Un Pas en Avant et Trois en Arrière (Genèse 33:1-34:31)

Introduction

Quand notre église commença à se réunir, un homme à une de nos réunions se leva avec plein de très bonnes choses à dire nous concernant. Il exprima son avis sincère que notre église était la plus basée sur le Nouveau Testament qu’il avait trouvée. En tout, c’était le genre de chose que la plupart d’entre nous aimait entendre. Après qu’il eut fini, j’ai ressenti le besoin d’ajouter un petit commentaire à ce qu’il venait de dire. Je me suis levé et j’ai dit que j’avais deux réponses à ses compliments. Premièrement, j’espérais que ce que cet homme avait dit était vrai et que nous nous approchions de ce que l’église du Nouveau Testament était et que nous continuerions de l’être. Deuxièmement, j’espérais que si c’était vrai, aucun d’entre nous ne le croirait jamais.

Vous voyez, rien ne peut être plus dévastateur que de faire des progrès dans un domaine particulier et puis être avalé par un sens d’orgueil et de complaisance. Nous aurions tendance à nous reposer sur nos lauriers et arrêterions de chercher à grandir et à devenir plus mâture.

Le même principe s’applique au sujet de la sécurité. Pendant que nous sommes à jamais assurés du salût que Jésus Christ nous a fournit et que nous avons accepté (Jean 10:27-29), il y a un genre de complaisance qui peut être destructive et contreproductive pour nos vies spirituelles. Nous pouvons mal conclure que puisque nous avons la sécurité éternelle, nous n’avons pas besoin de continuer, de rechercher à aller plus loin, qu’il n’y a pas d’urgence, pas de danger immédiat dans notre vie chrétienne. Le moment nous nous sentons en sécurité, nous sommes en plus grand danger. Le moment nous devenons distants de l’intensité de la guerre spirituelle dans laquelle nous sommes engagés et de l’ennemi qui cherche à nous détruire, nous commençons à tomber entre les mains de l’ennemi.

C’est précisément ce que Jacob fait dans ces deux chapitres de Genèse. Dans la première partie du chapitre 33, Jacob fait craintivement face à son frère, anticipant le pire. Mais, une fois que le danger passe, Jacob oublie le commandement divin et son serment de retourner à Béthel. Un faux sentiment de sécurité a rendu Jacob frivole dans ses actions et l’a amené à un point très dangereux. Ce danger était à la fois physique et spirituel. Exceptés pour les actions discutables de ses fils et la providence de Dieu, Jacob aurait pu être virtuellement détruit.

Ce passage est particulièrement important pour les Chrétiens du 20ème siècle qui vivent aux Etats-Unis, car nous avons été endormis dans un faux sens de sécurité par notre train de vie aisé et confortable. Nous avons la Sécurité Sociale et l’Aide Médicale, la couverture pour l’accident du travail… Nous avons des assurances pour nos maisons, notre santé, notre habilité de gagner notre vie, et contre toutes sortes de pertes. Nous ne nous réveillons jamais le matin nous demandant si l’on aura à manger ou où nous dormirons ce soir. Les chrétiens peuvent se sentir encore plus confortables, car beaucoup croient que quand les choses deviendront vraiment mauvaises (les grandes épreuves), ils ne seront de toute façon pas là pour y faire face à cause du ravissement.1 Au milieu de ce genre de sécurité artificielle, nous commençons à vivre insouciamment et nous nous trouvons en danger de subir quelques défaites spirituelles très sérieuses. Cherchons à apprendre, par les leçons de la vie de Jacob, comment nous pouvons éviter le sens de complaisance et le trop de confiance en soi, qui peut être très hasardeux pour notre santé spirituelle.

Un Pas en Avant (33:1-16)

« Jacob scruta l'horizon et aperçut Esaü qui arrivait avec quatre cents hommes. Alors, il répartit ses enfants entre Léa, Rachel et les deux servantes.

Il plaça en tête les servantes et leurs enfants, puis Léa et les siens derrière eux et finalement Rachel et Joseph.

Lui-même passa devant eux. Il se prosterna sept fois jusqu'à terre avant d'arriver devant son frère.

Esaü courut à sa rencontre, le prit dans ses bras, se jeta à son cou et l'embrassa. Tous deux se mirent à pleurer.

Puis Esaü leva les yeux et vit les femmes et les enfants.
---Qui sont ceux qui sont là avec toi? demanda-t-il.
Jacob répondit:
---Ce sont là les enfants que Dieu, dans sa grâce, a donnés à ton serviteur.

Les servantes s'approchèrent avec leurs enfants et se prosternèrent. » (Genèse 33:1-6)

Comme nous fermons le chapitre 32, la lutte entre Jacob et Dieu vient juste de se terminer, et Jacob traversait Péniel comme le soleil se levait (verset 31). A ce moment là, il semblerait, Jacob leva ses yeux et vit Esaü et ses 400 hommes apparaître à l’horizon. Jacob sépara ses femmes et ses enfants en groupes, commençant avec les serviteurs et finissant avec Rachel et Joseph. Jacob alla à la tête des groupes pour que si du mal arrivait, ça lui arriverait à lui en premier. C’était lui qu’Esaü haïssait ; Finalement, c’était une confrontation entre ces deux frères. Quand Jacob arriva devant son frère, il se prosterna plusieurs fois jusqu’au sol, un gage de sa nouvelle humilité.

C’était maintenant un moment très dramatique. Esaü galopa jusqu’à Jacob, sauta de son cheval et courut vers son frère. Jacob a dû regarder cette approche avec beaucoup d’inquiétude, son regard fixé sur les armes qu’Esaü portrait. Ce ne fut pas avant la tendre étreinte, soulignée par les larmes de vraie joie, que Jacob réalisa, à son grand soulagement, qu’Esaü était venu en tant qu’ami absolvant et frère plutôt qu’en ennemi.

Le bavardage normal commença avec des questions sur les femmes et les enfants. Puis la conversation tourna sur les troupeaux qu’Esaü avait rencontrés lors de son approche. Jacob lui expliqua à nouveau qu’ils étaient des cadeaux, une expression d’amour. Esaü essaya poliment de les refuser comme n’étant pas nécessaires, mais Jacob persista et gagna.

Le dixième verset est la clef de la réunion paisible de ces frères:

« ---Non, dit Jacob, je t'en prie, si j'ai obtenu ta faveur, accepte mon présent, car je t'ai vu en face comme on regarde la face de Dieu, et tu m'as accueilli favorablement. »

Dans le chapitre précédent, Jacob avait apprit que de dominer avec Dieu était aussi dominer avec les hommes. Maintenant qu’Esaü l’avait accueilli à bras ouverts, Jacob vit que voir le visage de son frère était comme voir le visage de Dieu. L’un était le résultat de l’autre. Dieu, pas Esaü, était l’obstacle de l’entrée de Jacob dans le pays de Canaan. Maintenant qu’il avait gagné avec Dieu par des moyens de pétitions et en s’accrochant à LUI par la foi, Esaü n’était plus un ennemi, mais un ami.

Esaü est une image magnifique de grâce et de pardon. Ses mots de salutation à Jacob sont remarquablement similaires à ceux du père au fils prodige à son retour (comparez Genèse 33:4 à Luc 15:20).2 Ayant accepté la générosite de Jacob par les cadeaux du cheptel, Esaü offre d’accompagner son frère pendant qu’il voyage vers Canaan et, je suppose, jusqu’à la maison de son père (31:30). Jacob exprime sa gratitude mais explique qu’il ne pourrait pas voyager à la même allure que son frère et ceux avec lui. Le jeune bétail et les enfants ne pourraient que ralentir Esaü et les presser ne résulterait que par des pertes inutiles.

Le raisonnement de Jacob était sensé, mais Esaü semblait sentir qu’il était nécessaire pour Jacob, sa famille et ses troupeaux d’avoir une escorte. En conséquence, il urgea Jacob de lui permettre de lui laisser quelques-uns de ses hommes pour l’accompagner jusqu’au pays de Canaan. Jacob indiqua qu’il n’y avait vraiment aucune raison de prendre de telles précautions et que tout ce qu’il désirait de son frère était son amitié. Alors Esaü s’en alla, assumant qu’il verrait Jacob bientôt ; Mais, comme nous le savons, cela n’arrivera pas. Il semblerait que des années allaient passer avant que ces hommes ne se rencontreraient à nouveau. Bien qu’on ne veuille pas le croire et il se peut qu’il y ait quelques explications plausibles pour ses mots3, on ne peut s’empêcher de ressentir un malaise que Jacob a recourt à sa vieille habitude de déception. Bien qu’il ait dit qu’il allait rencontrer Esaü à Séir (verset 14), il se peut qu’il n’ait pas eu l’intention d’y aller. Bien sur, c’est arrivé comme ça, mais cependant sans aucunes bonnes raisons. Les résultats désastreux du détour de Jacob indiqueraient qu’il eut tort d’aller à Soukkoth et plus tard à Sichem.

Un Pas en Arrière (33:17)

« tandis que Jacob partit pour Soukkoth (les Cabanes). Il s'y construisit une maison; mais il bâtit aussi des cabanes pour son bétail, c'est pourquoi on nomma ce lieu Soukkoth. » (Genèse 33:17)

C’est Derek Kidner qui résume bien la signification du voyage de Jacob à Soukkoth : « Soukkoth était un pas en arrière, spirituellement autant que géographiquement… »4 Dieu est apparu à Jacob en premier à Béthel, et c’était là que Jacob jura qu’un jour il reviendrait, construirait un autel et donnerait la dîme à Dieu (28:20-22). Quand Dieu ordonna à Jacob de retourner à Canaan, IL S’identifia LUI-MEME comme étant le « Dieu de Béthel » (31:13). Jacob fut ordonné de retourner « au pays de tes pères, auprès de ta parenté » (31:3). Soukkoth était dans la direction opposée de Séir où Jacob avait dit à Esaü qu’il allait.5

Bien que le texte ne nous dise pas les raisons pour la décision de Jacob, plusieurs pourraient être suggérées. Premièrement, il se peut que Jacob n’ait pas été très impatient de voir son père, qu’il avait trompé et à qui il devrait demander pardon. Jacob n’était peut-être pas très excité de passer quelque temps proche d’Esaü, qui était évidemment très capable de défendre ses intérêts. De plus, Jacob avait fait un vœu de payer la dîme à Dieu à Béthel (28:22). Peut-être n’était-il plus désireux de faire cela maintenant que Dieu l’avait grandement fait prospérer. Finalement, et peut-être plus vraisemblablement, le pâturage était bien plus vert dans la Vallée du Jourdain ou Soukkoth était localisé, pendant que Béthel était dans les montagnes.6 Les troupeaux réussiraient normalement mieux dans le pâturage riche de la Vallée du Jourdain que dans les montagnes.

Plus dérangeant que la direction des voyages de Jacob était la longueur de son séjour à Soukkoth. Nous savons que Dina n’avait pas plus de 6 ou 7 ans quand Jacob quitta Paddân-Aram, car elle fut née plus tard de Léa (30:21). Mais quand Jacob est à Sichem, elle est en âge de mariage, qui aurait été au moins 12 ou 13 ans. Donc plusieurs années avaient passé depuis la rencontre entre Jacob et d’Esaü et les évènements du chapitre 34.7 Quelques-unes de ces années ont dû être passées à Soukkoth. C’est encore plus confirmé par le fait que Jacob construisit là une maison plutôt que de vivre dans une tente (verset 17). Il n’était plus un voyageur ici, mais un colon. Il y a beaucoup d’indications que Jacob avait l’intention de s’installer là pour de bon.

Un Deuxième Pas en Arrière (33:18-20)

« A son retour de Paddân-Aram, Jacob arriva sans encombre à la ville de Sichem, dans le pays de Canaan, et il établit son camp devant la ville.

Il acheta pour cent pièces d'argent aux descendants de Hamor, fondateur de Sichem, la parcelle de terrain où il avait dressé ses tentes.

Il y érigea un autel qu'il appela El-Elohé-Israël (Dieu est le Dieu d'Israël). » (Genèse 33:18-20)

On ne nous donne pas de raisons pour le départ de Jacob de Soukkoth vers Sichem. Cela serait probablement une lecture intéressante, mais Moïse ne cherche pas vraiment à satisfaire notre curiosité. Tout ce que nous savons est que Jacob arrive « sans encombre » à Sichem (verset 18).

Le fait qu’il ait campé près de la ville nous rappelle le campement de Loth et son attachement à la ville de Sodome, avant qu’il ne devienne un citoyen. Encore une fois, Jacob n’apparaît pas être un homme ne faisant que passer, car il acheta un morceau de terrain d’un homme dont il aurait bien voulu un jour oublier le nom.

D’apparence extérieure, Jacob était un homme religieux, tout comme son ancêtre Abraham. Il construisit un autel, qu’il appela El-Elohé-Israël. Initialement, cela semblait très similaire à ce qu’Abraham fit dans le passé, mais cette pensée s’arrête sec, là. Quand Abraham construisit les autels, il le fit « à l'Eternel » (12:8), et tous les deux, Abraham et Isaac « le pria » (12:8 ; 13:4 ; 26:25). Avec Isaac, l’autel fut la première chose qu’il battit (26 :25), alors qu’avec Jacob, ce fut la dernière (33:20). Tout cela, en plus d’autres développements plus tard, suggère fortement que bien qu’il y ait eu une formalité religieuse, il n’y avait pas de réalité spirituelle. Jacob avait promit de construire un autel à Béthel (28:22), ce qu’il fit plus tard (35:13-14), mais il ne semble pas avoir ici un grand exercice spirituel, seulement un rituel. Il est extrêmement difficile de vénérer Dieu dans un endroit où nous ne sommes pas supposés être.

Un Troisième Pas en Arrière (34:1-31)

« Dina, la fille que Léa avait donnée à Jacob, sortit pour aller voir les filles du pays.

Sichem, fils de Hamor le Hévien qui gouvernait la région, la remarqua: il l'enleva et coucha avec elle en lui faisant violence.

Il s'attacha à Dina, la fille de Jacob, en tomba amoureux et chercha par ses paroles à conquérir le cœur de la jeune fille.

Il dit à son père Hamor:
---Obtiens-moi cette jeune fille pour femme.

Or Jacob avait appris que sa fille Dina avait été déshonorée. Mais comme ses fils étaient aux champs avec son bétail, il n'avait rien dit jusqu'à leur retour.

Hamor, le père de Sichem, se rendit chez Jacob pour lui parler.

Entre-temps, les fils de Jacob étaient revenus des champs et apprirent ce qui s'était passé. Ces hommes en furent outrés et ils se mirent dans une grande colère parce que Sichem s'était rendu coupable d'une action qui est infâme contre Israël en couchant avec la fille de Jacob, ce qui est une chose inadmissible.

Hamor leur parla ainsi:
---Sichem, mon fils, s'est épris de votre fille; s'il vous plaît, donnez-la lui pour femme

et alliez-vous par mariage avec nous. Vous nous donnerez vos filles et vous prendrez les nôtres.

Vous vous établirez chez nous; le pays sera à votre disposition; demeurez-y, vous y ferez vos affaires et vous y acquerrez des propriétés.

Sichem, de son côté, s'adressa au père et aux frères de la jeune fille:
---Faites-moi cette faveur! Je vous donnerai ce que vous me demanderez.

Exigez de moi une forte dot et des présents. Je vous donnerai ce que vous me demanderez; accordez-moi seulement la jeune fille pour épouse. » (Genèse 34:1-12)

Jacob, qui avait toujours été un « campagnard/éleveur » a dû être ignorant des dangers de la ville. Aussi près qu’il vivait de Sichem, il était facile pour Dina d’aller visiter « les filles du pays » (verset 1). Plus que probablement, cela arrivait souvent, et il se peut que la relation de Dina avec Sichem ne soit pas aussi soudaine qu’il semblerait.8 Il est très possible que Sichem ait vu Dina et tomba amoureux d’elle quand Jacob acheta le terrain d’Hamor, son père. Comme il était le plus influent dans la famille de son père, il aurait pu avoir un rôle dans la vente (versets 2, 19).

En une occasion particulière, Sichem fut capable de la saisir pendant qu’elle était seule et de forcer son affection sur elle. Bien que son viol de Dina soit abominable, il l’aimait d’un amour très fort et désirait la marier. Il demanda vivement à son père d’arranger le mariage dès que possible, sans importance du prix. Il se pourrait que Dina soit restée dans la maison de Sichem pendant que les négociations avaient lieu (verset 26).

L’offre d’Hamor était une offre qui aurait pu être attendue d’un Cananéen qui était un homme d’importance dans la communauté. Il chercha à apaiser la colère des frères de Dina en accentuant le grand amour de Sichem pour elle (versets 7-8). En plus, une telle union ouvrait le chemin pour beaucoup d’autres bénéfices. Ils pourraient être libres de marier les Cananéens (verset 9) et aussi de faire du commerce plus librement (verset 10). En plus de tout ça, tout ce qu’ils voulaient pour la dot serait payé. Probablement qu’Hamor sentait qu’un prix fort pour Dina ferait beaucoup pour apaiser la colère de ces frères.

Les fils de Jacob ne furent pas content avec une telle offre, mais ils virent qu’elle fournirait un moyen pour obtenir leur revanche :

« Parce qu'on avait déshonoré leur sœur Dina, les fils de Jacob usèrent de ruse en répondant à Sichem et à Hamor, son père,

en ces termes:
---Il ne nous est pas possible de donner notre sœur à un homme incirconcis; ce serait un déshonneur pour nous.

Nous ne vous donnerons notre consentement qu'à la condition que, comme nous, vous fassiez circoncire tous ceux qui sont du sexe masculin parmi vous.

Alors nous vous donnerons nos filles en mariage et nous épouserons les vôtres, nous nous établirons chez vous et nous formerons un seul peuple.

Par contre, si vous n'acceptez pas de vous faire circoncire, nous reprendrons notre fille et nous nous en irons. » (Genèse 34:13-17)

Je trouve intéressant que ces paroles étaient dirigés pour les « fils de Jacob » plutôt qu’ « aux frères de Dina ». La raison doit être qu’en étant fourbes, ils prouvaient qu’ils étaient bien les fils de leur père. Nous ne sommes pas complètement surpris par le fait que ce sont eux, et non pas Jacob, qui répondit à l’offre d’Hamor. Une situation similaire apparue durant l’acquisition de Rébecca pour Isaac (24:50,55, 57-60).

La seule concession que les fils de Jacob exigèrent est faite d’une telle manière qu’elle ne pouvait être refusée qu’avec grande difficulté. C’est parce que la circoncision est peinte comme une partie vitale de leurs rituels religieux.9 La circoncision, ces fils soutenaient, unirait les Cananéens aux Israélites en rendant acceptable les mariages entre eux. Si cette tradition n’était pas suivie, alors les mariages entre leurs deux communautés ne seraient pas permissifs.

Les mensonges des fils de Jacob ne sont nullement défendables. Ils avaient l’intention de manipuler les Cananéens dans un arrangement dans lequel ils seraient physiquement immobilisés, spécialement le troisième jour après leurs circoncisions. Cela faciliterait beaucoup le massacre d’Hamor, de Sichem, et de tous les habitants de cette ville. Aucune défense de ce plan ne peut être présentée avec succès.

Le silence de Jacob est encore plus maléfique que les intrigues de ses fils. Ses fils avaient proposé le mariage avec les Cananéens seulement comme moyen de les amener à être circoncis pour qu’ils puissent les assassiner plus facilement. Jacob accepta l’agrément avec les gens de Sichem silencieusement et passivement, comptant bien le remplir. Jacob avait prévu de permettre à ses descendants de s’unir par mariages aux Cananéens, mais ses fils n’avaient pas de telles intentions. Jacob, comparé à ses fils, est plus coupable qu’eux !

La volonté de Jacob de marier les Cananéens n’est pas seulement contraire à la volonté et aux promesses de Dieu dans l’alliance avec Abraham, mais est aussi une directe transgression des instructions que son père lui avait données :

« Alors Isaac appela Jacob, il le bénit et lui donna cet ordre:
---Tu n'épouseras pas une Cananéenne.

Mets-toi en route, va à Paddân-Aram chez Betouel, ton grand-père maternel, et prends une femme de là-bas parmi les filles de ton oncle Laban.

Le Dieu tout-puissant te bénira, il te donnera des enfants, il rendra tes descendants nombreux et tu deviendras l'ancêtre d'un grand nombre de peuples.

Il te transmettra la bénédiction d'Abraham à toi et à ta descendance, afin que tu hérites le pays dans lequel tu habites en immigrant et que Dieu a donné à Abraham. » (Genèse 28:1-4)

De bonne foi, Hamor et Sichem sont retournés chez leurs concitoyens et les convainquirent d’accepter la proposition des fils de Jacob :

« Hamor et son fils Sichem acceptèrent cette proposition,

et le jeune homme fit sans délai ce qu'on lui demandait, tant il était épris de la fille de Jacob. Or, il était le plus influent dans la famille de son père.

Il se rendit donc avec lui à la porte[a] de leur ville et ils parlèrent ainsi à leurs concitoyens:

---Ces gens-là sont bien disposés envers nous; qu'ils s'établissent dans le pays et qu'ils y fassent des affaires; voici le pays est assez vaste pour eux dans toute son étendue. Nous épouserons leurs filles et nous leur donnerons les nôtres.

Seulement, ces hommes ne consentiront à habiter avec nous pour que nous formions ensemble un seul peuple que si tous les hommes parmi nous sont circoncis comme chez eux.

Ainsi, leurs troupeaux et leurs biens et toutes leurs bêtes de somme nous appartiendront. Consentons donc à ce qu'ils demandent et ils s'établiront chez nous.

Alors tous ceux qui se trouvaient à la porte de la ville se laissèrent convaincre par Hamor et son fils Sichem, et tous les hommes et les garçons qui se trouvaient dans la ville furent circoncis.» (Genèse 34:18-24)

En surface, c’était une offre raisonnable que les fils de Jacob avaient faite, et Sichem était impatient que le mariage soit performé. La raison pour laquelle Hamor et Sichem se soumettaient à la proposition était évidente, mais les autres hommes de la ville furent convaincus par les cotés financiers. Hamor devait être le président de la Chambre de Commerce. Comment ses concitoyens pouvaient-ils refuser cet inconvénient minime et temporaire quand éventuellement ils profiteraient substantiellement de l’arrangement (verset 23) ?

« Le troisième jour, alors qu'ils étaient souffrants, deux des fils de Jacob, Siméon et Lévi, les frères de Dina, prirent chacun son épée, et tombèrent sur la ville qui se croyait en sécurité. Ils tuèrent tous les hommes et les garçons.

Ils tuèrent aussi Hamor et son fils Sichem, reprirent Dina de la maison de Sichem et partirent.

Les autres fils de Jacob vinrent achever les blessés et pillèrent la ville, parce qu'on avait déshonoré leur sœur.

Ils prirent le gros et le petit bétail ainsi que les ânes et tout ce qui était dans la ville et dans les champs.

Ils s'emparèrent de tous leurs biens, de leurs enfants et de leurs femmes et raflèrent tout ce qui était dans les maisons. » (Genèse 34:25-29)

Les gens de Sichem ne réalisèrent pas les intentions des frères de Dina, dont la furie ne pouvait être apaisée par rien de moins qu’une vengeance sanguinaire. Affaiblis par leur circoncision, les hommes de la ville étaient virtuellement sans défense quand il furent attaqués par Siméon et Lévi. Ce ne fut rien de moins qu’un massacre. Ils tuèrent tous les hommes, et le reste de leurs frères ne furent pas long à les joindre et à partager le butin.10 Toutes leurs richesses, ainsi que les femmes et les enfants, furent emmenées.

Le silence de Jacob est brisé par le bain sanguinaire de ses fils :

« Jacob dit à Siméon et à Lévi:
---Vous me causez des ennuis car vous m'avez rendu odieux aux Cananéens et aux Phéréziens qui habitent le pays. Je ne dispose que d'un petit nombre d'hommes; s'ils se liguent contre moi, ils me battront et extermineront toute ma famille avec moi.

Ils lui répliquèrent:
---Pouvions-nous laisser traiter notre sœur comme une prostituée? » (Genèse 34:30-31)

Une réprimande était certainement méritée, mais les paroles de Jacob manquaient de force parce que ses raisons étaient égoïstes et non pas basées sur un principe, mais seulement sur l’intérêt de sauver sa propre peau. Ils lui avaient causé des ennuis. Ils le faisaient paraître monstrueux aux yeux des gens de Sichem. Ils mettaient sa vie en danger. Il pourrait peut-être être attaqué et détruit. Jacob semblait s’inquiéter plus pour sa sécurité.

Le manque de profondeur de sa réprimande sévère fut exposé par la réponse de ses fils : « Pouvions-nous laisser traiter notre sœur comme une prostituée? » Le sujet de la moralité n’avait jamais été soulevé par Jacob. Bien sur, la déception et la destruction causées par ses fils semblent difficilement morales, mais ils, au moins, avaient un sens de l’abomination qui avait eu lieu à l’égard de leur sœur, pendant que Jacob étais étrangement silencieux et passif jusqu'à présent.

Conclusion

Nous pouvons faire plusieurs observations sur le sujet de la sécurité en regardant de plus prêt ces deux chapitres de Genèse.

Premièrement, Jacob ne fut jamais plus en sûretéque dans ces moments les plus dangereux. Pensez à la vie de Jacob pendant un moment, spécialement à ces moments de grand danger. Quand il fuyait Esaü, Jacob fut rencontré par Dieu à Béthel (28:10). Quand Jacob fut chaudement poursuivit par son oncle furieux et frustré, Dieu avertit sévèrement Laban qu’il ne devrait même pas parler durement à Jacob (31:24). Cela écourta les plans de Laban (31:29). Quand Jacob entra dans une nouvelle vie, une vie dangereuse, dans le pays de Canaan, une troupe d’anges le rencontra et lui assura de la présence et protection de Dieu (32 :1-2). Finalement, comme Jacob avait peur de son frère, puisqu’il ne voyait que lui qui pouvait être l’obstacle à son entrée dans le pays de Canaan et à recevoir les bénédictions de Dieu, Dieu, LUI-MEME, le rencontra et lutta avec lui, et à la fin, « succombant » à sa pétition d’être bénit. Ayant dominé avec Dieu dont il a vu le visage, il fut assuré de prévaloir sur Esaü dans la rencontre qui allait avoir lieu. Jamais Jacob ne fut plus en sûreté qu’à ces moments où sa vie sembla être en grand danger.

Deuxièmement, Jacob ne fut jamais plus en danger que quand il pensait qu’il n’avait rien à craindre. Jacob semblait se sentir en sécurité quand son frère était loin, et pourtant il semble qu’Esaü était venu le rencontrer avec des hommes armés pour lui servir d’escorte dans le pays de Canaan. Jacob se sentait en sécurité quand son troupeau pouvait se nourrir des pâturages de Soukkoth plutôt que des pâturages clairsemés de Béthel. Il se sentait plus en sécurité près d’une ville pleine de Cananéens plutôt que dans la solitude d’un endroit plus éloigné de la civilisation. Mais c’est à Sichem que le viol de Dina eut lieu, et c’est là que Jacob aurait pu être tué par les Cananéens.

La raison pour cela est vraiment assez simple : nous sommes plus prédisposés à faire confiance à Dieu et à LUI obéir quand nous sentant que nous sommes en grand danger et que notre seul espoir est en Dieu seul pour nous sauver. Il est triste mais vrai que nous avons tous tendance à ralentir dans notre méditation et notre dévotion quand les choses vont bien. Nous pensons que nous pouvons prendre soin de tout nous-même quand les dangers sont distants et les troubles sont loin, mais quand quelque chose arrive, dès qu’un problème sérieux apparaît, alors nous courrons vers Dieu pour qu’IL nous aide. Quand tout va bien, nous marchons tout seuls, nous sommes braves, nous n’avons pas besoin de LUI, mais dès qu’il y a un petit ou grand accroc, nous détalons vers notre refuge pour protection. C’est le genre de christianisme que nous vivons.

Quand Jacob fut libéré d’Esaü, qu’il percevait comme son danger principal, il se sentit libre de brasser ses affaires lui-même. Il rechercha la sécurité dans la séparation de son frère et des succulents pâturages pour la sécurité des villes et des alliances avec les païens. En ce temps de déclin spirituel, il était remarquablement passif en face de l’adversité qui aurait dû le consterner. Lui, qui était si agressif quand il recherchait la prospérité matérielle, n’avait aucun zèle pour la pureté morale. Ses propres intérêts et sa préservation étaient ses seuls soucis.

Quelle leçon cela a dû être pour les Israélites qui lisait ce récit de Moïse ! Spécialement quand ils étaient sur le point d’entrer dans le pays de Canaan. Cela aurait dû leur apprendre que leur seule sécurité était en Dieu. Cela aurait dû les avertir que le plus grand danger dans la terre promise n’était pas la taille des habitants ou leurs prouesses militaires, mais en devenant négligemment complaisant en ce qui concerne la pureté spirituelle et en ne résistant pas l'orgueil.

Les Israélites, comme Jacob, apparaissaient être dans un endroit très dangereux, bloqués entre la Mer Rouge et les soldats égyptiens (Exode 14:10-12). Le fait était qu’ils n’avaient jamais été plus en sécurité car ils étaient dans la volonté de Dieu et marchaient selon Sa parole. Ils étaient en sécurité car ils étaient exactement là où Dieu voulait qu’ils soient, alors IL ouvrit un chemin pour eux à travers la mer.

Le grand danger pour Israël était ce qui arriverait une fois qu’ils seraient sur la terre promise. Pendant les années qu’ils ont erré dans le désert, ils étaient, humainement parlant, dans une situation des plus dangereuses, mais Dieu miraculeusement pourvut pour eux. Effectivement, Dieu a utilisé ces circonstances pour leurs apprendre que les sujets les plus importants de la vie n’étaient pas la nourriture ou la boisson, mais l’obéissance à la volonté de Dieu et la préservation de sa parole (Deutéronome 8:1-6).

Le plus grand danger qu’Israël pourrait rencontrer n’était pas la persécution des Egyptiens, car cela les garda purs. Ce n’était pas le problème de survie dans le désert, car Dieu leurs fournit tout ce dont ils avaient besoins pour nourriture et vêtements. Le plus grand danger qu’Israël pourrait rencontrer était la prospérité et la sécurité apparente une fois qu’ils possèderaient la terre promise.

« Garde-toi d'oublier l'Eternel, ton Dieu, et de négliger d'obéir à ses commandements, à ses ordonnances et à ses lois que je te donne aujourd'hui.

Si tu manges à satiété, si tu te construis de belles maisons et que tu y habites,

si ton gros et ton petit bétail se multiplient, si ton argent et ton or s'accumulent, si tous tes biens s'accroissent,

prends garde de ne pas céder à l'orgueil et d'oublier l'Eternel ton Dieu, qui t'a fait sortir d'Egypte, du pays où tu étais esclave,

qui t'a conduit à travers ce vaste et terrible désert peuplé de serpents venimeux et de scorpions, dans des lieux arides et sans eau où il a fait jaillir pour toi de l'eau du rocher le plus dur.

Dans ce désert, il t'a encore nourri en te donnant une manne que tes ancêtres ne connaissaient pas. Il a fait tout cela afin de te faire connaître la pauvreté et de te mettre à l'épreuve, pour ensuite te faire du bien.

Prends donc garde de ne pas te dire: «C'est par mes propres forces et ma puissance que j'ai acquis toutes ces richesses.»

Souviens-toi au contraire que c'est l'Eternel ton Dieu qui te donne la force de parvenir à la prospérité et qu'il le fait aujourd'hui pour tenir envers toi les engagements qu'il a pris par serment en concluant alliance avec tes ancêtres. » (Deutéronome 8:11-18)

Construit dans la Loi que Dieu avait donné à Son peuple étaient quelques facteurs qui avaient pour intention de stimuler la foi des Israelites une fois qu’ils seraient dans le pays.

« Vous obéirez à mes commandements, vous observerez mes lois et vous les appliquerez; ainsi vous demeurerez dans le pays en sécurité;

et la terre vous donnera ses fruits, vous mangerez à satiété et vous mènerez une existence paisible.

Peut-être direz-vous: «Que mangerons-nous la septième année puisque nous n'aurons ni semé ni rentré de récoltes?»

Sachez que la sixième année, je répandrai ma bénédiction sur vous, en vous assurant une récolte suffisante pour trois ans.

Lorsque vous sèmerez la huitième année, vous vivrez encore sur l'ancienne récolte dont vous mangerez même jusqu'à la récolte de la neuvième année.» (Lévitique 25:18-22)

Ici Dieu dit aux gens de ne pas planter ou récolter la septième année. Cela, bien sur, pour reposer la terre. En plus, cela étira la foi des Israélites, car cela les forçait à obéir Dieu, même quand le résultat normal aurait été un manque de nourriture. Ils devaient avoir foi en Dieu de subvenir à leurs besoins. Pendant que l’Egypte avait sa rivière et ses fermes très prédictibles et prospères par irrigation, Dieu avait amené Son peuple dans un pays où ils devaient LUI faire confiance pour les pluies dont la terre avait besoin pour produire en abondance. Il y avait des conditions stimulant la foi, désignées à garder les Israélites vigilants à leur dépendance de Dieu pour leurs besoins quotidiens. La seule sécurité d’Israël était leur Dieu, en Qui ils devaient croire, faire confiance, et à Qui ils devaient obéir.

« Si vous suivez mes ordonnances, si vous obéissez à mes commandements et si vous les appliquez,

je vous donnerai vos pluies en leur saison[c], la terre livrera ses produits et les vergers donneront leurs fruits.

Vous serez encore en train de battre le blé quand viendra le temps de la vendange et celle-ci durera jusqu'aux semailles ; vous mangerez du pain à satiété, et vous habiterez en sécurité dans votre pays. » (Lévitique 26:3-5)

La sécurité de l’homme a toujours été en Dieu, et en Dieu seul. Ce n’est pas simplement une vérité du Nouveau Testament ; C’est une vérité eternelle.

« Du haut du ciel, l'Eternel regarde la terre.
Il voit tous les humains.

De son trône, il observe
tous les habitants de la terre.

Il a formé leur cœur à tous,
et il reste attentif à chacun de leurs actes.

Le roi n'est pas sauvé par une armée nombreuse,
la force ne saurait délivrer le guerrier.

Pour avoir la victoire, le secours du cheval est illusoire,
et toute sa vigueur ne suffit pas pour échapper.

Mais l'Eternel prend soin de ceux qui le révèrent,
comptant sur son amour

pour les délivrer de la mort
et préserver leur vie aux jours de la famine.

Oui, nous comptons sur l'Eternel,
il est notre secours et notre bouclier.

En lui nos cœurs trouvent leur joie,
et notre confiance, nous la plaçons dans le Dieu saint.

Accorde-nous ta grâce, ô Eternel,
car nous comptons sur toi. » (Psaume 33:13-22)

Il n’y a aucune sécurité dans les « armes de la chair », seulement dans les « armes de Jéhovah ». Si nous croyons en nos propres appareils, nous sommes très vulnérables. Si nous croyons en Dieu, nous sommes invincibles.

Le massacre des Cananéens par les fils de Jacob, bien que fait dans la déception, était une nécessité. Si Siméon et Lévi n’avaient pas massacré les hommes de cette ville, les fils et filles de Jacob se seraient mariés avec ces gens. Il y avait peu de doute à propos de ça, puisque Jacob y aurait consenti. Jacob voyait leur amitié et franchise comme évidences de sécurité. En réalité, c’était tout l’opposé. La bonne volonté des Cananéens d’adopter Jacob, les Israélites, et leur religion dans leurs vies auraient profané la pureté que Dieu exigeait pour cette race. Pendant que Jacob n’a pas prit une telle activité comme profane et ignoble, c’est comme ça que ses fils l’ont vue (34:7,31), ainsi que Dieu. C’est pour cela que plus tard IL ordonna aux Israélites d’exterminer les Cananéens, à cause de leur dépravation et de leur déchéance (Deutéronome 20:17-18). De cet incident dans la vie de Jacob, les Israélites pouvaient voir les conséquences de la cohabitation avec les Cananéens.

Un certain nombre de principes font surface dans cet évènement dans la vie de Jacob qui s’appliquent à nous des siècles plus tard.

(1) La sécurité n’est pas quelque chose que nous sommes capables de pourvoir pour nous-même. Les hommes ne sont jamais en sécurité sans Dieu. Chaque non-croyant doit être avertit de cette vérité. Comme Pierre l’a dit il y a des siècles :

« C'est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n'a jamais donné le nom d'aucun autre homme par lequel nous devions être *sauvés. » (Actes 4:12)

(2) La sécurité ne vient que de Dieu :

« Dans la paix, je me couche et m'endors aussitôt;
grâce à toi seul, ô Eternel, je demeure en sécurité. » (Psaume 4:9)

(3) Le vrai croyant est plus sécurisé quand il suit la Parole de Dieu :

« Mais celui qui m'écoute habitera en sécurité,
il vivra tranquille, sans avoir à redouter le malheur. » (Proverbes 1:33)

(4) La sécurité n’est pas l’absence de danger, mais la reconnaissance de celui-ci et le fait de tourner vers Dieu pour notre protection contre celui-ci. Cela était la foi des trois compagnons de Daniel (Daniel 3:13)

(5) Les temps d’apparente sécurité qui mènent à la complaisance sont des occasions quand le danger est à sa plus grande intensité. Les vrais dangers sont le plus souvent invisibles à l’œil humain car ils sont d’une nature spirituelle. Ces dangers incluent l’incrédulité, l’indifférence, les compromis et la complaisance. Et ce sont contre ceux-là que les Chrétiens doivent être vigilants, attentifs aux dangers qui sont toujours présent, spécialement quand il y a des temps de prospérité et de paix :

« C'est pourquoi, si quelqu'un se croit debout, qu'il prenne garde de ne pas tomber. » (1 Corinthiens 10:12)

    « Lorsque les gens diront: «Maintenant règne la paix! Maintenant nous sommes en sécurité!», alors précisément, la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n'échappera.

    Mais vous, mes frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres pour que le jour du Seigneur vous surprenne comme un voleur.

    Car vous êtes tous enfants de la lumière, enfants du jour. Nous n'appartenons ni à la nuit ni aux ténèbres.

    Ne dormons donc pas comme le reste des hommes, mais restons vigilants et sobres. » (1 Thessaloniens 5:3-6)

    « Ne vous laissez pas distraire, soyez vigilants. Votre adversaire, le diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, qui cherche quelqu'un à dévorer.» (1 Pierre 5:8)

    « Tu dis: Je suis riche! J'ai amassé des trésors! Je n'ai besoin de rien! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu!» (Apocalypse 3:17)

Comme les épreuves et les souffrances de la vie sont différentes à la lueur de ces vérités ! Les épreuves de la vie ne nous sont pas données par Dieu pour notre destruction, mais pour notre défense. Elles nous causent de nous accrocher plus à LUI Qui est capable de nous donner de la force pendant ces temps de besoins (Hébreux 4:14-16). Les épreuves de la vie sont des cadeaux de la grâce de Dieu (Philippiens 1:29), voulues par un tendre Père pour renforcer notre foi :

« Supportez vos souffrances: elles servent à vous corriger. C'est en fils que Dieu vous traite. Quel est le fils que son père ne corrige pas?

Si vous êtes dispensés de la correction qui est le lot de tous les fils, alors vous êtes des enfants illégitimes, et non des fils.

D'ailleurs, nous avions nos parents terrestres pour nous corriger, et nous les respections. N'allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre à notre Père céleste pour avoir la vie?

Nos parents nous corrigeaient pour un temps limité, selon leurs idées, mais Dieu, c'est pour notre bien qu'il nous corrige, afin de nous faire participer à sa sainteté.

Certes, sur le moment, une correction ne semble pas être un sujet de joie mais plutôt une cause de tristesse. Mais par la suite, elle a pour fruit, chez ceux qui ont ainsi été formés, une vie juste, vécue dans la paix.

C'est pourquoi: Relevez vos mains qui faiblissent et raffermissez vos genoux qui fléchissent.

Faites-vous des pistes droites pour votre course, afin que le pied qui boite ne se démette pas complètement, mais qu'il guérisse plutôt. » (Hébreux 12:7-13)

A mon avis, la plupart des Chrétiens préfèrent rester dans le confort et la complaisance plutôt que de vivre sur le bord tranchant de la lame du Christianisme. La plupart d’entre nous, comme Jacob, préfère la paix à la pureté, la prospérité à la piété, et la sécurité à la spiritualité. Les commandements et les principes du Nouveau Testament, comme les Lois du Vieux, sont là pour que l’on vive une vie excitante. Ça, je crois, est pourquoi notre Seigneur a dit au jeune homme riche de vendre ses possessions et de donner l’argent aux pauvres. Cet homme ne pouvait pas faire confiance à Dieu et à l’or – c’était l’un ou l’autre. Pendant que l’argent n’est pas mauvais, croire en ça pour sa propre sécurité l’est (1 Timothée 6:17). Dieu désire enlever de nos vies tout ce qui fait entrave à notre foi en LUI. Que chacun d’entre nous soit disposé à ne regarder que vers LUI pour notre sécurité, car c’est comme ça que Dieu a créé l’univers.

Je crois vraiment que beaucoup de Chrétiens désirent vivre le genre de vie que Dieu veut que nous vivions. Comment résulter à ça est intensément facile : Croyez, faites-LUI confiance, et obéissez. La croyance mène à l’obéissance à la volonté et à la Parole de Dieu. Et obéir la Parole de Dieu nous force à croire en LUI pour pourvoir à tous nos besoins. Que nous soyons tous disposés à faire comme IL commande !


1 I, too, believe in the pre-tribulation rapture of the church, but one of the dangers in the Christian life is the misuse of right doctrine. Some twist the doctrine of God’s grace into a license for sin (cf. Romans 5:20-6:23, I Peter 2:16). The doctrine of the return of our Lord was intended to inspire holy living, not carelessness (cf. II Peter 3:11-13), watchfulness, not waywardness (I Thessalonians 5; II Timothy 3).

2 So remarks Derek Kidner, Genesis (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967), p. 171.

3 “. . . these words are not to be understood as meaning that he intended to go direct to Seir; consequently they were not a willful deception for the purpose of getting rid of Esau. Jacob’s destination was Canaan, and in Canaan probably Hebron, where his father Isaac still lived. From thence he may have thought of paying a visit to Esau in Seir. Whether he carried out this intention or not, we cannot tell; for we have not a record of all that Jacob did, but only of the principal events of his life.” C. F. Keil and F. Delitzsch, Biblical Commentary on the Old Testament (Grand Rapids: Eerdmans, 1968), I, p. 309.

“Few of us could cast the first stone at him for failing to combine grace and truth in refusing an embarrassing invitation. It is also possible, as Delitzsch suggests, that he intended to visit Seir one day, and deceived Esau ‘by deceiving himself.’ None the less, some of the deviousness of the old Jacob comes out, for he could have said plainly that he was under oath to go to Bethel.” Kidner, Genesis, p. 171.

4 Kidner, Genesis, pp. 170-171.

5 “What, then was Jacob’s next step? Actually this: instead of going after Esau to Seir, which was situated southeast of Peniel, he took his journey in an exactly opposite direction, and went to Succoth, northwest of Peniel.” W. H. Griffith Thomas, Genesis: A Devotional Commentary (Grand Rapids: Eerdmans, 1946), p. 312.

6 “Finding better pasture at Succoth for his considerable flocks and herds only furthered the delay. The site of Bethel in the mountains does not offer anything comparable to the fields east of the Jordan near the bottom of the escarpment of the Jordan Valley where the waters of the Jabbok offered drink for his animals.” Harold Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), p. 255.

7 “The implied ages of Jacob’s daughter and his elder sons in the next incident, at Shechem, show that several years were indeed spent in one or both of these places, since Dinah was evidently a child of about seven when the family left Paddan-aram (cf. 30:19-25; 31:41).” Kidner, Genesis, p. 172.

8 “Her action is not prefaced by the phrase ‘Now it happened one day,’ which could then be followed by ‘that Dinah went out. . . .’ It would appear that her visits may have been a frequent occurrence and the event should be introduced by ‘Now Dinah had made it a practice to visit with the women . . .’” Stigers, Genesis, p. 256.

9 “The stipulation of circumcision was all the more plausible because the rite, outside Israel, was sometimes an initiation into marriageable status; cf. on 17:9-14.” Kidner, Genesis, p. 174.

10 There is some question as to who participated in the taking of the spoils of Shechem, but it appears to me that all of Jacob’s sons took part in this act, not just Simeon and Levi.


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