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Balaam, 3ème Partie (Nombres 25:1-18)

Conseil de Balaam : « Si tu ne peut pas les battre, joins-les »

Introduction

Quand nous allons de Nombres 24 à Nombres 25, nous aurions pu avoir supposer que nous en avions fini avec Balaam. Dans les chapitres 22-24, Balaq, le roi de Moab, utilise Balaam, un divin de Mésopotamie, pour manipuler le Dieu d’Israël à maudire les Israélites, plutôt qu’à les bénir. Son espoir est d’affaiblir la nation Israël militairement, pour que les Moabites et les Madianites les battent et les chassent du pays. Balaam semble « changer l’avis de Dieu » en ce qui concerne aller à la rencontre de Balaq, mais comme il apprend pendant son voyage, il continue dans ses efforts au péril de sa vie. En dépit de la pression de Balaq et du désir de Balaam de faire autrement, ce faux prophète prononce constamment des bénédictions sur Israël et des malédictions sur ses ennemis. A la fin, Balaq renvoie Balaam à la maison sans le payer.

Alors, quand nous arrivons à Nombres 25, nous espérons entendre rien de plus de Balaam. En effet, Balaam n’est même pas nommé dans ce chapitre. Mais ces prochains textes rendent clairs que Balaam et Balaq étaient derrière les évènements de notre texte dans Nombres 25.

« y compris cinq rois de Madian: Evi, Réqem, Tsour, Hour et Réba. Ils firent aussi périr par l'épée Balaam, fils de Beor.

   Ils firent prisonniers les femmes des Madianites et leurs enfants, et s'emparèrent de toutes leurs bêtes, de tous leurs troupeaux et de tous leurs biens.

   Ils mirent le feu à toutes les villes qu'ils habitaient ainsi qu'à tous leurs campements.

   Ils emportèrent tout leur butin et toutes les personnes et les bêtes qu'ils avaient capturées,

   et ils amenèrent les prisonniers, le bétail capturé et le butin à Moïse, au prêtre Eléazar et à la communauté des Israélites, qui avaient leur campement dans les steppes de Moab, près du Jourdain, en face de Jéricho.

   Moïse et le prêtre Eléazar et tous les chefs de la communauté sortirent du camp à leur rencontre.

   Moïse se fâcha contre les commandants de l'armée, chef des «milliers» et chefs des «centaines» qui revenaient du combat.

   Il leur demanda:
   ---Pourquoi avez-vous laissé la vie à toutes ces femmes?

   Rappelez-vous que ce sont elles qui, sur les conseils de Balaam, ont incité les Israélites à être infidèles à l'Eternel dans l'affaire de Peor, de sorte qu'un fléau a frappé la communauté de l'Eternel.

   Maintenant donc, tuez tous les garçons et toutes les femmes qui ont déjà partagé la couche d'un homme.

   Vous ne laisserez en vie et ne garderez pour vous que les filles qui sont vierges. » (Nombres 31 :8-18, mon accentuation en gras)

« ---A l'ange de l'Eglise de Pergame, écris: «Voici ce que dit celui qui tient l'épée aiguisée à double tranchant:

   Je sais que là où tu habites, Satan a son trône. Mais tu me restes fermement attaché, tu n'as pas renié ta foi en moi, même aux jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, là où habite Satan.

   J'ai pourtant quelques reproches à te faire: tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam qui avait appris au roi Balaq à tendre un piège devant les Israélites. Il voulait qu'ils participent au culte des idoles en mangeant les viandes provenant de leurs sacrifices et en se livrant à la débauche.

   De même, tu as, toi aussi, des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes.

   Change donc, sinon je viens à toi sans tarder et je vais combattre ces gens-là avec l'épée qui sort de ma bouche.

   Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises. Au vainqueur, je donnerai la manne cachée et une pierre blanche; sur cette pierre est gravé un nom nouveau, que personne ne connaît sauf celui qui le reçoit.» » (Apocalypse 2 :12-17, mon accentuation en gras)

La séduction des Israélites et les 24 000 morts sont, à la base, le résultat du conseil d’un homme. L’homme est Balaam. Heureusement, la satisfaction de la colère de Dieu et la fin du fléau est aussi le résultat du courage d’un homme. Cet homme est Phinéas. Apprenons ce que Dieu a à nous apprendre des vies de ces deux hommes, et de la nation d’Israël dans ce chapitre sombre de l’histoire d’Israël.

Le Péché d’Israël et la Furie de Dieu (Nombres 25 :1-5)

« Israël s'établit à Chittim.124 Là, le peuple125 commença à se livrer à la débauche avec des filles126 de Moab

   qui les invitèrent aux sacrifices offerts à leurs dieux. Les Israélites participèrent à leurs repas sacrés et se prosternèrent devant leurs dieux.

   Peu à peu, Israël s'adonna au culte du Baal de Peor, et l'Eternel se mit en colère contre lui.

   L'Eternel dit à Moïse:
   ---Prends avec toi tous les chefs du peuple et fais-les pendre en ma présence face au soleil,127 afin que l'ardeur de ma colère se détourne d'Israël.

   Moïse ordonna aux juges d'Israël:
   ---Que chacun de vous exécute ceux de ses gens qui se sont adonnés au culte du Baal de Peor. »

Les Israélites campaient près d’un bosquet d’Acacias, à l’est du Jourdain. Ils attendaient le moment où Dieu les guiderait sur la Terre Promise. Inconnue des Israélites, une attaque spirituelle contre eux par les Moabites et les Madianites avait été déclarée, qui avaient engagé Balaam pour persuader Dieu de maudire la nation d’Israël. Balaam savait que les dieux païens pouvaient être manipulés, ou du moins il semblait. Nous savons qu’il n’y avait aucun autre dieu, mais Dieu seul. Parce que les « dieux » sont des dieux faits par l’homme, ils étaient aussi des dieux formés par l’homme. Ils étaient des « dieux » dont les esprits pouvaient être changés, dont les volontés pouvaient être influencées, même manipulées.

Cela a du être un ajustement pour Balaam de rencontrer finalement Le Vrai Dieu, Yahwé, le Dieu d’Israël. Est-ce que Balaam pensa trop hautement de lui-même ? Fut-il impressionné par le fait que Balaq voulait ses services, et était disposé à payer un salaire exorbitant pour les obtenir ? Se voyait-il lui-même comme celui par lequel Dieu parlerait et agirait ? Dieu parla à Balaam par le moyen d’une ânesse, celle de Balaam. Est-ce que Balaam supposa que, parce qu’il apparut que Dieu changea Son avis en lui permettant d’aller voir Balaq, qu’Il changerait aussi Son avis en ce qui concernait maudire Israël ? Balaam découvrit que Dieu parlait à travers lui, comme il lui parla par l’intermédiaire de son ânesse. Dieu prononcerait des bénédictions sur Israël, et maudirait tous ceux qui les opposeraient.

Pouvez-vous imaginer combien la tâche de faire face à Balaam était difficile ? Balaq offrit Balaam une rémunération lucrative pour ses services s’il pouvait persuader Dieu de ne pas bénir Israël, mais de les maudire. Balaam trouva qu’il était impossible de persuader Dieu de maudire ceux qu’il avait bénis. Si c’était le cas, alors surement, Balaam avait misérablement raté ; il n’y avait surement aucun moyen que Balaam pourrait achever le résultat que Balaq désirait tant, et pour lequel il récompenserait largement Balaam.

Je peux presque voir Balaam retournant péniblement en Mésopotamie, grommelant à propos de l’argent perdu et du voyage infructueux. (Je me demande s’il essaya à nouveau d’engager l’ânesse dans une conversation ?) Je suis pratiquement sûr qu’il n’a pas essayé de la battre à nouveau ! Soudainement, Balaam s’arrêta, « Je le sais, » s’écria-t-il. « Bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plutôt ? » Balaam avait utilisé la mauvaise approche. Il essayait de changer les plans et les buts du Dieu qui ne change pas. Cela serait impossible, comme il le découvrit. Dieu ne reviendrait jamais sur Sa Parole ; Balaam s’était dit à lui-même (Nombres 23 :19). Alors il conçut un plan sournois, un plan qui cherche à « utiliser » la fidélité de Dieu à Sa Parole pour son gain personnel.

Dieu avait promis de bénir Israël, mais Ses bénédiction sous la Loi étaient conditionnelles. Israël serait béni en obéissant les commandements de Dieu. Dans Lévitique 18, des lois très spécifiques sont établies qui règlent la conduite sexuelle du peuple choisi de Dieu, les Israélites. Israël doit faire attention de ne pas pratiquer les abominations de l’Egypte, desquelles ils avaient été délivrés, ou de Canaan, qu’ils allaient posséder :

« L'Eternel s'adressa à Moïse en ces termes:

   ---Parle aux Israélites et dis-leur: Je suis l'Eternel, votre Dieu.

   Vous n'agirez pas à l'exemple de ce qui se fait en Egypte, où vous avez habité, ni de ce qui se fait au pays de Canaan où je vous conduis. Vous ne suivrez pas les coutumes de ces pays.

   Vous obéirez à mes lois et vous observerez mes ordonnances, vous les appliquerez. Je suis l'Eternel votre Dieu.

   Vous obéirez à mes ordonnances et à mes lois; l'homme qui les appliquera vivra grâce à cela. Je suis l'Eternel. » (Lévitique 18 :1-5)

Lévitique 18:6-23 précise alors que les pratiques sont ce que Dieu a interdit, et elles sont pratiquement toutes liées à la pureté sexuelle. Puis Moïse conclut :

« Ne vous rendez pas impurs par une de ces pratiques; c'est en s'y adonnant que les nations que je vais déposséder en votre faveur se rendent impures.

   Le pays entier a été souillé, et je vais intervenir pour punir sa faute, et le pays vomira ses habitants.

   Vous, au contraire, vous obéirez à mes lois et à mes ordonnances et vous ne commettrez aucun de ces actes abominables, ni l'autochtone, ni l'étranger qui réside au milieu de vous.

   Car toutes ces abominations ont été commises par les hommes du pays qui y ont séjourné avant vous, et le pays en a été souillé.

   Craignez donc qu'il ne vous vomisse, vous aussi, si vous le souillez, comme il va vomir la nation qui vous a précédés.

   Car tous ceux qui commettront l'un ou l'autre de ces actes abominables seront retranchés de leur peuple.

   Vous obéirez donc à mes commandements, et vous ne suivrez aucune des coutumes abominables que l'on pratiquait avant vous; vous ne vous rendrez pas impurs par elles. Je suis l'Eternel, votre Dieu. » (Lévitique 18 :24-30)

Dans le Livre de Deutéronome, Moïse réitère la Loi qui fut donnée au mont Sinaï à la seconde génération d’Israélites, qui était sur le point de posséder le pays de Canaan – le même peuple qui tomba dans le péché dans Nombres 25. Dans Deutéronome 28 :1-14, Moïse établit toutes les façons par lesquelles Dieu bénirait Israël, s’ils obéissaient Sa loi. Les 55 versets dans Deutéronome 28 décrivent les « malédictions » qui leur tomberont dessus s’ils désobéissent Sa loi. Maintenant Balaam semble réaliser qu’il a stupidement recherché à changer Dieu, ce qui ne peut être fait. Il voit maintenant que bien que Dieu ne peut être changé, les Israélites sont un peuple changeant, dont les cœurs peuvent être facilement détournés de Dieu. S’il pouvait succéder à séduire les Israélites, et les provoquer à s’engager dans l’adultère sexuel et religieux, alors il savait que Dieu devait tenir Sa Parole et prononcer une malédiction sur ce peuple. C’était parfait ! Au moins, Balaam pensait que ça l’était. Il utiliserait les faiblesses d’Israël (entêté et sujet à errer) et la force de Dieu (Il ne change pas, tient Sa parole) contre Israël et pour Balaq et les Moabites. Quel coup de génie ! Balaam a dû se congratuler lui-même jusqu'à ce qu’il arriva chez Balaq.

Il était impossible de persuader Dieu d’abandonner Son but de bénir Israël, mais l’histoire a prouvé qu’il serait très facile de détourner Israël du droit chemin en se rebellant contre la Parole de Dieu, encourant ainsi Sa furie. Tout ce que Balaam avait à faire était de tenter les Israélites à pécher d’une façon qu’ils tomberaient sous la malédiction de Dieu, comme cela était établi par la loi. C’était un plan ingénieux, et incroyablement simple. Les Israélites pourraient être séduits à suivre d’autres dieux, et cela mettrait Dieu en colère au point qu’ils encourraient les malédictions que Dieu avait prononcé sur ceux qui pratiquaient de tels péchés ! Le plan qui se forma rapidement à l’esprit de Balaam sembla être parfait. Si Dieu était fidèle et ne changeait pas, l’homme était instable et sujet à s’égarer. Il conseillerait Balaq : « Si tu ne peux les battre, joins-les. » En les invitant à diner (et donc à participer à vénérer les idoles avec eux), les Moabites les inciteraient à s’engager à la prostitution sexuelle et spirituelle. C’était une abomination pour Dieu qui amènerait ainsi une malédiction sur eux. Voilà une façon infaillible et indirecte d’amener ce même objectif que Balaam avait manqué d’accomplir directement. L’entêtement d’Israël à travers leur temps dans le désert donna à Balaam la confiance que son plan marcherait.

Suivant le conseil de Balaam, les femmes moabites invitèrent les Israélites à diner. Il y a une ironie étrange à tout cela :

« L'homme né d'une union illicite, et ses descendants jusqu'à la dixième génération ne seront pas admis dans l'assemblée de l'Eternel.

   Les Ammonites et les Moabites ne seront jamais admis dans l'assemblée de l'Eternel --- pas même leurs descendants de la dixième génération.

   En effet, lorsque vous êtes sortis d'Egypte, ils ne sont pas venus vous accueillir sur votre route avec du pain et de l'eau. Au contraire, ils ont soudoyé contre vous Balaam, fils de Beor, et l'ont fait venir de Petor en Mésopotamie pour vous maudire. » (Deut. 23:3-5)

Les Moabites furent inculpés par Dieu pour ne pas offrir « du pain et de l’eau » – le simple prix – aux Israélites quand ils s’échappèrent d’Egypte. Et maintenant ils tentaient les Israélites avec des « chambres d’hôtes ». Rien ne sembla être étrange aux Israélites. Personne ne suspecta des motifs impurs de la part des Moabites. Je ne cherche pas à sous estimer combien tentant aurait été une « invitation à diner » pour les Israélites. Quand ma femme et moi revenions d’Europe il y a quelques années, notre avion dut tourner au dessus d’Atlanta avant d’atterrir. Comme nous arrivions au dessus de la ville, là, de l’autre coté du hublot, nous pouvions voir les « arches dorées » d’un McDonalds. Tout l’avion, spontanément, explosa avec des exclamations de joie – pour un McDonalds ! Bon, j’ai toujours aimé le café à McDonalds, et leur frittes sont super aussi. Mais jamais auparavant avais-je entendu de telles acclamations pour un restaurant fast-food. La raison pour laquelle ces gens crièrent leur joie était parce qu’ils avaient été absent des USA, et qu’ils avaient été privés leurs nourritures préférées. D’une manière ou d’une autre, les arches dorées d’un McDonalds symbolisaient la disponibilité de nourriture américaine qui n’était pas disponible à l’étranger. Cette seconde génération d’Israélites avait vagabondée dans le désert pendant près de 40 ans. Ils avaient eu la manne et de l’eau, avec presque pas d’exceptions. Il n’y avait plus d’épices d’Egypte. Et soudain, le « bus de bienvenu » arrive au camp israélite. Quelques gentils voisins arrivent pour leur souhaiter la bienvenue dans le voisinage et pour leur offrir un banquet. On ne devrait pas minimiser la tentation ici, bien qu’une telle célébration était mal.128 Peut-être que les Israélites n’avaient pas réalise au début que partager un repas avec les Moabites était les joindre dans la vénération de leurs dieux. Mais éventuellement, ils participèrent volontairement, pas seulement au repas, mais dans leur immoralité sexuelle qui faisait aussi partie de leur « vénération ».

Dans le verset 1, nous lisons que le peuple commença à commettre ce péché terrible. Je comprendrais ainsi que Dieu répondit très vite à ce péché. Nous devrions être reconnaissants qu’Il le fasse. Combien de plus de gens auraient péché et auraient été mis à mort si Dieu avait tardé à traiter avec ce sujet ? Rarement sommes-nous inciter à traiter avec les péchés.

Beaucoup de traductions traduisent le texte de telle façon à indiquer que le péché était celui d’immoralité sexuelle. Je n’ai aucun doute que l’immoralité sexuelle était impliquée. C’était typique de la religion cananéenne. L’expression traduite « … ne prendra pour épouse l'une des femmes de son père… » dans le verset 1 est utilisée dans l’Ancien Testament pour qualifier la prostituée (Genèse 34 :31 ; 38 :15,24). Cependant, très souvent elle est employée faisant référence à la prostitution spirituelle, la vénération interdite (et ainsi adultère) des autres dieux (voir Exode 34 :15-16 ; Lévitique 17 :7 ; 20 :5-6). Je crois que quand elle est utilisée dans notre texte, elle réfère à la fois à l’immoralité sexuelle et spirituelle. En participant au repas sacrificiel païen, et en engageant dans des relations sexuelles avec les Moabites comme un acte de vénération, les Israélites commirent à la fois l’immoralité sexuelle et la prostitution spirituelle.

Réfléchissez. La loi de Dieu établit de strictes règles concernant la conduite sexuelle, et l’immoralité était étiquetée comme un péché qui était odieux à Dieu. L’immoralité sexuelle était contraire à la vraie religion – à la religion d’Israël – parce qu’elle offensait un Dieu saint et juste. Mais les Cananéens incorporaient l’immoralité sexuelle dans leur religion, comme (pouvez-vous le croire?) un « acte de vénération ». Pas étonnant que la fréquentation de l’église était bonne parmi ces païens ! Aller coucher était, d’une façon, aller à l’église. Satan est malin, de prendre ce que Dieu a condamné comme contraire à la religion, et de le rendre une partie vitale de la veneration religieuse.

Dans son commentaire excellent sur le Livre de Nombres, Gordon J. Wenham signale les parallèles entre l’expérience de la première génération d’Israélites quittant l’Egypte et la seconde génération, qui entrera le pays de Canaan.129 Le péché de la seconde génération d’Israélites dans Nombres 25 est remarquablement similaire au péché de la première génération d’Israélites au mont Sinaï, quand Moïse était allé au sommet de la montagne pour recevoir les tablettes de la Loi de Dieu :

« Quand le peuple s'aperçut que Moïse tardait à redescendre de la montagne, il se rassembla autour d'Aaron et lui dit:
   ---Allons! Fabrique-nous un dieu qui marche devant nous, car Moïse, cet homme qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.

   Aaron leur répondit:
   ---Détachez les pendants d'or des oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les moi.

   Aussitôt, tous se défirent des pendants d'or qui étaient à leurs oreilles et les apportèrent à Aaron.

   Celui-ci les reçut de leurs mains, façonna l'or au burin et en coula la statue d'un veau. Alors le peuple s'écria:
   ---Voici ton dieu, Israël, qui t'a fait sortir d'Egypte!

   Voyant cela, Aaron construisit un autel devant le veau; puis il annonça à haute voix:
   ---Demain il y aura fête en l'honneur de l'Eternel.

   Le lendemain, de bon matin, le peuple se mit à offrir des *holocaustes et des sacrifices de paix. Ensuite il s'assit pour manger et boire, puis il se leva pour se divertir. » (Exode 32 :1-6)

Plusieurs choses m’impressionnent dans les versets 1-5. Premièrement, je suis stupéfait à la vitesse à laquelle ce péché arriva. Deuxièmement, je suis impressionné à combien ce péché s’était étendu en si peu de temps. La nation toute entière sembla avoir été affectée. Troisièmement, je suis stupéfait à combien il avait été facile à la nation toute entière de succomber àla tentation. Quatrièmement, je suis déconcerté par la distance – à quelle profondeur dans le péché – Israël était tombé. Finalement, je trouve difficile de croire du peu qu’il fallut pour détourner Israël de servir Dieu pour servir les dieux païens. Une invitation à diner, et soudainement, Israël se trouve engage dans la veneration de faux dieux.

La réponse de Dieu n’est pas surprenante. Il avait dit clairement à Son peuple qui ils devaient vénérer, et comment. Il promit de bénir Son peuple quand ils obéiraient Sa loi, et de les maudire quand ils se rebelleraient contre Lui (Lévitique 26 ; Deut. 28-31). Nombres 15 enregistre des instructions très spécifiques comment les Israélites devaient offrir les sacrifices. D’autres instructions concernant les prêtres et les sacrifices furent établies dans Nombres 18 et 19. Ces instructions, établies si clairement et récemment, furent mises de coté par des Israélites engagés dans la « vénération » des Moabites et des Madianites. Et à cause de leur immoralité et idolâtrie, Dieu était en colère (Nombres 25 :3).

Dieu instruisit Moïse comment il allait traiter avec leur désastre dans le verset 4 :

« Et le Seigneur dit à Moïse, « arrête tous les dirigeants du peuple, et pendit les devant le Seigneur au soleil (par exemple, à la vue de tout le monde) pour que la colère130 du Seigneur soit détourner d’Israël. »

A mon avis, n’importe qui lisant ces mots dans son texte original n’aurait aucune difficulté de comprend ce que Dieu voulait dire.131 Le problème n’était pas que les mots de Dieu n’étaient pas clairs, mais plutôt qu’ils étaient difficile à accepter. Pourquoi un Dieu exigerait-il une action si sévère ? Pourquoi demanderait-il à Moïse de pendre publiquement tous les chefs du peuple ? Pourquoi Dieu ordonna-t-il que seuls les chefs soient mis à mort ? Et si Dieu ordonna que tous les chefs soient publiquement exécutés, Pourquoi Moïse ordonna-t-il quelque chose de différent que ce que Dieu dit dans le verset 5 ? Il ordonna que les offenseurs soient mis à mort, mais il n’exigea pas que leurs corps soient publiquement exposés.

Alors, Moïse dit aux Juges des Israélites :

« ---Que chacun de vous exécute ceux de ses gens qui se sont adonnés au culte du Baal de Peor. »

Le Seigneur instruisit Moïse d’exécuter publiquement tous les chefs de la nation Israël. Pourquoi tous ? Surement parce que chacun avait commit le péché de prostitution. Il y a plusieurs facteurs dont nous devrions tenir comptes :

Les chefs avaient un niveau de responsabilité plus élevé, parce qu’ils avaient été donnés plus d’autorité, et parce qu’ils servaient d’exemples à ceux qui les suivaient :

« Si quelqu'un a beaucoup reçu, on exigera beaucoup de lui; et plus on vous aura confié, plus on demandera de vous. » (Luc 12 :48b)

« Mes frères, ne soyez pas nombreux à enseigner; vous le savez: nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » (Jacques 3 :1)

Une partie de la corruption était indubitablement pratiquée par les chefs d’Israël. La corruption coule souvent depuis le haut. Les chefs sont responsables pour promouvoir la vertu en nettoyant la nation de ce qui est mal :

« Lorsque le roi siège au tribunal,
      d'un coup d'œil, il dissipe tout ce qui est mal. » (Prov. 20 :8)

« Un roi sage chasse au loin les méchants
      et n'hésite pas à les vanner à la roue. » (Prov. 20 :26)

« Si l'on délivre le roi de la présence des *méchants,
      son autorité s'affermira par la justice.» (Prov. 25 :5)

« Quand un souverain prête attention aux mensonges,
      tous ses ministres se pervertissent. » (Prov. 29 :12)

Il semblerait que les chefs firent peu ou rien pour traiter avec l’idolâtrie et l’immoralité du peuple. La seule personne qui, on nous dit, a agit en réponse au grand péché d’Israël était Phinéas. Même Moïse semble n’avoir rien fait de plus qu’ordonner les Juges de localiser les coupables et de voir à ce qu’ils soient punis.

Les chefs sont responsables pour les péchés qu’ils tolèrent, spécialement ceux dans leur famille.

« Alors l'Eternel dit à Samuel:
   ---Voici, je vais faire quelque chose en Israël qui abasourdira tous ceux qui l'apprendront.

   J'accomplirai à l'égard d'Eli toutes les menaces que j'ai prononcées contre sa famille, du début à la fin.

   Je l'ai averti que j'exerce mon jugement sur sa famille pour toujours parce qu'il a su la faute de ses fils qui se rendent méprisables, et il ne les a pas châtiés. » (1 Samuel 3 :11-13)

« Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable: mari fidèle à sa femme, maître de lui-même, réfléchi et vivant de façon convenable. Qu'il soit hospitalier et capable d'enseigner.

   Il ne doit pas être buveur ni querelleur, mais au contraire aimable et pacifique. Que l'amour de l'argent n'ait sur lui aucune prise.

   Qu'il dirige bien sa famille et maintienne ses enfants dans l'obéissance, en toute dignité.

   Car, comment un homme qui ne dirige pas bien sa famille, serait-il qualifié pour prendre soin de l'Eglise de Dieu? » (1 Tim. 3:2-5)

Ce sont des déclarations générales, qui pourraient nous aider à comprendre pourquoi Dieu ordonna l’exécution de tous les chefs d'Israël. C’est le verset suivant qui sert à expliquer l’ordre de Dieu plus précisément. Mais avant de continuer à considérer ces verset, faisons une pause pour un instant pour considérer pourquoi Moïse semble avoir ordonné une action qui était différente du commandement de Dieu.

Je dois commencer en signalant que notre texte ne nous dit pas pourquoi Moïse fit ce qu’il fit. Au lieu de ça, quelques commentaires cherchent à nous persuader que Moïse ne s’est pas écarté de l’ordre de Dieu. Cependant, leurs explications sont rigides.132 Avant de devenir trop critique de Moïse, permettez-moi de vous rappeler que la plupart des Chrétiens d’aujourd’hui échouent d’observer littéralement de nombreux commandements de notre Seigneur dans les Evangiles. Nous n’avons qu’à lire le Sermon sur la Montagne (Matt. 5-7) pour voir cela.

Moïse a une grande compassion pour les Israélites. Il ne désirait pas voir une grande exécution. Moïse savait aussi que Dieu était miséricordieux et compatissant (Exode 34 :6-7). Quand la première génération d’Israélites vénéra le veau d’or, Dieu menaça de les exterminer, mais due à l’intercession de Moïse, la nation fut épargnée (Exode 32). Nous devrions nous rappeler qu’à cette occasion Moïse ordonna que les Lévites tuent par l’épée leurs amis et leurs voisins (Exode 32 :27). Cela fut sans un ordre spécifique de Dieu de le faire. Cette réponse dramatique ramena le peuple sous contrôle et les épargna de punitions bien plus sévères. J’aimerais croire que Moïse n’ordonna pas l’action dramatique de Dieu parce qu’il savait que Dieu serait bienveillant, et en effet, Il le fut, comme les versets suivant de Nombres 25 l’indiqueront.

Sanctions et Récompenses (Nombres 25 :6-18)

« A ce moment survint un Israélite amenant vers ses compatriotes une fille Madianites, sous les yeux de Moïse et devant toute la communauté des Israélites qui pleuraient à l'entrée de la tente de la Rencontre.

   Voyant cela, Phinéas, fils d'Eléazar et petit-fils du prêtre Aaron, se leva du milieu de la communauté, saisit une lance

   et suivit cet Israélite jusque dans la partie arrière de sa tente. Là, il transperça tous les deux, l'homme et la femme, d'un coup en plein ventre. Et le fléau qui sévissait parmi les Israélites cessa.

   Mais il avait déjà fait vingt-quatre mille victimes.

   Alors l'Eternel parla à Moïse en ces termes:

   ---Phinéas, fils d'Eléazar, petit-fils du prêtre Aaron, a détourné ma colère des Israélites, car il a pris vivement à cœur mes intérêts. Aussi, je n'ai pas exterminé les Israélites dans ma colère de les voir bafouer mon amour pour eux.

   C'est pourquoi, déclare-lui que je conclus avec lui une alliance de paix.

   Cette alliance lui garantira, à lui et à ses descendants, le sacerdoce à perpétuité, parce qu'il a pris vivement à cœur les intérêts de son Dieu, et qu'il a accompli un acte expiatoire pour les Israélites.

   L'Israélite qui avait été tué avec la Madianite s'appelait Zimri, il était fils de Salou et chef d'un groupe familial de la tribu de Siméon.

   La Madianite se nommait Kozbi, c'était une fille de Tsour, un chef de plusieurs familles d'un groupe familial des Madianites.

   L'Eternel parla à Moïse, en ces termes:

   ---Attaquez les Madianites et battez-les,

   car ils sont devenus vos ennemis en usant de ruse contre vous dans l'affaire de Peor et au moyen de Kozbi, fille d'un de leurs chefs, qui fut mise à mort lors du fléau survenu à cause du Baal de Peor. »

Les Israélites acceptèrent l’invitation à diner avec les Moabites, et devinrent ainsi des participants à la prostitution sexuelle et religieuse. Dieu avait commandé à Moïse d’exécuter publiquement tous les chefs de la nation. Moïse ordonna aux Juges de mettre a mort ceux qui avaient participé a ce péché. Jusqu'à présent comme notre texte l’indique, pas une seule personne ne fut mise à mort par un Israélite. Dieu commença à prendre personnellement action par le moyen d’un fléau. On ne nous dit pas quand le fléau commença, mais seulement quand il s’arrêta (verset 8).

Ça m’a prit un moment pour réaliser l’importance du verset 6, mais ce verset va vraiment loin en expliquant pourquoi Dieu prit ce problème si sérieusement : juste à ce moment un des Israélites arriva et amena une femme Madianite à ses frères, devant les yeux de Moïse et de toute la communauté des Israélites, alors qu’ils pleuraient à l’entrée de la Tente de la Rencontre.

Pendant quelque temps le fléau avait fait des victimes parmi les Israélites ; des milliers moururent. Le verset 6 nous informe que « toute la communauté des Israélites » était assemblée près de l’entrée de la Tente de la Rencontre (verset 6). Ces Israélites pleurant semblaient être des Juifs pieux qui pleuraient à propos de leur péché, et l’explosion de mécontentement divin qu’il avait provoqué. Cette grande foule de personnes en deuil était assemblée quand un certain Israélite amena audacieusement une femme Madianite133 « chez ses frères ».

Il faut peu d’imagination pour se figurer ce qui se passait à l’intérieur de la tente quand Phinéas arriva, mais nous devons certainement conclure que de ses actions, ce jeune homme avait impliqué sa famille dans son péché. La tente de la famille dans laquelle le couple entra sembla avoir été à une certaine distance de la Tente de la Rencontre. Si l’homme amena cette femme Madianite « à ses frères », nous aurions assumé que sa famille était dans leur tente, et pas à la « Tente de la Rencontre ». Pendant que « toute la communauté des Israélites » était à la tente de la rencontre, cette famille Israélite sembla être restée à la maison, pour faire connaissance de ce jeune homme et de sa femme (ou du moins son maîtresse). Il n’y a aucune mention de la famille de ce jeune homme désapprouvant ses actions, ou d’aucun d’entres eux essayant à stopper ce qui arrivait devant leurs yeux, et dans la tente de la famille. Cette famille devint son complice.

Je veux m’arrêter pour un moment pour refléter sur la mention de cette famille et leur acceptante passive de ce que ce jeune homme faisait. Je ne pense pas que la mention de cette famille est juste un détail trivial, spécialement à la vue de ces derniers versets dans notre texte :

« L'Israélite qui avait été tué avec la Madianite s'appelait Zimri, il était fils de Salou et chef d'un groupe familial de la tribu de Siméon.

   La Madianite se nommait Kozbi, c'était une fille de Tsour, un chef de plusieurs familles d'un groupe familial des Madianites. » (Nombres 25 :14-15)

Mon ami, Lee Hall, amena une observation importante à mon attention. Les parents de ce jeune homme et de cette jeune femme étaient tous deux des chefs. Le Père de l’homme était le fils d’un chef de la tribu de Siméon, Salou (verset 14). Le Père de la femme était Tsour, un des chefs madianites qui fut tué plus tard par les Israélites (Nombres 31 :8). Ce ne fut pas les chefs qui commettaient ce péché spécifique, mais leurs enfants. Cela aide-t-il a expliquer pourquoi Dieu ordonna à Moïse de mettre tous les chefs à mort ? Je le crois. Zimri avait choisi de désobéir l’ordre de Dieu et allait commettre l’acte d’immoralité spirituelle et physique. Sa famille sembla regarder tout ce qui se passait, sans dire un mot. Là, à la Tente de la Rencontre, se tenaient virtuellement tous les chefs d’Israël ; pourtant, quand ils virent ce qui se passait, ils ne firent rien non plus. Je crois qu’un principe important est évident ici : les péchés que les chefs choisirent volontairement d’approuver tacitement ou de tolérer devinrent les péchés pour lesquels les chefs furent aussi responsables.

Est-ce que cela n’est pas prouvé dans les Ecritures ? Eli ne fut-il pas partiellement responsable en tolérant les péchés de ses fils (1 Samuel 2) ?134 Est-ce que Samuel ne porta pas quelques responsabilités pour ce que ses fils firent (1 Samuel 8 :1) ? Puis il y eut Jacob avant eux, qui sembla trop passif en traitant avec le viol de sa fille et la vengeance amenée par ses fils (Genèse 34). La passivité de David en traitant avec le péché d’Amnôn conduit à encore plus de violence (2 Samuel 13). Pas étonnant que les Israélites furent réprimandés comme des parents traitant avec leurs enfants désobéissants (Deut. 21 :18-21 ; Prov. 13 :24 ; 19 :18 ; 29 :17). C’est pourquoi Paul établit ces qualifications pour les chefs religieux :

« Il faut toutefois que le dirigeant soit un homme irréprochable: mari fidèle à sa femme[a], maître de lui-même, réfléchi et vivant de façon convenable. Qu'il soit hospitalier et capable d'enseigner.

   Il ne doit pas être buveur ni querelleur, mais au contraire aimable et pacifique. Que l'amour de l'argent n'ait sur lui aucune prise.

   Qu'il dirige bien sa famille et maintienne ses enfants dans l'obéissance, en toute dignité.

   Car, comment un homme qui ne dirige pas bien sa famille, serait-il qualifié pour prendre soin de l'Eglise de Dieu? » (1 Tim. 3 :2-5)

Il est triste de dire que dans l’église d’aujourd’hui, il y a des parents qui choisissent de s’agripper à leurs enfants plutôt que de les réprimander et les discipliner, parce que leur promesse à leurs enfants est plus grande que leur promesse à leur Dieu et à Sa Parole. Souvent, nous cherchons à anoblir leur action en l’appelant « acceptante inconditionnelle ». Pourquoi pensons-nous que les textes du Nouveau Testament qui demandent la discipline de l’église (Matt. 18 :15-20 ; 1 Cor. 5 :1-13 ; Gal. 6 :1 ; 2 Thes. 3 :6-15 ; 1 Tim. 5 :19-20 ; Tite 3 :9-11) excluent les membres de notre famille ?

C’est difficilement une coïncidence qu’un coté Dieu ordonna que tous les chefs d’Israël soient mis à mort en pleine journée, bien que personne ne fit rien pour accomplir l’ordre. Maintenant, d’un autre coté, nous lisons qu’un Israélite réalise volontairement son péché à la vue de tous, et une fois encore personne ne fait rien. Parmi tous ceux qui étaient témoins, alors que cet Israélite négligeait totalement la Loi de Dieu, était Phinéas, le fis d’Eléazar, fils d’Aaron, le prêtre (verset 7). Il savait (tout comme tout Israël aurait dû savoir) que Dieu avait interdit une telle immoralité et idolâtrie.

« Faites bien attention à ce que je vous commande aujourd'hui. Je vais chasser devant vous les Amoréens, les Cananéens, les Hittites, les Phéréziens, les Héviens et les Yebousiens.

   Gardez-vous bien de conclure une alliance avec les habitants du pays dans lequel vous allez entrer, ils deviendraient un piège au milieu de vous.

   Au contraire, vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèle], et vous abattrez leurs pieux sacrés.

   Vous ne vous prosternerez devant aucune autre divinité car le nom de l'Eternel, c'est le «Jaloux»: un Dieu qui ne tolère aucun rival.

   N'allez donc pas conclure une alliance avec les habitants du pays; car vous seriez entraînés à vous prostituer avec leurs dieux, et ces gens vous inviteraient à manger de ce qu'ils ont offert en sacrifice.

   Puis vous prendriez parmi leurs filles des épouses pour vos fils, et leurs filles, continuant à se prostituer avec leurs dieux, entraîneraient vos fils à faire de même.

   Vous ne vous ferez pas de dieu en métal fondu. » (Exode 34:11-17)

Comme prêtre, Phinéas savait combien la Loi précise de Dieu devait gouverner la vénération d’Israël. Il savait aussi que ceux qui pratiquaient ce genre d’immoralité devaient être mis à mort. Il n’avait pas besoin d’une révélation spéciale de Dieu – la volonté de Dieu était claire. Remplit de zèle pour Dieu, Phinéas se tint au milieu de l’assemblée (à la vue de tous), prit une lance, et suivit l’Israélite et sa maitresse. Il apparut que quand il atteignit la tente, ils étaient déjà engagés dans le péché sexuel, alors avec d’un coup de sa lance, il mit à mort l’homme et la femme.

Avec cet acte de zèle religieux, Phinéas non seulement mit fin au péché de ces deux personnes, mais il amena aussi la fin du fléau que Dieu avait amené sur Israël, un fléau qui avait déjà prit la vie de 24000 Israélites.135 Ce que personne ne sembla disposé à faire, Phinéas le fit. Il est le seul homme qui est reporté avoir levé la main contre ce péché terrible qui menaçait l’existence du pays. L’action de cet homme sembla avoir sauvé le pays.

On ne peut éviter considérer la possibilité que Phinéas, dans un sens, présageait la venue de notre Seigneur et de Son travail expiatoire au Calvaire. Comme Phinéas agit dans son zèle pour le Seigneur en mettant ce couple à mort, notre Seigneur révéla Son zèle en nettoyant le temple (Jean 2 :17). Par ses actions, Phinéas expia pour les péchés d’Israël et apaisa la colère juste de Dieu. En donnant Sa propre vie, notre Seigneur expia pour les péchés du monde et satisfit la colère vertueuse de Dieu. Comme résultat de cet acte fervent, Dieu conclut une « alliance de paix »136 avec Phinéas et avec ses descendants. Pour Phinéas et ses descendants, cela voulait dire l’assurance d’un rôle sacerdotal permanent. Plus tard, cette expression « alliance de paix » sembla référer au salut qui sera accompli par la venue du Messie. A cause de la violation de « l’Alliance avec Moïse » avec Dieu, le pays tout entier était sous la malédiction de Dieu. A cause de l’acte zèle de Phinéas, Dieu fit une « alliance de paix » avec lui et ses descendants. Cela ne suggère-t-il pas qu’Israël serait béni à travers Phinéas et cela n’illustre-t-il pas en plus le fait que puisque nous sommes sous la malédiction, notre seule chance d’avoir la paix avec Dieu doit être un des descendants de notre Seigneur, qui a fait la paix avec Dieu pour nous ?

« Mais c'est pour nos péchés qu'il a été percé,
      c'est pour nos fautes qu'il a été brisé.
      Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui
      et c'est par ses blessures que nous sommes guéris[c].» (Esaïe 53 :5)

« C'est pourquoi, vous qui portez, dans votre corps, la preuve que vous n'êtes pas des Juifs et qui donc êtes traités d'«incirconcis» par ceux qui se disent «les circoncis» à cause d'un rite accompli sur leur corps et par des hommes, rappelez-vous quelle était votre situation autrefois.

   En ce temps-là, vous étiez sans Messie, vous n'aviez pas le droit de faire partie du peuple d'*Israël, vous étiez étrangers aux alliances conclues par Dieu pour garantir sa promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

   Mais maintenant, par votre union avec le Christ, Jésus, vous qui, autrefois, étiez loin, vous êtes devenus proches grâce au sacrifice du Christ.

   Car nous lui devons notre paix. Il a, en effet, instauré l'unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait: en livrant son corps à la mort, il a annulé les effets de ce qui faisait d'eux des ennemis,

   c'est-à-dire de la Loi de Moïse, dans ses commandements et ses règles. Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité à partir des Juifs et des non-Juifs qu'il a unis à lui-même, en établissant la paix.

   Il voulait aussi les réconcilier les uns et les autres avec Dieu et les unir en un seul corps, en supprimant, par sa mort sur la croix, ce qui faisait d'eux des ennemis.

   Ainsi il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches.

   Car, grâce à lui, nous avons accès, les uns comme les autres, auprès du Père, par le même Esprit. » (Eph. 2:11-18, mon accentuation en gras)

Il y a une bénédiction ici, car le fléau qui tomba sur Israël était fini, et une bénédiction fut prononcée sur Phinéas et ses descendants. Il y a aussi une malédiction, et celle-ci fut sur les ennemis de Dieu, ceux qui cherchaient la chute d’Israël :

« L'Eternel parla à Moïse, en ces termes:

   ---Attaquez les Madianites et battez-les,

   car ils sont devenus vos ennemis en usant de ruse contre vous dans l'affaire de Peor et au moyen de Kozbi, fille d'un de leurs chefs, qui fut mise à mort lors du fléau survenu à cause du Baal de Peor. » (Nombres 25 :16-18)

« et ils tuèrent tous les hommes,

y compris cinq rois de Madian: Evi, Réqem, Tsour, Hour et Réba. Ils firent aussi périr par l'épée Balaam, fils de Beor. » (Nombres 31 :7-8, mon accentuation en gras)

Conclusion

Avant de chercher à souligner quelques-unes des choses que ce texte devrait nous apprendre à faire, permettez-moi de commencer par accentuer quelque chose qu’il n’exige pas ni ne justifie. Ce texte ne justifie pas la violence en cherchant la justice au nom de Dieu. Je suis très inquiet que personne ne lise ce texte biblique ou ce sermon et conclut qu’ils soient justifiés – même ordonnés – de bombarder les cliniques d’avortement, de tuer des docteurs performant l’avortement, et de faire d’autres actes de terrorisme au nom de Dieu. Israël, à cette période, était une théocratie, et Dieu était leur roi (1 Samuel 10 :19 ; 12 :12). Dieu avait ordonné la « peine capitale » pour ceux qui violaient volontairement Sa Loi. Phinéas agit sous ordres divins. Aujourd’hui, Dieu prescrit des gouvernements humains comme moyens par lesquels la justice est appliquée (Romains 13 :1-7 ; 1 Pierre 2 :13-15). Prenons garde, alors, à ne pas trouver de sanctions ici pour le non respect de la loi ou pour la justice paramilitaires.

Ce texte n’a pas beaucoup à nous apprendre à propos de la qualité de chefs. Israël tomba dans le péché, et Dieu ordonna la mort de tous ses dirigeants. Ses dirigeants n’ont pas fait leur travail, part duquel était de se débarrasser du mal dans le pays. Ces chefs étaient coupables, et méritaient la mort pour être témoins du péché et de ne rien faire. Et combien plus grand encore était leur péché s’ils pratiquaient ce péché, et en le faisant, ils encourageaient les autres à faire de même ? Je trouve des plus bouleversant qu’un nombre important d’Américains mirent récemment de coté l’immortalité de leur président. « Je me fous de sa vie personnelle », dirent-ils, « Je ne m’en fais que pour l’économie. » Ils ne virent aucune relation entre la moralité de leur leader et son travail. Pas étonnant qu’un président qui pratiquerait l’immoralité chercherait aussi à protéger ceux qui pratiqueraient l’immoralité comme la Bible la définit. Comme beaucoup d’Américains exprimèrent leur désir de garder le président à son poste, les Israélites refusèrent de destituer leurs chefs de leurs positions, bien que Dieu n’ordonna non seulement leurs destitutions, mais leurs exécutions. Ceux qui dirigent doivent être des hommes de caractère, et des hommes de courage. Pas étonnant que Paul place beaucoup d’importance sur le caractère de ceux qui dirigent dans 1 Timothée 3 et Tite 1.

Les leaders ne doivent pas seulement êtres des hommes de caractère, ils doivent aussi être des hommes qui dirigent vraiment, des hommes qui prennent action quand besoin est. Phinéas nous enseigne que diriger n’est pas simplement une question de tenir une position, bien qu’il servit à une position de direction comme prêtre. Diriger n’est pas seulement instruire ou commander les autres à agir comme ils devraient. Phinéas aurait pu commander, « Ce que ce couple a fait est un péché. Maintenant un de vous doit aller les tuer ! » Le simple fait était que tout le pays savait que c’était mal, et personne n’était disposé à agir, bien qu’ils savaient tous ce qu’ils devaient faire. Le péché de ce jeune Israélite était délibéré ; il prit l’initiative d’agir comme il le fit. Le péché du pays était en restant passif, bien qu’ils savaient comment ils devaient répondre à ce péché. Phinéas était un chef parce qu’il était disposé à s’opposer seul, et à agir seul, quand personne ne voulait faire ce qui était juste.

Il y a deux mots qui sont communément compris se référant à un « chef » dans le Nouveau Testament. Un mot est trouvé dans 1 Corinthiens 12 :28, et il est souvent traduit « direction ». La Bible NET le traduit « gestion », que je préfère.

« Or vous, vous constituez ensemble un corps qui appartient au Christ, et chacun de vous en particulier en est un membre.

C'est ainsi que Dieu a établi dans l'Eglise, premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants; puis viennent les dons suivants qu'il a faits à l'Eglise: les miracles, la guérison de malades, l'aide, la direction d'Eglise, le parler dans des langues inconnues.» (1 Cor. 12 :27-28)

« Et Dieu nous a accordé par grâce des dons différents. Pour l'un, c'est la prophétie: qu'il exerce cette activité conformément à notre foi commune.

   Pour un autre, c'est le service: qu'il se consacre à ce service. Que celui qui a reçu un ministère d'enseignement enseigne.

   Que celui qui a reçu un ministère d'encouragement encourage. Que celui qui donne le fasse sans arrière-pensée; que celui qui dirige le fasse avec sérieux; que celui qui secourt les malheureux le fasse avec joie. » (Romains 12 :6-8)

Dans 1 corinthiens 12:7, le don de direction est, je crois, un don de support. Celui avec ce don « se tient derrière », façon de parler, aidant, facilitant, et coordonnant le ministère. Je pense que beaucoup de femmes ont et exercent ce don d’une telle façon qui ne viole pas les prohibitions bibliques contre les femmes qui dirigent les hommes dans l’église. La personne avec ce don n’oblige pas les autres à agir d’une certaine façon, mais aide d’une telle façon que les autres font mieux leurs travaux. Ça, à mon avis, est ce que diriger veut dire. La bureaucratie renverse cela, et le dirigeant est celui à la tête, qui dit aux autres comment ils doivent faire leurs travaux, plutôt que d’écouter ceux qu’ils aident et les aide à faire ce qu’ils croient leur travail exige.

Dans Romains 12 :8, nous trouvons le genre de direction exemplifié par Phinéas. Le mot grec veut dire littéralement « se tenir devant ». c’est le genre de direction qui survient quand un homme va au-delà de la foule et fait ce qu’il sait est la volonté de Dieu. C’est souvent après que quelqu’un prend position de cette manière que les autres suivent. C’est très différent de se tenir derrière, ou commander les autres de marcher devant vous. C’est le genre de leadership qui manque tristement dans notre pays aujourd’hui. Il était de même dans l’ancien temps, et c’est pourquoi Phinéas se prouva dans notre texte être un vrai chef.

Nous devrions aussi remarquer que l’action zélée et courageuse de Phinéas dans notre texte mit en valeur son rôle de dirigeant. La réponse divine était l’ « alliance de paix » que Dieu conclut avec Phinéas et ses descendants. Il y a aussi une réponse humaine. Quand Moïse envoya les Israélites à la guerre avec les Madianites, il envoya Phinéas avec eux, ainsi que les instruments sacrés et les trompettes pour donner le signal. Ce fut dans cette bataille que les cinq Rois Madianites furent tués, ainsi que Balaam (Nombres 31 :6-8). Dans Josée 22, nous trouvons que quand un rapport atteint les Israélites que les hommes de Ruben, de Gad et de la demi-tribu de Manassé avaient construit un autel à l’entrée du pays de Canaan (22 :11), ils assumèrent que leurs frères s’étaient détournés de vénérer Dieu pour vénérer les dieux des Cananéens. Ils envoyèrent un chef de chaque tribu d'Israël et Phinéas. Si leurs frères s’étaient détournés de vénérer Dieu en vérité, les Israélites savaient que Phinéas était l’homme avec qui traiter. Quand un problème moral sérieux survenait dans la tribu de Benjamin, Phinéas était l’homme d’Israël qui s’en occuperait (Juges 20, spécialement verset 28). Pas étonnant que nous lisions dans 1 Chron. 9 :20 que « le Seigneur était avec lui ». Ici est un leader qui se tenait vraiment devant son peuple.

«On entend dire partout qu'il y a de l'immoralité parmi vous, et une immoralité telle qu'il ne s'en rencontre même pas chez les païens: l'un de vous vit avec la deuxième femme de son père!

  Et vous vous en vantez encore! Vous devriez au contraire en être vivement affligés et faire en sorte que l'auteur d'un tel acte soit exclu du milieu de vous.

  Pour moi, qui suis absent de corps, mais présent en pensée parmi vous, j'ai déjà, comme si j'étais présent, prononcé la sentence au nom du Seigneur Jésus contre celui qui a commis cette faute. Lorsque vous serez réunis, et que je serai présent parmi vous en pensée, appliquez cette sentence dans la puissance de notre Seigneur Jésus:

  qu'un tel homme soit livré à Satan en vue de la destruction du mal qui est en lui afin qu'il soit sauvé au jour du Seigneur.

  Ah! vous n'avez vraiment pas de quoi vous vanter! Ne savez-vous pas qu'«il suffit d'un peu de levain pour faire lever toute la pâte»?

  Faites donc disparaître tout «vieux levain» du milieu de vous afin que vous soyez comme «une pâte toute nouvelle», puisque, en fait, vous êtes «sans levain». Car nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, le Christ lui-même.

  C'est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le «vieux levain», le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » (1 Corinthiens 5 :1-8)

De même Jésus était ferme quand il en venait au péché, et conseillait vivement aux autres de faire de même.

« ---Si quelqu'un devait faire tomber dans le péché l'un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux qu'on lui attache au cou une de ces pierres de meule que font tourner les ânes, et qu'on le précipite au fond du lac.

   Quel malheur pour le monde qu'il y ait tant d'occasions de tomber dans le péché[a]! Il est inévitable qu'il y en ait, mais malheur à celui qui crée de telles occasions.

   Si ta main ou ton pied te font tomber dans le péché, coupe-les, et jette-les au loin. Car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main ou un seul pied que de garder tes deux mains ou tes deux pieds et d'être jeté dans le feu éternel.

   Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-le au loin, car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul œil, que de conserver tes deux yeux et d'être jeté dans le feu de l'enfer. » (Matt. 18 :6-9)

Certainement, notre texte, comme beaucoup d’autres dans la Bible, nous avertit à propos de l’indulgents pour le péché. Aujourd’hui, le péché sexuel n’est pas pris très au sérieux par ceux qui professent être des Chrétiens, et il n’est même pas regardé comme un péché par beaucoup d’autres. Rappelons-nous de ces mots de Proverbes :

« pour que tu aies de la clairvoyance
      et que tes lèvres gardent la connaissance.

   Car celles de la femme adultère distillent des paroles mielleuses,
      et sa langue est plus onctueuse que l'huile,

   mais la fin qu'elle te prépare est amère comme l'absinthe,
      cruelle comme une épée à deux tranchants.

   Ses pieds se précipitent vers la mort:
      ses pas aboutissent au séjour des morts. » (Prov. 5:2-5)

L’immoralité est mortelle, alors traitons avec elle comme avec une maladie mortelle. Ne la dorlotons pas, ni ne la protégeons, mais débarrassons nous en complètement avec toute diligence.

Nous apprenons de Nombres 25 que nous ne sommes jamais plus en sécurité que quand nous sommes haïs et opposés par les ennemis de Dieu. En lisant les nouvelles religieuses et entendant les Chrétiens priant, je trouve que beaucoup de leur intérêt et de leur attention est captivée par ceux qui sont persécutés à cause de Christ. Maintenant la Bible a beaucoup à dire à propos de notre responsabilité envers ceux qui sont persécutés pour leur foi (Héb. 10 :32-35 ; 13 :1-3), et je voudrais minimiser nos obligations ici. Mais je voudrais aussi signaler que nous somme souvent le plus vulnérable à ces moments quand nous sommes directement sous attaque. Regardant à nouveau à Nombres 21, je trouve que les Israélites furent attaqués de nombreuses fois, et à chaque fois Dieu leur donna la victoire. Les Israélites furent plus vulnérables au diner des Moabites et des Madianites que quand ils livrèrent bataille contre leurs ennemis. Rappelons-nous de cela quand nous ou des autres souffrent de persécution. Nous pourrions très bien être en plus grand danger de ceux qui chercheraient à devenir nos amis, que de ceux qui nous attaqueraient. Il y a aujourd’hui beaucoup d’efforts pour amener des groupes religieux variés ensembles, dans un même genre d’union. Nous devons manifester l’union chrétienne dans la foi, mais prenons garde à ces unions qui joignent la croyance et l’incrédulité, qui joignent la vrai vénération avec la fausse.

Selon l’Apôtre Paul, il y a une leçon à être apprise de notre texte. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul tourna notre attention sur péché d’Israël dans Nombres 25 et l’utilise comme un avertissement pour les Chrétiens de sa période, et de la nôtre aussi :

« Car il ne faut pas que vous ignoriez ceci, frères: après leur sortie d'Egypte, nos ancêtres ont tous marché sous la conduite de la nuée, ils ont tous traversé la mer,

   ils ont donc tous, en quelque sorte, été baptisés «pour Moïse» dans la nuée et dans la mer.

   Ils ont tous mangé une même nourriture spirituelle.

   Ils ont tous bu la même boisson spirituelle, car ils buvaient de l'eau jaillie d'un rocher spirituel qui les accompagnait; et ce rocher n'était autre que le Christ lui-même.

   Malgré tout cela, la plupart d'entre eux ne furent pas agréés par Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert.

   Tous ces faits nous servent d'exemples pour nous avertir de ne pas tolérer en nous de mauvais désirs comme ceux auxquels ils ont succombé.

   Ne soyez pas idolâtres comme certains d'entre eux l'ont été, selon ce que rapporte l'Ecriture: Le peuple s'assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent tous pour se divertir.

   Ne nous laissons pas entraîner à l'immoralité sexuelle comme firent certains d'entre eux et, en un seul jour, il mourut vingt-trois mille personnes.

   N'essayons pas de forcer la main au Christ, comme le firent certains d'entre eux qui, pour cela, périrent sous la morsure des serpents.

   Ne vous plaignez pas de votre sort, comme certains d'entre eux, qui tombèrent sous les coups de l'ange exterminateur.

   Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d'exemples. Ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin.

   C'est pourquoi, si quelqu'un se croit debout, qu'il prenne garde de ne pas tomber.

   Les tentations qui vous ont assaillis sont communes à tous les hommes. D'ailleurs, Dieu est fidèle et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Au moment de la tentation, il préparera le moyen d'en sortir pour que vous puissiez y résister. » (1 Corinthiens 10:1-13, mon accentuation en gras)

Les Corinthiens correspondirent à Paul et posèrent des questions regardant manger de la viande sacrifiée aux idoles (1 Corinthiens 8 :1). Les chapitres 8-10 de 1 Corinthiens contiennent la réponse de Paul à la question. Dans le chapitre 8, Paul écoute temporairement le point de vue de quelques-uns des Corinthiens : « Il n’y a pas d’autres dieux que le Seul Dieu, et donc les idoles ne représentent rien. Si c’est vrai, alors il n’y a rien de mal à manger de la viande offerte aux idoles. » (voir 1 Corinthiens 8 :4-6). Si cette logique était valide, manger de la viande offerte aux idoles serait mal pour une autre raison. Un frère plus faible pourrait trébucher en suivant notre exemple de manger de telles viandes, et ainsi, nos actions seraient des péchés parce qu’elles causeraient à un frère plus faible que nous de pécher (8 :7-13). Paul prend alors la plupart du chapitre 9 pour montrer comment le Chrétien devrait être disposé à mettre de coté ses « droits ». Barnabas et lui ont le droit de se marier, et d’emmener une femme avec eux quand ils iraient prêcher. Les saints seraient obligés de supporter ces hommes et leurs femmes. Paul choisit de ne pas le faire parce que cela pourrait sembler être comme les faux enseignants, qui prêchent principalement pour l’argent. Bien qu’il ait le droit d’être supporté dans son ministère, il le met de coté pour le plus grand bien, pour la cause de l’Evangile (9 :1-23).

C’est à 1 Corinthiens 9 :24 que Paul arrive au cœur du problème – autodiscipline contre le plaisir qu’on ce fait. Les Corinthiens cherchaient à justifier manger de la viande offerte aux idoles parce qu’ils voulaient s’empiffrer dans les diners festifs de leurs voisins païens (comme les Israélites acceptèrent joyeusement une invitation à diner des Moabites et des Madianites dans Nombres 25). Les Corinthiens qui se gratifiaient eux-mêmes avaient développé une ligne de raisonnement qui semblait justifier la satisfaction de leurs appétits. Cet argument, nous l’avons déjà vu dans 8 :4-6 (puisqu’il n’y a pas autres dieux, les idoles ne sont pas un problème, ni ne l’est manger des viandes qui leur sont offertes). Maintenant, Paul en arrive au point principal, commençant avec le verset 24 du chapitre 9 :

« Ne savez-vous pas que, sur un stade, tous les concurrents courent pour gagner et, cependant, un seul remporte le prix? Courez comme lui, de manière à gagner.

   Tous les athlètes s'imposent une discipline sévèredans tous les domaines pour recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous, nous aspirons à une couronne qui ne se flétrira jamais.

   C'est pourquoi, si je cours, ce n'est pas à l'aveuglette, et si je m'exerce à la boxe, ce n'est pas en donnant des coups en l'air.

   Je traite durement mon corps, je le maîtrise sévèrement, de peur qu'après avoir proclamé la Bonne Nouvelle aux autres, je ne me trouve moi-même disqualifié. » (1 Corinthiens 9 :24-27)

Le Chrétien devrait vivre sa vie pour gagner le prix de l’approbation de Dieu, tout comme un athlète se pousse pour gagner le prix donné pour gagner une course. Pour gagner le prix, le contestant doit exercer une grande maitrise de soi. Les hédonistes n’ont simplement pas la vigueur ou l’endurance pour gagner. Les Corinthiens étaient pris dans un genre de vie profiteuse, et ainsi ils insistaient à participer à ces cérémonies ou les faux dieux étaient vénérés, et ou de délicieux repas étaient servis – des viandes offertes aux idoles. Paul acquiesça temporairement avec le point de vue des Corinthiens que les viandes pour idoles n’étaient pas un problème, puis ce qu’il n’y avait pas d’autres dieux. Mais maintenant Paul avertit fortement les Corinthiens à propos des dangers de leur théologie et de leurs pratiques. Les Corinthiens s’étaient ramollis, et ils vivaient des vies faibles, plutôt que les vies disciplinées d’athlètes, ou de disciples.

Dans la première section du chapitre 10, Paul réexamine l’histoire d’Israël, et spécialement les échecs principaux du pays. Dans chaque cas, le désastre vint sur la nation parce qu’ils insistaient à la satisfaction des désirs de la chair. Le Chrétien doit vivre une vie disciplinée, maitrisant leurs désirs charnels et leurs appétits (9 :24-27). Israël échoua et tomba sous la discipline divine quand leurs appétits charnels prévalurent (10 :1-13).

Paul n’avait pas encore fini. Maintenant, il exposa « manger de la viande offerte aux idoles » pour ce que c’était vraiment (10 :14-22). Manger ces viandes n’est pas un problème insignifiant. Ce n’était pas une question de liberté personnelle ; c’etait interdit (voir Actes 15 :29 ; 21 :25). Manger des viandes offertes à des idoles impliquait participer à un repas païen, ce qui est l’exact opposé et une contradiction à la Table du Seigneur (10 :14-18). Manger des viandes offertes à des idoles était participer à la « Table des Démons » (10 :20). Le principe guidant pour le Chrétien est que tout ce que nous devons faire, devrait être fait pour la gloire de Dieu (10 :31), et non pas pour la satisfaction des désirs charnels.

N’est-il pas étonnant que quand nous arrivons à 1 Corinthiens 11, nous trouvons Paul traitant avec la mauvaise conduite à la Table du Seigneur (11 :17-34) ? Certains saints corinthiens n’étaient que trop disposés à participer à la vénération des idoles païennes pour profiter d’un bon repas (incluant des viandes offertes à des idoles). Si les Chrétiens étaient disposés à participer aux rites de vénérations païens, n’est-il pas étonnant qu’ils agiraient comme des païens au Souper du Seigneur ? Et, merveille des merveilles, le problème à la Table du Seigneur était l’indulgence de soi. Là, aussi, les saints étaient si impatients de profiter d’un bon repas, qu’ils agirent comme des gloutons et des idiots.

La complaisance pourrait sembler être un vice plutôt innocent, spécialement sous certaines formes. Mais je dois vous avertir qu’il est souvent le commencement du départ mortel de la vraie vénération du seul Dieu. Les Américains vivent dans la complaisance, même beaucoup qui se considéreraient être pauvres. Rappelons-nous qu’être un disciple de notre Seigneur veut dire amener nos corps à ses discipliner ; cela veut dire crucifier quotidiennement la chair (Romains 8 :13 ; Colossiens 3 :5). Prenez garde à satisfaire la chair jusqu’au point qu’elle nous règlemente, plutôt que nous la règlementions.

Ayant dit cela, s’il vous plait ne me comprenez pas de travers, comme si prenais la défense de quelque forme de frugalité. Il y a ceux qui pensent qu’abuser la chair et refuser de profiter des bonnes choses que Dieu a fournies est vraiment spirituel. Ils ont tout faux :

« C'est pourquoi, ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l'observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats.

   Tout cela n'était que l'ombre des choses à venir: la réalité est en Christ.

   Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s'humilier et à s'adonner à un «culte des anges». Ils se livrent à leurs visions, ils s'enflent d'orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines.

   Ils refusent de s'attacher au Christ, qui est le chef, la tête. C'est de lui que le corps tout entier tire sa croissance comme Dieu le veut, grâce à la cohésion et à l'unité que lui apportent les articulations et les ligaments.

   Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. Pourquoi alors, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre:

   «Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela!...»?

   Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu'on en a fait usage? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains!

   Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d'une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d'humiliation et l'assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n'ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines. » (Colossiens 2 :16-23)

« Recommande à ceux qui possèdent des richesses en ce monde de se garder de toute arrogance et de ne pas fonder leur espoir sur la richesse, car elle est instable. Qu'ils placent leur espérance en Dieu, qui nous dispense généreusement toutes ses richesses pour que nous en jouissions.

   Recommande-leur de faire le bien, d'être riches en œuvres bonnes, d'être généreux et de partager avec les autres.

   Ils s'assureront ainsi pour l'avenir un beau capital placé en lieu sûr afin d'obtenir la vraie vie. » (1 Timothée 6 :17-19)

Notre texte enseigne ce que les observations confirment : le péché sexuel est souvent lié avec l’adultère spirituel et l’apostasie. Les statistiques sont alarmantes quand on en arrive à combien de pasteurs quittent le ministère. Quand j’entends parler d’un pasteur qui doit démissionner de sa position, sans hésitation ma première idée est qu’il est tombé dans le péché sexuel. Très peu abandonnent leur foi ou leur ministère parce qu’ils ont examiné leurs croyances bibliques et les ont trouvées fausses. Le patron est si consistent et si fréquent, il est entièrement prédictible. Un homme qui aime notre Seigneur rencontre une femme qu’il trouve séduisante. Si ce n’est pas traité avec fermeté, cela conduit souvent à l’immoralité sexuelle. Initialement, l’homme reconnaît son péché et sa culpabilité, et est d’accord qu’il devrait cesser sa conduite pécheresse. Trop souvent, l’homme échoue à suive sq promesse en cassant fermement la relation illicite. Et avant bien longtemps, vous commencez à entendre des réactions comme ça : « Bien, je sais que certaines gens croient que la Bible condamne ce que je fais, mais… » Le péché sexuel est un péché sérieux, et il est souvent la porte pourbeaucoup de genre de péchés. Prenez-garde au péché sexuel.

En lisant notre texte dans Nombres 25, je suis rappelé de ces mots d’Ecritures :

« Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il récompense ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11 :6)

« En effet, Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché: il les a précipités dans l'abîme où ils sont gardés pour le jugement, enchaînés dans les ténèbres.

   Il n'a pas non plus épargné le monde ancien, lorsqu'il fit fondre le déluge sur ce monde qui n'avait aucun respect pour lui. Il a néanmoins protégé Noé, qui appelait ses contemporains à mener une vie juste, ainsi que sept autres personnes avec lui.

   Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera.

   Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

   Car, en les voyant vivre et en les entendant parler, cet homme juste qui vivait au milieu d'eux était tourmenté jour après jour dans son cœur intègre, à cause de leurs agissements criminels.

   Ainsi le Seigneur sait comment délivrer de l'épreuve ceux qui lui sont attachés, et réserver ceux qui font le mal pour le jour du jugement où ils seront châtiés.

   Il punira tout particulièrement ceux qui, à la manière de l'homme livré à lui-même, s'abandonnent à leurs instincts corrompus et méprisent l'autorité du Seigneur. Imbus d'eux-mêmes et arrogants, ces enseignants de mensonge n'hésitent pas à insulter les êtres glorieux, » (2 Pierre 2 :4-10)

Dieu récompense les justes. Il récompensa Phinéas pour sa fidélité. Et Dieu punit les méchants. Dieu punit les mauvais Israélites qui s’engagèrent dans le péché. Il punit les Madianites et les Moabites. Il punit Balaam. Dieu récompense les justes et punit les méchants.

Notre texte et l’histoire de Balaam me rappelle de plusieurs autres Ecritures :

« Le souvenir du juste continue à être en bénédiction aux autres,
      mais le nom des méchants tombe dans l'oubli. » (Proverbes 10 :7)

« Les méchants périssent
      et les ennemis de l'Eternel sont comme les fleurs des prés:
      ils disparaîtront; comme une fumée, ils s'évanouiront. » (Psaumes 37 :20)

« Si je disais: «Parlons comme eux»,
      alors je trahirais tes fils.

   Je me suis mis à réfléchir: j'ai cherché à comprendre,
      je trouvais tout cela bien trop injuste

   jusqu'au jour où je suis entré dans la maison de Dieu
      et où j'ai réfléchi au sort qui les attend.

   Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant,
      tu les entraînes vers la ruine.

   Et soudain, c'est la catastrophe: en un instant, ils sont perdus,
      ils sont détruits, et l'épouvante les saisit.

   Comme les images du rêve s'évanouissent, après le réveil,
      ô Eternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître. » (Psaumes 73 :15-20)

Il m’a fallut du temps pour le voir, et puis il devint aussi clair que le jour. Selon mon programme de concordance électronique, le nom « Balaam » est trouvé 53 fois dans Nombres 22-24. Cela arrive deux fois dans Nombres 31. Cela n’arrive aucune fois dans Nombres 25. Quand Balaam était utilisé par Dieu pour dire les mots de bénédiction sur le pays d’Israël, il reçut énormément d’exposition. Mais la minute que Balaam choisit délibérément d’opposer Israël et d’amener le pays sous la furie de Dieu, Balaam disparut. Nous devons nous rappeler que les évènements de Nombres 25 étaient le fruit du travail de Balaam. Bien sur, les méchants disparaisserent ; leurs jours de désobéissance et de complaisance charnelles ne sont pas nombreux. Quel avertissement cet hommes Balaam devrait être pour tous ceux qui ignoreraient la Parole du Seigneur et iraient sur leur propre mauvais chemin. Quel genre de personne êtes-vous mes amis ? Etes-vous un Phinéas, qui fit confiance et obéit Dieu, et qui fut récompensé pour sa foi ? Ou êtes-vous un Balaam, qui savait beaucoup à propos de Dieu, mais ne connaissait pas Dieu personnellement, et dont le destin était la destruction éternelle ? Ma prière et que vous soyez un Phinéas, et pas un Balaam.

La dernière leçon que j'espère souligner, est la fidélité de Dieu et l’inconsistance des hommes. réfléchissez ; pour trois longs chapitres Balaam chercha à changer l’esprit de Dieu. Balaam chercha à persuader Dieu d’oublier Sa promesse de bénir Israël, et au lieu de ça, de les maudire. Non seulement Balaam échoua à faire ça, il finit en prononçant une bénédiction sur Israël et des malédictions sur leurs ennemis. L’avenir d’Israël est en sécurité entre les mains de Dieu, « Car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. » (Romains 11 :29). Alors que Dieu n’oublierait pas Ses plans, buts, et promesses, l’inconsistant Israël était disposé à mettre Dieu de coté pour un simple repas. Israël tomba si facilement. Si ce n’était pour la fidélité de Dieu, nous serions misérables. Ce n’est pas notre fidélité à Lui qui nous assure Ses promesses, mais Sa fidélité à nous. Pourquoi est-il que certaines gens trouvent la souveraineté de Dieu une vérité si pénible ? Elle devrait être la vérité la plus réconfortante qu’il y ait, du moins pour le croyant. Je prie que nous puissions trouver à la fois avertissement et réconfort dans ce texte, et que Dieu nous accorde, par Sa grâce, la force de discipliner nos corps et nos appétits, pour que nous puissions gagner le prix de Son éloge, « mon bon et fidèle serviteur. »


124 The NIV translates Shittim “Acacia Grove,” which is literally what the word means.

125 Notice how the expression “the people” is interchanged with “Israel.” The verbs used in verse 1 are singular, rather than plural. It is as though the author is suggesting that the nation is acting in unison. It is not just individuals who have sinned, but the nation. Everyone seems to have been implicated in one way or another. This must be why God could command Moses to publicly execute all the leaders in verse 4.

126 The translator’s note in the NET Bible reads: “The verb simply says “they called,” but it is a feminine plural. And so the women who engaged in immoral acts with Hebrew men invited them to their temple ritual.”

127 God commanded Moses to execute the leaders publicly, and to publicly expose their bodies. The same expression is employed in 2 Samuel 21, where seven of the sons of Saul were put to death in the same fashion, because of the sin of Saul against Gibeah. The Septuagint appears to attempt to water this down but the Hebrew term (especially as it is used in 2 Samuel 21) just doesn’t seem to allow it.

128 We should also remember that Satan sought to tempt our Lord to turn stones into bread, after only 40 days in the wilderness (Matthew 4:1-4).

129 Gordon J. Wenham, Numbers: An Introduction and Commentary (Downers Grove, Illinois: Inter-Varsity Press, 1981), p. 184.

130 The translator’s note in the NET Bible reads, “This means in broad daylight.”

131 The rendering of verse 4 by the NKJV is quite amazing: “Then the LORD said to Moses, ‘Take all the leaders of the people and hang the offenders before the LORD, out in the sun, that the fierce anger of the LORD continued…may turn away from Israel.’” The original KJV does not render it this way, nor does the NIV, the NRS, or the NASB. The NKJV is not a translation at this point, but an interpretation, and I fear that it is not a good one.

132 I especially like Wenham’s assessment of Keil’s interpretation: “Keil [p. 205] indeed argues that verse 5 correctly interprets ‘hang them’ (4): ‘them’ refers to the Baal worshippers, not the chiefs, he claims. However, this is not the natural interpretation of the Hebrew, and most commentators suppose the death of the chiefs is being called for.” Wenham, Numbers, p. 186.

133 It is obvious from this that just as both the Moabites and Midianites worked together to hire Balaam, so the two peoples are working together to seduce the Israelites, and to lead them to commit immorality and to engage in idol worship.

134 I especially like Wenham’s assessment of Keil’s interpretation: “Keil [p. 205] indeed argues that verse 5 correctly interprets ‘hang them’ (4): ‘them’ refers to the Baal worshippers, not the chiefs, he claims. However, this is not the natural interpretation of the Hebrew, and most commentators suppose the death of the chiefs is being called for.” Wenham, Numbers, p. 186.

135 One can quickly see that when Paul refers to this plague in 1 Corinthians 10:8, he speaks of the death of 23,000. There are many possible explanations, but it would be good to keep in mind that in Numbers 25:9 we are told the total number of Israelites who died in the plague. In 1 Corinthians 10:8, we are told how many died in one day. If the plague was some kind of physical malady, then some may have lingered in their illness for more than a day, before they died.

136 For this expression, see also Isaiah 54:10; Ezekiel 34:25-26; Malachi 2:5.

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