L’Usage Correct du Pouvoir (Genèse 42:1-38)

Introduction

Seuls ceux qui me connaissent le mieux réalisent quel enfant mignon et innocent j’étais. Il y a eu des exceptions bien sur, mais très peu. C’est une de ces rares exceptions qui vient à l’esprit quand nous approchons la réunion de Joseph et ses frères dans le 42ème chapitre de Genèse. Chaque été, ma sœur et moi allions en colonie de vacances organisée par notre église. Un été, c’était dans un orphelinat réputé qui avait fermé (je crois qu’il l’est toujours). J’étais dans une petite chambre avec un camarade de mon église, un gamin très calme et obéissant. Un jour, j’ai réalisé que le tableau électrique qui contrôlait tout l’orphelinat était dans notre chambre. Comme vous pourriez le deviner, la tentation fut trop forte – du moins pour moi. Quand la nuit tomba et que tout le monde était dépendant des lumières, j’ai appuyé sur l’interrupteur, coupant le courant partout.

Vous pouvez imaginer le tumulte que cela causa. Je ris encore en pensant à ça. Il fallut un peu de temps à tout le monde pour trouver leurs bagages et leurs lampes de poche en tâtonnant. Et ce ne fut que le début, car plusieurs minutes excitantes suivirent, observant les chefs de camps parcourant les couloirs de l’orphelinat, inspectant les fils électriques, essayant de trouver la source du problème. Cependant, je vous épargnerai les détails de ce qui arriva quand ils la trouvèrent.

Si nous sommes honnêtes, nous admettrons que la plupart d’entre nous rêvons d’avoir l’opportunité de tout contrôler. Ne serait-il pas glorieux et honorant que quelque chose arrive qui amènerait le monde à ramper à nos pieds. Pensez à tous les plaisirs qu’une expérience comme ça pourraient nous donner. Pensez à ce que vous pourriez faire dans une situation pareille où vous auriez un contrôle absolu.

Une situation comme celle-là fut exactement ce qui arriva à Joseph dans Genèse 42. La famine créa un désastre international. Les gens des nations environnantes entendirent parler que seule l’Egypte avait assez de provisions pour survivre à la famine qui ravageait tous les pays du Proche-Orient. Et qui d’autres arriva pour en acheter que les frères de Joseph, qui l’avaient jeté et laissé dans une citerne pour mourir de faim, pendant qu’ils mangeaient leur déjeuner, ne faisant pas attention aux cris de secours de Joseph. Pouvez vous imaginer les pensées qui étaient dans l’esprit de quelqu’un dans la position de Joseph ?

Jusqu'à présent, j’avais toujours considéré la souffrance et l’injustice de Joseph des mains de ses frères, de la femme de Potiphar, et de son maître comme étant les tests les plus grands de sa vie, mais j’avais tort. Quel test pourrait être plus grand que celui auquel Joseph allait faire face dans Genèse 42 ? Il se trouvait face à face à ses frères, absolument indigents et sans défenses, pendant que Joseph avait un pouvoir illimité. Sans aucun doute, ce fut le test le plus grand du caractère de Joseph. C’est une chose d’être testé quand il vous est impossible de résister. C’en est une tout autre quand il vous est donné l’opportunité de vous venger et vos ennemis sont simplement de la pâte à modeler dans vos mains.

Pendant que la pauvreté, la souffrance ou l’injustice peuvent être des épreuves qui nous arrivent de temps en temps, je crois que nous, tout comme Joseph, sommes encore plus testés par le pouvoir qui nous est donné et comment nous l’utilisons. Pour cette raison, nous devons étudier très attentivement ce qui permet à Joseph d’utiliser le pouvoir à sa disposition pour l’amélioration de ses frères, plutôt qu’une opportunité de relâcher tous les sentiments amers qu’il aurait pu avoir.

La Réunion (42:1-7)

Pendant que la famine était dite être mondiale (41:57), elle devait être plus particulièrement vue à être la raison pour laquelle la famille de Jacob allait devoir aller en Egypte où ils resteraient plus de 400 ans :

« Le Seigneur lui dit:
---Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans. » (Genèse 15:13)

Les évènements du chapitre 42 sont donc l’occasion de l’accomplissement de la promesse de Dieu à Abraham :

« Quand Jacob apprit que l'on vendait du blé en Egypte, il dit à ses fils:
---Pourquoi restez-vous là à vous regarder les uns les autres?

J'ai appris qu'il y a du blé en Egypte. Allez-y donc et rapportez-nous en du grain pour que nous puissions survivre et que nous ne mourions pas de faim!

Dix frères de Joseph partirent donc pour acheter du blé en Egypte.

Quant à Benjamin, le frère de Joseph, Jacob ne l'avait pas laissé partir avec eux, car il s'était dit: Il ne faut pas qu'il lui arrive malheur.

Les fils d'Israël arrivèrent en Egypte au milieu des autres gens qui s'y rendaient, car la famine sévissait au pays de Canaan.

Joseph gouvernait tout le pays. C'était lui qui supervisait la vente du blé à toute la population du pays. Les frères de Joseph vinrent donc et se prosternèrent devant lui, face contre terre.

Joseph aperçut ses frères et les reconnut; mais il se comporta vis-à-vis d'eux comme un inconnu et leur parla durement. Il leur demanda:
---D'où venez-vous?
---Du pays de Canaan, répondirent-ils, pour acheter de quoi manger. » (Genèse 42:1-7)

La scène à Canaan était presque amusante. Les frères de Joseph se tenaient devant leur père, profondément angoissé par le fait que les provisions avaient pratiquement disparu, et qu’il n’y avait pas d’espoir d’en trouver d’autres tant que la famine persistait. Jacob, sachant qu’il y avait beaucoup de grain en Egypte, poussa ses fils à entrer en action avec le reproche, « Ne restez pas là avec vos mains dans les poches, allez en Egypte et ramenez du grain ! »

Le favoritisme de Jacob pour les fils de Rachel (ce qui avait presque couté la vie de Joseph) est toujours très évident. Pendant que les dix autres fils furent envoyés en Egypte, Benjamin resta derrière, sous l’œil attentif de son père (verset 4). Il n’aurait pas pu être possible qu’il ait été trop jeune, car il devait déjà avoir plus de 20 ans.63 A l’ âge de 17 ans, Joseph fut envoyé à une distance considérable pour chercher ses frères (37:2,12). Peut-être les circonstances de la disparition de Joseph furent assez suspectes pour que Jacob ne prenne un autre risque en envoyant Benjamin aux soins de ses frères.

Les dix frères arrivèrent en Egypte avec beaucoup d’autres gens pour acheter le grain de Joseph. Sans réaliser qu’ils accomplissaient la prophétie des deux rêves de Joseph des années auparavant (37:6-11), ses frères se prosternèrent devant lui, exprimant le respect dû à une personne d’autorité. Cela aurait pu être tentant pour Joseph de leurs demander de se courber un peu plus bas ou peut-être de le faire une fois de plus. Ça aurait pu être facile pour lui de se baigner dans l’honneur et le pouvoir qui étaient maintenant les siens. Mais tout ce qu’on nous dit est que Joseph reconnut ses frères, mais son identité leurs était inconnue. Plus de vingt ans, ainsi qu’un visage rasé, des vêtements égyptiens, la tradition et la langue parlée empêchaient la plus petite idée de germer dans leurs esprits que ce roi puisse être leur frère. Après tout, il avait été vendu comme esclave.

Du verset 7 seul, nous pourrions être enclins à penser que Joseph traita ses frères durement par esprit de vengeance. Cela serait certainement une réaction normale de la part de quelqu’un qui avait été aussi maltraité que Joseph par ses frères. Sa sévérité, cependant, était une mascarade (verset 7), un effort pour garder son identité secrète. Le caractère, quelqu’un a dit, est ce que nous sommes dans l’ombre, et Joseph gardait ses frères dans l’ombre jusqu’à ce qu’il puisse déterminer leurs caractères.

La Confrontation (42:8-17)

L’explication des actions de Joseph est trouvée dans les deux versets suivants. Ici nous gagnons une appréciation des motifs de Joseph et de ses méthodes de traitement de ses frères :

« Joseph reconnut bien ses frères, mais eux ne le reconnurent pas.

Alors il se souvint des rêves qu'il avait eus à leur sujet.
---Vous êtes des espions, déclara-t-il, c'est pour repérer les points faibles du pays que vous êtes venus. » (Genèse 42:8-9)

Le verset 9 veut dire bien plus de choses que Joseph se souvenait simplement du rôle de ses frères dans ses rêves et il reconnut leurs réalisations quand ils se prosternèrent devant lui. Tout ce que cela aurait pu faire est que cela aurait pu le faire gonfler de fierté. Non seulement Joseph réalisa que ses reves venaient de s’accomplir, mais aussi leur raison. Il vit que Dieu avait un plan pour le placer dans cette position d’autorité, et ce plan était pour lui de fonctionner comme chef de famille, protégeant et préservant sa famille. Il avait beaucoup de pouvoir et de prestige, mais Dieu les lui avait donnés pour une raison bien plus grande que simplement se venger. Il vit que diriger incluait avoir du pouvoir, mais que ça lui a aussi amené le poids des responsabilités. Quelques fois le plus grand besoin n’est pas de connaître le pouvoir qu’on a à notre disposition, mais la raison pour laquelle ce pouvoir nous a été donné.

J’ai besoin de faire un petit détour pour un moment pour montrer comment notre caractère affecte notre compréhension et notre application de la Parole de Dieu. Il a été observé par les saints et les pécheurs pendant des siècles que « La Bible peut dire tout ce que vous voulez. » Que vous aimiez ça ou pas, c’est la vérité. Pensez ce que Joseph aurait pu faire avec ses rêves. Ils étaient des messages de Dieu ! Si Joseph avait été dominé par rancœur et haine, il aurait très bien pu interpréter sa vision comme un mandat de Dieu pour rendre la vie de ses frères misérable. Dieu n’avait-IL pas révélé que ses frères se prosterneraient devant lui ? Il aurait pu frotter leurs nez dans leur crotte, s’il avait voulu. Il est possible pour nous de justifier des mauvaises actions par des textes bibliques, si nous voulons, mais cela sera toujours au détriment d’autres passages clairs que nous avons choisis d’ignorer.

« Alors il se souvint des rêves qu'il avait eus à leur sujet.
---Vous êtes des espions, déclara-t-il, c'est pour repérer les points faibles du pays que vous êtes venus.

---Non, mon seigneur, protestèrent-ils, tes serviteurs sont seulement venus pour acheter des vivres.

Nous sommes tous fils d'un même père, nous sommes des gens honnêtes, et non des espions.

---Pas du tout, répliqua-t-il, vous êtes venus pour repérer les points faibles du pays!

---Mais, dirent-ils, nous, tes serviteurs, nous étions douze frères, fils d'un même père, habitants du pays de Canaan. Le plus jeune est resté avec notre père, et il y en a un qui n'est plus. » (Genèse 42:9-13)

L’austérité de Joseph était une ruse. Il avait besoin d’avoir plus d’information sans que ses frères ne réalisent qui il était ou ce qu’il essayait de faire. Sa dureté avait pour intention d’inspirer la peur, car à ce moment dans la vie de ses frères, la peur produisait plus de résultats que la foi. A travers leur peur, ils avouèrent toutes les choses que Joseph voulait désespérément savoir. Son père était-il vivant ? Comment allait Benjamin ? Essayant désespérément de s’acquitter de l’accusation qu’ils étaient des espions, ils lui fournirent des faits qu’il n’aurait jamais sus autrement. Plus tard, Jacob réprimanda ses fils pour tout ce qu’ils avaient révélé (43:6). Révélant la disparition d’un frère et l’existence d’un autre dans le pays de Canaan fournit à Joseph l’opportunité de tester ses frères dans le domaine de leur plus grand échec.

« Mais Joseph leur dit:
---Je maintiens ce que j'ai dit: vous êtes des espions.

Voici comment je mettrai votre sincérité à l'épreuve: Par la vie du pharaon, je vous jure que vous ne sortirez pas de ce pays avant que votre jeune frère y soit venu!

Envoyez l'un de vous le chercher, tandis que vous, vous resterez en prison jusqu'à ce que la vérité de vos paroles soit confirmée. Sinon, par la vie du pharaon, c'est que vous êtes vraiment des espions.

Puis il les fit mettre tous ensemble pour trois jours en prison. » (Genèse 42:14-17)

Joseph limita la situation à deux choses : Ou bien ils étaient des espions, dans quel cas leur histoire d’un jeune frère était une fabrication ou ils disaient la vérité. La question pourrait être facilement résolue s’ils pouvaient montrer leur jeune frère. Tous les frères seraient arrêtés excepté un, qui irait chercher la preuve de leur honnêteté. Joseph traita cette situation habilement pour amener la fin désirée sans que ses frères ne voient le but de tout ça.

Joseph emprisonna alors tous ses frères. Je ne peux pas le prouver, mais ma suspicion est que la prison était une que nous connaissons bien – la prison de Potiphar. Plus important est le fait que Joseph les emprisonna ensemble (verset 17). Plus que pour les rassurer, au contraire de l’isolation, cela leurs donna l’occasion de considérer le sens de ce qui leurs arrivait. On voit mieux ça dans leur conversation enregistrée dans les versets suivants. Même s’il n’était pas avec ses frères en prison,64 son cœur a du être avec eux. Cela n’était pas une punition, mais une préparation, tout comme l’emprisonnement l’avait été. Cela servit à intensifier leur compréhension de la gravité de la situation.

Les Demandes Réduites (42:18-24)

Le résultat du traitement de Joseph avec ses frères fut considérablement moins dur que ce qui avait été menacé. Il avait en premier dit que tous les frères seraient tenus captifs pendant qu’un seul irait chercher Benjamin (verset 16). Mais maintenant, il réduisit ses demandes considérablement.

« Le troisième jour, Joseph leur dit:
---Je suis un homme qui révère Dieu: faites donc ce que je vous dis et vous aurez la vie sauve.

Si vous êtes des gens sincères, que l'un de vous, votre frère, reste ici en prison, quant aux autres, vous partirez, vous emporterez du blé pour vos familles qui connaissent la famine.

Mais ramenez-moi votre jeune frère. Cela prouvera que vous avez dit vrai et vous ne mourrez pas.
Ils acceptèrent de faire ainsi.

Ils se dirent l'un à l'autre:
---Certainement, nous sommes punis à cause de ce que nous avons fait à notre frère; car nous avons vu sa détresse quand il nous suppliait, et nous ne l'avons pas écouté. Voilà pourquoi nous nous trouvons nous-mêmes à présent dans la détresse.

Ruben leur rappela:
---Ne vous avais-je pas dit: Ne vous rendez pas coupables d'un tel péché envers cet enfant! Mais vous ne m'avez pas écouté. Voilà pourquoi nous devons maintenant payer pour sa mort.

Ils ne savaient pas que Joseph les comprenait, car il se servait d'un interprète pour communiquer avec eux.

Joseph s'éloigna et pleura. Puis il revint vers eux et s'entretint encore avec eux. Il prit Siméon et le fit incarcérer sous leurs yeux. » (Genèse 42:18-24)

Ces trois jours ont du être misérables. Ils ont du être remplis de peur et de pressentiments. Reverraient-ils leur père ? Regagneraient-ils leur liberté ? Et plus important, qui serait celui qui serait libéré pour retourner à Canaan pendant que les autres resteraient captifs ? Pour eux, l’expérience de Joseph, qui dura des années, était concentrée en jours. Les mots que Joseph leurs avaient dit furent comme le lever du soleil dissipant l’obscurité. Ses mots étaient remplis d’espoir et d’encouragement, pas de peur et de jugement. « Faites donc ce que je vous dis et vous aurez la vie sauve » Joseph les pressa (verset 18). La vie, pas la mort, la joie, pas la misère, étaient ce que Joseph désirait pour ses frères. Mais certains changements devaient arriver avant que cela soit leur expérience. L’intérêt personnel et la cruauté qui leurs avaient causé de le vendre à l’esclavage devaient être traités. Cela ne viendrait pas facilement ou rapidement, mais ça viendrait.

La phrase de Joseph « Je suis un homme qui révère Dieu » (verset 18) a du être la cause de beaucoup de délibérations dans les jours et le mois suivant. Qu’est-ce que ce despote « égyptien » voulait bien dire par ces mots ? Je comprends cette phrase comme étant une expression technique réservée à ceux qui ont une vraie foi en l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Quand Abraham s’est tenu devant Abimélek, essayant d’expliquer sa fourberie, de passer sa femme pour sa sœur, il dit :

« ---Je me suis dit: Certainement, on n'a aucun respect de Dieu dans ce pays-ci, et on me tuera à cause de ma femme. » (Genèse 20:11)

L’expression « révèrer Dieu » était technique, je pense, équivalente à notre expression d’aujourd’hui « être renaît ». Ces mots furent dits par Joseph pour inspirer l’espoir et pour encourager la contemplation de ce qui arrivait. Ce ne fut seulement qu’après que Joseph ait donné l’expression de sa foi que ses frères commencèrent à reconnaître la main de Dieu dans leurs vies à travers les événements.

Une autre cause d’encouragement fut la réduction significative des demandes qui furent faites à ces étrangers. Pendant qu’on leurs dit qu’ils devaient tous rester captifs pendant qu’un d’entre eux serait permit de retourner à la maison pour Benjamin, maintenant tous, excepté un, pourraient retourner au pays de Canaan. Ils allaient devoir emmener du grain pour toutes leurs familles nécessiteuses et revenir avec leur jeune frère. Les mots « Ils acceptèrent de faire ainsi » (verset 20) semble indiquer que les dix furent d’accord avec les termes que Joseph proposait et étaient disposés à les accomplir, seulement pour être contrarié par leur père quand ils furent rentrés (verset 36-38).

C’est à ce moment là que les frères commencèrent à parler entre eux, ne sachant pas que Joseph comprenait chaque mot. Jusqu'à présent il avait utilisé un interprète, leur donnant l’impression que cet « Egyptien » ne pouvait pas parler leur langage. Cela les empêcha de considérer qu’ils auraient pu le connaître, ou même qu’ils pourraient faire partie de la même famille.

Le rapport entre leur situation difficile présente et leur traitement de Joseph était trop évident pour être négliger. Chacun reconnut que leurs difficultés étaient le résultat de leur péché contre Joseph. Ils avaient imploré la pitié sans résultat, tout comme Joseph avait appelé au secours du fond de la citerne et ils l’avaient ignoré. Ruben leurs rappela ses avertissements et leur résistance. Le péché a toujours des conséquences, et ils commençaient à réaliser combien elles pouvaient être douloureuses.

Le cœur de Joseph est révèlè dans le verset 24. Ayant surprit l’examen de conscience qui se passait parmi ses frères, Joseph ne put contenir ses émotions plus longtemps. Il dut quitter leur présence, de peur que par ses larmes ils découvriraient son identité. Les actions de Joseph n’étaient pas celles d’un homme qui se fout de ses frères, mais de quelqu’un qui les aimait tellement qu’il résista l’envie de s’identifier lui-même dans le but de promouvoir leur bien être spirituel.

Ce fut Siméon qui fut choisi par Joseph pour rester derrière. Il y avait-il une raison particulière pour ce choix? On dirait ! Dans la marge de la version de Berkeley, les éditeurs suggèrent,

« Avec Ruben absent quand Joseph fut vendu à l’Egypte, Siméon était le chef responsable, parce qu’il était le suivant de l’aîné ; C’est pourquoi il fut retenu.65 »

Cela, à mon avis, vaut le coup d’être considéré.

Paiement Rendu (42:25-28)

« Puis il ordonna qu'on remplisse leurs sacs de blé, que l'on remette l'argent de chacun dans son sac et qu'on leur donne des provisions pour la route. Ce qui fut fait.

Ils chargèrent leur blé sur leurs ânes et s'en allèrent.

Arrivés à l'endroit où ils passèrent la nuit, l'un d'eux ouvrit son sac pour donner du fourrage à son âne et il trouva son argent à l'ouverture de son sac.

---On m'a rendu mon argent, dit-il à ses frères, le voici dans mon sac!
Alors leur cœur vacilla et, saisis de panique, ils se dirent les uns aux autres:
---Qu'est-ce que Dieu nous a fait? » (Genèse 42:25-28)

Il était temps pour ses frères de retourner à la maison, car leurs familles allaient bientôt manquer de nourriture. Des ordres furent donnés de remplir les sacs de ses frères avec du grain et de leurs rendre leurs paiements, mais de les dissimuler dans leurs sacs. Probablement pour être sûr qu’ils ne découvrent pas l’argent avant qu’il soit trop tard pour faire demi-tour, des provisions furent données pour leurs besoins durant leur voyage. J’imagine que des sacs plus petits et séparés furent fournis avec de la nourriture, pour les hommes et peut-être leurs animaux, pour que les sacs de grain avec l’argent n’aient pas besoin d’être ouvert avant qu’ils n’arrivent à la maison.

Par mégarde, un des frères ouvrit son gros sac pour nourrir son âne et découvrit son argent. La réponse des frères fut, à mon avis, un signe positif. De mauvais hommes auraient rigolé à la stupidité du serviteur qui avait dû égarer le paiement et auraient été content d’avoir eu les Egyptiens. Un tel évènement aurait pu être considéré de la chance. Pourtant ces hommes étaient désemparés, car ils virent que c’était la main de Dieu, pas le hasard, et que cela pourrait être découvert au palais de Pharaon où leur frère Siméon était toujours prisonnier. Ils savaient qu’ils avaient promis de revenir avec Benjamin. Si Joseph apprenait que de l’argent manquait au palais, il se peut que les choses ne se passeraient pas trop bien pour eux lors de leur prochaine visite. Ils n’ont pas semblé réaliser que leur argent pourrait être aussi dans leurs sacs (verset 35).

Initialement, j’ai pensé que le motif de Joseph pour rendre leur argent était pour les tester – pour tester leur honnêteté. Mais pourquoi, alors, des sacs de provisions plus petits avaient-ils été préparés de façon à ce que les sacs avec l‘argent n’aient pas été ouverts ? Voulait-il voir s’ils lui rendraient l’argent lors de leur prochain voyage ? Peut-être, car ils l’avaient vendu en esclavage pour de l’argent (37:25-28). Franchement, je ne pense pas que Joseph avait l’intention de les tester, bien qu'il se soit avéré en être ainsi. Je crois qu’il n’avait pas l’intention de vendre quoi que ce soit à ses frères, mais plutôt de leurs donner tout ce qu’ils avaient besoin gratuit. Cela aurait alors été une illustration du principe enseigne dans Proverbes :

«Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger,
s'il a soif, donne-lui à boire. » (Proverbes 25:21)

« Donne », le proverbe nous dit, pas « vend ». Pour moi, c’est toute l’explication necessaire pour les actions de Joseph.

Les Fils de Jacob Reviennent et Racontent (42:29-38)

« Lorsqu'ils furent de retour chez leur père Jacob au pays de Canaan, ils lui racontèrent tout ce qui leur était arrivé.

---L'homme qui est le maître du pays nous a parlé durement, dirent-ils. Il nous a pris pour des espions.

Nous avons protesté: «Non, nous sommes d'honnêtes gens, nous n'avons jamais été des espions.

Nous étions douze frères, fils d'un même père; l'un d'eux n'est plus et le plus jeune est resté avec notre père au pays de Canaan.»

Alors l'homme qui est le maître du pays nous a répondu: «Voici comment je saurai que vous êtes d'honnêtes gens: Laissez-moi l'un de vos frères, prenez ce qu'il vous faut pour les besoins de vos familles et partez!

Ramenez-moi votre jeune frère pour que je sache que vous n'êtes pas des espions mais des gens honnêtes. Alors je vous rendrai votre frère et vous pourrez circuler librement dans le pays.»

Lorsqu'ils vidèrent leurs sacs, chacun d'eux trouva une bourse avec son argent dans son sac. Eux et leur père virent les bourses avec leur argent et tous furent saisis de crainte.

Jacob leur dit:
---Vous voulez me priver de mes enfants: Joseph n'est plus; Siméon a disparu et vous voulez encore me prendre Benjamin! C'est sur moi que tout cela retombe!

Ruben dit à son père:
---Confie-le moi et je te le ramènerai. Si je ne te le ramène pas, tu feras mourir mes deux fils!

Mais Jacob répliqua:
---Non, mon fils ne partira pas avec vous, car son frère est mort et c'est le seul qui me reste. S'il lui arrivait malheur au cours de votre voyage, vous me feriez mourir de douleur à mon grand âge. » (Genèse 42:29-38)

En arrivant à la maison, les frères avaient une grande histoire à raconter. Jacob insista certainement à avoir une explication de l’absence de Siméon. Il n’y a toujours pas une réponse de chagrin que l’on pourrait attendre si l’un de ses fils les plus adorés avait été fait prisonnier. Un récit coup par coup lui fut narré, finissant avec la mauvaise nouvelle que Benjamin devrait repartir avec eux la prochaine fois, s’ils voulaient revoir Siméon ou pour acheter plus de grain (verset 34).

Apparemment les sacs de grain étaient déchargés et ouverts au moment où le rapport fut donné à Jacob, car sa réponse à toute l’affaire fut retardée jusqu'à la découverte de l’argent dans le reste des sacs qui avaient été ramenés.

« Lorsqu'ils vidèrent leurs sacs, chacun d'eux trouva une bourse avec son argent dans son sac. Eux et leur père virent les bourses avec leur argent et tous furent saisis de crainte.

Jacob leur dit:
---Vous voulez me priver de mes enfants: Joseph n'est plus; Siméon a disparu et vous voulez encore me prendre Benjamin! C'est sur moi que tout cela retombe!

Ruben dit à son père:
---Confie-le moi et je te le ramènerai. Si je ne te le ramène pas, tu feras mourir mes deux fils!

Mais Jacob répliqua:
---Non, mon fils ne partira pas avec vous, car son frère est mort et c'est le seul qui me reste. S'il lui arrivait malheur au cours de votre voyage, vous me feriez mourir de douleur à mon grand âge. » (Genèse 42:35-38)

Je trouve très intéressant de comparer la réponse des frères de Joseph à propos de la découverte de l’argent en chemin (versets 27-28) avec celle de Jacob ici. Là, on voit la main de Dieu. Ici, rien n’est dit de Dieu, seulement la malchance et le désastre personnel de Jacob sont mentionnés.

Dans ces chapitres traitant avec la vie de Joseph, trois réponses différentes à l’adversité sont remarquées. Pour Joseph, sa souffrance était ultimement de la main d’un tendre Père Céleste, Qui était prêt de lui dans son affliction (39:23, 21-23 ; 40:8 ; 41:16,51-52). Pour ses frères, leur adversité était la punition d’un Dieu en colère, Qui les punissait pour leurs péchés (42:21-22,28). Pour Jacob, ce n’était pas plus que la main volage du destin ou, pire encore, la stupidité de ses fils qui ont rendu sa vie misérable (42:36-38). Et pourtant, dans chaque cas, l’affliction était la gentille et gracieuse main de Dieu, ramenant SES enfants vers LUI.

Jacob était dans un état spirituel bien différent de celui de son fils Joseph. Pas étonnant que Joseph ait dû fonctionner comme chef de famille pour qu’une leçon spirituelle puisse être apprise et que la foi de tous puisse être renforcée. Comme étaient égoïstes les paroles de Jacob ! « Pauvre moi ! » Ce sont leur essence. Il ne pouvait pas voir la douce main de Dieu dans tout ça, mais elle était quand même là. Pendant que l’affliction attirait Joseph encore plus près de Dieu, Jacob avait, semblerait-il, oublié sa foi.

Une indication de plus de la défaillance de la vie spirituelle de Jacob était sa réaction de la nécessité d’envoyer Benjamin en Egypte. Ruben chercha à assurer Jacob que les choses s’arrangeraient au mieux. Jacob ne fut pas convaincu. Effectivement, il ne voulait pas prendre le risque de perdre Benjamin. En fait, cela voulait dire que Jacob n’aurait pas eu de problèmes à sacrifier son fils Siméon plutôt que de courir le risque de perdre son fils préféré, Benjamin. Le favoritisme était encore en grande part la nature de Jacob.

Pas étonnant que les fils de Jacob n’aient pas hésité à vendre Joseph en esclavage pour sécuriser leurs propres intérêts. Pour leurs propres bénéfices, ils n’ont pas hésité à laisser Joseph vivre toute sa vie en Egypte en esclave. C’est exactement l’effet de la décision de Jacob ici. Plutôt que de courir le moindre risque de perdre son fils tant aimé Benjamin, Jacob aurait permit à Siméon de passer le reste de sa vie dans la prison de Pharaon et de donner à ce potentat égyptien (Joseph) l’impression que les paroles de ses fils étaient des mensonges. Les frères de Joseph étaient vraiment les fils de leur père.

Jacob ne pouvait pas vivre sans Benjamin, il protesta. Il n’y renoncerait jamais (verset 38). Et pourtant c’était précisément la façon dont Dieu avait décidé de sauver Jacob et toute sa famille. Tout comme Abraham exprima sa foi en démontrant sa volonté de sacrifier son fils Isaac (22:1-19), Jacob devait abandonner son fils Benjamin. La chose dont Jacob pensait allait le détruire devait être le chemin de sa délivrance. Mais cela est traité dans les chapitres suivants. Nous sommes tellement aveugles des façons dont Dieu travaille, spécialement quand nous prenons notre propre chemin.

Conclusion

Pour comprendre comment Jacob fut en mesure d’utiliser sa position d’autorité et de le faire dans un sens qui honorait Dieu et bénit sa famille, nous devons comprendre quelques principes bibliques d’autorité. Laissez moi tenter de les expliquer clairement.

(1) L’autorité, comme l’argent, n’est pas mauvaise, mais une gestion peut l’être. Si l’autorité que nous avons est légitime, alors c’est une autorité qui a été donnée par Dieu. Depuis le commencement de la création, l’autorité était donnée par Dieu :

« Et Dieu dit:
---Faisons les hommes pour qu'ils soient notre image, ceux qui nous ressemblent. Qu'ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les bestiaux sur toute la terre et sur tous les reptiles et les insectes. » (Genèse 1:26)

Dans Genèse 9:5-7, l’autorité gouvernementale fut donnée à l’homme, et son pouvoir est réaffirmé dans le Nouveau Testament :

« Que tout homme se soumette aux autorités supérieures, car il n'y a pas d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été mises en place par Dieu. » (Romains 13:1)

Quand Pilate chercha à provoquer une réponse de Jésus en L’impressionnant avec l’autorité qu’il avait, Jésus remit rapidement son autorité dans la bonne perspective. C’était une autorité déléguée, donnée par Dieu :

« Jésus lui répondit:
---Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, s'il ne t'avait été donné d'en haut. Voilà pourquoi celui qui me livre entre tes mains est plus coupable que toi. » (Jean 19:11)

Joseph savait très bien que l’autorité qu’il avait lui avait été donnée par Dieu. Nous pouvons voir cela, par exemple, quand Pharaon dit à Joseph qu’il connaissait sa capacité d’interpréter les rêves. Joseph fut rapide à clarifier que son pouvoir ne lui appartenait pas, mais appartenait à Dieu :

« Celui-ci dit à Joseph:
---J'ai fait un rêve et personne n'est capable de l'interpréter. Or, j'ai entendu dire qu'il te suffit d'entendre raconter un rêve pour pouvoir l'interpréter.

Joseph répondit au pharaon:
---Ce n'est pas moi, c'est Dieu qui donnera au pharaon l'explication qui convient. » (Genèse 41:15-16)

Le premier pas vers la fierté et l’abus de pouvoir est d’oublier la source dont notre autorité vient et d’ignorer la responsabilité qui l’accompagne et qui nous revient en tant que stewards :

« Car qui te confère une distinction? Qu'as-tu qui ne t'ait été donné? Et puisqu'on t'a tout donné, pourquoi t'en vanter comme si tu ne l'avais pas reçu? » (1 Corinthiens 4:7)

(2) Le pouvoir n’est pas à être recherché pour notre propre bénéfice, mais doit être utilisé pour servir les autres. L’argent est seulement mauvais quand il n’est recherché que pour notre propre plaisir.

« Ceux qui veulent à tout prix s'enrichir s'exposent eux-mêmes à la tentation et tombent dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition.

Car « l'amour de l'argent est racine de toutes sortes de maux ». Pour s'y être abandonné, certains se sont égarés très loin de la foi, et se sont infligé beaucoup de tourments.» (1 Timothée 6:9-10)

La même chose est vraie en ce qui concerne l’autorité. Le prophète du Vieux Testament Ézéchiel avait accusé les dirigeants d’Israël d’avoir perdu de vue la raison de leur autorité. Ils commençaient à l’utiliser pour leurs propres fins:

« L'Eternel m'adressa la parole en ces termes:

---Fils d'homme, prophétise au sujet des bergers d'Israël, prophétise et dis à ces bergers: «Voici ce que déclare le Seigneur, l'Eternel: Malheur aux bergers d'Israël qui ne s'occupent que d'eux-mêmes. N'est-ce pas le troupeau que les bergers doivent faire paître?

Vous vous êtes nourris de sa graisse et habillés de sa laine, vous avez abattu les bêtes grasses, mais vous ne faites pas paître le troupeau.

Vous n'avez pas aidé les brebis chétives à retrouver des forces. Vous n'avez pas soigné celle qui était malade, vous n'avez pas bandé celle qui avait une patte cassée, vous n'avez pas ramené celle qui s'était écartée, vous n'avez pas cherché celle qui était perdue; non, vous leur avez imposé votre autorité par la violence et la tyrannie. » (Ézéchiel 34:1-4)

Le même abus de pouvoir était évident quand notre Seigneur marchait parmi nous. IL réprimanda sévèrement les scribes et les pharisiens pour leur arrogance et leur fierté comme dirigeants:

« Alors Jésus, s'adressant à la foule et à ses disciples, dit:

---Les spécialistes de la Loi et les pharisiens sont chargés d'enseigner la *Loi transmise par *Moïse.

Faites donc tout ce qu'ils vous disent, et réglez votre conduite sur leur enseignement. Mais gardez-vous de prendre modèle sur leurs actes, car ils parlent d'une manière et agissent d'une autre.

Ils lient de pesants fardeaux et les placent sur les épaules des hommes; mais ils ne bougeraient même pas le petit doigt pour les déplacer.

Dans tout ce qu'ils font, ils agissent pour être vus des hommes. Ainsi, les petits coffrets à versets qu'ils portent pendant la prière sont plus grands que ceux des autres, et les franges de leurs manteaux plus longues.

Ils affectionnent les meilleures places dans les banquets et les sièges d'honneur dans les synagogues.

Ils aiment qu'on les salue sur les places publiques et qu'on les appelle «Maître».

Mais vous, ne vous faites pas appeler «Maître», car pour vous, il n'y a qu'un seul Maître, et vous êtes tous frères.

Ne donnez pas non plus à quelqu'un, ici-bas, le titre de «Père», car pour vous, il n'y a qu'un seul Père: le Père céleste.

Ne vous faites pas non plus appeler chefs[b], car un seul est votre Chef: le Christ.

Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

Car celui qui s'élève sera abaissé; et celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » (Matthieu 23:1-12)

Pas étonnant que les disciples étaient constamment enclins à penser en termes de grades et à courir après la prééminence et l’autorité (Marc 9:34, 10:35-45 ; Luc 9:33, 22:24). La splendeur ne peut pas être mesurée en termes de pouvoir, mais en termes de service. C’est pourquoi notre Seigneur dit de LUI-MEME :

« Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Marc 10:45)

Est-il surprenant que le problème fondamental entre Jésus et l’établissement religieux était celui de l’autorité (Matthieu 21:23) ? Ici était où la grande différence allait être remarquée dans leurs sacerdoces. Jésus utilisait son autorité pour servir les autres alors qu’ils la recherchaient pour atteindre leurs propres buts.

Quand Joseph se rappela ses rêves, il a dû réaliser que son pouvoir était un don de Dieu, pas pour satisfaire des désirs égoïstes, mais pour sauver la nation d’Israël d’une famine physique et de la décadence spirituelle. Donc, il donna du grain gratuitement à ses frères plutôt que de les obliger à s’humilier pour l’avoir. Le pouvoir dans les mains d’un serviteur est une chose bénie, mais le pouvoir dans les mains d’un dictateur est une malédiction.

(3) L’autorité est obtenue et exercée de façons différentes. Ce n’est pas un principe qui est particulièrement évident dans notre passage, mais c’en est un qui nous permet de voir l’application des principes regardant l’utilisation de l’autorité de Joseph de nos jours. Vous et moi ne seront jamais promus à la seconde plus importante position de notre pays. Parce que l’autorité vient sous toutes sortes de formes, quelle que soit la sorte d’autorité que nous ayons, elle doit être vue à la lumière des principes bibliques se rapportant à l’autorité. Permettez-moi de suggérer plusieurs genres de pouvoir qui sont tous pertinents pour nous, dans notre temps et notre culture.

Le pouvoir de position. La premiere forme d’autorité est celle qui vient d’une position. Un sergent dans l’armée a autorité66 sur un simple soldat à cause de son grade. Un employeur a autorité sur un employé (ce n’est plus toujours le cas de nos jours). Un directeur ou un superviseur a autorité sur leurs subordonnés. Un parent a une certaine autorité sur son enfant, et ainsi de suite.

Le pouvoir de position n’est pas à être confondu avec un caractère personnel ou une valeur indispensable. Un homme qui est une mauvaise personne pourrait être un sergent. Un tel pouvoir n’est pas le résultat des qualités personnelles de quelqu’un, mais de sa position. L’autorité qui est accordée avec n’importe quelle position peut être utilisée méchamment, justement ou pas du tout. Cela dépend de celui/celle qui a la position. Joseph avait un pouvoir de position par vertu de sa fonction politique de sous-chef, redevable seulement à Pharaon. Comme Pharaon l’exprima, « ---Adressez-vous à Joseph et faites ce qu'il vous dira! » (41:55).

Le pouvoir de situation. Pendant que le pouvoir de position est le mécanisme absolu pour allouer l’autorité, les circonstances peuvent aussi mettre le pouvoir dans nos mains, au moins pour un temps. Par exemple, supposons que vous soyez un vendeur de voitures d’occasion et des gens viennent regarder à des voitures sur le parking de votre garage. Ils en trouvent une qu’ils aiment, mais pensent que le prix est trop cher. Ils vous disent qu’ils vont y réfléchir et remontent dans leur voiture pour s’en aller. Juste comme le moteur démarre, des bruits bizarres surviennent sous le capot, suivis de fumée, et puis plus rien. Silence. Ce vendeur a maintenant un pouvoir situationnel.

Joseph avait autant d’autorité situationnelle que d’autorité de position. Il était le sous-chef de Pharaon, mais ses frères n’étaient pas sous son autorité car ils vivaient au pays de Canaan. Quand la famine arriva et Jacob fut désespéré d’acheter du grain pour garder sa famille en vie, les circonstances étaient telles que ses fils furent forcés de venir vers Joseph et d’être assujettis à ses caprices. Ils n’avaient pas le choix.

Beaucoup d’entre nous manquent d’apprécier le pouvoir qui nous vient de temps en temps à cause de situations particulières qui nous donnent l’avantage. Nous pourrions penser à ces temps comme étant des opportunités, et nous pourrions voir notre pouvoir comme étant impressionnant et nos manipulations perspicaces. En réalité, nous pourrions utiliser le pouvoir de situation pour profiter de nos camarades. Je trouve intéressant de considérer la Loi du Vieux Testament sous la lumière de ce genre de pouvoir. Dieu a semblé rendre extrêmement difficile pour un Juif de profiter de son frère simplement parce qu’il était dans la misère (et par là, au désavantage). De l’argent ne pouvait pas lui être prêté avec intérêt (Exode 22:25-27), et le pauvre devait être généreusement aidé avec tout ce dont il avait besoin (Deutéronome 15:7-11). Après sept ans, toutes les dettes devaient être pardonnées (Deutéronome 15:1-2), et les esclaves devaient être relachés (Deutéronome 15:12-15). Dans la cinquantième année, toutes les propriétés achetées d’un frère israélite devaient être rendues à leurs propriétaires originaux (Lévitique 25:8-17).

Il devrait être précisé qu’une distinction est faite entre la conduite d’Israël envers un camarade israélite et la conduite envers un non israélite. Des intérêts pourraient être requis d’un non israélite par exemple (Deutéronome 23:19-20). Mais jamais quelqu’un ne pouvait tirer un avantage injustifié d’une autre personne, pas même d’un étranger (Exode 22:21 ; 23:9,12 ; Lévitique 19:10). L’autorité situationnelle ne doit jamais être perçue comme une opportunité pour profiter d’un frère.

Autorité spécialisée. Un peu plus pragmatique est le sujet de l’autorité spécialisée. Normalement, bien que pas toujours, l’autorité spécialisée est basée sur la performance. Peu de gens demandent à un mécanicien quand il a été formé ou à un docteur quand il a eu son diplôme. Ce qu’ils veulent vraiment savoir est s’il sait ce qu’il fait.

Joseph nous fournit un exemple de premier choix de ce genre d’autorité. Pharaon ne s’interessait pas au passé de Joseph, à son dossier criminel ou à sa nationalité. Ce qui était important pour lui, dans son moment de besoin, était si oui ou non il pouvait interpréter ses rêves. En plus de son habileté de le faire, Joseph démontra sa capacité d’administrer en proposant un plan d’action pour contrecarrer les sept ans de famine. Le pouvoir de position de Joseph lui fut accordé à cause de son autorité spécialisée. Pharaon fut justifié de placer Joseph dans une position d’autorité car il avait la capacité de remplir les exigences du travail.

L’autorité spécialisée peut être facilement abusée. Un « scientifique », dans notre temps de « science », est regardé comme étant un expert, quand il se peut très bien que ce ne soit pas le cas. Certains scientifiques nous disent que le monde n’a pas été crée par un Dieu infini. Ce n’est pas parce qu’ils sont des scientifiques qu’ils ont raison, même s’ils parlent de sujets de leur propre champ d’étude. On m’a dit qu’Einstein avait tort dans beaucoup de ses théories scientifiques, mais les gens assument qu’il était un expert dans chaque domaine de recherche scientifique. Pire encore, Einstein commença à réfléchir sur d’autres sujets, tel que la théologie, sur laquelle il avait peu de connaissances.

Ceux d’entre nous qui avons eu le luxe d’une éducation religieuse sont automatiquement élevés au niveau d’ « expert », bien que cela ne soit pas le cas. La simple mention d’un mot hébreu ou grec ou l’emploi d’un terme théologique inconnu peut étouffer la discussion d’un saint pieux et mature qui est intimidé par une telle connaissance. L’éducation peut beaucoup aiguiser un esprit ouvert ou curieux, mais elle peut aussi fournir des munitions pour un esprit étroit qui recherche seulement à plus justifier des idées ou des opinions conçues au préalable.

Spécialement, prenons garde à ces moments quand nous, qui nous tenons derrière la chaire, commençons à parler autoritairement de choses dont nous avons peu ou pas de connaissance. C’est une chose très tentante que d’utiliser le pouvoir de la chaire et l’apparence d’une Bible ouverte pour justifier nos préjudices et nos théories. N’essayons pas de manipuler le pouvoir de notre expertise en essayant d’ajouter de la force à nos opinions sur des choses dont nous sommes mal informées.

Le pouvoir psychologique. Il y a des formes différentes de pouvoir psychologique qui nous sont disponibles. Par exemple, quand j’enseignais à l’école, il m’a été nécessaire quelquefois de dérouter mes élèves. Dans des situations particulièrement sérieuses, j’emmenais l’élève(s) dans le bureau du directeur et l’asseyais par terre. Tout le monde qui entrait le(s) regardait d’en haut et, soit verbalement ou par langage corporel, demandait pourquoi il(s) étai(en)t là. En plus de ça, je pouvais mettre un martinet sur le bureau où il(s) pouvai(en)t fixer leur attention sur tous ses détails. Quand il était temps de passer à l’action, le plus grand impact avait déjà été fait.

Quel grand pouvoir avait Joseph sur ses frères ! C’était un pays étranger et ces bergers hébreux ne pouvaient ni parler la langue (42:23), ni étaient-ils bien vus par les Egyptiens (43:32 ; 46:34). Ils étaient des paysans, et ils étaient maintenant dans la grande ville (41:35). Les pompes et circonstances de leur entourage et l'austérité et dureté feintes de Joseph étaient presque assez pour rendre ces frères misérables (43:18). En plus de leur peur, Joseph aurait pu facilement jouer sur leur culpabilité, qui ne lui était pas cachée (42:21-22). Ces hommes étaient comme de la pâte à modeler dans les mains de quelqu’un aussi perspicace que Joseph. Un tel pouvoir aurait pu être facilement corrompu.

Aujourd’hui le pouvoir psychologique est un phénomène très courant. Beaucoup d’hommes ont un grand pouvoir à cause de leurs prouesses physiques, voix portantes ou de leurs personnalités agressives et leurs assurances (ces gens sont de très bons représentants de commerce). Les gens, généralement, reculent et les laissent contrôler les situations plutôt que de courir le risque d’une confrontation ou d’opposition. Je crois que Saül avait aussi ce genre de comportement magnifique (1 Samuel 9:1-2), de même que Goliath (1 Samuel 17:1-12), et les géants (Nombres 13:32-33). Les femmes qui ont des physiques de déesses ont aussi souvent des pouvoirs psychologiques formidables.

Ceux d’entre nous qui n’avons ni un physique de dieu, ni même attractif, ont cependant quand même des opportunités d’exercer un pouvoir psychologique. Les femmes ont une habileté mystérieuse de commencer à pleurer sans préavis, désarmant ainsi beaucoup d’entre nous du sexe opposé. Les hommes qui ont des tempéraments violents ont la capacité de contrôler les choses par vertu que personne ne veut déclencher une explosion qui brûlera toute personne ayant la malchance d’être dans les environs au moment de la crise.

Il y a une variante du pouvoir psychologique qui est spécialement effectif dans les cercles religieux. J’ai étiqueté cette façon d’agir chrétienne, « le pouvoir religieux ». Le pouvoir religieux profite de l’impression d’une plus grande spiritualité en cherchant à attaquer les sentiments d’insécurité ou d’infériorité de ceux qui se sentent moins spirituels. En employant des expressions pieuses, un jargon spirituel ou même des yeux remplis de larmes, ceux que nous voulons manipuler sont enclins à se sentir moins spirituels, immatures ou pas dévoués s’ils ne font pas ce que nous suggérons. Cela peut être fait soit par une manière agressive et assertive comme Moïse ou par un « saint » apparaissant humble et réservé. Qui, par exemple, pourrait refuser une requête d’enseigner la Bible dans une classe du dimanche par quelqu’un qui nous dit qu’il a prié à ce propos pendant des mois, souvent à l’aube, et que Dieu lui a dit que nous sommes la personne qui doit faire cette tache sacrée ? Ça, mes amis, c’est le pouvoir religieux.

Le pouvoir de récompenses et punitions. Pendant que d’autres formes de pouvoir ont été identifiées et discutées dans le cercle séculaire,67 je voudrais seulement mentionner une dernière forme de pouvoir séculaire. C’est le pouvoir qui vient de notre capacité de donner ou de retenir des récompenses désirables et le pouvoir qui peut exécuter ou différer le jugement.

Un parent a manifestement cette sorte de pouvoir. Les maris peuvent bouder ou refuser de parler à leurs femmes, et les femmes ont des façons subtiles de punir leurs maris. Les prêcheurs, de derrière (la sainteté) de la chaire peuvent louer les efforts de certains individus ou ils peuvent « demander des prières » pour ceux qui sont résistants à leurs plans et à leurs programmes. Joseph, lui aussi, avait un grand pouvoir de récompenses et punitions sur ses frères. Il pouvait les emprisonner comme traîtres ou il pouvait leurs accorder une abondance de bienfaits (45:10-11,16-20).

Le pouvoir spirituel. Tous les genres précédents de pouvoir peuvent être utiliser pour la gloire de Dieu, mais ils sont, en fait, des genres séculaires de pouvoir. Faisant contraste de ceux-la, nous devons mentionner ce que j’appelle le pouvoir spirituel.

Le pouvoir spirituel ne naît pas de l'intérieur de l'homme, mais il vient de Dieu, Qui est le Créateur tout-puissant, Celui Qui prend soin de l’univers. Ce pouvoir est accessible à tous les croyants.

« Mais ce trésor, nous le portons dans les vases faits d'argile que nous sommes, pour que ce soit la puissance extraordinaire de Dieu qui se manifeste, et non notre propre capacité. » (2 Corinthiens 4:7)

« David loua l'Eternel devant toute l'assemblée en disant:
Loué sois-tu à tout jamais, ô Eternel,
Dieu de notre ancêtre Israël!

A toi, Eternel, appartiennent la grandeur, la puissance et la magnificence,
et la gloire et la majesté.
Car tout ce qui est dans le ciel et sur la terre est à toi, Eternel.
C'est à toi qu'appartient le règne,
tu es le souverain au-dessus de tout être[c].

Et c'est de toi que viennent la richesse et la gloire.
Tu domines sur tout
et dans ta main résident la force et la puissance,
tu détiens le pouvoir d'élever qui tu veux et de le rendre fort. » (1 Chroniques 29:10-12)

« et quelle est l'extraordinaire grandeur de la puissance qu'il met en œuvre en notre faveur, à nous qui plaçons notre confiance en lui. Cette puissance, en effet, il l'a déployée dans toute sa force » (Ephésiens 1:19)

« A celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons,

à lui soit la gloire dans l'Eglise et en Jésus-Christ pour toutes les générations et pour l'éternité. Amen! » (Ephésiens 3:20-21)

Le pouvoir spirituel est inconsistant avec les moyens humains et les techniques manipulatives.

« C'est pourquoi, moi aussi, frères, lorsque je suis allé chez vous, je ne suis pas venu proclamer le secret de Dieu[a] en utilisant les prestiges de l'éloquence ou de la sagesse.

Car, je n'ai pas estimé devoir vous apporter autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.

De plus, quand je suis arrivé chez vous, je me sentais bien faible et je tremblais de crainte.

Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la «sagesse», mais sur une action manifeste de la puissance de l'Esprit.

Ainsi votre foi a été fondée, non sur la «sagesse» humaine, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 2:1-5)

Le pouvoir spirituel est manifesté par l’Esprit de Dieu.

« … ni par votre bravoure ni par la force,
mais c'est par mon Esprit,
le Seigneur des armées célestes le déclare. » (Zacharie 4:6)

« Mais le Saint-Esprit descendra sur vous: vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à *Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'au bout du monde. » (Actes 1:8)

le pouvoir spirituel n’est pas donne a ceux qui sont humainement capables est confident, mais a ceux qui sont faibles est dependant de LUI pour rendre possible.

« Car devant l'Eternel, il a grandi comme une jeune pousse
ou comme une racine sortant d'un sol aride.
Il n'avait ni prestance ni beauté
pour retenir notre attention
ni rien dans son aspect qui pût nous attirer.

Il était méprisé, abandonné des hommes,
un homme de douleur
habitué à la souffrance.
Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux.
Il était méprisé,
et nous n'avons fait aucun cas de sa valeur. » (Ésaïe 53:2-3)

« Car, bien que je n'aie rien à me reprocher, ce n'est pas cela qui fait de moi un juste. Celui qui me juge, c'est le Seigneur.

Ne jugez donc pas avant le temps. Attendez que le Seigneur revienne. Il mettra en lumière tout ce qui est caché dans les ténèbres et il dévoilera les intentions véritables qui animent les cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient.

Frères, je viens d'employer diverses images à propos d'Apollos et de moi pour que vous appreniez, à notre sujet, à appliquer cette règle: «Ne pas aller au-delà de ce qui est écrit», et qu'ainsi aucun de vous ne s'enfle d'orgueil en prenant le parti de l'un contre l'autre.

Car qui te confère une distinction? Qu'as-tu qui ne t'ait été donné? Et puisqu'on t'a tout donné, pourquoi t'en vanter comme si tu ne l'avais pas reçu?

Dès à présent, vous êtes rassasiés. Déjà, vous voilà riches! Vous avez commencé à régner sans nous.
Comme je voudrais que vous soyez effectivement en train de régner, pour que nous soyons rois avec vous.

Mais il me semble plutôt que Dieu nous a assigné, à nous autres apôtres, la dernière place, comme à des condamnés à mort car, comme eux, il nous a livrés en spectacle au monde entier: aux anges et aux hommes.

Nous sommes « fous » à cause du Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ! Nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts! Vous êtes honorés, nous, nous sommes méprisés.

Jusqu'à présent, nous souffrons la faim et la soif, nous sommes mal vêtus, exposés aux coups, errant de lieu en lieu.

Nous nous épuisons à travailler de nos propres mains. On nous insulte? Nous bénissons. On nous persécute? Nous le supportons.

On nous calomnie? Nous répondons par des paroles bienveillantes. Jusqu'à maintenant, nous sommes devenus comme les déchets du monde et traités comme le rebut de l'humanité. » (1 Corinthiens 4:7-13)

« mais il m'a répondu: «Ma grâce te suffit, c'est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement.» C'est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ repose sur moi.

Je trouve ainsi ma joie dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j'endure pour le Christ. Car c'est lorsque je suis faible que je suis réellement fort. » (2 Corinthiens 12:9-10)

« Il donne de la force à qui est las
et il augmente la vigueur de celui qui est fatigué.

Les jeunes gens se lassent et ils s'épuisent,
et même de robustes gaillards tombent,

mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force:
ils prennent leur envol comme de jeunes aigles;
sans se lasser, ils courent,
ils marchent en avant, et ne s'épuisent pas. » (Ésaïe 40:29-31)

Le pouvoir spirituel est la capacité de sauver, de garder, de sanctifier, de servir, et de ressusciter les morts quand notre Seigneur reviendra.

« Certains pourtant l'ont accueilli; ils ont cru en lui. A tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. » (Jean 1:12)

« Car je suis fier de l'Evangile: c'est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs d'abord et aussi les non-Juifs. » (Romains 1:16)

« vous qu'il garde, par sa puissance, au moyen de la foi, en vue du salut qui est prêt à être révélé au moment de la fin. » (1 Pierre 1:5)

« Par sa puissance, en effet, Dieu nous a donné tout ce qu'il faut pour vivre dans l'attachement au Seigneur, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par la manifestation de sa propre gloire et l'intervention de sa force.» (2 Pierre 1:3)

« Alors Jésus s'approcha d'eux et leur parla ainsi:
---J'ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre:

allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et voici: je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu'à la fin du monde.» (Matthieu 28:18-20)

« Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (Romains 8:11)

« En effet, comme Dieu a ressuscité le Seigneur d'entre les morts, il nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance. » (1 Corinthiens 6:14)

(4) Les résultats spirituels sont les produits du pouvoir spirituel, pas de l’autorité politique. La grande tentation pour Joseph était d’utiliser son autorité politique pour se venger des choses horribles que ses frères lui avaient faites. Bien que Joseph ait utilisé son pouvoir séculaire pour bénéficier ses frères, c’était, à mon avis, son pouvoir spirituel qui eut les plus grands résultats.

Avez-vous remarqué que pendant que la rudesse feinte de Joseph engendra de la peur, c’était sa bienveillance qui occasionna une sensibilisation spirituelle et le début de la repentance ? Les accusations bourrues de Joseph firent ce qu’il espérait de son père et frère (42:8-13), mais ce fut la grâce qui causa ses frères de considérer leurs circonstances comme venant de la main de Dieu. Ce ne fut seulement qu’après que Joseph relâcha ses frères de prison et assouplit ses demandes et offrit espoir et vie en leurs assurant qu’il respectait aussi Dieu (42:18) qu’ils commencèrent à considérer la main de Dieu dans leur épreuve (42:21-22). Et ce ne fut qu’après qu’ils réalisèrent que leur argent leur fut rendu dans les sacs à grain qu’ils dirent, « ---Qu'est-ce que Dieu nous a fait? » (42:28).

Tout cela devient très clair à la vue de l’enseignement de l’apôtre Paul dans le Livre de Romains :

« Ne répondez jamais au mal par le mal. Cherchez au contraire à faire ce qui est bien devant tous les hommes.

Autant que possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.

Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit:
C'est à moi qu'il appartient de faire justice;
c'est moi qui rendrai à chacun son dû.

Mais voici votre part:
Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger.
S'il a soif, donne-lui à boire.
Par là, ce sera comme si tu lui mettais
des charbons ardents sur la tête.

Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien. » (Romains 12:17-21)

C’était ce que devaient amener toutes les relations de Joseph avec ses frères. Il était en position d’utiliser son pouvoir séculaire pour décharger tous ses sentiments de colère et d’amertume mais, au lieu de ça, il utilisa le pouvoir spirituel de Dieu, manifesté en servant et mettant les intérêts des autres avant les siens. Cela commença le processus de restauration chez ses frères.

L’esprit altruiste de joseph est un contraste remarquable à l’esprit égocentrique de Jacob et de ses 10 fils. Joseph ne pouvait pas espérer voir ses frères restaurés par l’exercice du pouvoir séculaire, motivé par des désirs égoïstes. Il y a une loi de physique qui dit que toute action à une réaction opposée égale. Le pouvoir humain, motivé par des motifs charnels, amène des réactions similaires. Le pouvoir spirituel, motivé par de smotifs sains, amène des fins spirituelles. Le bon produit du bon.

Quel genre de pouvoir employez-vous, mes amis ? Et comment exercez-vous cette autorité qui est entre vos mains ? Pères, utilisez-vous la simple supériorité physique pour discipliner vos enfants ? Ou utilisez-vous l’autorité spirituelle pour amener leur soumission spirituelle ? Frustrons-nous nos enfants par l’abus de notre autorité ? Décourageons-nous nos épouses en utilisant l’autorité que Dieu nous a donnée dans notre mariage seulement pour servir notre propre intérêt plutôt que d’enrichir et de mettre en valeur notre compagne ? La question que Joseph pose à tous les Chrétiens est celle-là : Comment exerçons-nous le pouvoir qui est mit à notre disposition ? Est-ce que nous nous en servons pour aider les autres ou pour aider nos propres intérêts?

Peut-être ressortons-nous au pouvoir séculaire, de ce monde, pour achever nos buts, même des buts justes, simplement car nous en avons plus l’habitude. J’ai bien peur que beaucoup de ce que nous essayons de faire pour Dieu est accompli simplement par des moyens séculaires. Beaucoup de nos églises pourraient probablement être gouvernées par des administrateurs non croyants et nous ne verrions même pas la différence. De simples formes religieuses ne garantissent pas le pouvoir spirituel :

« … attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force… » (2 Timothée 3:5)

Que Dieu nous permette d’utiliser le pouvoir spirituel par des moyens spirituels pour SA gloire et notre bien.


63 Joseph was born at the end of Jacob’s 14 years of service to Laban, and at the time Jacob asked to be released (30:25). We know also that Jacob served Laban another 6 years before leaving to return to the land of Canaan (cf. 31:38). Adding to these 6 years several more spent dallying in Succoth and Shechem (33:18-34:31), we conclude that Benjamin must have been ten or more years younger than Joseph. Joseph was 30 when he entered into Pharaoh’s court (41:46) and the seven years of plenty had passed, with the famine under way. That would make Joseph around 39 and Benjamin no older than 29. Since Benjamin was alive when Joseph was sold into slavery at the age of 17 (37:2), and he was now 22 years older, Benjamin would have to be at least 22 and not older than 29. In other words, he was not a child.

64 The appearance is that Joseph sent the ten brothers to be confined for three days, during which he is not said to have visited them. It would seem that what occurs in verses 18-23 is that Joseph summoned his brothers to him from the jail and spoke to them from his quarters. If this is so, that which is overheard is not spoken in the jail, but in Joseph’s headquarters.

65The Berkeley Version in Modern English (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, Fifth Edition, 1962), p. 44, fn. f.

66 Technically, there is a difference between power and authority. Authority refers to the right one has to command, while power refers to the ability. In many instances there are two chains-of-command, a formal one and an informal one. This is the result of giving authority to people who lack the power to carry out their task. As a result, some one with power (legitimate or otherwise) arises who gets the job done, but outside the system.

67 For a more thorough treatment of the various types of power, handled from a secular point of view, see Joseph L. Massie and John Douglas, Managing: A Contemporary Introduction (Englewood Cliffs, N. J.: Prentice-Hall, 1973), pp. 337 ff.


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