Le Repas Grandiose sur le mont Sinaï (Exode 24:1-18)

Introduction

Le texte que nous allons étudier est un des passages les plus fascinants de l’Ancien Testament. Un des attraits de ce passage est son caractère exceptionnel. Le Dieu qui ne peut être vu, est vu, non seulement par Moïse, avec Josué, son servant, mais par Aaron, Nadab et Abihou, les prêtres, ainsi que soixante-dix des anciens d’Israël. La description de Dieu en est une à laquelle nous ne nous attendrions pas dans l’Ancien Testament. En plus de voir Dieu, les responsables de la nation Israël s’assirent et mangèrent un repas en Sa présence. S’il n’y avait rien d’autre pour nous motiver d’étudier ce texte, notre curiosité nous inspirerait.

Le 24ème chapitre d’Exode est aussi remarquable parce qu’il enregistre un des évènements les plus significatifs de l’Ancien Testament. La nation Israël campait au pied du mont Sinaï depuis quelques temps. Ils resteront là pour une période considérablement plus longue. C’est au mont Sinaï, dans le 24ème chapitre d’Exode, que l’alliance avec Moïse fut ratifiée. Des siècles auparavant, Dieu promit à Abraham qu’il deviendrait une grande nation, par ses enfants. Il promit à Abraham une semence (un fils qui deviendrait une grande nation), une terre (le pays de Canaan), et la promesse que cette nation serait bénie et une bénédiction pour tous les autres pays (Gen. 12:1-3). Ces promesses que Dieu fit furent ratifiées par une alliance entre Lui-même et Abraham dans le 15ème chapitre de Genèse.

Cette alliance fut réitérée aux descendants d’Abraham, Isaac et Jacob, et aux fils de Jacob. Dans notre chapitre, l’alliance avec Moïse est maintenant imposée à Israël par le Dieu qui l’avait délivré d’Egypte. Les stipulations furent énoncées en forme résumée (les Dix Commandements) et en plus de détails dans le « livre de l’alliance », (Exode 20:22-23:33).

Personne n’a jamais fait l’expérience de la formation d’une alliance aussi significative que celle que Dieu fit avec Israël. Nous pouvons nous souvenir ou avoir lu les traités qui furent signés, concluant les deux guerres mondiales du 20ème siècle, mais ils sont pâles, comparés à ce chapitre. Ceux d’entre nous qui sommes marriés pouvons nous souvenir du jour quand nous avons dit nos vœux lors de la cérémonie de mariage. L’alliance de mariage est un évènement important, mais lui aussi, n’arrive pas à éclipser l’alliance que Dieu fit avec Israël.

Les évènements de ce chapitre sont critiques dans l’histoire d’Israël, comme nous le signalerons à la conclusion de ce message. Cependant nous pourrions nous demander combien ce texte pourrait être important pour nous, puisque nous ne vivons pas sous cette « ancienne alliance », mais sous la « nouvelle », l’alliance inaugurée par notre Seigneur. Qu’est-ce que dans ce texte est pour nous ? C’est une question logique et valide. Ses réponses doivent inclure celles-ci :

(1) La ratification de l’alliance avec Moïse dans le 24ème chapitre d’Exode est la clé du reste du Livre d’Exode. Je dois admettre que j’étais tenté de quitter Exode juste après le don des Dix Commandements. Néanmoins, nous devons voir la Loi de proportion travailler ici. Dans les Evangiles du Nouveau Testament, plus de détails sont donnés respectueusement à la dernière semaine de la vie de notre Seigneur. Donc nous devons présumer que les évènements de cette semaine avaient une grande importance.

Ainsi, arrivant au Livre d’Exode, nous trouvons que les récits « d’intérêts humains » du Livre sont largement surpassés par les détails liés au dessein, la construction, et l’inauguration du tabernacle. Le 24ème chapitre d’Exode est le point de transition, où une fois que l’alliance est ratifiée, le tabernacle devient le sujet le plus important. Si nous devons comprendre le Livre d’Exode dans sa totalité, nous ne pouvons pas négliger ce chapitre. Ce sujet sera poursuivi plus amplement plus tard.

(2) Nous ne pouvons absolument pas comprendre le message et le sens de l’Ancien Testament séparément de la compréhension de l’ancienne alliance, qui est instituées ici dans Exode 24.

(3) Nous ne pouvons comprendre le Nouveau Testament sans la compréhension de l’Ancien, duquel l’alliance avec Moïse est la clé. Même une lecture désinvolte du Livre d’Hébreux souligne le besoin de comprendre l’ancienne alliance et l’Ancien Testament, si nous voulons saisir le travail de Christ en apportant l’alliance nouvelle. Comprendre les alliances est important pour le Christianisme. Le concept d’une alliance doit être comprit, puisque l’Evangile est la proclamation d’une nouvelle alliance, qui fut instituée par notre Seigneur Jésus Christ.

Comme le Livre d’Hébreux indique, la nouvelle alliance doit être étudiée en comparaison avec l’ancienne. En un mot, la nouvelle alliance est « meilleure » que l’ancienne. D’un autre coté, il y a beaucoup de continuité entre les deux, et donc nous pouvons aussi beaucoup apprendre en nous concentrons sur les similarités des deux alliances.

La ratification de l’alliance avec Moïse n’était pas seulement importante pour la nation Israël, elle est aussi importante pour nous. Elle vaut bien le temps et l’effort que nous passerons dessus quand nous explorerons le 24ème chapitre d’Exode.

Background : Revue de la Création d’Alliances dans la Bible

La formation d’alliances dans l’Ancien Testament ne devrait pas nous être surprenante. Moïse nous avait déjà fournit une quantité considérable de précédents dans le Livre de Genèse. La première alliance était celle que Dieu fit avec Noé, promettant de ne jamais détruire la terre entière par les inondations (Gen. 8:20-22). Le signe de cette alliance était l’arc-en-ciel (Gen. 9:12-17). L’alliance suivante fut celle que Dieu fit avec Abraham (Gen. 15:8-21). La promesse (une terre, une semence, une bénédiction) du chapitre 12 (vs. 1-3) fut rendue officielle par l’alliance du chapitre 15. Le signe de cette alliance, la circoncision, fut indiqué plus tard dans le chapitre 17, où l’alliance fut confirmée à Abraham. Isaac fit une alliance avec Abimélek dans Genèse 26:26-31, convenant de vivre en paix. Finalement, dans Genèse, Jacob fit une alliance avec Laban (31:43-45), convenant de ne pas se faire du mal l’un l’autre. Cette alliance a beaucoup de similarités avec celle que Dieu fit avec Israël, comme nous pouvons le voir dans le texte de Genèse.

« ---Ces filles sont mes filles, répondit Laban, ces fils mes fils, ces troupeaux sont miens et tout ce que tu vois est à moi. Et que puis-je faire aujourd'hui pour mes filles et pour les enfants qu'elles ont mis au monde?

  Maintenant donc, viens, concluons une alliance, toi et moi, et laissons ici un signe qui nous serve de témoin à tous deux.

  Alors Jacob prit une pierre et l'érigea en stèle.

  Puis il dit aux siens:
   ---Ramassez des pierres!
   Ils ramassèrent des pierres, les entassèrent et, tous ensemble, ils mangèrent là sur ce tas de pierre.

  Laban le nomma Yegar-Sahadouta (Le tas de pierre du témoignage) et Jacob l'appela Galed (Le tas de pierre-témoin).

  Laban déclara:
   ---Ce tas de pierre sert aujourd'hui de témoin entre toi et moi.
   C'est pourquoi on le nomma Galed.

  On l'appelle aussi Mitspa (Le lieu du guet), car Laban avait dit encore:
   ---Que l'Eternel fasse le guet entre nous deux quand nous nous serons perdus de vue l'un et l'autre.

  Si tu maltraites mes filles et si tu prends d'autres femmes en plus d'elles, ce n'est pas un homme qui nous servira d'arbitre, mais prends-y garde: c'est Dieu qui sera témoin entre moi et toi.

  Puis il ajouta: Vois ce tas de pierre et cette stèle que j'ai dressés entre moi et toi.

  Ce tas de pierre et cette stèle nous serviront de témoins. Je ne dois pas dépasser ce tas de pierre et cette stèle dans ta direction, et tu ne dois pas les dépasser dans ma direction avec de mauvaises intentions.

  Le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nahor --- c'était le Dieu de leur père --- seront juges entre nous!
   Jacob prêta serment par le Dieu que redoutait son père Isaac.

  Puis il offrit un sacrifice sur la montagne et invita sa parenté à un repas. Ils mangèrent donc ensemble et passèrent la nuit sur la montagne. » (Genèse 31:43-54)

Les alliances, comme étant illustrées dans le Livre de Genèse, ainsi que dans des sources séculières, avaient plusieurs éléments communs. Il y avait normalement des promesses ou des serments qui étaient faits, auxquels les deux parties se liaient. Il y avait souvent un sacrifice offert, suivit d’un repas, qui faisait parti du sacrifice. Il y avait aussi un monument, une sorte de preuve physique du serment, qui servait à rappeler les parties de leur engagement. Il y avait aussi une malédiction attachée à celui qui briserait la promesse qu’il avait faite. Il y avait toujours un sens de solennité dans la formation d’une alliance, car c’était une partie sérieuse de l’alliance.

La plupart de ces éléments sont trouvés dans la ratification de l’alliance sur le Mt. Sinaï, comme c’est décrit dans le chapitre 24 d’Exode. Donné l’importance de la compréhension de la nature du processus de la formation de l’alliance, il y a peu dans le chapitre 24 auquel nous ne devrions pas nous attendre à voir dans un évènement si significatif.

La Structure de Notre Passage

Dans sa forme la plus simple, ce chapitre d’Exode est divisé en dans deux parties : (1) Un Appel Divin et la Ratification de l’Alliance (versets 1-11) et (2) Un Appel Divin et l’Enregistrement de l’Alliance (versets 12-18).

La première et seconde partie de ce chapitre sont similaires en ce que toutes les deux commencent avec l’appel de Dieu (« Monte vers Moi », vs. 1,12). Le premier appel inclut Moïse, Aaron, Nadab, et Abihou, et soixante-dix des anciens d’Israël. Le second appel est seulement pour Moïse. Les deux parties finissent aussi de la même manière. La première finit avec une description de la révélation de Dieu, comme elle est vue par les anciens. La deuxième finit avec une description de Dieu comme elle est vue par les Israélites au camp.

L’Appel à la Vénération et la Confirmation de l’Alliance

L’appel de Dieu aux anciens de « monter vers Lui », avec Moïse, Aaron Nadab et Abihou,61 dans les versets 1 et 2, fait deux distinctions très importantes. La première, elle distingue clairement Dieu des Israélites, avec qui Il fait cette alliance. Certaines alliances furent faites d’égal à égal, telles que celles entre Isaac et Abimélek (Gen. 26) et entre Jacob et Laban (Gen. 31). D’autres, connues comme traités suzeraineté-vassaux (roi et sujet), n’étaient pas entre égaux. L’alliance avec Moïse est de ce dernier genre. Dieu distingua clairement entre Lui-même et Ses sujets de trois façons :

(1) Il initia l’alliance. Il sortit Israël d’Egypte, Il déclara l’alliance, et Il invita les soixante-dix anciens de monter vers Lui.

(2) Dieu invita les soixante-dix anciens à venir pour Le vénérer (24:1). La vénération n’est pas faite entre égaux. L’inférieur vénère toujours l’être supérieur.

(3) Dieu invita les anciens à le vénérer « de loin » (v. 1), ne permettant qu’à Moïse de s’approcher de Lui. Pendant que les dirigeants d’Israël devaient garder leur distance, la nation, tout le reste de la nation, dut rester encore plus loin. Dieu est l’Etre supérieur qui institua cette alliance avec Israël.

Il n’y a non seulement une distinction faite entre les Israélites et Dieu, mais aussi une distinction faite entre les Israélites eux-mêmes. Les plus éloignés étaient la nation dans sa totalité, qui était au pied de la montagne, au camp. Des limites durent être construites pour empêcher le peuple de monter sur la montagne sous peine d’être mis à mort (19:12-13). Les soixante-dix dirigeants d’Israël furent permis de s’approcher plus près de Dieu (24:1), mais seul Moïse pouvait approcher Dieu comme il l’a fait (24:2). Les mêmes distinctions sont faites dans le tabernacle, où les prêtres avaient un plus grand accès à Dieu que le peuple, et seul le grand-prêtre pouvait entrer dans le lieu très-saint, une fois par an. De telles distinctions sont abolies dans la nouvelle alliance.

La réponse à cette invitation divine est enregistrée dans les versets 3-8, où nous voyons Moïse prendre l’initiative de faire les préparations pour la vénération de Dieu sur la montagne. Il devrait être clair d’après le contexte que Moïse comprenait que l’alliance que Dieu faisait avec Israël avait besoin d’être ratifiée par la nation. Il semble apparent aussi que les 75 dirigeants (70 anciens, Nadab et Abihou, Aaron, Moïse, et son servant Josué) étaient des représentants qui agissaient au nom de toute la nation. Ceux-ci étaient aussi les dirigeants de la nation qui allaient aussi enseigner, interpréter et appliquer la Loi que Dieu donnait à Israël.

Deux fois dans ces versets (vs. 3,7), les Israélites se sont verbalement engagés à obéir cette alliance. Comme si ce n’était pas assez, ils avaient auparavant dit les mêmes paroles, dans le chapitre 19, verset 8. Beaucoup de soin a été prit pour communiquer clairement les conditions de l’alliance, pendant une longue période, pour que cet engagement verbal soit basé sur une compréhension claire des conditions de l’alliance. Dieu parla clairement, écouté par les Israélites (19:9 ; 20:18-19), et plusieurs fois à travers Moïse (19:3-7,10-15,20-25). Moïse transmit le contenu du « livre de l’alliance » aux Israélites, que le peuple s’engagea à respecter (24:3). Puis, Moïse mit par écrit le « livre de l’alliance » (24:4), qu’il lut plus tard aux Israélites, et une fois encore ils s’engagèrent à la respecter (24:7). Finalement, Dieu écrira Lui-même l’alliance sur de la pierre, et la fera mettre dans le coffre sacré, pour qu’Israël ne l’oublie pas. L’engagement que la nation Israël prit ici dans le chapitre 24 en est un qui est basé sur une compréhension claire et nette de l’alliance qui fut mise devant eux.

Puisque les Israélites avaient verbalement ratifié cette alliance, Moïse procéda avec le processus de ratification, que nous avons préalablement vu dans le Livre de Genèse, avec l’usage de symboles et de représentants. Symboliquement, Moïse offrit des sacrifices à alliance (note : Ces derniers ne furent pas des offrandes pour les péchés), faisant un autel avec douze piliers pour les douze tribus d’Israël. L’autel fut aspergé du sang des sacrifices ainsi que le peuple, liant ainsi le peuple avec les sacrifices à l’alliance. Israël avait vraiment ratifié l’alliance que Dieu donna à travers Moïse.

Le repas de l’alliance, mangé par les 75 dirigeants d’Israël en présence de Dieu, est l’acte final de ratification. Comme Dieu les avait appelés dans les versets 1 et 2, maintenant Moïse (assisté par Josué) et Aaron, Nadab et Abihou, et les 70 anciens montèrent sur la montagne sacrée. Ici, nous sommes dits, ils « virent le Dieu d’Israël » (v. 10), et pourtant Il ne les tua pas (v. 11).

A la vue de la façon dont les alliances étaient faites, il n’est pas inhabituel de voir les dirigeants de la nation Israël mangeant le repas de l’alliance en présence de Dieu, car les deux parties étaient présentes au repas. Ce qui est inhabituel était que les hommes virent Dieu et ne furent pas tués, car voir Dieu était en fait très rare, contrairement à toutes autres manifestations de Dieu dans le Pentateuque (les cinq premiers Livres de la Bible).

Précisément, qu’ont vu ces dirigeants ? Bon, nous savons qu’ils ont vu Dieu. Nous savons aussi que le Dieu qu’ils virent avait des pieds (v. 10). Tout ce qui est décrit, à notre consternation, sont les pieds de Dieu et sous ceux-ci une plateforme de saphyrs en forme de route. Pourquoi notre texte décrit-il seulement les pieds de Dieu et la route sous eux ? On pourrait penser que c’est tout ce qu’une personne pourrait voir, étirée pour voir le visage de Dieu,62 puisque la plupart de ceux qui eurent de telles visions de Dieu, tombèrent devant Lui de terreur et d’humilité (Ezec. 1:28 ; Apocalypse 1:17). Je crois qu’il y a cependant une autre explication.

Il y a deux autres textes qui décrivent Dieu installé aux cieux, qui sont parallèles à la description de Dieu dans le chapitre 24 d’Exode, et qui sert donc comme commentaire à notre passage :

« Je vis soudain un vent de tempête venant du nord qui poussait devant lui un énorme nuage sillonné d'éclairs. Ce nuage était entouré d'une clarté éblouissante. En son centre, il y avait l'éclat d'un métal au milieu du feu…

Au-dessus de la tête de ces êtres vivants s'étendait quelque chose qui ressemblait à une étendue céleste et qui avait l'éclat éblouissant du cristal.

   Sous cette étendue, ils tendaient leurs ailes jusqu'à toucher celles de leurs voisins, et chacun en avait deux qui lui couvraient le corps.

   Quand ils se déplaçaient, j'entendais le bruit de leurs ailes, un bruit semblable au grondement de grosses eaux ou à la voix du Tout-Puissant, c'était un bruit de grand tumulte comme celui d'un campement guerrier. Quand ils s'arrêtaient, ils abaissaient leurs ailes.

   Alors une voix retentit au-dessus de l'étendue céleste qui surplombait leur tête.

   Par-dessus cette étendue apparaissait comme une pierre de saphir qui avait la forme d'un trône, et au-dessus de ce qui ressemblait à un trône, au point le plus élevé, se tenait un être ayant l'aspect d'un homme.

   Je vis que la partie supérieure de son corps, au-dessus de ce qui ressemblait à sa taille, avait l'éclat étincelant de l'airain et l'aspect du feu tout autour, et la partie inférieure semblait comme baignée de feu; elle était inondée de clarté.

   La clarté qui l'environnait avait l'aspect de l'arc-en-ciel qui resplendit dans les nuées en un jour de pluie. C'est ainsi que m'apparut ce qui ressemblait à la gloire de l'Eternel. A cette vue, je tombai le visage contre terre, et j'entendis quelqu'un me parler. » (Ezec. 1:4,22-28)

« Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j'avais entendu me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit:
   ---Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela.

  A l'instant, l'Esprit se saisit de moi. Et voici: il y avait un trône dans le ciel. Et sur ce trône quelqu'un siégeait.

  Celui qui siégeait avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine. Un arc-en-ciel entourait le trône, brillant comme l'émeraude.

  Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes. Et sur ces trônes siégeaient vingt-quatre vieillards[b]. Ils étaient vêtus de blanc, et portaient des couronnes d'or sur la tête.

  Du trône jaillissaient des éclairs, des voix et des coups de tonnerre. Devant le trône brûlaient sept flambeaux ardents, qui sont les sept esprits de Dieu.

  Devant le trône s'étendait comme une mer de verre, transparente comme du cristal. Au milieu du trône et tout autour se tenaient quatre êtres vivants entièrement couverts d'yeux, devant et derrière. » (Apocalypse 4:1-6)

Les similarités de ces descriptions me semblent frappantes. Le nuage et les éclairs d’Ezéchiel 1:4 (Apocalypse 4:5) nous ramènent à la description de la révélation de Dieu sur le Mt. Sinaï dans Exode 19:16. A la fois, dans Ezéchiel (1:22,25-26) et Apocalypse (4:6) il y a un sol d’une couleur émeraude, sur lequel le trône de Dieu se tient, très semblable à la route de couleur saphir dans Exode 24:10. Dans la description d’Ezéchiel (1:26), ce sol clair comme du cristal est au-dessus des têtes de quatre êtres vivants (1:22,25). Dans les deux, Ezéchiel (1:26) et Apocalypse (5:1),63 tout comme dans Exode (24:10), Celui qui est assit sur le trône apparaît avec des caractéristiques humaines.

Je comprends donc que la révélation de Dieu dans chacun de ces trois passages est similaire mais que Dieu est progressivement plus intimement révélé, et d’une perspective un peu différente. Je crois que les anciens d’Israël (Exode 24) virent Dieu assit sur le trône bien au-dessus d’eux, qui étaient au-dessous du sol de cristal, Le regardant à travers ce sol. Ils n’auraient ainsi vu que les pieds du Dieu qui était assit, puisque le trône aurait obscurcit le reste de Son corps. Puisque le sol était clair comme du cristal, ils pouvaient voir Dieu au-dessus d’eux à travers le sol, avec le trône sur le sol, et Dieu sur le trône. La vision d’Ezéchiel décrit Dieu assit sur une étendue de cristal, au-dessus des têtes des quatre êtres vivants, mais plus de Lui fut visible. Ainsi, Ezéchiel avait dû être plus près, peut-être plus élevé et regardant le trône de Dieu d’un angle différent. Jean, d’un autre coté, voit Dieu assit « des cieux », donc sa vue de Dieu n’est pas restreinte. Plus tard, ceux qui verront Dieu, verront plus de Lui.

La vue distante de Dieu pourrait expliquer pourquoi nous ne lisons rien de la peur des anciens (peut-être seulement de l’étonnement). Cela aide aussi à expliquer pourquoi Moïse demanderait plus tard à voir Dieu, comme s’il ne L’avait pas vu auparavant (Exode 33:17-23). J’ai entendu des gens dire qu’ils « avaient vu » le président à Washington. Cela peut être vrai dans beaucoup de sens. Nous pouvons « voir » le dos du président avec des jumelles, quand il est assit dans son bureau ovale ou nous pourrions le « voir » depuis l’autre coté du bureau de ce bureau ovale. Dans les deux cas, nous avons vu le président, bien que dans cette dernière instance nous l’ayons vu bien plus intimement. Je crois que les anciens d’Israël n’ont pas vu Dieu aussi intimement qu’Ezéchiel et Jean, mais ils L’ont quand même vu. Les derniers passages aident à ajouter quelques détails manquants.

Les versets 1-11 nous informent que l’alliance avec Moïse fut ratifiée, tout comme les anciens traités le furent. L’alliance avec Moïse est donc maintenant en place.

L’Appel de Moïse de Monter et les Tables de la Loi (24:12-18)

Le deuxième « appel de monter » est donné dans le verset 12, appelant Moïse seul, à monter en haut du Mt. Sinaï. C’est dans le but de lui donner les commandements écrits sur la pierre par le doigt de Dieu (24:12). C’est aussi dans le but de révéler à Moïse le « modèle céleste » et les plans du tabernacle et de ses ustensiles :

« Je te montrerai le modèle du tabernacle et de tous les ustensiles qu'il contiendra, et vous exécuterez tout exactement selon ce modèle. » (Exode 25:9)

« Au désert, nos ancêtres avaient avec eux la tente qui contenait le traité de l'alliance et que Dieu avait ordonné à Moïse de construire d'après le modèle qu'il lui avait montré. » (Actes 7:44)

« Or, voici le point capital de ce que nous sommes en train de dire: nous avons bien un grand-prêtre comme celui-ci, qui siège dans le ciel à la droite du trône du Dieu suprême.

   Il y accomplit le service du grand-prêtre dans le sanctuaire, c'est-à-dire dans le véritable tabernacle, dressé non par des hommes, mais par le Seigneur…

S'il était sur terre, il ne serait même pas prêtre. En effet, ceux qui présentent les offrandes conformément à la Loi sont déjà là.

   Ils sont au service d'un sanctuaire qui n'est qu'une image, que l'ombre du sanctuaire céleste. Moïse en a été averti au moment où il allait construire le tabernacle: Aie bien soin, lui dit le Seigneur, de faire tout conformément au modèle qui t'a été montré sur la montagne. » (Héb. 8:1-2,4-5)

Du chapitre 25 à la fin du Livre d’Exode, c’est le tabernacle qui est le sujet principal. Je crois que le tabernacle fut conçu par Dieu pour institutionnaliser la manifestation de Sa présence parmi Son peuple à partir de ce moment, comme la montagne a servit pour une seule fois.

Moïse fit les préparations nécessaires pour la montée jusqu’au sommet de la montagne, ce qui indiqua qu’il dut se préparer à être parti pendant quelques temps (ce qui fut le cas). En particulier, Moïse nomma Aaron et Hour pour juger les problèmes qui pourraient surgir en son absence. Ce n’est pas avant bien plus tard (Nombres 11 ; Deut. 1) que le conseil de Jéthro ne fut suivi, pour qu’Aaron et Hour puissent prendre la place de Moïse.

Il semblerait qu’Israël campait au pied du Mt. Sinaï, les anciens quelque part sur la montagne, et que Moïse seul monta jusqu’au sommet. Je doute que ce soit le cas, pour plusieurs raisons. Quelques temps a dû passer entre le repas de l’alliance des versets 9-11 et l’ascension de la montagne par Moïse. Un deuxième appel de Dieu fut fait au verset 12. Moïse dit aux anciens « attendez ici » (v. 14), mais le « ici » semble avoir été le camp de base des Israélites.

Pendant six jours Moïse attendit, et le septième Dieu l’appela vers Lui dans le nuage.64 Une fois encore, le septième jour est séparé des autres six. Les quarante jours de l’absence de Moïse fournit un test, un qu’Israël loupa (chapitre 32).

La surprise de la révélation de Dieu aux anciens d’Israël fut que Dieu ne les tua pas. La surprise de la révélation de Dieu à Moïse fut qu’elle est décrite du point de vue des Israélites, au camp de base, plutôt que de Moïse lui-même.

« Moïse pénétra dans la nuée et monta plus haut sur la montagne. Il y demeura quarante jours et quarante nuits. » (Exode 24:17)

Admettez-le maintenant, ne préféreriez-vous pas voir ce que Moïse vit au sommet de cette montagne, au lieu d’avoir un rapport de ce que les Israélites virent d’en-bas ? Alors pourquoi est-ce que Moïse ne nous a pas donné un récit de ce qu’il vit de ses propres yeux ? Je crois qu’il y avait une paire de raisons qui sont dignes de notre considération.

Premièrement, nous devons nous souvenir que Moïse était un homme très humble (Nom. 12:3), un homme qui n’avait pas l’intention de rendre son expérience prestigieuse. Pour cela, Moïse était un individu rare. Combien de livres ont été écrits par des hommes et des femmes, s’éternisant sur leurs propres descriptions d’expérience inhabituelles. Malheureusement, beaucoup de Chrétiens se font aussi attraper dans la commercialisation de leurs expériences. Les paroles de Paul aux Colossiens peuvent être liées à ce problème :

« Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s'humilier et à s'adonner à un «culte des anges». Ils se livrent à leurs visions, ils s'enflent d'orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines. » (Col. 2:18)

Deuxièmement, je doute beaucoup que Moïse puisse avoir décrit ce qu’il vit, même s’il l’avait voulu. J’ai trouvé ce verset intéressant pendant mon étude cette semaine, qui est lié à ce sujet :

« De même, nous distinguons les «corps» des astres de ceux des créatures terrestres; chacun d'entre eux a son aspect propre. » (1 Cor. 15:40)

Les corps des astres sont tels que les hommes simplement ne peuvent les comprendre :

« Mais, comme le dit l'Ecriture, il s'agit de
      ce que l'œil n'a pas vu
      et que l'oreille n'a pas entendu,
      ce que l'esprit humain n'a jamais soupçonné,
      mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l'aiment. » (1 Cor. 2:9 ; Ésaïe  64:4 ; 65:17)

En conséquences, Paul appelle de telles choses célestes indescriptibles :

« Je sais seulement que cet homme --- dans son corps ou hors de son corps, je ne sais, Dieu le sait ---

   a été enlevé au paradis et qu'il a entendu des paroles qu'on ne peut pas répéter parce qu'il n'est pas permis à un homme de les dire. » (2 Cor. 12:3-4)

Quand les Ecritures, Ancien et Nouveau Testament, parlent de choses glorieuses des cieux, elles utilisent des expressions comme « ressemblaient à » (Ezec. 1 ; Apocalypse 4), parce que de telles choses ne pouvaient être décrites seulement qu’en comparaison aux choses précieuses et magnifiques que nous connaissons, qui n’arrivaient même pas à la cheville des trésors des cieux.

Tous les deux, Moïse et Paul s’abstiennent d’essayer de décrire pour les hommes, les gloires des cieux qu’ils ont vues, car c’est une tache impossible. Ils résistent aussi de concentrer l’attention des hommes sur eux-mêmes, quand leur vision et expérience ne sont que le produit de la grâce de Dieu.

Conclusion

La ratification de l’alliance avec Moïse avait beaucoup d’importance pour les Israélites de ces jours. Cela voulait dire qu’il y avait maintenant une façon pour Dieu de s’identifier avec Israël, comme étant Son peuple. A cause de cela, le tabernacle pouvait être construit et la gloire de Dieu qui fut une fois manifestée au sommet du Mt. Sinaï pouvait maintenant descendre dans cette maison :

« La nuée enveloppa la tente de la Rencontre et la gloire de l'Eternel remplit le tabernacle. » (Exode 40:34)

Pour les Israélites des temps d’après, c’était un grand réconfort de savoir que Dieu avait établi une relation unique avec la nation Israël, et que même quand la nation péchait et souffrait la discipline de Dieu, leur futur était assuré, car Dieu s’était engagé à Son peuple. Même quelques jours plus tard, quand les Israélites vénèreraient le veau d’or, Moïse pourrait apparaître à Dieu à cause des promesses de Son alliance.65

L’alliance avec Moïse définit clairement la relation d’Israël avec Dieu, et ce qui était attendu de chaque Israélite. L’alliance énonçait aussi les conséquences de l’obéissance ainsi que de la désobéissance. Israël pourrait toujours savoir où ils se tenaient avec Dieu. L’alliance était la clé pour comprendre l’histoire d’Israël, tout au long des temps de l’Ancien Testament.

Toutes les deux, l’alliance avec Moïse à laquelle Israël se soumit dans Exode 24, et la nouvelle alliance à laquelle chaque Chrétien doit se soumettre, sont des alliances. Ainsi, l’application de ce texte provient de la similarité des deux alliances.

(1) La nouvelle alliance, comme l’ancienne alliance, doit être ratifiée, pour que ses bénéfices puissent être obtenus. Le 24ème chapitre d’Exode nous informe qu’Israël n’a pas accepté à la légère l’alliance, les Israélites l’ont ratifiée solennellement. Ils ont ratifié verbalement l’alliance, plusieurs fois. Ils participèrent aux sacrifices, et par l’intermédiaire de leurs représentants, ils partagèrent le repas de l’alliance.

L’Evangile du Nouveau Testament est la nouvelle que Dieu a fournit un nouveau moyen de se lier avec les hommes, par la nouvelle alliance, l’alliance qui fut achevée en saupoudrant le sang de Christ. Le Livre d’Hébreux passe beaucoup de temps à exposer les similarités et les différences entre les deux alliances. Le point ici est que les Evangiles sont le message d’une alliance que les hommes peuvent faire avec Dieu. La ratification de cette alliance est un évènement solennel, et un qui exige une décision ferme. Paul explique le processus de ratification dans le Livre de Romains :

« Que dit-elle donc?
      La Parole de Dieu est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur
   Cette Parole est celle de la foi, et c'est celle que nous annonçons.

   En effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé,

   car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. » (Romains 10:8-10)

Il y a beaucoup de gens qui pensent qu’ils sont Chrétiens parce qu’ils savent que Christ mourut pour les pécheurs. Certains croient qu’ils Lui font confiance. Mais j’ai bien peur qu’il y ait aussi ceux qui connaissent cette alliance (Paul dit dans le texte ci-dessus qu’elle est près de nous) mais ils ne se sont jamais engagés, par la foi et la confession, que Dieu exige de ceux qui veulent faire parti de Son alliance. La nouvelle alliance, tout comme l’ancienne, doit être ratifiée. Sans ratification, l’alliance n’existe pas.

Il y a ceux qui diront, « ma relation avec Dieu est très privée, quelque chose uniquement entre Dieu et moi. » Bien sûr, la relation de Dieu avec une personne est une chose très personnelle, mais c’est une relation basée sur les conditions très claires de l’alliance que Dieu nous a offerte. Nous ne pouvons pas approcher Dieu sous nos conditions, mais seulement sous Ses conditions, celles de Sa nouvelle alliance.

(2) La nouvelle alliance, comme l’ancienne, doit être communiquée clairement, pour que les hommes puissent faire un choix basé sur une compréhension adéquate de l’engagement exigé. Si nous sommes impressionnés avec la façon décisive dont Israël ratifia l’alliance, nous devrions aussi être impressionnés avec la clarté et la fréquence avec laquelle l’alliance fut communiquée de Dieu aux hommes.

Moïse fut l’instrument de Dieu, le médiateur, de l’ancienne alliance. A plusieurs reprises, il monta et descendit la montagne sacrée. Il rapporta les paroles de Dieu, à la fois oralement et par écrit. L’ancienne alliance n’aurait put être transmise plus clairement. L’engagement qu’Israël prit fut basé sur une compréhension claire du résultat.

L’évangélisme est la tâche de communiquer l’Evangile, la bonne nouvelle qu’une nouvelle alliance a été conclue par Dieu Lui-même, en la personne et le travail de Jésus Christ sur la croix du Calvaire. La façon comment l’Evangile est transmit aujourd’hui, vous penseriez qu’il pourrait être obtenu avec un bon de réduction, plutôt que d’être quelque chose de grande valeur obtenue par un engagement solennel. Nous avons commercialisé l’Evangile. Nous n’avons pas annoncé l’Evangile comme la parole de Dieu. Nous l’avons déprécié, l’avons modifié pour accommoder les hommes, plutôt que de représenter Dieu.

Quand Paul parle de sa proclamation de l’Evangile, il le fait en termes qui sont seyants pour une alliance de la plus grande valeur et importance :

« De plus, quand je suis arrivé chez vous, je me sentais bien faible et je tremblais de crainte.

   Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la «sagesse», mais sur une action manifeste de la puissance de l'Esprit.

   Ainsi votre foi a été fondée, non sur la «sagesse» humaine, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Cor. 2:3-5)

« En tout cas nous, nous ne sommes pas comme tant d'autres qui accommodent la Parole de Dieu pour en tirer profit. C'est avec des intentions pures, de la part de Dieu, dans l'union avec le Christ que nous annonçons la Parole. » (2 Cor. 2:17)

« Ainsi, puisque tel est le ministère que Dieu nous a confié dans sa bonté, nous ne perdons pas courage.

  Nous rejetons les intrigues et les procédés indignes. Nous ne recourons pas à la ruse et nous ne falsifions pas la Parole de Dieu. Au contraire, en faisant connaître la vérité, nous nous en remettons devant Dieu au jugement de tout homme. » (2 Cor. 4:1-2)

Proclamons l’Evangile, l’offre de la nouvelle alliance, d’une façon qui est digne de cette alliance, et du Dieu qui appela les hommes à faire un engagement avec Lui par ce moyen.

(3) La nouvelle alliance n’exige pas seulement engagement et communication, mais commémoration. Quand le Seigneur fut prêt à aller à la croix, Il partagea un repas d’alliance avec Ses disciples et institua une commémoration de la nouvelle alliance que l’église fut ordonnée de suivre (Luc 22:14-20 ; 1 Cor. 11:23-34). Ne pas commémorer la nouvelle alliance ou le faire d’une façon inappropriée a des conséquences graves. Due à la mauvaise conduite à la commémoration de la nouvelle alliance, certains furent malades et certains moururent (1 Cor. 11:30). Ceux qui volontairement et continuellement péchaient ne furent pas invités à la table (1 Cor. 5).

Si notre estimation de la valeur de la nouvelle alliance devait être mesurée par l’ardeur et la fréquence avec lesquelles nous commémorons la Communion, j’ai bien peur que nous devrions être effrayés de faire face à Dieu qui a fait cette alliance avec nous.

Alors, engageons-nous à cette alliance (salut personnel), communiquons la clairement aux hommes (évangélisme), et commémorons la souvent et ardemment.


61 Nadab and Abihu (24:1) were the sons of Aaron (Exod. 6:23), and were also those who died because they offered up “strange fire” (Lev. 10:1-2). The fact that these two were named is significant. First, it points out the integrity of the Scriptures. Secondly, it warns us that even men who may have been godly, at least those who have had the privilege of seeing God in an unusual way are still very capable of falling into serious sin. Let those who would rest on the laurels take warning (cf. 1 Cor. 10:12).

62 “At first sight, this is a contradiction of Exodus 33:20. But it will be remembered that even there Moses was to be allowed to see God’s ‘back’ (33:28). In this verse [10] it is equally stressed that the elders did not dare raise their eyes above His footstool. Naturally, there is deep spiritual truth in these anthropomorphic metaphors, a truth which finds expression in Moses’ hiding of his own face (Ex. 3:6) and Isaiah’s cry (Is. 6:5). No mortal man can bear to see the full splendour of God; it is only in Christ that we can see Him mirrored (Heb. 1:3).” R. Alan Cole, Exodus (Downers Grove: InterVarsity Press, 1973), pp. 186-187.

63 In Revelation 4:2-3, the One sitting on the throne is described as being “jasper-like” in appearance, but in 5:1, He has a book in His right hand.

64 Whether this week of waiting is included in the 40 days and nights Moses spent on the mountain (24:18), I am not certain. He will again spend another 40 days and nights when he returns for the second set of stone tablets (Exod. 34:28).

65 It is significant, however, that Moses appealed to the Abrahamic Covenant, not the Mosaic (cf. Exod. 32:11-14).

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