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17. Israël Obtient un Roi

Le Livre de 1 Samuel 1:1 - 16:23148

Introduction

Il y a des années, notre famille est allée à un parc d’amusement, avec une autre famille de notre église. C’était une journée magnifique, et beaucoup d’autres familles avaient choisi de faire de même. Il y avait des lignes d’attente pour tous les bons manèges. Après avoir passé plusieurs heures à cela, je me suis tourné vers notre ami et dit, « Tu sais, c’est une illustration excellente du péché – ce tour de manège ne dure pas longtemps, et le prix est élevé ! ». Depuis, j’ai pensé à une autre dimension: « Si le tour de manège est bon, il te terrifiera à mort. » Comme nous arrivons au règne du Roi Saül, je trouve que les mots ci-dessus sont une bonne description. Le tour de manège est court, et le prix est élevé, et terrifiant.

Quand nous arrivons au Livre de 1 Samuel, nous venons de la période des Juges (Juges, Ruth, 1 Samuel 1-7) à la nouvelle monarchie (1 Samuel 8). À l’insistance d’Israël, ils auront un roi, et Saül sera le premier. Son règne sera court, pour Israël et pour Saül (40 ans n’est pas vraiment longtemps). Ses fils ne règneront pas après sa mort. Un nouveau roi, David, règnera à sa place. Le prix pour Saül est élevé. Il perd sa dynastie, son fils Jonathan, et sa propre vie. Le prix est aussi élevé pour Israël, comme Samuel l’explique clairement (1 Samuel 9-10-18). Le règne est aussi effrayant. Si les Israélites pensaient qu’un roi leur donnerait la sécurité et la paix ininterrompues, ils avaient tort. Sous la direction de Saül, il y eut beaucoup de moments terrifiants (voir 1 Samuel 13:7 ; 14:15).

Comme je l’ai indiqué, notre texte nous mène de la période des Juges à la monarchie – le règne des rois d’Israël, commençant avec Saül. La structure de notre texte est très simple. Les chapitres 1-7 décrivent la fin de la période des Juges. Eli et ses fils seront destitués du clergé et de juger Israël, et ils seront remplacés par Samuel et ses fils. Les chapitres 8-15 racontent l’histoire de comment Israël obtint son premier roi. Alors que Saül ne mourra pas avant la fin du Livre, les péchés qui lui coutèrent son royaume seront documentés dans les chapitres 13 et 15. Sa contribution positive est illustrée par sa victoire sur Nahach et les Ammonites dans le chapitre 11. Ses faiblesses de caractère sont illustrées dans les chapitres 13-15. Son règne est moins qu’idéal, et ses derniers jours ne sont pas moins que tragiques.

Le Livre de 1 Samuel décrit beaucoup « de tournants » pour des individus comme Saül, et pour le pays Israël. Ce Livre contient quelques-unes des histoires de la Bible les plus populaires et les plus aimées de tous les temps, mais il est important que nous les comprenions dans le contexte du « drame de rédemption  qui se déroule » de Dieu. Alors, écoutons bien ce que Dieu nous dit par cette portion de Sa Parole inspirée.

La Fin de la Période des Juges (1 Samuel 1-7)

Au début, Samuel n’était qu’un Livre, pas deux, et il suivait immédiatement le Livre des Juges. Cela veut dire que les mots qui précèdent immédiatement 1 Samuel seraient:

« 25 En ces temps-là, il n'y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qu'il jugeait bon. » (Juges 21:25)149

Dans ce temps la, les hommes et les femmes ne vivaient pas selon la Loi de Moïse, la Parole révélée de Dieu ; ils vivaient selon leurs propres standards, leurs propres sens de bien et de mal – et ce fut un désastre. En conséquence, Dieu fut silencieux pendant un certain temps:

« 1 Le jeune Samuel accomplissait le service de l'Eternel auprès d'Eli. A cette époque, l'Eternel parlait rarement aux hommes et les révélations que Dieu leur montrait n'étaient pas fréquentes. » (1 Samuel 3:1)

La naissance de Samuel, tout comme la naissance de Jean le Baptiste, était une initiative divine par laquelle le silence de Dieu fut brisé. Elqana avait deux épouses, Anne et Peninna. Anne était l’épouse la plus aimée, mais elle n’avait pas d’enfant, et Peninna profitait de cela, ce qui faisait mal à Anne en faisant l’étalage du fait qu’elle pouvait avoir des enfants, alors qu’Anne ne pouvait pas. (Il est apparent que Peninna n’avait aucune idée du fait que Dieu empêchait délibérément Anne de concevoir des enfants, jusqu'à ce point – voir 1:6, 19-20).

Ce fut par l’agonie de son cœur qu’elle fit appel au Seigneur, L’implorant d’avoir un enfant. Elle promit que si Dieu lui donnait un enfant masculin, elle le Lui dédierait, et que (comme Samson – voir Juges 13) il serait un homme totalement consacré à l’Eternel (1 Samuel 1:11). Eli vit cette femme désespérée et prit sa conduite comme celle de quelqu’un en état d’ébriété. Quand il la réprimanda, elle expliqua rapidement ses circonstances et en réponse, Eli l’a béni avec l’assurance qu’elle aurait un fils. Pas longtemps après ça, Anne devint enceinte, et quand son fils fut sevré, elle l’emmena à la maison de l’eternel à Silo, le laissant avec Eli.

L’auteur inclût alors ce Psaume de louange, composé par Anne:

« 1 Alors Anne prononça cette prière[a]:
      La joie remplit mon cœur, c'est grâce à l'Eternel;
      oui, grâce à l'Eternel, mon front s'est relevé
      et j'ai de quoi répondre à ceux qui me blessaient.
      Oui, je jubile, car Dieu m'a secourue.

  2 Nul ne l'égale. L'Eternel seul est saint,
      et, à part lui, il n'y a pas de Dieu,
      pas de rocher semblable à notre Dieu.

  3 Que cessent donc, vos paroles hautaines
      et les bravades sortant de votre bouche!
      Car l'Eternel est un Dieu qui sait tout,
      c'est lui qui pèse les actes des humains.

  4 Voilà brisé l'arc des guerriers!
      Ceux qui chancellent sont armés de vigueur.

  5 Tous les repus s'embauchent pour du pain,
      les affamés seront comblés de biens
      et la stérile met sept enfants au monde,
      alors que celle qui en avait beaucoup sera flétrie.

  6 C'est l'Eternel qui fait mourir et vivre,
      il fait descendre dans le séjour des morts et en fait remonter.

  7 L'Eternel seul dépouille et enrichit,
      il humilie, et il élève aussi.

  8 De la poussière, il arrache le pauvre,
      et il relève l'indigent de la fange
      pour l'installer au milieu des puissants
      et lui donner une place d'honneur.
      A l'Eternel sont les fondements de la terre,
      et c'est sur eux qu'il a posé le monde.

  9 Il gardera les pas de ses fidèles,
      mais les méchants périront dans la nuit,
      car aucun homme n'est vainqueur par la force.

  10 Ceux qui contestent contre Dieu sont brisés.
      Du haut du ciel, il tonnera contre eux.
      Il jugera les confins de la terre;
      il donnera la puissance à son roi
      et il élèvera l'homme qui, de sa part, a reçu l'onction d'huile. » (1 Samuel 2:1-10)

Nous ne pouvons pas essayer d’expliquer ce Psaume magnifique dans une étude comme celle-ci, mais j’aimerais faire quelques observations, qui serviraient à améliorer notre appréciation de ce Psaume de louange, résultant à améliorer notre propre adoration.150

Premièrement, c’est une prière.

Deuxièmement, cette prière est de la poésie, un Psaume de louange à Dieu.

Troisièmement, c’est un Psaume divinement inspiré. Il est devenu une partie des Ecritures, et alors nous sommes assurés de son inspiration divine (2 Timothée 3:16). Comme tel, nous savons que Dieu l’a inclus dans les Ecritures pour notre éducation et notre instruction (2 Timothée 3:16-17).

Quatrièmement, ce Psaume est un Psaume de louange et de remerciement, provoqué par la réponse de Dieu aux prières d’Anne pour un fils.

Cinquièmement, c’est un Psaume qui est concentré sur Dieu. Contrairement au « Psaume » de Jonas dans Jonas 2:2-9, Anne ne s’éternise pas sur ses expériences ; elle s’éternise sur Dieu, Sa souveraineté, Sa puissance, et Sa grâce. Voilà une leçon que nous pourrions tous prendre à cœur dans notre vénération. Combien de nos témoignages et vénérations sont centrés sur nous-mêmes ?

Sixièmement, c’est un Psaume qui est assez similaire au Magnificat de Marie dans Luc 1:46-55. Il semblerait certainement que les paroles de Marie étaient influencées par le Psaume d’Anne.

Septièmement, ce Psaume de louange va au-delà de l’expérience personnelle d’Anne vers l’espoir et l’assurance d’Israël ; en effet, il attend impatiemment la venue du Messie (voir 2:10).

Anne ne pouvait pas avoir d’enfant, et était très désespérée. Peninna était l’ennemi d’Anne, qui l’harassait constamment à propos de son incapacité d’avoir des enfants. Dieu entendit la prière d’Anne, ne lui donna pas un seul enfant, mais plusieurs. De son expérience, Anne pouvait voir et se réjouir en la souveraineté de Dieu. Elle pouvait voir que Dieu était un Dieu qui élevait l’humble et le brisé, et qui humiliait le puissant et le fier. Ce que Dieu avait fait pour elle, elle savait qu’Il le ferait pour les autres. Dieu humiliera les ennemis d’Israël, exaltera le faible, et amènera le jugement et la justice. Finalement, cela arrivera quand Dieu ressuscitera Ses « consacrés », Son Messie (2:10).

Quelle grande foi Anne avait, quand elle écrivit ce Psaume. Elle vit la main de Dieu dans sa vie, et sut que ce n’était qu’un exemple du travail de Dieu parmi Son peuple. Alors que le Livre des Juges finit avec,

« 25 En ces temps-là, il n'y avait pas de roi en Israël. » (Juges 21:25a)

Le Psaume d’Anne attend le jour quand Dieu enverra Son Elu pour régner. À cette période, les vérités de son Psaume seront complètement et définitivement réalisées.

Je me demande si Anne vécut assez longtemps pour voir la raison de ses souffrances ? Dans ses jours sans enfants, avec Peninna « versant constamment du sel sur ses plaies », Anne ne pouvait que croire que Dieu causerait d’une façon ou d’une autre des circonstances qui finiraient bien. Et à la fin, elles le firent. Anne était si impatiente d’avoir un fils qu’elle promit qu’elle dédierait ce garçon à Dieu, et qu’elle l’abandonnerait. Ça a dû être difficile pour elle de placer Samuel entre les mains d’Eli, sachant combien il avait échoué de s’occuper de ses propres fils. Elle ne savait pas que c’était l’intention de Dieu que Samuel soit élevé par Eli et grandisse dans la maison du Seigneur, pour qu’il puisse devenir le remplaçant d’Eli. Ce n’est que quand nous regardons en arrière que nous voyons comment Dieu utilisa la souffrance d’Anne pour son bien, et pour Sa gloire.

Les fils d’Eli étaient excessivement corrompus. Ils refusèrent d’attendre et pour manter le bœuf bouilli qui leur appartenait, et au lieu de ça, ils prirent de force la viande avant qu’elle ne soit cuite, avant même que la graisse ne soit offerte 0 Dieu. Notre auteur résume tout ça quand il nous dit qu’ils

« 17 … ils profanaient les offrandes faites à l'Eternel. » (2:17)

Non seulement ils péchèrent en ce qui concerne les offrandes, ils péchèrent aussi en ayant des relations sexuelles avec les jeunes femmes qui travaillaient à l’entrée de la Tente de la Rencontre (2:22). Samuel réprimanda verbalement ses fils, mais il ne suivit jamais ses réprimandes avec des actions. À la fin, Samuel aurait dû les congédier, et par la loi ils auraient dû être lapidés (Deutéronome 21:18-21).

Les parents aujourd’hui feraient bien de considérer la bêtise d’Eli élevant ses fils. Il y a une période quand de simples mots ne sont pas suffisants, et quand des actions plus agressives sont requises. Cela ne justifie certainement pas l’abus. Notre génération est caractérisée par des enfants qui ne connaissent pas le sens du mot « Non », et qui sont convaincus que s’ils désobéissent, leurs parents hausseront simplement les épaules et renonceront. Ce fut le problème d’Eli: un petit mot et pas d’actions.

La Parole de Dieu était rare à cette période (3:1), alors Eli aurait dû être dûment impressionné quand un « homme de Dieu » lui rendit visite (2:27). Ce prophète rappela à Eli comment Dieu avait nommé sa famille pour servir pour toujours comme Ses prêtres (2:28,30). Cela viendrait à une fin soudaine, en raison de leurs péchés. Il est important de voir que Dieu tint Eli responsable comme complice:

« 29 Pourquoi donc méprisez-vous les sacrifices et les offrandes qui me sont destinés et que j'ai ordonné d'offrir dans ma demeure? Pourquoi honores-tu tes fils plus que moi en vous engraissant des meilleurs morceaux des sacrifices que mon peuple Israël vient m'offrir?» » (1 Samuel 2:29)

L’homme de Dieu dit clairement qu’Eli récolta les fruits de la conduite pécheresse de ses fils. Nous savons qu’il était un homme très gros (4:18), et Dieu l’informa que lui et ses fils « s’étaient engraissés » en mangeant la viande qu’ils dévorèrent. Eli sut ce qu’il avait mangé. Il savait comment cette viande était cuite, et comment elle était obtenue. Néanmoins, il l’a mangea avec ses fils. Pas étonnant qu’il ne fit rien d’autre que de les réprimander. Il profitait des fruits des péchés de ses fils. L’heure du jugement d’Eli et de ses fils arriva. Dieu détruirait la maison d’Eli, et ses fils mourraient le même jour et Dieu élèverait un autre pour prendre la place d’Eli (2:33-35).

C’est à ce point là que nous sommes informés que des révélations (comme celle donnée par l’homme de Dieu dans le chapitre 2) étaient extrêmement rares (3:1). Soudainement, dans ces jours sombres, Dieu commença à nouveau à parler – à, et par, le jeune Samuel. Nous connaissons tous l’histoire. Nous connaissons tous l’histoire de comment Dieu appela Samuel trois fois dans la nuit. Dieu confirma les paroles du prophète d’avant concernant Eli et ses fils (3:11-14). Encouragé par Eli à être complètement honnête, Samuel dit à Eli tout ce que Dieu lui a révélé. La réponse d’Eli n’est pas vraiment très encourageante:

« 18 Alors Samuel lui rapporta toutes les paroles de l'Eternel sans rien lui cacher. Eli déclara:
   ---C'est l'Eternel. Qu'il fasse ce qu'il jugera bon! » (1 Samuel 3:18)

Il y a une sorte de fatalisme dans les paroles d’Eli que je trouve troublante. Moïse serait intervenu, je crois, et n’aurait par renoncé avant que Dieu soit accorde sa pétition ou la dénie fortement. Eli semble juste accepter passivement le verdict de Dieu, sans aucune repentance, et sans prendre aucune action corrective.

Au moins, Eli reconnaît que les paroles de Samuel étaient une révélation divine. L’auteur nous informe que ce ne fut pas une prophétie isolée de la part de Samuel ; c’était la première de beaucoup d’autres prophéties. Samuel fut reconnu être un prophète, et pour de bonnes raison, car Dieu ne permit à aucune de ses prophéties dites d’échouer. Même avant la mort d’Eli, tout Israël en était arrivé à reconnaître que Samuel était un prophète, par lequel Dieu parlait.

Les chapitres 3-7 décrivent les derniers épisodes de la période des Juges. Ces chapitres tournent autour de deux termes liés: (a) le coffre de l’alliance, sa perte et sa récupération ; et (b) le conflit continuel d’Israël avec les Philistins. Quand les Israélites déclarèrent la guerre avec les Philistins, ils souffrirent une défaite humiliante, et la perte de 4 000 hommes (3:1-2). Les anciens étaient troublés à propos de pourquoi Dieu leur permettait de souffrir cette défaite. Ils étaient déterminés à retourner sur le champ de bataille, mais cette fois, avec le coffre de l’alliance. Cela garantirait surement la présence et la puissance de Dieu avec eux. Et cela sembla être vrai. Quand le coffre fut amené dans le camp des Israélites, les guerriers laissèrent échappés un grand cri qui put être entendu par les Philistins. Ils furent terrifiés et furent certains qu’ils souffriraient une défaite des mains des Israélites. Néanmoins, ils étaient déterminés à se battre – et à mourir – comme des hommes. À l’étonnement de tous, les Philistins gagnèrent la bataille. Ils tuèrent 30 000 guerriers d’infanterie, et aussi Hophni et Phinéas, les fils d’Eli (4:10-11), réalisant ainsi un aspect de la prophétie d’auparavant. Quand les mots de la tragédie arrivèrent à Eli, il tomba de sa chaise, se brisant son cou dans sa chute (4:18). En tout, Eli jugea Israël pendant 40 ans. Apprenant les nouvelles, la belle-fille d’Eli, la femme de Phinéas accoucha. L’enfant vécut, mais la femme mourut. Avant de mourir, elle nomma le bébé I-Kabod, voulant dire « la gloire nous a quitté ».

Le récit du bref séjour du coffre (sept mois – voir 6:1) dans le pays des Philistins est à la fois amusant et instructif. Le coffre de l’alliance était le symbole de la présence et puissance de Dieu. Quand les Philistins battirent les Israélites et capturèrent le coffre, ils conclurent faussement que leur dieu, Dagon, avait battu le Dieu d’Israël. Alors ils prirent le coffre comme trophée de guerre et le placèrent dans le temple de Dagon à Asdod (5:1-2). Tôt le lendemain, l’idole de Dagon était étendue parterre devant le coffre. Les Philistins la mirent debout, pour la découvrir à nouveau sur le sol devant le coffre le lendemain – mais cette fois avec sa tête et ses bras cassés. Manifestement, Dagon se prosternait devant le Dieu d’Israël, brisé et impuissant de se sauver.

Ce fut seulement le commencement des problèmes d’Asdod. Un fléau éclata dans la ville, provoquant des plaies et des tumeurs. Une infestation de rongeurs sembla aussi accompagner cette épidémie (voir 6:3-5). Le peuple de la ville suspecta que la présence du coffre était la source de leur affliction et alors ils renvoyèrent le coffre à la ville philistine de Gath, où le même fléau suivit. Le coffre fut alors envoyé à Ekron, mais le peuple de cette ville ne voulait pas subir les mêmes souffrances ; ils insistèrent que le coffre soit renvoyé à Israël, d’où il venait.

Il fut conclu que le coffre devait être retourné, et avec une offrande de réparation (cinq « images de tumeurs en or » et cinq « rats en or »). Il est des plus intéressant de voir la logique de ceux qui réalisèrent ce qui allait honorer le Dieu d’Israël:

« 5 Vous fabriquerez donc des effigies de vos tumeurs et des rats qui dévastent le pays, et vous les offrirez en hommage au Dieu d'Israël. Peut-être cessera-t-il de vous frapper sévèrement, vous, vos dieux et votre pays.

   6 Ne vous obstinez pas comme les Egyptiens et le pharaon. Rappelez-vous qu'après avoir été malmenés par ce Dieu, ils ont dû laisser partir les Israélites.» (1 Samuel 6:5-6, mon accentuation en gras)

Ces païens n’entendirent pas seulement parler à propos de l’exode des Israélites ; ils apprirent de celui-ci. Ils ne voulaient pas être comme Pharaon et les Egyptiens. Ils ne voulaient pas être détruits par la colère de Dieu. Si les Egyptiens durent être persuadés de libérer les Israélites « d’une façon dure (par les fléaux), les Philistins ne voulaient pas être si insensibles. Ils libéreraient le coffre et le renverraient, avec des cadeaux, tout comme les Egyptiens l’avaient fait avec les Israélites.

Ils voulaient aussi être sûrs que ces fléaux venaient de la main du Dieu d’Israël, et alors ils imaginèrent un plan très ingénieux. Ils placeraient le coffre sur un nouveau chariot et utiliseraient deux vaches pour le tirer. Ces vaches seraient séparées de leurs veaux, pour que leurs instincts naturels les guideraient vers le pays de Philistins (où leurs veaux seraient attachés, braillant pour leurs mères). Si ces deux vaches tiraient le chariot directement vers Israël, sans se retourner, alors les Philistins sauraient que tout cela aurait été le travail de Dieu. Les Philistins regardant stupéfaits, grandement soulagés de voir le coffre partant de leur pays, les vaches allèrent directement pour la ville israélite de Beth-Chémech.

Il y a certainement une leçon à être apprise du coffre. Les Israélites apprirent que le coffre n’était pas magique ; sa présence ne garantissait pas nécessairement la présence et puissance de Dieu, comme nous pouvons voir dans le chapitre 4. D’un autre coté, Dieu était lié de près avec le coffre, pour qu’Il puisse affaiblir les Philistins (et leur dieu). L’armée d’Israël, avec le coffre, était impuissante contre les Philistins sans la présence de Dieu. Le coffre de Dieu, sans l’armée Israélite, était puissant contre les philistins quand Dieu était présent. Dieu n’avait pas besoin des Israélites pour s’imposer sur les Philistins, mais les Israélites avaient surement besoin de Dieu pour l’emporter.

Quand le coffre retourna à Israël, les Israélites eurent aussi besoin d’être rappeler de la terreur du Seigneur. Le peuple stupidement regarda dans le coffre et ce jour, 50 070 moururent. Le peuple de Beth-Chémech posa une question très importante,

« ---Qui pourrait subsister devant l'Eternel, ce Dieu saint? » (6:20)

La réponse était, « Personne ». Dieu fournissait toujours une sorte de barrière de protection entre Sa présence sacrée et le peuple pécheur parmi lequel Il choisissait de vivre. Dans un esprit similaire à celui du peuple d’Asdod (5:6-7), le coffre devait maintenant passer devant le peuple de Qiryath-Yearim. Le fils d’Abinadab, Eléazar, fut chargé du travail de garder le coffre du Seigneur. Le coffre resta dans la maison d’Abinadab pendant 20 ans (7:2).

Le dernier incident des jours des Juges est enregistré dans 1 Samuel 7. C’est la meilleure conclusion pour la période des Juges. Les Israélites avaient très envie du Seigneur, et Samuel appela la nation à se repentir:

« 3 Alors Samuel dit à tous les Israélites:
   ---Si c'est de tout votre cœur que vous voulez revenir à l'Eternel, faites disparaître de chez vous les dieux étrangers et les idoles d'Astarté, et attachez-vous de tout votre cœur à l'Eternel et rendez-lui un culte à lui seul. Alors il vous délivrera des Philistins.

   4 Les Israélites firent disparaître de chez eux les Baals et les Astartés, et ils ne rendirent plus de culte qu'à l'Eternel. » (1 Samuel 7:3-4)

Samuel appela alors toute la nation à se rassembler à Mitspa, où il prierait pour eux. Le peuple jeûna et pria, pendant que Samuel les conduisait. Mizpah était situé à quelques kilomètres au nord de Jérusalem et dans une région élevée. Le nom « Mizpah » veut dire « tour de guet » ou « endroit de surveillance ». C’était un genre de vigie, sur la campagne environnante. Les Philistins apprirent que les Israélites étaient assemblés là, et semblèrent avoir pris cette réunion pour une manœuvre militaire. C’était, après tout, un endroit parfait pour se défendre d’une attaque. Les Philistins rassemblèrent leurs forces et marchèrent sur les Israélites, qui étaient en train de vénérer. Quand les Israélites réalisèrent que les Philistins les attaquaient, ils furent terrifiés. Ils n’avaient que peu d’armes, parce que les Philistins avaient confisqué toutes les armes de fer et tous les outils nécessaires pour faire des produits de fer:

« 19 A cette époque, il n'y avait pas de forgeron dans tout le pays d'Israël, car les Philistins avaient voulu empêcher que les Hébreux fabriquent des épées et des lances.

   20 Tous les Israélites devaient donc se rendre chez les Philistins pour faire affûter leurs socs de charrue, leurs pioches, leurs haches, leurs bêches

   21 lorsque leurs bêches, leurs pioches, leurs tridents et leur haches étaient émoussés, ainsi que pour redresser leurs aiguillons.

   22 C'est pourquoi, le jour de la bataille, les hommes qui étaient avec Saül et Jonathan n'avaient ni épée ni lance; seuls Saül et son fils Jonathan en possédaient. » (1 Samuel 13:19-22)

Les Israélites semblèrent être dans une situation terrible, quelque chose similaire aux Israélites quittant l’Egypte et se trouvant entre la Mer Rouge, les montagnes, et l’armée égyptienne. Puisque le peuple ne pouvait pas vraiment se batte, ils furent forcés d’implorer Dieu pour de l’aide (7:8-9). Dieu sauva les Israélites d’une façon des plus incroyables – Il utilisa la technique militaire avancée des Philistins contre eux. Leur avantage technique était leurs armes en fer – leurs épées et boucliers, et aussi leurs chariots bardés de fer (Josué 17:16,18 ; Juges 1:19 ; 4:3,13). Les Philistins s’approchaient des Israélites au sommet du terrain où ils se blottissaient les uns contre les autres. Ils levèrent leurs épées dans les airs, attendant pour leur commandant de crier « Chargez ! ». À ce moment, Dieu envoya une tempête électrique, et les plus puissantes armes du monde devinrent des éclairs. Les Philistins, parés de leurs armures à toute épreuve, tenant leurs épées à bout de bras debout dans leurs chariots bardés, étaient comme des aimants, attirant les éclairs sur eux-mêmes. Ce fut le commencement d’une grande victoire pour Israël, et une défaite terrible pour les Philistins (7:13). Et à cause de la façon dont les Philistins furent détruits, il était évident que tout était de la main de Dieu. Je penserais que les Philistins auraient rapidement jetés les armes et fuit, pour que les Israélites n’aient qu’à ramasser ces armes (une fois refroidies) et les poursuivre.

Dans le chapitre suivant de 1 Samuel, le peuple insistera à avoir un roi qui ira devant eux et combattra leurs batailles. Saül ne s’est pas prouvé être ce genre de leader militaire. Pourquoi les Israélites voudrait un roi comme Saül, quand ils pouvaient avoir un libérateur comme Dieu, qui par lui-même secourut Israël de ses ennemis ? L’échec de la période des Juges n’était pas l’échec de Dieu, mais celui de l’homme. Serait-il différent dans la monarchie, quand les rois règneraient ? Les chapitres suivants nous donneront certainement la réponse.

La Monarchie Commence (1 Samuel 8-15)

Même avant la mort d’Eli, tout le monde savait que Samuel était un prophète, par lequel Dieu parlait. Samuel était, en fait, le dernier (et le plus grand) juge d’Israël (1 Samuel 7, spécialement verset 7). Comme prophète, cela aurait aussi été son devoir de designer les deux premiers rois, Saül et David. Mais en faisant cela, Samuel aurait dû démissionné comme le juge d’Israël (ou libérateur).

Si nous vivions dans les derniers jours de Samuel, nous serions certainement inquiets pour l’avenir, comme les Israélites l’étaient:

« 1 Samuel, devenu vieux, confia à ses fils l'administration de la justice en Israël.

   2 L'aîné s'appelait Joël et le cadet Abiya. Ils s'établirent à Beer-Chéba pour y rendre la justice.

   3 Mais ils ne suivaient pas les traces de leur père: comme ils étaient corrompus par l'amour de l'argent, ils acceptaient des pots-de-vin et faussaient le droit. » (1 Samuel 8:1-3)

L’avenir ne se présentait pas particulièrement bien pour les fils de Samuel servant comme juges. Ils n’étaient pas du tout comme leur Père. On pourrait se demander pourquoi Samuel nommerait ses fils comme Juges. A-t-il pensé qu’ils continueraient à sa place après sa mort ? Etaient-ils déjà corrompus avant d’avoir été nommés Juges ou est-ce que leurs positions les avaient corrompus ? Est-ce que Samuel suivait les pas d’Eli, négligeant les péchés de ses propres fils ? Quelques soient les raisons de Samuel, le peuple n’était pas impatients d’avoir ses fils comme Juges. Même si quelques unes des inquiétudes du peuple étaient valides, la solution qu’elles nécessitaient ne faisait pas plaisir à Samuel ou à Dieu.

« 4 C'est pourquoi tous les responsables d'Israël se réunirent auprès de Samuel à Rama.

   5 Ils lui déclarèrent:
   ---Te voilà devenu âgé, et tes fils ne suivent pas tes traces; maintenant, établis sur nous un roi pour qu'il nous dirige comme cela se fait dans toutes les autres nations.

   6 Cette demande d'établir sur eux un roi pour les diriger déplut à Samuel et il pria l'Eternel.

   7 L'Eternel lui répondit:
   ---Ecoute ce peuple et accepte toutes leurs demandes. En effet, ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi: ils ne veulent plus que je règne sur eux.

   8 Ils agissent à ton égard comme ils n'ont cessé d'agir envers moi depuis le jour où je les ai fait sortir d'Egypte jusqu'à aujourd'hui: ils m'ont abandonné pour rendre un culte à d'autres dieux. » (1 Samuel 8:4-8)

Cet incident est tellement pertinent à la vie d’Israël. Je l’ai vu arrivé de cette façon de nombreuses fois dans mon ministère. Les gens ont un certain mauvais cours d’actions qu’ils veulent poursuivre, et ils font toutes sortes d’excuses qui apparaissent les justifier. C’est, dans les mots du Livre de Proverbes, « un lion qui barre la route »151 - cette excuse fascinante pour faire ou ne pas faire ce qu’on désire. Le paresseux refuse d’aller en dehors de sa maison et refuse de travailler, parce qu’ « il y a un lion qui barre la route ». Si, effectivement, il y avait un lion qui barrait la route, une personne serait stupide de sortir de sa maison. Mais ce n’est souvent qu’une excuse.

Les Israélites se souviennent surement des paroles de destruction de Dieu dans la loi de Moïse:

« 14 ---Lorsque vous serez entrés dans le pays que l'Eternel vous donne, que vous en aurez pris possession et que vous y serez installés, il se peut que vous disiez: «Donnons-nous un roi comme toutes les nations qui nous entourent.»

   15 Vous établirez alors sur vous le roi que l'Eternel votre Dieu aura choisi; c'est l'un de vos compatriotes que vous prendrez pour régner sur vous; vous ne pourrez pas choisir un étranger pour roi.

   16 Ce roi ne devra pas avoir une importante cavalerie, et il ne renverra pas le peuple en Egypte pour s'y procurer des chevaux en grand nombre. Car l'Eternel vous a dit: «Vous ne retournerez plus par ce chemin-là.»

   17 Qu'il ne prenne pas un grand nombre de femmes, pour qu'il ne se corrompe pas. Qu'il n'amasse pas non plus de grandes quantités d'argent et d'or.

   18 Quand il accédera au trône, il écrira sur un livre pour son usage personnel, une copie de cette Loi que lui communiqueront les prêtres-lévites.

   19 Cette copie ne le quittera pas, il y lira tous les jours de sa vie afin qu'il apprenne à révérer l'Eternel son Dieu, en obéissant à toute cette Loi et en appliquant toutes ces ordonnances.

   20 Ainsi, il ne s'enorgueillira pas pour s'élever au-dessus de ses compatriotes et il ne déviera de la Loi ni dans un sens ni dans l'autre. De la sorte, il s'assurera, ainsi qu'à ses descendants, un long règne sur le trône d'Israël. » (Deutéronome 17:14-20)

Les Israélites des jours de Samuel lirent ce texte comme une permission pour ce qu’ils voulaient faire. Ils le virent comme le seau d’approbation de Dieu sur leur plan d’avoir un roi. Leur attitude était très similaire à celle des Juifs des jours de Jésus en ce qui concerne le divorce:

« 3 Des pharisiens s'approchèrent de lui avec l'intention de lui tendre un piège. Ils lui demandèrent:
   ---Un homme a-t-il le droit de divorcer d'avec sa femme pour une raison quelconque?

   4 Il leur répondit:
   ---N'avez-vous pas lu dans les Ecritures qu'au commencement le Créateur a créé l'être humain homme et femme

   5 et qu'il a déclaré: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront plus qu'un?

   6 Ainsi, ils ne sont plus deux; ils font un. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.

   7 Mais les pharisiens objectèrent:
   ---Pourquoi alors Moïse a-t-il commandé à l'homme de remettre à sa femme un certificat de divorce quand il divorce d'avec elle?

   8 Il leur répondit:
   ---C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de divorcer d'avec vos épouses. Mais, au commencement, il n'en était pas ainsi.

   9 Aussi, je vous déclare que celui qui divorce et se remarie, commet un adultère --- sauf en cas d'immoralité sexuelle.

   10 Les disciples lui dirent:
   ---Si telle est la situation de l'homme par rapport à la femme, il n'est pas intéressant pour lui de se marier.

   11 Il leur répondit:
   ---Tous les hommes ne sont pas capables d'accepter cet enseignement. Cela n'est possible qu'à ceux qui en ont reçu le don.

   12 En effet, il y a ceux qui ne peuvent pas se marier parce que, de naissance, ils en sont incapables; d'autres le sont devenus par une intervention humaine. D'autres, enfin, renoncent à se marier à cause du royaume des cieux. Que celui qui est capable d'accepter cet enseignement, l'accepte! » (Matthieu 19:3-12)

Le divorce était une provision de Dieu pour les homes, dû à leur dureté de cœur. Ce n’était pas plaisant à Dieu. Notre Seigneur le dit clairement qu’il serait mieux pour une personne de ne pas se marier du tout, que de se marier avec une possibilité de divorcer. L’idéal pour Dieu – qui était agréable à Sa vue – était pour un homme de marier une femme pour toute sa vie.

Il était de même avec Israël ayant un roi. Dans Deutéronome 17, Dieu donne de claires instructions aux Israélites en ce qui concerne qui devrait être leur roi (uniquement un Israélite) et comment il devrait être sélectionné (le choix de Dieu). Il établit aussi des règles regardant la conduite et les practices du roi. Mais ayant noté ça, ne manquons pas de sentir la note de désapprobation dans Deutéronome 17:14:

« 14 ---Lorsque vous serez entrés dans le pays que l'Eternel vous donne, que vous en aurez pris possession et que vous y serez installés, il se peut que vous disiez: «Donnons-nous un roi comme toutes les nations qui nous entourent.» » (mon accentuation en gras)

Ces mots de Moïse étaient à la fois un avertissement et une prophétie. Comparez les mots de Moïse avec les mots du peuple à Samuel dans 1 Samuel 8:5:

« 5 Ils lui déclarèrent:
   ---Te voilà devenu âgé, et tes fils ne suivent pas tes traces; maintenant, établis sur nous un roi pour qu'il nous dirige comme cela se fait dans toutes les autres nations. » (mon accentuation en gras)

Dans les deux textes, c’est le peuple qui demande un roi, tout comme dans les deux, leur motivation était d’être « comme les autres nations ». Si les Israélites ne pouvaient pas imiter les autres nations par l’immoralité et l’idolâtrie, ils les imiteraient en ayant un roi. Ce que les Israélites manquèrent de comprendre était que leur désir d’avoir un roi était de l’idolâtrie:

« 7 L'Eternel lui répondit:
   ---Ecoute ce peuple et accepte toutes leurs demandes. En effet, ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi: ils ne veulent plus que je règne sur eux.

   8 Ils agissent à ton égard comme ils n'ont cessé d'agir envers moi depuis le jour où je les ai fait sortir d'Egypte jusqu'à aujourd'hui: ils m'ont abandonné pour rendre un culte à d'autres dieux. » (1 Samuel 8:7-8, mon accentuation en gras)

Ici, nous voyons que les idoles ne sont pas toujours des objets de métal ou pierre, des mots, faits par les hommes ; des idoles peuvent aussi être des hommes. La raison pour laquelle les hommes font des idoles est parce qu’ils veulent voir qui ou quoi ils vénèrent. Les idoles assurent le fidèle de succès, que ce soit victoire à la guerre, abondante reproduction, ou pluie pour ses récoltes. Un roi fort et puissant pourrait sembler être la clef du succès. Et souvenez-vous, certains rois étaient actuellement vénérés comme des dieux (voir Daniel 3 ; Actes 12:20-24). Puisque Dieu est invisible, il ne peut y avoir de représentation de Lui sous la forme d’une idole (Deutéronome 4:15-19). Les Israélites voulaient un leader qu’ils pouvaient voir, quelqu’un en qui ils pouvaient mettre toute leur confiance pour les sauver. Ils voulaient un roi, comme les autres nations.

Les idoles pouvaient donc être des hommes, et ce n’était pas simplement les rois qui pouvaient être vénérés (soit littéralement ou raisonnablement). Beaucoup des jeunes de notre pays pratiquement vénèrent certaines célébrités, spécialement des musiciens, acteurs, et actrices. Certains Chrétiens idéalisent des dirigeants chrétiens proéminents alors que d’autres (malheureusement pouvant être Chrétiens) suivent aveuglement des chefs persuasifs de cultes. Soyons attentifs de montrer le respect à ceux d’autorité, mais prenons garde à ne pas devenir des adorateurs d’hommes. N’espérez jamais des hommes ce que Dieu seul peut faire ; ne donnez jamais aux hommes ce que Dieu mérite.

Samuel répondit aux Israélites ce que Dieu lui avait dit. À ce point là, il ne les accuse pas de refuser Dieu, bien qu’ils l’aient fait. Au lieu de ça, il fait remarquer les droits très nombreux des Rois:

« 10 Samuel rapporta au peuple qui lui demandait un roi toutes les paroles de l'Eternel.

  11 Il leur dit:
   ---Voilà quels seront les droits du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils pour en faire ses soldats et les affectera au service de ses chars de guerre et de ses chevaux, et ils auront à courir devant son char personnel.

  12 Il choisira certains parmi eux pour en faire des officiers commandant de «milliers» et de «cinquantaines ». Il en prendra d'autres pour labourer ses champs et récolter ses moissons, ou pour fabriquer ses armes et l'équipement de ses chars.

  13 Il prendra vos filles comme parfumeuses, cuisinières et boulangères.

  14 Il prendra vos champs, vos vignes et vos meilleurs oliviers pour les donner à ses hauts fonctionnaires.

  15 Il prélèvera une redevance de dix pour cent sur les produits de vos champs et de vos vignes et il la distribuera à ses courtisans et à ses hauts fonctionnaires.

  16 Il prendra vos serviteurs, vos servantes et vos jeunes gens vigoureux, et même vos ânes, et il s'en servira pour ses propres travaux.

  17 Il prélèvera une bête sur dix dans vos troupeaux et vous deviendrez ses serviteurs.

  18 Ce jour-là, vous vous lamenterez à cause du roi que vous aurez choisi, mais l'Eternel ne vous écoutera pas. » (1 Samuel 8:10-18)

Les Israélites étaient déjà requis de payer la dîme et de faire des offrandes pour prendre soin des pauvres et pour le soutien de ceux qui servent comme les prêtres. Ayant un roi doublerait pratiquement leurs dépenses. Avoir un roi ne coûterait pas seulement plus d’argent, cela limiterait aussi leur liberté. Le roi qu’ils désiraient tellement prendrait leur propriété de force et l’utiliserait, ou la donnerait à ses amis, comme il prendrait leurs enfants comme serviteurs. Ce que les Israélites demandaient non seulement offensait Dieu, cela n’était même pas dans le meilleur de leurs intérêts. Alors que les pécheurs pensaient qu’ils amélioraient leurs propres intérêts, en fait ils faisaient le contraire. Le péché est contre-productif et autodestructif. C’est sans doute une bonne chose à se rappeler quand nous cherchons à dissuader un autre de ses péchés. Laissons le pécheur comprendre que le prix du péché est élevé, et le tour ne dure pas longtemps (et souvent effrayant).

Je devrais signaler une chose qui est très importante concernant les mots d’avertissement de Samuel à propos du coût élevé des rois. Samuel n’avertit pas simplement les Israélites que leur premier roi (dont nous savons sera Saül) ne vaudra pas le coût. Dieu le dit clairement que chaque roi – même le meilleur – leur coûtera un prix très élevé. Quelqu’un n’aurait qu’à demander à Urie à ce propos, car le Roi David fut capable de marier sa femme, au coût de la vie de son fidèle guerrier. Plus tard, Salomon opprimerait le peuple d’Israël avec ses taxes (voir 1 Rois 4:7-22-25; 9:1; 12:4).

Je vais continuer pour dire quelque chose qui sera reconnu comme assez politique, mais qui a besoin d’être dit parce que je crois que c’est vrai. Bien trop de gens aujourd’hui regarde le gouvernement comme s’il était leur dieu. Ils regardent vers le gouvernement pour avoir prospérité et paix. Ils regardent vers le gouvernement pour « la vie en rose », et c’est pourquoi, pour quelques-uns, le plus grand le gouvernement devient et le mieux c’est. Les paroles de Samuel ne s’appliquent pas seulement aux Rois, mais à tout gouvernement, et spécialement, « les grands gouvernements ». Il est intéressant qu’inscrit sur les billets notre gouvernement imprime les mots « Nous Faisons Confiance en Dieu ». Je me demande combien de gens aujourd’hui font plus confiance en leur gouvernement qu’en Dieu ? Peut-être devrions-nous lire notre argent et prendre ces mots à cœur. Nous devrions certainement prendre plus sérieusement à cœur les mots de Samuel.

Le peuple ne sera pas dissuadé. Ils insistèrent à avoir leur roi. Alors, Dieu dit à Samuel de renvoyer le peuple avec l’assurance qu’Il leur donnerait le roi qu’ils demandaient. Comme le peuple retournait à leurs maisons, ils ne savaient pas qui serait leur roi, alors tous les yeux se posaient sur Samuel pour voir qui il nommerait comme roi.

Les chapitres 9 et 10 décrivent le processus par lequel Dieu révéla l’identité du roi d’Israël. Dans 9:1-10:16, l’auteur lie la façon dont Dieu en privé révéla à Saül qu’il deviendrait le roi d’Israël. Le chapitre 10:17-27 enregistre le processus par lequel Dieu identifia publiquement Saül aux Israélites comme leur roi.

Saül était juste le genre d’homme que les Israélites cherchaient. Il venait d’une famille proéminente, il était un homme séduisant, et il était le Goliath d’Israël:

« 1 Un homme de la tribu de Benjamin nommé Qich avait pour ancêtres en ligne ascendante: Abiel, Tseror, Bekorath et Aphiah, qui descendaient d'un Benjaminite. Qich était un vaillant guerrier.

  2 Il avait un fils nommé Saül. C'était un beau jeune homme, aucun Israélite n'avait plus belle allure que lui; il les dépassait tous de la tête. » (1 Samuel 9:1-2)

Tout a commencé avec quelques ânesses fugueuses que Qich avait envoyé son fils Saül chercher. Saül, accompagné par un des ses jeunes serviteurs, les poursuivit pendant plusieurs jours. Quand ils n’eurent presque plus de nourriture, Saül était prêt à abandonner et à retourner à la maison. Son servant reconnut qu’ils arrivaient à la ville où un prophète vivait. (Il sembla que Saül ne le savait pas, ce qui donne un indice de son état spirituel). Le serviteur croyait que le prophète (ou le voyant) pourrait leur dire où trouver leurs ânesses perdues et fut disposé à fournir l’argent pour le payer pour ses services. Saül suivit le conseil du serviteur, et ils arrivèrent à la ville et demandèrent où le prophète habitait. (Dieu avait déjà révélé à Samuel que le roi d’Israël arriverait, et qu’il serait un Benjaminite – voir 9:15-16).

Samuel fit de Saül son invité d’honneur, et plus tard il l’oignit en privé comme roi d’Israël. Saül donna à Samuel plusieurs signes pour le convaincre que c’était la volonté de Dieu. Samuel dit à Saül que les ânesses avaient déjà été trouvées – avant même que Saül eut l’opportunité de mentionner qu’ils les cherchaient. Samuel dit à Saül qu’il rencontrerait deux hommes, qui lui assureraient que les ânesses de son père avaient été trouvées, et que son père était inquiet à propos de lui (10:2). À propos, cela était à peu près ce que Saül avait dit auparavant dans 9:5. Saül rencontrerait alors trois hommes qui allaient à Béthel. Un homme porterait trois chevreaux, un autre aurait trois pains, et le troisième un pot de vin. Samuel dit à Saül que l’homme avec le pain lui donnerait deux pains. Il dit aussi à Saül qu’il rencontrerait un groupe de prophètes, et qu’il prophétiserait. Toutes ces choses arrivèrent, comme Samuel l’avait indiqué.

Samuel donna aussi à Saül une instruction très spécifique:

« 8 Tu me précéderas à Guilgal où je te rejoindrai pour offrir des holocaustes et des sacrifices de communion. Tu m'attendras sept jours jusqu'à ce que je vienne te retrouver. Alors je te ferai savoir ce que tu dois faire. » (1 Samuel 10:8)

Malheureusement, cette instruction ne serait pas obéie, comme nous le verrons bientôt. Quand Saül arriva à la maison, son oncle (Abner ? – voir 14:50) était des plus intéressé par ce que Samuel avait à dire à son neveu, une fois qu’il apprit que Saül avait parlé au prophète. Pas étonnant. Tout le monde savait que Samuel oindrait un nouveau roi. Tous ceux qui traiteraient avec Samuel seraient considérés comme des candidats possibles pour devenir roi.

Maintenant, Samuel appela le pays à s’assembler devant le Seigneur à Mitspa (souvenez-vous la dernière fois cela arriva dans le chapitre 7). Samuel commença avec un mot de réprimande:

« 18 Il dit aux Israélites:
   ---Voici ce que déclare l'Eternel, le Dieu d'Israël: «Je vous ai moi-même fait sortir d'Egypte et je vous ai libérés des Egyptiens et de tous les royaumes qui vous opprimaient.

   19 Et vous, aujourd'hui, vous avez rejeté votre Dieu, qui pourtant vous a délivrés de tous vos maux et de toutes vos détresses. Vous lui avez dit: Il faut que tu établisses un roi sur nous. Eh bien, puisqu'il en est ainsi, présentez-vous devant l'Eternel, par tribus et par familles.» » (1 Samuel 10:18-19)

Le cas de Samuel contre Israël en est un simple. Depuis les jours de leur exode d’Egypte, Dieu avait libéré Son peuple des mains de leurs ennemis. Dieu fit tout cela sans un roi. Maintenant Samuel réprimanda le peuple pour rejeter Dieu comme leur Roi et Libérateur. Maintenant, ils demandaient un roi à la place de Dieu. Les mots de réprimande de Samuel précèdent la nomination de Saül comme leur roi. Bien sur, Samuel savait qui ce roi serait, mais il ne nomme pas simplement Saül. Samuel procéda par élimination de tirer au sort. Premièrement, la tribu de Benjamin fut tirée au sort, puis la famille de Matri, puis finalement Saül. Saül ne fut pas trouvé, alors ils demandèrent à Dieu. Il les informa que Saül se cachait parmi les bagages. Il n’agissait certainement pas comme un roi. Certains prirent rapidement note de cela, questionnant comment un tel individu pourrait sauver Israël (10:27). D’autres remarquèrent qu’il était bien plus grand que les autres Israélites (10:23 ; voir 9:2). Ceux qui acceptèrent Saül comme leur roi lui apportèrent des cadeaux. Ceux qui le haïssaient n’amenèrent rien.

Je dois dire, un peu entre parenthèse, que j’ai remarqué ce sujet de cadeaux durant notre offrande dimanche dernier. J’ai attiré l’attention sur la façon dont les mages de l’est apportèrent des cadeaux à Celui qu’ils pensaient était le « Roi des Juifs » (Matthieu 2:1-12). Si nous reconnaissons quelqu’un comme roi en lui faisant des cadeaux, que cela veut-il dire quand nous venons à l’église semaine après semaine, et ne donnant rien à Celui que nous professons être le Roi des rois ? C’est tristement vrai que pratiquement dans toutes les églises, il y a un nombre important de gens qui ne donnent jamais. Ce texte devrait les faire réfléchir. Et de peur que ceux d’entre nous qui donnons ne nous sentions trop fiers de nous-mêmes, je devrais aussi dire que la taille du don dit aussi quelque chose sur combien notre Roi représente pour nous.

C’est dans les chapitres 11 et 12 que le droit de Saül de régner est établi d’une façon très publique. Est-il étrange que certains se demandèrent comment celui-ci, qui se cacha parmi les bagages, pourrait diriger les Israélites pendant une guerre ? Dieu montra comment dans le chapitre 11, quand Nahach l’Ammonite marcha contre la ville de Yabéch en Galaad. Les habitants de cette ville savaient qu’ils étaient surpassés en nombres et étaient disposés à capituler conformément aux termes ordinaires. Nahach ne voulait pas pour ce peuple de simplement se soumettre ; il voulait les humilier complètement. S’ils voulaient se soumettre à lui, ils devraient lui permettre de leur crever leurs yeux droits. Les dirigeants de la ville lui demandèrent une semaine pour lui donner leur décision, pendant laquelle ils cherchèrent à apprendre si un de leurs frères viendraient à leur rescousse. (Il semblerait que Nahach était assez confiant qu’ils ne seraient pas secourus, ce qui voulait dire qu’il avait aussi l’avantage avec les autres villes, puisque les Israélites démontreraient ainsi leur manque d’unité).

Quand Saül entendit le dilemme dans lequel le peuple de Yabéch en Galaad était, l’Esprit de Dieu descendit sur lui puissamment. Il prit ses bœufs et les sacrifia, les découpant en morceaux, qu’il envoya dans tout le pays (comme la façon dont le Lévite envoya les morceaux de sa femme dans le pays dans Juges 19:29-30). Il menaça de tuer tout homme qui ne viendrait pas et joindrait leurs frères pour la bataille contre les Ammonites. Cela motiva la nation entière à s’assembler pour la guerre: 300 000 Israélites et 30 000 hommes de Juda (11:8). Saül et cette armée battirent les Ammonites et secoururent la ville. Maintenant, il était clair à tous que Saül était capable de diriger la nation en guerre contre leurs ennemis. Certains voulaient même punir ceux qui avaient questionné le droit de régner de Saül, mais Saül leur interdit de le faire (11:12-13).

Le peuple était débordant de joie, alors Samuel leur ordonna de se rassembler à Guilgal, où ils devaient établir la royauté (11:13). Saül fut alors proclamé roi à l’unanimité, et des offrandes de communion furent offertes. Ce fut un temps de célébration, mais ce fut aussi le temps pour Samuel de dire clairement à Israël combien sérieux leur péché était en demandant un roi. Samuel commença en défiant n’importe qui d’amener une accusation contre lui. Tous reconnurent qu’il avait traité correctement le peuple (12:1-5). Cela donna à Samuel l’autorité morale dont il avait besoin pour réprimander les Israélites pour leurs péchés.

« 6 Samuel dit encore au peuple:
   ---C'est l'Eternel qui a établi Moïse et Aaron et qui a fait sortir nos ancêtres d'Egypte.

   7 Maintenant donc, comparaissez en sa présence et je vais vous citer tous les actes puissants qu'il a accomplis pour vous sauver, vous et vos ancêtres.

   8 Après que Jacob fut venu en Egypte, lorsque vos ancêtres ont imploré l'Eternel, il a envoyé Moïse et Aaron qui les ont fait sortir d'Egypte pour les établir dans le pays où nous sommes.

   9 Mais eux, ils ont délaissé l'Eternel leur Dieu. C'est pourquoi il les a livrés à Sisera, le chef de l'armée de Hatsor, aux Philistins et au roi de Moab qui leur ont fait la guerre.

   10 Alors ils ont de nouveau imploré l'Eternel en confessant: «Nous avons péché, car nous avons abandonné l'Eternel et nous avons adoré les dieux Baals et Astartés. Mais à présent, délivre-nous de nos ennemis et nous te servirons.»

   11 Alors l'Eternel a envoyé Gédéon, Baraq et Jephté, et finalement moi, Samuel. Il vous a délivrés de tous les ennemis qui vous entourent et vous avez habité le pays en sécurité.

   12 Lorsque152 vous avez vu Nahach le roi des Ammonites venir vous attaquer, vous êtes venus me dire: «Nous ne voulons pas continuer ainsi; il faut qu'un roi règne sur nous.» Comme si l'Eternel n'était pas votre roi!

   13 Eh bien, maintenant, voici votre roi selon ce que vous avez choisi et demandé. C'est l'Eternel qui l'a établi sur vous.

   14 Si désormais vous révérez l'Eternel, si vous lui rendez votre culte, si vous lui obéissez sans vous révolter contre ses paroles et si vous et votre roi qui règne sur vous, vous suivez l'Eternel votre Dieu, tout ira bien.

   15 Mais si vous n'écoutez pas l'Eternel et si vous êtes rebelles à ses commandements, l'Eternel vous frappera sévèrement, ainsi que votre roi, comme il a frappé sévèrement vos ancêtres. » (1 Samuel 12:6-15)

Voici la réprimande la plus complète que Samuel donna à la demande des Israélites d’avoir un roi. Il cita instance après instance la protection et les soins que Dieu avait pour Son peuple, en étant leur roi. Il accentua que leurs plus récentes difficultés avec des pays étrangers étaient le résultat de leurs péchés, et qu’en réponse à leurs pétitions pour recevoir de l’aide, Dieu leur envoya un libérateur. Samuel sembla stresser le fait que quelque chose « craqua » (nous pourrions dire) quand Nahach et les Ammonites attaquèrent Israël. D’une façon ou d’une autre il les terrorisa, pour qu’ils aient l’impression d’avoir besoin d’un roi. Bon maintenant, Israël avait leur roi, mais le peuple de Dieu devait savoir que leurs demandes pour un roi constituaient un péché encore plus sérieux. C’était un échec de ne pas croire en Dieu. C’était croire en l’homme, plutôt qu’en Dieu.

Pourtant, Dieu était disposé à accorder leur requête et à leur donner un roi, et à continuer à honorer Son alliance avec eux. Cependant, le changement à une monarchie ne mit pas de coté l’Alliance Mosaïque et ses exigences. Dieu continuerait à bénir Israël, si ils et le roi obéissaient Ses commandements. S’ils ou leur roi se rebellaient contre Ses commandements, alors Dieu amènerait le jugement sur eux.

Pour souligner la magnitude des péchés d’Israël et les mots de réprimande que Samuel avait juste dit, Dieu envoya une tempête qui détruisit une partie des récoltes et attira l’attention d’Israël. Le peuple avait peur d’à la fois Samuel et du Seigneur:

« 19 Tous supplièrent Samuel:
   ---Intercède pour tes serviteurs auprès de l'Eternel ton Dieu afin que nous ne mourions pas, car nous avons ajouté à toutes nos fautes celle de demander un roi pour nous. » (1 Samuel 12:19)

La réponse de Samuel fit réfléchir et était réconfortante:

« 20 Samuel rassura le peuple:
   ---Soyez sans crainte! Oui, vous êtes bien coupables de ce mal, mais ne vous détournez pas de l'Eternel et servez-le de tout votre cœur.

   21 Ne vous éloignez pas de lui, sinon vous courrez après des choses de néant qui sont inutiles et incapables de secourir, parce qu'elles ne sont que néant.

   22 Il a plu à l'Eternel de faire de vous son peuple. C'est pourquoi il ne vous abandonnera pas, car il tient à faire honneur à son grand nom.

   23 En ce qui me concerne, que l'Eternel me garde de commettre une faute contre lui en cessant de prier pour vous. Je continuerai à vous enseigner le bon et droit chemin.

   24 De votre côté, révérez l'Eternel et servez-le sincèrement de tout votre cœur en considérant les grandes choses qu'il a accomplies pour vous.

   25 Mais si vous faites le mal, vous serez détruits, vous et votre roi. » (1 Samuel 12:20-25)

Je suis spécialement impressionné par les mots du verset 21. Ces mots ressemblent beaucoup à un avertissement contre l’idolâtrie, n’est-ce pas ? En fait, la version NIV (New International Version) traduit le verset 21 de cette façon:

« Ne vous tournez pas vers des idoles inutiles. Elles ne vous aideront pas, ni ne vous secourront pas, parce qu’elles sont inutiles. » (mon accentuation en gras)

Bien que ce mot, traduit « choses de néant » soit un des mots les plus fascinant, digne de plus d’étude, il sera suffisant pour cette étude d’indiquer simplement que « les rois » ne sont que des « choses de néant » et des « idoles inutiles » quand nous nous tournons vers eux pour nous sauver, plutôt que vers Dieu. ce n’est pas la noblesse et la puissance des rois humains, mais la puissance, la souveraineté, et l’amour loyal (l’alliance) de Dieu qui nous assure de notre sécurité terrestre et céleste.

« 9 Ceux qui fabriquent des idoles ne sont tous que néant,
      et leurs plus belles œuvres ne sont d'aucun profit.
      Leurs témoins ne voient rien
      et ils ne savent rien;
      ils rougiront de honte. » (Esaïe 44:9)

« 22 Or, pour celui qui siège sur son trône au-dessus du cercle de la terre,
      ses habitants sont pareils à des sauterelles.
      Il a tendu le ciel comme une toile
      et il l'a déployé comme une tente
      pour l'habiter.

   23 Il réduit à néant les princes de la terre
      et fait évanouir les dirigeants du monde. » (Esaïe 40:22-23)

Bien que le règne de Saül ait juste commencé, et il règnera sur Israël pendant 40 ans, les chapitres suivants (13-15) décrivent ses défauts du caractère de Saül (chapitres 13 et 14) et décrivent les deux échecs qui lui coûtent une dynastie éternelle et même son propre royaume (chapitres 13:1-14 et 15).

Commençons avec les défauts du caractère de Saül. Notre première claire indication du manque de courage de Saül vient au moment de son introduction publique comme roi d’Israël, quand il fut trouvé se cachant parmi les bagages (10:22). Dans les premiers versets du chapitre 13, je crois que nous voyons un autre signe d’avertissement:

«3 Jonathan abattit la stèle dressée par les Philistins à Guéba. Alors se répandit rapidement parmi les Philistins la nouvelle que les Hébreux s'étaient révoltés. Saül fit annoncer la chose au son du cor dans tout le pays:
   ---Que les Hébreux le sachent! » (1 Samuel 13:3, mon accentuation en gras)

Comme nous pouvons le voir, Israël est toujours occupé par les philistins. Guéba est une ville sur le territoire de Benjamin, juste quelques kilomètres au nord de Jérusalem. Les Philistins maintenaient une garnison là, un symbole de leur domination et de leur contrôle sur Israël, et un moyen d’application.153 Saül fut couronné roi sur Israël pour « combattre leurs batailles » (8:20). Alors, pourquoi hésita-t-il à attaquer les Philistins, qui maintenaient des garnisons en Israël ? J’ai bien peur que c’était dû au manque de courage et de foi. Saül maintenait un genre de « squelette d’armée », qui n’aurait pas été assez grande pour provoquer les Philistins. Ils semblaient être un genre de force de police pour le pays, et plus pour protéger le pays, et plus que tout, pour protéger Saül. Contrairement à son père, Jonathan n’était pas intimidés par les Philistins. Il attaqua la garnison philistine de Guéba, et seulement après cela, Saül déclara la guerre. Quoi d’autre aurait-il pu faire ? L’armée de Saül avait attaqué les Philistins, et il savait qu’ils étaient sûrs de riposter en force, comme ils le firent:

« 5 Les Philistins mobilisèrent leurs troupes pour combattre Israël. Ils avaient trois mille chars de guerre et six mille soldats sur char, ainsi qu'une multitude de fantassins, nombreux comme les grains de sable des mers. Ils allèrent prendre position à Mikmach à l'est de Beth-Aven.

   6 Les hommes d'Israël virent qu'ils étaient dans une situation extrêmement critique, car ils étaient serrés de près par l'ennemi. Ils se cachèrent dans les grottes, les buissons, les cavernes, les souterrains et les citernes.

   7 Certains Hébreux franchirent le Jourdain et se réfugièrent dans le territoire de Gad et de Galaad. Pendant ce temps, Saül était toujours à Guilgal, au milieu de son armée qui tremblait d'épouvante. » (1 Samuel 13:5-7)

Les Israélites ne semblèrent pas être aussi nombreux qu’avant, à Yabéch Galaad. Saül ne sembla pas disposé ou capable de prendre l’offensive. En résultat, ses soldats étaient terrifiés et se cachaient où ils pouvaient. On ne peut pas s’empêcher de sentir que la peur des soldats de Saül n’était que la réflexion des peurs de Saül. Ce serait Jonathan, avec son serviteur, qui attaquerait la garnison philistine au col de Mikmach (13:23), avec Saül agissant seulement quand il apparut que les philistines étaient prêts à battre en retraite. Saül ne chercha pas le conseil divin, comme il aurait dû (14:3,16-19), ne le faisant que quand il était sous la contrainte, ou quand il était poussé à le faire (14:36-37). Quand stupidement Saül ordonna à ses hommes de prêter serment de jeûner (un serment qui rappelle celui de Jephté dans Juges 11), Jonathan ne le savait pas et involontairement le viola (1 Samuel 14:24-30). Jonathan pouvait facilement voir la folie de cette décision. Et quand il fut apprit que Jonathan était celui qui avait violé le serment de Saül, son père allait le faire mettre à mort. Ce fut seulement le peuple qui sauva Jonathan de la mort. Saül était un homme avec de sérieux défauts de caractère, et ceux-ci ne deviendront que plus évidents quand David deviendra populaire avec les Israélites.

Saül était coupable de deux péchés précis qui lui coûtèrent son royaume. Le premier est enregistré dans 1 Samuel 13:

« 8 Il attendit sept jours le rendez-vous fixé par Samuel. Celui-ci n'arrivant pas, les soldats commencèrent à abandonner Saül et à se disperser.

   9 Alors Saül dit:
   ---Amenez-moi les bêtes de l'holocauste et des sacrifices de communion.
   Et il offrit lui-même l'holocauste.

   10 Au moment où il achevait de l'offrir, Samuel arriva. Saül alla à sa rencontre pour le saluer.

   11 Samuel lui demanda:
   ---Qu'as-tu fait?
   Saül répondit:
   ---Quand j'ai vu que mes soldats se dispersaient loin de moi, que tu n'arrivais pas au rendez-vous fixé et que les Philistins étaient concentrés à Mikmach,

   12 je me suis dit: «Les Philistins vont tomber sur moi à Guilgal avant que j'aie pu implorer l'Eternel.» Alors je me suis fait violence et j'ai offert l'holocauste. » (1 Samuel 13:8-12)

Saül était certainement sous pression. Les Philistins semblaient avoir l’avantage, et son armée s’était vaporisée sous ses yeux. À quelque distance de là, il semblerait certainement que les instructions données par Dieu au moment de la nomination privée de Saül comme roi furent le commandement que Saül désobéit:

« 7 Quand ces signes se seront réalisés pour toi, agis selon ce que tu trouveras à faire, car Dieu est avec toi!

   8 Tu me précéderas à Guilgal où je te rejoindrai pour offrir des holocaustes et des sacrifices de communion. Tu m'attendras sept jours jusqu'à ce que je vienne te retrouver. Alors je te ferai savoir ce que tu dois faire. » (1 Samuel 10:7-8)

Etant donné tout ce que nous savons de Saül, mon impression est qu’une fois que Dieu notifia Saül qu’il devait devenir roi, Dieu lui donna une certaine quantité de pouvoirs discrétionnaires. Du verset 7, il semblerait que Dieu informa Saül que dès que les signes de confirmation étaient survenus, il était libre de commencer à agir comme le roi d’Israël. En d’autres mots, il était libre de déclarer la guerre aux Philistins, comme, en fait, son fils Jonathan le fit. Dieu promit d’être avec Saül et Il le fut. Mais que fit Saül ? Pratiquement rien, avant d’être persuadé de le faire. Son action la plus décisive arriva quand les Ammonites menacèrent le peuple d’Yabéch Galaad,154 du coté est du Jourdain, mais Saül ne prit pas l’initiative d’attaquer les Philistins, qui menaçaient Israël de l’ouest.

Je suis enclin de conclure que bien que Dieu avait donné à Saül l’autorisation d’attaquer les Philistins, il ne l’avait pas fait, à cause de sa peur et de sa passivité. Mais avant de mener cette attaque, Saül fut instruit d’aller à Guilgal, où Samuel offrirait des offrandes de communion et des offrandes entièrement brûlées. Ce serait à ce moment que Samuel lui donnerait des instructions précises concernant la bataille. Saül fut instruit d’attendre Samuel pendant sept jours. Il avait tergiversé si longtemps pour attaquer que maintenant ses hommes le désertaient. Maintenant, dû à sa passivité, Saül estima qu’il ne pouvait plus attendre davantage, et il offrit le sacrifice lui-même. Il m’apparaît qu’en le faisant, Saül commit deux péchés. Premièrement, il désobéit clairement les instructions de Dieu. Deuxièmement, il n’honora pas la « séparation de pouvoir » que Dieu avait établie. Le roi ne pouvait pas usurper la fonction des prêtres, et il devait être guidé par des révélations prophétiques. Il agit unilatéralement, mettant de coté la division de pouvoir de Dieu.

Cette stupide action pécheresse de la part de Saül lui couterait chèrement:

« 13 Samuel dit à Saül:
   ---Tu as agi comme un insensé. Tu n'as pas obéi au commandement que l'Eternel ton Dieu t'avait donné. Si tu l'avais fait, l'Eternel aurait affermi ton autorité royale sur Israël et il aurait fait en sorte que tes descendants y gardent pour toujours la royauté.

   14 Mais puisque tu as désobéi aux ordres de l'Eternel, ta royauté ne subsistera pas. L'Eternel a décidé de se chercher un homme qui corresponde à ses désirs et de l'établir chef de son peuple. » (1 Samuel 13:13-14)

Le royaume de Saül ne durerait pas plus longtemps que son règne de roi. Il n’aura pas de dynastie durable – ses fils ne règneront pas comme roi après lui. Dieu chercherait un roi qui obéirait Ses ordres (souvenez-vous Deutéronome 17:14-20 ; 1 Samuel 12:14-15, 24-25), mais Saül avait désobéit. Sous entendu dans les mots de Samuel de 13:14 est le fait que Dieu remplacerait Saül comme roi. Cette question sera traitée avec fermeté au moment du second grand acte de désobéissance de Saül en tant que roi. Le plus pénible de tout est que même quand Samuel réprimanda Saül pour ses péchés, il n’y eu pas un seul indice de repentance. Saül ne confessa pas qu’il avait péché. Lui et Samuel se séparèrent simplement.

Le second acte de rébellion de Saül est décrit dans le chapitre 15. Dieu instruisit Saül par Samuel de déclarer la guerre aux Amalécites:

« 1 Un jour, Samuel dit à Saül:
   ---C'est moi que l'Eternel a envoyé pour te conférer l'onction qui t'a établi roi de son peuple, Israël. Maintenant donc, écoute les paroles de l'Eternel.

  2 Voici ce que déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes: «J'ai décidé de punir les Amalécites pour ce qu'ils ont fait au peuple d'Israël, en se mettant en travers de sa route quand il venait d'Egypte.

  3 Maintenant, va les attaquer et voue-les moi en les exterminant totalement avec tout ce qui leur appartient. Sois sans pitié et fais périr hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs, moutons, chèvres, chameaux et ânes. » » (1 Samuel 15:1-3, mon accentuation en gras)

Rien ne pourrait être plus clair que ses instructions. Les Amalécites devaient être tous annihilés – les hommes, les femmes, les enfants, et le bétail. Rien ne devait rester vivant. Saül assembla une armée de 210 000 et déclara la guerre les Amalécites et Amalec. Il les battit, mais ne les annihila pas tous:

« 8 Il captura Agag, roi d'Amalec, vivant, et extermina toute la population par l'épée.

   9 Saül et ses soldats épargnèrent Agag ainsi que les meilleurs animaux du butin: moutons, chèvres et bœufs, bêtes grasses et agneaux; ils ne voulurent pas les détruire pour les vouer à l'Eternel. Par contre, ils détruisirent tout ce qui était méprisable et sans valeur. » (1 Samuel 15:8-9)

Il apparaitrait que Saül garda Agag en vie comme un roi de trophée ou pour une raison égoïste. Saül tua tout ce qui est inutile, mais garda les choses de plus grandes valeurs. Saül était un autre Akân (Josué 6:17-19 ; 7:19-21), seulement sur une plus grande échelle, et cela fut fait publiquement. Ce fut une grande erreur, une qui allait lui coûter son royaume. Contrairement à Akân, Saül ne se repentit pas. Au début, il nia son péché, puis essaya de l’excuser. Quand Samuel vint le voir, Saül était occupé à faire un monument à lui-même:

« 12 Le lendemain matin, il partit trouver Saül. En chemin, il apprit que celui-ci s'était rendu à Karmel pour y ériger un mémorial, puis qu'il était reparti en direction de Guilgal.

   13 Finalement, Samuel le rejoignit. Saül l'aborda par ces mots:
   ---Que l'Eternel te bénisse! J'ai exécuté l'ordre de l'Eternel.

   14 Mais Samuel lui demanda:
   ---D'où viennent donc ces bêlements de moutons qui résonnent à mes oreilles et ces mugissements de bœufs que j'entends?

   15 Saül répondit:
   ---Ils les ont ramenés de chez les Amalécites, car les soldats ont épargné les meilleures bêtes parmi les moutons et les bœufs pour les offrir en sacrifice à l'Eternel ton Dieu; le reste nous l'avons totalement détruit.

   16 ---Assez, interrompit Samuel. Je vais t'apprendre ce que l'Eternel m'a dit cette nuit.
   ---Parle, lui dit Saül.

   17 Et Samuel lui déclara:
   ---Alors que tu te considérais comme un personnage peu important, tu es devenu le chef des tribus d'Israël et l'Eternel t'a oint pour t'établir roi d'Israël.

   18 Il t'a envoyé en campagne avec cet ordre précis: «Va et détruis les Amalécites pour me les vouer, ce peuple de pécheurs, en les combattant jusqu'à leur totale extermination.»

   19 Alors pourquoi n'as-tu pas obéi à l'ordre de l'Eternel? Pourquoi as-tu fait ce qu'il considère comme mal en te précipitant sur le butin?

   20 Saül répliqua:
   ---Mais si, j'ai obéi à l'ordre de l'Eternel et j'ai accompli la mission qu'il m'avait confiée: j'ai ramené Agag, roi d'Amalec, et j'ai exterminé les Amalécites pour les vouer à l'Eternel.

   21 Mais les soldats ont prélevé sur le butin les meilleurs moutons et les meilleurs bœufs qui devaient être voués à l'Eternel par destruction, pour les offrir en sacrifice à l'Eternel ton Dieu à Guilgal. » (1 Samuel 15:12-21, mon accentuation en gras)

Saül essaya d’excuser ses actions, prétendant que les animaux qui avaient été gardés vivant devaient servir comme animaux sacrificiels. Cela poussa la réponse de Samuel, qui fit la distinction entre les simples observances rituelles et l’obéissance de foi:

« 22 Samuel lui dit alors:
      Les *holocaustes et les sacrifices
      font-ils autant plaisir à l'Eternel
      que l'obéissance à ses ordres?
      Non! Car l'obéissance est préférable aux sacrifices,
      la soumission vaut mieux que la graisse des béliers.

   23 Car l'insoumission est aussi coupable que le péché de divination
      et la désobéissance aussi grave que le péché d'idolâtrie.
      Puisque tu as rejeté les ordres de
      l'Eternel,
      lui aussi te rejette et te retire la
      royauté. » (1 Samuel 15:22-23)

Le péché de désobéissance de Saül était le péché de rébellion et était ainsi aussi mal que les péchés de divination et d’idolâtrie. Dieu n’est pas aussi content par les sacrifices rituels qu’Il l’est par l’obéissance par la foi. Finalement, Saül admit sa culpabilité, mais prétendit qu’il le fit par peur de son armée:

« 24 Alors Saül répondit à Samuel:
   ---J'ai péché, car j'ai transgressé l'ordre de l'Eternel et tes instructions, parce que j'ai eu peur de mécontenter mes soldats, et j'ai cédé à leurs demandes.

   25 A présent, je t'en prie, pardonne ma faute; et reviens avec moi pour que je me prosterne devant l'Eternel. » (1 Samuel 15:24-25)

Ce chef prétendit avoir été induit en erreur. Il maintint que ce ne fut pas vraiment sa faute du tout. Son péché était excusable à cause de ses circonstances. Saül ne se repentait toujours pas ; il ne pensait qu’à se débarrasser des conséquences de son péché. Combien cela semble familier ! Je l’ai vu de nombreuses fois dans mon ministère. Saul était maintenant rejeté par Dieu comme le roi d'Israël. Pour autant que Saül chercha à sauver son titre, ou au moins sa dignité, Dieu avait parlé, et Il ne changerait pas d’avis:

« 27 Comme Samuel se retournait pour partir, Saül le saisit par le pan de son manteau et le morceau fut arraché.

   28 Alors Samuel lui déclara:
   ---C'est ainsi que l'Eternel t'arrache aujourd'hui la royauté d'Israël pour la donner à un autre qui est meilleur que toi.

   29 Sois-en certain: Celui qui est la gloire d'Israël ne ment pas et ne se rétractera pas, car il n'est pas comme un être humain pour se rétracter.

   30 Saül répéta:
   ---J'ai péché! Toutefois, en ce moment, je t'en supplie, continue à m'honorer devant les responsables de mon peuple et devant Israël. Reviens avec moi et je me prosternerai devant l'Eternel ton Dieu!

   31 A la fin, Samuel l'accompagna et Saül se prosterna devant l'Eternel. » (1 Samuel 15:27-31)

Ce fut Samuel qui personnellement exécuta Agag, roi des Amalécites (15:32-33). Quand Saül et Samuel se séparèrent ce jour-là, ce fut pour la dernière fois. Ils ne se reverraient jamais face à face. Samuel eut ses regrets à propos de la punition de Saül, mais Dieu n’en avait aucun:

« 34 Puis il retourna à Rama, et Saül rentra chez lui à Guibea de Saül.

   35 Samuel n'alla plus voir Saül jusqu'au jour de sa mort; mais il était dans l'affliction à son sujet parce que l'Eternel avait décidé d'annuler ce qu'il avait fait en l'établissant roi sur Israël. » (1 Samuel 34-35)

Des années passèrent avant que cette sentence pour Saül ne fut exécutée, mais son destin était maintenant irréversiblement déterminé. Dans le chapitre suivant, Samuel oindra David comme le remplaçant de Saül.

Conclusion

Il y a une leçon à apprendre de la désobéissance de Saül, une que nous devrions tous retenir:

Obéissance Partielle est Vraiment Désobeissance

Saül était content de n’obéir les commandements du Seigneur que partiellement, supposant que Dieu trouverait ça acceptable. Les standards de Dieu sont inflexibles. Si nous n’obéissons pas les commandements de Dieu complètement, alors nous les avons désobéis. Ce genre de péché est si commun, et si communément accepté, que nous devrions nous arrêter pour réaliser combien de fois et de façon si flagrante c’est fait aujourd’hui, même par des Chrétiens. Nous nous excusons nous-mêmes en disant des choses comme « Bon, je ne suis qu’humain… » Quelques fois les gens diront quelques choses comme, « Et alors, même le roi David pécha. » Il est vrai qu’il pécha, et il souffrit les conséquences de sa désobéissance.

Souvent nous choisissons les commandements de la Bible, et même les commandements de notre Seigneur. Jésus dit à Ses disciples,

« 18 Alors Jésus s'approcha d'eux et leur parla ainsi:
   ---J'ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre:

   19 allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

   20 et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et voici: je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu'à la fin du monde. » (Matthieu 28:18-20)

Il dit aussi:

« 15 ---Si vous m'aimez, vous suivrez mes enseignements. » (Jean 14:15)

« 10 Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi-même j'ai obéi aux commandements de mon Père et je demeure dans son amour. » (Jean 15:10)

Combien de commandements de notre Seigneur en fait pratiquons-nous ? Nous trouvons de nombreuses excuses pour ne pas faire ce qu’Il commanda. Cela devrait nous perturber profondément et nous rendre coupable. Mais nous sentons-nous coupables ? On nous dit de nous soumettre à l’autorité humaine, mais combien d’entre nous ignorons les limites de vitesse?

C’est juste le point que quelqu’un pourrait objecter, « Mais c’est le légalisme ! » No, ce ne l’est pas ! L’obéissance à tous les commandements de Dieu n’est pas du légalisme. Le Nouveau Testament a beaucoup à dire à propos du légalisme, mais nous ne pouvons pas entrer dans cette discussion ici. Jésus obéit complètement les commandements de Son Père. Fut-ce cela du légalisme ? Certainement pas.

« 17 ---Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.

   18 Oui, vraiment, je vous l'assure: tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n'en sera supprimé jusqu'à ce que tout se réalise.

   19 Par conséquent, si quelqu'un n'obéit pas à un seul de ces commandements --- même s'il s'agit du moindre d'entre eux --- et s'il apprend aux autres à faire de même, il sera lui-même considéré comme «le moindre» dans le royaume des cieux. Au contraire, celui qui obéira à ces commandements et qui les enseignera aux autres, sera considéré comme grand dans le royaume des cieux.

   20 Je vous le dis: si vous n'obéissez pas à la Loi mieux que les spécialistes de la Loi et les pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5:17-20)

« 41 Puis il se retira à la distance d'un jet de pierre, se mit à genoux et pria ainsi:

   42 ---O Père, si tu le veux, écarte de moi cette coupe! Toutefois, que ta volonté soit faite, et non la mienne. » (Luc 22:41-42)

« 46 Qui d'entre vous peut m'accuser d'avoir commis une seule faute? Si je dis vrai, pourquoi ne me croyez-vous pas?» (Jean 8:46)

« 8 Il s'abaissa lui-même
      en devenant obéissant,
      jusqu'à subir la mort,
      oui, la mort sur la croix. » (Philippiens 2:8)

« 7 Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

   8 Bien qu'étant Fils de Dieu, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert.

   9 Et c'est parce qu'il a été ainsi amené à la perfection qu'il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel:

   10 Dieu, en effet, l'a déclaré grand-prêtre dans la ligne de Melchisédek. » (Hébreux 5:7-9)

« 5 Voilà pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ a dit:
      Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande:
      tu m'as formé un corps.

   6 Tu n'as pris nul plaisir aux holocaustes, aux sacrifices pour le péché.

   7 Alors j'ai dit: Voici je viens
      --- dans le rouleau du livre, il est question de moi ---
      pour faire, ô Dieu, ta volonté. » (Hébreux 10:5-7)

Mes enfants, je veux vous parler sur obéir vos parents. Ce n’est pas de l’obéissance quand vous obéissez seulement à des instructions que vous aimez ou avec lesquelles vous êtes d’accord. L’obéissance est vraiment prouvée quand vous obéissez à des commandements que vous préféreriez désobéir. La vrai obéissance est l’obéissance complète, pas seulement faire ce qu’on nous dit de faire car nous le trouvons acceptable.

Je veux dire seulement une chose de plus sur le sujet de l’obéissance partielle. Saül chercha à excuser sa désobéissance en regardant ses circonstances comme étant exceptionnelles. Il excusa son refus d’attendre Samuel parce que c’était une situation urgente (une urgence qu’il avait créée). Son échec d’annihiler tous les Amalécites et leurs troupeaux fut aussi dû à des circonstances exceptionnelles. J’ai souvent entendu cet argument. « Je sais que Dieu est (en général) contre le divorce, mais mon Mari (ou ma femme) … », « Je sais que c’est mal de marier cette personne, mais je suis sûr que Dieu voudrais que je sois heureux (se) ». « Je sais que la Bible me dit que je devrais confronter celui qui a péché comme ça, mais c’est mon patron et il pourrait me virer ». Les urgences ne mettent pas les commandements de Dieu de coté, ou n’excusent pas notre désobéissance.

Ce que nous avons vu jusqu'à présent (et allons continuer à voir à travers le reste de l’Ancien Testament) est qu’aucun système humain de gouvernement ne marchera comme il devrait tant que les hommes en sont une partie. Les saints individuels comme Adam, Noé, Abraham, Jacob, et même Moïse échoueront. La période des Juges échoua à cause des « erreurs humaines ». À la fin, aucun système de gouvernement ne succèdera si de simples hommes sont impliqués. Le problème n’est pas autant avec ces systèmes qu’il ne l’est avec l’homme lui-même. Nous arrivons bientôt à voir que seul le monde parfait viendra quand il sera gouverné par Dieu et quand le péché cessera d’exister. Si nous supposons qu’avoir un roi changerait les choses, nous avons tort. Le Royaume de Dieu viendra quand le Roi Lui-même reviendra dans ce monde pour y régner. Jusque là, nous ne pouvons que prier,

« 10 que ton règne vienne,
      que ta volonté soit faite,
      et tout cela, sur la terre comme au ciel. » (Matthieu 6:10)


148 This is the edited manuscript of a message delivered by Robert L. Deffinbaugh, teacher and elder at Community Bible Chapel, on March 11, 2001.

149 Unless otherwise indicated, all Scripture quotations are from the NET Bible. The NEW ENGLISH TRANSLATION, also known as THE NET BIBLE, is a completely new translation of the Bible, not a revision or an update of a previous English version. It was completed by more than twenty biblical scholars who worked directly from the best currently available Hebrew, Aramaic, and Greek texts. The translation project originally started as an attempt to provide an electronic version of a modern translation for electronic distribution over the Internet and on CD (compact disk). Anyone anywhere in the world with an Internet connection will be able to use and print out the NET Bible without cost for personal study. In addition, anyone who wants to share the Bible with others can print unlimited copies and give them away free to others. It is available on the Internet at: www.netbible.org.

150 For a more thorough look at this psalm, see my exposition of 1 Samuel on the Biblical Studies Foundation Website at /docs/ot/books/1sa/deffin/1sam-02.htm.

151 See Proverbs 26:13.

152 It seems to me that the conjunction here must be translated as adversative, “but.” This is consistent with the flow of thought of the passage, and it is the way several other translations (e.g., the NIV) have rendered it.

153 As we can see from 1 Samuel 13:19-22, the Philistines would not allow the Israelites to manufacture or maintain any iron products. The garrison at Geba (and perhaps other garrisons elsewhere) would see to it that this technology embargo was observed. This would be something like the U.N. arms inspectors in Iraq (although I suspect that the Philistines were more successful).

154 It is interesting to recall that the people of Jabesh Gilead did not go to battle with the Benjamites in Judges 21:9. Did this in any way predispose Saul, a Benjamite, to come to their aid?

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