Le Chemin du Retour (Genèse 35:1-29)

Introduction

Près de trente ans ont passé depuis que Jacob avait prêté serment de retourner à Béthel, où Dieu s’était révélé à lui durant sa fuite d’Esaü à Paddân-Aram. Bien plus pire, il s’était passé dix ans depuis que Jacob avait quitté Laban et était retourné à la terre promise. Jacob avait construit une maison à Soukkoth (33:17) et formé une alliance à Sichem avec les Cananéens, qui aurait pu amener la ruine de la nation qui devait émerger des descendants de Jacob. C’était maintenant trente ans après le serment de Jacob de retourner à Béthel que finalement il décida à le tenir, et cela à la lueur du fait que Béthel était localisée seulement à trente miles (50 kms) de Sichem.11

Physiquement, Jacob n’était pas loin de Dieu – seulement 30 miles (50 kms) de Béthel. Il avait aussi construit un autel à Sichem (33:20), alors il y avait dû avoir une certaine sorte d’observance religieuse là. Spirituellement, cependant, Jacob n’était pas du tout proche de Dieu. Jacob avait dit à Esaü qu’il le rejoindrait à Séir (33:14), mais il est allé dans la direction opposée vers Soukkoth, puis vers Sichem. Jacob, un peu passivement, accepta le viol de sa fille et fit même un traité où la pureté du peuple de l’alliance avec Dieu serait perdue (chapitre 34). Jacob était préoccupé avec sa prospérité et sa sécurité aux frais de la pureté et de la piété. Il était près de Béthel mais pas près du Dieu de Béthel – ou du moins pas dans le chapitre 34.

La condition de Jacob n’était pas différente de beaucoup de Chrétiens d’aujourd’hui. Il se peut que nous semblions marcher près de Dieu pendant que l’opposé est vrai. Nous pouvons peut-être continuer à préserver les formes et observer les rituels de la piété, mais en fait, la réalité n’est pas là. Paul décrit cette condition comme « … ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force » (2 Timothée 3:5). Nous sommes peut-être comme ceux dans l’Eglise d’Ephèse, qui ont « abandonné l'amour que tu avais au début » (Apocalypse 2:4) ou ceux à Laodicée qui, dus à leur richesse et sécurité, se considéraient très spirituals quand ils étaient misérables et pitoyables, pauvres, aveugles, et nus (Apocalypse 3:15-17)

Puisque chacun d’entre nous fera face à des moments quand on s’éloigne de la marche intime avec Dieu, Genèse 35 nous donne un modèle pour trouver le chemin de retour. Ce chapitre non seulement décrit-il le chemin de retour pour Jacob, mais il montre aussi le chemin de retour pour n’importe quel croyant qui est devenu indifférent en ne marchant pas sur le chemin que Dieu a tracé pour lui.

Retour à Béthel  (35:1-8)

« Dieu dit à Jacob:
   ---Pars, rends-toi à Béthel et fixe-toi là-bas. Tu y construiras un autel au Dieu qui t'est apparu quand tu fuyais ton frère Esaü.

Alors Jacob dit aux gens de sa famille et à tous ceux qui étaient avec lui:
   ---Faites disparaître les dieux étrangers qui se trouvent au milieu de vous. Purifiez-vous et changez de vêtements!

Nous allons partir et nous rendre à Béthel, où je construirai un autel dédié au Dieu qui m'a exaucé lorsque j'étais dans la détresse et qui a été avec moi tout au long de ma route.

Ils remirent à Jacob tous les dieux étrangers qu'ils avaient entre les mains et les boucles qu'ils portaient aux oreilles[a]; et Jacob les enterra sous le chêne qui est près de Sichem.

Puis ils levèrent le camp. Dieu frappa de panique les villes environnantes, de sorte que personne ne poursuivit les fils de Jacob.

Jacob arriva avec tous ceux qui l'accompagnaient à Louz --- c'est-à-dire Béthel --- au pays de Canaan.

Il bâtit là un autel et appela ce lieu El-Béthel (Dieu de Béthel), car c'est à cet endroit que Dieu lui était apparu lorsqu'il fuyait loin de son frère.

C'est là que mourut Débora, la nourrice de Rébecca; elle fut enterrée près de Béthel, au pied du chêne que l'on appela depuis lors «le chêne des pleurs». » (Genèse 35:1-8)

Jusqu'à présent comme les Ecritures racontent, Dieu avait été silencieux pendant presque dix ans, depuis qu’IL avait commandé à Jacob de quitter Paddân-Aram et de retourner à Béthel (31:3).12 La question doit être posée, « Pourquoi Dieu a-t-il attendu si longtemps pour dire à Jacob de retourner à Béthel, comme IL lui avait clairement ordonné auparavant ? Pour moi, la réponse est assez simple – jusqu'à ce moment là, l’oreille de Jacob n’était pas tournée vers Dieu.

En dépit de la rencontre dramatique avec Dieu dans le chapitre 32, Jacob avait rapidement perdu tout sens d’urgence concernant faire ce que Dieu lui avait ordonné. Il n’y avait aucun doute que Jacob avait l’intention d’aller à Béthel, un jour, mais il n’y avait pas d’urgence dans son esprit. J’ai suggéré précédemment que Jacob se serait senti obligé de donner la dîme qu’il avait promise (28:22), ce qui aurait pu être dûr à avaler. Après ayant promis de joindre Esaü à Séir (33:14), Jacob voyagea dans la direction opposée, premièrement vers Soukkoth, puis vers Sichem. Jacob avait agréé de permettre à ses enfants de marier les Cananéens pour préserver la paix et promouvoir la prospérité (34:8). Jacob semblait avoir peu de désir de faire la volonté du Dieu qu’il connaissait. Dieu avait, après tout, parlé clairement. Devait-IL vraiment reparler à Jacob ?

Les évènements tragiques et douloureux du chapitre 34 ont beaucoup amélioré l’habilité de Jacob d’entendre et d’obéir Dieu. Sa fille avait été violée, ses fils avaient tué les hommes de Sichem, et il semblait que ni lui ni sa famille ne pourraient plus vivre en sécurité dans cette région. Vous voyez, pendant que tous les hommes de la ville de Sichem avaient été tués, les femmes, les enfants et le bétail avaient été emmenés comme butin (34:28-29). Les familles de ceux qui avaient été tués et de ceux fait prisonniers n’étaient pas disposées à prendre les actes des fils de Jacob à la légère. Jacob était correct dans son estimation du danger de rester dans cette région (34:30). Ce n’était qu’au point où Jacob se sentait en péril et où il lui semblait impossible de rester à Sichem que Jacob fut prêt à écouter la voix de Dieu lui rappelant son devoir de retourner à Béthel. 

Il y a sûrement une leçon ici pour tous les Chrétiens en ce qui concerne la volonté de Dieu et celle de l’homme. Le Chrétien a le choix dans le sens d’être capable de choisir s’il (ou elle) obéira ou pas de faire ce que Dieu a ordonné.13 Nous pouvons résister l’ordre de Dieu, mais nous ne pouvons pas déjouer SES intentions finales.14 Dieu permit à Jacob de continuer son propre chemin et récolter les conséquences de sa désobéissance. Mais en dernier, nous ferons ce que Dieu avait décidé. Dieu ne crie et ne hurle pas, ne s’agite et ne s’enrage pas comme beaucoup d’entre nous faisons en tant que parents, à cause de la désobéissance de Ses enfants. IL est, bien sur, profondément chagriné par la désobéissance, mais IL nous permettra toujours de choisir notre chemin et de récolter le prix douloureux du péché. Puis, quand nous avons reçu tout notre content de péchés et qu’il n’y a nulle part d’autre où se tourner, IL nous parlera à nouveau, nous rappelant ce qu’IL nous a dit auparavant. Et cette fois, nous L’écouterons et LUI obéirons. La volonté de Dieu peut être résistée pour une saison, nous coûtant très cher, mais ultimement Dieu créera une atmosphère dans laquelle nous serons heureux de L’entendre et de LUI obéir. Et en fin de compte, Ses desseins seront réalisés dans nos vies.

Jacob devait retourner à l’endroit de sa racine, spirituellement parlant, et rester15 là. Bien qu’ignorant les standards divins de sainteté et de pureté à Soukkoth et à Sichem, Jacob avait l’intention de rejeter l’impureté avant de se présenter devant Dieu. Jacob devait savoir qu’il y avait des dieux étrangers dans son camp. De plus, il semblait être content de ne rien faire à ce propos jusqu'à maintenant. Une des raisons aurait pu être que Rachel, sa favorite, avait établit un précédent quand elle avait emmené avec elle les dieux de la maison de son père (31:19). Mais ici on nous dit que la possession de tels « dieux » était bien plus commune dans le camp de Jacob que par seulement Rachel. Une partie de l’explication pour cela est le fait que beaucoup d’étrangers avaient été ajoutés à la famille de Jacob. Pendant que tous les hommes de Sichem avaient été tués, les femmes et les enfants avaient été pris vivants. Ces Cananéens avaient sans aucun doute gardé leurs dieux avec eux (ou fabriqué des nouveaux) quand ils furent fait prisonniers. Finalement, cette idolâtrie devait être considérée.

Les dieux étrangers et les boucles d’oreilles, qui devaient être associés avec des pratiques religieuses païennes inacceptables (Osée 2:13), furent ramassés et enterrés sous le chêne près de Sichem. Quelques années plus tard, les Israélites lirent à propos de l’enterrement (littéralement « la cache ») de ces artifices païens, ils furent appelés par Josué à se débarasser de leurs dieux étrangers. Il semblerait que c’est sous ce même chêne que leurs dieux furent enterrés et qu’une grosse pierre fut placée comme monument témoignant de cet acte (Josué 24:19-28).

On ne peut s’empêcher de remarquer l’attitude désinvolte de Jacob envers la séparation et la pureté pendant qu’il restait à Sichem. Il tolérait la possession de dieux étrangers. Il était prêt à entrer en relation avec les Cananéens, ce qui détruirait la pureté de cette race choisie. Mais d’un coup, quand Dieu lui ordonna de retourner à Béthel, il fut très intéressé par la pureté. Jacob savait que personne ne pouvait approcher Dieu dans une condition impure. Peut-être que cela explique, en partie, sa réticence de « monter »16 à Béthel auparavant. Suivre notre Seigneur a toujours été coûteux, et les hommes ne devraient pas le faire sans calculer ce coût (Luc 9:57-62). De peur que vous ne condamniez Jacob trop vite pour ça, laissez moi vous rappeler que c’est précisément le cas ici. Beaucoup de Chrétiens ne veulent pas ou hésitent à s’engager totalement avec Dieu par peur de ce que cet engagement leurs coûtera. Il y a une chanson qui dit, « … Quel que soit le prix pour être plus prêt de Toi, Seigneur, je suis d’accord pour le payer. » Je doute que beaucoup d’entre nous soyons prêts à faire ce genre d’engagement, de peur de ce qu’on devrait abandonner.

Jacob avait tout à fait raison d’avoir peur de représailles des familles de ces Sichemites qui avaient été massacrés par ses fils. De plus, les femmes et les enfants, qui avaient été fait prisonniers et qui allaient être emmenés, devaient avoir de la famille cananéenne qui allait demander vengeance.17 Après tout, ce qui avait été fait à Dina avait été fait sur une grande échelle par ses frères quand ils ont tué les hommes de Sichem et kidnappé les femmes et les enfants.

Contrairement à ses peurs, personne ne l’empêcha de partir pour Béthel, trente miles (50 kms) au sud. L’explication est trouvée dans la grande terreur répandue par Dieu. Les Cananéens craignaient des actions militaires car ils étaient convaincus de la férocité des fils de Jacob et du pouvoir de leur Dieu. Cette terreur allait tombée à nouveau sur les Cananéens quand Israël marchera d’Egypte vers Canaan (Exode 15:16 ; 23:27 ; Deutéronome 2:25).

Dans cette expérience, Jacob apprit une leçon qui est appropriée à nous aussi : La sécurité n’est pas trouvée dans notre propre force ni dans les alliances avec des païens, mais dans le respect de Dieu, Qui nous cause de maintenir la pureté qu’IL exige.

« La crainte que vous avez des hommes tend un piège sous vos pas,
      mais l'Eternel protège celui qui se confie en Lui. » (Proverbes 29:25 ; Exode 14:13-14 ; Proverbes 8:13 ; 10:27 ; 14:26 ; Ésaïe 8:13-15)

La défense nationale fut une chose important aux dernières élections présidentielles. Je ne veux pas insinuer que je suis en faveur d’aucun système de défense militaire ou d’un système faible ou périmé. Mais je dois dire que ce n’est pas notre force militaire qui va nous garder en sécurité. Notre sécurité ne viendra jamais de l’ « arme de la chair », mais seulement du Dieu Souverain Qui prend soin des Siens (Psaume 20:7 ; 33:13-22 ; Ésaïe 30:1-3,15, 31:1, 41:10-16 ; Jérémie 5:17, 17:5-8).

Obéissant au commandement de Dieu, Jacob retourna finalement à Béthel, et là il construisit un autel, appelant l’endroit El-Béthel car le Dieu de Béthel s’était révélé à lui ici. On ne nous dit nulle part que Jacob donna la dîme, comme il avait promis des années auparavant (28:22). Dieu ne lui a pas rappelé cette promesse comme IL lui avait rappelé celle de son retour et de construire un autel. Je suspecte qu’il y a deux raisons. La première est qu’il n’y avait pas de besoin pour la dîme là. A quoi ça aurait servi ? La deuxième est que je suis convaincu que quand Jacob a fait cette promesse, il l’a faite avec une mentalité de marchandage, et Dieu ne négocie pas avec les hommes. Dieu a peut-être choisi de laisser cette promesse couler. Certaines promesses sont faites sans réfléchir, spécialement par ceux qui sont immatures. Dieu semble avoir ignoré celle-là, faite trop vite par Jacob.

C’était là à Béthel que Débora, la servante de Rébecca mourut. On ne nous dit pas pourquoi ou quand elle a joint Jacob. Il est possible qu’elle soit arrivée avec les nouvelles de la mort de Rébecca et soit restée avec Jacob. Il n’y a aucun doute que Débora était une femme à qui Jacob se sentait très attaché, spécialement s’il savait que sa mère était morte. Le corps de Débora fut enterré sous le chêne.18

La Bénédiction de Dieu Renouvelée (35:9-15)

« Dieu apparut encore à Jacob à son retour de Paddân-Aram et le bénit.

   Il lui dit:
   ---Ton nom est Jacob, mais tu ne seras plus appelé ainsi, ton nom sera Israël.
   C'est ainsi que Dieu l'appela Israël.

   Et Dieu lui dit:
      Je suis le Dieu tout-puissant.
      Sois fécond et aie de nombreux descendants;
      une nation, et même tout un ensemble de peuples seront issus de toi.
      Tu auras pour descendants des rois.

   Le pays que j'ai donné à Abraham et à Isaac, je te le donnerai
      ainsi qu'à ta descendance après toi[b].

   Puis Dieu se retira d'auprès de lui, du lieu où il lui avait parlé.

   Jacob érigea une *stèle en pierre à l'endroit même où Dieu lui avait parlé, il y versa une libation et répandit de l'huile sur elle.

   Jacob donna au lieu où Dieu lui avait parlé le nom de Béthel. » (Genèse 35:9-15)

Le verset 9 nous surprend un peu, car il semble suggérer que Dieu soit apparut plusieurs fois à Jacob depuis qu’il revint de Paddân-Aram.

Le mot « encore » en particulier suggère notre conclusion. Dans Genèse 35:1 Jacob fut ordonné de retourner à Béthel, où IL lui était apparut. La première apparition de Dieu était à Béthel, trente ans auparavant. La deuxième apparition (« encore ») fut aussi à Béthel, comme elle est enregistrée dans les versets 10-13. Dieu n’est pas apparut quand IL commanda Jacob de retourner à Béthel dans le verset 1, il semblerait, mais IL lui aurait seulement parlé.

Le verset 9 est inhabituel parce qu’il semble presque oublier le temps qui passa entre le départ de Jacob de Paddân-Aram et son voyage jusqu'à Béthel. Moïse, sous inspiration, a écrit d’une manière à suggérer quelque chose d’important pour nous concernant la vie de Jacob. Le verset 9 met de coté dix années comme si elles n’avaient même pas existées. Ainsi, l’apparition de Dieu « la deuxième fois » est enregistrée comme si elle était arrivée peu de temps après son retour au pays de Canaan. J’en conclus ici que ces dix ans avaient peu ou pas de valeur spirituelle. Ce furent des années perdues, car elles furent des années d’indépendance et de désobéissance de la part de Jacob. A chaque fois que le peuple de Dieu choisit de suivre son propre chemin, ils doivent toujours retourner au point d’où ils ont choisi d’ignorer la volonté de Dieu. Alors qu’il n’aurait fallu à Jacob qu’une paire de jours pour aller de Paddân-Aram à Béthel, cela lui a prit dix ans. La vie spirituelle de Jacob n’a pas vraiment progressée avant qu’il ne retourne à Béthel.

Les bénédictions annoncées par Dieu sont remarquablement similaires à celle données à Abraham dans Genèse 17:4-7. En fait, rien de nouveau fut promis à Jacob ici, et les anciennes promesses annoncées à Béthel 30 ans auparavant furent simplement répétées. Désormais Jacob serait appelé Israël. Il serait fructueux et deviendrait un pays et un ensemble de pays, et la terre promise à Abraham serait à lui et ses descendants. La répétition du changement du nom de Jacob à Israël lui assurait encore plus que Celui dont il avait vu le visage dans le chapitre 32 était le même Dieu Qui, deux fois, s’était révélé à lui à Béthel.

Visiblement, Dieu remonta aux cieux devant les yeux de Jacob de l’endroit d’où IL lui avait parlé (verset 13). Jacob érigea une stèle là sur laquelle il versa de l’huile d’olive et du vin (verset 14). Encore une fois, Jacob nomma cet endroit, qui était alors connu comme Louz, lui donna le nom Béthel (verset 6). Une fois que les Israélites posséderaient cette terre, elle serait connue par le nom que Jacob lui avait donné.

Pour Jacob, cet évènement a servit d’un nouveau témoignage au Dieu Qui l’avait couvert de Son amour, depuis aussi longtemps qu’il pouvait se rappeler, et Qui l’avait recherché trente ans avant qu’il n’ait fuit Esaü. Pour les fils de Jacob, qui étaient toujours à la maison, cela pouvait être la première claire évidence et explication de la foi qu’il avait, mais si pauvrement pratiquée devant eux. Bientôt, ils devraient reprendre le flambeau de la foi, et les desseins de Dieu seraient réaliser par eux. La foi de Jacob devait devenir la foi de ses enfants.

Maux de Cœur Dans la Famille (35:16-29)

« Jacob et sa famille quittèrent Béthel. Lorsqu'ils étaient encore à une certaine distance d'Ephrata, Rachel donna naissance à un enfant. Elle eut un accouchement difficile.

   Pendant les douleurs du travail, la sage-femme lui dit:
   ---Courage! C'est encore un garçon.

   Mais elle se mourait. Dans son dernier souffle, elle le nomma Ben-Oni (Fils de ma douleur), mais son père l'appela Benjamin (Fils de bon augure).

   Rachel mourut, on l'enterra sur la route d'Ephrata, c'est-à-dire Bethléhem.

   Jacob érigea une stèle sur sa tombe; c'est la stèle funéraire de Rachel qui subsiste encore aujourd'hui.  » (Genese 35:16-20)

Quelque part entre Béthel et Bethléhem, Rachel accoucha. Comme l’enfant arrivait, la sage-femme essaya d’encourager Rachel en l’informant que c’était le second garçon qu’elle attendait avec tellement d’impatience. Rappelons-nous que Joseph, le nom qu’elle avait donné son premier fils, voulait littéralement dire « il ajoute » (Genèse 30:24), exprimant son désir pour un autre fils. Avec son dernier souffle, Rachel nomma son second fils Ben-oni, voulant dire « fils de mes douleurs ». Cependant, Jacob ne voulait pas ce nom et le changea pour Benjamin, « le fils de bon augure ». Rachel fut alors enterrée sur la route de Bethléhem. Jacob et sa famille élevèrent une stèle et continuèrent leur route.

Avec importance, Moïse ajouta que cette stèle était encore là de ses jours. Bien que cela ne veuille pas dire grand chose pour nous, je pense que cela était d’un grand intérêt pour les premières personnes qui lisaient ce récit, les Israélites, qui étaient prêts à entrer dans le pays de Canaan. Cela informait ces voyageurs que s’ils cherchaient cette stèle, quand ils posséderaient le pays, ils la trouveraient. Quel sens d’histoire cette stèle a dû aider à créer ! Les évènements du passé arrivent pour qu’on s’en souvienne et qu’on les commémore. Les rappels visuels avaient une grande place dans les temps du Vieux Testament, et c’est sans parler du présent (Exode 13:14 ; Josué 4:4-7 ; 1 Corinthiens 11:26).

La mort de Rachel devrait être regardée du point de vue de deux évènements précédents :

« Lorsque Rachel vit qu'elle ne donnait pas d'enfant à Jacob, elle devint jalouse de sa sœur et elle dit à son mari:
   ---Donne-moi des enfants, sinon j'en mourrai. » (Genèse 30:1)

Rachel demandait des enfants de son mari parce qu’elle était jalouse de sa sœur Léa. Elle disait qu’elle mourait si elle ne pouvait pas avoir d’enfants. En vérité, elle mourait en accouchant.

Un second passage est encore même plus frappant. Dans le contexte de ce texte, Jacob fuit Laban, sans savoir que Rachel a volé les dieux de la maison de son père (Genèse 31:19-20). Après qu’il se soit lamenté que Jacob ait enlevé sa famille avant qu’il ait pu leur faire ses adieux, il en arrive au cœur du problème et exige le retour de ses dieux. En réponse à cette accusation Jacob répliqua :

« Quant à celui chez qui tu trouveras tes dieux, il ne vivra pas. Fouille tout ce que j'ai, en présence de nos gens! Ce qui t'appartient, reprends-le! » (Genèse 31:32)

Pendant que cette sentence fut retardée dans son exécution, c’est mon opinion que la mort de Rachel était le résultat, d’une manière ou d’une autre, des ces mots prononcés par son mari.

Pendant que Jacob vivait au-delà de la tour de Migdal-Eder, un autre incident douloureux attrista son cœur :

« Puis Israël leva le camp, il planta sa tente au-delà de Migdal-Eder.

   Pendant qu'il séjournait dans cette contrée, Ruben alla coucher avec Bilha, l'épouse de second rang de son père. Celui-ci l'apprit[d].

   Jacob avait douze fils.

   Fils de Léa: Ruben, le premier-né de Jacob, Siméon, Lévi, Juda, Issacar et Zabulon.

   Fils de Rachel: Joseph et Benjamin.

   Fils de Bilha, servante de Rachel: Dan et Nephtali.

   Fils de Zilpa, servante de Léa: Gad et Aser. Tels sont les fils de Jacob, qui lui naquirent à Paddân-Aram. » (Genèse 35:21-26)

Ruben, le premier-né de Jacob, initia une relation sexuelle illicite avec Bilha, la servante de Rachel, devenue plus tard la concubine de Jacob. Ce rapport nous est donné ici parce qu’il arrive à ce point dans la chronologie des choses, et il nous prépare pour le moment où Jacob retirera de Ruben les droits d’aînesse (Genèse 49:34).

Un regard attentif à cet évènement suggère qu’il y ait eut plus à l’histoire qu’il ne paraîssait à première vue. Jusqu'à présent, d’après ce qu’on nous dit, il n’y eut qu’un acte d’immoralité plutôt qu’une longue relation. Jacob le savait mais n’a rien fait.19 C’est probablement parce que le péché ne fut commit qu’une seule fois et jamais répété. Qu’est-ce qui aurait pu être fait pour empêcher ce qui était déjà arrivé ?

De plus, cet acte n’est pas décrit en termes de désir sexuel, tel que l’incident avec Sichem et Dina (34:1). Il semble y avoir peu de doute que Bilha était une femme qui n’était plus toute jeune. Il n’y a aucune mention de sa jeunesse et beauté. Une chose plus importance, je crois, doit être vue dans sa position, étant la concubine de Jacob, pas dans sa beauté. Un incident plus tard dans l’histoire d’Israël nous aide à comprendre ce qui a incité cet acte et la punition infligée par Jacob.

Quand David devint vieux et qu’il fut temps pour lui de designer son successeur comme roi, il tergiversa. Le résultat fut qu’Adoniya fit une revendication au trône en obtenant l’obéissance des chefs du pays. C’est seulement dû à l’insistance de Bath-Chéba que David désigna Solomon, son fils à elle, comme successeur au trône. Adoniya osa essayer une dernière fois de regagner la main haute. Il le fit en demandant Bath-Chéba de plaider avec David pour une requête qui semblait innocente et inoffensive :

« Adoniya, fils de Haggith, vint trouver Bath-Chéba, la mère de Salomon. Elle lui demanda:
   ---Viens-tu me voir avec de bonnes intentions?
   Il répondit:
   ---Oui.

   Et il ajouta: J'aimerais te parler.
   Elle dit:
   ---Parle! De quoi s'agit-il?

   ---Tu sais que la royauté aurait dû me revenir, lui dit-il, et que tous les Israélites regardaient vers moi comme à celui qui devait régner. Mais les choses ont tourné autrement: la royauté est passée à mon frère parce que l'Eternel la lui avait destinée.

   Maintenant, j'ai une seule demande à t'adresser, ne me la refuse pas!
   Elle répondit:
   ---Parle!

   Il reprit:
   ---Si tu demandes quelque chose au roi Salomon, il ne te le refusera pas. Alors veuille, je te prie, lui demander de me donner pour femme Abichag, la Sunamite.

   Bath-Chéba dit:
   ---Bien! Je parlerai moi-même au roi à ton sujet.

   Elle se rendit auprès du roi Salomon pour lui parler en faveur d'Adoniya. Le roi se leva pour aller à la rencontre de sa mère, il se prosterna devant elle, puis il s'assit sur son trône. Il fit placer un siège pour sa mère à sa droite.

    Elle lui dit:
   ---J'ai juste une petite chose à te demander, ne me la refuse pas!
   ---Demande ce que tu veux, ma mère, lui dit le roi, car je n'ai rien à te refuser.

    Elle continua:
   ---Qu'Abichag la Sunamite soit donnée pour femme à ton frère Adoniya.

    Le roi Salomon répondit à sa mère:
   ---Comment peux-tu demander Abichag la Sunamite pour Adoniya? Demande donc tout de suite la royauté pour lui --- puisqu'il est mon frère aîné --- pour lui, pour le prêtre Abiatar et pour Joab fils de Tserouya!

    Alors le roi Salomon prêta serment au nom de l'Eternel:
   ---Que Dieu me punisse très sévèrement, si Adoniya ne paie pas cette demande de sa vie!

    L'Eternel lui-même m'a fait siéger sur le trône de mon père David, il a affermi mon autorité et a fondé pour moi une dynastie, comme il l'avait promis. Aussi vrai qu'il est vivant, je jure qu'aujourd'hui même Adoniya sera mis à mort.

    Alors le roi Salomon donna ordre à Benayahou, fils de Yehoyada, de l'exécuter, et Adoniya mourut. » (1 Rois 2:13-25)

Adoniya savait que sa revendication au harem du roi était comme posséder le royaume. C’était la raison pour sa requête. Solomon le savait aussi et le fit exécuter pour haute trahison. N’est-ce pas aussi l’explication pour les actions de Ruben? Il, comme Adoniya, était le frère aîné, qui aurait dû assumer les droits d’aînesse. Il, comme Adoniya, aurait pû, par cet acte de posséder le harem, assumer la position de chef de famille qui semblait être la sienne, étant le frère aîné.

Si cette explication est correcte, n’est-ce pas le genre de justice poétique pour son père Jacob, qui désirait tant la position de chef de famille qu’il tricha son frère et trompa son père ? Le fruit ne tombe jamais loin de l’abre, je dois vous rappeler. A mon avis, c’est précisément ce qui s’est passé ici.

Comme Jacob commençait à s’effacer des feux de la rampe, ses douze fils entrèrent en scène. Alors, Moïse liste ces douze fils selon le nom de leurs mères, commencant en premier avec Léa, puis Rachel, et finissant avec Bilha et Zilpa. Avant ce moment, Dieu avait choisi de compléter son alliance avec Abraham par un fils à l’exclusion des autres. Maintenant les peuples de Dieu seront engendrés par tous les fils de Jacob.20

L’évènement final du chapitre semble avoir été inévitable – la réconciliation de Jacob, son père Isaac, et son frère Esaü :

« Jacob revint auprès de son père Isaac à Mamré, à Qiryath-Haarba qui s'appelle aujourd'hui Hébron, où Abraham et Isaac avaient vécu.

   Isaac atteignit l'âge de cent quatre-vingts ans,

   puis il rendit son dernier soupir et mourut. Il rejoignit ses ancêtres, âgé et comblé de jours. Ses fils Esaü et Jacob l'ensevelirent. » (Genèse 35:27-29)

Peut-être la chose la plus difficile au monde à faire pour Jacob fut de se tenir devant son père, qu’il avait trompé pour obtenir sa bénédiction. Personnellement, je vois la réticence de Jacob de retourner à Béthel et à la maison de son père comme provenant de sa culpabilité et de sa honte. Mais la réconciliation avec Dieu et les retrouvailles à Béthel nécessitaient la réconciliation décrite dans les versets 27-29.

Certains peuvent conclure que Jacob ne venait que d’arriver chez son père quand Isaac mourut, et c’est pourquoi il semble que Jacob arriva juste à temps. Des calculs plus attentifs nous informent qu’il y eu quelque chose comme dix ans entre le retour de Jacob et la mort de son père.21 Moïse ne pensa probablement pas que ce fait était important. Il était temps pour Isaac de se retirer, de même que Jacob, au moins pour l’instant. L’enterrement d’Isaac fut un effort coopératif des deux frères, Jacob et Esaü. Il n’y a pas un soupçon d’une allusion que Esaü avait encore l’intention de mettre à exécution sa menace des années passées qu’il tuerait Jacob une fois que son père mourait (27 :41).

Conclusion

Plusieurs leçons peuvent être retenues des évènements de ce chapitre. Premièrement, je suis profondément impressionné par l’importance des retrouvailles. Les Chrétiens semblent être toujours à la recherche d’expériences nouvelles et émoustillantes. Ils veulent aller d’une nouvelle expérience à une autre. Cependant dans les Écritures, rarement voyons-nous ça, ni avec Abraham, Isaac, ou Jacob. Ce que Jacob fit à Béthel était difficilement inédit, et ce que Dieu lui avait dit lors de Sa seconde apparition n’était rien de neuf. Cela devrait nous dire quelque chose. Ce qui était vraiment important pour Jacob était le fait qu’il gagna une appréciation de plus en plus profonde de ce qui lui était arrivé dans le passé mais qu’il n’avait pas totalement compris. Il n’avait pas besoin de quelque chose de nouveau, seulement d’une meilleure compréhension de ce qui était vieux.

C’était George Bush (pas le Président des Etats-Unis mais l’auteur d’un vieux commentaire classique sur le Livre de Genèse) qui a le mieux verbalisé cette vérité :

« Ces incidents peuvent nous apprendre que les faveurs les plus précieuses du ciel souvent nous viennent, pas sous la forme de bénédictions ou de promesses complètement nouvelles, mais par la répétition de celles dont nous avons déjà expérimentées dans le passé. Donc, d’un autre coté, il se peut que la plus acceptable manière par laquelle nous pouvons servir Dieu sera, non pas en nous engageant dans quelque chose jamais essayé auparavant, mais en ‘recommençant à zéro’, en nous rappelant nos vœux d’alliance, et en cherchant à nouveau cette communion spirituelle qui est la vie de nos âmes.22 »

Je crois que c’est précisément pour cette raison que notre Lord a commandé les croyants d’observer fréquemment et systématiquement l’ordonnance de la célébration de la Communion, « Faites cela en souvenir de moi. ».23 C’est ici, semaine après semaine, que nous sommes ramenés lors de notre rencontre initiale avec notre Seigneur et rappelés que nous sommes tous, tout ce que nous serons, et tout ce que nous accomplirons en valeur éternelle, comparés à ce qui s’est passé sur la croix du Calvaire il y a 2,000 ans.

J’assume peut-être trop. Il se peut que je ne doive pas du tout vous pousser à retourner à Béthel, spécialement si vous n’y avez jamais été. Si vous n’êtes jamais arrivé à ce point où Jacob était trente ans avant ce moment, le point de reconnaissance de votre culpabilité et de danger imminent, le point de reconnaître que le seul chemin pour aller au ciel est par les moyens que Dieu LUI-MEME a fournit, alors vous devez initialement venir à Dieu par la foi. Vous devez, en termes bibliques, renaître (Jean 3:3) ; vous devez être sauvé (actes 4:12 ; 16:31). Je prie que vous fassiez cela maintenant en reconnaissant simplement vos péchés et votre impuissance à gagner la faveur de Dieu ou Son admission dans Son royaume. Cela a été fourni par la vie, la mort, l’enterrement, et la résurrection de Jésus Christ, Qui mourut à notre place et Qui offrit Sa vertu à tous ceux qui croiront en LUI seul pour leur salut.

La renaissance de Jacob à Béthel nécessitait plusieurs actions de sa part. Premièrement, il arriva au point où il arrêta de continuer sur son chemin remplit de culpabilité et obéit ce qu’il savait était la volonté de Dieu. La renaissance est impossible sans obéissance. Deuxièmement, la renaissance est impossible sans séparation. Jacob détruisit ces dieux étrangers qu’il avait tolérés pendant si longtemps et qui étaient si offensifs à Dieu. Finalement, la renaissance de Jacob impliqua la réconciliation avec ceux qui avaient été blessés et offensés par ses péchés. Nous ne pouvons pas être réconcilier avec Dieu sans être réconcilié avec les hommes (Matthieu 5:23-24).

La seconde leçon que les Chrétiens ont besoin d’apprendre est celle que même nous, nous devons réitérer notre relation avec Dieu, tout n’ira pas comme sur des roulettes. La vie, même une vie remplie par le Saint-Esprit, est pleine de maladie (Philippiens 2:25), de souffrance, et de chagrin (2 Corinthiens 6:4-5 ; 12:7-10). Marcher sur la route avec Dieu ne s’est pas révélé être une balade dans le parc, exemptée des adversités de la vie (Jean 1:2-4). Si la tragédie de Dina n’était pas arrivée ou le massacre des Sichémites n’avait pas mit les Cananéens des environs en colère, je suis sûr que Jacob aurait été content de rester parmi eux, et pire, en serait devenu un.

La troisième leçon a à voir avec « récolter ce que nous avons semé » (Galates 6:7). Une grande partie des maux de cœur dont Jacob a souffert dans ce chapitre fut le résultat de ses péchés précédents. Je veux maintenant être très clair que Jacob n’a pas souffert la pénalité pour ses péchés. Aucun Chrétien ne souffre la punition pour ses péchés, car Jésus Christ a enduré tous nos péchés sur la croix. Mais pendant que la culpabilité et la condamnation sont traitées, les conséquences des péchés restent. David rechercha le pardon de Dieu pour son péché et le reçu (Psaume 51,32), mais les conséquences pour ses actions ne furent pas retenues (2 Samuel 12:9-12).

La leçon finale est ce que nous pourrions appeler la certitude de la sanctification. Dieu avait décidé que Jacob retournerait un jour à Béthel et chez son père. Jacob se tourna les pouces et traîna ses pieds pendant dix ans mais il y arriva. Nous ne pouvons contrecarrer les desseins de Dieu pour nos vies. Nous pouvons, bien sûr, les résister, mais nous sommes incapables de les empêcher.

Ne concluons donc pas que ce que nous faisons n’a pas d’importance. C’est au contraire très important. Il y eut beaucoup de maux de cœur et de chagrins inutiles dans la vie de Jacob à cause de sa tête dure. Le péché ne vaut pas le prix que nous devons payer. Nous pouvons être totalement assurés que ce que Dieu a commencé, IL le finira (Philippiens 1:6). Que cela soit fait durement ou facilement dépend seulement de notre résistance ou notre coopération, mais les desseins de Dieu seront réalisés (Romains 8:28-30). N’est-ce pas ce qui nous motive à être fidèle et nous encourage quand nous avons échoué ?

« Lorsque la conduite de quelqu'un lui plaît,
      l'Eternel lui donne d'affermir sa marche dans la vie.

   Il peut trébucher, cependant jamais il ne tombera:
      l'Eternel le tient par la main.

   J'étais un enfant et me voilà vieux,
      jamais je n'ai vu celui qui est juste être abandonné,
      ni ses descendants mendier leur pain.

   Tout au long des jours, il a compassion et il prête aux autres.
      Ses enfants seront en bénédiction. » (Psaume 37:23-26)

« car même si le juste tombe sept fois, il se relèvera,
      alors que les méchants s'effondrent dans le malheur. » (Proverbes 24:16)


11 “Bethel was only thirty miles away from Shechem, and yet it was quite ten years since Jacob’s return into Canann. And it was over thirty years since he had made his vow to return to Bethel and acknowledge God’s hand if he were brought back in peace.” W. H. Griffith Thomas, Genesis: A Devotional Commentary (Grand Rapids: Eerdmans, 1946), p. 329.

12 We can deduce that some time has passed from two lines of inquiry. First, from the age of Dinah in Shechem as compared to her age at the time of Jacob’s departure. When Jacob left Paddan-aram, she must have been a very young child, for Dinah was born after Leah had borne Jacob six sons (cf. 30:21). By the time Jacob was in Shechem, Dinah was of a marriageable age (cf. 34:1ff.). Secondly, we know that Joseph was 17 when he was sold into slavery, and this seems to be not too long after Jacob went to Bethel for the second time (37:2). Since we know that Joseph was born at the end of Jacob’s 14-year contract with Laban (30:25-26), he would have been about six years old when Jacob left Paddan-aram (cf. 31:41). Thus, there is a period of nearly ten years between Jacob’s departure from Paddan-aram and his final arrival at Bethel.

13 The “bondage of the will” is a soteriological concept, unrelated to our present discussion. By it, theologians refer to the inability of any unsaved person to voluntarily “choose” to obey or trust in God. We are by nature “children of wrath” (Ephesians 2:3), born “dead in trespasses and sins” (Ephesians 2:1). Man cannot first choose God, for he is born at enmity with God. That is why the scriptures speak of God first opening the heart of men (cf. Acts 13:48; 16:14; Philippians 1:6,29). Christians can choose to sin by disobeying the revealed will of God (I John 1:8-9), as countless examples in Scripture evidence, but ultimately we cannot thwart the purposes of God. This is a lesson which Jonah had to learn the hard way.

14 Elsewhere I have referred to the commands of God as His “declared will,” the expressions of the desires of God as His “desiderative will,” and the decree of God as His “determined will.” Only the last of these is inviolable. God’s Word is not always obeyed (sometimes we would better say, not often obeyed), even though God commanded it. God’s desires are not always realized (such as the salvation of all men, I Timothy 2:4), even though it would please Him. But God’s determined ends always come to pass, without a hitch and without delay. (For further information on this subject, consult the series “Guidelines For Guidance,” which I did some time ago.)

15 It may appear from God’s command that Jacob was to “dwell” at Bethel (35:1) and that his departure from Bethel after a time was sinful disobedience. But was it not needful that Jacob return to his father to be reconciled to him and to be with him before his death? Leupold removes our difficulties by explaining the meaning of “dwell” or “tarry”: “He should ‘tarry’ (shebh, imperative from yashabh; here not in the sense of ‘dwell’ but ‘tarry’) just long enough to carry out the injunction laid upon him. Jacob was not to ‘go up to Bethel to live’ (Meek). This rendering creates an unnecessary conflict with what Jacob actually does.” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), II, p. 914.

16 “Up” here does not mean “north,” for Bethel was south. “Up” has reference to the higher altitude of Bethel.

17 Notice that Moses wrote, “. . . and they did not pursue the sons of Jacob” (Genesis 35:5, emphasis added).

18 Both in verse 4 and verse 8, the oak tree is called “the” oak, not “an” oak. This is probably due to a combination of two factors. First, trees were not all that numerous there, and so it may have been the only tree around. Second, it designates a specific oak, probably one that could be pointed out in Moses’ day (cf. verse 20).

19 More precisely, Israel was told of Reuben’s sin and did nothing. The name Israel, rather than Jacob, may suggest that here the patriarch responded rightly (as Israel, not the old “Jacob”) to this situation.

20 The Messiah, of course, will come through only one of Jacob’s sons, Judah (49:8-12).

21 “. . . Isaac’s death is now reported, though it did not take place for another twelve or thirteen years. For shortly after this, when Joseph was sold into Egypt, he was seventeen years old. When he stood before Pharaoh he was thirty (41:46). Seven years later when Joseph was thirty-seven, Jacob came to Egypt at the age of 130 (47.9). Consequently Jacob must have been ninety-three at Joseph’s birth and at the time of our chapter 93 + 15, i.e. about 108 years. But Isaac was sixty years old when Jacob was born; 108 + 60 = 168 = Isaac’s age when Jacob returned home. But in closing the life of Isaac it is proper to mention his death, though in reality this did not occur for another twelve years. Strange to say, Isaac lived to witness Jacob’s grief over Joseph.” Leupold, Genesis, II, p. 929.

22 George Bush, Notes on Genesis (Minneapolis: James Family, 1979), reprint, II, p. 205.

23 The command of our Lord, “This be doing in remembrance of Me” (Luke 22:19, my translation), is a present imperative, suggesting a continuing observance through the ages, till He comes (cf. also I Corinthians 11:26).

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