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Comment Trouver Une Femme Pieuse (Genèse 24:1-67)

Introduction

Ann Landers reçut une lettre:

Chère Ann Landers,

Quel mari aimerait une femme paresseuse, sale, mentalement instable ? Sa maison ressemble à une étable. Elle ne cuisine jamais. Tout sort d’une conserve ou du congélateur. Ses enfants mangent des plats pré-fabriqués. Pourtant, le mari de cette bonne à rien la traite comme une reine. Il l’appelle « Chérie » et « Mon adorable petite femme » et place un oreiller sur le téléphone quand il va au travail pour qu’elle puisse dormir un peu plus longtemps. Le week-end, il fait la lessive et les courses.

Je me lève à 6 heures et prépare le petit déjeuner de mon mari. Je lui fais ses chemises car celles des magasins ne lui vont pas bien. Si mon mari vidait une poubelle, je m’évanouirai. Une fois, quand je l’ai appelé au téléphone à son bureau pour lui demander d’acheter du pain en sortant du boulot, il m’a insulté pendant 5 minutes. Le plus vous faites pour un homme, le moins il vous apprécie. Je me sens comme une bonne qu’on ne paye pas, pas comme une épouse. Qu’est ce qui se passe ?

Signé : la mule (c’est comme ça qu’il m’appelle.)

La réponse d’Ann est classique. Elle répondit :

Une licence de mariage n’est pas une garantie que le mariage va marcher, pas plus qu’une carte de pêche assure que vous attraperez du poisson. Elle vous donne simplement le droit d’essayer.202

Je partage ce petit peu de sagesse avec vous, car il fait apparaître un avertissement très pertinent pour le 24ème chapitre de Genèse. Nous savons tous que ce chapitre, le plus long dans ce Livre, est dévoué à la description du processus de trouver une épouse pour Isaac. Trouver l’épouse parfaite est absolument essentiel. Mais, aussi important que cela soit, trouver la personne parfaite n’assure pas que le mariage sera parfait. Comme Ann Landers dit, « Cela ne vous donne que le droit d’essayer. »

L’accentuation excessive de trouver la femme parfaite, ou le mari parfait, peut avoir quelques effets désastreux pour ceux déjà mariés. Il est possible pour quelqu’un de conclure qu’ils sont mariés à la mauvaise personne. Je connais un prêcheur très connu qui insiste très fortement que, si vous n’avez pas marié la personne parfaite, vous devriez divorcer et essayer à nouveau.

Nous, qui sommes mariés, avons besoin d’étudier ce passage pour ce qu’il nous enseigne sur le sujet de domesticité et la recherche de la volonté de Dieu. Quand on arrive sur le sujet du mariage, il y a beaucoup ici pour nous instruire, comme parents voulant préparer nos enfants pour le mariage. Mais pour autant que nos propres partenaires soient concernés, nous devons placer beaucoup plus d'accentuation sur la question d'être le partenaire parfait plutôt que sur trouver le partenaire parfait.

Le point de notre étude sera d’étudier la recherche pour l’épouse d’Isaac dans les limites de sa culture et le cadre historique et puis de regarder aux implications de ce passage pour la domesticité, recherchant la volonté de Dieu, et le mariage.

Le Serviteur Délégué (24:1-9)

Sara est morte depuis trois ans, et Abraham a maintenant 140 ans, « un vieillard très âgé » comme Moïse le décrit.203 Bien qu’Abraham soit encore à 35 ans de sa mort, il n’avait aucune raison de présumer qu’il vivrait jusqu'à un tel âge, alors il commença à faire les préparations pour ses funérailles. Son souci le plus grand était le mariage d’Isaac avec une femme qui l’aiderait à élever ses descendants dévots, bien que Dieu lui ait déjà clairement dit :

« Car je l'ai choisi pour qu'il prescrive à ses descendants et à tous les siens après lui de faire la volonté de l'Eternel, en faisant ce qui est juste et droit; ainsi j'accomplirai les promesses que je lui ai faites. » (Genèse 18:19.)

Abraham confia la responsabilité de trouver une épouse pour Isaac à personne d’autre que son plus vieux serviteur en qui il avait le plus confiance. Il est possible, bien que pas spécifié, que ce serviteur soit Eliézer de Damas. Si c’est vrai, l’importance de ce serviteur est encore plus frappante, car cette tâche était pour le bénéfice du fils d’Abraham, qui hériterait tout ce qui aurait pu être à lui :

« Abram répondit:
---Eternel Dieu, que me donnerais-tu? Je n'ai pas d'enfant, et c'est Eliézer de Damas qui héritera tous mes biens. » (Genèse 15:2.)

Le dévouement de ce serviteur pour son maitre et pour le Dieu de son maitre est un des points culminants de ce chapitre. Sa piété, vie spirituelle, et sagesse pratique met la barre à un haut niveau pour le croyant dans n’importe quelle période.

Le serviteur, quel que soit son nom, était délégué pour procurer une épouse au fils d’Abraham, Isaac. Seules deux stipulations furent formulées par Abraham : L’épouse ne doit pas être une Cananéenne (24:3), et Isaac ne doit pas, dans aucunes circonstances, retourner en Mésopotamie, d’où Dieu l’avait appelé (24:6.)

Ces deux obligations promouvaient la séparation, pendant qu’elles évitaient l’isolation. La présence d’Isaac dans le pays de Canaan, même quand il ne le possédait pas, témoigne de sa foi en Dieu et sa dévotion développée et sa dépendance en Dieu seul. Elles servent aussi comme moyens de proclamer aux Cananéens que Yahvé seul était Dieu.

Abraham et ses descendants étaient, dans ce sens, des missionnaires.

Pendant qu’ils vivaient parmi les Cananéens, ils ne devaient pas devenir un avec eux par mariage. Retourner en Mésopotamie résulterait à l’isolation. Vivre parmi eux mais marier quelqu’un qui respectait Dieu servirait à isoler Isaac d’une relation trop proche avec ces païens. Donc, une épouse doit être procurée par la famille d’Abraham pendant qu’en même temps, Isaac n’est pas autorisé à retourner lui-même là-bas.

La fondation pour la décision d’Abraham de procurer une épouse pour son fils et les stipulations faites sont expliquées dans le verset 7 :

« L'Eternel, le Dieu du ciel qui m'a fait quitter ma famille et le pays où elle s'était établie, qui m'a parlé et m'a promis par serment de donner ce pays-ci à ma descendance, te fera précéder par son ange pour que tu puisses emmener de là-bas une femme pour mon fils. » (Genèse 24:7.)

Avant tout, les actions d’Abraham étaient fondées sur une révélation. Dieu avait promis de faire d’Abraham une grande nation et par lui de bénir tous les pays. Il n’est pas difficile de conclure que le fils d’Abraham devait lui-même se marier et avoir des enfants. Donc, bien que n’étant pas un ordre spécifique, c’était la volonté de Dieu qu’Isaac se marie. De plus, il était déterminé qu’Isaac devait rester dans le pays de Canaan. Dieu avait promis « ce pays-ci » (verset 7) à Abraham et ses descendants.

En plus, Abraham indiqua à son serviteur de chercher une épouse pour son fils avec l’assurance que Dieu le guiderait divinement. « Son ange » serait envoyé devant lui pour préparer son chemin. Abraham ainsi agit sur une révélation qu’il avait reçue auparavant, sur que ce guidage divin serait accordé quand il serait nécessaire. Sa foi n’était pas supposition, cependant, car il a tenu compte de la possibilité que cette mission ne pourrait pas être les moyens de Dieu de réserver une femme dévote pour Isaac :

« Si cette femme ne consent pas à te suivre, tu seras dégagé du serment que je te demande de prêter; mais quoi qu'il arrive, tu ne ramèneras pas mon fils là-bas. » (Genèse 24:8.)

Quel exemple magnifique de foi en Dieu, Celui Qui guide Ses peuples ! Abraham a envoyé son serviteur, assuré que Dieu l’avait guidé par Sa parole. Abraham recherchait une épouse pour son fils, assuré que Dieu avait préparé le chemin et le ferait clairement voir. Abraham avait aussi tenu compte du fait que Dieu pourrait ne pas procurer une épouse dans le sens qu’il pensait qu’il la procurerait et donc il a tenu compte d’une intervention divine dans un autre sens.

Bien que le serment, qui a été juré, était inhabituel, arrivant autre part dans Genèse 47:29, il était, sans aucuns doutes, un acte sérieux, probablement commun à cette culture et à ce temps.204 Nous savons, par le contexte, que c’était un serment solennel et un qui devait être prit très au sérieux par le serviteur. L’importance de cette mission est ainsi soulignée.

La Recherche Accomplie (24:10-27)

Imaginez pour un moment qu’Abraham vous ait donné cette tache à accomplir. Comment feriez-vous pour trouver une épouse acceptable pour Isaac ? Quelle tâche impressionnante cela a du être ! Cela a du paraître comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Naturellement, vous vous prépareriez correctement, tout comme le serviteur l’a fait, et voyageriez vers le pays d’où Abraham était venu et où sa famille vivait toujours. La « ville où habitait Nahor » (verset 10) pourrait être Harân ou près de là (11:31-32.)

Un serviteur plus jeune aurait probablement attaqué cette tâche d’une manière différente. Je pourrais l’imaginer arrivant dans la ville, annonçant le fait qu’il travaillait pour un étranger très riche qui avait un fils à marier, beau garçon, qui serait son seul héritier. Son intention de trouver une fille à marier aurait été proclamée sur les toits, et une seule fille chanceuse serait choisie. Pour sélectionner la postulante, le serviteur aurait pu faire un concours du genre « Miss Mésopotamie. » Seules les plus belles et les plus talentueuses jeunes filles pourraient y participer, et la gagnante deviendrait l’épouse d’Isaac.

La méthodologie de ce serviteur fidèle était si différente. Quand sa petite caravane arriva à la « ville de Nahor », immédiatement il s’enquit de la volonté et des conseils de Dieu en priant :

« Alors il pria:
---Eternel, Dieu d'Abraham mon maître, veuille témoigner ta bonté à mon maître en me faisant rencontrer aujourd'hui celle que je cherche.

Voici, je me tiens près de la source et les filles des habitants de la ville vont venir puiser de l'eau.

Que celle à qui je dirai: «S'il te plaît, penche ta cruche pour me donner à boire» et qui me répondra: «Bois, et je vais aussi faire boire tes chameaux», soit celle que tu destines à ton serviteur Isaac. Ainsi je saurai que tu témoignes de la bonté à mon maître. » (Genèse 24:12-14)

La sagesse l’avait amené jusqu’ici. Il était dans la bonne ville, et au bon endroit pour observer les femmes de la ville quand elles viendraient puiser de l’eau. Mais comment pourrait-il juger la plus importante qualité d’un caractère dévot et chrétien ? Des mois, peut-être des années, d’observation pourraient être requis pour discerner le caractère des femmes qu’il interviewerait.

Le plan que ce serviteur avait imaginé témoigne de sa sagesse et de sa maturité. Dans un sens, cela semble être le genre de toison mise devant le Seigneur. Elle servirait de signe au serviteur qu’elle serait la bonne fille à approcher pour son maître, comme épouse d’Isaac. En réalité, le serviteur préférait tester la femme lui-même, plutôt que de laisser Dieu s’en occuper. Les chameaux sont connus pour être très assoiffés, spécialement après un long voyage dans le désert. Donner à boire au serviteur était une chose. Donner à boire aux serviteurs et puis abreuver les chameaux était une autre chose. Le serviteur n’avait pas prévu de demander de l’eau pour ses chameaux, seulement pour lui-même. Elle pourrait donc facilement le satisfaire, en ne se sentant pas obligée de satisfaire tous les besoins de toute la caravane. Si une femme faisait plus que ce qu’il demandait, elle serait une femme de caractère inhabituel.

C’était un plan merveilleux, et le serviteur le présenta à Dieu en prière. Cette requête inhabituelle reflétait un aperçu très profond dans la nature humaine, ainsi que la dépendance aux conseils divins. Cette pétition ne devrait pas être refusée. Effectivement, elle y fut répondue avant même que la requête fut terminée :

« Il n'avait pas encore fini de parler, que Rébecca arriva, la cruche sur l'épaule. C'était la fille de Betouel, fils de Milka et de Nahor, le frère d'Abraham.

La jeune fille était très belle; elle était vierge, aucun homme ne s'était encore uni à elle. Elle descendit à la source, remplit sa cruche et remonta.» (Genèse 24:15-16)

Rébecca était, effectivement, la femme parfaite pour Isaac. Elle était la fille de Betouel, le neveu d’Abraham. En plus, elle était une femme très belle qui avait maintenu sa pureté sexuelle – essentielle à la préservation de la graine pure. Apparemment, elle était la première à apparaître et la seule femme là à ce moment. Tout ce que le serviteur vu suggérait que cette femme était une candidate pour le test qu’il avait imaginé.

Courant vers la femme, il demanda un peu d’eau à boire. Elle répondit rapidement, abaissant sa cruche, plus retournant maintes fois au point d’eau jusqu'à ce que les chameaux furent satisfaits. Le serviteur ne parla pas jusqu'à ce que tous les chameaux aient été abreuvés. Pendant que la beauté évidente de la femme aurait satisfait les standards des hommes normaux, le test a été permit de continuer. Couvrant la femme avec des cadeaux d’or, le serviteur chercha à déterminer l’origine de sa lignée. Quand il fut satisfait avec ce qu’il avait trouvé, il se prosterna devant Dieu, Le glorifia en le remerciant pour l’avoir conduit à Rébecca et pour Sa grâce.

« Alors le serviteur s'inclina pour se prosterner devant l'Eternel.

Il dit:
---Loué soit l'Eternel, le Dieu d'Abraham mon maître, qui n'a cessé de témoigner sa bonté et sa fidélité à mon maître. Il m'a conduit dans mon voyage jusque dans la parenté de mon maître.» (Genèse 24:26-27)

Garantissant le Consentement Parental

Quand le serviteur révéra Dieu, Rébecca courut en avant pour raconter ce qu’il s’était passé et pour commencer les arrangements pour les invités qui allaient arriver. Le frère de Rébecca, Laban, nous est présenté ici.205 Sa dévotion aux choses matérielles est suggérée par sa réponse:

« Car il avait vu l'anneau et les bracelets aux poignets de sa sœur et il avait entendu Rébecca raconter ce que l'homme lui avait dit; il alla donc trouver le serviteur qui se tenait avec les chameaux près de la source.

Il lui dit:
---Viens chez nous, homme béni de l'Eternel. Pourquoi restes-tu dehors? J'ai préparé la maison et fait de la place pour tes chameaux. » (Genèse 24:30-31)

Ayant trouvé la femme qui deviendrait l’épouse d’Isaac, le serviteur avait maintenant à convaincre la famille que le fils d’Abraham était l’homme parfait pour Rébecca. Le fait qu’elle devrait déménager loin était un obstacle qui devait être surmonté par de très bons arguments. Cette tâche délicate fut habilement manipulée par le serviteur. L’urgence de sa mission fut indiquée par son refus de manger avant que le but de son voyage ne soit expliqué.

Premièrement, le serviteur s’identifia comme le représentant d’Abraham, l’oncle de Betouel (verset 34.) Cela aurait mis de coté beaucoup d’objections de ces membres de la famille, qui étaient intéressés de protéger la pureté des descendants de Rébecca. Puis le succès d’Abraham fut rapporté. Abraham n’a pas été stupide de quitter Harân, car Dieu l’avait fait prospérer énormément. Par déduction, cela témoignait de l’aptitude d’Isaac de fournir abondamment pour les besoins de Rébecca, qui ne vivait pas dans la pauvreté (versets 29,61.) Il était dit qu’Isaac était l’héritier unique de la fortune d’Abraham (verset 36.)

Si la loi de proportion peut nous enseigner quelque chose, cela doit être que ce qui est décrit dans les versets 37-49 est bien plus vital aux buts du serviteur que les versets 34-36. L’argument le plus fascinant qu’il puisse fournir était le témoignage que c’était la volonté de Dieu pour Rébecca de devenir l’épouse d’Isaac. Il a accomplit cela en racontant tout ce qui c’est passé depuis sa délégation par Abraham à la conclusion de sa recherche au point d’eau. La conclusion de la présentation du serviteur est fascinante :

« Ensuite, je me suis incliné pour me prosterner devant l'Eternel, et j'ai loué l'Eternel, le Dieu de mon maître Abraham, pour m'avoir conduit sur le bon chemin chez la petite-nièce de mon maître, afin que je la ramène pour son fils.

Et maintenant, si vous voulez témoigner une véritable bienveillance à mon maître, dites-le moi. Sinon, dites-le aussi pour que je me tourne d'un autre côté. » (Genèse 24:48-49)

La vigueur de la présentation du serviteur n’a échappé à personne. Laban et son père répondirent :

« Laban et Betouel répondirent:
---Tout cela vient de l'Eternel. Que pourrions-nous dire de plus en bien ou en mal?

Voici Rébecca: elle est là, devant toi. Prends-la, emmène-la et donne-la comme épouse au fils de ton maître, comme l'Eternel en a décidé. » (Genèse 24:50-51)

Avec la permission donnée à Rébecca d’épouser Isaac, les cadeaux de la dot furent amenés et présentés aux membres de la famille (verse 53.) A nouveau, le serviteur reconnut la main de Dieu dans ces affaires et Le révéra gracieusement (verset 52.) Avec tout en ordre, ils mangèrent et burent et le serviteur et ses compagnons passèrent la nuit.

Au petit matin, quand le serviteur exprima son désir de retourner vers son maître, la mère et le frère de Rébecca exprimèrent leurs désirs de retarder son départ. Ils savaient, sans aucuns doutes, qu’il se pourrait qu’ils ne la revoient plus jamais, et ils voulaient un peu de temps pour faire leurs adieux. Cependant, le serviteur insista pour qu’ils la laissent partir immédiatement. Rébecca fut alors consultée sur cette question, et puisqu’elle désirait partir sans délais, ils les envoyèrent avec leur bénédiction.

Cette bénédiction, avec la réponse à la revendication du serviteur que Dieu l’avait conduit à Rébecca, m’aide à comprendre pourquoi Abraham avait insisté que l’épouse d’Isaac soit obtenue parmi les membres proches de sa famille de Mésopotamie. Dans une certaine mesure, Betouel et toute sa maison devaient partager une foi en le Dieu d’Abraham. Ils ont répondu rapidement à l’évidence d’une intervention divine, comme elle a été racontée par le serviteur (versets 37-49, 50-51.) Leur bénédiction de Rébecca est, à mon avis, un reflet de leur foi en le Dieu d’Abraham et Son alliance. La bénédiction qu’ils ont prononcée est trop parallèle à l’alliance que Dieu avait promis à Abraham pour être une simple coincidence206 :

« Je la bénirai et je t'accorderai par elle un fils; je la bénirai et elle deviendra la mère de plusieurs nations; des rois de plusieurs peuples sortiront d'elle.» (Genèse 17:16)

« Ils bénirent Rébecca et lui dirent:
Toi, notre sœur, puisses-tu devenir la mère de

milliers de milliers et que ta descendance se rende

maître de tous ses ennemis! » (Genèse 24:60)

« je te comblerai de bénédictions, je multiplierai ta descendance et je la rendrai aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable au bord de la mer. Ta descendance dominera sur ses ennemis.» (Genèse 22:17)

Le Retour (24:61-67)

La mission fut accomplie, et maintenant Rébecca suivait les pas de son grand-oncle Abraham. Elle, comme lui, fut guidée par Dieu de quitter sa patrie et sa famille pour aller au pays de Canaan.

Isaac était dans les champs en train de méditer207 alors que la soirée approchait (verset 63.) Levant ses yeux, il remarqua la caravane qui arrivait. Bien que ce soit conjectural, je crois qu’Isaac, comme le serviteur auparavant, était en train de prier à propos de la tâche de lui trouver une épouse. Isaac n’avait pas pu ignorer la mission dont le serviteur avait été chargé, et sûrement il n’aurait pas pu être désintéressé de son résultat. Pour cette raison, je crois qu’Isaac priait pour le serviteur, pour que la mission réussisse. Comme dans le cas du serviteur, la prière d’Isaac a été entendue avant même qu’elle ne soit terminée.

Rébecca regarda avec intérêt l’homme qui les approchait. Elle posa des questions au serviteur à propos de lui et apprit que cet homme était son futur mari. Adéquatement, elle se couvrit avec son voile.

Le verset 66 peut sembler accidentel, mais je crois qu’il décrit un pas essentiel dans le processus de la recherche d’une épouse pour Isaac. Abraham était convaincu qu’Isaac avait besoin d’une épouse comme Rébecca. Le serviteur aussi était assuré qu’elle était celle pour Isaac et avait réussi à convaicre sa famille de ce fait. Cependant, nous ne devons pas oublier le fait qu’Isaac aussi avait besoin d’être convaincu que Rébecca était la femme que Dieu lui avait fournie. Le rapport du serviteur, bien qu’il ne fut pas répété, a du être identique à celui noté dans les versets 37-48. Nous savons du verset 67 qu’Isaac savait pour sûr que Rébecca était le bon et parfait cadeau de Dieu pour lui.

Beaucoup de choses sont comprimées dans le dernier verset de ce chapitre. Isaac a emmené Rébecca dans la tente de sa mère, et elle devint sa femme. Son amour pour elle fleurit et continua à grandir. Son mariage consola Isaac de la mort de sa mère.

Conclusion

Le chapitre 24 de Genèse est un chapitre qui est riche en leçons pour nos vies, mais j’aimerai me concentrer sur trois avenues de vérité contenues dans notre texte : la servitude, les conseils, et le mariage.

La servitude

Certains ont vu dans le chapitre 24 de Genèse un genre de Trinité. Abraham est un genre du Père, Isaac du Fils, et le serviteur du Saint Esprit. Bien que cela puisse être une bonne pensée religieuse, il ne me semble pas être le cœur du message pour les Chrétiens aujourd’hui. Aussi, l’analogie semble se décomposer fréquemment.

Plutôt que de le voir comme un genre d’Esprit, je vois le serviteur comme un modèle pour chaque Chrétien, car la servitude est un des caractères fondamentaux du service chrétien :

« Il ne doit pas en être ainsi parmi vous! Au contraire: si quelqu'un veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur,

et si quelqu'un veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous. » (Marc 10:43-44)

Le serviteur d’Abraham a été remarqué par son obéissance avide et son application des instructions qui lui avaient été données. Il a diligemment poursuivit sa tâche, ne mangeant pas, ne se reposant pas avant qu’elle soit finie. Il y avait un sens d’urgence, peut-être une réalisation que son maître croyait qu’il ne restait pas beaucoup de temps. Au moins il était convaincu que son maître sentait que le sujet était urgent. La diplomatie du serviteur était évidente dans son traitement de Rébecca et de sa famille. Peut-être les deux traits les plus frappants de ce serviteur sont sa sagesse et son dévouement. Il est clair qu’Abraham a donné à cet homme une grande autorité, car il contrôlait tout ce qu’il possédait (24:2.) Pour cette tâche, il lui a été donné aussi beaucoup de liberté à utiliser comme il voulait pour trouver une épouse pieuse. Seule deux lignes de limite furent tirées : il ne pouvait pas choisir une femme cananéenne, et il ne pouvait pas ramener Isaac en Mésopotamie. Le plan que le serviteur conçu pour déterminer le caractère des femmes au point d’eau était un chef-d’œuvre.

Peut-être le trait le plus frappant de tout était son dévouement pour son maître et le Maître de son maître. La prière et la vénération marquent cet homme comme étant une tête au-dessus de ses collègues. Il était un homme avec une confiance personnelle en Dieu et qui donnait la gloire à Dieu. Ce serviteur dévot nous laisse avec un exemple de servitude surpassée seulement par le « serviteur souffrant », le Christ, notre Christ Jésus Christ.

Les conseils

La plupart d’entre nous avons déjà trouvé un (e) compagnon (e) pour notre vie mariée. Nous devrions donc considérer ce passage dans un contexte plus large de conseils que Dieu fournit à Ses enfants. Peut-être aucun autre passage du Vieux Testament n’illustre autant la main guidante de Dieu que cette portion du Livre de Genèse.

Premièrement, nous voyons que Dieu dirige les hommes par les Écritures. Nulle part n’est-il ordonné impérativement à Abraham d’aller chercher une épouse pour son fils, mais il agit sur la claire interférence d’une révélation. Abraham devait devenir une forte nation par son fils, Isaac. Donc, Isaac devait avoir des enfants, et cela nécessitait une épouse. Puisque ses descendants devraient être fidèles à Dieu et respecteraient Son alliance (18:19), l’épouse devait être une femme pieuse. Cela impliquait qu’elle ne pouvait pas être cananéenne. Et, puisque Dieu avait promit « ce pays-ci », Isaac ne devait pas retourner en Mésopotamie.

Deuxièmement, nous voyons que Dieu guide Ses enfants une fois qu’ils sont en route par « Son ange » (24:7.) Je crois que tous les vrais Chrétiens sont guidés par le Saint Esprit (Romains 8:14.) IL nous prépare le chemin pour que nous marchions selon Sa volonté et pour sentir Ses directions. Nous devons continuer à marcher dans la foi, tout comme Abraham l’a fait, sachant que Dieu nous dirige.

Troisièmement, la volonté de Dieu fut reconnue par la prière. Le serviteur a soumit un plan à Dieu dans lequel la femme qui devait devenir l’épouse d’Isaac serait évidente. Ce n’était pas une blague, mais plutôt un test de caractère. Le serviteur pouvait ici déterminer le caractère des femmes qu’il rencontrerait. Providentiellement, Dieu (à travers des circonstances) amena la femme parfaite au serviteur, et par son action généreuse d’abreuver les chameaux, elle prouva qu’elle était Son choix pour être l’épouse d’Isaac.

Finalement, la volonté de Dieu fut reconnue par la sagesse. Il n’y a aucuns doutes qu’Abraham envoya son serviteur, le plus vieux et celui en qui il avait le plus confiance, à cause de son jugement. Il obéit et est allé à la « ville de Nahor » et s’installa à coté du point d’eau où toutes les femmes de la ville devaient venir quotidiennement. Humblement il pria pour des conseils, mais sagement il proposa un plan qui testerait le caractère des femmes qu’il rencontrerait. Il n’y eut pas de révélations spectaculaires, il n’y en avait pas besoin. La sagesse pouvait détecter une femme de grande valeur.

Le mariage

Pour ceux d’entre nous qui ne sommes pas mariés ou qui sont et ont des enfants qui font face à ce choix, beaucoup de principes fournissent des évidences pour cette histoire de la sélection d’une épouse dévote pour Isaac.

Premièrement, un (e) compagnon (e) dévot (e) ne devrait être recherché (e) que quand il est certain que le mariage accomplira les buts que Dieu a pour nos vies. Isaac avait besoin d’une femme car il devait devenir un mari et père pour réaliser sa part dans le fonctionnement de l’alliance de Dieu avec Abraham. Bien que ce soit normal pour les hommes de se marier, n’oublions pas que la Bible nous informe que de temps en temps le but de Dieu est de garder quelque uns de Ses serviteurs célibataires (1 Corinthiens 7:8-24.) Le mariage ne devrait être recherché que pour ceux qui accompliront le but de Dieu en ayant un (e) compagnon (e) et, peut-être, une famille.

Deuxièmement, si nous devons avoir un (e) compagnon (e) dévot (e), nous devons attendre le moment que Dieu choisira. Si souvent j’ai vu des hommes et des femmes qui se marient trop vite, craignant que le temps pour se marier les passe. Ils ont marié ceux qui sont non-croyants ou pas prêts à s’engager parce qu’ils ont conclu que n’importe qui est mieux que personne. Isaac avait 40 ans quand il s’est marié. Par certains standards, c’était à peu près 10 ans trop tard (Genèse 11:14,18,22.) Il vaut mieux attendre pour le (a) compagnon (e) que Dieu a choisit.

Troisièmement, si nous devons avoir un (e) compagnon (e) dévot (e), nous devons chercher au bon endroit. Abraham instruisit son serviteur de ne pas chercher une épouse parmi les Cananéenes. Il savait que sa famille révérait Dieu et que leurs descendants partageraient la même foi. C’est là que le serviteur alla chercher. Pas d’importance qu’il ait eu beaucoup de kilomètres poussiéreux entre eux.

Je ne sais pas pourquoi les Chrétiens pensent qu’ils trouveront un (e) compagnon (e) croyant (e) dans un bar pour célibataires ou d’autres endroits comme ça. Je n’ai pas de problèmes avec des Chrétiens allant dans un collège chrétien ou faisant partis d’un groupe d’une église chrétienne dans l’espoir de trouver là un partenaire. Si nous espérons trouver un (e) compagnon (e) dévot (e), cherchons où les vrais Chrétiens devraient être. Si Dieu n’en fournit pas un (e) de cette façon, IL peut certainement en fournir un (e) par Sa façon souveraine.

Quatrièmement, si vous voulez un (e) compagnon (e) dévot (e), vous devez chercher des qualités pures. Je remarque que le serviteur d’Abraham n’a pas évalué Rébecca sur son apparence physique. S’il l’avait fait, elle aurait gagné haut la main (24:16.) Pour le serviteur, la beauté était quelque chose de bien, mais ce n’était pas fondamental. La femme qu’il cherchait devait être une qui croyait en le Dieu d’Abraham et qui était vierge. Essentiellement, elle devait être une femme qui manifestait un caractère chrétien, comme reflété dans sa réponse à la requête pour de l’eau. Le serviteur connaissait par expérience et sagesse les qualités qui sont les plus importantes dans un mariage heureux. Etre seulement une femme qui croyait en le Dieu d’Abraham ne suffisait pas. Simplement parce que quelqu’un est Chrétien ne le (la) qualifie pas pour le mariage.

Cinquièmement, celui (le) qui trouverait un (e) compagnon (e) dévot (e) devrait être disposé à faire attention aux conseils de Chrétiens plus vieux et plus sages. Avez-vous remarqué qu’Isaac n’a presque rien eu à faire en ce qui concerne se chercher une épouse ? Isaac, s’il avait été laissé à lui-même, n’aurait jamais trouvé Rébecca. La première fille mignonne ou la première femme qui aurait proclamé sa foi en Dieu aurait été adéquate. Le serviteur ne voulait pas se contenter de seconde classe. Non seulement Abraham et son serviteur faisaient parti de l’affaire, mais la famille de Rébecca a aussi du être convaincue de l’intervention de Dieu. Toutes personnes refusant les conseils de dévots Chrétiens, qui sont plus agés et plus sages, sont en route pour avoir leurs cœurs brisés.

Finalement, celui qui trouverait un (e) compagnon (e) dévot (e) devrait agréer à mettre leurs émotions en dernière position. Regardez à nouveau au verset 67 :

« Là-dessus, Isaac conduisit Rébecca dans la tente de Sara[d], sa mère; il la prit pour femme et il l'aima. C'est ainsi qu'il fut consolé de la mort de sa mère. » (Genèse 24:67)

Avez-vous remarqué que l’amour vient en dernier, pas en premier, dans ce chapitre ? Isaac a apprit à aimer sa femme au cours du temps. L’amour est venu après le mariage, pas avant. Cela m’amène à un principe que beaucoup de conseillers chrétiens soulignent souvent : L’AMOUR ROMANTIQUE N’EST JAMAIS LA BASE POUR UN MARIAGE – MARIAGE EST LA BASE POUR L’AMOUR ROMANTIQUE.

Ici nous voyons une très bonne raison pour un Chrétien décidant de ne jamais fréquenter un non-croyant. Un Chrétien devrait examiner soigneusement toutes personnes avant qu’il ou qu’elle ne commence à considérer à sortir avec eux. Fréquenter souvent entraîne problèmes émotionnels et attractions physiques. L’amour romantique est un sentiment émotionnel merveilleux, mais il ne soutiendra jamais un mariage. Ne vous mettez jamais dans une situation où l’amour romantique peut grandir avant que vous ne soyez certains que vous voulez qu’il grandisse.

Tout dans notre culture va au contraire de ce principe. Les sentiments romantiques sont exploités par Madison Avenue et nous sont continuellement jetés aux yeux, dans un spot light excitant, sur notre poste de télé. L’amour est merveilleux, un don de Dieu, mais laissez l’amour venir en dernier, pas en premier, si nous voulons trouver un (e) compagnon (e) dévot (e).

Je crois que Dieu a une personne spéciale choisie de l’éternité passée comme compagnon (e) pour ceux à qui IL a un mariage prévu. Je crois que Dieu nous guidera sûrement vers cette personne en utilisant les Ecritures, les prières, les conseils, la sagesse et Son intervention providentielle. Je crois que nous serons capables de reconnaître cette personne, convaincus surtout par le fait qu’elle a manifesté un caractère dévot. Que Dieu nous aide à encourager nos enfants et nos amis à faire confiance à Dieu et à LUI obéir dans la sélection d’un (e) compagnon (e). Pour ceux d’entre nous qui sommes mariés, que Dieu nous permette d’être le (a) compagnon (e) dévot (e) que Sa Parole nous dit nous devrions être.


202 Ann Landers, “Men vs. Women--and Vice Versa,” Reader’s Digest, March, 1969, p. 59.

203 A nearly identical expression is to be found in Genesis 18:11, referring to Abraham’s agedness at 100. Later, in 25:8 Abraham is said to have died at a “ripe old age” of 175.

204 Some explanations of this oath have gone beyond the facts. The remarks of Stigers seem to reflect the most careful and balanced explanation: “Genesis 24:2 and 47:29 have a strange form of the oath, the hand of the one from whom an oath is taken being put under the thigh of the person taking the oath. No data from contemporary times have as yet come to light to explain this action, but conceivably it might appear one day from the land of Haran from which Abraham came, or perhaps from Canaan. But--and this is important--no explanation of the meaning of the manner is presented; however, it does appear to represent a serious, important matter going beyond the casual promise. It is related not to show its importance, but as part of an understood, legitimate custom, though unexplained, which no second party legitimately could refuse, and therefore we must perceive this to be an eyewitness account.” Harold G. Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), p. 16.

205 Students of Scripture have observed that Laban, the brother, seems to wield more authority than Bethuel, the father. Stigers remarks help explain this phenomenon:

The response of the family is interesting, for not the father, but the brother, speaks first. We may conclude then, that Laban has the stronger position and a definite function in the family equal to that of the father. Afterward, it was Laban and the girl’s mother who received gifts. The Nuzu tablets throw light on the arrangement. What is seen in Rebekah’s household is a fratriarchy or the exercise of family authority in Hurrian society by which one son has jurisdiction over his brothers and sisters. So Laban with his mother decides to put the matter of prompt departure up to Rebekah (v. 58). This independence of action is also reflected in the Nuzu documents concerning the wife of one Hurazzi who said, ‘With my consent my brother Akkuleni gave me as wife to Hurazzi.’ This parallels the biblical incident as to circumstances of the question to the bride, the decision by Laban to ask her, and her answer. (Stigers, Genesis, p. 201.)

206 I must therefore disagree with Kidner, who views the similarity as accidental or unintentional: “The family of Rebekah little knew that their conventional blessing echoed God’s pregnant words to Abraham (22:17).” Derek Kidner, Genesis (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967), p. 149. Rather, I would concur with Stigers, who writes: “When they called for a myriad of thousands for Rebekah, they were asking for boundless numbers of God’s people, in harmony with 12:2a and 22:17. When they spoke of descendants possessing the gates of their enemies, they were calling for, even predicting, the ultimate triumph of the people of God, the Israelites (cf. Rev. 4:10; 12:5; 20:4). It is thus seen why Abraham sent to Padan-Aram for a wife for Isaac: these people shared the same hope.” Stigers, Genesis, p. 201.

In the light of Joshua 24:2, we must not make too much of the “faith” of Abraham’s relatives in Mesopotamia: “. . . Thus says the LORD, the God of Israel, ‘From ancient times your fathers lived beyond the River, namely, Terah, the father of Abraham and the father of Nahor, and they served other gods.’” We know, for example, that Laban possessed household gods, which Rachel took when Jacob left to return to Canaan (Genesis 31:30-32). Nevertheless, it seems that Bethuel and Laban acknowledged the God of Abraham (cf. 24:51) and were thus somewhat less affected by the pagan religions than the Canaanites.

207 “The verb translated meditate (suah) is found as yet only here, so its meaning is uncertain. But as LXX understood it so, and a similar form siah can mean this, the translation is eminently reasonable.” Kidner, Genesis, p. 149.


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