Le « Dos » de Dieu (Exode 33:18-34:9)

Introduction

Généralement, nous avons tendance a penser du dos de n’importe quoi comme étant son plus mauvais coté. Une personne de derrière les fagots est vue comme ignorante et mal éduquée. La personne qui ferme la marche est la moins bonne. Il est dit que le diable tire la queue des trainards. Et pourtant Moïse est dit avoir vu le « dos » de Dieu dans notre texte. Est-ce que cela veut dire que Moïse eut moins que ce qu’il avait demandé ou moins que ce qu’il avait espéré ? Difficilement ! Le texte dit clairement que le dos de Dieu est Son bon coté, car c’est la « bonté de Dieu » qui passera devant Moïse.

Pourquoi est-ce le « dos » de Dieu qui est Son « bon » coté ? Qu’est-ce que ce « coté » de Dieu a à voir avec Sa gloire, ce qui est ce que Moïse demanda à contempler ? Pourquoi Moïse pouvait-il regarder ce coté de Dieu et pas l’autre ? Les évènements de notre passage sont les derniers à arriver avant le renouvellement de l’alliance avec Moïse, et ainsi sont étroitement liés au renouvellement des espoirs d’Israël. Ces versets nous diront beaucoup de choses sur Moïse, et encore plus sur le Dieu qu’il cherchait à connaître plus intimement.

La structure de ce texte nous fournit des indices importants pour son interprétation. Essentiellement, il y a deux divisions principales : premièrement, la requête de Moïse de contempler la gloire de Dieu, suivie de la réponse de Dieu ; deuxiemement, la révélation de la gloire de Dieu, suivie de la réponse de Moïse. Les grandes lignes du texte ressemblent à ça:

A. La Requête de Moïse et la Provision de Dieu, 33:18-23.

1. Requête de Moïse, v. 18.

2. Promesse de Dieu, v. 19.

3. Divine protection et provision, vs. 20-23

B. La Révélation de Dieu et la Requête de Moïse, 34:1-9

1. Moise, mt. Sinaï, et les tablettes de pierre, vs. 1-4.

2. La gloire de Dieu, vs. 5-7.

3. La réponse de Moïse, vs.8-9.

De bien des façons, ce passage ressemble au chapitre 24, où la nation Israël ratifie l’alliance avec Moïse pour la première fois. D’un autre coté, il y a beaucoup de différences importantes. Ces similarités et différences nous fournissent les clefs pour comprendre l’alliance avec Moïse comme elle fut donnée par Dieu pour la deuxième fois. Prêtons attention à la Parole de Dieu que nous étudions dans cette leçon.

La Requête de Moïse et la Provision de Dieu (33:18-23)

La requête de Moïse au verset 18 est la troisième et dernière requête dans le chapitre 33. Moïse a déjà demandé que Dieu lui fasse connaître Ses intentions, pour qu’il puisse continuer à jouir de Sa faveur (33:12). Dieu a promit Sa présence à Moïse personnellement, mais Il n’a pas dit qu’Il serait présent parmi Son peuple. Ainsi, dans sa seconde requête, Moïse demanda que Dieu manifeste sa faveur à Israël, ainsi qu’à lui-même, et que Dieu n’envoie pas la nation vers Canaan sans une promesse que Sa présence accompagnera Son peuple (33:13, 15-16). La réponse de Dieu dans le verset 17 nous mènerait à croire que cette seconde requête serait accordée :

« ---Parce que tu jouis de ma faveur et que je t'ai choisi personnellement, je t'accorde aussi ce que tu viens de me demander. »

La première partie de la première requête de Moïse, « … veuille me révéler tes intentions… » (v. 13), n’a pas encore été accordée. Je crois que Moïse laissa tomber cette requête juste après que Dieu l’assura qu’Il serait présent avec Son peuple. Maintenant que les requêtes pour son peuple furent accordées, Moïse retourne à sa première requête. Ainsi, la première requête, « … veuille me révéler tes intentions… » et la requête du verset 18, « ---Permets-moi de contempler ta gloire! » sont essentiellement les mêmes. Connaître les intentions de Dieu est voir la gloire de Dieu.

Moïse nous a déjà préparés pour l’usage de ce terme « gloire », car il a déjà utilisé son sens plusieurs fois dans Genèse et Exode. Le sens du terme « gloire » fut utilisé pour la richesse de Jacob (Gen. 31:1) et des honneurs de Joseph en Egypte (Gen. 45:13). Dans Exode, la « gloire » de Dieu fut la manifestation visible de Sa présence. La « gloire de l’Eternel » apparut en premier dans la nuée à Israël dans le désert, quand le peuple se plaignait de Moïse et de l’Eternel, et demandait de la viande (Exode 16:7,10). D’une façon similaire, la gloire de l’Eternel descendit sur Mt. Sinaï, au moment où l’alliance avec Moïse fut ratifiée (Exode 24 :16,17). L’autel, sur lequel les sacrifices devaient être faits quotidiennement, Dieu avait dit, serait sanctifié par Sa gloire (Exode 29:43).

Plus tard, après la requête de Moïse de contempler la gloire de Dieu (Exode 33:18), la gloire de Dieu remplirait le nouvellement construit Tabernacle (Exode 40:34-35). En différentes occasions durant le séjour d’Israël dans le désert, la gloire de Dieu serait manifestée au peuple. En certaines de ces occasions, la gloire de l’Eternel apparaitrait pour empêcher le peuple de pécher. Par exemple, dans Nombres 14:10 la gloire de l’Eternel apparut, stoppant les Israélites avant qu’ils ne lapident Moïse et Aaron. D’un autre coté, la gloire de l’Eternel apparut aussi en réponse aux sacrifices d’Israël. Après avoir décrit les sacrifices que Dieu exigeait du peuple, Moïse leur dit,

« ---Voici ce que l'Eternel vous ordonne; faites-le, et la gloire de l'Eternel vous apparaîtra. » (Lév. 9:6)

Un peu plus tard dans ce récit, après que ces sacrifices furent offerts, on nous dit,

« Puis Aaron leva ses mains vers le peuple et le bénit; il redescendit de l'autel après avoir offert le sacrifice pour le péché, l'holocauste et le sacrifice de communion.

   Moïse et Aaron entrèrent dans la tente de la Rencontre et, en ressortant, bénirent le peuple. Alors la gloire de l'Eternel apparut à tout le peuple.

   Une flamme jaillit devant l'Eternel et consuma l'holocauste et les graisses sur l'autel. A cette vue, tout le peuple poussa des cris de joie et se jeta face contre terre. » (Lév. 9:22-24)

Ainsi, je crois que nous pouvons conclure que la gloire de l’Eternel peut être manifestée soit par la réponse de Dieu aux péchés de de l’homme ou par la réponse de Dieu au système sacrificiel, qui est la confession des péchés de l’homme, et son acte d’obéissance en ce qui concerne le moyen de Dieu de remettre à plus tard les conséquences de leurs péchés. La gloire de l’Eternel est presque toujours une manifestation visible de la présence de Dieu et de Sa splendeur. Pour Moïse, la vue de la gloire de Dieu lui servira d’assurance de la présence de Dieu avec lui, et ultimement avec la nation tout entière.

La réponse de Dieu au verset 19 est d’accorder à Moïse tout ce qu’Il pourra lui accorder, ce qui est dans le meilleur intérêt de Moïse:

« ---C'est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j'aurai pitié de qui je veux avoir pitié. »

L’accord de la requête de Moïse inclurait que Dieu permettrait le passage de toute Sa bonté103 devant lui. Comme le sens du terme bonté est employé dans l’Ancien Testament, il veut dire que la bienveillance de Dieu, Sa gracieuseté et générosité seraient vue par Son serviteur Moïse. Ce terme, traduit « bonté », est utilisé dans Genèse 24:10 pour « toutes sortes de biens excellents » qu’Abraham envoya avec son serviteur, comme présents pour la famille de la future femme de son fils. Il est utilisé pour décrire les « bonnes choses » que Pharaon donna à Jacob et sa famille, quand ils voyagèrent d’Egypte à Canaan (Gen. 45 :18,20,23). Il fait aussi allusion aux « bonnes choses » dont les Israélites profiteront au pays de Canaan (Deut. 6:11). La bonté de Dieu est spécialement accentuée dans le Livre des Psaumes. Ici, l’accent de « bonté » n’est pas pour les choses que Dieu donne, mais pour la bonté et générosité de Dieu comme étant le donneur de bonnes choses.104

Peut-être que le meilleur sens du mot « bonté » est trouvé dans le Livre de Néhémie, où nous lisons,

« Ils se sont emparés de villes fortifiées et de terres fertiles. Ils ont pris possession de maisons regorgeant de biens, de citernes déjà creusées, de vignes, d'oliviers, d'arbres fruitiers à profusion. Par ta grande bonté, ils ont mangé à leur faim et avec abondance, et ils ont vécu dans les délices.

  Tant qu'ils jouissaient dans leur royaume des nombreux bienfaits que tu leur accordais dans le pays spacieux et fertile que tu leur avais donné, ils ne t'ont pas adoré et ne se sont pas détournés de leurs mauvaises actions.» (Néhémie 9:25,35)

Dans Sa bonté, Dieu donna à Son peuple les « meilleures choses » du pays de Canaan, mais au lieu d’être plein de gratitude, au lieu de vénérer et servir Dieu, les Israélites se détournèrent de Lui, se rebellèrent contre Lui. Les « meilleures choses » que Dieu fournit à Son peuple étaient son témoignage de Sa bonté pour eux. Donc bonté égalerait prospérité ou bénédictions, la bonté de Dieu serait Sa bienveillance ou Sa générosité. Voir la bonté de Dieu encouragerait grandement Moïse, à ce moment, et le rassurerait en ce qui concerne l’avenir d’Israël.

En plus d’avoir toute Sa bonté passer devant Moïse, Dieu promit aussi de proclamer Son nom, le « nom de l’Eternel », devant Moïse. Une fois de plus, nous avons été préparés pour l’importance d’un nom dans le Pentateuque, car maintes fois dans Genèse et Exode, un nom a été prouvé avoir une grande importance. Le nom spécifique que Dieu proclamera est le nom L’ETERNEL. C’est le nom par lequel Dieu S’identifie Lui-même à Moïse au buisson ardent, et par lequel Dieu va être connu par Israël. L’ETERNEL était le nom qui parle de Dieu comme étant le Sauveur et le Libérateur d’Israël. L’ETERNEL est le nom du Dieu qui fit une alliance avec Abraham, Isaac et Jacob :

« Moïse reprit:
   ---J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: «Le Dieu de vos ancêtres m'a envoyé vers vous.» Mais s'ils me demandent: «Quel est son nom?» que leur répondrai-je?

   Alors Dieu dit à Moïse:
   ---Je suis celui qui est. Puis il ajouta: Voici ce que tu diras aux Israélites: Je suis m'a envoyé vers vous.

   Puis tu leur diras: «L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob m'a envoyé vers vous. C'est là mon nom pour l'éternité, c'est sous ce nom que l'on se souviendra de moi pour tous les temps. » (Exode 3:13-15)

S’il y avait eu un nom qui aurait donné un encouragement à Moïse, ça aurait été celui-là, L’ETERNEL.

La réponse de Dieu à la requête de Moïse inclut un troisième élément, une déclaration de Sa Souveraineté :

« … Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j'aurai pitié de qui je veux avoir pitié. »

Je crois qu’il y a deux raisons pour lesquelles Dieu inclut cette déclaration ici :

Premièrement, c’est un rappel à Moïse que Dieu n’a aucune obligation de montrer de la clémence à personne. La requête de Moïse pour le peuple était une requête pour la grâce de Dieu. Il n’y avait absolument rien qu’Israël ne pouvait faire pour mériter la grâce de Dieu. Israël avait déjà fait assez de choses ! Le point était que Moïse ne pouvait pas, par sa médiation, prétendre que Dieu était obligé d’être gracieux envers un peuple pervers, obstiné. Souveraineté et grâce ne peuvent jamais être séparées. Ainsi, quand la grâce est démontrée, c’est fait dans l’exercice de la volonté souveraine de Dieu. La raison pour cela est que la grâce n’a aucune raison d’être manifestée à une personne exceptée à cause de la grâce de Celui qui donne. Tout ce qui n’est pas de la grâce n’est d’aucun mérite, et personne ne peut être sauvé sur la base de son mérite personnel aux yeux de Dieu. Et certainement à ce point dans l’histoire d’Israël, aucun Israélite n’aurait osé prétendre qu’il méritait la grâce de Dieu.

Deuxièmement, une des « gloires » de Dieu est Sa souveraineté absolue. La souveraineté de Dieu veut dire qu’Il est libre de faire ce qu’Il veut, ce qui est compatible avec Son caractère. Dieu, dans Sa sainteté, aurait pu détruire ce peuple pervers et aurait eu absolument raison de le faire.105 D’un autre coté, Dieu pouvait aussi pardonner Son peuple, tant que leurs péchés étaient expiés. Que nous aimions l’entendre ou pas, Dieu est tout autant saint en condamnant une personne à la damnation éternelle qu’Il l’est en accordant gracieusement à quelqu’un d’autre la faveur de la vie éternelle. La souveraineté de Dieu est une des nombreuses facettes de Sa gloire, et ainsi est mentionnée ici.

La souveraineté de Dieu d’accorder Sa grâce est un des domaines de la vérité biblique communément négligés (ou rejetés). Par exemple, les dons spirituels sont des questions de grâce, comme le terme grecque pour « don » indique. Alors comment ce fait-il que certains semblent penser qu’ils peuvent spécifier à Dieu quel don Il devriat leur accorder, à eux ou à d’autres ? La prospérité (le succès) est une autre manifestation de grâce. Pour être plus précis, Dieu non seulement n’accorde souverainement des dons spirituels à Ses enfants, mais Il accorde aussi souverainement la mesure de succès une personne aura dans l’exercice de ce don :

« Il y a toutes sortes de dons, mais c'est le même Esprit.

   Il y a toutes sortes de services, mais c'est le même Seigneur.

   Il y a toutes sortes d'activités, mais c'est le même Dieu; et c'est lui qui met tout cela en action chez tous. » (1 Cor. 12:4-6)

Ainsi, une personne avec le don d’évangélisme peut être instrumentale pour gagner des milliers de sujets pour Christ en une année, alors qu’une autre peut être utilisée par Dieu pour n’en gagner qu’une poignée. La mesure de notre succès dans de telles choses dépend de la souveraineté de choix de Dieu. N’importe où le résultat est grâce, le moyen est souverain.

Dieu a consenti à la requête de Moïse de « contempler Sa gloire », mais pas sans restrictions. Ces restrictions sont pour son bien. Les versets 20-23 décrivent les restrictions que Dieu doit placer sur la requête de Moïse, ainsi que Sa provision pour sa protection dans le processus de contempler Sa gloire.

Moïse demanda à voir la gloire de Dieu en forme visible. Dieu parle de la « forme » par laquelle Il Se manifestera Lui-même à Moïse, ce que les théologiens appellent un anthropomorphisme,106 qui est une forme sophistiquée de dire que Dieu parle de Sa propre révélation à Moïse en termes humains. Ainsi, Dieu parle de Moïse comme s’il était capable de voir Son dos, mais pas Sa face. Dans le contexte du passage cela veut dire que Moïse pourra voir la bonté tout entière de Dieu, mais pas certaines de Ses autres caractéristiques.

La Bible nous apprend constamment que personne ne peut regarder le visage de Dieu face à face et vivre.107 Si Dieu avait accordé à Moïse tout ce qu’il demandait, Moïse aurait été foudroyé à mort par la présence du Dieu vivant. C’est seulement au ciel, quand nous serons débarrassés de tous les péchés, que nous pourrons contempler Dieu face à face (Apocalypse 22:4). Ainsi, Dieu accordera à Moïse le privilège de voir de Lui plus qu’il (ou n’importe quel homme à ce point, je crois) n’a jamais vu. Il verra une partie de la gloire de Dieu, mais pas tout. Il verra, en termes humains, le dos de Dieu, mais pas son visage.

Les versets 21-23 décrivent la provision pour la protection de Moïse que Dieu promit. Là, à Mt. Sinaï il y avait un rocher sur lequel Moïse pouvait se tenir (v. 21). Pendant qu’il serait sur ce rocher, Dieu passera à coté de lui dans toute sa gloire. La main de Dieu protégera Moïse de toute la radiance de Sa splendeur (v. 22), tout comme le masque du soudeur filtre la plupart de la lumière brillante de la soudure à l’arc ou comme des vêtements à l’amiante protègent un homme d’une chaleur intense. Quand Dieu sera passé, Il enlèvera sa main pour que Moïse puisse contempler une partie de Sa gloire – Son dos (v. 23).

Ne manquons pas d’apprécier la merveille et l’honneur de cette révélation de Dieu à Moïse. Bien que ce ne soit « seulement » que le dos de Dieu, c’était tout ce que Moïse pouvait encaisser, et c’était plus que n’importe quel homme n’avait jamais eu le privilège de voir. Voir un petit peu de l’infinité de Dieu est voir beaucoup plus que ce que l’esprit puisse imaginer. Moïse baignera encore plus profondément dans le puits insondable de la gloire infinie de Dieu que l’homme n’a jamais imaginé, et pourtant il n’aura toucher que la surface de Sa splendeur.

La Révélation de Dieu et la Requête de Moïse (34:1-9)

Pendant que Moïse discutait avec Dieu à la « Tente de la Rencontre », qui était « à l’extérieur du camp » (Exode 33:7), le renouvellement de l’alliance avec Moïse se tenait au sommet du Mt. Sinaï. La révélation de la gloire de Dieu à Moïse serait, il semblerait, comme la manifestation de Dieu aux 70 anciens d’Israël, décrit dans le chapitre 24. Il y a à la fois des similarités et des différences entre ce renouveau de l’alliance dans le chapitre 34 et la première ratification de l’alliance dans les chapitres précédents (spécialement le chapitre 24).

Les similarités incluaient le fait que les exigences de Dieu étaient pratiquement identiques. C’étaient les mêmes Dix Commandements qui seraient écrits sur les deux tablettes de pierre. C’était le même code d’alliance que Dieu établirait comme Son standard de conduite pour les Israélites (comparez Exode 21-23 avec le chapitre 34). Les deux fois l’alliance est donnée à Moïse par Dieu au sommet du Mt. Sinaï. Comme avant (Exode 19:12-13, 21-25 ; 24:2), le peuple est averti de garder ses distances de la montagne sainte (Exode 34:3. Comme la ratification de l’alliance incluait une vision de Dieu (24:9-11), la même chose arriva dans le renouvellement de l’alliance (34:5-7).

Cependant, les différences sont peut-être encore plus évidentes. Les Israélites ne sont représentés que par Moïse, et non pas par les soixante-dix anciens comme auparavant (Exode 24:1,9). Cette fois-ci, il n’y a pas de promesses faites par le peuple. La fois précédente, le peuple affirma maintes fois,

« ---Nous ferons tout ce que l'Eternel a dit. » (Exode 19:8 ; 24:3,7)

Mais cette fois-ci, il n’y eut pas de promesses de faites. Et pas étonnant ! Israël n’était pas digne de confiance pour tenir ses promesses, quelle que soit la sincérité de leurs intentions à ce moment.

Finalement, et je crois d’une façon plus significative, Moïse était particulièrement plus proéminent dans le renouvellement de l’alliance qu’il ne le fut dans la première ratification de cette alliance. Son niveau d’implication est considérablement plus grand. Dans la première ratification, Dieu tailla les pierres et y grava les commandements (31:18). Dans le renouvellement de cette même alliance, Moïse tailla les pierres et y écrivit les commandements (34:1, 27-28). Certains voudraient que nous pensions que Moïse dut tailler les pierres parce qu’il avait détruit la première paire de tablettes.108 Je crois que Moïse fut donné une participation encore plus importante dans le renouvellement de l’alliance, pour que maintenant Dieu puisse dire que c’était une alliance faite entre Lui et Moïse et Israël (34:27), une déclaration qui n’avait pas été faite auparavant. Il n’y a pas d’inconsistance ici dans le fait qu’on nous dise que, d’un coté, Dieu écrivit sur les tablettes (34:1), et de l’autre, que Moïse l’a fait (34:27-28). Le récit nous informe que Dieu écrivit sur les tablettes à travers Moïse. Ce n’est pas différent de dire qu’une des épitres de Paul, écrit pas sa propre main, est en même temps, la Parole de Dieu. Le rôle de médiateur de Moïse est ainsi accentué. Pas étonnant que tout Israël se tenait à la porte de leurs tentes quand Moïse allait rencontrer Dieu à la Tente de la Rencontre (33:8).

Les versets 5-7 décrivent la réalisation de la promesse de Dieu à Moïse dans 33:19-23. Dieu descendit dans la nuée et Sa bonté passa devant Moïse (vs. 5-6a). Dieu proclama aussi Son nom devant lui:

« il passa devant lui en proclamant:
   ---L'Eternel, l'Eternel, un Dieu plein de compassion et de grâce, lent à se mettre en colère, et riche en amour et en fidélité!

   Je conserve mon amour jusqu'à la millième génération: je pardonne le crime, la faute et le péché… » (Exode 34:6-7b)

Il y a beaucoup de bénédictions à tirer d’une étude de chacune de ces expressions proclamées par Dieu ici,109 mais l’essence de toutes peuvent être résumée en un seul mot : Bonté.

Les derniers mots du verset 7 doivent étonner les Israélites pendant toute la période de l’Ancien Testament :

« …mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, et je punis la faute des pères sur leurs descendants jusqu'à la troisième et même la quatrième génération. » (Exode 34:7c)

Bien que Dieu dise qu’Il pardonnait, Il dit aussi que le coupable ne resterait pas impuni. Cela veut dire, avant tout, que Dieu ne pardonne pas les péchés en les ignorant ou les mettant de coté. Le péché est une maladie bien plus sérieuse que cela. Un Dieu juste ne peut minimiser le péché, et ainsi Il ne peut simplement pardonner les hommes en ignorant ce qu’ils ont fait. Il doit y avoir un châtiment. Le châtiment, nous apprenons du chapitre 53 d’Esaïe, viendra avec le Messie. Les péchés des hommes sont pardonnés parce que quelqu’un allait subir le châtiment (la mort) prescrit par la Loi pour le péché.

A première vue, ça semble dur que Dieu place les fautes des pères sur leurs enfants et petits-enfants, mais je suis convaincu que ce fut une provision gracieuse de Dieu pour Son peuple. Cela résout un dilemme très sérieux. Dieu, pour être juste, doit punir les péchés. Dieu, étant gracieux, peut pardonner les péchés. Dieu, pour réaliser les promesses de Son alliance à Abraham et ses descendants, doit réaliser Son alliance avec Abraham à travers la nation Israël. Si Dieu avait puni cette génération d’Israélites pour les péchés d’idolâtrie et d’immoralité complètement et instantanément (comme Il menaça de le faire, Exode 32:10), alors, il n’y aurait pas eu de seconde génération d’Israélites, ni une troisième et ainsi de suite. En d’autres mots, il n’y aurait pas eu de lignée d’Israélites par laquelle le Messie viendrait. En dispersant les conséquences des péchés de cette premiere génération d’Israélites, Dieu put préserver la nation, et assurer la lignée messianique, jusqu'à l’époque où le Messie serait né d’une vierge de la tribu de Juda, de la famille de David. Une fois que cela arriva, les conséquences des péchés d’une génération donnée ne passeraient plus aux prochaines générations (Jér. 31:29). Bien que l’analogie ne soit pas entièrement parallèle (notre gouvernement et économie n’ont aucun Messie qui viendra le faire), la grande dette nationale de notre pays n’est pas imposée entièrement sur notre génération, mais plutôt est dispersée sur plusieurs générations, spécialement sur celles à venir. C’était comme ça avec les conséquences des péchés d’Israël.

La réponse de Moïse à cette révélation de Dieu fut instantanée :

« Aussitôt, Moïse s'inclina jusqu'à terre et se prosterna.

   Puis il dit:
   ---Ah! Seigneur, s'il est vrai que j'ai obtenu ta faveur, je t'en prie, Seigneur, marche au milieu de nous. Oui, je sais que c'est un peuple rebelle, mais veuille pardonner nos fautes et nos péchés et accepter que nous t'appartenions! » (Exode 34:8-9)

La révélation de la bonté de Dieu à Moïse était une révélation de ces aspects du caractère de Dieu qui étaient la base pour l’avenir d’Israël, et ainsi Moïse demanda à Dieu de pardonner ce peuple pervers, et de vivre parmi eux, non pas parce qu’ils étaient justes, mais parce qu’Il était gracieux et pardonnant. La grâce de Dieu est la base pour la repentance et la restauration, et ainsi Moïse demanda à ce que Dieu pardonne Son peuple et en fasse Sa possession, comme Il l’avait fait auparavant.

Conclusion

Il faut un peu de temps et de réflexion pour que l’impact de ce texte affecte le lecteur. En terminologie humaine, Dieu permit à Moïse de voir Son dos, mais pas Son visage. Le dos de Dieu était Sa bonté. Alors, qu’est-ce que serait le visage de Dieu ? J’aimerais suggérer que, de ce texte et d’autres, la face de Dieu pourrait être Sa sévérité.

Dans le chapitre 11 de Romains, Paul résume son raisonnement avec les paroles,

« Considère donc, à la fois, la bonté et la sévérité de Dieu » (Romains 11:22)

La gentillesse ou la bonté de Dieu est cet aspect de la personne de Dieu que Moïse fut capable de voir complètement – il vit « la bonté tout entière » de Dieu (Exode 33:19). Moïse vit aussi un peu de la sévérité de Dieu. Il vit Sa colère à l’idolâtrie d’Israël dans l’incident du veau d’or (Exode 32:10). Il savait que Dieu aurait pu facilement annihiler la nation entière, si ça n’avait été pour Ses promesses faites à Abraham et ses descendants (Exode 32:13). La colère de Moïse fut exprimée dans sa réponse aux festivités et à la rébellion d’Israël (Exode 32:20). Il démontra sa colère quand il ordonna aux Lévites d’aller dans le campement, tuant ceux qui avaient refusé de promettre d’obéir à Yahvé (Exode 32:25-29).

Il n’y avait pas de réconfort pour Moïse ni pour Israël dans la révélation de la sévérité de Dieu, car cela n’aurait fait qu’intensifier la peur de la destruction de la nation (Exode 33:3). La dimension du caractère de Dieu qui encourage le cœur de Moïse était Sa bonté, qui donna à Moïse (et Israël) l’espoir du pardon et de Sa présence parmi Son peuple. La vision de la bonté de Dieu qu’Il octroya à Moïse produisit exactement ce que Dieu voulait, sa requête que Dieu pardonne Israël et les revendique comme étant Son propre peuple (Exode 34:9).

Ces deux dimensions du caractère de Dieu, Sa bonté et Sa sévérité nous donnent un cadre de référence pour résumer l’histoire d’Israël pendant la période de l’Ancien Testament. Généralement parlant, Israël connaissait soit la sévérité de Dieu dans Sa discipline due à leur révolte ou ils faisaient appel à la bonté de Dieu par la repentance et l’obéissance.

Permettez-moi de faire une pause pour dire avec vigueur que la bonté et la sévérité de Dieu ne sont pas des attributs opposés, dont un doit emporter la victoire sur l'autre. Le fait est que la sévérité de Dieu est bonne, voulant dire, que quand Dieu juge les péchés c’est à cause de Sa bonté. Quelques fois ces bonnes choses que Dieu amène dans nos vies, arrivent de façons qui semblent sévères. Ainsi, les deux dimensions de la bonté et la sévérité de Dieu sont complémentaires, pas compétitives. Dieu ne sacrifie jamais un attribut pour en manifester un autre. Mais, du point de vue humain, un attribut pourrait paraître être plus prédominant, à un certain moment.

Pour Israël, la révélation de la sévérité de Dieu comme occasionnée, par exemple, par l’idolâtrie du veau d’or, était une force purifiante. Sachant que Dieu regardait sérieusement leurs péchés les encouragea à être très prudent à propos de pécher contre un Dieu saint. D’un autre coté, parce que les Israélites étaient des pécheurs ou comme Dieu les avait qualifiés, un peuple rebelle, la vérité de la bonté de Dieu donnait toujours de l’espoir au peuple de Dieu, même dans les heures sombres de Sa sévérité.

Cela peut être illustré dans le Livre de Joël dans l’Ancien Testament. Le message de Joël en est un (initialement, du moins) de jugement :

« Sonnez du cor dans les murs de Sion,
      donnez l'alarme sur ma sainte montagne!
      Tremblez, vous tous, habitants du pays,
      car il arrive le jour de l'Eternel,
      il est tout proche!

  C'est un jour de ténèbres, un jour d'obscurité.
      C'est un jour de nuages et de nuées épaisses. » (Joël 2:1-2a)

Et pourtant, dans ce même chapitre qui souligne la sévérité de Dieu qui arrive, il y a un mot d’espoir, basé sur Sa bonté :

« Mais maintenant encore,
      l'Eternel le déclare,
      revenez donc à moi, revenez de tout votre cœur,
      avec le jeûne, avec des larmes et des lamentations.

   Déchirez votre cœur, et non vos vêtements,
      et revenez à l'Eternel, lui qui est votre Dieu.
      Car il est plein de grâce,
      il est compatissant
      et lent à la colère,
      il est riche en amour
      et il renonce volontiers au malheur dont il avait menacé.

   Qui sait? Peut-être l'Eternel se ravisera-t-il
      et changera-t-il lui aussi de ligne de conduite.
      Qui sait s'il ne laissera pas derrière lui une bénédiction
      pour que vous puissiez faire des offrandes, des libations à l'Eternel, lui qui est votre Dieu? » (Joël 2:12-14)

Ces paroles sont si similaires de celles trouvées dans notre texte dans Exode, que je ne peux m’empêcher de penser que le prophète, par inspiration divine, les emprunta pour exprimer l’espoir de la nation Israël, basé sur la bonté de Dieu, une bonté qui Le pousse à pardonner le repentant.

La bonté et la sévérité de Dieu sont vues dans d’autres prophéties de l’Ancien Testament, qui parlent de la venue du Messie d’Israël. Par exemple, la bonté de Dieu dans la venue du Messie est vue dans ces passages d’Esaïe :

« «Voici mon serviteur, que je soutiens,
      celui que j'ai choisi, qui fait toute ma joie.
      Je lui ai donné mon Esprit
      et il établira la justice pour les nations.

  Mais il ne criera pas,
      il n'élèvera pas la voix,
      il ne la fera pas entendre dans les rues.

  Il ne brisera pas le roseau qui se ploie
      et il n'éteindra pas la flamme qui faiblit,
      mais il établira le droit selon la vérité. » (Esaïe 42:1-3)

« Qui a cru à notre message?
      A qui a été révélée la puissance de l'Eternel?

  Car devant l'Eternel, il a grandi comme une jeune pousse
      ou comme une racine sortant d'un sol aride.
      Il n'avait ni prestance ni beauté
      pour retenir notre attention
      ni rien dans son aspect qui pût nous attirer.

  Il était méprisé, abandonné des hommes,
      un homme de douleur
      habitué à la souffrance.
      Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux.
      Il était méprisé,
      et nous n'avons fait aucun cas de sa valeur. » (Esaie 53:1-3)

Ici nous avons quelques-unes des prophéties de la première venue du Messie, celles qui accentuent Sa douceur et la gentillesse de Dieu. Mais il y a d’autres prophéties qui ne sont pas aussi réconfortantes, celles qui parlent de la deuxième venue du Messie, pour juger les méchants et pour établir Son trône en triomphant de Ses ennemis :

« Le Seigneur, à ta droite,
      va écraser des rois au jour de sa colère.

   Il juge les nations; les cadavres s'entassent,
      il écrase des chefs de par la terre entière. » (Ps. 110:5-6)

Je veux dire quelque chose maintenant qui pourrait être mal compris ou pourrait être rejeté trop vite. Je crois que dans la première venue de Jésus Christ, comme c’est rapporté dans les Evangiles du Nouveau Testament, la révélation prédominante que nous voyons de Dieu en Christ à ce moment était la bonté de Dieu. Dans Sa première venue, Il n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Ainsi, Il pouvait dire,

« En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu'il soit sauvé par lui. » (Jean 3:17 ; 8:15 ; 12:47))

Jésus pouvait ainsi dire à la femme prise en flagrant délit d’adultère,

« Alors Jésus reprit:
   ---Je ne te condamne pas non plus. Va, mais désormais, ne pèche plus. » (Jean 8:11)

Au début de la vie de notre Seigneur, Sa gloire céleste était largement voilée, pour que les hommes puissent Le regarder et ne voir seulement qu’un homme. Il y eut quelques occasions quand ce voile fut levé momentanément, pour qu’un peu plus de la gloire de Dieu soit apparente. La transfiguration, par exemple, était une telle occasion. Un autre aperçu momentané de Sa gloire arriva au moment quand les soldats étaient sur le point de L’arrêter, et en L’entendant dire qu’Il était Celui qu’ils cherchaient, ils reculèrent et tombèrent par terre (Jean 18:6).

Dans son enseignement, spécialement comme son rendez-vous avec la croix approchait, le Seigneur Jésus parla de Sa venue future, dans Sa gloire, quand Il reviendrait au pouvoir pour juger, tout comme les prophètes de l’Ancien Testament l’avaient dit :

« ---Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux.

   Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes --- tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs.

   Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.

   Après quoi, le roi dira à ceux qui seront à sa droite:
   «Venez, vous qui êtes bénis par mon Père: prenez possession du royaume qu'il a préparé pour vous depuis la création du monde.

   Car j'ai souffert de la faim, et vous m'avez donné à manger. J'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire. J'étais un étranger, et vous m'avez accueilli chez vous. » (Matt. 25:31-34 ; et aussi Matt. 24:30 ; 26:64)

En plus de cela, la prière hautement sacerdotale se concentrait sur la gloire de Christ qui n’était pas encore révélée :

« Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit:
   ---Mon Père, l'heure est venue: fais éclater la gloire de ton Fils, pour qu'à son tour, le Fils fasse éclater ta gloire.

  En effet, tu lui as donné autorité sur l'humanité entière afin qu'il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.

  Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé: Jésus-Christ.

  J'ai fait connaître ta gloire sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.

  Et maintenant, Père, revêts-moi de gloire en ta présence, donne-moi cette gloire que j'avais déjà auprès de toi avant les origines du monde. » ( Jean 17:1-5)

Les paroles de notre Seigneur, exprimées ici dans cette prière au Père, indiquent que pendant que le Seigneur Jésus glorifiait le Père sur la terre, il y avait aussi une gloire plus grande qu’Il laissait derrière, et à laquelle Il désirait revenir. C’est cette gloire qui accompagnera notre Seigneur quand Il reviendra pour vaincre Ses ennemis.

A la croix du Calvaire, nous voyons à la fois la bonté et la sévérité de Dieu. La sévérité de Dieu est vue dans la punition que notre Seigneur Lui-même endura, l’anticipation de laquelle est reflétée par l’agonie de notre Seigneur dans le jardin. La bonté de Dieu est vue aussi à la croix, car c’est par ce moyen que Dieu fut capable d’être juste et pourtant être le justificateur de ceux qui croiraient (Romains 3:26). C’était juste que Sa sévérité envers le péché fut accomplie ; Il était le justificateur en cela que les péchés de la race humaine, reporter à plus tard pendant la période de l’Ancien Testament, furent pardonnés par Christ, pour tous ceux qui croyaient.

Après la résurrection de notre Seigneur, le message que Pierre prêcha à la Pentecôte (Actes 2:14-36) fut celui de la deuxième venue du Christ, pour juger Ses ennemis, tout comme Dieu avait prédit dans le Psaume 110. Ainsi, le sermon du chapitre 2 d’Actes était un message concentré sur la sévérité de Dieu, mais aussi sur Sa bonté, si les hommes se repentaient et croyaient que Christ était le Messie de Dieu. Le Livre d’Apocalypse est le récit du retour du Seigneur Jésus pour punir les pervers et pour manifester la sévérité de Dieu envers les péchés et les pécheurs. Un nouveau nom pour le Seigneur sera proclamé à ce moment là :

« Ses yeux flamboient comme une flamme ardente. Sa tête est couronnée de nombreux diadèmes. Il porte un nom gravé qu'il est seul à connaître.

   Il est vêtu d'un manteau trempé de sang. Il s'appelle La Parole de Dieu.

   Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs.

   De sa bouche sort une épée aiguisée pour frapper les nations. C'est lui qui sera leur berger car il les dirigera avec un sceptre de fer. Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant. » (Apocalypse 19:12-15)

J’ai réalisé, à ma consternation, que je, ainsi que la plupart d’autres Chrétiens, aiment concentrer sur la bonté de Dieu, mais ignorent ou minimisent Sa sévérité. Les hommes aiment penser à Dieu comme Celui qui dit aux pécheurs,

« ---Je ne te condamne pas non plus. »

Les érudits libéraux voudraient que nous pensions qu’il y a deux « dieux » : Le « dieu » de l’Ancien Testament, qui était dur et sévère ; et le « dieu » du Nouveau Testament, Jésus, qui est bon et bienveillant. La vérité de la Bible est que Dieu est à la fois bonté et sévérité. Ceux qui pensent que Dieu ne doit être que bon pour les hommes se trompent, tout comme ceux qui pensent que Dieu ne fait que critiquer ont tort. Quand nous pensons à pécher, rappelons-nous la sévérité de Dieu.

Et quand nous tombons victimes de nos caprices, quand nous avons péché, comptons sur la bonté de Dieu, confessons nos péchés et implorons Son pardon. Ne minimisons ni la bonté ni la sévérité de Dieu, car les deux font parties de Sa nature.


103 Hyatt says of the term “goodness”: “… this is the only occurrence of the phrase in a theophany. Elsewhere it means either (a) beauty, fairness in appearance, as in Hos. 10:11; Zech. 9:17; or (b) the goodness of Yahweh in bestowing good things upon his people (Heh. 9:25) or in saving them (Isa. 63:7; Ps. 25:7; 145:7).” J. P. Hyatt, Exodus (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980), p. 317.

104 The psalms speak of the goodness of God to His people, which is the basis for the petition of the psalmist: Ps. 25:7; 27:13; 31:19; 65:4; Isa. 63:7-10; Hos. 3:5; Zech. 9:16-17.

105 The one thing which kept God from destroying the Israelites was the fact that He had promised to bless Abraham and the whole world through this people. This was the basis of Moses’ petition in Exodus 32:11-13.

106 Gispen writes, “He had a ‘face’ and a ‘back’ only in the sense that there were degrees in His revelation of Himself. His ‘face’ was then, so to speak, the focus of the radiance of His appearance on the mountain (cf. 34:5), while His ‘back’ was, as it were, the ‘fringe’ of that radiance as it passed by (cf. Job 26:14). It was like the glow of the sun immediately after it has set. Another possible conclusion is that the Lord revealed Himself to Moses in human form, and that this vision was a prophecy of the incarnation of the Word; in this case ‘face’ and ‘back’ can be understood literally” W. H. Gispen, Exodus, trans. by Ed van der Maas (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982). p. 310.

Hyatt adds, The term for ‘back’ “… is used elsewhere of (i) the ‘back’ of the Tabernacle (26:12); (ii) the ‘hinder parts’ of the twelve bronze oxen which held up the molten sea in the Temple courtyard (I Kg. 7:25); and (iii) the ‘backs’ of the men who worshipped in the Temple in the time of Ezekiel, their backs being to the Temple and their faces to the E. (Ezek. 8:16). In the present theophany Yahweh is presented in very anthropomorphic terms, with references to his face, his hand, and his back. The meaning is that, while man can know something of the ways of God with man in his world (verse 13), the ultimate mystery of God’s nature is hidden from man’s knowledge.” Hyatt, p. 318.

107 Cf. Gen. 32:30; Exod. 19:21; Dt. 4:33; 5:24, 26; Jg. 6:22f.; 13:22; Isa. 6:5; John 1:18; 6:46; 1 Tim. 1:17; 6:16; 1 Jn. 4:12.

108 “It was appropriate that Moses should hew for himself the new stones (v. 1). It was he who broke the former tablets (32:19) which ‘were the work of God’ (32:16).” John J. Davis, Moses and the Gods of Egypt (Grand Rapids: Baker Book House, 1971), p. 295.

109 “The Lord proclaimed His own name (cf. 33:19). And then the Lord in His glory passed in front of Moses; but the most important aspect of this experience was that the Lord proclaimed His name, Jahweh, before Moses (cf. ch. 3), and thus revealed Himself to Moses in those attributes that constitute His Being. Each word in this mighty ‘proclamation’ of the Lord is of paramount importance. … ‘God’ (El) emphasized especially God’s power: His compassion and grace were not based on weakness (cf. 15:2). ‘Compassion,’ cf. 33:19: the powerful God had compassion on His elected people. ‘Gracious’: God bestowed His favor freely, His people had no claim on it. ‘Slow to anger,’ unlike the desert demon to which Jahweh is demoted in some circles. ‘Love’ … is the counterpart of His ‘grace.’ ‘Faithfulness’ is found in 18:21 in the sense of ‘reliability, trustworthiness,’ the attribute of someone one can depend on. …” Gispen, p. 312.

“The words in which the revelation is here made are repeated frequently in other passages, sometimes with variation or abbreviation: 20:5-6 (=Dt. 5:9-10), Num. 14:18; Neh. 9:17; Jer. 32:18; Nah. 1:3; Jl 2:13; Jon. 4:2; Ps. 86:15; 103:8; 145:8.” Hyatt, p. 323.

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