Négocier avec la Mort (Genèse 23:1-20)

Introduction

J’ai toujours aimé les challenges. Quand j’étais mécanicien, j’adorai fouiller dans les problèmes qui semblaient éluder les diagnostiques. Etant un pasteur, je m’enrichis sur les passages qui sont normalement ignorés. Il semblerait que je suis arrivé à un tel passage, parfait pour ma personnalité, comme j’approche le vingt-troisième chapitre de Genèse. Un Pasteur que je respecte profondément me confesse que c’est un texte il ne prêcherai pas dessus par choix. Lisant un sermon qu’il avait fait sur ce chapitre, je remarque que 4/5 de son sermon traite avec 1/10 du texte.

Nous ne devrions pas être choqués de trouver la mort de Sara enregistrée comme une partie de la biographie d’Abraham ; cependant, des vingt versets dans ce chapitre, moins de deux réfèrent à la réponse émotionnelle d’Abraham à la mort de sa femme. Aucun romantique ne tolèrerait cela ! Les dix-huit versets restant relatent l’achat d’une petite parcelle de terre où Sara est enterrée.

Je sais que « les imbéciles de précipitent là où les anges craignent de s’aventurer », mais je veux que nous abordions ce texte complètement convaincus que Dieu a une parole pour nous ici. En outre, je crois que nous devons rechercher la plus grande partie de notre instruction de la plus grande partie du passage – l’achat de la parcelle de terre sur laquelle Sara est enterrée.

Préparation pour le départ de Sara

Bien que la mort de Sara ne soit pas enregistrée avant le chapitre 23 de Genèse, le chapitre précédent a préparé Abraham, et nous, pour les évènements de notre passage. Le « sacrifice » d’Isaac sur le Mont Morija a amené Abraham à une foi ferme en le pouvoir de Dieu de ressusciter les morts (Hébreux 11:19.) Pendant que ça n’a pas été nécessaire dans le cas d’Isaac, il le serait avec Sara dans les années à venir. La volonté de tuer Isaac a permit à Abraham d’accepter le départ de sa femme Sara.

En outre, les derniers versets du chapitre 22 enregistrent un incident qui aura quelque chose à voir avec le futur :

« Après ces événements, on annonça à Abraham que Milka avait donné des enfants à Nahor, son frère:

Outs son premier-né, Bouz le second, Qemouel, père d'Aram,

Késéd, Hazo, Pildach, Yidlaph et Betouel.

Betouel fut le père de Rébecca. Ce sont là les huit fils que Milka avait donnés à Nahor, frère d'Abraham.

Son épouse de second rang Reouma lui donna aussi des enfants: Tébah, Gaham, Tahach et Maaka. » (Genèse 22:20-24)

Par la providence de Dieu, une femme pour Isaac avait déjà été pourvue bien avant que le besoin soit apparu. Dieu prend soin du futur à l’avance. Comme un ami l’a exprimé, « le bélier était déjà dans le buisson » (22:13.)

Au-delà de ça, le rapport résumé dans les versets 20-24 rappelait à Abraham que sa patrie et sa famille étaient très loin. Il n’y a aucun doute que les nouvelles de « la maison » lui rendirent le cœur lourd d’émotions. Quand Sara mourait, il y aurait de fortes raisons émotionnelles pour ramener son corps « à la maison » pour l’enterrer. Ces versets nous rappellent alors les liens forts qui restaient en Mésopotamie et la signifiance de la décision d’Abraham d’enterrer sa femme au pays de Canaan.

La Foi d’Abraham Exprimée dans Sa Réponse à la Mort de Sara (3:1-20)

Bien que notre foi ne soit pas basée sur nos sentiments, nous ne devrions pas la séparer de nos émotions. Les deux premiers versets founissent la toile de fond de notre chapitre et décrivent aussi le chagrin du patriarche :

« Sara vécut cent vingt-sept ans.

Elle mourut à, c'est-à-dire Hébron, dans le pays de Canaan. Abraham célébra ses funérailles et la pleura. » (Genèse 23:1-2)

Comme les commentateurs ont noté au cours de siècles, Sara est la seule femme dans la Bible dont l’âge a été révélé. Cent vingt-sept ans est une vieillesse bien avancée, mais la mort de Sara aurait semblé prématurée à cause de sa juvénilité. Même à l’âge de quatre-vingt-dix, elle était une femme assez séduisante pour attirer les yeux d’Abimélek (20:1-2.) Sara a du paraître avoir trouvé la fontaine de jouvence. Sa jeunesse et sa beauté auraient caché le fait que la mort allait arriver bientôt.

Abraham semble avoir été ailleurs au moment de la mort de Sara. Pendant que quelques explications imaginaires existent pour ce fait, il serait plus facilement expliqué par Abraham étant avec ses troupeaux ou quelque chose comme ça. Quand il apprit la mort de sa femme, il est venu à ses cotés pour la pleurer.

Pendant que l’accent du passage ne tombe pas ici, nous savons qu’Abraham a exprimé le chagrin commun à ceux qui font face à la mort d’une personne chère. La foi n’est pas exprimée par une attitude stoïque, froide, inoxydable face à la mort. Il y a des années, Jackie Kennedy a été louée pour sa « foi » quand elle « se comporta si bien » durant les funérailles de son mari. L’Histoire a assez bien fourni la preuve que le manque d’émotions de Jackie aux funérailles pouvait être attribué au manque de sentiments pour son mari. Nous avons seulement besoin de remarquer que notre Seigneur a pleuré à la tombe de Lazare (Jean 11:35.)

L’Achat d’une Concession (3-20)

La mort de Sara a amené Abraham à prendre une décision. La question pratique était: «Où devrais-je enterrer Sara ?» Cependant, le problème principal était ceci : « Où devrais-je être enterré ? » La plupart du temps, quand une concession est achetée pour le premier époux, une autre est achetée à coté pour celui qui reste, et fréquemment une concession familiale est obtenue simultanément. Quand Abraham décida où Sara serait enterrée, il détermina aussi l’endroit de son enterrement et de ses descendants.

Abraham approcha alors les Hittites pour acheter une concession funéraire pour lui et sa famille. Cela a du être étrange pour Abraham d’implorer les Hittites pour une parcelle de terre en dépit des promesses, souvent répétées, de Dieu :

« Ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram et lui dit:
---Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate,

le pays des Qéniens, des Qeniziens, des Qadmonéens,

des Hittites, des Phéréziens, des Rephaïm,

des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Yebousiens.» (Genèse 15:18-21)

Abraham se sentait contraint d’acheter une parcelle que Dieu avait promis de donner à lui et à ses descendants. De plus, il allait acheter le terrain d’un peuple que Dieu allait vaincre pour lui. C’est ironique qu’Abraham doive humblement s’incliner devant ce peuple et les pétitionner pour un morceau de terre.

Comme nous avons noté, la majorité du chapitre 23 est dévouée à la description juridique décrivant l’achat d’une concession funéraire dans le pays de Canaan. Nous ne pouvons comprendre complètement la transaction qu’en connaissant sa culture et son temps. C’était un processus juridique qui suivait précisément les pratiques des Hittites. Même mon ami, qui est avocat de biens immobiliers, n’aurait pas pu faire mieux.

Les transactions juridiques étaient généralement conduites aux portes de la ville où les dirigeants de la ville étaient présents et où les témoins étaient sous la main (Ruth 4:1.) Les termes de l’accord étaient déterminés par des négociations, complètement dans les coutumes et la culture du temps. Cela peut nous paraître « étrange », mais pas à Abraham ou aux Hittites. Les affaires d’Abraham étaient un modèle de dignité et de fair play.

La requête d’Abraham (3-4) : Abraham avait demandé que les fils d’Ephron (verset 3), le Hittite (verset 10), lui fournissent un endroit pour enterrer Sara. Il reconnaissait que son problème était sa situation comme « étranger et voyageur » parmi eux (verset 4.) Le résultat voulait dire qu’il n’était pas propriétaire et qu’aucune terre ne lui appartenait.

Une offre généreuse (5-6) : la demande d’Abraham a été prise au pied de la lettre. Il semblait qu’Abraham demandait seulement l’usage d’une concession funéraire. Une telle requête n’était pas à être refusée à un homme d’une telle stature. Abraham était considéré comme un « prince de Dieu. » Ces Cananéens reconnaissaient la main de Dieu sur cet homme et avaient tendance à le traiter favorablement, même Abimélek avait dit auparavant (21:22.)

Si Abraham espèrait obtenir l’usage d’une propriété funéraire, tout le monde serait content de lui prêter ce qu’ils avaient de mieux. Cependant, une tombe empruntée n’était pas acceptable pour Abraham. Il n’y a vraiment rien de mal avec une tombe empruntée ; notre Seigneur a été enterré dans une, si vous vous rappelez (Matthieu 27:60), mais notre Seigneur n’en avait besoin que pour trois jours, pendant qu’Abraham en avait besoin pour la postérité (Genèse 25:9 ; 50:3.) Rien de moins qu’une possession permanente ne satisferait Abraham.

Une clarification (7-9) : Les intentions d’Abraham n’étaient pas encore comprises. Il désirait une possession permanente, pas une tombe empruntée. Ce pays de Canaan devait devenir sa maison, pas simplement un arrêt sur le chemin. Conséquemment, Abraham demanda aux gens de presser Ephron de lui vendre la grotte de Machpelah, qui était située au bout du champ (verset 9.) Ce ne devait pas être un cadeau, mais un achat à valeur totale de la propriété.

Une modification (10-11) : Ephron, qui était assis parmi les dirigeants de la ville, répondit à la demande d’Abraham. La chose importante n’est pas l’offre de donner la terre à Abraham, car cela ne semble être qu’une simple formalité ; ce n’était pas une offre hypocrite autant qu’une que personne n’accepterait avec honneur. La modification est dans la quantité de terrain qui était incluse. Abraham ne demandait seulement que la grotte au bout du champ d’Ephron, mais Ephron spécifiait que le marché devrait être un paquet, le champ et la grotte. La signification de cela serait suggérée plus tard.

La réponse anticipée (12-13) : Comme attendu, Abraham refusa l’offre du cadeau mais accepta la modification du marché, et donc, la vente fut en route. Le champ avec la grotte serait vendu à Abraham, et le prix seul avait besoin d’être discuté.

Le prix discuté et agrée (14-16) : Certains doivent apprécier la beauté de la culture du Proche-Orient pour profiter de cet acte final de négociation. Ephron n’était pas un imbécile. Il insista dans son offre de donner à Abraham la terre gratuitement, mais il mit une valeur sur le cadeau qui était offert. Cela accomplit deux choses : ça donna un prix, généreux, et cela donnait la possibilité à Abraham de marchander sur le prix. Si Ephron est si généreux à offrir de donner la terre à Abraham, comment Abraham pourrait-il râler sur le prix ? Abraham paya le prix, et les deux hommes se séparèrent avec ce dont ils avaient espéré.

Un résumé final (17-20) : Encore une fois, dans ce qui semble être une terminologie très technique et juridique, la transaction est esquissée. Comme était la coutume, même les arbres sont mentionnés dans le titre de la propriété (verset 17.) Un site funéraire fut ainsi procuré, et Abraham enterra sa femme.

Conclusion

Pour Abraham, l’achat de la grotte de Machpelah était une expression de sa foi en Dieu. L’auteur d’Hébreux a fait allusion à cela quand il a écrit:

« C'est dans la foi que tous ces gens sont morts sans avoir reçu ce qui leur avait été promis. Mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont reconnu qu'ils étaient eux-mêmes étrangers et voyageurs sur la terre.

Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils recherchent une patrie.

En effet, s'ils avaient eu la nostalgie de celle dont ils étaient sortis, ils auraient eu l'occasion d'y retourner.

En fait, c'est une meilleure patrie qu'ils désirent, c'est-à-dire la patrie céleste. Aussi Dieu n'a pas honte d'être appelé «leur Dieu», et il leur a préparé une cité. » (Hebreux 11:13-16)

En déterminant que Sara, et plus tard lui-même et ses descendants, seraient enterrés dans le pays de Canaan, Abraham « a revendiqué son territoire » dans le pays que Dieu lui a promis. Le pays où il serait enterré sera la patrie de ses descendants. La place que Dieu lui a promis était la place où il doit être enterré.

Jérémie a exprimé une foi similaire quand il acheta le champ d’Anatoth (Jérémie 32:7.) Bien que Dieu allait juger Son people pour leurs péchés en les chassant de la terre promise, IL les ramènerait quand ils se repentiraient. L’achat du champ d’Anatoth démontre la conviction de Jérémie que Dieu ferait ce qu’IL avait promis (Jérémie 32:9-15.)

L’achat d’Abraham illustre non seulement son espoir pour un meilleur pays, un pays paradisiaque (Hébreux 11:16), il l’implique encore plus profondément dans le monde présent dans lequel il vivait comme un étranger et un pèlerin. Les pèlerins n’étaient pas propriétaires, mais maintenant Abraham l’était, par nécessité. Les étrangers et les pèlerins ne sont pas aussi impliqués ou n’ont pas autant d’obligations que les citoyens et les propriétaires. L’achat d’Abraham lui a donné une « double nationalité », à dire. Laissez moi suggérer comment.

On nous dit que selon la loi hittite, Abraham aurait été obligé au roi, s’il avait seulement acheté la grotte de Machpelah au lieu du champ et de la grotte.200 En achetant de la propriété comme il l’a fait, Abraham ainsi approfondit son engagement de foi en Dieu mais aussi prolongea ses obligations dans ce monde. Je crois que c’est important. Dans la première épître, Pierre instruit les Chrétiens sur leurs attitudes et leurs conduites envers ce monde présent puisque nous sommes des étrangers et des pèlerins :

« Mes chers amis, vous êtes dans ce monde comme des résidents temporaires, des hôtes de passage; c'est pourquoi je vous le demande: ne cédez pas aux désirs de l'homme livré à lui-même: ils font la guerre à l'âme.

Ayez une bonne conduite au milieu des païens. Ainsi, dans les domaines mêmes où ils vous calomnient en vous accusant de faire le mal, ils verront vos bonnes actions et loueront Dieu le jour où il interviendra dans leur vie.

Pour l'amour du Seigneur, soumettez-vous à vos semblables, qui sont des créatures de Dieu: au roi qui détient le pouvoir suprême,

comme à ses gouverneurs chargés de punir les malfaiteurs et d'approuver les gens honnêtes. ---

Car voici ce que Dieu veut: c'est qu'en pratiquant le bien, vous réduisiez au silence toutes les calomnies portées contre vous par les insensés, les ignorants.

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu. ---

Témoignez à tout homme le respect auquel il a droit, aimez vos frères en la foi, «révérez Dieu, respectez le roi ! » (1 Pierre 2:11-17)

Les Chrétiens sont citoyens de deux mondes, pas seulement un. Bien que notre héritage, « qui ne peut ni se détruire, ni se corrompre, ni perdre sa beauté. » (1 Pierre 1:4), soit aux cieux, nous avons des obligations dans ce monde présent. Nous devons nous soumettre aux autorités de monde et aux institutions (1 Pierre 2:11.) Nous devons aussi obéir les lois du pays et payer nos impôts (Romains 13:1-7.)

Les Chrétiens ont souvent été accusés d’avoir « leurs têtes tant dans les nuages, ils sont des bons à rien sur la terre. » Si je comprends la Bible correctement, notre tête dans les nuages est ce qui nous rend utile dans le présent. Abraham vivait dans le présent en vue de l’avenir. Son futur héritage n’a pas diminué ses obligations présentes ; il a établit ses priorités. Le fait qu’il hériterait du pays de Canaan et « Ta descendance dominera sur ses ennemis » (Genèse 22:17) ne voulait pas dire qu’il ne pourrait pas acheter de la propriété et se soumettre devant l’autorité constituée (23:7,12), et ce aux portes de ceux que Dieu mettrait sous son autorité plus tard (15:20.)

L’achat d’une propriété funéraire d’Abraham fournit Israël avec des racines dans la terre promise. Jacob, qui est mort en Egypte, était enterré dans la grotte qu’Abraham avait achetée (Genèse 50:1-14.) Quand les Israélites furent libérés de l’esclavage égyptien, où retourneraient-ils, mais dans leur patrie ?

D’une façon intéressante, le pays de Canaan n’avait pas encore possédé quand ce Livre (Genèse) fut écrit. Mais ceux qui le recevraient des mains de Moïse étaient ceux qui anticipaient la conquête. A personne, excepté Caleb, ne fut donné le privilège de prendre la terre qu’Abraham avait achetée comme arrhes sur son héritage (Josué 14:13.) Quelle motivation cette histoire a du fournir aux armées d’Israël quand elles marchaient sur Canaan pour le posséder !

Pour les hommes aujourd’hui, cet évènement d’Histoire biblique ancienne a de nombreuses insinuations :

(1) Il indique que dans le Vieux Testament, tout comme dans le Nouveau, la tombe est le symbole d’espoir pour un nouveau croyant.

La grotte de Machpelah reste depuis des siècles un monument à la foi d’Abraham, Isaac, et Jacob. La tombe vide de notre Seigneur garantie le Chrétien que la tombe n’est pas notre destination finale mais une demeure pour le corps jusqu’ à ce que Jésus revienne pour les Siens (1 Corinthiens 15; 1 Thessaloniens 4.)

Qu’est ce que la tombe représente pour vous, mes amis? Est-ce la fin ou le commencement? Votre relation avec le Dieu d’Abraham et Son Fils, Jésus Christ, fait la différence.

(2) Où nous investissons notre argent démontre où nous prévoyons de passer notre futur !

Un des cinq hommes morts en martyr pour sa foi en Equateur, Jim Elliot, dit une fois : « Il n’est pas un imbécile celui qui abandonne ce qu’il ne peut pas garder pour gagner ce qu’il ne peut pas perdre. » Abraham croyait que les promesses de Dieu étaient vraies. Son investissement dans le pays de Canaan était le meilleur achat qu’il pouvait faire. Dans la terminologie du Nouveau Testament, il « amassa plutôt des trésors dans le ciel » (Matthieu 6:19-20.) Comment nous dépensons notre argent indique la réalité de notre foi.

(3) L’alliance de Dieu devrait être la base pour nos actions et décisions.

La foi d’Abraham était en Dieu, mais elle n’était pas nébuleuse, sans fondement. Il croyait en l’alliance que Dieu avait conclut et souvent rappelée. C’était la foi d’Abraham en la compétence de Dieu de tenir ses promesses qui provoquea son achat de la concession funéraire sur laquelle il serait enterré.

Souvent, les gens demandent pourquoi nous devons prendre la communion chaque semaine. Il y a au moins deux réponses. Premièrement, c’est ce que notre Seigneur commandait et ce que la première église pratiquait (Luc 22:14-20 ; 1 Corinthiens 11:23 ; Actes 2:42,46 ; 20:7.) Deuxièmement, c’est un aide-mémoire hebdomadaire de l’alliance que notre Seigneur a fait avec nous – la Nouvelle Alliance de Son sang (Luc 22:20.) Nos actions et nos décisions devraient être gouvernées par l’assurance que cette alliance sera totalement réalisée dans la vie du croyant. Ça, mes amis, est quelque chose dont on doit être rappelé fréquemment.

(4) L’enterrement d’une personne chère est une opportunité importante pour un Chrétien d’exprimer publiquement sa foi.

Fréquemment on nous dit que l’achat de la concession funéraire a été fait devant les Hittites (23:3,7,9,10,etc…) L’importance des actes d’Abraham n’est pas passée inaperçue aux Hittites. Ils le connaissaient comme « prince de Dieu. »

L’occasion de la mort d’une personne chère devrait toujours être vue comme une opportunité pour un témoignage chrétien. Ce que l’on dit à un moment comme ça est très important, mais n’oublions pas que ce que nous faisons est aussi vital. Les actions d’Abraham dans le chapitre 23 sont aussi importantes que ses déclarations.

Pendant que ce que j’ai à dire sur ce point est, au mieux, déductif, je crois que c’est vrai. Il y a un vrai besoin de balancer deux facteurs. Deux fois, Abraham a parlé d’enterrer ses morts (23:4,8.) Le corps d’un saint mort ne doit pas être vénéré ou traité comme quelque objet sacré. Le corps mort n’est qu’une coquille dans laquelle l’âme a résidée. Le corps doit être mis de coté. Certains feraient bien de réfléchir à ça.

D’un autre coté, le corps est celui que Dieu a modelé (Psaume 139:13-16), il a servit comme le “temple du Saint-Esprit” (1 Corinthiens 6:15, 19-20) ; Il sera levé de nouveau et sera transformé, incorruptible (1 Corinthiens 15:35-49.) A cause de cela, le corps ne devrait pas être disposé de telle façon d’ignorer la valeur qu'il lui a été donné par son Créateur.

Bien qu’on puisse protester le « coût cher de la mort », laissez moi suggérer que certains peuvent réagir aux coûts des enterrements d’une manière excessive qui pourra affecter leur témoignage chrétien. Les non-croyants, qui ne voient aucune vie après la mort, pas de résurrection, peuvent bien se débarrasser du corps aussi à bas prix et irrévérencieusement que possible. Cependant, le Chrétien devrait y réfléchir à deux fois.

Je ne crois pas qu’Abraham ait été extravagant pour l’enterrement de sa femme, mais je ne crois pas non plus qu’il cherchait à obtenir un enterrement à prix de soldes. La plupart des érudits suspectent que le prix de cette concession était cher.201 Abraham n’a pas fait de marchandage sur le prix. La motivation d'Abraham aussi bien que sa modération devrait être considérée par rapport aux funérailles. Pendant que notre foi n'a pas besoin de froufrous, ni nos consciences de cercueils incrustés d’argent, nous devons être prudents de ne pas refléter les valeurs d'une société décadente comme nous enterrons nos morts.


200 “The situation is clarified by the Hittite law code found at Hettueas, Bogaskoi, in Asia Minor, which throws considerable light on the transaction. Law 46 stipulates that the holder of an entire field shall render the feudal obligations, but not he who holds only a small part. A later version stipulates that notice of the sale be made to the king and only those feudal services stipulated at that time are to be given. According to Law 47 lands held as gifts from the king do not incur feudal obligations, while sale of all a craftsman’s lands do carry it. On the other hand, if the larger portion of his holding is sold, the obligation passes to the buyer. One who usurps a field or is given a field by the people bears the obligation. By these various conditions it is seen that the land itself bears the obligation which posses to the new buyer.” Harold G. Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), p. 193.

201 There is much difference of opinion as to how high a price Abraham paid for the burial plot. Both the relative value of the silver and the size of the field are unknown. Since Moses did not state that the price was exceptionally high, we should draw such conclusions with caution.


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