Du Château à la Prison (Genèse 39:1-23)

Introduction

Quand j’étais à l’université (il y a trop longtemps), une chose étrange se passa en allant d’une salle de classe à une autre. Mon université était à Seattle, dans l’Etat de Washington, où il pleuvait fréquemment. En conséquence, il y avait ici et là des trous pleins de boue. Un étudiant, que je ne connaissais pas, marchait à mes cotés quand, tout d’un coup, une jeune fille qui nous approchait se trouva dans le pétrin. Elle avait essayé de gagner du temps en traversant la pelouse plutôt que de rester sur le trottoir. Comme vous pouvez le deviner, elle marcha dans un trou de boue et perdit son équilibre. Ses livres sont allés voler dans les airs, et en tombant, elle essaya de s’accrocher au gars à mes cotés qui était plus près d’elle que moi.

Ratant de saisir la situation comme une opportunité d’être chevaleresque, le jeune homme sauta de coté pour l’éviter, et l’inévitable arriva. Elle tomba par terre, ses livres et ses papiers volant tout partout, et elle fut couverte de boue. Elle ramassa en vitesse la majorité de ses papiers et continua rapidement son chemin, passant difficilement inaperçue.

Tout cela arriva si soudainement qu’il était dur de réaliser ce qui s’était passé pour un moment. Automatiquement, nous, l’autre étudiant et moi-même, reprirent notre chemin vers notre salle de classe. Finalement, se sentant obliger de donner quelques mots d’explication, mon compagnon confessa, « j’ai cru qu’elle allait m’attaquer ».

Beaucoup de gens, vivant de nos jours, regardent les actions de Joseph tout comme on regarderait la réponse de mon compagnon. Joseph, un jeune célibataire, qui montait rapidement les échelons du pouvoir et du succès, manqua sa chance de tirer le meilleur parti d'une occasion en or. Cependant, les deux situations ne sont pas du tout pareil. L’étudiant eut l’opportunité d’épargner des blessures et d’être embarrassée à une jeune femme. Joseph a dû faire face à une femme mariée qui se jetait à sa tête constamment. Il n’avait pas grand chose à gagner et beaucoup à perdre.

Comme vous pourriez l’espérer, ce chapitre a quelques très bonnes leçons à nous apprendre concernant comment faire face à la tentation, mais je ne pense pas que ce soit le message que Dieu veuille que nous apprenions ici. Le fil qui ficelle ensemble toute l’histoire du chapitre 39 est le thème de la souffrance. Peu ne seraient pas d’accord avec cette declaration que Dieu était avec Joseph dans la maison de Potiphar, mais beaucoup se demanderaient comment Dieu pouvait être avec Joseph en prison. Tous seraient d’accord que la prospérité de Joseph dans la maison de Potiphar provenait de Dieu dû à sa fidélité comme serviteur très travailleur, mais combien peuvent dire avec autant de conviction que la pureté de Joseph en ce qui concerne la femme de Potiphar découlerait à le faire légitimement atterrir en prison.

Puisque les Chrétiens d’aujourd’hui semblent penser que l’obéissance devrait toujours être suivit de succès et de prospérité, l’emprisonnement de Joseph devrait nous causer à repenser les stratégies de succès qui sont si populaires dans notre société. Pendant que Joseph aurait fait un orateur fantastique, après les dîners, à l’apogée de sa carrière avec Potiphar, combien lui aurait demandé de sermonner pendant qu’il était en prison ? Beaucoup de ce qu’on pense concernant la souffrance et le succès a besoin être mis en question et changé. Je ne connais aucun meilleur endroit pour commencer que par Genèse 39.

Les Résultats de la Vertu – Promotion et Prison (39:1-18)

Un bref coup d’œil à la chronologie de la vie de Joseph nous permettra de mieux comprendre ce qui arrive dans ce chapitre. Quand Joseph fut vendu par ses frères, il avait 17 ans (37:2). Quand il fut nommé à une position d’autorité par Pharaon, il avait 30ans (41:46). Treize ans sont passés entre son arrivée en Egypte et sa promotion à la deuxième position de pouvoir dans le pays. De plus, nous savons que deux ans passèrent depuis que le chef des échansons fut retourné à sa position par Pharaon (41:1). Cela nous laisse avec onze ans que Joseph fut soit à la maison de Potiphar ou en prison. L’ascension de Joseph au pouvoir ne fut donc pas achevée rapidement ou aisément.

« Quand Joseph arriva en Egypte, il fut acheté aux Ismaélites qui l'avaient conduit là-bas, par un haut fonctionnaire du pharaon nommé Potiphar qui était le commandant de la garde royale.

   L'Eternel fut avec Joseph, de sorte qu'il réussissait tout ce qu'il entreprenait. Il demeurait dans la maison de son maître égyptien.

   Celui-ci remarqua que l'Eternel était avec Joseph et faisait prospérer tout ce qu'il entreprenait.

   Ainsi Joseph obtint la faveur de son maître qui l'attacha à son service personnel: il l'établit comme intendant sur sa maison et lui confia la gérance de tous ses biens.

   A partir de ce moment-là, l'Eternel bénit la maison de l'Egyptien à cause de Joseph. Sa bénédiction reposait sur tout ce qu'il possédait, dans sa maison comme aux champs.

   Alors Potiphar laissa tout ce qui lui appartenait entre les mains de Joseph --- ne s'occupant plus de rien --- sauf de ses repas. » (Genèse 39:1-6)

Par ces six premiers versets, nous pouvons déterminer une série d’évènements qui résultèrent de la promotion de Joseph à la deuxième plus haute position dans la maison de Potiphar. Joseph était un berger, alors, il aurait été naturel pour lui d’avoir commencé sa « carrière » dans les champs de Potiphar. Son succès aurait été d’abord observé là par son maître. De bons rapports auraient atteint les oreilles de Potiphar, qui l’aurait alors amené dans sa maison (verset 2). Maintenant, sous les yeux attentifs de son maître, les compétences administratives de ce berger hébreu furent encore plus apparentes.

Potiphar n’observa pas seulement que Joseph était un employé exemplaire, mais il reconnut aussi que son efficacité était due à sa relation avec son Dieu (verset 3). Joseph a dû révéler ses origines hébreuses depuis le début (voir aussi verset 14), ainsi que sa propre foi en le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob. Bien qu’il aurait pû être crédité pour ses habiletés inhabituelles, Joseph donna la gloire à Dieu. Je ne crois pas que Potiphar n’ait discerné cela de sa sensitivité religieuse44, mais du témoignage clair et ferme de Joseph. Bien que personne n’aurait deviné que Juda fut béni par Dieu (chapitre 38), la vie de Joseph en fut une qui amena de la gloire à Dieu. L’obéissance et la pureté donnent gloire à Dieu, dans un sens que la désobéissance et l’immoralité sont incapables.

Potiphar avait assez de sagesse pour reconnaître les habiletés extraordinaires de Joseph. Sous sa supervision, de plus en plus d’autorité fut donnée à cet Hébreu. Non seulement Dieu bénit tout ce dont Joseph s’occupait, mais Potiphar fut béni en proportion de l’autorité qu’il donnait à Joseph. Eventuellement, Potiphar promut Joseph à la position d’assistant administratif et lui donna contrôle total de toutes les facettes de son entreprise. Potiphar avait assez de sagesse pour ne pas rester sur le chemin de Joseph, et le laissa s’occuper de pratiquement tout, excepté de la nourriture qu’il mangeait et la femme qu’il avait mariée.

L’élévation progressive au pouvoir sur plusieurs années n’était pas sans rapport avec le test auquel il allait faire face en la personne de la femme de Potiphar. Si Joseph ne s’était pas prouvé un dirigeant si capable, elle n’aurait même pas remarqué qu’il existait. Et s’il n’avait pas acquit cette position de pouvoir dans la maison de Potiphar, la tentation aurait été inconcevable.

« Joseph était un très bel homme ayant un beau visage,

    de sorte que la femme de son maître porta les yeux sur lui et lui dit:
   ---Viens coucher avec moi!

    Mais il s'y refusa et lui dit:
   ---Mon maître ne me demande compte de rien dans la maison, il m'a confié tous ses biens.

    Lui-même n'a pas plus d'autorité que moi ici et il ne m'a rien interdit --- excepté toi, parce que tu es sa femme. Comment commettrais-je un acte aussi abominable et pécherais-je contre Dieu?

    Jour après jour, elle revenait à la charge; mais Joseph ne voulait pas l'écouter, refusant de coucher avec elle et d'être avec elle.

    Un certain jour, Joseph était entré dans la maison pour faire son travail. Aucun domestique ne se trouvait là.

    Alors elle l'agrippa par son vêtement en disant:
   ---Viens coucher avec moi!
   Mais il s'enfuit, lui abandonnant son vêtement entre les mains, et s'élança dehors. » (Genèse 39:6-12)

Jacob était un jeune homme séduisant physiquement. Il est intéressant que la même description de Joseph fut aussi utilisée avec référence à sa mère (29:17). Mais son physique n’était pas la seule raison pour laquelle la femme de Potiphar avait son œil sur lui. (Incidemment, remarquez-vous que cette femme, comme celle de Juda, n’est jamais nommée ?) Ce ne fut qu’après l’élévation de Joseph à sa position de pouvoir, que l’attraction physique de Joseph fut remarquée par cette femme. Il y a très peu de chance qu’elle ait trouvé un intérêt s’il était resté un esclave, un simple serviteur. Mais un homme qui avait de grandes habiletés de dirigeant et était séduisant – bien, c’était quelque chose d’autre. Le texte indique que beaucoup de temps passa avant que cette femme soit arrivée à la conclusion qu’il fallait absolument qu’elle l’ait.

Joseph avait probablement son « bureau » dans la maison de Potiphar. Il avait maintenant l’autorité d’aller et venir partout et quand il voulait. Il avait libre accès à la maison de Potiphar et tout le temps. Nous n’aurions pas à aller loin si nous voulions assumer que Potiphar était souvent en déplacement (39:16). Après tout, il avait une position importante sous Pharaon, et avec un gérant comme Joseph, pourquoi devrait-il se soucier des affaires à la maison ?

Il était inévitable que le contact avec la femme de Potiphar serait plus fréquent et dans des conditions plus privées. De plus en plus, cette femme commença à profiter de cela. Finalement, effrontément, elle lui fit une proposition (verset 7). Après cela, elle lui courra après, probablement inventant des excuses pour l’attirer et essayant constamment de briser sa résistance.

La tentation de Joseph ressemble d’une façon frappante au test d’Adam et Eve dans le jardin. Ils avaient libre accès à tout ce qu’il y avait dans le jardin, excepté pour le fruit d’un arbre. De même, Joseph avait accès à tout ce qui appartenait à Potiphar excepté sa femme. Mais pendant que le fruit interdit était simplement là devant eux, tentant Adam et Eve, la femme de Potiphar poursuivait activement Joseph.

Joseph a dû s’occuper de cette poursuite persistante en trois phases. Premièrement, il essaya de raisonner avec la femme. Il lui expliqua qu’il avait une position, non seulement de pouvoir, mais aussi de privilèges et de confiance. De prendre la femme de son maître et satisfaire ses propres désirs étaient profaner la confiance sacrée qui lui était faite. De plus, elle était une femme mariée, et comme telle, leur relation serait de l’adultère. Pour ces deux raisons, ce que la femme de Potiphar proposait serait un acte qui serait un grand péché contre Dieu.

Mais la femme de Potiphar n’était pas d’humeur à raisonner. Elle était indifférente à la logique de Joseph, alors il dut continuer à résister à ses avances. Même les requêtes de la femme de Potiphar, intentionnées à amener les deux en contact plus proche, furent refusées. Il semblerait que des fois, elle l’appelait seulement pour qu’il soit près d’elle, mais Joseph savait très bien qu’elle voulait plus, et même cela serait inapproprié. Il n’était pas responsable pour s’occuper de ses besoins émotionnels et physiques, qui étaient seulement le problème de son mari.45

Finalement, Joseph dut fuir. Jour après jour, elle cherchait à briser ses défenses. En fait, elle a pu être excitée par sa résistance, car cela le rendait encore plus désirable. Il semblerait qu’il y avait toujours eu quelqu’un aux alentours auparavant, mais maintenant ils étaient seuls. C’était, je pense, difficilement un accident. Au moins, il n’y avait aucun homme dans les environs (verset 11).

Je doute que personne, travaillant comme domestique dans la maison de Potiphar, n’ignorait les intentions de la maîtresse de maison envers Joseph. Il apparaît qu’elle ne s’inquiétait pas s’ils savaient ou pas, car elle le poursuivait tous les jours. Mais quand ils furent seuls, elle a du penser que maintenant Joseph allait être persuadé. Ne lui résistait-il pas de peur des conséquences d’être prit ? Mais maintenant qui saurait ? Et alors, elle l’attrapa par son vêtement et plaida avec lui.

Ce n’était pas le moment de raisonner avec cette femme. Ce n’était pas le moment de « prier » ou de méditer. La seule course d’action vertueuse était de fuir, loin d’elle. Joseph le fit en abandonnant son vêtement entre les mains de la femme. Rapidement, Joseph alla dehors où on pourrait supposer qu’il y avait d’autres domestiques et où plus d’avances ne pourraient être faites.

Comme c’est souvent le cas, la passion d’amour peut rapidement tourner à la haine (2 Samuel 13:15). Le vêtement laisser derrière par Joseph était encore entre les mains de la femme de Potiphar, qui précipitamment imagina un plan pour lui faire regretter sa résistance.

« Quand elle vit qu'il s'était enfui dehors en lui laissant son vêtement entre les mains,

   elle se mit à crier pour appeler ses domestiques, puis elle leur dit:
   ---Voyez cela! On nous a amené un Hébreu pour se jouer de nous. Il est venu vers moi pour coucher avec moi. Mais j'ai crié très fort.

   Quand il a entendu que je poussais des cris pour appeler à l'aide, il a abandonné son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors.

   Elle garda le vêtement de Joseph à côté d'elle jusqu'au retour de son mari à la maison.

   Alors elle lui raconta la même histoire:
   ---L'esclave hébreu que tu nous as amené, dit-elle, est venu vers moi pour se jouer de moi.

   Mais quand je me suis mise à crier et que j'ai appelé au secours, il a abandonné son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors. » (Genèse 39:13-18)

Appelant les domestiques de la maison, dont l’absence avait précipité la passe finale à Joseph, elle l’accusa d’avoir essayé de la violer. Non seulement fit-elle fait appel à la réaction émotionelle qu’un tel crime susciterait, mais elle pointa aussi le fait que cette « attaque » était par un étranger détesté, un Hébreu (verset 14, 43:32 : 46:34). Parce que personne n’était présent, elle pouvait prétendre avoir crié, ce que personne n’aurait entendu à une telle distance. Cela explique pourquoi l’ « attaque » est arrivée apparemment sans appels au secours. Le cri qu’elle reportait faussement expliqua cependant le vêtement de Joseph entre ses mains, car elle prétendit que quand elle cria, ça effraya Joseph qui laissa son vêtement et s’enfuit.

C’était vraiment une histoire digne de cette femme. Il n’y a aucun rapport de réponses de la part de ceux à qui elle raconta cette fable, ceux qui étaient tous sous les ordres de Joseph. Personnellement, je doute qu’un seul n’ait cru son histoire. Jour après jour, ils avaient dû observer qu’elle lui courrait après (verset 10), mais jamais n’avait-il été inopportun avec elle. Effectivement, les seules conversations des serviteurs avaient dû être à propos de ce que Joseph faisait pour éviter cette femme et comment certains d’entre eux se sentaient obligés de l’accompagner dans la maison.

La réponse des autres esclaves n’avait pas vraiment d’importance, car ce n’était pas plus dans leurs intérêts de rapporter à Potiphar la mauvaise conduite de sa femme que dans celui de Joseph. Ils n’étaient pas non plus disposés à prendre le coté de Joseph et démentir le témoignage de cette femme quand son mari reviendrait. Quel mari n’entrerait-il pas dans une rage folle s’il était raconté une histoire comme ça ?

« Quand le maître de Joseph entendit le récit de sa femme qui lui disait: «Voilà comment ton serviteur s'est comporté envers moi», il se mit dans une grande colère.

   

Il fit saisir Joseph pour le jeter dans la maison d'arrêt où étaient détenus les prisonniers du roi. Ainsi Joseph demeura dans la prison.

  Mais l'Eternel fut avec lui et lui témoigna sa bonté: il lui fit gagner la faveur du commandant de la prison.

  Celui-ci lui confia le soin de tous les détenus qui se trouvaient dans la prison et la direction de tout ce qu'on y faisait.

  Il ne s'occupait plus de rien de ce qui passait par la main de Joseph, parce que l'Eternel était avec lui et faisait réussir tout ce qu'il entreprenait.» (Genèse 39:19-23)

La réponse de Potiphar fut prévisible. Un esclave, un esclave Hébreu pas moins, avait essayé de violer sa femme. Naturellement Potiphar était dans une colère folle. Il n’est pas dit que Joseph fut questionné, mais même s’il l’avait été, la vérité aurait été plus dure à avaler que l’accusation contre cet esclave. Même s’il n’avait pas eu de la compassion pour Joseph, Potiphar a dû être troublé à avoir à emprisonner un employé si capable, car presque tout ce qu’il possédait était le résultat de son service.

La punition de Joseph par Potiphar n’est certainement pas aussi sévère que nous aurions pensé. Etant un « haut fonctionnaire » du Pharaon (verset 1), il avait probablement l’autorité d’exécuter des criminels. Un crime tel que le viol, perpétré par un esclave étranger, aurait dû être digne de la peine de mort. Au lieu de ça, Potiphar l’envoie à la « maison d’arrêt », l’endroit où les prisonniers politiques sont détenus (verset 20). Le mot hébreu pour cette prison est unique, suggérant qu’il y ait eu quelque chose d’un intérêt spécial là.46

Deux passages dans le chapitre 40 veulent dire presque certainement que cette prison n’était localisée nulle part ailleurs que dans la maison de Potiphar, probablement un donjon au sous-sol.47

« et les fit jeter dans la prison du commandant de la garde où Joseph était incarcéré. » (Genèse 40:3)

« Joseph demanda donc aux hauts fonctionnaires du pharaon qui se trouvaient en prison avec lui dans la maison de son maître:
   ---Pourquoi avez-vous cet air sombre aujourd'hui? » (Genèse 40:7)

En les prenant ensemble, nous savons que Joseph était emprisonné dans une maison qui appartenait au « commandant de la garde » (40:3), et nous savons que ce commandant était Potiphar (39:1). Finalement, Joseph est dit avoir été emprisonné dans « la maison de son maître » (40:7). Où aurait pu être la prison sinon que dans la maison de Potiphar ?

Cela correspondrait certainement aux détails de l’histoire que Moïse avait enregistrée. Premièrement, elle explique pourquoi l’endroit d’emprisonnement était appelé « la » maison d’arrêt (verset 20) ; c’était la maison d’arrêt qui était localisée dans le domaine de la propriété de Potiphar. Ça explique aussi pourquoi le commandant de la prison lui confia rapidement le soin de tout ce qui s’y passait. Joseph était bien connu du commandant de la prison, si notre suggestion est correcte. Finalement, il est logique avec les doutes que Potiphar a dû avoir concernant la véracité des accusations de sa femme. Même s’il avait cru sa femme, Potiphar pouvait continuer à bénéficier des habiletés mystérieuses de Joseph s’il l’emprisonnait dans la prison qui était dans sa propre maison.

Joseph, pour autant que je puisse dire, fut rétrogradé. Il fut banni de la maison et enchainé en prison. Il a été du plus haut, le château, au plus bas, la prison. Et si ça s’est passé c’est comme ça, je peux très bien visualiser Potiphar descendre voir Joseph chaque jour pour discuter la bourse, les conditions économiques du pays, et tous les domaines qui étaient avant sous le contrôle direct de Joseph. Maintenant il n’était plus que son conseillé.

Conclusion

Quand nous comparons la première partie du chapitre avec la dernière, nous sommes forcés d’arriver à une conclusion très importante : Dieu était avec Joseph autant en prison qu’IL était avec lui quand il était dans le château. Dans les versets 2 et 3, on nous dit que le Seigneur était avec Joseph quand il travaillait pour son maître. On nous dît la même chose dans les versets 21 et 23 en ce qui concerne la présence de Dieu avec lui quand il est en prison.

La conclusion est indéniable : Dieu est présent avec ses saints autant quand ils souffrent que quand ils prospèrent paisiblements. Plus encore, un homme peut prospérer autant dans les temps de souffrance que dans les temps d’affluence et d’aise. Dieu ne fait pas toujours pousser les Chrétiens dans des conditions idéales. IL nous fait grandir dans les conditions nécessaires pour que nos racines s’enfoncent profondément dans le sol de l’adversité, pour que nous puissions mieux48 LE connaître et LE servir.

Nous pourrions nous attendre à voir Joseph jeter dans la prison de Potiphar s’il avait commit un péché terrible, mais la raison pour sa captivité était sa pureté morale. C’était parce qu’il ne voulait pas coucher avec la femme de Potiphar qu’il fut faussement accusé et condamné. Vivre vertueusement n’est pas toujours récompensé par des chemins couverts de pétales de fleurs ; Souvent ça amène l’opposé. L’expérience de Joseph n’est qu’un seul exemple de ça.

Quelle leçon ce chapitre fournit pour les Israélites qui lisent ce récit de la main de Moïse ! Ils auraient dû savoir que l’expérience de Joseph n’était pas l’exception, mais la règle, car c’était eux qui venaient de passer 400 ans en Egypte, étant esclaves sous les mains cruelles de leurs maîtres, et sans qu’ils n’aient fait aucunes fautes. C’était ces gens qui liraient du Livre de Deutéronome:

« N'oublie jamais tout le chemin que l'Eternel ton Dieu t'a fait parcourir pendant ces quarante ans dans le désert afin de te faire connaître la pauvreté pour t'éprouver. Il a agi ainsi pour découvrir tes véritables dispositions intérieures et savoir si tu allais, ou non, obéir à ses commandements.

   Oui, il t'a fait connaître la pauvreté et la faim, et il t'a nourri avec cette manne que tu ne connaissais pas et que tes ancêtres n'avaient pas connue. De cette manière, il voulait t'apprendre que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi de toute parole prononcée par l'Eternel. » (Deutéronome 8:2-3)

Plus tard dans l’histoire de la nation, David fut préparé pour diriger, pour recevoir l’importance et le pouvoir d’être le roi d’Israël, en étant injustement persécuté par le Roi Saul. Partout dans les Ecritures nous sommes dits que la souffrance n’est pas anormale, mais que c’est une partie du traitement gracieux de Dieu dans les vies de SES enfants pour développer la maturité et l’obéissance. Même notre Seigneur fut assujetti à la discipline de Dieu qui est commune aux Chrétiens :

« Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

   Bien qu'étant Fils de Dieu, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert.

   Et c'est parce qu'il a été ainsi amené à la perfection qu'il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel » (Hébreux 5:7-9)

Nous n’osons pas oublier que ce temps d’adversité fut créé pour le bien de Joseph autant que pour le bien de sa famille. Laissez-moi suggérer trois choses par lesquels le temps de service à Potiphar lui fut profitable. Dans ces trois domaines, et sans aucun doute dans bien d’autres, nous voyons que la main de Dieu était bonne et gracieuse dans ces temps de souffrance.

En premier, le service à Potiphar fut bénéficiel à Joseph en ce qu’il l’a préparé pour le devoir important qui l’attendait, servir comme commandant en second en Egypte. Si quelqu’un devait savoir qu’une telle position de pouvoir et de responsabilité était 13 ans dans le futur, comment pourrait-il/elle se préparer de la meilleure façon possible pour elle ? Il serait sûrement nécessaire d’apprendre la langue égyptienne, comme Joseph l’a fait (42:23), et leur culture (43:32). Il n’y avait pas d’écoles linguistiques, spécialement pour des étrangers comme les Hébreux. Dans la providence de Dieu, nous pouvons voir maintenant que cette expérience était, pour Joseph, le Cours Préparatoire de Potiphar. Ici il apprit la langue, la culture, et les magouilles politiques de la nation, incidemment ou non.

En second, l’emprisonnement de Joseph par Potiphar, bien que déplaisant, était probablement la réponse à ses prières. Sachant que, jour après jour, cette femme persistait à lui courir après et à essayer de briser sa résistance, j’imagine qu’une de ses prières les plus urgentes était, « Seigneur, protège-moi de cette femme », et c’est exactement ce que les barreaux de prison ont fait. Son emprisonnement était la réponse à ses prières. Ces barreaux et ces chaînes (Psaume 105:17-18) n’ont en aucun cas ralentis les plans de Dieu pour Joseph, mais ils ont réussit à éloigner la femme de Potiphar de lui, exactement ce qu’il voulait, sans y réussir de lui-même. Combien de fois les réponses de nos prières arrivent enveloppées dans un paquet différent de ce qu’on attend ?

Finalement, ce fut dans cette prison que Dieu avait décidé pour Joseph d’avoir un rendez-vous avec un homme qui le présenterait au Pharaon et à sa position de pouvoir. Qui aurait jamais pensé qu’une entrevue pour un travail aurait eu lieu dans un endroit pareil ? Mais c’était dans cette prison pour prisonniers politiques (verset 20) que Joseph avait rendez-vous avec le chef des échansons de Pharaon, l’homme qui un jour raconterait à Pharaon que Joseph avait une capacité inhabituelle pour interpréter les rêves. Humainement parlant, éviter l’emprisonnement aurait voulu dire manquer le rendez-vous qui le conduirait vers un future incroyable.

La nécessité de la souffrance et de l’adversité est enseignée partout dans les Ecritures, particulièrement celle de la souffrance qui n’est pas méritée ou le résultat d’actions vertueuses. C’est vue comme une part normale de la vie chrétienne et attendue comme le résultat d’une vie vertueuse.

« Mais ce trésor, nous le portons dans les vases faits d'argile que nous sommes, pour que ce soit la puissance extraordinaire de Dieu qui se manifeste, et non notre propre capacité.

   Ainsi, nous sommes accablés par toutes sortes de détresses et cependant jamais écrasés. Nous sommes désemparés, mais non désespérés,

   persécutés, mais non abandonnés, terrassés, mais non pas anéantis.

   Oui, nous portons toujours et en tout lieu, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit, elle aussi, rendue manifeste par notre corps. » (2 Corinthiens 4:7-10)

« Car en ce qui concerne le Christ, Dieu vous a accordé la grâce, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1:29)

« Mes chers amis, vous avez été plongés dans la fournaise de l'épreuve. N'en soyez pas surpris, comme s'il vous arrivait quelque chose d'anormal.

   Au contraire, réjouissez-vous, car vous participez aux souffrances du Christ, afin d'être remplis de joie quand il paraîtra dans toute sa gloire.

   Si l'on vous insulte parce que vous appartenez au Christ, heureux êtes-vous, car l'Esprit glorieux, l'Esprit de Dieu, repose sur vous.

   Qu'aucun de vous n'ait à endurer une punition parce qu'il aurait tué, volé ou commis quelque autre méfait, ou encore parce qu'il se serait mêlé des affaires d'autrui;

   mais si c'est comme «chrétien» qu'il souffre, qu'il n'en éprouve aucune honte; qu'il fasse, au contraire, honneur à Dieu en se montrant digne de ce nom. » (1 Pierre 4:12-16)

Puisque souffrir innocemment fait partie de l’expérience chrétienne normale, laissez-moi suggérer deux implications pratiques. En tout premier, cela suggère aux parents chrétiens que la chose tendre à faire pour nos enfants est de ne pas leurs donner toutes choses trop rapidement ou trop aisément. Dans notre société matérialiste, aimer nos enfants est égal à leurs donner tout ce qu’ils veulent, possessions matérielles et luxueuses. Conditionner nos enfants à attendre que la vie chrétienne soit juste comme ça est les introduire grandement en erreur. Ils auront tendance à grandir attendant que Dieu soit un père indulgent qui donne à SES enfants tout ce qu’ils veulent et désirent et QUI les protègera de toutes situations inconfortables et de dépravation. Un père tendre est quelqu’un qui discipline ses enfants d’une façon à développer obéissance et endurance :

« D'ailleurs, nous avions nos parents terrestres pour nous corriger, et nous les respections. N'allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre à notre Père céleste pour avoir la vie?

   Nos parents nous corrigeaient pour un temps limité, selon leurs idées, mais Dieu, c'est pour notre bien qu'il nous corrige, afin de nous faire participer à sa sainteté. » (Hébreux 12:9-10)

Deuxièmement, beaucoup de Chrétiens ont grandit avec des parents indulgents, qui ont apprit à leurs enfants à ne pas s’attendre à souffrir, à avoir des soucis, des épreuves et de la privation dans la vie. Je dois vous dire, mes amis, si c’est la façon dont vous avez été élevés, cela n’est pas conforme à la réalité ou à la Parole de Dieu. Vos parents ont peut-être eu de bonnes intentions, mais ils avaient tout faux. On ne peut pas espérer (et certainement pas demander) de Dieu de continuer à nous donner des vies en rose. Plein d’amour, Dieu apportera des difficultés dans nos vies pour renforcer notre foi et développer maturité et endurance. Si vous avez été dorlotés et protégés, votre vue entière de la vie a besoin d’être repensée pour être conforme à la façon la vie est vraiment et à la façon dont Dieu travaille dans les vies de SES enfants.

« Mes frères, quand vous passez par toutes sortes d'épreuves, considérez-vous comme heureux.

   Car vous le savez: la mise à l'épreuve de votre foi produit l'endurance.

   Mais il faut que votre endurance aille jusqu'au bout de ce qu'elle peut faire pour que vous parveniez à l'état d'adultes et soyez pleins de force, des hommes auxquels il ne manque rien. » (Jacques 1:2-4)

Ce chapitre a beaucoup à nous apprendre en ce qui concerne « faire face aux tentations. » Deux grosses idées fausses sont exposées dans le récit de Genèse 39. La première est que nous devons nous attendre à ce que la tentation vienne d’une façon dramatique et dans un évènement momentané. Quand nous pensons à Joseph et à la femme de Potiphar, nous pensons seulement à cet incident, celui décrit dans les versets 11 et 12. L’importance de cet incident particulier est qu’il fut la tentative finale de séduire Joseph. Par son refus et sa fuite sans son vêtement, la femme de Potiphar porta une fausse accusation qui amena son emprisonnement.

Cependant, le texte nous dit carrément que la tentation de Joseph a eut lieu « jour après jour » (verset 10), pendant une longue période, et sous une variété de formes. Joseph n’a pas été tenté en une seule occasion, mais dans tous les évènements quotidiens de la vie. Et encore plus, la victoire que Joseph conquit sur le péché en cette dernière occasion était directement liée à ses décisions préalables.

Une erreur que nous faisons souvent est d’essayer de deviner les tests qui doivent nous arriver dans quelque confrontation dramatique où les problèmes sont clairs comme du cristal. En pensant de cette manière, nous avons tendance à ignorer la nécessité de se tenir loin du péché dans les questions banales et apparemment insignifiantes de la vie quotidienne. Joseph avait résolu le problème en question bien avant cette confrontation finale. Cette décision était due à l’usage et l’abus des possessions de son maître. Etant esclave, il faisait face à la tentation de prendre des choses qui appartenaient à Potiphar et à les utiliser pour son propre bénéfice (Tite 2:9-10). Pratiquer l’honnêteté dans les petites choses rendit bien plus facile pour lui de résister la tentation de succomber à la femme de son maître. Comment nous traitons les tentations quotidiennes détermine souvent comment nous traiterons les gros problèmes qui surgissent seulement occasionnellement.

Deuxièmement, la tentation que Joseph résista avec succès n’était pas une qui représentait la situation idéale pour le Chrétien. J’ai dit à quelqu’un l’autre jour, « La plupart des Chrétiens veulent résister la tentation, mais ils veulent d’abord être propositionnés. » Pour Joseph, la poursuite par la femme de Potiphar a pu faire enfler son ego. Pensez au fait qu’une femme vous trouve attrayant et veuille coucher avec vous. Mais, vous voyez, Joseph ne pouvait rien faire à propos de la tentation de la femme de Potiphar. Elle était la seule personne sur laquelle Joseph n’avait pas d’autorité. C’est pourquoi il était nécessaire pour lui de se tenir loin d’elle, de fuir sa présence.

Dans la plupart de nos situations, nous ne pouvons pas dire que les tentations auxquelles nous faisons face sont au-delà de notre contrôle, car nous ne sommes pas des esclaves comme Joseph l’était. Beaucoup des tentations qui nous font face sont celles que nous avons permises, et peut-être même encouragées.

J’ai entendu une histoire vraie d’un homme qui était alcoolique. Un prêcheur vertueux le conseillait, essayant de l’aider à éviter une nouvelle chute. Il demanda à l’homme comment il était arrivé à entrer dans la taverne. Rentrait-il à la maison ? L’homme confessa qu’elle n’était pas sur le chemin de sa maison, qu’il avait fait ce détour exprès pour passer devant la taverne. Le vrai problème était que l’homme voulait être tenté et il voulait chuter.

L’expérience de Joseph nous donne un aperçu précieux dans les paroles de Dieu quand IL nous a apprit à prier, « Garde-nous de céder à la tentation, et surtout, délivre-nous du diable » (Matthieu 6:13). Notre Seigneur ne suggére pas que Dieu a besoin d’être imploré de ne pas nous tenter (Jacques 1:13-14), mais IL nous dit que le désir de nos cœurs devrait non seulement être de résister le péché, mais aussi d’éviter les situations qui nous tenteraient à pécher.49 Dans ce sens, nous ne devrions jamais désirer à reproduire ou à répéter la victoire de Joseph sur cette tentation particulière. Ses circonstances ne nous donnent pas un idéal, mais son attitude d’éliminer la tentation de cette femme, en évitant même d’être à proximité d’elle, nous donne un exemple à suivre (verset 10).

Notre chapitre a plusieurs autres leçons par déductions. La première de celles-ci réfère au sujet des dons spirituels. Le don de Joseph était celui de l’administration. Avez-vous remarqué qu’où qu’il soit, quelles que soient les circonstances, son don s’adapta à la situation ? Je crois que Joseph devint un dirigeant dans la maison de son père, à la grande consternation de ses frères. Dans les champs de Potiphar, puis dans sa maison et finalement en prison, il utilisa ses dons pour prospérer son maître. Pas étonnant que cette même habileté deviendrait aussi évidente à Pharaon.

Dans le Nouveau Testament, on nous apprend que chaque Chrétien a au moins un don spirituel (1 Corinthiens 12:7,11). Ces dons sont accordés pour l’intérêt commun, pas seulement pour le plaisir ou l’enrichissement de celui qui le possède (1 Corinthiens 12:7). Ces dons doivent être utilisés comme un administrateur le ferait (1 Pierre 4:10). Beaucoup de Chrétiens semblent attendre le meilleur moment et le meilleur endroit pour utiliser leurs dons plutôt que de les utiliser là où ils sont. A n’importe endroit où il y a un besoin que nous pouvons satisfaire, nous devrions le satisfaire. Le Nouveau Testament nous apprend que non seulement le don, qui nous est donné, fait parti de la volonté de Dieu, mais que l’endroit où il doit être utilisé et le résultat qu’il produira y sont aussi inclus.

« Il y a toutes sortes de dons, mais c'est le même Esprit.

   Il y a toutes sortes de services, mais c'est le même Seigneur.

   Il y a toutes sortes d'activités, mais c'est le même Dieu; et c'est lui qui met tout cela en action chez tous. » (1 Corinthiens 12:4-6)

Apprenons de Joseph que n’importe où où nous sommes, nous devons utiliser le(s) don(s) que Dieu nous a donnés pour le bien de tout le monde et pour la gloire du Dieu Qui nous les a donnés.

Un mot final devrait être dit sur le sujet de la prospérité. La prospérité dans la Bible ne devrait pas toujours être égalée à l’abondance financière. Bien sur, Dieu peut donner quelques moyens financiers, et ce n’est pas mauvais (1 Timothée6). Cependant, être riche n’est pas la norme pour le Chrétien, même pour ceux qui sont spirituels (1 Corinthiens 1:26-29 ; Matthieu 19:23-24). Joseph, on nous dit, fut béni par Dieu, et le Seigneur le prospéra immensément (Genèse 39:2-3 ;21-23) – mais il était un esclave. Il ne travaillait pas pour un salaire. Il ne participait pas à un plan de retraite. La prospérité dont Dieu parle ici est la bénédiction que Dieu lui donna dans l’exercice de son don pour que Potiphar prospère (financièrement) et pour que le chef de la prison succède (probablement non financièrement). Comme l’auteur de Proverbes dit, « C'est la bénédiction de l'Eternel qui enrichit, » (Proverbes 10 :22). Les bénédictions dont Dieu combla Joseph n’étaient pas mesurés par son carnet de chèques, ni ne le seront-elles pas nécessairement pour nous.

Si vous lisez ce message sans n’avoir jamais eu une relation personnelle avec Jésus Christ, je vous presse de la commencer maintenant. Mais je veux que vous compreniez que LUI faire confiance, pendant que cela vous assurera le pardon de vos péchés et la vie éternelle, cela ne vous garantira pas une vie en rose, sans problèmes, ni soucis. Ce que ça promet est que chaque difficulté, chaque injustice, chaque problème, arrivera de la main de Dieu pour votre bien et SA gloire. IL sera personnellement présent dans chaque épreuve, et SES desseins seront un jour montrés être arrivés pour le bien, et parfait pour le Chrétien.

« Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin. » (Romains 8:28)


44 Griffith Thomas seems to give Potiphar credit for greater religious sensitivity than he deserves when he states,

“Not that Potiphar had any spiritual insight into the ways of Jehovah, but being in some sort a religious man, he became convinced that Joseph’s powers must come from a Divine source.” W. H. Griffith Thomas, Genesis: A Devotional Commentary (Grand Rapids: Eerdmans, 1946), p. 370.

45 It is possible, though not necessarily probable, that Potiphar was unable to meet his wife’s physical needs. Leupold states: “It seems very strange that a eunuch should be married, as we learn of Potiphar in this chapter. Two possibilities confront us, and the choice between them is difficult. It actually happened in days of old that eunuchs had wives. On the other hand, the term ‘eunuch’ (saris) very likely lost its original meaning and came to signify: prominent court officials.” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), II, p. 992.

46 “An unusual word, sohar, found only in these chapters, is used for prison: the Hebrew root suggests a round structure and therefore perhaps a fortress, which is the term used by LXX.” Derek Kidner, Genesis: An Introduction and Commentary (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967), p. 191.

47 Bush convincingly holds this position, citing the work of Jamieson:

“Scarcely, indeed, is there any point in which the notions and practices of the people of the East differ so essentially from ours as in those which relate to the treatment of criminals; for while in Europe there are places reared for the confinement of offenders, and officers specially appointed to have the custody of them, the houses of the highest and greatest persons in the East, are not unfrequently dedicated to the purposes of a prison, and men who fill public and official stations of the greatest dignity, perform the duties of an office which, in our estimation, is the most ignoble. From the earliest times, the jails in the East have been of this description, and under the care of persons of elevated rank; and as it is highly probable that the palace of Joseph’s confinement was some dungeon, or secluded port of the house of Potiphor, who was the principal state officer of Egypt at the time, the knowledge of this circumstance furnishes a natural way of accounting for the freedom allowed to Joseph by the deputy jailer, . . .” George Bush, Notes on Genesis (Minneapolis: James and Family, reprint, 1979), II, p. 257.

48 “The symmetry of this chapter, in which the serene opening (1-6) is matched, point for point, at a new level at the close (19-23) despite all that intervenes, perfectly expresses God’s quiet control and the man of faith’s quiet victory. The good seed is buried deeper, still to push upward; the servant, faithful in a little, trains for authority in much.” Kidner, Genesis, p. 189.

49 This petition establishes the principle that the true saint will not only desire to overcome temptation, but he will hate sin so much that he will not even desire to be put to the test. There is absolutely no suggestion that God would ever tempt us in the sense of soliciting us to sin (James 1:13-14). The most effective prayers are those which request that which God has promised. It is the attitude of heart that shuns not only sin but the occasion which solicits it that our Lord is teaching by example.

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