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Isaac Suit les Pas de Son Père (Genèse 26:1-35)

Introduction

Il y a une grande différence entre une rediffusion et un ralenti. Une rediffusion est simplement revoir la même chose dans son intégralité. Un ralenti est revoir quelque chose, mais pas la chose tout entière. C’est revoir certains passages, généralement plus attentivement. Les critiques ont tendance à voir Genèse 26 comme une rediffusion, et pas une bonne en plus. Ils sont, bien sur, corrects en reconnaissant les similarités entre les expériences d’Isaac dans ce chapitre et ceux dans la vie d’Abraham dans le chapitre précédent. Cependant, ils interprètent mal les similarités, dans le sens qu’ils suggèrent qu’elles ne soient pas importantes en ce qui nous concerne.215 En effet, ils questionnent même l’existence de ces évènements dans la vie d’Isaac.216

J’aimerai que nous concentrions notre attention sur le chapitre 26 comme s’il était un ralenti. C’est le seul chapitre dans le Livre de Genèse qui est exclusivement dévoué à Isaac. Bien qu’il soit mentionné dans d’autres chapitres, il n’en est pas l’acteur principal. Ici, la vie d’Isaac est résumée dans les évènements décrits, qui ont tous un parallèle frappant avec la vie de son père Abraham.

Une Réitération de l’Alliance avec Abraham (26:1-6)

Au début de la vie d’Abraham, une famine a mis en mouvement une série d’évènements qui a grandement formé la vie du patriarche. De même, une famine arriva dans le récit de la vie d’Isaac :

«A cette époque-là, il y eut de nouveau une famine dans le pays, comme naguère au temps d'Abraham. Alors Isaac se rendit à Guérar chez Abimélek, roi des Philistins. » (Genèse 26:1)

Cette famine est une qui est différente que celle qui arriva durant la vie d’Abraham. Prenant cela pour la vérité, nous ne pouvons pas être d’accord avec les critiques, qui ne voient qu’une seule famine qui est racontée plusieurs fois. En essayant de protéger sa fortune, sous la forme d’un troupeau impressionnant, Isaac est allé à Guérar pour éviter la famine. Pendant qu’il était là ou peut-être même avant, il décida d’aller plus loin vers le sud en Egypte, juste comme son père Abraham avait fait (Genèse 12:10.) Ce n’était pas selon le plan que Dieu avait pour Isaac, et IL lui apparut avec ces paroles d’instruction et une promesse :

« ---Ne descends pas en Egypte! Fixe-toi dans le pays que je te désignerai.

    Séjourne dans ce pays-ci. Je serai avec toi et je te bénirai. Car c'est à toi et à ta descendance que je donnerai tous ces territoires. J'accomplirai ainsi le serment que j'ai fait à ton père Abraham.

    Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et je lui donnerai tous ces territoires ci, et tous les peuples de la terre seront bénis en ta descendance.

    Je le ferai parce qu'Abraham m'a obéi et qu'il a observé mes prescriptions, mes commandements, mes préceptes et mes lois. » (Genèse 26:2-5)217

Dans le troisième verset, Dieu commanda Isaac de rester à Guérar pendant un certain temps. Dans le verset 2, je comprends que Dieu avait promit à Isaac de le guider vers le pays où il devrait aller en temps voulu par Dieu. Le reste de la révélation de Dieu est une répétition de l’alliance avec Abraham. Pour nous, ces mots ne sont pas seulement familiers mais presque répétitifs. A plusieurs reprises, nous avons vu Dieu confirmer et clarifier Son alliance avec Abraham (Genèse 13:14-17 ; 15:1,18-21 ; 17:1 ; 21:12 ; 22:17-18), mais ne négligeons pas le fait que, pour autant qu’on nous dit, cela est la première fois que Dieu parla comme ça à Isaac. Pour lui, cela n’était pas un récital monotone, mais l’assurance excitante que ce que Dieu avait promis à Abraham, IL le promettait maintenant à son fils. Ceci est l’alliance avec Isaac.

Le verset 5 nous rappelle que les bénédictions de l’alliance sont, jusqu'à un certain point, le résultat de la fidélité et de l’obéissance d’Abraham à Dieu. Et sûrement, sinon plus, la réalisation des promesses de l’alliance est basée sur la fidélité de Dieu à Abraham. Isaac est un témoin de cela (chapitre 22.) Sous-entendu dans le verset 5 est la nécessité pour Isaac de croire en la promesse de Dieu, de l’accepter comme une relation personnelle, et de vivre dans l’obéissance, comme son père l’avait fait. Le premier pas dans cette vie d’obéissance était de rester à Guérar, ce qu’Isaac fit (verset 6.)

Il est significatif que Moïse, qui a enregistré dans le Pentateuque (les cinq premiers Livres de la Loi) le don de la Loi, utilise les termes « mes prescriptions, mes commandements, mes préceptes et mes lois » en parlant de la relation d’Abraham avec Dieu. Je suis d’accord avec Leopold, qui remarque :

« Par l’usage de ces termes, Moïse qui les utilise tout exprès très fréquemment dans ses Livres plus tard, indique que les « les lois, commandements, prescriptions et préceptes » ne sont rien de nouveau mais étaient déjà de rigueur dans la religion patriarcale.218

La Répétition du Péché d’Abraham (26:7-11)

Quoi ? Encore ? J’en ai bien peur. Aussi étrange que ça puisse paraître, pour la troisième fois dans le chapitre 26, le même vieux péché de déception refait surface. Si rien d’autre, cela le prouve – Isaac est le fils de son père. Ayant peur pour sa sécurité, Isaac succombe à la tentation de faire passer sa femme pour sa sœur. En le faisant, il risqua la pureté de Rebecca comme prix de sa protection personnelle.

Les similarités entre le péché d’Isaac et celui de son père Abraham sont nombreuses. Tous les deux ont péché devant Abimélek, et tous les deux sont réprimandés par le roi des Philistins. Tous les deux avaient des femmes très séduisantes et avaient peur pour leur propre sécurité, pensant qu’ils pourraient être tués pour que quelqu’un puisse marier leur femme. Tous les deux mentirent en disant que leur femme était leur sœur. Il semblerait aussi qu’aucun d’eux n’ait réalisé la gravité de leur péché ou n’en se soit complètement repenti.

Les différences entre le péché d’Abraham et celui d’Isaac ne peuvent pas être négligées. Les différences démontrent le fait que deux déceptions différentes auraient eu lieu dans le pays des Philistins : Une par Abraham et l’autre par son fils. Il semblerait qu’il y ait peu de doutes qu’il y ait eu deux « Abimélek » différents dans ces chapitres de Genèse. Beaucoup d’années ont passé depuis qu’Abraham ne se soit tenu, sans excuse valable, devant Abimélek. Il serait assez certain d’assumer que le terme « Abimélek » est un titre de dignitaires, tout comme « Pharaon », plutôt que le nom d’une personne. On pourrait dire la même chose du terme « Pikol. » Une autre considération est que les fils étaient souvent nommés après leurs grands-pères.219 Les deux possibilités pourraient expliquer le fait que les noms « Abimélek » et « Pikol » (verset 26) se trouvent à la fois dans le chapitre 20 et dans le chapitre 26.

La politique de déception d’Abraham était simplement ça : Une politique établie avant qu’un danger n’arrive (Genèse 12:11-13 ; 20:13.) Depuis le tout début, Abraham introduisit Sara comme sa sœur. Isaac, cependant, attendit jusqu'à qu’il soit questionné à propos de Rebecca. A ce point, il perdit sa confiance, et eut recours à un mensonge :

« Lorsque les hommes de l'endroit s'enquéraient au sujet de sa femme, il répondait:
   ---C'est ma sœur.
   Il ne disait pas qu'elle était sa femme: il avait peur que les gens de l'endroit le tuent à cause d'elle, car elle était très belle. » (Genèse 26:7)

On ne nous dit pas quelle part Rebecca joua dans tout ça. Il est possible qu’elle refusa de coopérer activement, créant ainsi des suspicions dans les esprits des Philippins. Sara a été prise comme épouse deux fois, mais l’intimité physique fut divinement restreinte. Dans le cas de Rebecca, personne ne l’a prise pour épouse. Dieu avertit vivement Abimélek quand il prit Sara, mais ici Abimélek se rendit compte de la déception en observant la conduite d’Isaac avec Rebecca. Il ne la traitait pas comme une sœur, mais comme une épouse. Il y aurait très bien pu déjà avoir un soupçon de doute dans l’esprit d’Abimélek et d’autres Philistins, car quand il vit Isaac caressant220 Rebecca, il dit,

« ---C'est sûrement ta femme. Pourquoi as-tu dit: «C'est ma sœur »? » (Verset 9.)221

L’éthique d’Abimélek apparaît être basée sur un standard plus élevé que celle d’Isaac. Ici Dieu n’a pas menacé Abimélek comme IL l’avait fait quand Sara fut emmenée au harem du roi philistin. Là, il fut dit à Abimélek qu’il était « un homme mort » (Genèse 20:3) s’il touchait un cheveu de Sara. Il n’y avait pas ici d’épée de Damoclès proverbialement suspendue au-dessus de la tête d’Abimélek. Néanmoins, il regardait le fait de prendre la femme d’un autre homme comme un péché, un de grandes conséquences. La pureté conjugale semblait être plus sacrée pour Abimélek que pour Isaac.

Après avoir découvert la déception d’Isaac, Abimélek ordonna que personne ne touche Isaac ou sa femme (Genèse 26:11.) Isaac n’a pas été ordonné de partir, ni a-t-il été encouragé à rester. Il a simplement été toléré.

Retour à l’Endroit des Bénédictions (26:12-25)

Dans le verset 2 Dieu avait promit de guider Isaac à un endroit où il devrait s’installer. Isaac n’avait aucune idée comment Dieu allait le ramener à l’endroit de Sa promesse et de sa présence. Pour la plupart, ce fut par des moyens d’adversité et d’opposition.

Au premier abord, l’opposition semble être la dernière chose qu’Isaac ait connue. Restant à Guérar après qu’Abimélek l’ait confronté, Isaac connut une récolte exceptionnelle :

« Isaac fit des semailles dans le pays et récolta cette année-là le centuple de ce qu'il avait semé. L'Eternel le bénissait.

   Isaac devint un personnage important. Son importance s'accrut encore et il devint même un homme très puissant.

   Il possédait des troupeaux de moutons, de chèvres et de bovins, et beaucoup de serviteurs, de sorte que les Philistins devinrent jaloux de lui. » (Genese 26:12-14)

En dépit des déceptions d’Isaac, Dieu l’a comblé de bénédictions. Pour des raisons qu’on discutera plus tard, Abimélek négligea de reconnaître que la prospérité d’Isaac venait de Dieu. Tout ce qu’il savait c’était qu’Isaac était un homme puissant – un dont il ne voulait pas comme ennemi. Abimélek savait aussi que les Philistins dans le pays devenaient mal à l’aise autour Isaac.

Isaac était plutôt personnellement menaçant, non seulement à cause de sa prospérité et son pouvoir, mais à cause de son père Abraham :

« Ils comblèrent tous les puits que les serviteurs de son père Abraham avaient creusé du vivant de ce dernier en les remplissant de terre. » (Genèse 26:15)

Creuser un puits était considéré équivalent à exiger d’être reconnu comme le propriétaire du terrain sur lequel le puits se trouvait.222 Il permettait à un homme de s’installer là et de soutenir un troupeau. Plutôt que de reconnaître cette demande, les Philistins ont cherché à les effacer en comblant les puits creusés par Abraham. Leurs désirs de rejeter toutes demandes sur leur pays étaient si intenses qu’ils préféraient combler le puits, un atout de grande valeur dans un pays si aride, plutôt que de permettre cette demande de rester incontestée.

Les sentiments de Philistins furent très précisément exprimés dans la suggestion brusque d’Abimélek qu’Isaac parte de Guérar (verset 16.) Plutôt que de se battre pour la possession de cette propriété, Isaac se retira. L’humble hériterait le pays, mais seulement quand Dieu le décidera.

Il semblerait qu’Isaac avait développé une stratégie par laquelle il avait défini où il allait s’installer. En fait, il refusait de rester là où il y avait des conflits et de l’hostilité. Etant un homme ayant à s’occuper de beaucoup d’animaux, il avait besoin d’un endroit avec une source abondante d’eau. Non seulement il rouvrit les puits qui avaient été creusés par son père, mais il en creusa d’autres. Si un puits avait été creusé, avait de l’eau et son usage était sans risque de conflit, Isaac avait tendance de rester à cet endroit.

Bien qu’Isaac n’ait pas réalisé ça pendant un certain temps, ce furent les disputes, concernant qui était le propriétaire des puits qu’il avait creusé ou rouvert, qui l’on guidées vers le pays promis. Pour Isaac, ces puits étaient une nécessité pour survivre, mais pour les Philistins ils représentaient des titres de propriété du pays. L’opposition était donc humainement expliquée, mais c’était aussi un moyen de guidage, divinement ordonné.

Dans la vallée de Guérar Isaac creusa un puits qui produisit de l’ « eau vive », qui est, de l’eau qui venait d’une source – de l’eau courante, pas simplement de l’eau contenue dans le puits. Les bergers philistins se querellaient avec les bergers d’Isaac à propos de ça, alors Isaac partit plus loin. Il creusa un autre puits, et il y eut encore une autre dispute (verset 21.) Finalement, un puits fut creusé qui n’amena pas d’opposition. J’imagine que cela a été du à la distance qu’Isaac avait mit entre lui et les Philistins. Ce puits fut appelé « Rehoboth », signifiant « Larges Espaces », l’espoir d’Isaac que ce pays était l’endroit où Dieu voulait qu’il reste.

Le parallèle entre la vie d’Isaac et celle de son père est à nouveau évident dans ce récit des disputes à propos des puits et la réponse d’Isaac. A cause de leurs prospérités, Abraham et Isaac avaient besoin de beaucoup de territoire pour leurs troupeaux et d’une source d’eau. La prospérité amena des histoires entre les bergers de Loth et ceux d’Abraham (Genèse 13:5) tout comme elle apporta des problèmes entre les bergers d’Isaac et ceux de Guérar. Isaac, comme son père, choisit de garder sa paix en donnant le choix à l’adversaire.

Je vois les versets 23-25 comme la clef de l’interprétation du chapitre 26. Ici, il arrive quelque chose de très étrange. Jusqu'à présent, la décision d’Isaac, concernant où il devrait s’installer, dépendait d’où il trouvait de l’eau et l’absence d’hostilité. Mais maintenant, ayant creusé un puits qui n’était pas contesté, nous nous serions attendus à ce qu’il se soit installé là. Mais au lieu de ça, on nous dit qu’il continua jusqu'à Beer-Chéba, sans explication:

« De là, il remonta à Beer-Chéba. » (Verset 23)

Je crois qu’un changement important s’est produit dans le processus de réflexion d’Isaac. Auparavant, les circonstances avaient formé la plupart de ses décisions, mais maintenant quelque chose de plus profond et de plus noble semble lui donner les directions dans sa vie. Beer-Chéba fut le premier endroit où Abraham soit allé avec Isaac après être descendu du Mont Morija (Genèse 22:19.) Isaac savait que Dieu avait juré de lui donner la terre promise à son père Abraham (26:3-5.) Je crois qu’il a finalement réalisé que, par toute l’opposition à propos des puits qu’il avait creusés, Dieu le ramenait vers la terre promise, vers les endroits où Abraham avait eu une relation personnelle avec Dieu. Je crois personnellement qu’Isaac alla à Beer-Chéba car il sentit, au niveau spiritual, que c’était là que Dieu le voulait. Si Dieu avait conduit Isaac par l’opposition, maintenant, Isaac était d’accord pour LE suivre.

La décision fut la bonne, car Dieu parla immédiatement des mots rassurant :

« La nuit de son arrivée, l'Eternel lui apparut et lui dit:
   ---Je suis le Dieu de ton père Abraham. Sois sans crainte car je suis avec toi; je te bénirai et je te donnerai une nombreuse descendance à cause d'Abraham, mon serviteur. » (Genèse 26:24)

Le verset 25 a un intérêt particulier. Remarquez spécialement l’ordre dans lequel Isaac s’installa à Beer-Chéba :

« Isaac bâtit un autel à cet endroit, il y invoqua l'Eternel et y dressa sa tente. Les serviteurs d'Isaac y creusèrent un autre puits.» (Genese 26:25)

Auparavant, le moyen de connaître la volonté de Dieu avait été les circonstances – en particulier, Isaac restait là où il creusait un puits, trouvait assez d’eau et n’avait pas d’opposition. Cependant, dans ce verset, la série d’évènements est à l’envers. En premier, Isaac construit un autel ; Puis il vénère Dieu, et seulement après il plante sa tente. Et finalement il creuse un puits.

Je crois qu’il y a une grande leçon de foi et de guidage ici. L’endroit pour le peuple de Dieu est l’endroit où est la présence de Dieu. L’endroit d’intimité, de vénération, et de communion avec Dieu est l’endroit où vivre. Là nous devrions demeurer, et là nous devrions être assurer que Dieu nous fournira tout ce dont nous aurons besoin. Les besoins matériels sont donc considérés en dernier, pendant que les besoins spirituels sont les tous premiers. N’est ce pas ce que notre Seigneur veut dire quand IL nous dit :

« Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. » (Matthieu 6:33)

Le Témoignage d’Abimélek (26:26-31)

De là, tout semble prendre une nuance différente. Auparavant, Isaac était plus dirigé par la providence, mais maintenant que ses priorités ont été réarrangées, les bénédictions et directions de Dieu sont bien plus évidentes dans sa vie.

Abimélek, Ahouzath, et Pikol sont tous allés rendre une visite officielle à Isaac. Son irritation, autant que sa curiosité, peut être remarquée dans sa question :

«---Pourquoi êtes-vous venus me trouver, alors que vous me détestez et que vous m'avez renvoyé de chez vous? » (Genese 26:27)

La situation était insolite. Quand il était très près d’Abimélek et des Philistins, les bénédictions de Dieu sur Isaac étaient présentes (verset 12.) La réponse des gens du pays était envie et animosité. Ils exigèrent qu’il parte de leur pays. Maintenant, ils étaient disposés à parcourir tout ce chemin simplement pour venir faire un traité avec Isaac. Qu’est ce qui a provoqué ce changement de cœur et d’esprit ?

La conduite d’Isaac pendant qu’il était avec eux était telle que son témoignage était loin d’être excellent. Il mentit à propos de sa femme, la faisant passer pour sa sœur. Les Philistins ne pouvaient imaginer que sa prospérité soit le résultat d’une bénédiction divine, mais plutôt ils l’attribuèrent simplement à la chance. Maintenant que les priorités d’Isaac avaient changées, et que sa vie marchait selon des directives spirituelles, la bénédiction de Dieu était évidente. Il avait été compris, au moins dans un sens pratique, que l’alliance que Dieu avait faite avec Abraham, avait été passée à son fils. Abimélek avait réalisé que Dieu était avec Isaac et qu’une relation favorable avec lui serait des plus bénéficière.

« Ils lui répondirent:
   ---Nous avons bien vu que l'Eternel est avec toi, et nous nous sommes dit: Nous devrions nous engager, nous et toi, par serment! Nous voudrions donc faire alliance avec toi.

   Promets-nous, en le jurant, de ne pas nous faire de mal, comme nous ne t'avons pas fait de mal, car nous t'avons toujours bien traité et nous t'avons laissé partir sain et sauf. A présent tu es béni par l'Eternel.

   Isaac leur fit préparer un grand festin; ils mangèrent et burent » (Genèse 26:28-29)

La prospérité d’un homme pieux peut très bien être facilement vue comme étant une bénédiction de Dieu. Maintenant, contrairement é des fois précédentes, cela semble être vrai d’Isaac.

Le Témoignage du Puits (26:32-33)

La meilleure place où être pour Isaac était certainement Beer-Chéba. Premièrement, Dieu a parlé d’une telle façon qu’IL a confirmé la décision d’Isaac, un témoignage divin de la sagesse de déménager. Puis, Abimélek et deux de ses plus hauts officiers ont témoigné d’une manière ambigue de la bénédiction de Dieu à Beer-Chéba. Finalement, il y a le témoignage du puits. L’endroit où Dieu veut que nous soyons est aussi l’endroit où Il nous fournira tout ce dont nous aurons besoin :

« Or, ce même jour, les serviteurs d'Isaac vinrent lui annoncer qu'ils avaient trouvé de l'eau dans le puits qu'ils étaient en train de creuser.

   Alors Isaac appela ce puits Chibea (Serment). C'est pour cela que la ville se nomme Beer-Chéba (le Puits du serment) jusqu'à ce jour. » (Genèse 26:32-33)

Ce qui était une fois son souci le plus important, était maintenant son moindre, bien que l’eau soit encore très essentielle pour survivre avec un troupeau si grand. Dieu ne laisserait pas son serviteur sans ce qu’il avait besoin pour prospérer, alors tous les efforts qu’ils faisaient pour creuser des puits furent récompensés et ils trouvèrent de l’eau. N’oubliez jamais : l’endroit où la présence de Dieu est, est aussi là où IL fournira tout ce qui est nécessaire.

Les Misères Dues Aux Mariages d’Esaü (26:34-35)

Servir Dieu n’est pas une garantie d’une vie sans problèmes ou d’une vie en rose. Il y eut encore des chagrins de cœur pour Isaac et Rebecca ; Esaü fut la cause de beaucoup de leurs chagrins et douleurs:

« A l'âge de quarante ans, Esaü épousa Judith, fille de Beeri le Hittite, et Basmath, fille d'Elôn le Hittite.

   Elles rendirent toutes deux la vie amère à Isaac et à Rébecca. » (Genèse 26:34-35)

Ces versets nous aident à réaliser que même quand nous avons une relation juste avec Dieu, les problèmes feront tout de même partie de notre vie. Ces épreuves peuvent être le résultat d’un de nos propres péchés ou de celui qui est commun à l’humanité. Ces versets nous fournissent la toile de fond du drame du chapitre 27, qui sera notre prochaine leçon.

Conclusion

Ce chapitre souligne les deux genres de direction les plus communs qui sont à la disposition des Chrétiens de tous les temps : vivre par les principes ou par la providence. Quand nous marchons selon la conformité des principes décrits dans la Parole de Dieu, nous marchons plus près de LUI. Quand nous marchons selon la providence, nous arriverons bien où Dieu veut que nous soyons, mais sans la joie d’être un participant actif dans l’opération. Au lieu de ça, nous sommes l’objet passif que Dieu bouge d’un point à l’autre par les circonstances. Il y a peu de joie ou d’intimité avec Dieu dans cette façon.

Peut-être la leçon la plus importante de ce chapitre est celle qui est enseignée par la caractéristique la plus évidente du chapitre. Le chapitre, qui résume la vie d’Isaac, le fait d’une façon qui montre qu’il suivait l’exemple de son père, Abraham. Les critiques libéraux de la Bible notent bien cette similarité, mais ils concluent de ça, que le chapitre n’a pas grand chose d’original ou d’authentique, et à cause de ça, ce chapitre est largement ignoré.

Heureusement, ce n’est pas le cas pour le Chrétien sérieux. Je crois que Dieu a beaucoup à nous apprendre en nous permettant d’observer que la vie d’Isaac est une répétition des expériences de son père avec Dieu. Dieu a fait une alliance avec Abraham ; IL l’a confirmée avec Isaac. Abraham a menti à Abimélek à propos de sa femme ; Isaac a répété ce péché devant un autre Abimélek. Le premier Abimélek a recherché un traité avec Abraham, voyant que Dieu était avec lui ; Puis, des années plus tard, Abimélek fit la même chose avec Isaac. Et les similarités semblent continuer et continuer.

Puis-je vous suggérer que cela devrait nous dire quelque chose de très important, concernant notre propre expérience chrétienne. C’est un mécanisme, un mécanisme long et approfondi, que Dieu utilise pour amener une personne, premièrement à LUI et puis à sa maturité. Cela commence quand cet individu entre dans une alliance, une relation avec Dieu. Pour Abraham et Isaac, l’alliance fut l’alliance avec Abraham. For les Chrétiens d’aujourd’hui, c’est la Nouvelle Alliance instituée par notre Seigneur Jésus Christ, quand IL versa son sang sur la croix du Calvaire pour que nous soyons pardonnés de nos péchés et pour notre salût :

« Ensuite il prit du pain, remercia Dieu, le partagea en morceaux qu'il leur donna en disant:
   ---Ceci est mon corps [qui est donné pour vous. Faites cela en souvenir de moi.

   Après le repas, il fit de même pour la coupe, en disant:
   ---Ceci est la coupe de la nouvelle alliance conclue par mon sang qui va être versé pour vous.... » (Luc 22:19-20)

Tout le monde doit commencer sa relation au même endroit, l’endroit de la relation personnelle avec Dieu en acceptant l’alliance. IL a offert. Et de ce commencement, nous nous embarquons dans un voyage spirituel qui est, dans beaucoup de façons, très similaire à ceux de saints qui nous ont précédés. Quand nous pourrons regarder en arrière sur nos vies, avec l’avantage de l’éternité, je suspecte que nous serons ébahis par la similarité entre notre chemin et ceux des autres qui sont passés avant nous ou qui nous suivrons. Il n’y a pas de raccourcis sur le chemin de la sanctification.

Pour ceux qui sont parents, cela a une très grande importance. Nos enfants doivent suivre notre exemple, s’ils veulent faire partie du royaume de Dieu. Nos enfants doivent commencer au même point que nous avons commencé. Ils doivent avoir une relation personnelle avec Dieu à travers notre Seigneur Jésus Christ. Puis, il doit leur être permis de faire les mêmes erreurs que nous avons faites pour que leur foi devienne mature et qu’ils apprennent à faire totalement confiance en le Dieu Qui les a appelés.

Si vous êtes comme moi, vous préfèreriez que vos enfants ne fassent pas les mêmes erreurs que vous avez faites, et j’espère que ce ne sera pas nécessaire. Je veux juste faire remarquer le fait qu’Isaac a suivit un chemin pratiquement identique à celui de son père. Soyons prêts à permettre à nos enfants d’échouer et de grandir comme Dieu veuille qu’ils grandissent. Bien qu’on préfèrerait que le contraire arrive, nos enfants ne peuvent pas commencer à établir une relation avec Dieu au niveau auquel nous sommes nous-même. Ils doivent commencer au tout début. C’est juste comme ça.

Laissez moi équilibrer un peu cela en disant que la meilleure façon d’aider nos enfants est d’être certain que nos empreintes soient telles que nous voudrions que nos enfants les suivent. Si la vie d’Isaac fut, jusqu'à un certain point, une réflexion de la vie de son père, quelle pensée effrayante ! Si les vies de nos enfants sont les miroirs des nôtres, quelle responsabilité impressionnante avons-nous, comme parents, d’obéir et de nous soumettre à la volonté de Dieu.

Finalement, laissez moi partager avec vous une explication possible pour la façon que Dieu a traité les péchés d’Abraham et de son fils Isaac. Je suis désappointé et désemparé par la pensée que Dieu n’ait pas punit ces hommes plus durement pour leur déception peu chevaleresque concernant leurs épouses. Je me serai attendu à ce que Dieu les confronte sévèrement pour leurs péchés. Si j’avais été un aîné dans l’église, j’aurai fortement préconisé une action disciplinaire. Pourquoi, alors, est-ce que Dieu n’a pas réagi plus fortement ?

Je pense que je commence, lentement, à comprendre la raison. La déception est un péché, et Dieu déteste la langue qui ment (Proverbes 6:17.) Mais mentir ici était un péché symptomatique, pas le vrai problème. Dieu n’a pas détruit le clignotant d’avertissement (la déception) car IL était plus concerné par détruire le vrai problème. Et le vrai problème, comme je le comprends, était l’incrédulité ou le manque de foi. Dans chaque cas de déception, Abraham et Isaac ont menti car il avait peur (12:11-13 ; 20:11 ; 26:7.) Cette peur était le produit d’une comprehension insuffisante de Dieu. Ils n’ont pas comprit la souveraineté ou l’omnipotence de Dieu ; Ils n’ont pas cru que Dieu pouvait les protéger en toutes circonstances. Ayant résolu le problème de trop peu de foi, le péché de déception ne sera plus un problème pour l’avenir.

C’est mon opinion personnelle que, des fois, nous sommes préoccupés avec des « péchés symptomatiques », nous dépêchant d’essayer de, comme quelqu’un à notre église a dit, les piétiner comme des cafards. Pendant que le péché devrait toujours être prit au sérieux, beaucoup de nos péchés seront résolus par une compréhension adéquate de Qui Dieu est. Le péché fondamental est celui de l’incrédulité, pas seulement pour les gens qui ne sont pas sauvés, mais aussi pour ceux qui le sont vraiment.


215 “This chapter finds little elucidation in various expositions. It is not touched upon in Understanding Genesis nor in Expositor’s Bible. By others it is rather a casual intrusion that does little to further the story or make any contribution to the development of thought after chapter 25.” Harold G. Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), D. 211.

216 “It is sometimes wondered how it was that Isaac did exactly what his father before him had done, and the similarity of the circumstances has led some to think that this is only a variant of the former story. Would it not be truer to say that this episode is entirely consonant with what we know of human nature and its tendencies? What would be more natural than that Isaac should attempt to do what his father had done before him? Surely a little knowledge of human nature as distinct from abstract theory is sufficient to warrant a belief in the historical character of this narrative. Besides, assuming that it is a variant of the other story, we naturally ask which of them is the true version; they cannot both be true, for as they now are they do not refer to the same event. The names and circumstances are different in spite of similarities.” W. H. Griffith Thomas, Genesis: A Devotional Commentary (Grand Rapids: Eerdmans, 1946), p. 239.

217 Kidner says further, “The heaped-up terms (cf., e.g., Dt. 11:1) suggest the complete servant, responsible and biddable. They also dispel any idea that law and promise are in necessary conflict (cf. Jas. 2:22; Gal. 3:21)”. Derek Kidner, Genesis (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967), p. 153.

218 H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), II, p. 720.

219 “Naming sons after grandfathers (‘papponymy’) was customary at various times. In a nearly contemporary example from Egypt the royal house and a provincial governing family retained this pattern side by side for four generations, so that Ammenemes I appointed Khnumhotep I, and his grandson Ammenemes II appointed Khnumhotep II. Alternating with them, Sesostris I and II appointed Nakht I and II, and certain negotiations were repeated as well.” Kidner, Genesis, p. 154, fn. 1.

220 The word used here, which is rendered “caressing” by the NASV, is interesting because its root is the same word from which the name Isaac is derived. Isaac (to laugh) was caressing (“sporting,” KJV) Rebekah. In Genesis 39:17 and Exodus 32:6 this word is employed by Moses to refer to “play,” which has rather obvious sexual overtones.

221 “The king’s mode of stating the case implies suspicions that he has held right along: ‘Look (here), she certainly is thy wife,’ a shade of thought caught by Meek when he renders: ‘So she really is your wife.’” Leupold, Genesis, II, p. 722.

222 “The digging of wells was a virtual claim to the possession of the land, and it was this in particular that the Philistines resented.” Griffith Thomas, Genesis, p. 240.

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