Les Peurs de Jacob et les Larmes de Joseph (Genèse 43:1-34)

Introduction

Il y a longtemps que je suis sous l’impression que les évènements dans la vie de Joseph étaient autant, si non plus, pour le bénéfice de Jacob et de ses fils. Comparé à son père, Juda est un géant spirituel dans les chapitres 43 et 44. Le seul qui résiste le retour de Benjamin d’Egypte est Jacob, qui avait fermement rejeté la proposition de Ruben :

« Mais Jacob répliqua:
---Non, mon fils ne partira pas avec vous, car son frère est mort et c'est le seul qui me reste. S'il lui arrivait malheur au cours de votre voyage, vous me feriez mourir de douleur à mon grand âge. » (Genèse 42:38)

Quand l’auteur du Nouveau Testament dans le Livre des Hébreux parle des patriarches dans le « Hall de la foi » du chapitre 11, il n’a seulement que ces paroles pour décrire Jacob :

« Par la foi, Jacob a béni, peu avant sa mort, chacun des fils de Joseph et s'est prosterné pour adorer Dieu, en prenant appui sur l'extrémité de son bâton. » (Hébreux 11:21)

Pour moi, c’est incroyable. Le seul exemple de foi que cet auteur trouve digne d’être mentionné est un évènement dans les dernières années de sa vie. Ce n’est pas avant qu’il ait proverbialement un pied dans la tombe et l’autre sur une peau de banane que sa foi est digne d’être remarquée !

Les 15 premiers versets du chapitre 43 de Genèse sont centrés sur Jacob et son débat avec Juda sur la question de retourner en Egypte pour aller chercher du grain. Jacob désire que ses neuf fils y aille, mais sans Benjamin. Juda refuse d’y aller sans Benjamin et cherche à persuader son père de laisser Benjamin y aller avec eux. Dans ce dialogue, nous trouvons la foi de Jacob extrêmement faible. Ses qualités de chef en temps de crises n’est pas un modèle à suivre pour nous. Ses peurs sont complètements sans fondement ; et si ses enfants l’avaient laissé faire, sa famille n’aurait pas survécue.

Les versets 16-25 sont concentrés sur les frères de Joseph. Le thème prédominant de ces versets peut être résumé en deux mots, « peur » et « leurs travaux ». Les peurs des frères, comme celles de leur père, sont complètement sans fondement. Ils essayaient par les travaux de leurs mains de gagner l'alliance et les faveurs de Joseph. Quand Joseph les amena dans sa maison pour un festin, ils avaient peur que cela ne soit qu’une ruse de les attaquer pour les prendre comme esclaves. En fait, Joseph ne voulait que les combler de bienfaits.

Les versets 26-34 fixent notre attention sur Joseph. Jacob espèrait seulement qu’il serait assez aimable de libérer Siméon et qu’il n’emprisonnerait pas Benjamin. Joseph ferait bien plus que ça. Les frères de Joseph espèraient qu’il les croirait et ne ferait pas d’eux ses esclaves (comme ils avaient fait de lui un esclave) ; Au lieu de ça, Joseph les amena dans sa maison et leurs offrit un repas magnifique. Si Jacob et ses fils étaient remplis de peurs, les yeux de joseph étaient remplis de larmes, larmes d’amour et d’attendrissement. Son seul désir était de voir un changement de cœur en ses frères et de voir une fois de plus son père.

Jacob and Juda (43:1-15)

Nous, les hommes, allons trouver la réponse de Jacob à ses circonstances des plus désolantes, car elle montre une très pauvre illustration de chef de famille. Les caractéristiques de Jacob comme dirigeant sont toutes trop familières aujourd’hui.

Sa première réponse fut de remettre à plus tard, de différer à prendre actions avant que la situation n’ait atteint des proportions énormes. Joseph avait fait un contrat avec ses frères qu’ils pourraient emmener tout le grain dont ils avaient désespérément besoin à la maison et puis reviendraient avec Benjamin :

« Si vous êtes des gens sincères, que l'un de vous, votre frère, reste ici en prison, quant aux autres, vous partirez, vous emporterez du blé pour vos familles qui connaissent la famine.

Mais ramenez-moi votre jeune frère. Cela prouvera que vous avez dit vrai et vous ne mourrez pas.
Ils acceptèrent de faire ainsi. » (Genese 42:19-20)

Cela était ce que les frères pensaient faire, mais ils en furent interdits par Jacob, qui refusa de laisser Benjamin partir (42:38). Ce n’est pas avant que le tout grain soit pratiquement épuisé que Jacob décida à faire face au problème :

« La famine sévissait de plus en plus durement dans le pays.

Quand la famille de Jacob eut mangé tout le blé rapporté d'Egypte, Jacob dit à ses fils:
---Retournez là-bas nous acheter un peu de vivres. » (Genèse 43:1-2)

Juda pointa la procrasination de Jacob quand il dit :

« Si nous n'avions pas tant tardé, nous serions déjà deux fois de retour. » (Genèse 43:10)

Si le premier principe d’administration de Jacob était de « retarder », son deuxième était de « minimiser ». Une des façons que nous pouvons retarder les choses est en nous convainquant nous-mêmes que ces choses ne sont pas vraiment si importantes. Jacob minimisa le problème de la famine, la captivité de Siméon et le fait inévitable que ses fils devraient retourner en Egypte. Je trouve un indice concernant cela dans le verset 2 où Jacob dit,

« Quand la famille de Jacob eut mangé tout le blé rapporté d'Egypte, Jacob dit à ses fils:
---Retournez là-bas nous acheter un peu de vivres. »

Pourquoi dit-il à ses fils d’aller acheter un peu de vivres ? Pourquoi ne pas acheter tout le grain qu’ils pouvaient ramener ? Bien sûr, il ne savait pas que la famine durerait cinq années de plus (45:6), mais il savait qu’elle était très rigoureuse (43:1). Plutôt que de faire face au problème immédiatement, Jacob ne voulait que l’affronter un petit peu à la fois. Plus que n'importe quoi, je crois qu’il espèrait que s’il ne demandait qu’un peu de grain, le gouverneur (Joseph) ne s’attendrait pas à ce que sa demande originale, que Benjamin accompagne ses frères lors de leur prochain voyage, soit respectée.

Cependant Juda refusa d’accepter la minimisation de son père. Après tout, ce n’était pas Jacob qui devrait se tenir devant ce gouverneur égyptien et expliquer l’absence de Benjamin. Joseph avait insisté qu’il refuserait de voir ces hommes à moins que leur jeune frère ne soit avec eux. L’autorité de leur père, rarement contestée, fut fermement récusée. Ils ne retourneraient pas en Egypte pour plus de grain sans Benjamin.

« Juda lui répondit:
---Cet homme nous a solennellement avertis que nous ne pourrons plus nous présenter devant lui si notre frère ne nous accompagne pas.

Si tu laisses notre frère partir avec nous, nous irons en Egypte et nous t'achèterons des vivres.

Mais si tu ne le laisses pas venir, nous ne partirons pas; car cet homme nous a bien dit: «Vous ne serez pas admis en ma présence si votre frère n'est pas avec vous. » (Genèse 43:3-5)

Jacob fut stupéfait par la position que ses fils avaient prit, mais il n’allait pas succomber à leurs demandes si facilement. Les versets suivants montrent un autre essaie de renier la réalité et de différer l’envoie de Benjamin pour l’Egypte.

« Israël reprit:
---Pourquoi m'avez-vous causé ce tort? Aviez-vous besoin de raconter à cet homme que vous avez encore un frère?

Mais ils lui répondirent:
---Cet homme nous a questionnés en détail sur nous et sur notre parenté. Il nous a demandé: «Votre père vit-il encore? Avez-vous un autre frère?» Et nous avons répondu à ces questions. Pouvions-nous savoir qu'il nous ordonnerait de lui amener notre frère? » (Genèse 43:6-7)

Espérant altérer le cours de l’Histoire, Jacob chercha à changer l’avis de ses fils en mettant toute la responsabilité de leurs circonstances sur eux. En effet, Jacob dit à ses fils, « C’est votre faute. Rien de cela ne serait arrivé si vous n’aviez pas dit à l’Egyptien que vous aviez un jeune frère. » Si c’était leur faute, pourquoi étaient-ils belligérant à essayer de résoudre le problème d’eux-mêmes sans mettre en ligne la vie de Benjamin et le bonheur de leur père ?

Mais le problème était bien plus profond que ça. Ce n’était pas seulement la question de révéler des secrets de famille – c’était une question d’honnêteté. L’information qu’ils avaient donnée à Joseph était en réponse à une question très directe (43:7). La raison pour cette franchise ne serait révélée que plus tard quand Joseph dévoilelerait son identité. Pour l’instant, Jacob réprimanda ses fils pour avoir dit la vérité. Les vieilles habitudes de déception étaient toujours là, dans les temps d’adversité Jacob n’hésitait pas à les employer. La réponse de Jacob pourrait être résumée, « Pourquoi n’avez-vous pas fait comme j’aurai fait ? Mentir. »

Pendant que les efforts de Ruben pour persuader son père de laisser Benjamin retourner en Egypte avec les autres avaient été résistés, Juda émergea comme le chef de famille. Ses paroles encouragèrent Jacob à prendre la décision douloureuse de laisser partir Benjamin :

« Alors Juda dit à Israël:
---Père, laisse partir le jeune homme avec moi. Nous nous mettrons en route et nous irons là-bas pour pouvoir survivre. Sinon, nous mourrons tous, toi et nous et nos jeunes enfants.

Je le prends sous ma responsabilité. Et si je ne te le ramène pas, tu m'en demanderas compte.

Si nous n'avions pas tant tardé, nous serions déjà deux fois de retour. » (Genèse 43:8-10)

Ruben promit d’assumer toute responsabilité pour la sécurité de Benjamin et offrit ses deux fils s’il devait échouer :

« Ruben dit à son père:
---Confie-le moi et je te le ramènerai. Si je ne te le ramène pas, tu feras mourir mes deux fils! » (Genèse 42:37)

A ce moment là, Jacob n’avait aucune intention de laisser partir son fils favori. En plus, il se peut qu’il n’avait pas beaucoup de respect pour Ruben à cause de son péché préalable d’avoir coucher avec Bilha, sa concubine (35:22).

L’offre de Juda est une fois de plus fortement réitérée. Il pousse son père à arrêter de ne penser qu’à lui-même et à agir en accord avec sa responsabilité pour tout le clan. Pendant que Jacob ne parlait qu’avec des « je », « moi » et « mon, ma », Juda pensait en termes de « nous », et « notre, nos » (voyez le contraste 42:36,38 avec 43:8). Juda semblait parler pour tous ses frères en refusant de retourner en Egypte sans Benjamin. Il réprimanda aussi Jacob pour son retard inutile à envoyer Benjamin en Egypte. Là où Ruben offrit seulement ses fils en retour pour son échec, Juda s’offrit lui-même comme garantie d’une mission réussie (verset 9).

Ce crois que c’était une combinaison de toutes ces forces – la sévérité de la famine, l’épuisement presque total de leur grain égyptien, la menace des frères de ne pas retourner en Egypte sans Benjamin, et l’assurance de Juda – qui persuada Jacob à consentir à laisser partir Benjamin en ce voyage pour l’Egypte. Les versets qui suivent indiquent que Jacob ne se rend à cette décision que passivement et avec réticence. A ce moment, sa position de chef de famille manque beaucoup de signes de maturité spirituelle ainsi que de grande foi.

« Leur père Israël dit finalement:
---Puisque c'est ainsi, faites ceci: Mettez dans vos bagages les meilleurs produits du pays et offrez-les à cet homme: un peu de baume et un peu de miel, de l'astragale, du laudanum, des pistaches et des amandes.

Prenez avec vous le double de la somme voulue et restituez l'argent qui a été remis à l'entrée de vos sacs. Peut-être s'agissait-il d'une erreur. » (Genèse 43:11-12)

La première pensée de Jacob est « d’amadouer » la situation avec l’offrande de quelques-uns des produits68 de premier choix du pays de Canaan. Indubitablement, ce n’est pas pensé être pour autant un pot-de-vin qu’un signe de bienveillance et de respect. (1 Samuel 16:20 ; 17:18). Certainement ces délicatesses ne feraient pas offense au gouverneur d’Egypte et pourraient même gagner ses faveurs. En plus d’apporter ces cadeaux, Jacob commanda ses fils de prendre non seulement l’argent qu’ils avaient trouvé dans leurs sacs et l’argent nécessaire pour acheter le suppléant de grain, mais ils devraient donner ce double montant au gouverneur. Il pensait que peut-être l’argent avait été mit dans leurs sacs par erreur et que le fait de le rendre serait une preuve de plus de leur honnêteté.

Finalement, Jacob placa Benjamin au soin de ses fils et de son Dieu.

« Emmenez votre frère et partez, retournez chez cet homme.

Que le Dieu tout-puissant le rende favorable à votre égard quand vous vous présenterez devant lui. Qu'il vous rende votre autre frère et vous laisse ramener Benjamin. Quant à moi, si je dois rester privé d'enfants, eh bien, que j'en sois privé!

Alors ils se chargèrent du présent, prirent avec eux une double somme d'argent et emmenèrent Benjamin. Ainsi ils se mirent en route, se rendirent en Egypte et se présentèrent devant Joseph. » (Genèse 43:13-15)

Certains érudits bibliques, tel que Bush, Thomas, et Leupold69, croient qu’ici nous voyons Jacob saisissant l’opportunité avec foi et maturité quand elle s’est présentée. Je ne peux être d’accord avec eux. Je vois plus d’attirance naturelle de l’homme pour les bien terrestre que de spiritualité dans ces événements. Permettez-moi de vous donner plusieurs raisons pour mes conclusions.

Premièrement, la libération de Benjamin a été réticente et seulement en face de pressures insurmontables, à la fois de la famine et de sa famille. Jacob dit, « ---Puisque c'est ainsi, faites ceci: » (verset 11). Jacob n’est pas actif mais passif, et il est plus influencé par la peur que par la foi. Deuxièmement, pendant que Jacob réfère du Dieu Tout Puissant, El Shaddai,70 il ne prie pas autant qu’il n’espère. Nous ne prions pas en disant, « que Dieu fasse ceci ou cela… », mais en parlant à Dieu LUI-MEME, « Dieu, je te demande que tu … ». Finalement, les mots « Quant à moi, si je dois rester privé d'enfants, eh bien, que j'en sois privé! » (verset 14) ne sont pas une preuve de foi, mais une expression de fatalisme.

Les mots de Jacob sont similaires en ton à ceux de l’Impératrice Esther :

« Si je dois mourir, je mourrai! » (Esther 4:16)

Beaucoup croient qu’Esther démontre de la foi pieuse ici aussi, mais il y a de nombreuses raisons pour contester ça. Le nom de Dieu n’est jamais mentionné dans le Livre d’Esther ; Tout comme il n’y a aucune instance de prière. La fête des Pourim, qui fut institué dans le Livre (9:20), ne fut jamais reconnu par Dieu. Le Livre décrit le destin de ces Juifs qui avaient choisi de rester à l’extérieur de la terre promise quand Dieu avait rendu possible d’y retourner (Esther 1:1 ; Esdras 4:6). Comme résultat, vous voyez que les Juifs ne furent pas plus sauvés par la perspicacité séculaire d’Esther que Jacob fut enrichi en pelant les rameaux pendant qu’il prenait soin des troupeaux de Laban. Dieu, agissant providentiellement, épargna les Juifs de l’annihilation aux mains de leurs ennemis. Les mots d’Esther, tout comme ceux de Jacob, étaient fatalistes. « Que sera, sera » pourrait être vrai, mais l’attitude qui le sous-entend est souvent contraire à la foi.

Pris tout entier, nous pouvons suggérer les principes qui semblent avoir gouverner les actions de Jacob à ce moment dans sa vie. Je ne les recommande à personne, mais au moins nous les expliquerons clairement pour stimuler une ré-évaluation de notre autorité personnelle.

Les Sept Lois d’Autorité de Jacob

(1) Il est mieux de s’occuper demain de tous les problèmes qui arrivent aujourd’hui. Jacob retarda d’agir promptement sur la décision d’envoyer Benjamin en Egypte avant que la situation n’atteigne des proportions énormes. Si assez de temps passe, n’importe quoi pourrait arriver, Jacob raisonna, et il n’avait aucuns problèmes à attendre indéfiniment pour ce maigre espoir.

(2) Aucun problème ne peut être plus mauvais qu’il ne semble. Si le premier principe livre une « mentalité de demain », le second est l’effort de minimiser le problème au point que ça vaut difficilement la peine de prendre le temps de penser à y trouver une solution. Si le problème n’est pas sérieux, il peut être différé indéfiniment.

(3) L’honnêteté n’est pas la meilleure chose. Jacob avait toujours beaucoup du vieux roublard en lui. Il croyait qu’une bonne communication ne causait que des problèmes. Il pensait que le moins les autres savaient à son propos, le mieux lui et sa famille s’en porteraient. Juda fut donc réprimandé parce qu’il avait dit à Joseph des choses à propos de sa famille. Beaucoup de Chrétiens aujourd’hui opèrent de cette même façon. Ils pensent qu’empêcher les autres de bien les connaître évitera les problèmes, mais eux, comme Jacob, ont tout faux. Le péché aime les secrets et les ténèbres, alors que la vertu aime la lumière (Jean 3:19-21).

(4) Prenez toujours soin de vous en premier. La conduite de Jacob fut constamment exercée en suivant ses propres intérêts. Ce fut Juda qui poussa son père à penser aux autres plutôt qu’à lui seul (verset 3). Aucun chef n’est plus difficile à suivre que celui qui ne cherche qu’à subvenir à ses propres intérêts. Réciproquement, aucun chef n’est plus facile à suivre que celui qui recherche le meilleur pour ceux qui le suivent (Éphésiens 5:22).

(5) Autant que possible, arrangez-vous pour que le blâme soit toujours reporté sur quelqu’un d’autres pour tous problèmes. Jacob chercha à rejeter la responsabilité sur Juda et ses frères parce qu’ils avaient dit la vérité (verset 6). Un bon chef est un qui prend responsabilité pour ses erreurs.

(6) Si nos efforts pour résoudre un problème loupent, ajoutez de l’argent. Jacob espérait que ses présents, avec le paiement double, l’aideraient à achever ce qu’il désirait. Les Chrétiens sont souvent accusés d’être les derniers à sortir leurs porte-monnaie. Que cela soit vrai ou pas, nous sommes tous tentés à recourir à des solutions monétaires pour tous nos problèmes. Nous pouvons payer nos enfants pour qu’ils se tiennent bien ou offrir de payer quoi que ce soit pour résoudre nos problèmes. L’argent ne résout les problèmes que rarement, pendant qu’il en cause beaucoup.

(7) Quand tout échoue, priez Dieu. Ce n’est pas un accident que Jacob ne mentionne Dieu qu’à la fin. Cela n’a jamais semblé lui paraître comme il est apparut à Joseph que Dieu était présent pendant tous ces embêtements. Son espoir que Dieu soit avec ses fils n’est que son dernier effort quand ça aurait dû être sa première ligne de défense. La religion du bunker n’a rien de nouveau, et elle n’a pas arrêté avec Jacob.

Les Frères de Joseph – Peurs et Efforts Futiles (43:16-25)

Les frères de Joseph arrivèrent avec un plan d’action ébauché préalablement par leur père. Ils offriraient le gouverneur égyptien un cadeau de quelques meilleurs produits du pays de Canaan (verset 11), et ils rendraient l’argent qui avait été retourné dans leurs sacs (verset 12). Quand les évènements commencèrent à se développer à leur retour en Egypte, la situation sembla être même plus tendue, et ces deux stratégies furent alors poursuivies avec une diligence désespérée.

« Joseph vit avec eux Benjamin, il dit alors à l'intendant qui gérait sa maison:
---Conduis ces gens chez moi, fais abattre une bête et apprête-la, car ces hommes mangeront avec moi à midi.

L'intendant exécuta les ordres de Joseph et il conduisit ces gens à la maison de son maître.

Ils furent effrayés d'être introduits dans la maison de Joseph et dirent:
---On nous a certainement fait venir à cause de l'argent qui s'est retrouvé la dernière fois dans nos sacs. Ils vont se ruer sur nous pour nous prendre comme esclaves et s'emparer de nos ânes.

Ils s'approchèrent de l'intendant de la maison de Joseph et lui parlèrent à l'entrée de la maison,

en disant:
---Excuse-nous, mon seigneur: nous sommes déjà venus une première fois pour acheter des vivres.

Quand nous sommes arrivés à l'étape où nous avons passé la nuit, nous avons ouvert nos sacs et chacun de nous a retrouvé son argent à l'ouverture de son sac, c'était exactement la somme que nous avions payée. Alors nous l'avons rapportée,

et nous avons emporté avec nous une autre somme d'argent pour acheter des vivres. Nous ne savons pas qui a remis notre argent dans nos sacs!

L'intendant répondit:
---Soyez tranquilles: tout va bien pour vous; ne craignez rien. C'est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui a mis un trésor dans vos sacs. Pour ce qui est de votre argent, il m'a bien été remis.
Puis il relâcha Siméon et le leur fit amener.» (Genèse 43:16-23)

Quand Joseph leva les yeux et vit Benjamin avec ses frères aînés, il mit un plan en marche, apparemment sans leur en parler. Il ordonna à son serviteur d’emmener ces hommes dans sa maison et de leur préparer un repas d’une façon qui ressemble à la réception du fils prodige dans le Nouveau Testament (Luc 15:11-32).

Ne sachant pas qu’ils étaient emmenés à la maison de Joseph pour partager le repas de midi, ils pensaient que cela allait être eux qui allaient être exécutés. Leurs peurs étaient largement dues au fait qu’ils étaient emmenés à sa maison (verset 18). Nous devons nous souvenir que les prisons étaient localisées dans les maisons de figures politiques aisées. Bon, maintenant que supposez-vous allait être trouver à la maison de Joseph ? Ces frères n’étaient pas autant inquiets d’être conduit à cette maison que d’y être enfermés en dessous, dans le donjon. Peut-être était-ce le donjon où Siméon était détenu.

Désespérés, ils prirent le serviteur à part pour lui expliquer comment ils avaient trouvé l’argent dans leurs sacs et qu’ils l’avaient ramené avec eux pour le rendre. Le serviteur calma leurs peurs71 en les assurant qu’il avait bien reçu l’argent pour le grain. Effectivement, il avait été payé, mais il ne mentionna pas que c’était lui, sous les ordres de Joseph, qui l’avait rendu. En restant avec les instructions bibliques de plus tard (Matthieu 6:2-4), le serviteur les informa que c’était leur Dieu et le Dieu de leur père qui avait fournit cet argent (verset 23). Pour les rassurer encore plus, il sortit Siméon de la prison et le rendit à ses frères.

« Il les introduisit ensuite dans la maison de Joseph. Il leur apporta de l'eau pour qu'ils se lavent les pieds et fit porter du fourrage à leurs ânes.

Ils préparèrent leur présent en attendant l'arrivée de Joseph pour midi; ils avaient, en effet, appris qu'ils mangeraient là.» (Genèse 43:24-25)

Maintenant les hommes avaient appris que la raison pour laquelle ils avaient été amenés à la maison de Joseph était pour partager le repas de midi avec lui (verset 25). Attendant l’arrivée de Joseph, on leur donna de l’eau à boire et pour se rafraichir et on s’occupa de leurs animaux. Après ca, ils s’occupèrent de préparer leurs cadeaux qu’ils allaient présenter à Joseph quand il arriverait (verset 25).

Je pense qu’ils ont dû s’y mettre à grand cœur pour préparer et présenter leurs cadeaux. Pour une chose, il apparaît qu’ils avaient gagné quelques faveurs aux yeux de Joseph, puisqu’ils avaient été invités à manger. Quelle meilleure occasion que de suivre cela avec leurs cadeaux ? Et aussi, leurs efforts de rendre l’argent trouvé dans leurs sacs avaient été mis de coté. Apparemment, ça n’avait pas fait l’impression qu’ils avaient espérée. Tout semblait dépendre de comment ils allaient s’occuper des choses quand ils allaient revoir Joseph. Je peux bien imaginer ces hommes arrangeant leurs cadeaux, en premier d’une façon, puis d’une autre. Ces cadeaux devraient être très important.

L’Amour Fraternel de Joseph (43:26-34)

Quel contraste nous trouvons entre les larmes de Jacob et ses fils dans les versets préalables et les larmes de Joseph dans cette dernière section ! L’amour profond de Joseph pour ses frères n’est, bien sûr, pas encore évident pour eux, mais il nous l’est dit. Ça semble rendre les larmes des versets préalables aussi stupides qu’elles le sont.

« Joseph rentra chez lui. Ils lui offrirent le présent qu'ils avaient apporté et se prosternèrent à terre devant lui.

Il prit de leurs nouvelles et leur demanda:
---Votre père âgé dont vous m'avez parlé, se porte-t-il bien? Vit-il encore?

Ils répondirent en s'inclinant et en se prosternant jusqu'à terre:
---Ton serviteur, notre père, est encore en vie et il va bien.

En apercevant son frère Benjamin, fils de sa mère, il demanda:
---Est-ce là votre frère cadet dont vous m'avez parlé? Et il ajouta: Que Dieu te témoigne sa grâce, mon fils!

Joseph sortit en hâte car la vue de son frère l'avait profondément ému, et il chercha un endroit pour laisser couler ses larmes; il se retira dans sa chambre et pleura.

Puis il se lava le visage et ressortit. Il contint son émotion et ordonna de servir le repas.

On les servit séparément, lui à une table, ses frères à une autre, et les Egyptiens qui mangeaient avec lui à une troisième table. En effet, les Egyptiens ne peuvent pas prendre leurs repas avec les Hébreux: ils considèrent cela comme une chose abominable.

On fit asseoir les frères en face de Joseph, par ordre d'âge, de l'aîné au plus jeune, de sorte qu'ils se regardaient l'un l'autre avec stupéfaction.

Joseph leur fit servir des mets de sa propre table; Benjamin reçut une part cinq fois plus copieuse que celle des autres. Ainsi ils burent tout leur saoûl avec lui. » (Genèse 43:26-34)

Pour les frères de Joseph, rien n’était plus important que ces pistaches et amandes. Ces noix, ainsi que les autres produits du pays de Canaan, étaient espérées gagner la faveur de Joseph. Il n’y jeta pas même un coup œil. Il ne demanda pas comment elles étaient récoltées, ni quelle année elles furent produites. Ça ne l’intéressait pas. Joseph ne s’intéressait qu’aux gens, pas aux pistaches ; il était interessé par son frère Benjamin, son père Jacob, et le reste de sa famille. Ses premières paroles cherchaient des informations sur la santé de son père qui était âgé (verset 27). Puis il tourna son attention vers Benjamin, qu’il n’avait pas vu depuis plus de vingt ans. Joseph prononça sur Benjamin une bénédiction qui a dû paraître étrange et surprenante venant d’un Egyptien (Genèse 33:5,11 ; Nombres 6:25 ; Psaumes 67:1).

Reconnaissant le seul autre fils de sa mère fut trop pour Joseph. Rapidement, il quitta la présence de ses frères pour pleurer et regagner le contrôle de ses émotions (verset 30). Après avoir regagner son sang-froid et avoir laver sa figure, Joseph retourna et ordonna que le repas soit servit. En complète harmonie avec la culture égyptienne (et pour continuer à cacher son identité), Joseph fut servi à une table, ses serviteurs égyptiens à une autre, et ses frères encore à une autre, un peu séparée, et pourtant devant lui. Une situation similaire à celle qui existait entre les Juifs et les Païens dans la période du Nouveau Testament a dû ordonner cette séparation.

Plus surprenant que tout, Joseph avait arrangé pour ses frères d’être assis à la table dans l’ordre de leurs âges, de l’aîné au plus jeune. Pendant que tous ses frères mangeaient à faire éclater leurs ventres, Benjamin reçut une portion cinq fois plus grosses que celles de ses frères. L’ordre dans lequel les frères de Joseph furent assis ne leur est pas passé inaperçu, et ils se demandèrent comment cela avait pu être fait. Bien que cela ne leur ait pas suggéré que Joseph soit leur frère, cela les a convaincus que cet homme avait un savoir mystérieux qui était loin d’être normal. Il possédait un pouvoir bien plus grand que d’autres (44:15).

J’ai toujours pensé que le traitement favorable de Benjamin faisait parti du plan de Joseph pour tester ses frères, mais j’en suis moins sûr après avoir étudier ce chapitre. Je crois que donner à Benjamin cinq fois plus que ce que ses frères recevaient a servit à leur rappeler l’autre statut de faveur (venant non seulement de son père, mais aussi de leur frère Joseph). Cela a fournit la préparation pour le test des frères de Joseph dans le chapitre 44, car ils furent maintenant donnés l’opportunité de se débarrasser de Benjamin, sans en subir le blâme.

Pendant que la générosité de Joseph à l’égard de Benjamin servit à souligner le fait qu’il était maintenant, au lieu de Joseph, le fils favori, je ne pense pas que c’était la raison de Joseph pour ses actions à la table. Cela, comme le retour de l’argent à ses frères, était motivé par un amour et une bienveillance sincère. Joseph avait eu une relation bien plus intime avec Benjamin, et il n’a pas hésité à le révéler. Cette action fournit plus d’aliments pour la pensée pour ses frères à digérer. Je ne vois pas du tout cette portion multipliée comme étant quelque chose sadique ou improprement motivée. Je la vois comme étant une indication de l’amour profond de Joseph pour son frère.

Je dois admettre que j’avais dans mon esprit que Joseph avait la rencontre complète avec ses frères prévue du début à la fin. Je l’imagine presque fonctionnant comme un robot à travers chaque pas de ce programme, sachant exactement comment ses frères allaient répondre et ce qu’il allait faire en retour. Mais je ne pense vraiment pas que cela s’est passé comme ça. Je suis convaincu que Joseph comprenait sa responsabilité en tant que chef de famille et comme l’instrument de Dieu pour amener son père et ses frères à ce point de vrai changement spirituel. Je crois qu’il fit ça de la même façon qu’il servit en tant que l’instrument de Dieu, un pas après l’autre. La bonté qu’il montra ses frères dans le chapitre 43 n’avait pas de motifs cachés ou ultérieurs, mais n’avait seulement pour but de leur conférer des bénédictions. Le test du chapitre 44 doit être vu comme étant nécessaire à la lumière de leur départ, pourtant sans complètement révéler leurs caractères. Les bénédictions à la disposition de Joseph ne devraient être déverser que sur les hommes qui allaient démontrer une repentance sincere. Cette repentance deviendrait évidente dans le test qui allait suivre.

Conclusion

Historiquement et contextuellement, le chapitre 43 sert au moins deux fonctions. Premièrement, il révèle que les peurs de Jacob et de ses fils étaient complètement sans fondements. Le mieux que ces hommes pouvaient espérer était la libération de Siméon et le retour sain et sauf de tous les hommes (verset 14). Ils n’avaient aucune idée que le gouverneur d’Egypte était le fils de Jacob et le frère de ses fils. Ce que Dieu avait prévu pour eux à travers l’instrumentalité de Joseph était plus qu’il n’aurait jamais pu demander ou même penser (1 Corinthiens 2:9). Pendant que Joseph avait eu ses épreuves avec la foi, son père et ses frères agonisaient dans les leurs, harcelés par des peurs insensées.

D’une façon très spéciale, le chapitre 43 nous prépare pour le « test de l’acide » du chapitre 44. Nous pourrions être enclins à voir Joseph comme essayant d’organiser un complot pour ventiler son hostilité envers ses frères. N’était-ce pas un test inhumain et cruel ? La réponse est un tonitruant « Non ! » comme le prouve les larmes sincères d’amour et de compassion que Joseph a versé, inconnues de ses frères, dans le chapitre 43. Pourquoi est-ce que Moïse nous informe-t-il des émotions de Joseph (42:23-24 ; 43:30) si elles n’étaient pas connues de ses frères ? Simplement parce qu’il voulait que nous comprenions la raison de Joseph pour ses actions. Chaque test et chaque épreuve que Joseph imposa à ses frères était un acte d’amour sincère.

Quelle leçon cela nous donne dans le domaine de la discipline ! Nous avons tendance à dire à nos enfants, « ça me fait plus mal qu’à toi » quand nous les corrigeons, et j’espère que, en regardant l’exemple de Joseph, c’est vraiment vrai. La discipline qui est bonne pour nous devrait être sujette à un examen rigoureux attentionné. La discipline qui amène des larmes sincères aux yeux vient d’un cœur remplit d’amour. Je crois que cela est consistent avec ce que Paul voulait dire quand il écrivit,

« Frères, si quelqu'un s'est laissé surprendre par quelque faute, vous qui vous laissez conduire par l'Esprit, ramenez-le dans le droit chemin avec un esprit de douceur. Et toi qui interviens, fais attention de ne pas te laisser toi-même tenter. » (Galates 6:1)

J’ai appris une autre leçon de Joseph. Je vois que dans ses interactions avec ses frères il trouva nécessaire de contrôler ses émotions pour accomplir ce qu’il devait faire. OK, ses émotions n’étaient pas mauvaises, elles n’auraient pas dû être reniées ou réprimées. Les larmes de Joseph étaient la réponse correcte à ses circonstances. Ses larmes furent versées en privé pour dissimuler son identité, mais ses émotions furent contrôlées pour faire ce qui était de mieux pour ses frères. Si les émotions de Joseph avaient pris le dessus, ses frères n’auraient pas été amenés à une repentance sincère. Si Joseph avait simplement « fait ce que son cœur lui disait, » il aurait révélé tout de suite son identité, mais stimuler leur croissance spirituelle était plus important.

Nos émotions sont données de Dieu, et la plupart d’entre nous (hommes, du moins) essayent toujours de les renier. Les larmes n’étaient pas une honte pour Joseph ; elles étaient simplement inutiles à son but. C’est un point de vue communément accepté que nous devrions faire ce que notre cœur nous dit de faire, que nous devrions laisser l’amour nous guider. Je ne crois pas que cela soit vrai si nous comparons l’ « amour » avec nos émotions. L’ « amour » biblique (agape) n’est pas autant une émotion qu’un engagement. Agir d’une façon aimante peut demander d’agir contrairement à nos sentiments.

Permettez-moi d’illustrer cela. Ceux d’entre nous qui croyons en « donner la fessée » à nos enfants (comme la Bible nous instruit, Proverbes 13:24 ; 19:18 ; 23:13-14) savent comment ça marche. Nous venons à peine d’attraper le martinet que notre enfant commence à gémir comme s’il ou elle mourait, mais nous n’avons pourtant encore rien fait. Ces gémissements écorchent nos cœurs et nos cœurs plaident avec nous de poser le martinet. A ce moment, nos émotions doivent être contrôlées, et l’amour doit faire ce qui est correct. Cela ne devrait pas être un plaisir de corriger un enfant, et la douleur que nous nous infligeons à nous même indique que ça a été fait en amour sincère.

C’est ce que l’apôtre disait quand il écrivit,

« Et voici ce que je demande dans mes prières: c'est que votre amour gagne de plus en plus en pleine connaissance et en parfait discernement » (Philippiens 1:9)

L’amour, l’amour sincère, doit toujours être réglementé par et sujet à la connaissance et au discernement. Ce qui pourrait apparaître être bon, pourrait être l’opposé.

Quelle belle image ce chapitre nous fournit de la discipline que Dieu exerce dans les vies de SES enfants ! Seul Joseph reconnut que toutes ces choses provenaient de la main d’un Dieu aimant Qui se souciaient d’eux (45:5-8 ; 50:20). Jacob et ses autres fils ne les ont vues principalement comme étant la « main volatile de la fatalité. » Quand certains on finalement réalisés que leurs épreuves venaient de Dieu, il semblerait qu’ils aient perçu un Dieu en colère Qui ne cherchait que de la vengeance (42:21,28). C’était juste la même façon dont ils regardaient Joseph, un homme impitoyable et en colère (43:3). Mais tout comme la sévérité de Joseph était feinte (42:7), l’apparente dureté de Dieu envers SES enfants n’était pas réelle. La discipline qui vient de Dieu, comme celle qui venait de Joseph, vient d’un cœur remplit de chagrin et d’amour blessé (Hébreux 12:1-3). Sa fin désirée n’est pas la revanche, mais la restauration. Elle cherche à nous amener à l’endroit ou SES bénédictions pourront à nouveau être déversées librement dans nos vies. Mais aussi longtemps que nous choisirons de suivre notre propre chemin entêté, nous découvrirons que « … le chemin des traîtres est rude. » (Proverbes 13:15).

Les frères de Joseph nous fournissent une excellente illustration de salût. Dans leur présent état spirituel, ils se tenaient devant Joseph avec leur plus grande peur. Ils percevaient leur seul salût d’être leur « travail » d’avoir rendu l’argent qu’ils avaient trouvé dans leurs sacs et les pistaches et leurs autres cadeaux qu’ils avaient amenés de Canaan. Le premier fut refusé par le serviteur, et le second fut ignoré par Joseph. Ce n’était pas leur travail qui les a fait aimer de Joseph ; c’était leur relation. C’était ce qu’ils n’avaient pas encore réalisé.

De la même façon aujourd’hui les hommes coupables craignent la pensée de se tenir devant un Dieu juste et sacré. Nous devons faire face au futur avec une grande peur. Les hommes et les femmes cherchent frénétiquement à gagner les faveurs de Dieu ainsi que l’acceptation des « pistaches » de leur bonne conduite. De telles choses, comme essayant de vivre par la Règle d’Or ou le Sermon sur la Montagne, de faire parti d’une église, et de se faire baptiser sont inacceptables pour Dieu comme bases de salût. Ce qui sauve un homme ou une femme est une relation avec LUI à travers Jésus Christ.

Quand nous nous trouverons devant le trône de Dieu, la seule chose que Dieu ne sera intéressé sera notre relation avec Son Fils, Jésus Christ. Comme notre Seigneur LUI-MEME nous dit,

« Le chemin, répondit Jésus, c'est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14:6)

C’est le message ferme de la Bible :

« Certains pourtant l'ont accueilli; ils ont cru en lui. A tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. » (Jean 1:12)

« Oui, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu'ils aient la vie éternelle.

En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu'il soit *sauvé par lui.

Celui qui met sa confiance en lui n'est pas condamné, mais celui qui n'a pas foi en lui est déjà condamné, car il n'a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. » (Jean 3:16-18)

« C'est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n'a jamais donné le nom d'aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12)

« Et qu'affirme ce témoignage? Il dit que Dieu nous a donné la vie éternelle et que cette vie est en son Fils.

Celui qui a le Fils a la vie. Celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. » (1 Jean 5:11-12)

Avez-vous une relation avec Jésus Christ ? Je vous conseille d’admettre que vous êtes un pécheur, méritant la furie éternelle de Dieu. Laissez votre destinée éternelle reposer sur Jésus Christ, Qui est mort à votre place et Qui vous offre SA vertu et éternité avec LUI. Réalisez que tous les bonnes choses que vous avez faites et pourriez faire ne serviront à rien pour obtenir les bonnes faveurs de Dieu ; IL n’est satisfait qu’avec le travail que Christ a déjà fait sur la croix du Calvaire.

De Jacob, nous pouvons apprendre pas mal de leçons. Premièrement, comme nous avons déjà montré, Jacob nous fournit avec un excellent exemple de comment nous ne devrions pas nous conduire. Deuxièmement, Jacob nous rappelle que ce sont nos efforts pour nous sauver nous-mêmes qui tournent au désastre. Ce n’est seulement que quand nous abandonnons nos efforts pour sauver notre vie et acceptons la provision de Dieu que nous sommes sauvés.

« Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera.» (Matthieu 16:25)

Jacob mettait tous ses espoirs pour l’avenir en son fils Benjamin (42:38 ; 44:29-31). Sans qu’il ne le réalise, Dieu avait décidé de le sauver, lui et ses fils, par Joseph qui avait été rejeté par ses frères, qui avaient signé son arrêt de mort, et qui, pour autant que Jacob le sache, était mort. Plus tard son fils qui « n’était plus » fut élevé au trône où il fut capable de sauver ses frères. Les espoirs de Jacob étaient placés sur le mauvais fils. C’était par Juda qui s’offrit lui-même à la place de Benjamin, et Joseph, qui fut rejeté et puis glorifié, que Jacob et ses fils furent sauvés. Jacob serait sauvé à la manière dont Dieu avait décidé ou pas du tout. Dieu a dû éliminer systématiquement tous les soutiens de Jacob avant qu’il ne se décide à accepter les choses comme Dieu le voulait. Totalement dans notre caractère, n’est-ce pas ?

Finalement, Jacob nous rappelle que la seule raison les saints persévèrent est parce que Dieu continue à amener l’accomplissement de ce qu’IL a promis. Humainement parlant, si Jacob avait eu tout à sa façon (en gardant Benjamin à la maison avec lui où il était sauf), la nation d’Israël n’aurait jamais atterrit en Egypte où elle a été épargnée de la famine et du désastre spirituel (Genèse 38). Jacob n’avança en rien les desseins de Dieu ; il les combattait. Dieu sauva la nation en dépit de lui. C’est tellement encourageant de savoir que notre destin est entre SES mains, pas les nôtres.

« Et, j'en suis fermement persuadé: celui qui a commencé en vous son œuvre bonne la poursuivra jusqu'à son achèvement au jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1:6)


68 “. . . a little balm and a little honey (. . . either new honey from bees, or more probably honey from grapes,--a thick syrup boiled from sweet grapes, which is still carried every year from Hebron to Egypt), gum-dragon and myrrh . . . , pistachio nuts and almonds,’ . . . which are not mentioned anywhere else, are, according to the Samar. vers., the fruit of the pistacia vera, a tree resembling the terebinth,--long angular nuts of the size of hazel-nuts, with an oily kernel of a pleasant flavor; it does not thrive in Palestine now, but the nuts are imported from Aleppo.” C. F. Keil and F. Delitzsch, Biblical Commentary on the Old Testament (Grand Rapids: Eerdmans, 1968), I, p. 360.

69 For example, note these words of Thomas: “At length Jacob recovered his spiritual equilibrium, and consented to let Benjamin go. He also told them to take a gift to the great man in Egypt. In the old days he had tried to appease his brother Esau, and here again he adopted the same policy. Not only so, they were to take double money in their hand, and the money that was brought again in their sacks. He also commended them to the God of Power (El-Shaddai), praying that the Mighty God would give them mercy before the man and send back Simeon and Benjamin. The old man’s closing words indicate a fine spirit of acceptance of the Divine will: ‘If I be bereaved of my children, I am bereaved.”’ W. H. Griffith Thomas, Genesis: A Devotional Commentary (Grand Rapids: Eerdmans, 1946), p. 417.

In addition, Leupold states, “Jacob’s words at this point are not a timid wish but a powerful benediction spoken in faith.” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), II, p. 1066.

Perhaps Bush is the strongest in his position, for he writes, “It is not the sullen consent of one who yields to fate while his heart rebels against it. No; he yields in a manner worthy of a man of God; proposing first that every possible means should be used to conciliate the man, the lord of the land, and then committing the issue of the whole to God.” George Bush, Notes on Genesis (Minneapolis: James Family Christian Publishers, 1979), II, p. 313.

70 “God Almighty . . . was a title specially evocative of the covenant with Abraham (17:1) and therefore of God’s settled purpose for this family.” Derek Kidner, Genesis: An Introduction and Commentary (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967), pp. 203-204.

“As El Shaddai, or ‘the almighty God’ the deity is seen to be not only creator and sustainer of the universe, but also the initiator and keeper of covenants. As such He is seen to move clearly in the human sphere shaping natural forces to spiritual ends.” “God, Names Of,” H. B. Kuhn, The Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible (Grand Rapids: Zondervan, 1975, 1976), II, p. 763.

It was by this name that Isaac blessed Jacob before his escape from Esau (Genesis 28:3). It was also by this name that God identified Himself as He reiterated the covenant first made with Abraham (Genesis 17:1ff.) to Jacob at the time of his return to Bethel (Genesis 35:11).

71 The expression “be at ease” is literally “peace to you” (margin, NASV, verse 23). It was used elsewhere to calm the fears of Gideon (Judges 6:23).

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