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La Revue Internet Des Pasteurs, Fre Ed 45, Edition de l’automne 2022

Un ministère de…

Author: Dr. Roger Pascoe, President,
Email: [email protected]

I. Renforcement De La Prédication Par Exposition : Prêcher Les Evangiles Du N.T., Pt. 4

Alors que prêcher le récit du N.T. n'est pas aussi complexe d'un point de vue homilétique que prêcher récit de l'AT., il y a tout de même des pièges, que des principes herméneutiques solides et une méthodologie homilétique nous aideront à éviter.

1. Sélection de Texte. Comme pour toute sélection de texte, prêchez toujours une unité de pensée complète dans son contexte et conforme à ce que l'auteur original avait l'intention de communiquer. Je recommande de prêcher à travers des livres entiers de la Bible, plutôt que de choisir des passages sans rapport chaque semaine. À cet égard, il est recommandé d'écrire la structure de l'ensemble du livre. Cela vous donne une feuille de route pour savoir où vous allez avec votre série de sermons et où chaque unité de pensée commence et s'arrête.

Puisque les évangiles sont une collection d'épisodes, une façon d'y trouver des unités de pensée est de rechercher un changement de lieu, un changement d'audience, un changement de message ou d'activité. Ce sont de bons indicateurs de début et de fin d'une unité de pensée. Une autre approche consiste à vous demander si le passage que vous avez sélectionné à un thème spécifique, complet et clair dans son contexte.

Généralement, il est préférable de prêcher une unité entière de pensée en un sermon. Mais, si une unité de pensée est trop grande pour être couverte en un seul sermon, vous pourriez être sage …

Soit : Subdiviser l'ensemble du récit en épisodes et relier chaque épisode au précédent au fur et à mesure que vous les prêchez.

Ou : Souligner les points principaux du passage

Ou : Prêcher le message de l'épisode entier en vous basant sur un verset particulier ou quelques versets qui résument l'idée du passage entier.

Quelle que soit la manière dont vous décidez de prêcher une unité de pensée (que ce soit dans son ensemble ou en plus segments petits), veillez à toujours l'interpréter et à la prêcher d'une manière cohérente avec cette section entière du livre et le cadre plus large du livre en tant qu’ensemble. C'est là qu'un aperçu de la structure du livre vous sera très utile.

2. Séries de Sermon. Dans certains cas, les évangiles peuvent très bien être décomposés en séries de sermons distincts. – ex : …

(1) Le Sermon sur la montagne (Matt. 5-7).

(2) Les trois "sept" de l'évangile de Jean …

a) Sept dialogues significatifs (discours) - Jn. 3 :1-21 ; 4 :1-42 ; 7 :53-8 :11 ; 13 :1-17 ; 18 :33-19 :11 ; 20 :1-31 ; 21 :15-25.

b) Sept actions surnaturelles (miracles) – Jn. 2 :1-11 ; 4 :46-54 ; 5 :1-47 ; 6 :1-14 ; 6 :16-21 ; 9 :1-41 ; 11 :1-44.

c) Sept auto-déclarations (déclarations "je suis") – Jn. 6 :22-71 ; 8 :12 ; 10 :1-9 ; 10 :10-18 ; 11 :25-27 ; 14 :1-6 ; 15 :1-6.

De cette façon, vous pouvez être fidèle à l'intention de l'auteur mais ne pas vous sentir obligé de prêcher tout le livre.

Comme pour toute série qui ne suit pas nécessairement la séquence de l'auteur, il faut veiller à toujours interpréter et appliquer ces messages conformément à l'Évangile dans son ensemble. Goldsworthy suggère que «la structure de l'Évangile devrait au moins être dans notre réflexion lors de la planification d'une série. La série pourrait viser à mettre en évidence cette structure en montrant la succession des accents et des points critiques. Une série sur un groupe de paraboles ou de miracles devrait faire ressortir leur fonction dans le plan général et les objectifs de l'Evangile » (Goldsworthy, Preaching the Whole Bible as Christian Scripture, 231).

3. Articuler le thème. Les récits ont des thèmes, tout comme les passages didactiques. Le thème d'un texte est une déclaration qui exprime tout le point théologique du passage, généralement en une seule phrase. L'énoncé du thème (parfois appelé énoncé propositionnel) d'une unité de pensée dirige alors le développement du sermon, en le maintenant en cohérence avec le thème du passage choisi et le thème de l'Évangile dans son ensemble. Parfois, les évangélistes énoncent explicitement le but d'un récit (ex : Lc. 16 :13 ; Lc. 19 :10).

4. La structure du sermon d’un récit de l'Évangile. Comme pour les autres genres, c'est un bon principe de structurer vos sermons dans les récits évangéliques d'une manière qui respecte la forme littéraire du texte de sorte que la forme littéraire façonne votre forme de sermon. Tout comme chaque passage biblique a une structure, nos sermons doivent avoir une structure. La structure du texte dicte la structure du sermon. Ainsi, tout comme la forme (dans ce cas, la forme narrative) du texte contrôle la structure du texte, la forme du texte contrôle la structure du sermon. Comme pour les autres récits de la Bible, les récits évangéliques tirent leur structure des « mouvements » (ou « scènes ») du texte.

Quelle que soit l'approche que vous décidez d'adopter dans la prédication des récits des évangiles (y compris les paraboles), je vous recommande de structurer vos sermons de la même manière que vous structurez tout autre sermon par exposition - c'est-à-dire avec un énoncé du thème qui résume le récit dans son ensemble et un plan de sermon qui exprime les points théologiques du récit au fur et à mesure de sa progression.

5. Suggestions pour la prédication des parables. Il y a différentes manières de prêcher les paraboles telles que :

(1) Les regrouper par type – ex : …

(a) Paraboles évangéliques (ex : Matt. 7 :24-27).

(b) Paraboles sur la vie dans le royaume (ex : Matt. 13 :1-9 ; Matt. 13 :24-30).

(c) Paraboles eschatologiques (ex : Matt. 25 :1-13).

(2) Les regrouper par un thème commun – ex : …

a) La préparation de soi pour l'éternité - comme chez le riche fermier (Lc 12 :16-21) et le gestionnaire malhonnête (Lc. 16 :1-13).

b) La joie de Dieu de sauver des personnes perdues - comme dans la brebis perdue, la pièce perdue et le fils perdu (Lc. 15 :1-32).

(3) Paraboles parallèles et contrastées – c'est-à-dire des paraboles avec un sujet commun racontées sous des angles différents. Par exemple, le sujet de servir Dieu avec les ressources spirituelles qu'il nous a données – ex : …

a) Les dix serviteurs et les dix mines (Lc. 19 :11-27).

b) Les trois serviteurs et les talents (Matt. 25 :14-30).

Votre approche globale de la prédication des paraboles devrait être de dupliquer l'intention originale de la parabole (c'est-à-dire d'illustrer un besoin ou un problème particulier) en attirant d'abord le public dans l'histoire (c'est-à-dire en clarifiant leur compréhension de la parabole), puis en appliquant le point de l'histoire à votre public en exposant un besoin ou un problème contemporain équivalent avec l'intention de provoquer une réponse appropriée.

Voici quelques questions utiles à vous poser lors de la préparation d'un sermon sur une parabole :

(1) Quel est le point général / l'idée maîtresse de la parabole ?

(2) Quelle nouvelle perspective ou vérité expose-t-elle ?

(3) Qui en sont les auditeurs - les disciples, la foule, les chefs religieux ?

(4) Quand et comment les auditeurs se voient-ils dans l'histoire et quelle réaction produit-elle en eux ?

(5) Quel dispositif littéraire utilise-t-elle ? Est-elle allégorique ou métaphorique dans sa structure et, si oui, quel en est le but ?

(6) La parabole présente-t-elle un contraste ou une comparaison ? Si oui, quel est le contraste ou la comparaison et quel en est le but ?

(7) Quel aspect de l'enseignement de Jésus sur le royaume de Dieu la parabole aborde-t-elle ?

(8) Quels sont les défis d'interprétation de la parabole ?

(9) Quelles sont les scènes progressives de la parabole qui vous aident à structurer votre sermon ? Par exemple, la parabole de l'homme riche et de Lazare (Lc 16 :19-31) se développe à travers deux scènes et discours contrastés :

(i) Le contraste des modes de vie terrestres (19-21) et des destinées éternelles (22-23).

(ii) Le contraste des récompenses éternelles et des réalités (24-31)

Un autre exemple est la parabole du fils prodigue (Lc 15 :11-32) qui se développe à travers quatre scènes :

(i) Le partage de l'héritage et le départ vers un pays lointain (11-13a).

(ii) L’immersion dans la pauvreté et l'ignominie (13b-16).

(iii) La prise de conscience et le retour (17-21).

(iv) Le repentir et l'accueil (22-32).

(10) En quoi l'histoire de la parabole est-elle pertinente pour votre public contemporain ?

Après avoir fait tout votre travail exégétique et herméneutique, commencez à préparer votre sermon. Il y a une grande flexibilité dans la forme et le style pour prêcher des paraboles. Toutes les options valables pour la prédication des récits s'appliquent à la prédication des paraboles, puisqu'il s'agit d'un sous-ensemble des récits, progressant du cadre à la résolution en passant par le problème et le point culminant.

Etant donné la complexité des paraboles (c'est-à-dire leur contexte ; leurs multiples niveaux de sens à la fois littéraux et allégoriques ; leur objectif ; et leur application), et étant donné la créativité des paraboles elles-mêmes, il est sage de les prêcher avec un esprit ouvert et un certain degré de créativité quant à la forme de sermon - par ex : un monologue dramatique ; identification avec un point de vue ; paraphrase en langage contemporain.

En règle générale, l'efficacité d'une parabole est due au fait que le « point culminant » n'arrive qu'à la fin, moment auquel ceux qui pourraient réagir négativement à son propos ont été entraînés dans l'histoire. Parce que les paraboles tiennent leur « point culminant » jusqu'à la fin, il serait logique de les prêcher de cette façon.

II. Renforcement Du Leadership Biblique
« Le Ministère De La Réconciliation, Pt. 4 (Suite) : Un Appel Pour La Réconciliation Du Peuple De Dieu Avec Le Ministre De Dieu » (2 Cor. 6 :11-7 :16)

Ceci est le dernier épisode de notre étude de ce passage. Dans les deux dernières éditions de ce Journal, nous avons couvert 2 Corinthiens 6 : 11-18 (édition 43, printemps 2022) et 2 Corinthiens 7 : 1-4 (édition 44, été 2022) dans lesquels nous avons abordé les trois premières sections du passage :

1. Un appel pastoral d'amour (6 :11-13).

2. Un appel pastoral d'avertissement (6 :14-18).

3. L'application de l'appel pastoral (7 :1-4).

Dans cette édition, nous continuons avec la dernière section…

4. Contexte et résultat de l'appel pastoral (7 :5-16). Il devient maintenant clair que tout le passage de 2 :14 à 7 :4 a été une digression dans le flux de pensée de 2 :13. Permettez-moi de l'illustrer en mettant les deux sections ensemble : 2 :12 Au reste, lorsque je fus arrivé à Troas pour l’Evangile de Christ, quoique le Seigneur m’y eût ouvert une porte, 2 :13 je n’eus point de repos d’esprit, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frère. C’est pourquoi, ayant pris congé d’eux, je partis pour la Macédoine.7 :5 Car, depuis notre arrivée en Macédoine, notre chair n’eut aucun repos…”. Ainsi, reprenant le flux de pensée de 2 : 12-13, Paul explique maintenant que lorsqu'il n'a pas trouvé Tite à Troas comme il l'avait prévu et n'ayant pas de repos dans son esprit, il a quitté Troas pour la Macédoine dans l'espoir d'y trouver Tite, ce qu'il a fait (7 :5-6). Paul était impatient de rencontrer Tite afin de recevoir de lui des nouvelles de son propre bien-être et de celui des Corinthiens, y compris, surtout, leur réponse à sa « lettre attristant » que Tite leur avait remise. Il raconte maintenant ses retrouvailles avec Tite en Macédoine et le réconfort qu'il a reçu du rapport de Titus (7 :7-16).

Une question qui se pose est : pourquoi Paul a-t-il fait une si longue digression de 2 :14 à 7 :4 ? Certains ont proposé que 2 :14 à 7 :4 est, en fait, une insertion d'une autre lettre, mais tel, je pense, n'est pas le cas. D'autres soutiennent que c'est ainsi que les lettres sont écrites - elles ne suivent pas nécessairement un schéma systématique et logique. Bien que cela soit vrai, ce n'est pas, je pense, le cas ici. Alors que le passage étendu de 2 :14 et 7 :4 est une digression, il n'est en aucun cas déconnecté, comme certains l'affirmeraient, du courant principal de la pensée. En effet, le récit de Paul sur sa rencontre avec Tite constitue la toile de fond de ses appels et instructions aux Corinthiens dans la digression. Cela aide notre compréhension de cette digression pour se rappeler qu'elle a été écrite après coup, comme le montre clairement cet arrière-plan de l'appel pastoral. Paul savait déjà ce que Tite lui avait rapporté quand il a écrit la digression. Ainsi, la digression nous montre que, d'une part, Paul est ravi par le rapport de Titus, mais, d'autre part, il avait évidemment encore des problèmes à résoudre à Corinthe. Dieu fournit certainement au ministre de la joie et des victoires dans le ministère, mais en même temps, la victoire dans le ministère n'est pas sans défis.

En fin de compte, Paul apprend de Tite que sa lettre attristant aux Corinthiens a abouti à un résultat merveilleusement positif comme suit :

(a) Le découragement de Paul à propos de sa situation se transforme en réconfort grâce à la communion de Tite (7 :5-6). 5 Car, depuis notre arrivée en Macédoine, notre chair n’eut aucun repos ; nous étions affligés de toute manière : luttes au dehors, craintes au dedans. 6Mais Dieu, qui console ceux qui sont abattus, nous a consolés par l’arrivée de Tite. Les tribulations corporelles et mentales de Paul continuèrent lorsqu'il arriva en Macédoine (cf. 4 :8-9 ; 11 :22-33). Il a fait face à des « conflits » externes (peut-être des attaques spirituelles ; peut-être physiques) et à des « peurs » internes (peut-être de l'anxiété quant à la façon dont les Corinthiens auraient pu recevoir la lettre de Tite et Paul, d'autant plus que Tite n'était pas revenu comme prévu.

Les serviteurs de Dieu ne sont pas à l'abri des calamités, de l'opposition et des soucis, « mais Dieu » fait toute la différence. Il « console les affligés » (cfr. 1 :3-7 ; cf. Ps. 34 :18) et il a consolé Paul dans ce cas. Au milieu de ses conflits extérieurs et de ses peurs intérieures, Paul a été réconforté « par l'arrivée de Tite » (6b) - par la réalisant qu’il était en sécurité et par la retrouvaille personnelle avec son collègue dans le ministère, surtout à la lumière de l'opposition et de la solitude qu'il a vécue. C'est un grand encouragement dans le ministère que d'avoir des collègues dont vous pouvez recevoir du réconfort dans les moments difficiles et avec qui vous pouvez jouir de la communion.

Ainsi, le découragement de Paul au sujet de sa situation se transforme en réconfort par l'arrivée de Tite et sa communion avec lui. Et …

(b) Le chagrin de Paul à propos de leur péché se transforme en joie par leur réponse (7 :7-13a). “…Mais, outre notre consolation, nous avons été réjouis beaucoup plus encore par la joie de Tite, dont l’esprit a été tranquillisé par vous tous. Il nous a raconté votre ardent désir, vos larmes, votre zèle pour moi, en sorte que ma joie a été d’autant plus grande.” (2 Cor. 7 :7). Paul a été encouragé par leur réponse à Tite – “…par la consolation que Tite lui-même ressentait à votre sujet.”

Paul a été réconforté (7 : 7a) par le fait que Tite et la lettre qu'il avait apportée de Paul avaient été bien accueillis par l'église de Corinthe, que son collègue dans le ministère avait été bien traité par eux et que leur réponse à la mission de Tite (c'est-à-dire la remise de la lettre de Paul) était positive. Ce fut une source de grand réconfort pour Paul. Et Paul "s’est réjoui encore plus" de leur réponse à lui.

First, he rejoices even more because of their response to him personally (7:7b) as indicated in:

(i) « …votre zèle …pour moi. » Ils voulaient voir Paul et, vraisemblablement, arranger les choses, renouer des relations.

(ii) « …votre tristesse… pour moi. » Ils étaient évidemment désolés de ce qui s'était passé.

(iii) “…votre zèle pour moi.” Maintenant, leur distance relationnelle avec Paul est remplacée par un zèle pour lui - pour faire ce qu'il leur avait demandé et, peut-être, même pour le défendre.

Deuxièmement, il se réjouit encore plus à cause de leur réponse envers lui spirituellement (7 :8-12). Paul semble avoir eu du mal à gérer cela : « Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m’en repens pas. Et, si je m’en suis repenti, car je vois que cette lettre vous a attristés, bien que momentanément, - je me réjouis à cette heure, … » (7 :8-9a). D'une part, Paul semble avoir d'abord regretté de leur avoir écrit la lettre « douloureuse », car il ne voulait pas leur causer de chagrin. Pourquoi cela ? Peut-être ne voulait-il pas qu'ils répondent de la mauvaise manière à sa lettre. Peut-être avait-il peur d'avoir été trop dur et de perdre leur attention. Peut-être qu'il a eu du mal, en tant que pasteur, à résoudre le problème d'une part, tout en ne voulant perdre leur relation d'autre part.

Ce sont toujours là les risques de confrontation et de lutte auxquels les pasteurs sont confrontés - sachant ce qui doit être fait et pourtant risquant d'être rejetés. C'est pourquoi nous devons toujours « dire la vérité avec amour » (Éph. 4 : 15), ne jamais « dominer » les autres (1 Pierre 5 : 3), ne jamais piétiner les gens, que ce soit par colère ou par supériorité spirituelle. Mais une fois qu'il leur eut écrit, il fut content de l'avoir fait parce que leur chagrin fut de courte durée, « seulement pour un temps » (7 :8b), et parce que leur chagrin conduisit à la repentance. – « je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance » (7 :9a).

Pourquoi leur chagrin a-t-il conduit à la repentance ? « Car vous avez été attristés selon Dieu. » (7 :9b). Leur tristesse pour ce qui s'était passé (dans le péché qui était permis parmi eux et dans leur relation avec Paul) était une tristesse selon la volonté de Dieu, produite par Dieu. Ce n'était pas seulement un sentiment momentané de regret, mais une profonde œuvre de Dieu en eux. Le résultat de la tristesse comme Dieu l'a voulu était « afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. » (7 :9c). La tristesse qui est selon Dieu n'est pas sans but - elle n'a pas d'effet négatif ; cela n'aboutit pas à des relations rompues (comme Paul l'a peut-être inquiété) ; il ne les prive de rien, mais rend plutôt ce qui a été perdu. Non, c'est bénéfique à tous points de vue - ça donne de l'espoir, redonne de la joie, réconcilie les relations, etc. En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. (7 :10). C'est le ministère de la réconciliation, qui a pour objet “la tristesse selon Dieu” mène au monde. « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais. »

“La tristesse selon Dieu” a une cause et un résultat entièrement différents de la « tristesse se le monde. » La tristesse selon monde mène à la mort (cf. 2 Cor. 2 :16) tandis que la tristesse selon Dieu mène à la vie. C'est le contraste. La tristesse selon le monde est causée par les circonstances (perte, échec, etc.) ; la tristesse selon Dieu est causée par le péché. La tristesse selon le monde entraîne des relations rompues, le désespoir, peut-être même la mort (par exemple, le suicide) ; la tristesse selon Dieu aboutit au salut, à la vie, à la paix du cœur, à la joie, aux relations restaurées, à la réconciliation.

« La tristesse selon Dieu » n’est une tristesse pour soi mais envers Dieu. C’est (lit.) une « tristesse selon Dieu »« selon Dieu » (7 :11a) – une tristesse produite par Dieu et en réponse à Dieu. Par conséquent, la tristesse selon Dieu conduit à une véritable repentance du péché - un détournement du péché qui perturbe notre relation avec Dieu et un retour à Dieu dans la foi - et elle recherche la réconciliation avec Dieu et avec ses semblables. Ce type de tristesse et de repentir est le fondement de notre salut.

D’autre part, « la tristesse selon le monde, » ne restaure pas. Il ne peut pas restaurer ce qui est perdu. Il ne peut pas défaire ce qui est fait. Il ne peut donner le repos de la conscience et la paix. Il ne peut pas donner la vie spirituelle. Elle ne produit que de l'amertume, de la culpabilité, du désespoir et du regret. Mais la tristesse selon Dieu est une tristesse pour le péché qui produit la repentance et conduit au salut, que l'on ne regrette jamais, car il en résulte une relation restaurée avec Dieu. De plus, le résultat de la tristesse selon Dieu est que vous ne vivez pas le reste de votre vie dans un état de regret pour ce qui aurait pu se passer. Au contraire, le salut et la restauration de votre relation avec Dieu et les uns avec les autres sont telles que vous ne regrettez jamais d'avoir pris cette décision.

Mais pourquoi Paul parle-t-il d'une telle repentance en disant qu’elle conduit au « salut » alors qu'il s'adresse à des aux croyants ? Il parle de la « repentance » de ces croyants, dont la nature « conduit au salut ». Bien qu'ils soient chrétiens et qu'ils aient été sauvés, leur repentance était de la même nature que celle qu'ils ont exprimée à l'origine lorsqu'ils ont été sauvés. Paul ne suggère pas qu'ils ont été sauvés et perdus et maintenant à nouveau sauvés, mais plutôt que leur repentance était une véritable indication de leur salut ; elle les a entièrement restaurés à une bonne relation avec Dieu.

Un ministre de la réconciliation travaille et recherche la tristesse selon Dieu exprimée dans une repentance authentique et salvatrice. Il traite la confrontation de telle manière qu'elle produit une tristesse selon Dieu qui (i) ne rompt pas leur relation ; et (ii) produit un résultat spirituel permanent.

Maintenant, Paul décrit à quoi ressemble vraiment la tristesse selon Dieu (d'une manière pieuse) ; quels changements elle produit ; à quoi ressemble la nature de la vraie repentance : « Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! » (7 :11a). La repentance authentique produit une transformation complète dans la façon dont on pense et agit. Les Corinthiens ont maintenant la faculté de faire ce qui est juste devant Dieu. Au lieu d'observer passivement un comportement pécheur parmi eux et de s'en vanter, ils sont maintenant stimulés à agir pour Dieu. Comment ce sérieux, cette diligence s'exprime-t-il dans leur pratique et leur attitude ? Paul donne sept caractéristiques…

i) « Quelle justification » (7 :11b) – l'église est innocentée de complicité dans ce péché.

ii) « Quelle indignation » (7 :11c) – colère contre le péché. Ils le voyaient maintenant pour ce que c'était et ils étaient justement indignés que cela se soit produit parmi eux et qu'ils l'aient toléré. C'est pour ça que nous devrions être en colère - le péché !

iii) « Quelle crainte » (7 :11d) – crainte du châtiment de Dieu ; crainte que la sainteté de Dieu ait été offensée ; la crainte de ce qu'ils avaient fait au « serviteur de Dieu » ; la crainte de savoir où le cours de leur d'action a pu mener.

iv) « Quel désir ardent » (7 :11e) – un désir de se réconcilier avec Dieu et avec Paul face à face ; le voir, lui être soumis et obéir à son enseignement. Ils aspiraient aux jours passés et à leur relation avec Dieu et Paul.

v) « Quel zèle » (7 :11f) - probablement le zèle pour faire ce qu'ils auraient dû faire en premier lieu, à savoir, l'empressement à exercer la discipline dans l'église ; la volonté de redresser la situation ; une passion pour la sainteté et l'obéissance.

vi) « Quelle justice ! » (7 :11g) – l'action entreprise contre le péché commis parmi eux. Cela montre du « zèle » à mettre les choses en ordre dans l'église. Ceci est cohérent avec le commentaire de Paul dans 2 : 5-11 selon lequel ils étaient si zélés de punir l'offenseur à tel point qu'ils devaient maintenant lui pardonner.

vii) En fin, « vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire. » (7 :11h) - probablement le sujet de 1 Cor. 5 :1ss. Mais Paul ne le dit pas explicitement. Ils avaient fait le nécessaire dans l'exercice de la discipline dans l'assemblée et cela les avait « innocentés ». Ils ne participaient plus au péché de cet homme.

Reprenant ses remarques en 7 : 8 à propos de la lettre attristant (grave), Paul explique maintenant pourquoi il l'a écrite premièrement : « 12 Si donc je vous ai écrit, ce n’était ni à cause de celui qui a fait l’injure, ni à cause de celui qui l’a reçue ; c’était afin que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu.13a C’est pourquoi nous avons été consolés. » (7 :12-13a).

Premièrement, il explique pourquoi il n’a pas écrit la lettre sévère. Il n’a pas écrit la lettre sévère pour « celui qui a mal agi » – le fils qui a commis l’inceste avec sa marâtre ; celui dont Paul avait ordonné l’excommunication (1 Cor. 5 :13) ; celui qui avait causé tant de peine et qui ne s’est pas repenti par la suite (2 Cor. 2 :1-8). Et il n’a pas écrit la lettre sévère pour « celui qui a été lésé ». – supposément, le mari de la marâtre. Notez que, avec la sagesse et la grâce pastorales, Paul n'utilise pas de noms - le problème est résolu et il n'y a aucun avantage à traîner les noms des gens dans la boue. Il les désigne simplement comme « celui qui a mal agi » et « celui qui a été lésé ».

Ensuite, il explique pourquoi il a écrit la lettre sévère. Il a écrit la lettre sévère pour qu'en présence de Dieu, ils puissent prendre conscience de combien ils tenaient vraiment à Paul, de leur ardeur pour lui. C'est exactement le résultat obtenu par sa lettre sévère. Et à cause de tout cela (sa lettre, leur réponse, l'impact sur l'église, le rapport de Tite, etc.), « nous avons été consolés. »

(c) La fierté de Paul à leur sujet se révèle vraie par les encouragements de Tite (7 :13b-16). 13b Mais, outre notre consolation, nous avons été réjouis beaucoup plus encore par la joie de Tite, dont l’esprit a été tranquillisé par vous tous.14 Et si devant lui je me suis un peu glorifié à votre sujet, je n’en ai point eu de confusion ; mais, comme nous vous avons toujours parlé selon la vérité, ce dont nous nous sommes glorifiés auprès de Tite s’est trouvé être aussi la vérité. (7 :13b-14).

Tout au long de cette section, Paul regarde le côté positif des choses (leur réponse, les encouragements de Tite, sa joie, etc.), malgré les preuves sous-jacentes qu'il avait encore des problèmes à régler à Corinthe - par ex. leur défi à l'autorité de Paul, etc. (voir les chapitres 10-13). Malgré tout cela, Paul est réconforté par ce qui s'est passé à Corinthe (en particulier, leur réponse à sa lettre sévère) et encore plus réconforté par la joie de Tite face au réconfort qu'il a reçu d'eux lors de la remise de la lettre.

La grâce et l'amour pastoral de Paul pour les Corinthiens deviennent très évidents. On ne s'attendrait guère à ce qu'il en fier auprès de Tite, compte tenu de tout ce qu'ils avaient fait et dit à son sujet. Mais plutôt que de leur envoyer Tite avec une mauvaise impression d'eux ou pour prendre des mesures sévères, il avait envoyé Tite à Corinthe avec une recommandation positive d'eux (fierté), ce qui s'était avéré vrai, tout comme tout ce qu'il leur avait dit était vrai. En conséquence (i) l'amour de Tite pour eux s’est approfondi : « Il éprouve pour vous un redoublement d’affection, au souvenir de votre obéissance à tous, et de l’accueil que vous lui avez fait avec crainte et tremblement. » (7 :15) ; et (ii) La confiance de Paul en eux est renforcée : Je me réjouis de pouvoir en toutes choses me confier en vous.” (7 :16). Après avoir renforcé leurs relations mutuelles et exprimé sa confiance en eux, il aborde ensuite la question de l'offrande pour les croyants pauvres à Jérusalem dans les chapitres 8-9.

III. Plans De Sermon

Titre : Apprendre de Jésus - Le trésor du royaume (Matt. 13 :44-46)

Sujet : Découvrir les richesses éternelles du royaume de Dieu

Thème : Vous découvrez les richesses éternelles lorsque vous entrez dans le royaume des cieux par Jésus-Christ.

Point I. Certaines personnes tombent de manière inattendue sur le trésor du royaume de Christ (13 :44).

Point II. Certaines personnes recherchent diligemment le trésor du royaume de Christ (13 :45-46).

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