Quand la Foi vous fait défaut... (Genèse 12:10–13:41)

Introduction

J’ai titré ce message “Quand la Foi vous fait défaut, …” mais je me demande si la plupart des Chrétiens croient vraiment que leur foi peut leur manquer. Une petite chose devrait enlever tout doute. Qu’est ce que le souci, mais le manque de foi? Le souci regarde les circonstances de la perspective de quelqu’un qui fait face au futur sans croire en un Dieu souverain qui est aussi un Père très tendre.

Le copain du souci, la peur, est aussi un manque de foi. Le souci trouve sa naissance en regardant à une distance et souvent un futur qui n’arrivera jamais. La peur fait face au problème nez à nez. Les disciples n’étaient pas inquiets sur la mer agitée de Galilée ; ils étaient morts de peur. Et notre Seigneur les a réprimandés en leur révélant leur manque de foi :

« Puis il dit à ses disciples:
   ---Pourquoi avez-vous si peur? Vous ne croyez pas encore?  » (Marc 4:40)

La foi manque quelques fois ; du moins la mienne me manque. Alors, qu’est-ce qu’il arrive ? Est-ce que je perds mon salût ? Est-ce que le travail d’Abram dans ma vie s’arrête soudainement, attendant le retour de ma foi ? L’incident dans la vie d’Abram, dans Genèse 12:10-13:4, nous donne un mot encourageant, et un dont, ceux dont la foi va leur manquer, en ont tellement besoin..

Abram Fait Face à la Famine (12:10)

La vraie foi en Dieu est une foi qui grandit. Dans Genèse, et dans le programme de Dieu pour les homes aujourd’hui, la foi grandit quand elle est testée. Pour Abram, le premier test a été celui de la famine.

« Une famine survint dans le pays. Alors Abram se rendit en Egypte pour y séjourner quelque temps, car la famine sévissait dans le pays. » (Genèse 12:10)

Je suspecte qu’Abram, un saint immature, n’avait aucune idée que souffrances et épreuves faisaient parties du programme de Dieu à l’école de la foi. Bien qu’Abram croyait en Dieu, il ne LE connaissait pas. Il se peut qu’il ait cru que le Dieu qui l’avait appelé ne pouvait pas contrôler la nature. Dans le Panthéon païen, les « dieux » avaient des pouvoirs très limités. Peut-être que son « Dieu » ne voulait pas être dérangé avec des petites choses comme la pluie ou les récoltes. Il n’est pas apparut à Abram que Dieu non seulement était plus grand que la famine, mais IL etait Celui Qui l’a fait arriver, comme un test de foi.

L’Egypte a semblé être la solution logique. Après tout, Dieu a envoyé Abram « ne sachant pas où il allait » (Hébreux 11:8). Peut-être Dieu voulait il qu’il continue vers le sud jusqu’en Egypte. Un autre facteur était moins susceptible aux famines. L’Egypte ressemble beaucoup à Ur. Chacune était bénite par une grande rivière qui permettait l’irrigation. Les deux pays étaient bien moins dépendant de la pluie que le pays de Canaan.

« ---Le pays où tu vas pénétrer pour en prendre possession ne ressemble pas à l'Egypte d'où vous êtes sortis ; Là-bas, après avoir fait vos semailles, vous deviez irriguer vos champs en actionnant des norias avec vos pieds comme dans un jardin potager.

    Par contre, le pays où vous vous rendez pour en prendre possession est un pays de montagnes et de vallées arrosé par la pluie du ciel.

    C'est un pays dont l'Eternel ton Dieu prend lui-même soin et sur lequel il veille continuellement du début à la fin de l'année. » (Deuteronome 11:10-12)

Travailler la terre à Canaan était bien plus une affaire de foi qu’à Ur ou en Egypte.

Nulle part n’est Abram directement condamné pour sa décision d’aller en Egypte, mais plus tard les résultats rendent bien clair que ses actions ne sont pas venues de sa foi.140 Abram n’a pas demandé à Dieu, mais a agit de son propre gré. Pas d’autels ont été construits en Egypte, qu’on ne sait, ni sommes nous dit qu’Abram a jamais appelé le nom du Seigneur là. Sa demande à Saraï reflète aussi sa condition spirituelle. Il serait donc sûr de dire qu’Abram a faillit devant la famine.

Abram Fait Face à l’Avenir (12:10-13)

Il semblerait qu’Abram a prit sa décision d’aller en Egypte sans considérer les conséquences. Juste avant de franchir la frontière d’Egypte, Abram commença à contempler les dangers qui attendaient devant lui.

Saraï etait une femme très belle,141 et il y avait de bonnes raisons d’avoir peur du destin d’un étranger dont la femme était si séduisante.142 Le mari pouvait être sacrifié dans de telles circonstances. C’est ainsi qu’Abram en arriva à demander à sa femme d’accepter sa solution à ce problème pour sa sécurité. Il proposa que Saraï pose comme sa sœur, pour qu’il ne soit pas tué.

Beaucoup a été écrit concernant la requête d’Abram. Certains ont pensé qu’Abram aurait accepté de voir sa femme mariée à un Egyptien pour sa sécurité à lui, autant que pour la dot que ça lui aurait amenée. Cela, je crois, va trop loin. Plus vraisemblablement est l’explication de Cassuto,143 qui suggère qu’Abram ait demandé à sa femme de poser pour sa sœur (acceptable), pour que quand les hommes du pays la demande en mariage, ils auraient assez de temps pour s’enfuir du pays.

C’était vraiment un plan ingénieux. Un des hommes locaux viendrait vers Abram pour lui demander la main de sa sœur en mariage. Abram serait d’accord mais insisterait qu’il doit y avoir de longues fiançailles (assez long pour que la famine se termine). Pendant ce temps, Saraï resterait à la maison d’Abram où leur mariage continuerait secrètement et la sécurité d’Abram serait assurée. Il semblerait que les bénéfices seraient grands et que les risques d’un tel système seraient minimums.

Un tel plan était mauvais. Premièrement, on avait l’impression qu’il ignorait la présence et le pouvoir de Dieu dans la vie d’Abram. Dieu avait promit la fin, mais il semble qu’IL ne pouvait pas fournir les moyens. IL avait promit un pays, une semence et une bénédiction. Maintenant il semblait qu’Abram était laissé tout seul pour trouver son propre chemin.

On pourrait se demander s’il y avait des traces des religions païennes des Mesopatomiens qui renforçaient les actions d’Abram. Est-ce qu’Abram a supposé, comme les païens, que chaque nation a son propre Dieu ? Une fois sorti du pays Dieu avait promit Abram, ne pouvait-IL plus lui fournir ce dont il avait besoin, et le protéger ? De telles pensées entreraient un esprit païen.

Le plan d’Abram était mauvais car il mettait en danger la pureté de sa femme et celle de Dieu. Dieu avait promit de créer une grande nation d’Abram. D’Abram une grande bénédiction viendrait à toutes les nations, le Messie. Et maintenant, Abram risquait qu’un autre homme aille prendre Saraï pour femme. Alors, comment pourrait-elle être la mère de la semence d’Abram?

Abram avait tort aussi car il voyait des bénédictions lui venir par sa femme quand Dieu avait promit d’apporter une bénédiction aux autres par Abram :

« Je ferai de toi l'ancêtre d'une grande nation; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d'autres.

    Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t'outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. » (Genèse  12:2-3)

Abram s’accrochait aux jupons de sa femme pour protection et bénédiction, plutôt qu’à la promesse de Dieu.144

Finalement le plan d’Abram était mauvais car ses peurs étaient hypocrites et ses éthiques dépendaient de la situation. Regardez avec attention aux peurs d’Abram – elles étaient toutes dans le futur. Il n’était pas encore entré dans le pays (12:11), et ce dont il avait peur étaient tous déclarés en termes futuristes (12:12-13).

Ici est un cas pur et simple d’éthiques situationnelles. Les éthiques qui dépendent d’une situation, premièrement, posent un problème hypothétique qui n’a pas d’alternatives, sinon celles qui sont moralement inacceptable. Le moins grave du plus mal est donc justifié à la lumière des circonstances.

Abram n’avait pas tort de considéré la possibilité que quelqu’un apprécierait sa femme pour sa beauté et voudrait en faire sa propre femme. Il n’avait même pas tort de supposer que quelqu’un veuille même le tuer pour la marier. Abram avait tort d’assumer que cela arriverait et que la solution pour l’empêcher était de mentir. Nulle part n’est la promesse et la protection de Dieu considéré. La duperie pécheresse a donc commencé avant même qu’aucun vrai danger ait été éprouvé.

Les Peurs d’Abram sont réalisées (12:14-16)

Il est sûr que quelqu’un va protester : « Mais les peurs d’Abram ne sont pas hypocrites. C’est arrivé tout comme Abram l’avait pensé. » Pas vraiment ! Abram n’était pas la victime de ce dont il avait peur ; il en était la cause. Les peurs de l’avenir d’Abram, et son plan d’actions déloyales a en fait causé les évènements qui ont suivi. Beaucoup de ce que nous avons peur est causé par nous même.

Il est vrai que Saraï a été remarquée pour sa beauté et que cela a été dit au Pharaon. Mais ce qui a été crucial dans ce qui a suivi, a été la déclaration faite par Abram et Saraï qu’elle était sa soeur, et donc éligible pour mariage. Pendant que nous ne pouvons que deviner les raisons de l’action de Pharaon, si la vérité était connue, il se sentait totalement autorisé à prendre la soeur d’Abram dans son harem.

Dieu a travaillé dans la vie d’Abram d’une façon remarquable. Abram a supposé que les possibilités d’échapper aux dangers en Egypte étaient seulement aussi nombreuses que celles qu’il avait considérées. Abram a prit cette décision sur la supposition qu’il pouvait prévoir le résultat de ses actions. Dieu a apprit une leçon douloureuse à Abram, que les possibilités de l’avenir sont plus nombreuses qu’on ne puisse imaginer. Maintenant Abram doit faire face à un problème qu’il n’avait jamais considéré.

Le plan était bien pensé et soigneusement préparé. Saraï poserait comme sa soeur, et Abram reculerait toutes offres de mariage jusqu’à temps que la famine soit passée et ils seraient partis. Mais le plan d’Abram n’a prit en considération que les hommes d’Egypte :

« Quand les Egyptiens te verront, ils se diront: « C'est sa femme. » Ils me tueront et te laisseront en vie. » (Genèse 12:12)

Jamais l’idée n’avait entré l’esprit d’Abram que le Pharaon serait intéressé à Saraï. Pendant qu’Abram aurait pu reculer les plans des autres, le Pharaon ne prendrait pas « non » pour une réponse satisfaisante. Il l’emmena dans son palais, attendant le temps de la consommation de l’union.

Il n’y a aucune évidence d’une relation physique entre le Pharaon et Saraï. Bien que la période de préparation ait été normalement à la maison d’Abram, dans ce cas, elle était passée au palais. Saraï passerait une periode relativement longue de préparation pour sa présentation au Pharaon. C’était la tradition dans ces jours:

« Les jeunes filles se rendaient chacune à son tour chez l'empereur Xerxès, au terme du traitement de beauté prescrit pour douze mois par le protocole des femmes. Pour ce traitement, on utilisait pendant six mois de l'huile de *myrrhe, et pendant six autres mois des baumes aromatiques et divers produits de beauté employés par les femmes.

    Puis, lorsque venait le tour d'une jeune fille de se rendre chez l'empereur, on lui donnait tout ce qu'elle demandait pour emporter du harem au palais impérial.

    Elle s'y rendait le soir, et le lendemain matin, elle était conduite dans un second harem et confiée à la responsabilité de Chachgaz, l'eunuque de l'empereur chargé de la garde des épouses de second rang. Elle ne retournait plus chez l'empereur, à moins que celui-ci n'en manifeste le désir et ne la fasse appeler par son nom. » (Esther 2:12-14)

Pouvez-vous imaginer les longues nuits esseulées qu’Abram a du passer, se demandant ce qui se passait au palais ? Abram avait demandé à Saraï de se soumettre pour que tout puisse aller bien pour lui (verset 13). Et ça a bien été pour lui. Le Pharaon lui a envoyé beaucoup de cadeaux et l’a traité royalement. La seule chose qui a empêché Abram de jouir de son traitement était la réalisation de ce que ça voulait dire. Le Pharaon avait donné toutes ces choses à Abram comme dot. Tout allait bien pour Abram, mais sans Saraï, sa femme. La prospérité n’est jamais une bénédiction sans la paix qui ne vient que par être droit avec Dieu.

La Délivrance Divine et le Reproche Royal (12:17-19)

D’une manière significative, Dieu n’a pas encore été mentionné dans cet évènement jusqu’au verset 17. Il a été permit à Abram de tomber et de patauger jusqu'à ce que sa situation ait l’air désespérée. On ne nous dit pas qu’il ait appelé Dieu à son aide.

Sans avertissement, Dieu intervient dans la vie d’Abram. Le Pharaon et sa maison ont été frappés pas une sorte de fléau. Ses symptômes seraient tels qu’on assume que la nature de l’offense était sexuelle. On ne nous donne aucuns détails du fléau ici, ni comment discerner ce qu’il veut dire.145

Le Pharaon confronta Abram et le réprimanda sèchement. Abram n’avait ni excuses ni explications. On nous dit que jusqu'à présent, il n’a pas dit un mot pour sa défense. Cela était sans aucun doute la chose la plus sage à faire vu l’offense d’Abram. Le Pharaon n’était pas un homme à mettre en colère ou à défier inutilement.

L’ironie de la situation est indubitable. Nous voyons un païen corrigeant un prophète (20:7). C’était un reproche royal dont Abram se souviendrait douloureusement. C’est toutefois quand même triste qu’Abram n’est pas pu parler, car cela a, sans aucun doute, ralentit tous témoignages de sa foi en Le Dieu Vivant Qui l’avait appelé. La conduite d’un Chrétien affecte sa crédibilité.

La Restauration d’Abram (12:20-13:4)

La réalité a été tellement différente du raisonnement incrédule d’Abram. Pendant qu’ils étaient en Egypte, la pureté de Saraï a été protégée et la vie d’Abram a été préservée. Plus que ça, toutes ses possessions ont été gardées intactes. Et plus encore, Abram et ceux avec lui ont été escortés jusqu’au pays de Canaan.

«Et le pharaon chargea ses gens de le reconduire avec sa femme et avec tout ce qu'il possédait.

Abram quitta donc l'Egypte avec sa femme et tout ce qu'il possédait en direction du Néguev. Loth

était avec lui.

 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. » (Genèse 12:20-13:2)

Combien les peurs d’Abram ont du semblées être stupides à la vue de l’Histoire. Pour éviter la famine, Abram a été forcé de faire face au Pharaon. La force d’Egypte n’a pas été utilisée contre lui, mais a été ordonnée de les escorter et d’être sûr qu’ils arrivent jusqu’au pays de Canaan en sécurité. En effet, Abram a quitté l’Egypte plus riche qu’il y était arrivé. Mais rien de cela n’a été le résultat de l’incrédulité d’Abram ou de ses actions malhonnêtes. Ca a été le produit de la grâce divine et du soin providentiel de Dieu.

Les versets 3 et 4 racontent les pas d’Abram en sens inverse. Premier, il arriva au Néguev, puis finalement à Béthel et Aï. Et quand il retourna à l’autel qu’il avait construit, une fois de plus, il offrit des sacrifices et il fit appel au nom du Seigneur.

Conclusion

Cassuto insiste sur le fait que le séjour d’Abram ressemble d’une manière frappante au séjour d’Israël dans l’avenir.146 Bien que la raison pour la présence d’Israël en Egypte n’ait pas été noble, la protection de Dieu a été fournie là et ils en ont été éventuellement sortis avec beaucoup de butin.

Les famines continueront à faire partie de la vie du peuple de Dieu dans le pays où ils allaient. Mais ils doivent apprendre que les famines viennent de Dieu et qu’IL les envoie comme des tests de foi. Si le peuple de Dieu ne voulait pas souffrir de la famine, il devrait aller faire face à Pharaon. Cela n’a pas d’importance dans quelle circonstance nous pouvons être, Dieu est plus grand que n’importe quelle famine ou n’importe quel Pharaon. La pureté du peuple de Dieu ne doit jamais être mise en danger, car dans ces jours le Messie n’était pas encore là et devait venir pour fournir le salût à Son peuple.

Il y a beaucoup de principes dans ce passage qui devraient donner énormément de force au croyant de tout age. Nous en suggérons quelques-uns.

(1) Quand Dieu promet la « fin », IL fournit les moyens.

Abram a cru que Dieu lui donnerait un pays, une semence et une bénédiction. Mais dans son moment de manque de foi, il a supposé que Dieu n’avait pas fournit les moyens. Dieu fournit toujours pour ce qu’IL promet. Il y a une chanson séculière dont le titre est, « Travailler comme le diable, Servir le Seigneur. » Beaucoup de Chrétiens semblent la croire. Ce n’est pas la façon de Dieu.

(2) Notre foi nous manque car Dieu est trop petit.

Nous savons que la foi d’Abram lui a manqué. Nous avons aussi vu que cette faiblesse n’a pas déjoué le plan de Dieu pour sa vie. Mais nous devrions être énormément aidés de comprendre pourquoi la foi d’Abram lui a manqué. Je crois que la réponse est évidente : la foi d’Abram lui a manqué car son « dieu » était trop petit.

Comme vous le savez, J. B. Philips a écrit un livre, il y a quelques années, titré, Votre Dieu est Trop Petit. Personnellement, je crois que Phillips a mit son doigt sur la raison pour laquelle notre foi est si faillible. L’accent aujourd’hui tombe largement sur notre foi, plutôt que sur son objet. Comme quelqu’un a dit, « Je peux avoir un peu de foi en un 747 et être capable de voler d’ici à l’Europe. D’un autre coté, je peux avoir beaucoup de foi dans un machin que j’ai construit dans mon garage. Il ne m’emmènera pas de l’autre coté de l’Océan Atlantique, aucune importance combien ma foi est grande en ce truc. »

Abram ne connaissait pas très bien son Dieu. Et cela était tout à fait normal et naturel. Il ne semblait pas penser que son Dieu était plus grand que la famine, plus grand que Pharaon. Ce qu’Abram avait besoin n’était pas des leçons comment augmenter sa foi, mais une augmentation dans sa foi en apprenant l’immensité de son Dieu. Je crois qu’une grande part de notre problème de peu de foi serait résolue si nous connaissions plus intimement le Dieu Que nous servons. Abram n’avait pas de Bible pour l’aider, nous si, nous l’avons.

(3) L’éthique de situation est mauvaise car elle refuse de croire en la souveraineté de Dieu.

L’éthique de situation suppose toujours quelques sortes de circonstances hypothétiques dans lesquelles il n’y a aucune solution qui est moralement correcte. Mais la Parole de Dieu nous dit clairement que Dieu ne nous met jamais dans une situation où nous devons pécher :

« Les tentations qui vous ont assaillis sont communes à tous les hommes. D'ailleurs, Dieu est fidèle et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Au moment de la tentation, IL préparera le moyen d'en sortir pour que vous puissiez y résister. » (1 Corinthiens 10:13) 

L’erreur fondamentale du situationnisme est qu’il refuse d’accepter un Dieu souverain Qui est capable de délivrer Ses peuples, indifféremment de leurs circonstances. La délivrance de l’esclavage d’Egypte sous la main cruelle de Pharaon était impossible, humainement parlant. Quand Israël était coincé entre les armées égyptiennes et la Mer Rouge, il n’y avait aucun espoir apparent. Mais le Dieu que nous servons est un Dieu Souverain. IL est capable de délivrer Ses peuples de situations qui paraissent demander une réponse pécheresse.

(4) Il n’y a pas de raccourcis pour la piété.

Abram a été surprit par la famine, supposant que la façon de Dieu n’aurait pas du inclure l’adversité. Mais Abram apprendrait que Dieu conçoit des tests dans la vie pour développer notre foi, pas pour la détruire.

Quitter Canaan pour l’Egypte, d’après moi, était un essai de la part d’Abram de raccourcir le test de la famine. Comme nous l’avions dit auparavant, Dieu a forcé Abram à faire face à Pharaon au lieu de la famine. Mais au-delà de ceci, nous devons voir que, à la fin, Abram a du retourner à l’endroit d’où il est parti de la Parole révélée de Dieu. La dernière action de foi et d’obéissance a été à l’autel qu’il a construit entre Béthel et Aï. La fin du séjour d’Abram était à ce même autel entre Béthel et Aï.

N’avez vous jamais considéré quitter le chemin dans lequel Dieu vous a appelé à suivre ? Bien sur, vous avez pu, mais le chemin ne sera jamais facile. Le chemin du traître n’est jamais facile (Proverbes 13:15). Et, dans l’analyse finale, nous devons continuer où nous nous sommes arrêtés. Vous ne pouvez pas faire échouer le plan et le but de Dieu pour votre vie, mes amis. Au mieux, vous pouvez seulement les retarder. Et même ça c’est une illusion, car dans nos échecs, beaucoup de leçons de foi sont apprises.

(5) Quand notre foi nous manque … Dieu est toujours là avec nous !

Notre foi, comme celle d’Abram va nous manquer. Mais la vérité bénite de la Parole de Dieu est que quand notre foi nous fait défaut, Dieu ne nous le fait jamais.

Abram a choisi de douter la présence et le pouvoir de Dieu en face de la famine. Ses actions sont celles qui montrent qu’il était prêt à sacrifier son principe pour sa préservation. En dépit du manque de foi d’Abram, Dieu l’a protégé et même l’a fait prospérer. Finalement, Dieu amena Abram à l’endroit précis où il aurait du être.

Le principe de la fidélité de Dieu en face de nos échecs est un qui s’applique à nous aujourd’hui autant qu’au temps d’Abram :

« Si nous sommes infidèles,
      lui, il demeure fidèle,
      car il ne pourra jamais
      se renier lui-même » (2 Timothee 2:13)

Voici la beauté de l’élection divine. Dieu nous a choisi pour être Ses enfants. (Cela s’applique, bien sur, seulement à ceux qui croient en Christ pour le salût éternel.) Juste comme IL nous a sauvés en dépit de nous-mêmes, IL nous a sanctifiés aussi en dépit de nous-mêmes. Notre sécurité éternelle, notre salût, notre sanctification repose en Sa fidélité, pas la nôtre. C’est un grand réconfort pour ceux dont la foi va leurs faire défaut.

Mais quelqu’un est sûr de montrer du doigt le verset immédiatement avant 2 Timothée 2:13 :

« et si nous persévérons,
      avec lui nous régnerons.
      Mais si nous le renions,
      lui aussi nous reniera. » (2 Timothée 2:12)

Il y a une grande différence entre le doute (infidélité) et reniement (rejection). Abram n’a pas rejeté Dieu ; Il a simplement échoué à croire que Dieu était capable ou avait la volonté d’agir pour lui. Sans doute Abram a pensé que Dieu « aidait seulement ceux qui s’aident eux-mêmes. »

Ma compréhension est qu’un vrai Chrétien ne peut pas et n’acceptera jamais de renoncer à Jésus Christ comme son Sauveur. Mais nous trouverons des périodes où notre foi succombera aux doutes. Des tentations, des tests ou de l’adversité pourra momentanément accabler notre foi et nous causer de douter, et ainsi d’agir en violant la volonté révélée de Dieu. Tel, je crois, était le cas d’Abram.

Je ne veux pas dire que nous pouvons prendre cette question de défaut de foi légèrement. Quand les hommes n’agissent pas volontairement en accord avec la volonté révélée de Dieu, Ses buts sont contrecarrés. Dieu providentiellement agit pour assurer l’accomplissement de Ses buts. Bien que nous puissions nous trouver précisément où Dieu nous voulait depuis le début (providentiellement), nous ne regarderons jamais derrière nous à nos péchés et incrédulité avec un sourire sur notre visage. Désobéissance n’est jamais un plaisir pour un Chrétien. Ces longues nuits esseulées dans la maison d’Abram ne valaient pas la dot de Pharaon. L’échec est aussi douloureux, mais il ne contrecarre jamais les buts de Dieu pour Ses enfants.

Que Dieu utilise cette vérité pour nous garder d’une Christianité négligente, ainsi qu’à nous réconforter quand nous faisons l’expérience d’un défaut de foi.


140 “The Bible does not condemn his action but the results condemn it; so we are to learn by cause and effect relationships.” Harold Stigers, A Commentary on Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 1976), p. 143. “Yet all the indications are that Abram did not stop to enquire, but went on his own initiative, taking everything into account but God. His craven and tortuous calculations are doubly revealing, both of the natural character of this spiritual giant (cf. Jas 5:l7a) and of the sudden transition that can be made from the plane of faith to that of fear.” Derek Kidner, Genesis (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967), p.116.

141 Abram, we are told, left Haran for Canaan at the age of 75 (12:4). We know from 17:17 that Sarai was ten years younger than Abram, making her about 65 at the time of this event. How could her beauty be so great at this age? Sarah died at the age of 127 (23:1). In her day, she was simply at the early stages of middle age. Her beauty was so striking she appeared even younger than she was. This satisfies the matter to my satisfaction, at least. Cf. Kidner, p. 117.

142 Stigers has an interesting footnote on this point: “PABH, p. 55 does state that a certain papyrus document states that the Pharoah had a husband killed that he might have the beautiful wife. Modern times do not have a ‘corner’ on such deeds!” Stigers, Genesis, p. 141, fn. 10.

143 U. Cassuto, A Commentary on the Book of Genesis (Jerusalem: The Magnes Press, 1964), II, pp. 348-352.

144 A comment should also be made concerning Sarai’s participation in this scheme. I agree with Leupold, who has written, “Sarai’s acquiescence, however, seems to grow out of the idea that there actually is no other safe course to follow. She was as sadly deficient in faith as he himself on this occasion.” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), I, p. 425.

It is true that Peter commended Sarah, and used her as an example for Christian women, especially in the matter of submissiveness. But Peter did not refer to her actions in chapter 11, but rather to chapter 18 and her respectful reference to Abraham as her ‘lord’ at the time when she learned that she and Abram were to have a child of their own. Never is the Christian to sin because someone in higher authority has commanded it (cf. Daniel 3, 6; Acts 5:29).

145 The account of a similar repetition of this sin is found in chapter 20, and may shed some light on our text in chapter 12. Cf. especially 20:17-18.

146 Cassuto, Genesis, II, pcf. 334 ff.

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