De Membre du Conseil Municipal à Homme des Cavernes : « Quelle Différence Peut Faire un Jour» (Genèse 19:1-38)

Introduction

Il y a plusieurs semaines, j’étais dans l’Etat de Washington rendant visite à un de nos amis qui était aussi du Texas. Nous étions près d’un lac où mes parents vivent, admirant une végétation luxuriante, des sapins magnifiques, et profitant de températures fraîches. D’un air pensif, mon ami se tourna vers moi et me demanda, « Dis-moi encore, pourquoi veux-tu retourner à Dallas ? »

Je suppose que la plupart d’entre nous pensons considérablement au fait de sortir la ville, loin des hauts indices de la criminalité, des gens et de la pollution, des vues malséantes, des sons et des odeurs, des foules et de la congestion. Récemment, il semblerait y avoir une tendance de « retour à la campagne » dans l’esprit des gens. Certains penseraient même que quitter les villes serait biblique.

Jusqu'à présent dans le Livre de Genèse, la ville n’a pas été vue sous le meilleur angle. Caïn a battit sa première ville, Hénoc, et cela après avoir était dit qu’il serait un vagabond et un fugitif (Genèse 4:12,17). En dépit du fait que l’homme avait été commandé de peupler la terre (9:7), l’humanité déchue s’est recroquevillée sur elle-même et commença à construire la ville de Babel avec sa tour (11:4). Abraham a été appelé à quitter la vie urbaine pour vivre une vie de voyageur.

Et maintenant Loth, qui a choisi de vivre à Sodome, va presque tout perdre : sa femme et sa famille, son honneur, et tout ce pour quoi il a travaillé. Abraham, vivant loin des villes de la plaine, regarde avec du chagrin pendant que cette destruction tomba sur les villes (19:27-29). Est-ce que cela ne veut pas dire que la séparation implique fuir la ville ? Certains pensent ça. Mais la chute de Loth n’est pas arrivée dans la perversion et la société séculaire de Sodome, mais dans une grotte retirée. Le problème n’était pas en fait avec la ville, mais avec l’âme. Genèse 19 nous permet de mettre la question de la séparation dans la bonne perspective.

Le 19ème chapitre est peut-être la partie la plus tragique de ce Livre car elle décrit la destruction d’une ville. Pire encore, elle décrit la chute d’un saint. Si cela n’avait pas été pour les mots de l’Apôtre Pierre, nous n’aurions jamais su avec certitude que la personne pitoyable, connue par le nom de Loth, était un vrai croyant :

« Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

Car, en les voyant vivre et en les entendant parler, cet homme juste qui vivait au milieu d'eux était tourmenté jour après jour dans son cœur intègre, à cause de leurs agissements criminels. » (2 Pierre 2:7-8)

Si nous voulons être francs les uns avec les autres, nous devons admettre que dans l’église de Jésus Christ, les « Loths » dépassent de beaucoup les « Abrahams ». Si nous voulons dire la vérité, nous devrions dire que dans nos propres vies il y a beaucoup plus de Loth qui est visible en nous que de l’ami de Dieu, Abraham. Si cela est vrai, alors la description de la destruction de Loth contient un avertissement pour chaque vrai Chrétien. Nous devons approcher ce passage avec précaution, et en priant, si nous voulons apprendre les leçons de Loth par la littérature plutôt que par la vie.

Hospitalité Contre Homosexualité (19:1-11)

« Le soir, les deux anges arrivèrent à Sodome. Loth était assis à la porte de la ville. En les voyant, il se leva pour aller à leur rencontre et se prosterna face contre terre.

Il leur dit:
--- S'il vous plaît, mes seigneurs, acceptez de faire un détour et de venir loger dans la maison de votre serviteur. Vous pourrez vous y laver les pieds, et vous y passerez la nuit, avant de poursuivre votre route.
--- Non, lui répondirent-ils, nous passerons la nuit sur la place.

Mais Loth insista tant qu'ils finirent par accepter de se rendre dans sa maison. Il leur fit préparer un bon repas et cuire du pain sans levain et ils se mirent à manger. » (Genèse 19:1-3)

Les deux anges arrivèrent à Sodome dans la soirée. Loth, qui était assit à la porte de la ville, les identifia comme des étrangers, mais pas comme messagers de destruction. Puisque les anciens de la ville étaient assis comme juges aux portes de la ville (Job 29:7-12), il n’est pas improbable que Loth, sur plusieurs années, ait gagné proéminence et pouvoir. Personnellement, il me semble que ce soit le même genre que Billy Carter ait acquis. Vous vous souviendrez que peu de temps après que Loth arriva à Sodome, la ville fut saccagée et emmenée en captivité, seulement pour être secourut par les efforts héroïques d’Abram (Genèse 14:1-16). La popularité et le pouvoir de Loth auraient pu résulter de sa relation avec Abraham.

Cela ne pourrait en aucun cas nuire à la vraie hospitalité offerte aux deux étrangers. Le parallèle avec l’hospitalité d’Abraham dans le chapitre précédant ne peut être accidentel. Cet acte, plus que n’importe quel autre, montre la vertu de Loth, comme cela est indiqué par Pierre dans son épître. La reluctance apparente des anges à accepter l’invitation, avant d’être gentiment poussés par Loth, est plus une question de culture et de coutumes que d’autres choses (Luc 24:28-29).

Bien qu’on ne nous le dise pas de façons concrètes, il semblerait que la persistance de Loth est motivée autant par peur pour la sécurité des étrangers que par sa générosité. Il connaissait bien le destin de ceux qui n’avaient pas de refuge pour la nuit. Dans n’importe quelle autre ville, dormir sur la place de la ville n’aurait pas été inhabituel ou imprudent. La dépravation de Sodome poussa Loth à contraindre courtoisement ses invités de rester chez lui et de partager sa table. Je me porte à croire que le repas de Loth n’était ni aussi serein ni aussi somptueux que celui partagé à la table d’Abraham.177

Si Loth espérait que ses invités avaient entré sa maison sans être remarqués, il allait être déçu. Aussi dingue que cela puisse paraître, les hommes de la ville avaient un œil plus intéressé pour les étrangers que Loth. Leurs motifs étaient corrompus et leurs intentions indescriptibles. En peu de temps, la ville entière s’était rassemblée devant la maison de Loth demandant des relations sexuelles avec les étrangers. Cela n’était pas une tolérance large d’esprit d’une ville dont les lois permettaient une telle conduite entre des adultes consentant dans l’intimité. Cela n’était même pas la sollicitation honteuse du péché. Plutôt, c’était du viol, et celui de la pire forme. Imaginez, une ville entière, jeunes et vieux. Il était certainement temps pour le jugement.

La réponse de Loth est typique de son état spirituel ; c’est un mélange étrange de courage et de compromis, de force de caractère et de situation. La foule demandait que Loth leur donne ses invités, une violation impensable de la protection garantie à celui qui vient chez vous. Loth sortit de sa maison, fermant la porte derrière lui, espérant défuser la situation. Il plaida avec eux de ne pas agir vicieusement, et, juste comme nous sommes prêts à applaudir son courage, il offre de donner ses deux filles aux appétits sexuels de ces dégénérés immoraux. C’est impensable ! La vertu de Loth (son inquiétude pour ses invités) est devenue un vice (une volonté de substituer ses propres filles pour des étrangers). Nous sommes soulagés quand la foule refuse l’offre de Loth, mais je dois dire que les conséquences de ce compromis ne seront vues que plus tard.

Loth a vécu à Sodome pendant vingt ans, pourtant il était toujours un étranger aux hommes de la ville. Je suspecte que la raison pour laquelle Loth n’a pas été touché était que les gens se rappelaient la force militaire d’oncle Abraham. Si Loth avait été attaqué, ils auraient eu à faire à Abraham.

Pendant des années, il semble que Loth était content de rester distant des péchés de la ville, mais pas de les attaquer. Maintenant il jouerait le rôle du juge en parlant contre leur perversion. C’était trop pour la foule. Finalement forcé à protester leur perversion, il a mis la foule en colère. Ils allaient s’occuper de Loth en premier, puis les deux autres.

Loth, qui supposait que c’était son devoir de sauver les étrangers, est sauvé par eux. Par leurs paroles, leurs identités et leur devoir ont été révélés à Loth. Leurs visions, soit complètement perdue, éblouies et déformées, les hommes de la ville ont cherché à tâtons la porte, mais se sont épuisés à essayer de la trouver (2 Rois 6:18).

La Dernière Position de Loth (19:12-22)

Dans ces heures avant le lever du soleil, Sodome a vu plus d’activités missionnaires de Loth que dans toutes les années précédentes. Ses efforts n’étaient pas portés sur les hommes de la ville, cependant, mais étaient un effort frénétique et futile pour sauver sa propre famille, qu’il avait négligée de conquérir.

« Alors les deux hommes dirent à Loth:
---Qui as-tu encore de ta parenté dans cette ville? Des gendres, des fils et des filles? Qui que ce soit, fais-les sortir de là,

car nous allons détruire cette ville, parce que de graves accusations contre ses habitants sont montées jusque devant l'Eternel. C'est pourquoi l'Eternel nous a envoyés pour détruire la ville. » (Genèse 19:12,13)

Ses beaux-fils178 ont été réveillés et avertis d’une façon toute folle. C’était comme essayer de donner les Ecritures Saintes à un homme mourant rapidement. Sans aucun doute, la conduite de Loth a suggéré quelque chose très bizarre. Ils l’ont prit pour un canular :

«Là-dessus, Loth sortit et alla trouver les maris de ses filles.
---Allons, leur dit-il, il faut quitter ce lieu car l'Eternel va détruire la ville!
Mais ses gendres prirent ses paroles pour une plaisanterie. » (Genèse 19:14)

Pourquoi ? Pourquoi n’ont-ils pas prit Loth au sérieux ? Remarquez qu’on ne nous dit pas qu’ils n’ont pas cru Loth autant qu’ils ne l’ont même pas pris au sérieux. Il ne semblerait y avoir qu’une seule explication : Loth n’avait jamais mentionné sa foi auparavant. Ses paroles n’étaient pas une répétition des avertissements à propos des péchés et du Jugement qu’il a prêché toute sa vie – elles étaient quelque chose de totalement nouveau et originale. Quelle réprimande du témoignage de Loth ! C’est une chose d’avertir les hommes et qu’ils rejettent notre message. Il est bien pire qu’ils ne le prennent même pas au sérieux.179

Le jour se leva sans un seul nouveau convertit, encore moins une ame vertueuse qui échapperait la furie de Dieu. C’était la fin. Les anges ont commandé Loth de prendre sa femme et ses deux filles et de partir de la ville avant que le Jugement ne tombe.

L’incrédulité des citoyens de Sodome est, à un certain degré, prévisible, mais le dégoût de Loth est incroyable. Jamais auparavant a quelqu’un essayé si fortement de ne pas être sauvé. Il y a quelques raisons pourquoi Loth a été si rétissant et lent tout au long du secours. Premièrement, Loth, dans son état charnel a pu ne pas être totalement convaincu de la certitude et de la sévérité du jugement. Deuxièmement, il a peut-être espéré, par son retard, gagner du temps, pour préserver ses amis et sa famille sachant que le jugement ne pouvait pas venir avant qu’il n’ait quitté la ville (verset 22). Troisièmement, Loth était si attaché à ces amis du « monde charnel », famille, et choses qu’il ne pouvait pas supporter l’idée de les quitter. En dernier, Loth a du être littéralement traîné au dehors de la ville par l’ange.

« Dès que l'aube parut, les anges se firent pressants. Ils dirent à Loth:
---Debout! Emmène ta femme et tes deux filles qui sont ici, si tu ne veux pas périr emporté par le jugement qui va s'abattre sur cette ville.

Comme il hésitait encore, les deux hommes les prirent de force par la main, lui, sa femme et ses deux filles, et les entraînèrent hors de la ville, car Dieu voulait les épargner. » (Genèse 19:15-16)

Quand il lui fut donné les instructions spécifiques de s’enfuir vers les montagnes aussi loin de Sodome que possible (verset 17), Loth, encore un fois, résiste et plaide pour un programme moins douloureux :

« ---Oh non, mon seigneur, lui dit Loth,

ton serviteur a déjà obtenu ta faveur et tu as été très bon envers moi en me sauvant la vie; je ne pourrai pas m'enfuir jusqu'à la montagne, je risque d'être atteint par le malheur et de mourir.

Il y a cette ville là-bas; elle est assez proche pour que j'aie le temps de m'y réfugier. Elle est insignifiante, permets-moi de fuir jusque là pour sauver ma vie! N'est-elle pas peu de chose? » (Genèse 19:18-20)

Quelle différence entre l’intercession d’Abraham et la prière (ou la supplication) de Loth ! Abraham avait prié pour le salût des villes par égard aux gens vertueux, particulièrement Loth et sa famille. Abraham n’avait aucun intérêt égoïste en jeu. Au contraire, enlever les gens des villes aurait pu apparaître comme s’ils avaient laissé le pays pour Abraham de s’en emparer.180 Loth plaida pour la ville de Tsoar (précédemment Béla, Genèse 14:2), pas par égard à ceux qui vivaient là, mais pour sa propre commodité. Si le jugement doit tomber, Dieu ne pourrait-IL pas faciliter les choses pour Loth ? Après tout, n’était-ce pas juste une petite ville ? Alors, la ville fut épargnée (verset 21).

Du Soufre Enflammé (19:23-26)

Le soleil se leva juste au moment où Loth, avec sa femme et ses filles, approchaient Tsoar (verset 23). En sureté, loin de la dévastation, le Seigneur fit pleuvoir du soufre enflammé du ciel sur les villes de la vallée. Beaucoup de suggestions ont été formées pour essayer de comprendre les moyens utilisés pour causer cette destruction.181 Pendant que je crois que des éléments naturels, tels qu’éclairs, tremblements de terre ou éruptions volcaniques, furent probablement impliqués, cela n’en fait pas moins un miracle. C’était le jugement du Seigneur (19:13-14 ; 24-25), et IL avait le contrôle total de son étendue ainsi que du timing (versets 22, 24-25). La dévastation inclut les quatre villes et même la terre sur laquelle elles étaient construites. C’était une image de dévastation complète :

« tous ces peuples se demanderont: «Pourquoi l'Eternel a-t-il ainsi traité ce pays? Quelle était la cause de cette grande et ardente colère?» » (Deutéronome 29:23)

La mort de la femme de Loth est certe tragique. Elle mourut, il semblerait, à quelques pas de la sécurité. Ils étaient presque arrivés à la ville de Tsoar. Pendant que Loth se dépêchait, Mme Loth traînait. Peut-être que son cœur de mère était lourd à cause de la mort de ses fils et filles ou ça aurait pu être le Club des Femmes ou leur nouveau pavillon ou même les nouveaux meubles qu’ils venaient juste de finir de payer. Une chose est certaine, son « regard en arrière » est différent des actions de Loth seulement en intensité, pas en nature. Son cœur, comme celui de Loth, était à Sodome. Elle traînait à la queue, a regardé en arrière seulement pour un moment, mais il était trop tard.182 La destruction destinée à Sodome l’a atteinte aussi, et seulement à quelques pas de la sécurité et de ceux qu’elle aimait. Indifféremment de son motif, elle a directement désobéi un ordre clair de l’ange (19:17).

Dieu Répond à Abraham (19:27-29)

Les versets 27-29 servent à plusieurs choses. Premièrement, ils révèlent le cœur d’Abraham en contraste de l’égoïsme de Loth. Abraham, comme Dieu, ne prenait pas de plaisir dans la méchanceté ni dans la destruction des pécheurs. Tous les deux avaient de la compassion pour les justes. Abraham avait fait sa pétition a Dieu. Je ne pense pas qu’il fut allé au même endroit où il était allé le jour d’avant, pour prier, mais pour voir Dieu répondre à ses prières. Il n’y avait aucune attitude désinvolte « que sera, sera », mais une vraie inquiétude pour le dénouement.

Deuxièmement, ces versets soulignent la vraie raison pour laquelle Loth a été épargné. Bien qu’un Dieu juste ne détruirait pas les justes avec les pervers (18:25), l’accent ici est que « Quand un juste prie, sa prière a une grande efficacité. » (Jacques 5:16). C’était la fidélité d’Abraham et pas celle de Loth qui a résulté en la délivrance de Loth. Humainement parlant, il n’y avait que peu de raisons d’épargner Loth autre que le caractère de Dieu et l’inquiétude d’Abraham pour son destin.

Vous Pouvez Enlever Loth de Sodome… (19:30-38)

Bien que Loth plaida avec les anges pour épargner Tsoar, un peu plus tard, il quitta cette ville dans la crainte. Crainte de quoi ? Certains ont suggéré que c’était la peur des habitants de Tsoar, due à la possibilité de représailles. Ça a pu être la peur de jugements futurs tombant sur cette ville qui était probablement aussi pervertie que les autres.

Je suis enclin à regarder ça d’une façon un peu différente. Après une période de réflexion, Loth a du réaliser que la raison de ses tourments était le fait qu’il se soit installé à Sodome. Ça lui a coûté sa richesse, sa femme et la plupart de sa famille. Rester à Tsoar ou dans n’importe quelle autre ville perverse pourrait résulter en plus de destruction et de jugements. Et, Dieu ne lui avait-il pas ordonné de s’enfuir vers les montagnes ? Alors Loth décida de « tout quitter ». Quitter la ville et sa perversion. Le monde. Lot rechercha la sécurité dans une grotte plutôt que dans une autre ville.

Une question ne cesse de me harceler. Pourquoi Loth n’est-il pas allé chez Abraham ? Maintenant il n’y avait certainement plus de problème de trop de prospérité. Et Abraham ne vivait-il pas dans les montagnes loin de la ville ? Loth pouvait choisir où il irait s’installer, à condition qu’il ne reste pas dans une des villes condamnées quand le jugement tomberait. Je crois que Loth n’était pas prêt à faire face à son oncle et à confesser ses bêtises. Avec Abraham, il aurait pu avoir une relation, des encouragements et peut-être la possibilité de quelques maris vertueux pour ses filles dans l’entourage d’Abraham.

Les versets restant décrivent l’état final de Loth, le Chrétien charnel. Il est passif et pitoyable. Après une nuit d’ivresse, il devint le père de deux nations, qui toutes les deux deviendraient un fléau pour Israël. Loth, et ceux qui sont venus de lui, furent une plaie pour Abraham et ses descendants.

Si nous avions été dans les chaussures de Loth, nous aurions peut-être été d’accord avec sa décision d’abandonner la ville pour une grotte. Loth était finalement prêt à confronter son amour du monde charnel. Il l’a fait en quittant son monde. Le seul problème avec ça était que pendant que Loth avait quitté Sodome, Sodome n’avait pas quitté Loth. Le monachisme n’a jamais été la solution de matérialisme ; l’isolation n’est pas une substitution pour la sanctification. Le monde dehors n’est pas aussi difficile que le monde dedans (Romains 7:7).

Pour les filles de Loth, la grotte n’était pas une maison temporaire, un refuge pendant une tempête. C’est devenu évident que pour Loth c’était une demeure permanente, sa maison. Ses filles ont conclut aussi que leur père n’essayait pas de se protéger, lui, autant qu’il essayait de les protéger, elles. Il ne perdrait pas d’autres filles à des hommes pervers. Il semblerait donc que Loth périrait sans héritiers à moins que les filles ne fassent quelque chose à propos de ça elles-mêmes. Elles conclurent, « … il n'y a pas d'autres hommes dans ce pays pour s'unir à nous selon l'usage de tout le monde. » (Genèse 19:31)

Cette image austère était certainement exagérée. Elles ne voyaient aucun moyens normaux de se marier et d’avoir des enfants. Bien que leur perception soit indubitablement fausse, cela les a amenées à une autre erreur de déduire qu’elles devraient recourir à des moyens inhabituels (peut-être serait-il plus exact de dire immoraux, puisque l’inceste n’était probablement pas inhabituel à Sodome) pour préserver la lignée de leur père. Ce raisonnement résulta d’un complot honteux.

A l’âge de Loth, l’action devrait être prise rapidement. Evidemment les filles savaient que Loth ne se soumettrait jamais volontairement à une telle chose, alors elles ne lui en parlèrent pas. Elles devaient trouver quelque chose pour affaiblir sa résistance ; du vin ferait l’affaire. Pendant que Loth était ivre, la première fille, et puis la deuxième, sont allées coucher avec lui et sont devenues enceinte. Au mieux des choses, Loth ne savait que vaguement ce qui se passait avant qu’il soit trop tard.

Deux nations sont nées de cette relation incestueuse, Moab et Ammon. Pendant que Dieu traita aimablement ces nations à cause de leur relation avec Abraham (Deutéronome 2:19), elles étaient une entrave continuelle à la conduite vertueuse des Israélites. Derek Kidner dit de ces deux nations :

« Moab et Ammon (37), allait fournir la pire seduction charnelle dans l’histoire d’Israel (celle de Baal de Peor, Nombre 25) et la perversion religieuse la plus cruelle (celle de Molok, Levitique 18:21)183.

Eventuellement, elles souffriront le jugement de Dieu comme Sodome et Gomorrhe :

« Aussi vrai que je vis,
déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes, Dieu d'Israël:
Moab sera comme Sodome,
les Ammonites seront comme Gomorrhe,
leur pays deviendra un lieu couvert d'orties,
une mine de sel,
et une terre dévastée à perpétuité.
Le reste de mon peuple les pillera,
oui, ce qui restera de ma nation en prendra possession. » (Sophonie 2:9)

Conclusion

Plusieurs caractéristiques de la destruction de Sodome et Gomorrhe rendent ce passage des plus perturbant et provocateur. Considérons cela soigneusement.

(1) Similarité.

Les similarités entre Sodome et notre société aujourd’hui sont perturbantes. L’immoralité est exubérante et la perversion est devenue la norme. L’homosexualité est toujours considéré un péché dans la Bible (Romains 1:27), mais ici c’est un symptôme d’une société si malade avec le péché qu’elle doit être jugée. Comme un cancer très agressif, il doit être éliminer avant qu’il ne s’étende.

J’aimerai suggérer que Sodome n’a rien a envier à notre société. L’homosexualité, bien qu’un symptôme du péché, n’est pas seulement tolérée mais est fièrement proclamée et publiquement recommandée comme un style de vie alternatif. Les films et les autres médias peignent un portrait charmeur du péché, et les profiteurs en font leurs fortunes. Maintenant, avec la télévision par câble, la corruption de Sodome est amenée dans nos salons. Que reste t-il à voir dans notre société qui n’était pas à Sodome ? Rien que je ne sache.

Sodome représente dans les Écritures un symbole du mal et de dépravation. Elle représente aussi un avertissement de jugement futur (Deutéronome 29:23 ; 32:32 ; Ésaïe 1:9 ; Jérémie 49:18). La destruction de Sodome était terrible, mais cela n’est rien, comparé à la destruction de ceux qui en avaient connaissance par la lumière de l’Évangile de Jésus Christ :

« Vraiment, je vous l'assure: au jour du jugement, les villes de *Sodome et de *Gomorrhe seront traitées avec moins de rigueur que les habitants de ces lieux-là. » (Matthieu 10:15)

La similarité de notre société à celle de Sodome nous avertie que le jugement est proche. La furie éternelle de Dieu a déjà été infligée sur la croix du Christ au Calvaire. Jésus Christ est devenu « péché » pour nous ; IL a subi notre punition sur la croix.

« Pourtant, en vérité, c'est de nos maladies qu'il s'est chargé,
et ce sont nos souffrances qu'il a prises sur lui,
alors que nous pensions que Dieu l'avait puni,
frappé et humilié.

Mais c'est pour nos péchés qu'il a été percé,
c'est pour nos fautes qu'il a été brisé.
Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui
et c'est par ses blessures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants, pareils à des brebis,
chacun de nous allait par son propre chemin:
l'Eternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous. » (Ésaïe 53:4-6)

« Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l'a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l'union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu. » (2 Corinthiens 5:21)

Par notre foi en la mort du Christ à notre place, nous n’auront pas à faire face à la furie de Dieu :

« Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ:

IL est mort pour nous… » (1 Thessaloniens 5:9,10a)

Mais ceux, qui refusent le cadeau gratuit du salût par notre Seigneur Jésus Christ, devront porter la pénalité de leurs péchés, la séparation éternelle de Dieu :

« IL punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus.

Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse » (2 Thessaloniens 1:8-9)

Et puis, la similarité entre Loth et beaucoup de gens qui se disent Chrétiens ne peut être ignorée. Loth était, au mieux, un Chrétien tiède, sans enthousiasme. Dans la terminologie du Nouveau Testament, il a pu être un croyant, mais pas un disciple (Luc 9:57-62). Loth a essayé sans succès de garder un pied dans le monde et l’autre en compagnie du fidèle. Il était consumé par le matérialisme, plus inquiet avec son propre intérêt que de celui d’Abraham (comparez Genèse 13 avec Philippiens 2:1-9). Il a choisi la meilleure terre pour lui-même et a laissé le reste à Abraham. Il a choisi la vie sédentaire de la ville, pendant qu’Abraham a choisi la vie d’un voyager. Loth a compromis sa famille pour la chance de gain financier. Loth était un homme qui était de ce monde, tiède et faible dans ses convictions.

Y a-t-il vraiment une différence entre Loth et la plupart d’entre nous ? Je dois dire qu’il y a plus de Loth dans ma vie que d’Abraham.

Quelle est la réponse à notre dilemme ? Comment peut-on traiter efficacement avec notre propre complaisance ? La solution, je crois, peut être trouvée dans la différence entre Loth et Abraham. Loth, au mieux, était tiède dans sa relation avec Dieu. Abraham avait une intimité grandissante, prouvée par son intercession pour Loth. Loth s’intéressait principalement à lui-même, même au point de sacrifier ses propres filles. Abraham s’intéressait plus au bien-être des autres, prouvé par sa générosité quand il a donné le choix de la terre à Loth et en intercédant avec Dieu pour la rescousse de Loth. Loth était un homme qui a négligé d’apprendre les leçons données par la discipline divine. Quand il quitta Sodome et fut kidnappé, il est retourné au même endroit, sans apparemment changer ni ses actions, ni son attitude. Abraham a commit beaucoup d’erreurs (péchés), mais il a apprit des lecons d’elles. Loth était un homme qui ne vivait que pour le présent, pendant qu’Abraham était un étranger et un pèlerin sur la terre. Il a choisi de vivre sans beaucoup de plaisirs charnels pour les joies de bénédictions, plus grandes et qui dureraient bien plus longtemps, de Dieu.

(2) Sécurité

Ayant stressé les échecs de Loth, nous ne devons pas perdre de vue le fait qu’il était un homme sauvé (2 Pierre 2:7-8). Même au milieu de ses échecs, Dieu l’a épargné du jugement, encore que criant et combattant tout au long du chemin. Quelle image de la sécurité d’un saint, même le plus charnel.

La raison de la sécurité de Loth, et la nôtre, n’est pas qu’il était fidèle, car il ne l’était pas. Le salût de Loth était clairement de dépit de lui, ce n’était pas à cause de ses travaux. Alors, qu’était la base de sa sécurité ? Jusqu'à présent selon notre texte, la réponse est simple. Loth a été sauvé, pas pour son bien, mais par égard pour Abraham. Ce n’était pas la fidélité de Loth, mais celle d’Abraham qui le délivra de la destruction :

« Ainsi, lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il n'oublia pas Abraham et il fit échapper Loth à la catastrophe par laquelle il anéantit les villes dans lesquelles Loth avait habité. » (Genèse 19:29)

Le même principe est vrai pour les Chrétiens aujourd’hui. Nous sommes sauvés, pas à cause de notre fidélité, mais à cause de Celui Qui intercéda pour nous, Jésus Christ, notre Grand-Prêtre :

« Qui les condamnera? Le Christ est mort, bien plus: il est ressuscité! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. » (Romains 8:34)

« Voilà pourquoi il est en mesure de *sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, puisqu'il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur auprès de Dieu. » (Hebreux 7:25)

Quelle merveilleuse assurance ! Nous serons sauvés, pas à cause de notre valeur, mais à cause de la Sienne, Qui non seulement est mort pour nous, mais Qui intercède continuellement pour nous auprès du Père :

«Mes chers enfants, je vous écris ceci afin que vous ne péchiez pas. Si, toutefois, il arrivait à quelqu'un de commettre un péché, nous avons un Défenseur auprès du Père: Jésus-Christ le juste. » (1 Jean 2:1)

Notre sécurité, deviendrait-elle une source d’indolence ou une incitation à pécher ? Loin de là (Romains 6:1 ; 1 Pierre 2:16). Pendant que Genèse 19 nous informe que Loth a été délivré du jugement de Dieu, il n’a pas été épargné les conséquences douloureuses de ses péchés. Il a perdu toutes ses possessions, la plupart de sa famille, et son honneur. Le péché ne paye jamais ! Les Chrétiens peuvent suivre leur propre chemin s’ils veulent, mais ils ne peuvent pas en profiter pour longtemps.

(3) Séparation

La vie de Loth sert d’exposé de la doctrine de séparation. Comme je le vois, il y a deux phases dans la vie de Loth, chacune ayant tendance à aller vers une extrémité particulière.

La première phase de la vie de Loth montre une période d’identification avec le pécheur. La séparation s’est manifestée elle-même en ne pratiquant pas les péchés qui étaient généralement acceptés et pratiqués. Notre Seigneur, aussi, s’identifiait avec les pécheurs, et était critiqué pour ça :

« En voyant qu'il mangeait avec ces pécheurs notoires et ces collecteurs d'impôts, les *spécialistes de la Loi qui appartenaient au parti des *pharisiens interpellèrent ses disciples:
---Comment votre maître peut-il manger avec ces collecteurs d'impôts et ces pécheurs?

Jésus, qui les avait entendus, leur dit:
---Les bien-portants n'ont pas besoin de médecin; ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.» (Marc 2:16-17)

Pendant que tous les deux, notre Seigneur et Loth, vécurent près des pécheurs sans participer à leurs péchés, la différence entre les deux était que notre Seigneur parlait clairement du péché et du salût, pendant que Loth restait silencieux. Les Chrétiens doivent être le sel dans une société perverse. L’essence du sel est d’être distinctif. Loth a perdu son goût salé dans la société autour de lui. Je suppose que la vérité est qu’il a simplement perdu ses nerfs. Il ne semblait pas y avoir un sens de danger ou d’urgence pour lui. Notre Seigneur est clairement venu pour sauver les pécheurs.

En vivant à Sodome sans être salé, Loth non seulement n’a sauvé personne, mais il a perdu sa propre famille. Ici repose la grande tragédie de la vie de Loth à Sodome – ses enfants (excepté deux) et sa femme, ont été perdus là. Si nous ne cherchons pas à sauver d’autres gens, nous pouvons même perdre nos propres familles. Beaucoup, en essayant d’éduquer les autres, ont perdu leurs familles au monde.

Le péché de Loth n’était pas d’être à Sodome, mais sa motivation pour être là. Vivre dans le monde n’est pas mauvais, mais être du monde (Jean 17:15-16). Vivre dans une génération malhonnête et perverse n’est pas mal, mais ne pas proclamer le message du péché, la vertu et le jugement l’est. Le problème de Loth n’était pas autant de vivre à Sodome, que son manque de sel.184

Le prochain chapitre dans la vie de Loth sera vécu dans une grotte. Ici, Loth semble essayer de traiter avec le monde par la solitude. Le monachisme a toujours été une alternative attrayante à se mêler aux pécheurs. Laissez-moi vous rappeler que Loth n’a pas échoué dans la ville autant qu’il a échoué dans cette grotte. C’était la que l’ivresse a assez engourdi ses sens pour qu’il soit leurré dans l’inceste avec ses filles.

L’échec de Loth dans cette grotte était beaucoup plus de sa propre faute que la plupart d’entre nous voudrions admettre. Ce n’était pas tant que ses filles avaient apprit les péchés à Sodome – elles étaient toujours vierges si vous vous rappelez (19:8). Le vrai problème n’était pas avec Sodome, mais avec Loth. Ses filles ont simplement agit sur ce qu’elles avaient apprit de leur propre père. Ces mêmes deux filles étaient de l’autre coté de la porte quand elles ont entendu ces paroles de leur père,

« Ecoutez: j'ai deux filles qui sont encore vierges. Je vais vous les amener, vous leur ferez ce qui vous plaira, mais ne touchez pas ces hommes puisqu'ils sont venus s'abriter sous mon toit » (Genèse 19:8)

De Loth, ses deux filles avaient apprit que la moralité doit être quelques fois sacrifiée pour l’aspect pratique. Loth était prêt à abandonner ses propres filles (qui étaient encore sexuellement pure, non corrompues par les péchés de Sodome) aux gens de Sodome au lieu de deux étrangers. Elles apprirent de Loth que la moralité doit quelques fois être mise de coté en cas d’urgences. Une fois qu’elles ont vu la situation critique de leur père (et la leur) comme un cas d’urgence, l’inceste ne fut plus un problème moral, car la moralité doit céder la place à l’aspect pratique en cas d’urgence.

Beaucoup d’entre nous, parents, sommes très inquiets à propos du monde dans lequel nos enfants vivent. Les tentations sont infiniment plus grandes. Mais dans nos inquiétudes en ce qui concerne ce qui se passe dans les villes, ne pensons pas que nous puissions les sauver en les restreignant dans une grotte. Car dans la grotte, ils sont toujours influencés par nous. Rappelons-nous la tragédie qui est arrivée à la famille de Loth, que beaucoup des péchés de nos enfants ne sont pas apprit du monde, mais des parents.

Vous voyez, la doctrine chrétienne de séparation doit montrer une balance délicate entre deux, toutes aussi dangereuses, extrêmes. Une extrême est d’insister trop sur l’identification avec le monde – mais sans une claire proclamation de l’Évangile. L’autre est de rechercher la sécurité dans l’isolation du monde. Ce n’est pas non plus la solution chrétienne aux péchés.

« Dans ma dernière lettre[e], je vous ai écrit de ne pas avoir de relations avec des personnes vivant dans la débauche.

Mais je ne voulais évidemment pas dire par là qu'il faut éviter toute relation avec ceux qui, dans ce monde, mènent une vie de débauche, ou avec les avares, les voleurs ou les adorateurs d'idoles; car alors il vous faudrait sortir du monde.

Non, je voulais simplement vous dire de ne pas entretenir de relations avec celui qui, tout en se disant votre «frère», vivrait dans la débauche, ou serait avare, idolâtre, calomniateur, adonné à la boisson ou voleur. Avec des gens de cette sorte, il ne vous faut même pas prendre de repas. » (1 Corinthiens 5:9-11)

Loth a essayé de vivre sa vie dans une ville, puis dans une grotte. Nous ne pouvons pas appartenir au monde, mais nous ne pouvons non plus nous enisoler L’équilibre entre la ville de Sodome et la grotte est la tente d’Abraham. Nous devons vivre dans le monde, mais sans lui être attaché et sans nous conformer à lui. Nous devons être des étrangers et des pèlerins. Comme Pierre expresse cela sous l’inspiration,

« Mes chers amis, vous êtes dans ce monde comme des résidents temporaires, des hôtes de passage; c'est pourquoi je vous le demande: ne cédez pas aux désirs de l'homme livré à lui-même: ils font la guerre à l'âme.

Ayez une bonne conduite au milieu des païens. Ainsi, dans les domaines mêmes où ils vous calomnient en vous accusant de faire le mal, ils verront vos bonnes actions et loueront Dieu le jour où il interviendra dans leur vie. » (1 Pierre 2:11-12)

Que Dieu nous aide à vivre dans le monde, sans y appartenir ou sans le monde devenant une part de nous. Comme l’auteur de Proverbes l’expresse :

« La maison des méchants sera détruite,
mais la demeure des justes sera florissante. » (Proverbes 14:11)


177 While this is by no means a critical issue, several considerations incline me to this conclusion. First, it was unleavened bread that was served by Lot, but not (seemingly) by Abraham. Unleavened bread was prepared by the Israelites in haste before their exodus from Egypt. Perhaps it was late in the evening and there was no time for leavened bread to rise. But perhaps Lot, knowing the men of the city, did not feel a leisurely meal to be appropriate. When he spoke of them getting up and starting early in the morning (verse 2), was he anxious to send them off before others were awake? In such a case, Lot would be eager to serve a quick meal and get them bedded down for the night. Then, too, the Hebrew word translated ‘feast’ can also mean ‘drink.’ In most instances, this would describe an elaborate feast at which one would drink; sometimes it could even degenerate to a drinking bout. Often, it was a wedding feast. The Septuagint (the Greek translation of the Old Testament) renders the passage so that it suggests Lot prepared his guests something to drink and unleavened bread. The NIV does not go this far, but does not choose to portray a feast either: “He prepared a meal for them, baking bread without yeast, . . . ” The Amplified Old Testament attempts to convey the literal sense by rendering it, “And he made them a dinner (with drinking), and had unleavened bread which he baked; and they ate.” All of this at least leaves room for the suggestion that Lot’s hospitality was hastier and, perhaps, not as sumptuous as that of Abraham’s table.

178 ‘Sons-in-law,’ verse, 14, is understood either as those who were married to Lot’s daughters, or those who were engaged (‘were taking’) to them. If the latter were correct, the daughters would not be those two who were still at home, who ‘have not had relations with man’ (verse 8). These two ‘engaged’ daughters would have gone with their parents to Zoar and then with Lot to the cave. One can see how they would reason that marriage was no longer an option. If the former were the case, these ‘sons-in-law’ had married other daughters of Lot and both the sons-in-law and the daughters were destroyed in the judgment of Sodom. Thus, Lot’s failure would be of even greater magnitude. Verse 15 seems to support the view that Lot had two unmarried daughters and others who had married, when it says, “Up, take your wife and your two daughters, who are here, . . . ” It would thus imply that there were others not present with Lot, but rather with their husbands.

179 Ironically the Hebrew word kematzehak, which is literally translated “like one who was jesting” (margin, NASV) is the same root from which the name Isaac is derived, meaning ‘laughter.’

180 The question may be raised, “Why did God render the land unusable by the judgment of Sodom and Gomorrah?” One might suppose that God would have, by this, removed the inhabitants of the valley and given the land to Abraham. God’s purpose, however, had been revealed to Abraham in chapter 15 (verses 13-16). Abraham was not to possess the land in his lifetime, but to be a ‘stranger and pilgrim’ on the earth. In this, his faith was tested and strengthened. Not until the fourth generation would Abraham’s descendants possess the land. Perhaps it was due to the wide-spread devastation of the land that Abraham moved on toward the Negev (20:1).

181 Bush has an extensive discourse on the destruction of Sodom (I, pp. 314-325), at the end of which he concludes, “The catastrophe, therefore, if our interpretation be admitted, was marked with the united horrors of earthquake, and volcano, the latter described as a conflagration from heaven, forming altogether such a scene as baffles conception, and such as the eye of man never witnessed before.” George Bush, Notes on Genesis, Reprint, (Minneapolis: James and Klock Publishing Co., 1976), I, p. 325.

182 “. . . she may well have been overtaken by the poisonous fumes and the fiery destruction raining down from heaven. . . . But once overcome, there she lay, apparently not reached by the fire but salt-encrusted by the vapors of the Salt Sea. Lot and his daughters could not have seen this at the time, for to look back would have involved them in the same destruction. Their love for the one lost will, no doubt, have driven them after the havoc of the overthrow had subsided to visit the spot, and there they will have found the ‘pillar of salt.’ For the words watteh (‘and she become’) in no wise in themselves demand an instantaneous conversion into such a pillar.” H.C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), I, pp. 571-572.

183 Derek Kidner, Genesis An Introduction and Commentary (Chicago: InterVarsity Press, 1967), p. 136.

184 A word of caution should be given here. In the history of Israel, God raised up prophets to speak to wicked cities and to warn them of the wrath to come (e.g. Jonah). To my knowledge, however, few, if any, who had such ministries had families which they exposed to the sins which they condemned. There may well be cases where singleness is not only advisable, but imperative. Let us be careful that our ministries are not at the expense of our families.


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