Where the world comes to study the Bible

Le Chercheur Est Cherché (Genèse 28:1–22)

Introduction

Dieu a une façon de former les vies de Ses enfants, même avant qu’ils entrent en relation avec LUI. Une de mes professeurs, que j’admire énormément, au séminaire, sert à illustrer cela parfaitement. Pendant qu’il était encore un non-croyant, il allait à l’université et devait prendre une décision à propos de quelle matière principale il voulait choisir. Il était (et est toujours) un golfeur exceptionnel et décida de choisir une matière dans n’importe quel sujet qui lui laisserait les après-midi libres pour aller jouer au golf. Ce sujet fut le Grecque. Après sa conversion, il continua vers le séminaire théologique et éventuellement devint le Directeur du Département « Grecque » pour bien des années.

Je suis incliné à regarder à la vie de Jacob dans un sens similaire. Je ne vois aucune évidence de sa conversion avant Genèse 28. Dans Genèse 27:20, Jacob réfère au Dieu d’Abraham et d’Isaac comme « ton Dieu. » C’est ici dans le chapitre 28 que Jacob a affirmé, « l'Eternel sera mon Dieu » (Genèse 28:21.) Jacob semble être sur la route d’Harân comme Saül était sur la route de Damas (Actes 9:3), religieux mais pas prêt de Dieu par une foi et un engagement personnel. Tous les deux, Saül et Jacob furent arrêtés par une vision qui allait changer la direction de leurs vies.

L’Adieu de Jacob et la Frustration d’Esaü

Bien que les conséquences de l’échec de tromper Isaac aient été soigneusement considérées, ni Rébecca, ni Jacob n’avaient calculé le coût du succès. Isaac avait été trompé et moqué (27:12) à cause de son grand âge. Esaü était très irrité, attendant avec impatience le jour où il pourrait tuer son frère (27:41.) Rébecca a du trouver le fossé entre elle et son mari (sans mentionné Esaü) élargit par sa déception. Plus que ça, Rébecca réalisa maintenant que Jacob devra partir jusqu’à ce que les émotions se refroidissent, et elle ne savait pas combien de temps cela prendrait.

Dans Genèse 27:42-45 Rébecca commença à expédier le plan qu’elle avait déjà formé dans sa tête. Elle devrait être sûre que Jacob échapperait à la fureur d’Esaü. Elle s’arrangerait pour qu’il aille passer quelque temps avec son frère, Laban, loin d’Esaü, et elle commença à paver le chemin d’évasion de Jacob. Premièrement, elle le prépara pour son départ en lui expliquant le besoin (versets 42-45.) Quelques jours seront suffisant, elle raisonna,232 pour que les choses se calment (verset 44.) Au lieu de quelques jours, il s’est passé vingt ans avant que Jacob ne revienne (31:38), et cela, il semblerait, fut après qu’elle mourut.

Le verset final du chapitre 27 décrit la manipulation habile d’Isaac par Rébecca, le guidant vers l’inévitable conclusion que Jacob devrait être envoyé à Harân, la ville de son frère Laban :

« Rébecca alla dire à Isaac:
   ---Je suis dégoûtée de la vie à cause de ces femmes hittites. Si Jacob épouse aussi une des filles de ce pays, cela ne vaut plus la peine que je vive. » (Genèse 27:46)

Combien est différente l’approche de Rébecca de ce que Sara aurait put prédire qu’elle ferait ! Je pense que Sara aurait donné un ultimatum à Abraham : « Envoies mon fils chez mon frère, Laban, à Harân ou alors… » Elle aurait ordonné cela, étant nez à nez avec d’Abraham pendant tout le temps de sa tirade (16:5 ; 21:10.) Rébecca avait plus confiance en une approche plus subtile et sûre. Elle ne disait jamais à Isaac ce qu’il devait faire ; Elle l’étalait devant lui d’une telle façon, qu’il ne pouvait raisonnablement pas faire autrement. Elle fit bien comprendre combien elle était angoissée par les femmes cananéennes qu’Esaü avait épousées (26:34-35.) Puis elle insinua que si Jacob allait faire la même chose, ce ne vaudrait plus avec elle la peine de vivre. Alors pas étonnant qu’Isaac fit ce qui est enregistré dans les deux premiers versets du chapitre 28 :

« Alors Isaac appela Jacob, il le bénit et lui donna cet ordre:
   ---Tu n'épouseras pas une Cananéenne.

   Mets-toi en route, va à Paddân-Aram chez Betouel, ton grand-père maternel, et prends une femme de là-bas parmi les filles de ton oncle Laban. » (Genèse 28:1-2)

Deux choses sont frappantes à propos de ces mots d’instruction des lèvres d’Isaac. Premièrement, c’était sans précédent. Nulle part auparavant, ces instructions n’avaient été données. Nous voyons cela de la réponse d’Esaü parlant des évènements des versets préalables du chapitre 28 :

« Esaü vit qu'Isaac avait béni Jacob et qu'il l'avait envoyé à Paddân-Aram pour y trouver une épouse, et qu'en le bénissant il lui avait ordonné de ne pas épouser une fille du pays de Canaan,

   que Jacob avait obéi à son père et à sa mère et qu'il était parti pour Paddân-Aram.

   Il comprit alors que les filles de Canaan étaient mal vues de son père,

   Esaü se rendit chez Ismaël, fils d'Abraham, et épousa, en plus de ses autres femmes, sa fille Mahalath, la soeur de Nebayoth. » (Genèse 28:6-9)

Nous devons donc conclure que ni Jacob ni Esaü n’avaient jamais été instruits que le mariage avec une femme cananéenne était incompatible avec la volonté de Dieu et pas satisfaisant pour leurs parents.

Deuxièmement, ce changement de Jacob était prématuré. Nous devons admettre que le départ de Jacob pour Paddân-Aram pour chercher une épouse était une bonne occasion pour cette instruction, mais nous ne devons pas oublier qu’il était déjà très tard dans la vie de ces deux fils. Nous avons dit préalablement que Jacob avait 77 ans quand il alla à Harân.233 Cela voudrait dire que Jacob ne s’est pas marié avant d’avoir 84 ans, puisqu’il a du travailler sept ans pour sa femme (29:18,20.)

Nous devons nous rappeler qu’Isaac avait 40 ans quand il épousa Rébecca (25:20), tout comme avait Esaü quand il prit ses deux épouses hittites (26:34.) Pour Esaü, cette instruction est venue 37 ans trop tard. Imaginez sa frustration de finalement apprendre la raison de la douleur de ses parents à propos de son mariage. Sûrement, les mots d’Isaac dans les versets 1 et 2 sont trop peu et trop tard pour lui, et pas trop tôt pour Jacob.

Couplée avec le fait que le mariage était une raison secondaire pour le départ de Jacob pour Harân, pendant que la survie était la première, nous commençons à comprendre l’attitude désinvolte d’Isaac envers la formation spirituelle de ses fils. Pour lui, ces questions ne devaient avoir qu’une importance minimum pour n’avoir été abordées que si tard dans leurs vies.

La bénédiction de Jacob est un peu plus positive. Bien qu’Isaac ait bénit Jacob dans le chapitre précédent, il l’avait fait pensant qu’il bénissait Esaü. Cette bénédiction n’avait pas la clarté et la spécificité des versets 3 et 4 :

« Le Dieu tout-puissant te bénira, il te donnera des enfants, il rendra tes descendants nombreux et tu deviendras l'ancêtre d'un grand nombre de peuples.

   Il te transmettra la bénédiction d'Abraham à toi et à ta descendance, afin que tu hérites le pays dans lequel tu habites en immigrant et que Dieu a donné à Abraham. »

Ce n’était que par allusion qu’Isaac avait transmit les bénédictions de l’alliance avec Abraham à Jacob dans le chapitre 27. Ici, elles sont épelées de manière très précise. Isaac s’est finalement résigné au fait que Dieu allait bénir Jacob au lieu d’Esaü. Ses paroles reflètent son acceptation des choses comme elles doivent être et comme Dieu a dit qu’elles seraient.

La télévision et les films nous ont conditionné à prendre plaisir à la destruction du méchant. Il reçoit ce qu’il mérite, et d’habitude dans un sens qui convient à ses actes infâmes. Nous savons tous que le bon gagnera (ou au moins cela était vrai), mais nous devons attendre jusqu'à ce que nous ayons le plaisir de voir que le méchant reçoit ce qu’il lui est destiné. De même, quand nous arrivons à ces versets concernant la réponse d’Esaü à ce qui est arrivé entre Isaac et Jacob, nous avons tendance à penser à Esaü comme le vilain. Nous nous attendons à voir sa chute, et nous avons l’intention de la savourer quand elle arrivera.

A cause de ça, nous devons être rappelés que Jacob n’a pas été choisi parce qu’il était le héro, ni qu’Esaü fut rejeté parce qu’il était le vilain. Genèse 25, spécialement quand on a l’explication de Paul dans Romains 9, nous force à conclure que Dieu a choisi Jacob et rejeté Esaü sans tenir compte de leurs actions (Romains 9:11-12.) Esaü n’est pas un homme qui, à cause de ses actions décrites ici et là, fut rejeté par Dieu. Esaü n’est aucunement différent de n’importe quel non-croyant dont le cœur n’a pas été animé et dont l’esprit n’a pas été illuminé pour répondre aux réalités divines. Esaü, dans son incrédulité, n’est pas plus dépravé, ni moins sensible aux choses spirituelles que n’importe quels fils ou filles d’Adam qui souffrent d’un péché héréditaire:

«  … Il n'y a pas de juste,
      pas même un seul,

    pas d'homme capable de comprendre,
      pas un qui cherche Dieu.

    Ils se sont tous égarés, ils se sont corrompus tous ensemble.
      il n'y en a pas qui fasse le bien,
      non, pas même un seul. » (Romains 3:10-12)

Mettons donc de coté tout sens d’arrogance et de supériorité quand nous considérons ce pauvre homme, pour lequel nous devrions tous avoir beaucoup de pitié. Reconnaissons tous ça, mais pour l’amour de Dieu, voilà un homme qui ne peut pas comprendre l’amour de Dieu et qui n’est pas non plus convaincu de l’amour de son père. C’est un homme qui ne comprend pas les réalités spirituelles car elles ne lui ont pas été apprises par ses parents.

Trente sept ans trop tard, Esaü a apprit au moins une des raisons pour lesquelles personne ne l’aimait : ses femmes ne plaisaient pas à ses parents. Je dis « parents », mais vous remarquerez qu’il n’est pas mentionné qu’Esaü se soit soucié des sentiments de sa mère envers lui, seulement des sentiments de son père (verset 8.) Il avait depuis longtemps abandonné l’espoir d’être aimé et accepté par Rébecca. Il a désespérément cherché à gagner l’approbation de son père.

Si avoir une femme pas cananéenne était tout ce qu’il fallait pour faire plaisir à son père, c’était un petit prix à payer pour recevoir l’approbation dont il avait tant besoin. Ne voyant aucunes fautes avec ses actions, Esaü prit Mahalath, la fille d’Ismaël, pour épouse (verset 9.) Cette femme n’était pas une Cananéenne ; elle était de la famille d’Abraham. Qu’est ce qui aurait pu faire plus plaisir à Isaac que ça ? Mais Esaü ne comprenait pas le sujet de pureté. Ismaël avait été rejeté de continuer la lignée d’Abraham car il était un enfant d’effort humain (Genèse 21:12, Galates 4:22-23.) Il était le produit d’efforts charnels, pas de dépendance spirituelle. Le mariage à un descendant d’Ismaël n’a pas achevé le but qu’Esaü avait espéré. Sans le réaliser, il a caractérisé par ses actions la même chose que Dieu condamnait : les efforts charnels. Tout comme Abraham avait agit de lui-même pour avoir un fils, Esaü agit sous l’emprise de la chair pour obtenir l’approbation de son père. Ce mariage fut très approprié et très ineffectif.

Le Départ de Jacob et Son Rêve (28:10-17)

En route pour Paddân-Aram , Jacob n’était accompagné que par son personnel (32:10) et ses pensées. Il ne serait pas difficile de spéculer vers quoi ses pensées étaient tournées. Il avait du sûrement considéré la sagesse de ses actions quand il a trompé son père. Il a du comparer ce qu’il pouvait attendre de son complot avec le résultat. Il aurait du se sentir coupable à la pensée de comment il avait traité son frère et son père. Sans aucuns doutes, il a du être peiné de devoir quitter sa mère. Il a du se demander quel genre de réception il recevrait de Laban. Il n’avait probablement pas oublié le fait qu’il n’ait rien à offrir à Laban comme dot pour une épouse. Comment serait sa femme ? Quand pourrai-t-il rentrer à la maison ?

Quelque ont pu être ses pensées, je crois que Jacob était finalement au bout du rouleau. Je crois qu’il avait finalement réalisé qu’il ne prospèrerait jamais en comptant sur ses magouilles. Sa confiance en lui-même était probablement au plus bas. C’était le moment idéal pour Dieu d’entrer dans sa vie, car maintenant Jacob savait combien il avait besoin de LUI pour être bénit comme son père l’avait été.

La nuit a du tombée avant que Jacob n’arrive à la ville de Louz. Les portes de la ville étaient fermées pour la nuit, alors Jacob, comme les bergers faisaient normallement, dormit sous les étoiles. Il trouva un bon endroit, prit une pierre qui était à coté, et il se cala pour la nuit. Dans son sommeil, il eut une vision grandiose. Il vit une échelle qui allait de la terre jusqu’aux cieux, avec des anges montants et descendants l’échelle. En haut de l’échelle était Dieu, Qui lui dit :

« ---Je suis l'Eternel, le Dieu d'Abraham ton ancêtre et le Dieu d'Isaac. Cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donnerai, à toi et à ta descendance.

   Elle sera aussi nombreuse que la poussière de la terre; elle étendra son territoire dans toutes les directions: vers l'ouest et l'est, vers le nord et le sud. Par toi et par elle, toutes les familles de la terre seront bénies.

   Et voici: je suis moi-même avec toi, je te garderai partout où tu iras; et je te ferai revenir dans cette région; je ne t'abandonnerai pas mais j'accomplirai ce que je t'ai promis. » (Genèse 28:13-15)

Cette vision a été la victime de beaucoup d’interprètes. Sa signification a été dite être profonde. Je ne pense pas. Je crois qu’elle est destinée à être comprise très simplement, juste comme Jacob l’a comprise. Mon interprétation de ce qu’elle veut dire et signifie sera basée sur quatre considérations : a) les paroles de Dieu à Jacob ; b) les paroles immédiatement parlées par Jacob ; c) les paroles parlées par Jacob ultérieurement ; et d) les paroles de notre Seigneur dans Jean 1:51.

Les mots parlés par Dieu sont très similaires à ceux dits auparavant à Abraham et à Isaac. La déclaration d’Isaac qui transmit la bénédiction d’Abraham à Jacob (verset 4) était maintenant confirmée par Dieu LUI-MEME. Pendant qu’il y avait différents aspects des bénédictions de l’alliance, les plus évidents étaient ceux qui faisaient référence au pays :

«  … Cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donnerai… » (verset 13)

« … vers l'ouest et l'est, vers le nord et le sud… » (verset 14)

« … et je te ferai revenir dans cette region… » (verset 15)

Jacob reconnu l’importance de cet endroit, aussi, car immédiatement ses pensées allèrent directement vers l’intensité de l’endroit où il se trouvait :

« --- Assurément, l'Eternel est en ce lieu, et moi je l'ignorais! » (verset 16)

« … --- Ce lieu est redoutable! Ce ne peut être que le sanctuaire de Dieu. C'est ici la porte du ciel. » (verset 17)

Plus tard dans sa vie, Jacob repensa à sa vision, réalisant encore la manière dont Dieu lui fit savoir combien cet endroit était spécial :

« Je suis le Dieu de Béthel, où tu as répandu de l'huile sur une pierre dressée en *stèle, et où tu m'as fait un voeu. Maintenant, lève-toi, quitte ce pays et retourne dans ton pays natal. » (Genèse 31:13)

Comme Jacob, obéissant à ce commandement, approchait la terre promise, il reçut un rapport qu’Esaü était en route avec quatre cent hommes pour le rencontrer (Genèse 32:6.) Jacob pria pour être protégé en avançant, basé sur la promesse de Dieu dans la vision de Béthel :

« Délivre-moi, je te prie, de mon frère Esaü; car j'ai peur qu'il vienne me tuer, sans épargner ni mère ni enfant.

   Pourtant, toi tu m'as dit: «Je te ferai du bien, et je rendrai tes descendants aussi nombreux que le sable de la mer que nul ne peut compter. » (Genèse 32:12-13)

Les phrases de Dieu et de Jacob vont bien ensemble, spécialement vues dans le contexte de la vision. Jacob était prêt à quitter la terre promise pour un voyage de 20 ans à Paddân-Aram. Il pourrait être tenté de ne jamais revenir dans ce pays. Par les moyens de cette vision dramatique, Dieu imprima en Jacob l’importance de cette terre. C’était l’endroit où le ciel et la terre se rencontraient. C’était l’endroit où Dieu descendrait vers l’homme et où les hommes trouveraient l’accès à Dieu. C’était, comme Jacob affirma, « la porte du ciel. » Pendant ces vingt années, Jacob n’oublierait jamais ce rêve. Il réaliserait que finalement, pour être dans la volonté de Dieu, il doit être à l’endroit que Dieu a choisi, la terre promise. C’était dans le pays que les bénédictions de Dieu seraient déversées sur Ses peuples. Bien que Jacob devait partir, il reviendrait.

Les premiers gens à recevoir ce récit ont du le lire avidement. Les Livres de la Loi furent écrits par Moïse et donc ont du être completés avant sa mort et avant l’entrée d’Israël sur la terre promise. Ces Israélites ont du avoir un sens d’anticipation immense en regardant l’autre coté de la rivière Jourdain sachant que, d’une façon spéciale, la présence de Dieu allait être révélée à cet endroit. L’expérience au Mont Sinaï a sûrement donné de la substance à cet espoir.

Dans le premier chapitre de l’Évangile de Jean, Jésus a invité Philippe à LE suivre (1:43.) Philippe de même chercha Nathanaël, l’assurant qu’il avait trouvé le Messie. Ce Messie était Jésus de Nazareth (verset 45.) Nathanaël se demanda comment le Messie pouvait venir d’un endroit comme Nazareth (verset 46.) Quand Jésus vit venir Nathanaël, IL l’identifia comme étant « un homme d'une parfaite droiture » (verset 47.) Plus loin, Jésus indiqua qu’IL avait vu Nathanaël pendant qu’il était « sous le figuier” (verset 48.) Cela fut assez pour convaincre Nathanaël que Philippe avait raison – Jésus était le Messie !

Cependant, notre Seigneur ne s’est pas arrêté là. Pendant qu’IL loua sa croyance, IL continua en donnant une révélation encore plus grande concernant LUI-MEME :

« Et il ajouta:
   ---Oui, je vous l'assure, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre entre ciel et terre par l'intermédiaire du Fils de l'homme. » (Jean 1:51)

Nathanaël avait mit trop de valeur sur l’endroit. Comment le Messie pouvait-IL venir de Nazareth ? Jésus était né à Bethlehem. Dieu s’était révélé LUI-MEME à l’homme en Israël. Mais pendant que Jacob s’était concentré sur le lieu, l’endroit où l’échelle était, Jésus attira l’attention de Nathanaël sur échelle même. LUI, Jésus de Nazareth, était l’échelle. Ce n’était pas l’endroit où l’échelle était qui était le plus important, mais la personne qui était l’échelle. Jacob a vu Dieu en haut de l’échelle ; Jésus a révélé que Dieu était l’échelle. Finalement, c’était Jésus Christ qui était le pont qui joignait le ciel et la terre. C’est par LUI que Dieu est venu à l’homme. Et c’est par LUI que l’homme aura accès à Dieu. Jacob avait vu ce qu’il avait besoin de voir à ce moment-là dans sa vie. Jésus a révélé à Nathanaël qu’il y avait bien plus à voir que ce que Jacob avait perçu ce jour là.

La Déclaration de Jacob (28:18-22)

La réponse de Jacob à ce dévoilement des promesses et buts divins de Dieu peut être résumée par trois phrases.

Jacob Construit Une Stèle

« Le lendemain, de grand matin, il prit la pierre sur laquelle avait reposé sa tête, il la dressa en stèle et répandit de l'huile sur son sommet.

   Il appela cet endroit Béthel (Maison de Dieu). Auparavant la localité s'appelait Louz. » (Genèse 28:18-19)

La stèle devait servir comme un monument de souvenir. Elle marqua l’endroit où il devait revenir pour construire un autel et révérer Dieu.

Jacob Fait Une Profession de Foi

« Puis il fit le voeu suivant:
   ---Si Dieu est avec moi, s'il me protège au cours du voyage que je suis en train de faire, s'il me fournit de quoi manger et me vêtir,

   et si je reviens sain et sauf chez mon père, alors l'Eternel sera mon Dieu. » (Genèse 28:20-21)

Certains sont enclins à voir ces « si » de ces paroles comme évidences de la nature de marchandage de Jacob. C’est comme si Jacob essayait de négocier avec Dieu. Bien que la foi de Jacob soit certainement immature à ce point, j’ai tendance à voir ces « si » plus dans le sens de « puisque », avec d’autres.234

Jacob Fait Une Promesse

« Cette pierre que j'ai dressée comme stèle deviendra un sanctuaire de Dieu et je t'offrirai le dixième de tous les biens que tu m'accorderas. » (Genèse 28:22)

Jacob avait prévu de revenir là, ayant confiance en la vision qu’il avait eue. Quand il reviendrait, il construirait un autel et offrirait une dîme à Dieu. Pendant que les Écritures relatent la construction de l’autel (35:7), il n’y a aucune mention de l’offre de la dîme. Cependant, il se peut que cette dîme faisait partie du sacrifice qui serait offert sur l’autel. Il n’y avait pas de commandement de donner une dîme ; c’était une action volontaire de la part de Jacob.

Conclusion

Ce chapitre a quelques leçons qui nous font réfléchir, en temps que parents. L’indifférence d’Isaac en ce qui concerne l’éducation de ses fils peut sembler inconfortablement familière. En plus de ça, je trouve que l’amour d’Isaac était dépendant de la performance d’Esaü. Isaac « avait une préférence pour Esaü car… », on nous dit (25:28.) D’une façon intéressante, dans ce même verset, on nous dit simplement que Rébecca aimait Jacob. Aucunes conditions ne sont exprimées. Regardez à l’insécurité d’Esaü. Voilà un homme de 77 ans, essayant toujours de gagner l’amour et l'acceptation de son père – et avec de bonnes raisons, car son père aimait à condition de ses accomplissements.

Et puis il semblerait qu’Esaü, comme fils préféré, était choyé par son père. Nulle part il n’est mentionné la discipline de ni l’un ni ou l’autre des fils d’Isaac. La discipline, comme la Bible nous informe plusieurs fois, est une manifestation d’amour véridique (Proverbes 3:12 ; 13:24 ; Hébreux 12:5-11.) Je ne peux m’empêcher de penser que quelques mots de réprimande et de correction dans la vie d’Esaü l’aurait assuré de l’amour de son père. La discipline n’est pas l’ennemi de l’amour mais son évidence.

Tous les deux, Jacob et Esaü, illustrent la futilité de tricher et d’essayer d’achever soi-même l’acceptation divine. Ici, les efforts diligents d’Esaü de gagner l’approbation de son père en mariant une fille d’Ismaël sont inutiles. Pendant que sa sincérité est évidente, ses actions ne se conforment pas aux exigences de la foi. Un effort sincère qui n’est pas basé sur une révélation divine est de la folie.

Tous les efforts de Jacob pour gagner les bénédictions de Dieu furent aussi en vain. Ce ne fut qu’en acceptant une relation avec le Dieu de l’alliance avec Abraham et Isaac que Jacob ne put faire l’experience des bénédictions de Dieu. La base d’une telle relation était la Parole Révélée de Dieu. Je trouve amusant que pendant que Jacob ne pouvait pas trouver Dieu en essayant, il fut trouvé par Dieu pendant qu’il dormait. Dieu, certainement, essaye de nous dire quelque chose par cela. C’est en nous reposant en LUI et en Ses Paroles que nous serons bénis. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas être actifs235, mais ça veut dire que nos efforts, s’ils sont indépendants et sans la bénédiction de Dieu, seront toujours puérils.

Deux autres leçons devraient être remarquées dans ce texte. Premièrement, l’endroit est important. C’était sûrement important en ce qui concernait Jacob. Faire l’expérience des bénédictions de Dieu voulait dire qu’il fallait être là où Dieu avait promis de bénir. J’entends des gens dire des choses telles que, « Je peux prier Dieu aussi bien quand je pêche qu’à l’église. » Mais la Parole de Dieu nous dit,

« Ne prenons pas, comme certains, l'habitude de délaisser nos réunions. » (Hebreux 10:25) 

Il y a effectivement certains endroits où il serait difficile, même impossible, pour un Chrétien d’être pour la gloire de Dieu.

Deuxièmement, une profession de foi ne garantit pas notre admission immédiate dans des expériences bienheureuses et dans une vie en rose. Pendant vingt ans après l’expérience de sa conversion, Jacob a du vivre loin de ses parents, loin de la terre promise. Pendant vingt ans Jacob a du recevoir une large dose de sa propre médecine, distribuée par un oncle qui était plus sournois que lui. Accepter une relation avec Dieu ne nous garanti pas que des bonnes choses ; mais ça nous assure le pardon de nos péchés, l’espoir d’une vie éternelle, et la présence de Dieu à nos cotés chaque jour de nos vies.


232 It is possible that Rebekah did realize that Jacob’s separation would be long-term. Was she then making his exit more palatable by saying it was only for a “few days” (27:44)? Surely it would take more than this to travel that distance and return.

233 Cf. Lesson 28, footnote 2, or Harold G. Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), p. 211.

234 E. G. Stigers, Genesis, p. 228. Cf. also H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), II, p. 780.

235 Here we see Jacob resting in God, later he will wrestle with God (32:24-30). These two aspects of the Christian life are not contradictory. We are saved only by resting in His Word and His work on our behalf. But God delights to bless His children when they actively prevail with Him in prayer.