Le verset 6 décrit la réponse d’Abram à la révélation divine :

« Abram fit confiance à l'Eternel et, à cause de cela, l'Eternel le déclara juste. » (Genèse 15:6)

La traduction de la NSAV*** est un peu inadéquate. Le premier mot « then » [alors] essaye de transmettre l’idée qu’Abram a répondu à la promesse d’un fils de Dieu avec la croyance. Dans un sens, c’est une bonne traduction. La difficulté qui apparaît, est ce que « then » [alors] puisse transmettre plus qu’il devrait. Le verset 6 est la première fois que le mot « believe » [croire] est utilisé. C’est aussi la première fois qu’Abram est dit avoir été reconnu comme justifié. Il serait facile de conclure que Moïse aurait voulu dire que c’est la première fois qu’Abram avait foi en Dieu, et qu’il est ici « saved » [sauvé] (pour utiliser le mot du Nouveau Testament).

Dans le Livre d’Hébreux nous lisons:

« Par la foi, Abraham a obéi à l'appel de Dieu qui lui ordonnait de partir pour un pays qu'il devait recevoir plus tard en héritage. Il est parti sans savoir où il allait. » (Hébreux 11:8)

Ici l’auteur d’Hébreux a l’intention de nous faire comprendre qu’Abram « croyait » en Dieu avant le chapitre 15, même quand il quitta Our pour entrer dans le pays de Canaan.

La solution n’est pas aussi difficile qu’il semble. La grammaire du verset 6 indique que la foi d’Abram n’a pas commencé ici.157 Non seulement croyait-il auparavant, mais il continuait à croire. Le « then » [alors] de notre traduction est peut-être donc un peu trop fort.

Mais pourquoi Moïse a-t-il attendu jusqu'à ce moment là pour nous dire qu’Abram croyait, et qu’il était justifié par la foi ? La réponse de Luther, je crois, est la plus satisfaisante. La foi d’Abram n’est pas mentionnée jusqu'à présent pour accentuer le fait qu’une foi justifiante est une foi qui est concentrée sur la personne et le travail de Jésus Christ.158 Ici, la foi d’Abram est concentrée sur la promesse d’un fils, par qui la bénédiction viendra pour le monde entier. Bien que nous ne puissions pas déterminer si Abram comprenait complètement tout ce qui allait se passer, nous ne devons pas négliger les paroles de notre Sauveur :

« Abraham votre père a exulté de joie, rien qu'à la pensée de voir mon jour. Il l'a vu et en a été transporté de joie. » (Jean 8:56)

Pendant qu’Abram croyait en Dieu, ici sa foi est plus clairement définie et concentrée. Sa foi est dans la promesse de Dieu de lui donner un fils, et des bénédictions par lui. C’est à ce moment que Dieu a choisi d’annoncer que la foi d’Abram était une foi justifiée.

Remarquez trois choses à propos de la foi d’Abram :

(1) Premièrement, c’était une foi personnelle. Par cela je veux dire qu’Abram croyait en le Seigneur. Il ne croyait pas simplement en un dieu, mais en Dieu. Il y a ici une distinction entre beaucoup de gens professant être Chrétiens et ceux qui sont vraiment renaîts par la foi en la personne du Christ.

(2) Deuxièmement, la foi d’Abram était une foi de propositions. Bien qu’Abram croyait en la personne de Dieu, sa foi était basée sur les promesses de Dieu. Beaucoup croient en un Dieu, d’après leur définition. Abram croyait en le Dieu de révélations. L’alliance que Dieu avait fait ici avec Abram (verset 12) a donné à Abram des propositions spécifiques sur lesquelles il pouvait baser sa foi et la pratiquer.

(3) La foi d’Abram est aussi une foi pratique. Par cela je veux dire que la foi d’Abram était une qui nécessitait des actions. Clairement, les travaux d’Abram n’ont pas initié son salût, mais ils l’ont démontré (Jacques 2:14). Et aussi, la foi d’Abram était du à un besoin très nécessiteux et pratique, le besoin d’un fils. Dieu ne nous demande pas de croire en de l’abstrait, mais en toutes les questions quotidiennes de la vie.

Quand Moïse dit que la foi d’Abram a été reconnue vertueuse, cela ne veut pas dire que la foi d’Abram était, en quelque sorte, échangée pour la vertu. La foi d’Abram, comme la nôtre aujourd’hui, n’était pas quelque chose qu’il évoquait par un effort mental ou spirituel. La foi elle-même est un cadeau (Ephésiens 2:8-9). Sa foi était dans la venue de l’enfant et dans ses descendants, un de qui serait le Messie. C’est parce qu’il comptait sur Dieu pour lui fournir la vertu, que Dieu l’a déclaré être vertueux. Techniquement parlant, le salût (et la foi) sont des cadeaux, mais la vertu vient par le processus légal d’attribution. Abram a été déclaré légalement vertueux par Dieu car il croyait en Celui Qui est vertueux. La vertu de Christ, attribuée à Abram à cause de sa foi, donnée par Dieu, l’a sauvé.

La façon dont Dieu sauve les hommes n’est pas nouvelle. Elle n’a pas changé du Vieux Testament au Nouveau. Dieu a toujours sauvé les hommes par la grâce. Il n’y a pas d’autre façon. Pendant qu’Abram a été sauvé par sa foi en Celui Qui viendrait, nous sommes sauvés par la foi en Celui Qui est venu. C’est la seule différence.

L’Assurance Concernant le Pays qu’Abram Possèderait (15:7-21)

Ayant traité le plus grand besoin d’Abram pour assurance – à savoir celui d’un héritier, Dieu continua à amplifier la foi d’Abram concernant le pays qu’il possèderait :

« Il lui dit:
---Je suis l'Eternel qui t'ai fait sortir d'Our en Chaldée pour te donner ce pays en possession. » (Genèse 15:7)

La question d’Abram ne semble pas refléter l’incrédulité, mais l’étonnement à comment cela allait être accomplit :

« ---Seigneur Dieu, répondit Abram, comment aurai-je la certitude que je le posséderai? » (Genèse 15:8)

Le ton semble similaire à celui de Marie quand elle a été dit qu’elle serait la mère du Messie :

« Marie dit à l'ange:
---Comment cela se fera-t-il, puisque je suis vierge? » (Luc 1:34)

Dieu n’a pas corrigé Abram pour sa question, mais a confirmé Sa promesse par une alliance.

« Dieu lui dit:
---Va chercher une génisse, une chèvre et un bélier ayant chacun trois ans, une tourterelle et un jeune pigeon.

Abram alla prendre ces animaux, les coupa tous en deux par le milieu, excepté les oiseaux, et pour chacun d'eux disposa les deux moitiés face à face.

Des oiseaux de proie fondirent sur les bêtes mortes, mais Abram les chassa. » (Genèse 15:9-11)

Dans le monde ancien d’Abram, les contrats légaux n’étaient pas mis sur du papier, écrits par les avocats et signés par les parties impliquées. Plutôt, les deux parties arrivaient à un agrément mutuellement acceptable, et ils le formalisaient sous la forme d’une alliance.

L’alliance était scellée par la coupure en deux d’un animal (ou animaux). En fait, l’expression technique est « aller couper une alliance ». L’animal (animaux) était coupé en deux et les deux parties passaient entre les moitiés. Il semble que dans ce serment, les hommes reconnaissaient que le destin de l’animal serait le leur s’ils se parjuraient.

Donc, nous voyons que ces versets ne décrivent pas le processus du sacrifice des animaux, mais l’acte légal de faire des contrats. Les versets 9-11 préparent le terrain pour la ratification de cette alliance.

Quelque temps semble avoir passer entre la préparation des animaux et la ratification finale (verset 11). Vers la fin de cette attente, Abram s’est endormi très profondément, dans un état semblable à une transe :

« Au moment où le soleil se couchait, une grande torpeur s'empara d'Abram et, en même temps, l'angoisse le saisit dans une profonde obscurité. » (Genèse 15:12)

L’ « angoisse et l’obscurité », à mon avis, étaient plus que celles occasionnées par l’expérience de la présence de Dieu. Je crois que c’était la réponse normale aux horreurs de la révélation du traitement des enfants d’Abram pendant les 400 prochaines années. Les descendants d’Abram possèderaient le pays de Canaan, mais pas avant une longue période et beaucoup de difficultés :

« Le Seigneur lui dit:
---Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.

Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses. » (Genèse 15:13-14)

Très soigneusement, l’Egypte reste anonyme, comme le pays où cet esclavage aurait lieu. Non seulement, Abram n’avait pas besoin de savoir ça, mais une telle connaissance aurait été préjudiciable avant qu’il arrive. Ce n’était pas un problème pour ceux qui lisaient les mots de Moïse de savoir le nom du pays duquel il parlait. En fait, ils venaient juste de sortir d’Egypte. Ça a du être une chose étrange pour ces Israélites qui venaient juste de sortir d’Egypte de lire cette prophétie qui décrivait si précisément leur expérience.

Il semble y avoir deux raisons pour l’attente des 400 ans avant que le pays de Canaan ne soit possédé. Premièrement, les enfants d’Abraham n’auraient pas encore été capable (ou assez nombreux) de posséder le pays avant ce moment là. Et aussi, le peuple du pays n’était pas encore assez pervers pour en être chassé :

« C'est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu'à présent, les Amoréens n'ont pas encore mis le comble à leurs crimes. » (Genèse 15:16)

Voilà un principe important, et un qui gouverne la possession du pays de Canaan. Le pays de Canaan appartient à Dieu (Lévitique 25:23), et IL le laisse à ceux qui vivront selon la vertu. Quand Israël a oublié leur Dieu et a pratiqué les abominations des Cananéens (2 Chroniques 28:3, 33:2), Dieu les a aussi chassé.

Vu le débat d’aujourd’hui, qui a le droit légitime au pays d’Israël, rappelons-nous ce principe. C’est Dieu qui est le propriétaire du pays, pas les Juifs, pas les Arabes. Dieu ne permettra pas autant aux Juifs de posséder le pays et de vivre scandaleusement qu’IL ne le permettrait aux païens.

Pendant les prochaines 400 ans, plus ou moins, du temps où il a eu cette révélation, deux programmes sont en train de marcher simultanément. Les Cananéens devenaient de plus en plus pervers, et leur jour de compte approchait sûrement. Et au même moment, la nation d’Israël allait naître, grandir rapidement en nombre, et en maturité spirituelle, se préparant pour le jour de possession.

N’est ce pas là une photo parfaite de nos jours ? Dieu n’a-t-il pas dit que dans les derniers jours la perversité s’intensifiera (2 Thessaloniciens 2:1-12 ; 2 Timothée 3:1-9 ; 2 Pierre 3:3) ? A ce moment là, Dieu nous purifiera et nous préparera pour Son retour (Ephésiens 5:26-27 ; Colossiens 1:21-23’ 1 Pierre 1:6-7). Les pervers recevront la récompense pour leur péché, et les saints seront récompensés pour leur vertu.

Quand Dieu a parlé de la mort paisible d’Abram à un age avancé et du destin de ses enfants, IL a ratifié l’alliance concernant le pays qui appartiendrait à Israel:

« Lorsque le soleil fut couché et que l'obscurité fut totale, un tourbillon de fumée et une torche de feu passèrent soudain entre les animaux partagés.

Ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram et lui dit:
---Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d'Egypte[e] jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate,

le pays des Qéniens, des Qeniziens, des Qadmonéens,

des Hittites, des Phéréziens, des Rephaïm,

des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Yebousiens. » (Genèse 15:17-21)

Cette alliance est distinctive car Dieu seul, prenant l’apparence d’un four fumant et d’une torche enflammée, passe entre les carcasses divisées des animaux. Cela a été fait pour signifier que l’alliance était unilatérale et inconditionnelle. Aucunes conditions n’avaient été placées sur Abram pour son accomplissement.

Les frontières géographiques avaient été clairement définies, et même les peuples qui ont été dépossèdés étaient nommés. Dieu s’est commis à un plan d’action bien précis. De quelle autre assurance avons-nous besoin?

Conclusion

Le résultat net pour Abram était que la promesse de Dieu était maintenant bien plus précise. Abram aurait un fils, de sa chair, par lequel des bénédictions abonderaient. Les enfants d’Abram seraient très nombreux et, en leur temps, possèderaient le pays. Mais avant cela, ils passeraient par un temps d’attente et de grande difficulté.

L’essence de la foi d’Abram était que pendant qu’il attendait que la promesse de futures bénédictions, il était satisfait avec la présence de Dieu. Abram n’a pas été roulé. L’immense récompense d’Abram était Dieu lui-même :

« ---Ne crains rien, Abram, lui dit l'Eternel, je suis ton protecteur, ta récompense sera très grande. » (Genèse 15:1)

Notre théologie a été immensément manipulée dernièrement. Nous sommes invités à venir au Christ, comme notre Sauveur à cause de tout ce qu’IL peut faire et fera pour nous. Nous sommes peut-être venus à LUI pour Ses présents, plutôt que Sa présence.

Abram n’a pas été triché ni abusé par l’attente de Dieu et par les difficultes que lui et ses enfants ont encontré. Abram a été bénit, car si Dieu est notre bien, c’est suffisant.

Le jour avant d’avoir livré ce message, j’ai fait les funérailles d’une des jeunes filles de notre église. Elle était une charmante jeune femme, une épouse modèle et mère. Elle avait vingt-huit ans quand elle mourut dans son sommeil. Nous ne connaissons toujours pas la raison médicale de sa mort.

Pour le message du service, j’ai choisi Psaume 73. Dans ce passage, l’auteur des Psaumes confesse sa perplexité au fait que si souvent les vertueux semblent souffrir (verset 14) pendant que les pervers prospèrent (versets 3-12). Quand l’auteur regarde à la destinée éternelle de l’homme, il réalise que Dieu, à la fin, rétablit tout correctement. Souvent les exigences de justice ne sont pas complètes avant que l’éternité ne soit entrée. Le paradis et l’enfer sont donc exigés par la vertu. Sans eux, la justice n’est pas satisfaite.

Cela amène l’auteur des Psaumes à la conclusion que le bien ultime dans la vie n’est pas de ne pas être affligé de la souffrance ou de la pauvreté, mais connaître Dieu :

« Mais je suis toujours avec toi,
et tu m'as saisi la main droite,

selon ton plan, tu me conduis,
puis tu me prendras dans la gloire.

Qui ai-je au ciel, si ce n'est toi?
Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi?

Mon corps peut s'épuiser et mon cœur défaillir,
Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours…

Tandis que mon bonheur à moi, c'est d'être toujours près de Dieu.
Oui, j'ai placé dans le Seigneur, dans l'Eternel, mon sûr refuge,
et je raconterai ses œuvres. » (Psaume 73:23-26, 28)

Ici, alors, est la clef de comprendre que la bénédiction doit être trouvé dans l’attente et la difficulté : Pendant que la prospérité souvent nous éloigne de Dieu (Psaume 73:7-12), la souffrance nous rapproche de LUI (Psaume 73:25-26).

Si être près de Dieu est le bien ultime, alors la souffrance est bonne aussi, si elle rend notre intimité avec LUI plus profonde. Et la prospérité est mauvaise si elle nous incite à nous éloigner du bien de connaître Dieu.

Ça, je crois, est la clef du chapitre 15 de Genèse. La foi d’Abram est renforcée par la révélation précise concernant son fils et la terre que ses enfants hériteront. Mais même au-delà de ça, il est amené à réaliser que la foi ne peut être séparée de la souffrance, car Dieu utilise ça pour amener les hommes à une relation intime avec LUI.

La foi est rarement renforcée par le succès (verset 1), mais par croire que Dieu est là, au milieu de l’attente et des difficultés.

« Que dire de plus? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous?

Lui qui n'a même pas épargné son propre Fils, mais l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui?

Qui accusera encore les élus de Dieu? Dieu lui-même les déclare justes.

Qui les condamnera? Le Christ est mort, bien plus: il est ressuscité! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous.

Qu'est-ce qui pourra nous arracher à l'amour du Christ? La détresse ou l'angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l'épée?

Car il nous arrive ce que dit l'Ecriture:
A cause de toi, Seigneur,nous sommes exposés à la mortà longueur de jour.
On nous considèrecomme des moutonsdestinés à l'abattoir.

Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.

Oui, j'en ai l'absolue certitude: ni la mort ni la vie, ni les *anges ni les dominations, ni le présent ni l'avenir, ni les puissances,

ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l'amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 8:31-39)

« C'est pourquoi, nous aussi qui sommes entourés d'une telle foule de témoins, débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l'épreuve qui nous est proposée.

Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu.

Pensez à celui qui a enduré de la part des hommes pécheurs une telle opposition contre lui, pour que vous ne vous laissiez pas abattre par le découragement.

Vous n'avez pas encore résisté jusqu'à la mort dans votre lutte contre le péché,

et vous avez oublié cette parole d'encouragement que Dieu vous adresse comme à des fils:
Mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur
et ne te décourage pas lorsqu'il te reprend.

Car le Seigneur corrige celui qu'il aime:
il châtie tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils.

Supportez vos souffrances: elles servent à vous corriger. C'est en fils que Dieu vous traite. Quel est le fils que son père ne corrige pas?

Si vous êtes dispensés de la correction qui est le lot de tous les fils, alors vous êtes des enfants illégitimes, et non des fils.

D'ailleurs, nous avions nos parents terrestres pour nous corriger, et nous les respections. N'allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre à notre Père céleste pour avoir la vie?

Nos parents nous corrigeaient pour un temps limité, selon leurs idées, mais Dieu, c'est pour notre bien qu'il nous corrige, afin de nous faire participer à sa sainteté.


Certes, sur le moment, une correction ne semble pas être un sujet de joie mais plutôt une cause de tristesse. Mais par la suite, elle a pour fruit, chez ceux qui ont ainsi été formés, une vie juste, vécue dans la paix.


C'est pourquoi: Relevez vos mains qui faiblissent et raffermissez vos genoux qui fléchissent. » (Hebreux 12:1-12)


155 The expression found in verse 1, “the word of the Lord came to . . . ” is first employed here in the Old Testament. It is commonly used to introduce a divine revelation given to one of God’s prophets (e.g., I Samuel 15:10). We should remember that Abram is later called a prophet (Genesis 20:7). This would seem to indicate that Moses understood this revelation to have come to Abram for his benefit and ours.

156 The discovery of a number of adoption tablets at Nuzi, has greatly aided our understanding of Abram’s words: “One ‘adoption tablet’ reads: ‘The tablet of adoption belonging to {Zike}, the son of Akkuya: he gave his son Shennima in adoption to Shuriha-ilu, and Shuriha-ilu, with reference to Shennima, (from) all the lands . . . (and) his earnings of every sort gave to Shennima one (portion) of his property. If Shuriha-ilu should have a son of his own, as the principal (son) he shall take a double share; Shennima shall then be next in order (and) take his proper share. As long as Shuriha-ilu is alive, Shannima shall revere him. When Shuriha-ilu {dies}, Shennima shall become the heir.’” Mesopotamian Legal Documents, translated by Theophile J. Meek, in Pritchard, ANET, p. 220., as quoted by John J. Davis, Paradise to Prison: Studies in Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1975), p. 185

*** NASV: New American Standard Version, une des versions américaines de la Bible

157 “The form is unusual, perfect with waw, not as one would expect, imperfect with waw conversive. Apparently, by this devise the author would indicate that the permanence of this attitude is to be stressed: not only: Abram believed just this once, but: Abram proved constant in his faith . . . ” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids Baker Book House, 1942), I, p. 477.

158 “We feel our answer must take the same form as Luther’s, who points out that justification by faith is first indicated in the Scriptures in a connection where the Savior is definitely involved, in order that none might venture to dissociate justification from Him.” Leupold, Genesis, I, p. 479.


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