Le Dessein De L’homme: Son Devoir Et Son Plaisir (Gen 1:26-31; 2:4-25)

Introduction

Depuis quelques semaines, une histoire assez effrayante a couvert les journaux. Ses implications sont assez incroyables. Le procès implique un homme du troisième âge, qui apparemment était un peu sénile, et qui était aussi en dialyse. La famille avait déterminé que cet homme avait passé son temps de productivité et, s’il avait eu une compétence mentale de raisonner sa situation, il aurait voulu terminer sa pauvre existence. Si les infirmières, qui en étaient venues à aimer cet homme n’avaient protesté, il se pourrait très bien qu’il soit mort aujourd’hui.

Nous vivons dans un âge effrayant. Nous avons maintenant des pouvoirs technologiques et biologiques merveilleux dans nos mains, mais pas de bases éthiques et morales pour déterminer comment les utiliser. Non seulement havons-nous rendu le fait de tuer des enfants, quand ils sont encore dans le corps de leurs mères, plus accommodant et peu couteux, il y a, en fait, de sérieuses discussions à propos de donner un certificat de vie qui prononcerait un bébé légalement vivant, juste comme un certificat qui est maintenant donné légalement pour certifier que quelqu’un est mort. Ce certificat ne serait pas donné avant la naissance de l’enfant, et seulement donné après qu’une série complète de tests ait été performée. Tous les « inférieurs » ou virtuellement non-productifs nouveau-nés seraient simplement rejetés et pas déclarés « vivant » et éliminés. On m’a dit que dans certains endroits dans le monde, le suicide n’est pas considéré un crime et des conseils sont maintenant donnés à ceux qui désirent poursuivre l’idée – mais pas de les convaincre de l’erreur qu’ils font !

Dans un âge où le pouvoir de vie et de mort semble être plus que jamais dans les mains des hommes, nous trouvons notre société dans un aspirateur moral dans lequel les décisions de vie et de mort doivent être prises. Les questions, vieilles comme le monde, à propos du sens de la vie ne sont plus simplement académiques et intellectuelles – elles sont intensément pratiques et doivent être répondues.

A la lumière de ces problèmes, jamais ces versets de Genèse 1 et 2 n’ont été aussi important qu’ils ne le sont aujourd’hui. En eux, nous trouvons le dessein de l’homme. J’ai donc titré ce message, Le Dessein De L’Homme : Son Devoir Et Son Plaisir. Pour comprendre correctement ce passage il faut essayer de saisir les principes éternels qui devrait déterminer beaucoup de nos décisions morales. Au-delà de cela, nous sommes rappelés à nouveau de ce qui rend vraiment nos vies précieuses.

Maintenant que nous avons déjà traité les six jours de la création dans un sens général, il nous est important de comprendre le rapport être les trois premiers chapitres de Genèse. Chapitre 1 ébauche la création chronologiquement. (En fait, versets 1-3 du chapitre 2 devraient être inclus ici aussi.)

Dieu a crée le ciel et la terre, et toute la vie en six jours, et Il s’est reposé le septième. L’homme est dépeint comme la couronne de la création de Dieu. Pour maintenir un format chronologique, seule une vue générale est donnée dans les versets 26-31.

Chapitre deux revient sur le sujet de la création de l’homme avec un récit beaucoup plus détaillé. Bien loin de contredire chapitre un, comme quelques professeurs ont suggéré, il le complimente. Bien qu’il soit dit que Dieu ait crée l’homme, tous les deux, hommes et femmes (1:26-27), il est décrit plus complètement dans le deuxième chapitre. Dans chapitre 1, l’homme est donné toutes les plantes pour nourriture (1:29-30), dans le chapitre 2, l’homme est placé dans un très beau jardin (2:8-17) Dans le premier chapitre, l’homme est dit qu’il règne sur toutes les créatures de Dieu (1:26, 28) ; dans le deuxième, l’homme est donné le devoir de nommer toutes les créatures de Dieu (2:19-20). Les contradictions entre ces deux chapitres ont du être inventées, car il est clair que l’auteur du premier chapitre avait l’intention d’amplifier les détails dans le second.

De plus, chapitre deux sert d’introduction et de préparation pour le récit de la chute dans le chapitre trois. Chapitre deux nous donne le cadre pour la chute de l’homme qui est décrite dans le chapitre trois. Nous sommes présentés au jardin (2:8-9), aux deux arbres, l’arbre de la vie et l’arbre du choix entre le bien et le mal (2:9). La femme, qui allait être trompée, est aussi présentée dans le chapitre deux. Sans chapitre deux, le premier chapitre aurait été bien trop bref, et le troisième nous aurait prit au dépourvu.

Si le chapitre 1 est arrange de façon chronologique –sur une période de sept jours, contrairement au chapitre 2 qui n’est pas chronologique mais logique. Bien sur, les événements du chapitre 2 vont parfaitement dans l’ordre du chapitre 1. Si le chapitre 1 représente la création vue avec une lentille grand angle, chapitre 2 est vu avec un téléobjectif. Dans le chapitre 1, l’homme se trouve au sommet de la pyramide, la couronne de l’activité créative de Dieu. Dans le chapitre 2, l’homme est au centre du cercle de l’activité et de l’intérêt de Dieu.

La dignité de l’homme (1:26-31)

Puisque le chapitre 2 construit sur les simples détails de 1:26-31, commençons par considérer ces versets plus attentivement. L’homme, nous l’avons dit ci-dessus, est la couronne du programme créatif de Dieu. Ceci est évident dans plusieurs circonstances.

Premièrement, l’homme est le dernier des créatures de Dieu. Le récit total développe jusqu'à la création de l’homme. Deuxièmement, l’homme seul a été crée à l’image de Dieu. Bien qu’il y ait des discussions considérables concernant ce que ca veut dire, plusieurs choses sont impliquées dans le texte lui-même. L’homme a été crée à l’image et de Dieu dans sa sexualité.

« Dieu créa les hommes pour qu'ils soient son image, oui, il les créa pour qu'ils soient l'image de Dieu. Il les créa homme et femme. » (Genèse 1:27)

Cela ne veut pas dire que Dieu est homme ou femme, mais que Dieu est à la fois unité et diversité. L’homme et la femme dans le mariage deviennent un, et cependant ils sont distincts. L’unité dans la diversité, comme dans la réflexion de la relation d’un homme avec sa femme reflete une facette de la personnalité de Dieu.

L’homme est aussi, d’une manière ou d’une autre, comme Dieu, en ça qu’il le différencie du monde animalier. L’homme, différemment des animaux, est fait à l’image de Dieu. Ce qui différencie l’homme des animaux doit donc être une part de sa réflexion de Dieu. Le fait que l’homme puisse raisonner, communiquer, et prendre des décisions morales doit être une part de cette distinction.

De plus, l’homme réfléchit Dieu dans le fait qu’il règne sur la création. Dieu est le Chef Souverain de l’univers. Il a délégué une petite portion de son autorité à l’homme dans la règle de la création. Dans ce sens aussi, l’homme réfléchit Dieu.

Remarquez aussi que c’est l’homme et la femme qui règne : « …Qu'ils dominent… » (Genèse 1:26)

« ils » réfère a « l’homme et la femme », pas seulement aux hommes (masculin) qu’Il a crée. Bien qu’Adam ait la fonction de primauté (c’est évident par sa priorité dans la création,1 lui étant la source de sa femme,2 et lui donnant le nom d’Eve,3 la tache d’Eve était d’être l’aide de son mari. Dans ce sens, tous les deux doivent régner sur la création de Dieu.

Un autre point devrait être vu ici. Il semblerait qu’il y ait peu de doute que parmi les dispositions nécessaires que Dieu ait prit pour la nourriture de l’homme, seulement la nourriture végétarienne est incluse à ce point :

« Et Dieu dit:
---Voici, je vous donne, pour vous en nourrir, toute plante portant sa semence partout sur la terre, et tous les arbres fruitiers portant leur semence.

Je donne aussi à tout animal vivant sur la terre, aux oiseaux du ciel, à tout animal qui se meut à ras de terre, et à tout être vivant, toute plante verte pour qu'ils s'en nourrissent.
Et ce fut ainsi. » (Genèse 1:29-30)

Ce n’est pas avant la chute, et peut être après le déluge, que la viande a été donnée comme nourriture a l’homme (Genèse 9:3-4). L’effusion de sang n’aura de signification qu’après la chute, représentant la rédemption qui arrive par le sang de Jésus Christ. Dans le Millénaire on nous dit,

« Les loups et les agneaux paîtront ensemble,
le lion mangera du fourrage tout comme le bétail;
le serpent mordra la poussière.
Il ne se fera plus ni mal, ni destruction,
sur toute ma montagne sainte,»
dit l'Eternel! » (Ésaïe 65:25)

Si je comprends les Ecritures correctement, le Millénaire sera un retour aux choses comme elles étaient une fois avant la chute. Donc, au paradis d’Eden, Adam et Eve et le monde animalier étaient tous végétariens. Alors comment peuvent certains parler de « la loi du plus fort » jusqu'après la création de toutes choses et la chute d'homme ?

Mais plus important que cela est le fait que la dignité de l’homme et sa valeur ne lui sont pas attribuées par lui-même, mais elles sont fondamentales à l’homme, à celui qui a été crée à l’image de Dieu. La valeur de l’homme a un direct rapport avec son origine. Pas étonnant que nous entendions des positions morales si effrayantes de nos jours.

Quelles que soit le point de vue de l’origine de l’homme qui n’accepte pas l’homme comme un produit de création divine, ne peut pas attribuer à l’homme sa valeur, laquelle lui a été donnée par Dieu. En d’autres mots, notre évaluation de l’homme est directement proportionnelle a notre estimation de Dieu.

Je ne suis pas prophète, mes amis, mais je m’aventurerai à dire que nous, qui nommons le nom du Christ allons devoir nous faire reconnaître dans les jours à venir. Avortement, euthanasie, et bioéthique, pour n’en mentionner que quelques-uns, nous allons demander des standards moraux et éthiques. Le principe de fondement sur lequel ces décisions doivent être prises, à mon avis, est le fait que tous les hommes sont crée à l’image de Dieu.

Dans cette lumière, maintenant je peux voir pourquoi notre Seigneur pourrait resumer le Vieux Testament tout entier par deux commandements,

« Jésus lui répondit:
---Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée.

C'est là le commandement le plus grand et le plus important.

Et il y en a un second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Tout ce qu'enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements. » (Mattieu 22:37-40)

L’attitude du futur semblerai être d’aimer seulement les « voisins » qui sont ceux qui contribuent a la société, seulement ceux qui pourraient être considérés avantageux. Est-ce que le système de valeur est différent pour notre Seigneur, Qui dit,

« Vraiment, je vous l'assure: chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères que voici, c'est à moi-même que vous l'avez fait. » (Matthieu 25:40)

A mon avis, c’est la que les Chrétiens vont être mis à l’épreuve. Certains suggèrent fortement que ceux que notre Seigneur appelle « les moindres » sont précisément ceux qui devraient etre éliminés de la société. Que Dieu nous aide à voir que la dignité de l’homme est déterminé divinement.

Le devoir de l’homme (2:4-17)

Pendant que Genèse 1 décrit la progression du chaos au cosmos ou du désordre à l’ordre, le chapitre 2 suit un patron différent. Il est possible que le fil d’idées qui coure à travers ce passage est que l’activité créative de Dieu en fournissant ces choses qui sont manquantes.

Le verset 4 sert comme une introduction pour le reste des versets.4 le verset 5 nous informe des manques qui sont fournis dans les versets 6-17 : Pas de buissons, pas de plantes, pas de pluies, pas d’hommes. Cela sont ceux qui sont satisfait par la bruine (verset 6) et les rivières (versets 10-14), l’homme (verset 7), et le jardin (versets 8-9).

Le manque des versets 18-25 est, simplement dit, « il ne trouva pas d'aide qui soit son vis-à-vis. » (versets 18-20). Cette aide lui sera fournit d’une belle façon dans la dernière partie du chapitre 2.

Encore une fois, permettez-moi d’amplifier que Moïse n’a pas l’intention de nous donner un ordre chronologique des événements ici, mais un ordre logique.5 Son but est de décrire plus particulièrement la création de l’homme, sa femme, et le cadre dans lequel ils sont mis. Ceux-ci deviennent les facteurs clés dans la chute qui arrive dans le chapitre 3.

Bien que jusqu'à présent aucune pluie n’était tombée, Dieu avait fourni l’eau qui était nécessaire pour la vie des plantes. « De l'eau se mit à sourdre et à irriguer toute la surface du sol. » (Genèse 2:6).

Il y a quelques discussions a propos de ce mot « eau ». Il voudrait peut-être dire de la pluie, du brouillard, comme certains soutiennent6 La Version des Septante utilise le mot grec « pege », qui veut dire « source ». Certains ont compris le mot Hébreux comme celui dérivé d’un mot sumérien, référant à des eaux souterraines.7 Il se peut que des sources jaillissaient du sol et que la végétation était peut-être arrosée par de l’irrigation ou des canaux. Cela pourrait même expliquer, en partie, le travail d’Adam s’occupant du jardin.

L’eau étant fournie, Dieu créa le jardin, qui devait devenir le lieu de la demeure de l’homme, et l’objet de son attention. Il était bien fourni avec beaucoup d’arbres, lesquels fournissaient à la fois, beauté et nourriture.

« L'Eternel Dieu fit pousser du sol toutes sortes d'arbres d'aspect agréable portant des fruits délicieux, et il mit l'arbre de la vie au milieu du jardin. Il y plaça aussi l'arbre du choix entre le bien et le mal. » (Genèse 2:9)

En particulier, deux arbres sont mentionnés, l’arbre de la vie et l’arbre du choix entre le bien et le mal. Ce dernier était la seule chose interdite à l’homme.

Et le Seigneur Dieu ordonna a l’homme, disant, « ---Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin ; sauf du fruit de l'arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n'en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2:16-17)

Il est intéressant qu’il semble que seulement Adam, soit dit que le fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal ne doit pas être mangé. Quelqu’un ne peut que supposer si l’ordre de Dieu a été efficacement communiqué à Eve. Cela Pourrait-il expliquer l’estimation inexacte d’Eve dans 3:2-3 ?

L’homme a été place dans ce paradis.8 Pendant qu'il était sûrement d'apprécier ce pays des merveilles, il était aussi de le cultiver. Regardez de nouveau au verset 5 :

« il n'existait encore sur la terre aucun arbuste, et aucune herbe des champs n'avait encore germé, car l'Eternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait pas d'homme pour cultiver la terre. » (Genèse 2:5)

Quand il a été mis dans le jardin, Adam devait travailler là. « L'Eternel Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder. » (Genèse 2:15)

La création d’Adam est décrite plus complètement dans 2:7 que dans le chapitre 1. Il a été formé9 à partir de la poussière du sol. Pendant que c’est un fait modeste, il est aussi évident que l’origine de l’homme n’est pas du monde animalier, et l’homme n’est pas non plus crée de la même manière que les animaux. En partie, la dignité d’Adam vient du fait que le souffle de sa vie est l’inspiration de Dieu (verset 7).

Ce n’était pas ici un jardin mythique. Chaque partie de la description de ce paradis nous incite à comprendre que c’était un jardin réel dans un endroit géographique particulier. Des points spécifiques de référence nous sommes donnés. Quatre rivières sont nommées, deux d’entre elles nous sont connues aujourd’hui. Nous ne devrions pas être surpris, spécialement après le déluge cataclysmique, que des changements sont arrives, qui pourraient rendre impossible la location précise de cet endroit.

Je trouve très intéressant que le Paradis d’Eden était un endroit bien différent de ce qu’on envisage aujourd’hui. Premièrement, c’était un endroit de travail. Les hommes aujourd’hui rêvent d’un paradis, voyant un hamac suspendu entre deux cocotiers sur une île déserte, ou le travail n’est jamais plus envisagé. En plus, quand on pense au ciel, on pense à la fin de toutes prohibitions. Le ciel est souvent confus avec hédonisme. C’est un mode de vie égocentrique, complaisant dans le bonheur et le plaisir. Pendant que l’état d’Adam était celui de beauté et de félicité, il ne peut pas être pensé comme plaisirs sans restrictions. Le fruit interdit fait aussi parti du paradis. Le ciel n’est pas l’expérience de chaque désire, mais la satisfaction de désires bénéficiaux et sains.

« Etre un serviteur » n’est pas un concept nouveau dans le Nouveau Testament. Un service significatif fournit accomplissement et but pour la vie. Dieu décrit Israël comme un jardin cultive, une vigne (Ésaïe 5:1-2). Jésus parlait de lui-même comme Lui étant la Vigne et nous, les branches. Le Père prend soin bien tendrement de Sa vigne (Jean 15-1). Paul décrit la fonction comme le travail d’un fermier (2 Timothée 2:6).

Bien que l’église du Nouveau Testament pourrait être mieux décrite comme un troupeau, l’image du jardin n’est pas adéquate. Il y a un travail qui doit être fait par l’enfant de Dieu. Et ce travail n’est pas une corvée, pas un travail exécuté à contre cœur. Il est une source de joie et d’accomplissement. Beaucoup aujourd’hui n’ont pas de sens réel du sens et but car ils n’exécutent pas le travail que Dieu leur a donné à faire.

Le désir de homme (2:18-25)

Il manque encore quelque chose. Il y a maintenant assez d’eau, le beau et abondant jardin, et un homme pour le cultiver. Mais il n’y a pas encore de compagnon convenable pour l’homme. Ce besoin est satisfait aux versets 18-25.

Le jardin, avec ses plaisirs et tout ce qui faut pour nourriture, et activité significative n’était pas suffisant, à moins que ces délices auraient pu être partagés. Dieu voulait donner à Adam ce dont il avait le plus besoin.

Puis, Dieu dit, « … Il n'est pas bon que l'homme soit seul, je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis. » (Genèse 2:18)

L’aide d’Adam devait être une création très spéciale, une aide « convenable pour lui », pas un esclave, et pas inférieure. Le mot hébreu « ezer » est très intéressant. C’était un mot que Moïse aimait beaucoup, car dans Exode 18:4 on nous dit que c’était le nom qu’il a donne a l’un de ses fils.

Il avait nommé le cadet Eliézer (Mon Dieu me secourt) en disant: «Le Dieu de mon père m'a secouru et m'a délivré de l'épée du pharaon.» (Exode 18:4)

Les trois autres fois que ezer est utilise par Moïse dans Deutéronome (33:7,26,29), il se réfère a Dieu, l’aide de l’homme. C’est dans le même sens dans les Psaumes (20:2 ; 33:20 ; 70:20 ; 89:19 ; 115:9 ; 121:1,2 ; 124:8 ; 146:5).

Le point de ce mot comme il est le plus souvent employé dans le Vieux Testament est que l’aide donnée n’implique aucune infériorité. Dans un sens consistant avec son utilisation, Dieu aide l’homme à travers la femme. Quelle pensée magnifique ! Combien supérieure à certaines conceptions est celle-ci.

Et aussi, elle est une aide qui « correspond à » Adam. Une traduction lit, « … je lui ferai une aide comme lui. »10

C’est précisément l’opposé de ce point. Pourtant ceci est souvent ce que nous considérons la femme parfaite – une qui est juste comme nous. L’incompatibilité est décidé par un plan divin dans beaucoup de cas. Comme Dwight Hervey a correctement observe,

L’incompatibilité est un des buts des mariages ! Dieu nous laisse être éprouvés par des conflits et fardeaux pour que nous apprenions des leçons et que nous grandissions spirituellement. Ceux-ci sont subordonnes à des buts hauts et sacrés.11

De même Eve a t-elle été façonnée pour être complémentaire à Adam sur le point physique, elle le complimentait aussi socialement, intellectuellement, spirituellement et émotionnellement.

Le résultat est que quand je conseille ceux qui veulent se marier, je ne cherche pas à découvrir autant que possible des points de similarité. Au contraire, je suis plus concerné par le fait que chaque partenaire ait une vue précise de l’autre personne, de comment elle est réellement, et qu’ils comprennent le fait que Dieu les a unit pour toujours. Une reconnaissance que Dieu a crée l’homme et la femme différents exprès, et une résolution d’atteindre l’unité dans cette diversité est essentielle pour un mariage sain.

Avant de créer cet homologue, Dieu a tout d’abord aiguisé son appétit. Les créatures que Dieu a crée sont maintenant amenées à Adam pour qu’il leur donne un nom. Le fait que Dieu ait laisse Adam nommer les animaux montre le pouvoir d’Adam sur les créatures, ce que Dieu voulait (1:28). Cela impliquait probablement une étude minutieuse de la part d’Adam pour remarquer les caractéristiques particulières de chaque animal.12

Ce processus de nommer les animaux a sans doute prit du temps. En faisant ceci, Adam aurait remarqué qu’aucune simple créature ne pouvait remplir le vide dans sa vie. De plus, j’utiliserai un peu d’imagination sanctifiée pour imaginer qu’Adam a observe chaque animal avec son/sa compagnon(e), un homologue parfaitement conçu(e). Adam a du réaliser que lui seul n’avait pas d’homologue.

A ce moment de besoin et de désir intense, Dieu a endormi Adam d’un profond sommeil,13 de d’une côte et de sa chair attachée à elle,14 façonna la femme.15 Puis il présenta la femme à l’homme.

Quel émoi il y avait dans la réponse enthousiaste d’Adam :

« Alors l'homme s'écria:
Voici bien cette fois celle qui est os de mes os, chair de ma chair. Elle sera appelée «femme»
car elle a été prise de l'homme. » (Genèse 2:23)

J’aime comment la version RSV (Revised Standard Version) traduit la réponse initiale d’Adam, « finalement… »16

Dans cette expression il y a un mélange de soulagement, d’extase, et de surprise enchantée. « Celle (car Adam ne l’a pas encore nommée) est l’os de mes os, chair de ma chair » (verset 23a). Le nom de la compagne d’Adam est femme. La traduction anglaise capte bien le jeu de son. En hébreux, Homme serait prononcé « ‘ish » ; Femme serait « ‘ishshah ». Bien que les sons soient similaires, les racines de deux mots sont différentes. A juste titre, « ‘ish » pourrait venir d’une racine arabe parallèle, transmettant l’idée d’« exerçant le pouvoir », alors que le terme « ‘ishshah » pourrait être dérivé d’une racine arabique parallèle, voulant dire « être doux ».17

Le commentaire divinement inspiré du verset 24 est de la plus grande importance :

« C'est pourquoi un homme se séparera de son père et de sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront plus qu'un. » (Genèse 2:24)

De ce récit, il est impératif qu’un homme quitte sa mère et son père et s’attache à sa femme. Quel est la relation entre ce commandement de quitter et de s’attacher et la création des femmes ? Verset 24 commence, « C’est pourquoi… ». C’est pourquoi quoi ? Nous ne pouvons comprendre cette raison seulement quand nous expliquons ce commandement. L’homme doit quitter ses parents, pas dans un sens d’échapper à ses responsabilités envers eux (par exemple : Mark 7:10-13 ; Ephésiens 6:2,3), mais dans le sens d’être dépendant d’eux. Il doit cesser de vivre sous leur autorité et commencer à fonctionner seul comme le chef d’une nouvelle famille.18

La femme n’est pas ordonnée de même car elle est simplement transférée d’une famille à une autre. Bien qu’elle était une fois sujette à son père, maintenant elle est jointe à son mari. L’homme, d’un autre coté, a un changement plus difficile. Lui, étant enfant, était dépendant et soumis à ses parents.

Quand un homme se marie, il doit passer à travers un changement plus radical d’un dépendant, un fils soumit, a un indépendant (de ses parents) chef, qui fonctionne comme chef de la maison.

Comme beaucoup ont observe, la relation mari-femme est permanente pendant que la relation parent-enfant est temporaire. Même si les parents ne veulent pas terminer la relation dépendante de fils à parent, le fils est obligé de la terminer. Ne pas faire ça, c’est refuser le genre de lien nécessaire avec sa femme.

Maintenant, peut-être, sommes-nous dans la position de voir la relation de ce commandement dans le récit de la création. Quelle est la raison de sa mention ici dans Genèse ? Premièrement, il n’y a pas de parents desquels Adam ou Eve sont nait. L’origine d’Eve est directement liée à son mari, Adam. L’union ou le lien entre Adam et sa femme est l’union venant d’un être (Adam) et devenant un être (union physique). Ce lien est plus grand que celui entre parent et enfant. Une femme est, bien sur, le produit de ses parents, comme l’homme est le produit des siens. Mais l’union originale n’a pas impliqué de parents, et la femme était une partie de la chair de son mari. Le premier mariage est donc l’évidence de la suprématie de la relation mari-femme sur celle de parent-enfant.

Le dernier verset n’est pas accidentel. Il nous dit beaucoup de choses que nous devrions savoir. «

Nous apprenons par exemple, que le coté sensuel de cette relation est une partie de l’expérience du paradis. Le sexe n’est pas apparut avec ou après la chute. La procréation et l’intimité physique étaient impliquées depuis le début. (1:28). Nous voyons aussi que le sexe pouvait être agréable au plus niveau dans le plan divin. La désobéissance à Dieu n’élève pas le plaisir sexuel ; il le diminue. Aujourd’hui le monde veut croire qu’il a inventé le sexe et que Dieu cherche seulement à l’abolir. Mais le sexe, séparément de Dieu, n’est pas ce qu’il pourrait ou devrait être.

L’ignorance, pardonnerez moi pour dire cela, est une félicité. Dans notre génération, nous sommes tranquilles, si vous préférez, sophistiqués, seulement si nous savons (par expérience) tout ce qui est à savoir sur le sexe. « Ceux qui n’ont pas eu de relations sexuelles avant le mariage sont trop naïfs, » sommes-nous incité à croire. Il y a beaucoup de choses qu’il est mieux de ne pas savoir. Le sexe n’a jamais été aussi agréable que quand il était dans la douce ignorance.

La révélation, qui arrive plus tard, apporte plus de lumière au texte. Notre Seigneur, d’une manière significative, cite des chapitres 1 et 2 comme s’il était d’un récit (Matthieu 19:4,5), un coup fatal aux critiques des documents de source.

L’origine divine du mariage veut dire que ce n’est pas une simple invention sociale (ou convention), mais une institution divine pour l’homme. Parce que Dieu joint un homme et une femme par le mariage, c’est une union permanente : « … Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » (Matthieu 19:6)

Le fait qu’Adam a précédé sa femme dans la création et qu’Eve a été créée d’Adam établit aussi les raisons pourquoi le mari doit être le chef de famille au dessus de sa femme dans le mariage. (1 Corinthiens 11:8-9 ; 1 Timothée 2:13). Le rôle des femmes dans l’église n’est pas seulement l’idée de Paul, restreint au temps et à la culture des Chrétiens corinthiens. Le rôle biblique des femmes est établit dans le récit biblique de la création (1 Corinthiens 14:34).

Conclusion

Ayant considéré le passage en terme de ses parties, concentrons notre attention sur ce passage entier. Aucun passage dans toute la Bible ne définit si précisément ce qui compte vraiment dans la vie. Le sens de la vie ne peut seulement être saisit que dans la relation avec Dieu qui a créé l’homme a Son image. Bien que cette image ait été déformée à cause de la chute, ceux qui sont en Jésus sont renouvelés à l’image du Christ :

« … à être renouvelés par le changement de ce qui oriente votre pensée, et à vous revêtir de l'homme nouveau, créé conformément à la pensée de Dieu, pour mener la vie juste et sainte que produit la vérité. » (Ephésiens 4:23,24)

« … et vous vous êtes revêtus de l'homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l'image de son Créateur » (Colossiens 3:10)

De plus, le sens de la vie de l’homme n’est pas trouvé dans la dignité laquelle lui a été donnée par Dieu en le créant à Son image, mais dans le travail qui lui a été donné par Dieu. Les hommes souvent voient leur travail comme une malédiction. Bien que le travail ait été affecté par la chute (Genèse 3:17-19), il a été donné avant la chute et est un moyen de récompense et satisfaction s’il est fait parce que vous révérez le Seigneur. (Colossiens 3:22-24)

Dernièrement, l’institution du mariage est donnée par Dieu pour enrichir profondément nos vies. Le travail que nous devons faire est beaucoup plus riche et complet quand nous le partageons avec notre compagnon(e). Ici, alors, est l’essence même de la vie – une reconnaissance de notre dignité divinement ordonnée, notre devoir, et notre plaisir. Notre valeur, notre travail, notre femme sont tous une source de grande bénédiction s’ils sont « parce que vous révérez le Seigneur ».


1 I Timothy 2:13.

2I Corinthians 11:8, 12.

3Genesis 2:23.

4 “Now it is a well-known fact that the book of Genesis is by its own author divided into ten sections, to each of which he gives the title ‘story’ (toledoth); cf. 5:1; 6:9; 10:1; 11:10, 27; 25:12, 19; 36:1, (9); 37:2. This circumstance alone, plus the use of the round number ten, would definitely point to the fact that here the expression, ‘these are the toledoth’ must also be a heading. In all other instances of its use in other books the same fact is observable; cf.Num. 3:1;Ruth 4:18;I Chron. 1:29; it is as always a heading.” H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), I, p. 110.

5 “Verse 4b takes us back into the time of the work of creation, more particularly to the time before the work of the third day began, and draws our attention to certain details, which, being details, could hardly have been inserted in chapter one: the fact that certain forms of plant life, namely the kinds that require the attentive care of man in greater measure, had not sprung up. Apparently, the whole work of the third day is in the mind of the writer.” Ibid., p.112.

“I have been very insistent that the first chapter is to be understood chronologically. What is seen by the order of development, the progression of thought. It is seen also by the chronological emphasis--day one, day two, and so on. You do not find that in the second chapter of Genesis. There, instead of giving a chronological order of statement, the Lord is stating matters step by step to prepare for the account of the temptation.” E. J. Young, In The Beginning, (Carlisle, Pennsylvania, The Banner of Truth Trust, 1976), p. 70.

6 Such appears to be the view of Leupold, I, pp. 113-114.

7 “What are we to understand by the ‘ed? Not a mist! The word is apparently related to a Sumerian word. It seems to refer to subterranean waters, and what we have here is either a breaking forth of water in some way from under the ground, or possibly a river overflowing its banks. I do not think we can be dogmatic here.” Young, pp. 67-68. Cf. also Derek Kidner, Genesis (Chicago: InterVarsity Press, 1967), pp. 59-60.

8 “The word ‘Eden’ in Hebrew may mean a delight or a pleasure. I am not sure that that is what it means here. There is a Sumerian word that means a steppe, or a plain, a wide plain, and in the eastern part of this plain God planted a garden. Without being dogmatic I give my opinion that that is what ‘Eden’ means. So the garden is planted.” Young, p. 71.

9 “The verb employed here accords more with the “Yahweh” character of God; yatsar means to ‘mold’ or ‘form.’ It is the word that specifically describes the activity of the potter (Jer. l8:2ff). The idea to be emphasized is that with the particular care and personal attention that a potter gives to his task. God gives tokens of His interest in man, His creature, by molding him as He does.” Leupold, p. 115.

10 Cf. Leupold, p. 129.

11 Dwight Hervey Small, Design For Christian Marriage (Old Tappan, New Jersey: Fleming H. Revell, 1971), p. 58. Elsewhere Small remarks, “As Elton Trueblood has suggested, a successful marriage is not one in which two people, beautifully matched, find each other and get along happily ever after because of this initial matching. It is, instead, a system by means of which persons who are sinful and contentious are so caught up by a dream and a purpose bigger than themselves that they work through the years, in spite of repeated disappointment, to make the dream come true.” p. 28.

12 “For the expression to give names, in the Hebrew usage of the word ‘name,’ involves giving a designation expressive of the nature or character of the one named. This was not a crude fable, where, according to a Hebrew notion, the accidental ejaculations at the sight of new and strange creatures were retained as names for the future.” Leupold, p. 131.

13Tardemah is indeed a ‘deep sleep,’ not a state of ecstasy, as the Greek translators render; nor a ‘hypnotic trance’ (Skinner), for traces of hypnosis are not to be found in the Scriptures. A ‘trance’ might be permissible. The root, however, is that of the verb used in reference to Jonah when he sleeps soundly during the storm.” Ibid, p. 134.

14 “The word tsela translated ‘rib,’ definitely bears this meaning, (contra v. Hofman), although it is not necessary to think only of the bare bone; for, without a doubt, bone and flesh will have been used for her of whom the man afterward says ‘bone of my bone and flesh of my flesh,’” (v. 23). Ibid.

15 “The activity of God in fashioning the rib taken from man is described as a building (wayyi ‘bhen). Rather than being an indication of the work of a different author, the verb grows out of the situation as being the most appropriate. It would not have been seemly to use yatsar ‘to mold,’ a verb applicable in the case of clay, not of flesh. ‘Build’ applies to the fashioning of a structure of some importance; it involves constructive effort.” Ibid, p. 135.

16 Or, as Leupold suggests, “Now at length” (p. 136).

17 Leupold, pp. 136-137.

18 Caution must be exercised, I believe, in the application of Bill Gothard’s principle ‘chain of counsel.’ While the wise will seek counsel and some of that may well come from parents, undue dependence is a real danger. The problem is not so much with the principle, but with its application.

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