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Un Nouveau Commencement (Exode 34:10-35)

Introduction

J’ai toujours détesté les introductions. Je ne veux pas dire les introductions comme celle que je suis entrain d’écrire. Je fais allusion au genre d’introductions qu’une personne fait avant que quelqu’un parle. En fait, les introductions ne sont que des efforts pour convaincre les gens qu’ils devraient écouter ce que le speaker va dire. Mon avis est que personne ne sait si le speaker vaut le coût d’être écouter avant qu’il ne parle. Alors-là, tout le monde saura ! Je dis que les introductions sont un gaspillage de temps parce qu’elles focalisent sur le speaker, plutôt que sur le message. Peu importe s’il est bien connu ou s’il parle bien, le fait de prêter attention est seulement aussi intense que le message qu’il va transmettre.

Les introductions inclinent à concentrer sur le messager, plutôt que sur le message. Pour aller plus loin, les introductions concentrent sur les attestations du speaker. On nous parle donc de son éducation (accentuant spécialement les honneurs académiques), ses accomplissements et les personnes importantes qu’il connaît. Si nous voulions croire ce qu’une introduction cherche à faire, l’importance de la personne détermine l’importance du message.

Les références affectent notre attention et notre réponse aux mots d’un autre, mais le genre de références que Dieu donne sont rarement le même genre que ce qu’on attendrait. Quand Dieu dit à Moïse d’aller voir Pharaon pour lui demander qu’il laisse partir les Israélites, Moïse était très inquiet avec ses références. Il était inquiet qu’il serait vu comme un « moins que rien », et que personne n’écouterait son message (Exode 3:11). Même après que Dieu lui ait assuré que les hommes l’écouteraient, parce que « Je suis » était avec lui et L’avait envoyé (Exode 3:12-15), Moïse avait quand même peur qu’il ne soit pas prit au sérieux (Exode 4:1). En conséquence, Dieu donna à Moïse trois « références » très impressionnantes. La première était un bâton qui se changea en serpent venimeux mortel (4:2-5). La deuxième fut la possibilité de causer sa main de devenir lépreuse, puis de la faire redevenir saine (4:6-7). La troisième fut l’aptitude de verser de l’eau du Nil qui se changea en sang (4:8-9).

Cependant, Moïse n’était pas convaincu que ces références soient suffisantes. Il avait peur que parce qu’il n’était pas éloquent, il ne serait pas pris au sérieux. Alors, Dieu lui donna Aaron, son frère, comme porte-parole, ainsi que les fléaux qui tomberaient sur l’Egypte. Ceux-ci, mes amis, étaient des références très impressionnantes, des références que même Pharaon, à contrecœur, reconnut et cela l’amena à libérer les Israélites.

Bien que Moïse fut capable de se faire écouter par les Egyptiens, les Israélites, dû à la dureté de leurs cœurs, se révélèrent peu enclins à écouter les paroles de Dieu parlées par Moïse. C’est évident dans le chapitre 32 d’Exode, où le peuple rejeta les commandements de Dieu quand ils vénérèrent le veau d’or, qu’ils avaient persuadé Aaron de construire pour eux. Maintenant, après beaucoup de médiation de la part de Moïse, Dieu allait renouveler l’alliance avec Israël qu’ils venaient juste de briser. Moïse jouera un rôle encore plus grand dans le gouvernement de la nation. Je ne sais pas si son bâton pourra encore se transformer en serpent ou non, mais de toute façon, Dieu était prêt à ajouter aux références déjà impressionnantes de Moïse, qui encouragera les Israélites à tenir compte de ses paroles.

Moïse allait redescendre de la montagne avec un visage rayonnant, une réflexion de la gloire de Dieu qu’il avait vue. Chaque fois qu’il parlera à Dieu face à face, la radiance sera renouvelée. Chaque fois qu’il parlera à Israël avec son visage rayonnant, le peuple saura que Dieu leur parle à travers Moïse, lui donnant ainsi une référence que le peuple ne pourra ignorer.

De telles références peuvent sembler très distantes et sans rapport avec le saint du Nouveau Testament, qui vit à une époque différente, sous une alliance différente, et qui n’a jamais fait l’expérience de la luminosité de Dieu dont Moïse fit l’expérience. Si ce n’était pour le commentaire du Nouveau Testament, une telle conclusion pourrait être correcte. Cependant les Ecritures inspirées de Matthieu et Paul nous entraînent à prendre cet incident dans l’histoire d’Israël bien plus sérieusement. Regardons le passage d’Exode, et puis tournons-nous vers son interprétation et application dans le Nouveau Testament.

La structure de notre texte est directe. La section entière décrit le renouvellement de l’alliance avec Moïse. Les versets 10 et 11 introduisent l’alliance, alors que les versets 27 et 28 servent de conclusion. Le code de l’alliance ou ses conditions sont contenus dans la forme résumée dans les versets 12-26. Les versets 12-17 sont les prohibitions négatives, alors que les versets 18-26 sont les pratiques positives qu’Israël poursuit fidèlement. La section finale, versets 29-35, décrit la radiance du visage de Moïse quand il revint de la présence de Dieu. Ainsi, en forme de grandes lignes, notre passage est structure comme ceci :

    A. Les stipulations de l’alliance, vss. 10-28.

    1. Les résultats de l’alliance, v. 10.

    2. Les exigences de l’alliance, vss. 11-26.

        a. Négatives, vss. 12-17.

        b. Positives, vss. 18-26.

3. L’enregistrement de l’alliance – la radiance du visage de Moïse, vss. 29-35.

Les Caractéristiques de la « Nouvelle »  Ancienne  Alliance

Dans le verset 10, nous lisons les paroles de Dieu, annoncées à Israël par Moïse,

« ---Je vais conclure une alliance avec vous. En présence de tout ton peuple, je ferai des prodiges tels qu'il ne s'en est jamais produit sur la terre entière ni chez aucune nation, et tout le peuple qui t'entoure verra combien est impressionnante l'œuvre de l'Eternel que j'accompli par ton intermédiaire.» (Exode 24:10)

Les versets 11-26 contiennent les stipulations ou le « code de l’alliance » que Dieu fait ici. Ils sont considérablement plus abrégés que le « code » de l’alliance donne dans les chapitres 20-23. Cette « nouvelle » ancienne alliance sera mieux comprise en comparant cette alliance avec celle faite auparavant et brisée.

Premièrement, il y a une « similitude », une similarité distincte entre cette alliance et la première. Les Dix Commandements, écrits sur les deux tablettes de pierre sont les mêmes. Moïse monta au sommet de la même montagne, et y resta pendant la même période de temps – quarante jours et nuits. Les mêmes normes sont énoncées dans la deuxième alliance qu’elles étaient dans la première. Le péché d’Israël n’a pas amené une réduction des normes de Dieu pour Son peuple. L’alliance qui est faite ici est ainsi virtuellement un renouvellement de l’ancienne alliance. cependant, il y a quelques différences…

Deuxièmement, il y a une « nouveauté » dans l’alliance que Dieu fait avec Israël dans notre texte. Le terme « renouvellement » ou son équivalent n’est pas trouvé dans notre texte, ni n’y a t-il aucune référence à l’ancienne (première) alliance.110 La première alliance était basée sur les « miracles »111 que Dieu réalisa en libérant les Israélites de l’esclavage égyptien, alors que cette alliance attend avec impatience les miracles qui sont instrumentaux dans la possession du pays de Canaan (Exode 24:10-11). (Ironiquement les miracles que Dieu avait accomplit auparavant en Egypte causèrent les Egyptiens de chasser les Israélites de leur pays ; Maintenant, les miracles que Dieu promettait d’accomplir chasseront les Cananéens du pays d’Israël.)

Il y a beaucoup de différences entre la façon que cette « nouvelle » alliance fut donnée et celle dont la première le fut, ce qui a tendance à souligner sa « nouveauté ». Auparavant, Moïse ainsi que les 74 dirigeants d’Israël étaient montés sur la montagne pour ratifier l’alliance. Maintenant, Moïse y monte tout seul, apparemment même pas accompagné par Josué.112 Autrefois, le peuple accentua maintes fois le fait qu’ils allaient obéir tous les commandements de Dieu, mais aucunes promesses ne furent faites cette (seconde) fois-ci. Bien que les bénédictions de cette alliance soient encore conditionnelles, il n’y a pas de « si » déclarés ici, comme dans la première alliance (Exode 19:5).

Finalement, le « code de l’alliance » qui est donné dans le chapitre 34 est beaucoup plus court que celui trouvé dans les chapitres 20-23. Le premier code de l’alliance plaçait beaucoup d’importance sur les questions sociales, telles que le traitement des esclaves et la juste compensation pour la perte causée par négligence ou vol. Dans ce « code de l’alliance » abrégé, la gravité tombe sur le chemin qu’Israël avait parcouru avec Dieu, qui avait été interrompu par l’idolâtrie et l’apostasie d’Israël. Les prohibitions des versets 12-17 interdisent ces contacts avec les Cananéens qui pourraient conduire Israël à se détourner de Dieu. La façon pour Israël de traiter avec les idoles païennes est même plus sévère dans la seconde phrase du « code de l’alliance ».113 Les pratiques auxquelles les versets 18-26 font références sont celles qui augmenteraient la vénération et la marche d’Israël avec Dieu. Ainsi, sans faire référence à la chute d’Israël, cette déclaration abrégée du « code de l’alliance » donnée auparavant concentre sur ces commandements qui empêcheront Israël de rechuter, s’ils sont obéis.114

Nous avons déjà discuté le plus grand rôle joué par Moïse dans cette alliance que dans celle d’avant. Moïse alla seul sur la montagne et vit Dieu, alors qu’auparavant cela avait été lui et 74 autres dirigeants de la nation. Cette fois-ci, on nous dit que Moïse tailla ces deux tablettes de pierre (34:1) et qu’il écrivit dessus (34:27-28). Moïse devient la figure humaine centrale dans cette alliance. Cela deviendra encore plus apparent dans la section finale de ce chapitre, où le visage de Moïse est dit devenir rayonnant quand il est en présence de Dieu.115

La Splendeur de l’Alliance – La Transfiguration de Moïse 116

Les Israélites attendirent une fois de plus, pendant quarante jours et nuits, jusqu'à ce que Moïse revienne avec les tablettes de pierre contenant les Dix Commandements. L’humeur était très différente cette fois-ci comparée à la dernière fois. La première fois que Moïse descendit du mont Sinaï, il trouva le peuple vénérant le veau d’or, qu’ils avaient convaincu Aaron de construire pour eux. Cette pseudo-vénération avait une qualité païenne de cette pseudo- vénération et Moïse fut furieux, tout comme Dieu l’avait été. Les tablettes de Pierre furent détruites et pulvérisées par Moïse. Il en fut de même avec le veau d’or. Trois milles hommes furent tués avant que la situation ne soit revenue sous contrôle. Il y eut beaucoup d’intercession avant que Dieu finalement ne promette à Moïse qu’Il pardonnerait Israël et serait présent avec eux lorsqu’ils iraient prendre possession du pays de Canaan.

Vous pouvez être sûrs que cette fois-ci le peuple fut plus prudent en attendant patiemment Moïse. Après l’apostasie d’Israël, il y aurait pu avoir quelques doutes pour voir si Moïse reviendrait avec les tablettes de Pierre ou non, et avec l’assurance que Dieu avait une fois encore fait une alliance avec Son peuple. Si chaque Israélite se tenait à l’entrée de sa tente quand Moïse allait à la Tente de la Rencontre (33:8), vous pouvez être sûrs que chaque œil était fixé sur mont Sinaï, attendant le moindre signe de son retour. Vous pouvez imaginer la joie du peuple quand la première personne s’écria qu’il avait été vu descendant de la montagne.

Lors de la première descente, le peuple ignora la descente de Moïse, mais Moïse et Josué devinrent de plus en plus conscients des festivités et de l’apostasie du peuple. La colère de Moïse avait dû s’intensifier avec chaque pas vers le bas. Maintenant, les circonstances étaient différentes. Moïse ne savait pas que son visage était rayonnant,117 littéralement incandescent avec la gloire de Dieu. Comme Moïse s’approchait, le peuple observa son visage éblouissant, et apeurés, ils s’éloignèrent de lui. Une expression de terreur aurait put être vue sur les visages de ceux qui étaient les plus proches de lui. Il se peut que les petits enfants pleurèrent et s’enfuirent vers leurs mères.

Peut-être qu’à ce point-là Moïse se tourna vers Josué pour lui demander ce qui n’allait pas. Effaré, Moïse a pu se précipiter dans sa tente et se regarder dans le miroir de sa femme. Ce qu’il vit a dû le stupéfier autant que cela avait dû stupéfier les Israélites. Ce n’était pas simplement des joues rouges, comme s’il avait été soudainement embarrassé ; son visage n’était pas non plus écarlate. C’était l’éclat d’une lumière puissante.

D’un coté, l’histoire du visage de Moïse ne me semble pas inhabituelle du tout. Ça ressemble plutôt à la promesse d’une publicité commerciale que je vois presque tous les jours. D’un autre coté, c’est un incident très étrange. Imaginez, si vous pouvez, être la femme de Moïse, et essayer de dormir une nuit après que Moïse ait été en présence de Dieu, avec un spot light virtuel éblouissant dans l’obscurité. Je peux la visualiser tournant et se retournant pendant des heures, et finalement disant à Moïse, « Oh, pour l’amour de Dieu, Moïse, éteint cette lumière ! ». Puis peut-être, plongeant sous les couvertures.

D’une manière prévisible, le peuple fut en premier apeuré par l’éclat de l’apparence de Moïse, mais éventuellement fut capable de se rapprocher pour entendre Moïse parler et accepter ses paroles comme si c’était Dieu Lui-même qui leur parlait. Moïse commença à utiliser un voile. Il retirait le voile quand il allait parler avec Dieu et ne le portait pas jusqu'à ce qu’il transmette les paroles de Dieu au peuple. Puis, il mettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu’il parle avec Dieu. Le texte semble indiquer que Moïse fit cela plusieurs fois, avec un certain degré de régularité. Je crois que cela arrivait quand Moïse entrait dans la Tente de la Rencontre.118

La grande intimité de Moïse avec Dieu est apparente par les actions du peuple ici. Dans le passé, les manifestations de la gloire et de la majesté de Dieu étaient plus distantes, pour que le peuple garde leur distance de Dieu, et pour garder Moïse comme leur intermédiaire (20:18-20). Maintenant que le visage de Moïse rayonnait la gloire de Dieu, le peuple était réticent de trop s’approcher de lui (34:30).

Quel rôle jouait ici le visage radieux, resplendissant de Moïse? Premièrement, je crois qu’il éleva Moïse plus haut, le présentant comme celui que Dieu avait choisi pour être le médiateur de Son peuple.119 Il donna aussi beaucoup de force aux paroles qu’il leur transmettait. Quand Moïse revenait de la Tente de la Rencontre après son entrevue avec Dieu, tout le monde savait que ce que Moïse allait leur transmettre était les paroles directes de Dieu. Quand le visage de Moïse était incandescent, les paroles que Moïse disait étaient les paroles mêmes de Dieu. Ce visage radieux de Moïse témoignait des déclarations divinement inspirées qu’il révélait au peuple.

La signification de ces transfigurations périodiques de Moïse n’est pas mentionnée dans notre passage, autres qu’impliquer que les paroles de Moïse, qui étaient dites avec ce visage incandescent, seraient à prendre très au sérieux par les Israélites. Ce ne fut pas avant le Nouveau Testament que ce phénomène insolite fut plus expliqué.

La Transfiguration du Christ (17:1-5)

Le récit de la transfiguration du Christ de Matthieu est un commentaire spécialement important de la transfiguration de Moïse dans notre texte :

« Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et les emmena sur une haute montagne, à l'écart.

  Il fut transfiguré devant eux: son visage se mit à resplendir comme le soleil; ses vêtements prirent une blancheur éclatante, aussi éblouissante que la lumière.

  Et voici que Moïse et Elie leur apparurent: ils s'entretenaient avec Jésus.

  Pierre s'adressa à Jésus et lui dit:
   ---Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu es d'accord, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie...

  Pendant qu'il parlait ainsi, une nuée lumineuse les enveloppa, et une voix en sortit qui disait:
   ---Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. Ecoutez-le! » (Matt. 17:1-5)

Cette manifestation de la gloire de notre Seigneur, mise en évidence par Son apparence éblouissante et ses vêtements resplendissants, n’est qu’un avant-goût de Sa splendeur, qui sera encore une fois à Lui quand Il sera ressuscité des morts et montera au trône céleste de Dieu. Jean décrit l’éclat du visage du Christ glorifié dans le premier chapitre du Livre d’Apocalypse :

« Dans sa main droite, il tenait sept étoiles, et de sa bouche sortait une épée aiguisée à double tranchant. Son visage était éblouissant comme le soleil quand il brille de tout son éclat. » (Apocalypse 1:16)

Alors, il n’est pas étonnant que le ciel n’ait pas besoin d’autre lumière que celle de Son éclat :

« Il n'y aura plus jamais de nuit. On n'aura donc plus besoin ni de la lumière d'une lampe, ni de celle du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière. Et ils régneront éternellement. » (Apocalypse 22:5)

Le rayonnement du visage de Moïse a beaucoup d’importance prophétique, car dans le Livre de Deutéronome, Moïse parla du Messie qui viendrait, qui serait un prophète comme lui :

« Il suscitera pour vous un prophète comme moi, issu de votre peuple, l'un de vos compatriotes: écoutez-le. » (Deut. 18:15)

Les similarités frappantes entre ces récits dans l’Evangile de Matthieu et dans le Livre d’Apocalypse et ceux de notre texte dans le Livre d’Exode, prouvent que le prophète dont parlait Moïse n’était autre que notre Seigneur Jésus Christ. Remarquez les similarités entre le récit de Matthieu de la transfiguration de notre Seigneur et celui de Moïse concernant sa propre transfiguration :

· Il y a une « haute montagne » dans les deux récits.

· Il y a un éclat resplendissant des visages de Moïse et de notre Seigneur.

· Il y a le fait que Moïse apparaisse dans les deux passages.

· La manifestation de la gloire est la preuve de la faveur de Dieu pour celui qui est transformé.

· Il y a une accentuation sur écouter attentivement à ce que celui avec le visage resplendissant dit.

Ainsi, la transfiguration de Moïse fut supposée servir de prototype, une prophétie du Messie à venir, qui était en quelque sorte un prophète comme Moïse. Tout comme la splendeur du visage de Moïse était une part de ses références, pour capturer l’attention du peuple, la splendeur du Christ était une de Ses attestations, nous instruisant de L’écouter :

« A bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes.

  Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c'est par son Fils qu'il nous a parlé. Il a fait de lui l'héritier de toutes choses et c'est aussi par lui qu'il a créé l'univers.

  Ce Fils est le rayonnement de la gloire de Dieu et l'expression parfaite de son être… » (Héb. 1:1-3)

« Puisqu'il en est ainsi, nous devons prendre encore plus au sérieux les enseignements que nous avons reçus afin de ne pas être entraînés à la dérive.

   En effet, la parole transmise à nos ancêtres par des anges est entrée pleinement en vigueur et chaque infraction, chaque désobéissance, a reçu la sanction qu'elle méritait.

    Alors, comment pourrons-nous échapper nous-mêmes au châtiment si nous négligeons un si grand salut? Car ce salut a tout d'abord été annoncé par le Seigneur lui-même, ceux qui l'ont entendu en ont ensuite confirmé la validité pour nous

    et Dieu a authentifié leur témoignage en y ajoutant le sien, c'est-à-dire, en accomplissant toutes sortes de signes miraculeux, d'actes extraordinaires, de manifestations diverses de sa puissance et en accordant à ces témoins, selon sa propre volonté, de recevoir chacun sa juste part de l'Esprit Saint. » (Heb. 2:1-4).

Quand Moïse rayonnait, c’était avec la gloire de Dieu, et donc, les hommes furent persuadés d’écouter ses paroles. Quand notre Seigneur fut transfiguré, c’était avec Sa gloire personnelle, comme Dieu, qu’Il rayonnait. L’auteur du Livre d’Hébreux encourage ainsi chacun d’entre nous à prendre Ses paroles au sérieux.

La Plus Grande Gloire de l’Alliance Nouvelle (2 Corinthiens 3 et 4)

Cependant, ce n’est pas du tout, car l’apôtre Paul fait allusion à la transfiguration de Moïse dans Exode 34:29-35 dans le troisième et le quatrième chapitre de sa deuxième épitre de Corinthiens. Paul utilise le récit de la transfiguration de Moïse dans Exode 34 pour nous apprendre plusieurs leçons importantes.120

Mais si le ministère de la mort, en lettres gravées sur la pierre, arriva glorieusement, pour que les fils d’Israël ne puissent pas dévisager Moïse à cause de la « gloire » de son visage, bien qu’elle s’effaçait, comment le ministère de l’Esprit ne pourrait-il pas encore être plus glorieux ? Car si le ministère de condamnation était glorieux, dans ce cas il n’avait pas de gloire à cause de celle qui le surpassait. Car, si ce qui s’effaçait était glorieux, ce qui restait était encore plus illustre. Donc, ayant un tel espoir, nous usons beaucoup d’audace dans notre déclaration, et nous ne sommes pas comme Moïse, qui mit un voile sur son visage pour que les fils d’Israël ne le dévisagent pas vers la fin de ce qui s’estompait. Mais leurs esprits étaient endurcis ; Car jusqu'au jour même de la lecture de l’ancienne alliance le même voile continua à couvrir le visage de Moïse, parce qu’il allait etre supprimé par Christ. Et jusqu'à ce jour, chaque fois que les ecrits de Moïse était lus, le voile couvrait leur cœur ; Mais chaque fois qu’un homme se tourna vers le Seigneur, le voile fut enlevé. Maintenant, le Seigneur est l’Esprit ; And là où l’Esprit du Seigneur est, la liberté est aussi. Mais nous tous, avec le visage découvert, contemplant comme dans un miroir la gloire du Seigneur, sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, tout comme le Seigneur, l’Esprit.

Donc, puisque nous avons ce ministère, puisque nous recevons la pitié, nous ne nous décourageons pas, mais avons renoncés aux choses insidieuses à cause de la honte, ne jouant pas le jeu de la sournoiserie ou corrompant la Parole de Dieu, mais par la manifestation de vérité nous nous recommandons à la conscience de chaque homme à la vue de Dieu. Et même si notre gospel est voilé, il est voilé pour ceux qui meurent, dans ces cas-là, le dieu de ce monde a aveuglé les esprits des non-croyants, pour qu’ils ne voient pas la lumière de l’Evangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu. Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes mais le Christ Jésus étant le Seigneur, et nous-mêmes étant vos esclaves pour l’amour de Jésus. Car Dieu, qui avait dit,

« Que la lumière brille du sein des ténèbres, a lui-même brillé dans notre cœur pour y faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui rayonne du visage de Jésus-Christ. » (2 Cor. 3:7-4:6)

L’argument de Paul dans ces versets est basé sur une hypothèse très importante : LA GLOIRE DE LA NOUVELLE ALLIANCE SURPASSE CELLE DE L’ANCIENNE, CAR LA NOUVELLE ALLIANCE EST SUPERIEURE A L’ANCIENNE. L’ancienne alliance, Paul nous dit, en était une qui fut écrite sur de la pierre ; la nouvelle est écrite sur le cœur des hommes (3:3). L’ancienne alliance ne produisait que condamnation et mort ; la nouvelle produisit vertu et vie (3:6,9). L’ancienne alliance avait une gloire passagère, la nouvelle une gloire éternelle (3:7,11). L’ancienne alliance était reflétée dans le visage de Moïse; la nouvelle, dans le visage de Christ (3:7, 18:4,6).

Sur la base de la gloire supérieure de la nouvelle alliance, Paul tire ses applications. La première est que prêcher la nouvelle alliance peut achever ce que la proclamation de l’ancienne n’aurait jamais pu accomplir. Dans le chapitre 34 d’Exode, Moïse, pas le peuple, porta le voile. Dans le Livre de 2 Corinthiens, Paul change l’image, disant que le vrai voile qui obscurcissait la gloire de Dieu des Israélites était leur propre dureté de cœur.

« Aussi, jusqu'à ce jour, toutes les fois que les Israélites lisent les écrits de Moïse, un voile leur couvre l'esprit. » (2 Cor. 3:15)

Ajouté au voile de la dureté des cœurs des hommes est l’aveuglement de Satan :

« Et si notre Evangile demeure «voilé», il ne l'est que pour ceux qui vont à la perdition,

   pour les incrédules. Le dieu de ce monde a aveuglé leur esprit et les empêche ainsi de voir briller la lumière de la Bonne Nouvelle qui fait resplendir la gloire du Christ, lui qui est l'image de Dieu. » (2 Cor. 4:3-4)

Le voile d’incrédulité et la dureté de cœur, le voile d’aveuglement satanique, que l’ancienne alliance ne pouvait pas enlever, n’est ôté que par Christ, par la proclamation de la nouvelle alliance :

« Mais leur esprit est devenu incapable de comprendre: aujourd'hui encore, lorsqu'ils lisent l'Ancien Testament, ce même voile demeure; il ne leur est pas ôté, car c'est dans l'union avec le Christ qu'il est levé. » (2 Cor. 3:14)

Ainsi, prêcher la nouvelle alliance est plus glorieux, et son effet est plus grand que celui de l’ancienne, car cela peut enlever le voile d’aveuglement, amenant les hommes à croire en Christ, et ainsi transformant les cœurs et les vies des hommes.

Cela nous amène à la seconde (et la première) application de Paul. De tout ce que nous pouvons apprendre des dons et du ministère de Paul, je pense que nous pouvons dire en toute sécurité que Paul n’était pas le speaker le plus dynamique de ses jours. De toutes les apparences, Apollos était le plus dynamique des deux. Il semblerait que l’enseignement et l’autorité de Paul étaient attaqués partiellement en raison de son manque de charisme quand il parlait. Ces faux enseignants Corinthiens qui étaient admirés et suivis par nombreux membres de la congrégation étaient apparemment des hommes doués d’adresse oratoire. Ainsi, ils avaient ces attestations très séduisantes et impressionnantes, ce qui incitaient beaucoup de gens à écouter leur enseignement et à les suivre.

Quelles étaient alors les références de Paul ? Que pouvait-il mentionner, pour prouver que son enseignement devait être suivi, que sa position d’apôtre venait de Dieu ? La réponse que Paul donne est trouvée dans la plus grande gloire de la nouvelle alliance, qui surpasse cette gloire révélée par le visage de Moïse dans le chapitre 34 d’Exode.

Une évidence de l’autorité de Moïse était le fait qu’il tint dans ses mains les deux tablettes de pierre, sur lesquelles les commandements de Dieu étaient écrits. Paul prétendit en avoir une meilleure. Il n’avait pas de tablettes de pierre, mais il indiqua que les cœurs de pierre qui furent changés en cœurs de chair, sur lesquels l’Esprit de Dieu écrivit, tout comme Jérémie avait prédit (Jér. 31:31-34). Il n’avait pas un visage transformé, mais Paul pouvait indiquer les cœurs transformés et les vies de ceux qui avaient été changées par l’Evangile de la nouvelle alliance qui avaient été prêché :

« En parlant ainsi, commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes, ou avons-nous besoin, comme certains, de vous présenter des lettres de recommandation ou de vous en demander?

  Notre lettre c'est vous-mêmes, une lettre écrite dans notre cœur, que tout le monde peut connaître et lire.

  Il est évident que vous êtes une lettre que le Christ a confiée à notre ministère et qu'il nous a fait écrire, non avec de l'encre, mais par l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tablettes de pierre, mais sur des tablettes de chair: sur vos cœurs.

Telle est l'assurance que nous avons par le Christ, devant Dieu. » (2 Cor. 3:1-4).

De plus, l’autorité de Moïse était évidente par son visage radieux, après avoir parlé à Dieu. Paul n’avait pas une manifestation extérieure aussi spectaculaire, mais il avait le ministère du Saint-Esprit, qui vit en chaque Chrétien, et qui témoigne fermement à ceux à qui la nouvelle alliance a été proclamée. C’est ce que notre Seigneur promit à Ses disciples avant de quitter la terre (Jean 16:8-16). Quand nous parlons la parole de Dieu en vérité, l’Esprit de vérité, le Saint-Esprit, atteste à celui qui écoute, confirmant la vérité de ce qui a été dit.

Quelles références Paul prétendait-il avoir ? Celles qui sont encore plus grandes que les références de Moïse – le témoignage interne du Saint-Esprit, et des vies transformées.

Ces références, mes amis, n’étaient pas seulement celles que Paul pouvait revendiquer, mais elles appartienent à chaque personne qui croit en Christ, à tous ceux qui parlent pour Dieu à cette période. Ce n’est pas où nous sommes allés à l’école qui compte. Cela n’a pas du tout d’importance si nous sommes allés à l’école ou non. Nos références sont le ministère du Saint-Esprit et les vies transformées que Dieu accomplit par la prédication de l’Evangile.

N’avez-vous pas une éducation théologique ? N’êtes-vous jamais aller au séminaire ? Etes-vous incapable de montrer aux hommes les mots hébreux ou grecs de la Bible ? Celles-ci ne sont pas des références essentielles. Les seules références que devrions avoir sont celles que Paul revendiqua. N’êtes-vous pas éloquent, pas énergique dans votre discours ? Apparemment, Paul ne l’était pas non plus, et Moise prétendait ne pas l’être. Jonathan Edwards, comme on nous l’a dit, délivrait ses sermons d’une voix monotone. La chose importance n’est pas notre élocution (quoique nous ne devrions pas essayer de l’appauvrir), mais la clarté et l’intégrité de notre message, emmené par le Saint-Esprit, résulta en vies transformées. Disons la vérité gentiment, en amour, regardant le Saint-Esprit comme la seule référence dont on a besoin.


110 “There is nothing in the language which suggests a covenant renewal … The present account tells nothing of a ceremony in which the people accept the covenant and its terms, as one finds in 24:3-7. … The present account emphasizes the initiative of Yahweh in making the covenant on the basis of the words he speaks to Moses.” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), p. 323.

The reference to the former covenant in our chapter are very few and indirect. In verse 1 God told Moses to cut out stones tablets, “like the former ones.” In verse 4 we are told that Moses “cut out two stone tablets like the former ones.” My point here is that God does not keep bringing up the past, reminding Israel of her previous sin. Apart from reading the previous chapters, one would hardly know that a previous covenant had been made and broken. As a matter of fact, Hyatt points out that a number of (liberal) scholars feel our text contains the “original” covenant. Cf. Hyatt, p. 319.

111 “Marvels.” “The same Hebrew word has been used to describe the plagues sent upon Egypt (Ex. 3:20). Here, the sense is explained by saying that God will do a terrible thing (better ‘something of which men will stand in awe’).” R. Alan Cole, Exodus: An Introduction and Commentary (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 229.

112 Not only is Joshua not mentioned, but the fact that Moses was unaware of his glowing face would indicate that Moses was alone as he descended the mountain.

113 “Earlier in the Book of Exodus (23:24) the command had been simply to ‘break down their images’ but after the Israelites had displayed an interest in idolatrous practices, they were now commanded to destroy the altars and the groves: in other words, all forms of idolatry were to be destroyed completely.” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 296.

114 “To recall the duties of the covenant once more to the minds of the people, the Lord repeats from among the rights of Israel, upon the basis of which the covenant had been established (chap. xxi.-xxiii.), two of the leading points which determined the attitude of the nation towards Him, and which constituted, as it were, the main pillars that were to support the covenant about to be renewed. These were, first, the warning against every kind of league with the Canaanites, who were to be driven out before the Israelites (vers. 11-16); and second, the instructions concerning the true worship of Jehovah (vers. 17-26). The warning against friendship with the idolatrous Canaanites (vers. 11-16) is more fully developed and more strongly enforced than in chap. xxiii. 23 sqq.” C. F. Keil and F. Delitzsch, Biblical Commentary on The Old Testament, Vol. II, The Pentateuch, trans. by James Martin (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Company [reprint], 1968), p. 242.

115 “This reflection of the splendour thrown back by the glory of God was henceforth to serve as the most striking proof of the confidential relation in which Moses stood to Jehovah, and to set forth the glory of the office which Moses filled. … The office could only confer such glory upon the possessor by virtue of the glory of the blessings which it contained, and conveyed to those for whom it was established. Consequently, the brilliant light on Moses’ face also set forth the glory of the old covenant, and was intended both for Moses and the people as a foresight and pledge of the glory to which Jehovah had called, and would eventually exalt, the people of His possession.” Ibid, p. 244.

116 I have borrowed this expression from Hyatt (p. 326) who calls this section “The Transfiguration of Moses.”

117 “This very old story contains two unusual linguistic usages, which guarantee its authenticity. The first is the verb translated shone here; ‘shot forth beams’ would be the better translation. Unfortunately, because the cognate noun also means ‘a horn,’ the Vulgate mistranslated the verb as ‘having horns,’ and so it is that Moses appears in mediaeval works of art as wearing a pair of horns.” Cole, p. 233.

118 “Most of the following verbs are imperfect, or perfect with ‘waw-consecutive,’ to indicate repeated, customary action. … This section must, therefore, describe some repeated action on the part of Moses, not the single action that took place when he descended from the mountain. If it has historical value, it could apply to his customary practice in going in and out of the tent of meeting, described in 33:7-11.” Hyatt, pp. 327-328.

119 This is further supported by the fact that God often used the singular “you,” referring to Moses, rather than the plural “you,” referring to the nation (e.g. 34:10, 27-28). This was to show that Israel’s destiny was intertwined with Moses.

120 “The Apostle Paul used the veil of Moses to teach three important truths. the first is that the veiling of Moses’ face typified the veiled glory of the old covenant in contrast of the unveiled and abiding glory of the new covenant. The full and majestic revelation of God’s glory was to be witnessed in the New Testament period (II Cor. 3:13). The veil, in the second place, represented the veil which was upon the heart of the Jews of his day. It was a way of symbolizing their spiritual blindness in not discerning the identity of Jesus the Messiah (II Cor. 3:14-16). The third reference to the veil is found in II Corinthians 3:18 and is a reference to the unveiled vision given to the believer by the ministry of the Holy Spirit. Every believer is in the process of being changed into the image of our Lord as a result of the new life which is within him. The culmination of this process will be when the Lord returns and we will behold Him face to face.” Davis, pp. 298-299.