Tout ce Que Vous Avez Toujours Voulu Savoir à Propos de l'Envie ; Et Bien Plus (Exode 20:17)

Introduction57

Cette semaine sera un des moments les plus mémorables de la vie. Les gens se souviendront où ils étaient et ce qu’ils faisaient quand ils apprirent la nouvelle de l’explosion de la navette spatiale américaine. L’explosion coûta à notre nation sept astronautes, dont un était une maitresse d’école, qui espérait enseigner depuis l’espace. Dans la déclaration éloquente de notre président, et par les mots de beaucoup d’autres, deux thèmes prédominants émergèrent au cours de cette semaine.

Le premier thème était combien la vie humaine est précieuse. Pendant que des millions de dollars d’équipement furent vaporises, incluant un satellite coûteux qui devait être lancé dans l’espace, il n’y eut presque pas de mentions de ces pertes financières, à cause du chagrin et de la douleur de la perte de sept précieuses vies humaines. Nous avions été assurés par NASA que la sécurité de l’équipage était la plus grande priorité, et rien ne serait permit pour mettre en danger les vies de l’équipage de la navette spatiale.

Le second thème était l’importance de l’exploration de l’espace. Il fut clairement déclaré que l’exploration de l’espace était dangereuse. Des vies furent perdues auparavant, et il était tristement accepté que d’autres vies seraient perdues un jour lors de la conquête de l’espace. En dépit de la presque certitude de la perte de vies durant l’exploration de l’univers, la détermination de continuer à poursuivre ce but fut réitéré fréquemment et avec fermeté.

La relation entre ces deux valeurs me fascine. Aussi précieuse que la vie humaine est aux américains, nous avons ouvertement dit que nous sommes prêts, si nécessaire, à sacrifier des vies humaines pour la conquête de l’espace. Le but de l’exploration de l’espace est si important que ce que nous estimons le plus – la vie humaine – sera sacrifiée.

Cela illustre le rôle important que les buts jouent dans nos vies. Ces buts auxquels nous attribuons grandes importances et valeurs deviennent la base pour faire des sacrifices. Parce que notre nation regarde la conquête de l’espace comme étant de la plus haute importance, nous sacrifions énormément d’argent et même des vies humaines à la poursuite de ce but.

Le sujet de notre message est l’envie. A première vue, la cupidité ne semble pas être liée au sujet des buts. Cependant, nous verrons que ce que nous convoitons devient notre but. Si nous convoitons une mauvaise chose, nous aurons un mauvais but, et nous pourrions sacrifier des choses de grandes valeurs dans notre effort d’atteindre ce qui a, à la fin, peu de valeur éternelle.

Je crois, que comme nous étudions ce 10ème et dernier commandement, nous découvrirons que nous apprendrons beaucoup de l’envie. En fait, comme mon titre suggère, nous pourrions apprendre beaucoup plus de la convoitise que nous ne voulons vraiment savoir.

Mon approche sera en premier de déterminer l’envie que Bible condamne. Cela aidera à expliquer pourquoi la convoitise est un péché, ainsi que ne nous permettre de mieux identifier ses formes qui sont devenues une partie de notre mode de vie. Ensuite, nous considèrerons la cupidité comme un but, et chercherons à apprendre pourquoi la Bible appelle l’envie, culte d’idoles. Puis, nous chercherons à apprendre comment notre Seigneur adressa le mal de la convoitise dans Son enseignement. Finalement, nous chercherons à decouvrir comment convoiter corrompt nos vies, et les moyens que Dieu a fournit pour nous guérir de ce mal.

Les Caractéristiques de l’Envie

En cherchant les Ecritures, nous apprenons que la l’envie qui est interdite dans les Dix Commandements (et ailleurs dans la Bible) a certaines caractéristiques, qui rendent possible son identification sous ses formes différentes.

(1) L’envie est un désir. C’est une question de cœur, d’attitude, une question d’émotion forte. Comme telle, la cupidité est un peu unique parmi les maux condamnés par les commandements. Les maux interdits par les autres commandements sont tels qu’une personne pouvait être jugée et trouvée coupable de commettre un certain acte. Cet acte était basé sur l’attitude, bien sûr, mais une société ne peut pas déclarer coupable des gens à cause de ce qu’ils pensent ou ressentent. Le dernier commandement est un sentiment interdit, pas un acte interdit.

(2) La cupidité est un désir très fort.58 C’est un désir, une motivation si forte que celui qui convoite quelque chose arrivera à l’avoir s’il y a un moyen de l’avoir, même si cela implique faire du mal. La cupidité est un désir consommant, qui est très compétitif. C’est une mauvaise attitude, qui guidera vraisemblablement à faire une mauvaise action. La convoitise est un genre de complot dans l’âme de quelqu’un pour faire du mal.

(3) L’envie que le Dixième Commandement condamne est le désir d’avoir quelque chose que quelqu’un n’a pas, ne croit pas ou ne pense pas avoir assez. En bref, il n’est pas content avec ce qu’il a déjà, peu importe combien cela peut être. Comme Habacuc le dit,

« En effet, la richesse décevra
      le guerrier orgueilleux, et il ne réussira pas,
      lui qui, tel le séjour des morts, ouvre une large bouche
      et qui, comme la mort, n'est jamais rassasié.  » (Hab. 2:5)

Ecclésiaste décrit aussi la futilité de l’homme qui est mécontent avec ce qu’il a :

« Voilà un homme seul qui n'a personne avec lui: ni fils, ni frère, et pourtant, il travaille dur sans jamais s'arrêter. Jamais ses yeux ne se rassasient de richesses, et pourtant il se dit: «Pour qui donc est-ce que je travaille si dur? Pour qui est-ce que je me prive de bonnes choses?» Cela aussi est dérisoire; c'est un mal affligeant. » (Ecc. 4:8)

(4) La cupidité ne veut pas seulement ce qu’une personne n’a pas, mais ce qu’elle ne peut pas avoir. L’envie veut ce qui est interdit, ce qui appartient à un autre, et qui ne peut être obtenu. Il est possible, bien sûr, d’acheter l’animal d’un voisin, mais pas sa femme. Je crois que la suposition ici est que ce que nous convoitons est ce que nous ne pouvont avoir, voulant dire, ce que notre voisin soit ne peut pas donner (comme sa femme ou sa terre) ou n’abandonnera pas.

(5) L’envie est un désir délibéré, un dont la personne est consciente, et pour lequel elle est responsable. La convoitise que le commandement interdit est celle pour laquelle l’individu est responsable. En effet, l’individu est tenu responsable pour découvrir le péché, et traiter avec lui. C’est nécessaire parce qu’aucun autre humain ne connaît nos pensées. Ainsi, Dieu nous tient responsable pour ce que nous déterminons dans nos cœurs et nos esprits.

(6) L’envie que le commandement interdit est un désir bien défini. Elle doit être différenciée du désir sexuel. Le désir sexuel est un désir général. L’avidité est un désir pour l’argent et les possessions. La cupidité est un désir spécifique, concentré, un désir d’avoir une chose particulière, qui appartient à une personne particulière. L’avidité peut désirer de l’argent ou des choses matérielles ; la cupidité désire la voiture de notre voisin ou sa maison ou sa femme. La convoitise est un désir bien précis et spécifiquement concentré.

« Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne convoiteras ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne. » (Exode 20:17)

(7) La convoitise est un désir égoïste, qui est de vouloir gagner aux frais d’autres personnes. La cupidité qui est condamnée est celle qui veut ce qu’un voisin a. Ce genre d’envie est clairement égocentrique.

« Ne te tourmente pas pour t'enrichir,
      refuse même d'y penser!

   A peine as-tu fixé tes regards sur la fortune
      que, déjà, elle s'est évanouie,
      car elle se fait des ailes et s'envole comme l'aigle en plein ciel.

   Ne te laisse pas inviter par quelqu'un qui te regarde d'un mauvais œil,
      et ne convoite pas ses bons plats,

   car, au fond de lui, il est calculateur.
      «Mange et bois», te dira-t-il,
      mais son cœur n'est pas avec toi.

   Le morceau que tu as mangé, tu devras le rendre,
      et c'est en pure perte que tu auras tenu des propos aimables. » (Prov. 23:4-8)

(8) La cupidité est un désir sournois qui est complexe et compliqué, qui est souvent bien dissimulé. Le cœur, on nous dit, est trompeur et désespérément fourbe (Jér. 17:9). Nous devons nous attendre à ce que cette envie, qui est une question de cœur, soit trompeuse, mensongère, et bien déguisée.

(9) La convoitise est un désir nuisible et destructif. Une des raisons pour laquelle elle est condamnée est à cause de ses effets constamment nuisibles. Il y a plusieurs dimensions de cette répercussion destructive de la cupidité. Premièrement, l’envie entrave la générosité que Dieu exige de Son peuple.

« Si l'un de tes compatriotes tombe dans la pauvreté dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne, tu ne lui fermeras pas ton cœur et tu ne lui refuseras pas ton aide.

   Au contraire, tu lui ouvriras ta main toute grande et tu lui prêteras suffisamment selon ses besoins.

   Garde-toi bien de nourrir dans ton cœur des pensées mesquines et de te dire: «C'est bientôt la septième année, l'année de la remise des dettes» et, pour cette raison, de regarder ton compatriote pauvre d'un mauvais œil sans rien lui donner. Car alors, il se plaindrait de toi à l'Eternel et tu porterais la responsabilité d'une faute.

   Donne-lui généreusement et non pas à contrecœur. Et pour cela, l'Eternel ton Dieu te bénira dans tout ce que tu feras et dans tout ce que tu entreprendras. » (Deut. 15:7-10)

« J'ai donc jugé nécessaire d'inviter ces frères à me devancer chez vous pour organiser par avance cette collecte que vous avez promise. Ainsi, elle sera prête à mon arrivée et sera l'expression d'un don libre et généreux, et non pénible et forcé. » (2 Cor. 9:5)

Celui qui intéressé veut plus, et cette personne ne sera certainement pas inclinée à donner de ce qu’elle a déjà. La cupidité est l’ennemi numéro un de la générosité. Réfléchissez pour une minute. Combiens de fois avez-vous eu l’occasion de donner à quelqu’un dans le besoin, et pendant que vous y pensiez, dans votre esprit arrive l’image d’un objet que vous avez toujours désiré que vous savez vous ne pourrez pas avoir si vous êtes généreux. La cupidité pense à la générosité comme une menace pour l’accumulation de choses qui sont fortement désirées.

Deuxièmement, l’envie est destructive et dangereuse parce qu’elle est souvent la raison pour les offenses contre notre prochain. L’homme qui convoite le bœuf de son voisin, probablement le volera. Bien que convoiter ne guide pas toujours au péché, le péché commence le plus souvent avec la cupidité. Ainsi, les Ecritures parlent de la cupidité étant la source de beaucoup de maux :

« J'ai vu dans le butin un magnifique manteau de Babylone, deux cents pièces d'argent et un lingot d'or d'une livre. J'en ai eu fortement envie, alors je m'en suis emparé. Ces objets sont enterrés au milieu de ma tente, et l'argent est en-dessous. » (Josué 7:21)

« «Malheur à l'homme qui bâtit sa maison par l'injustice
      et qui ajoute des pièces à l'étage en violant l'équité,
      qui fait travailler son prochain pour rien,
      sans lui donner ce que vaut son travail[e].

   Et qui dit en lui-même: Je vais bâtir pour moi un palais imposant
      avec de larges pièces à l'étage.
      J'y ménagerai des fenêtres,
      je le lambrisserai avec du bois de cèdre,
      je l'enduirai de rouge!

   Penses-tu affermir ton règne en essayant de surpasser les autres par les palais de cèdre?
      Souviens-toi de ton père[f]: il a mangé et bu comme tout homme,
      mais il a exercé le droit et la justice
      et s'en est bien trouvé.

   Il faisait droit aux pauvres ainsi qu'aux malheureux,
      et s'en est bien trouvé.
      C'est par là que quelqu'un montre qu'il me connaît,
      l'Eternel le déclare.

   Mais toi, tu n'as d'yeux, de pensées,
      que pour t'assurer des profits
      et pour tuer des innocents,
      pour opprimer et pour traiter les gens avec brutalité. » (Jer. 22:13-17)

« Puis ils accourent en foule chez toi. Les gens de mon peuple s'assoient devant toi, ils écoutent bien tes paroles mais ne les traduisent pas en actes, car ils ne parlent que de choses plaisantes, et dans leur cœur, ils ne recherchent que leur intérêt.  » (Ezec. 33:31)

« Malheur à ceux qui méditent le mal
      et trament des méfaits tout au long de la nuit.
      Au point du jour, ils vont les accomplir
      en profitant de leur pouvoir.

  Ils convoitent des champs: ils s'en emparent,
      des maisons: ils les prennent.
      Ils oppriment les gens,
      les dépouillant de leurs habitations et de leurs terres. » (Michée 2:1-2)

« Et il ajouta:
   ---Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur.

   Car c'est du dedans, c'est du cœur de l'homme que proviennent les pensées mauvaises qui mènent à l'immoralité, au vol, au meurtre,

   à l'adultère, l'envie, la méchanceté, la tromperie, le vice, la jalousie, le blasphème, l'orgueil, et à toutes sortes de comportements insensés.

   Tout ce mal sort du dedans et rend l'homme impur. » (Marc 7:20-23)

« Que personne, devant la tentation, ne dise: «C'est Dieu qui me tente.» Car Dieu ne peut pas être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne.

   Lorsque nous sommes tentés, ce sont les mauvais désirs que nous portons en nous qui nous attirent et nous séduisent,

   puis le mauvais désir conçoit et donne naissance au péché. Et le péché, une fois parvenu à son plein développement, engendre la mort. » (Jacques 1:13-15)

Troisièmement, la convoitise d’une personne est aussi autodestructive. Une personne cupide se détruit elle-même, autant que les autres.

« L'attente du juste débouche sur la joie,
      mais les espérances des méchants seront déçues. » (Prov. 10:28)

« La richesse ne sera d'aucun secours au jour de la colère divine,
      mais une vie juste sauve de la mort. » (Prov. 11:4)

« La justice de l'homme droit le sauve,
      mais les gens retors sont pris au piège de leurs désirs.

   Quand le méchant meurt, tous ses espoirs périssent,
      et sa confiance dans les richesses s'effondre. » (Prov. 11:6-7)

« N'envie pas le sort de ceux qui font le mal
      mais en tout temps, révère l'Eternel.

   Car il y aura un avenir pour toi
      et ton espérance ne sera pas déçue.

   Ecoute-moi bien, mon fils, et deviens sage,
      Dirige ton cœur dans le droit chemin.

   Ne t'associe pas à des ivrognes,
      ni à ceux qui aiment la bonne chère,

   car l'ivrogne et le gourmand tombent dans la misère,
      et ceux qui somnolent seront bientôt vêtus de haillons. » (Prov. 23:17-21)

« L'homme envieux se hâte de s'enrichir,
      il ne se rend même pas compte que la pauvreté va fondre sur lui. » (Prov. 28:22)

« «Mais, un jour, tous ces peuples lanceront contre lui des proverbes moqueurs
      et des paroles ironiques.
      Et l'on dira:
      Malheur à lui car il amasse des richesses qui ne sont pas à lui.
      Jusques à quand cela va-t-il durer?
      Il accumule un lourd fardeau de dettes.

  Tes créanciers[g] ne surgiront-ils pas soudain?
      Ils se réveilleront pour te faire trembler.
      Ne seras-tu pas mis au pillage par eux?

  Toi qui as dépouillé des nations innombrables,
      tu seras dépouillé par les peuples qui restent.
      Car tu as répandu le sang des hommes,
      tu as commis des actes de violence
      contre le pays de Juda, sa ville et tous ses habitants.

  «Malheur à qui amasse un profit malhonnête pour toute sa famille,
      et cherche ainsi à établir son nid sur les hauteurs
      pour le mettre à l'abri de tout malheur. » (Hab. 2:6-9)

« … il n'y aura point de part dans l'héritage de ce royaume pour les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers ou les homosexuels, ni pour les voleurs, les avares, pas plus que pour les ivrognes, les calomniateurs ou les malhonnêtes. » (1 Cor. 6:10)

(10) La cupidité est un désir divinisé – de l’idolâtrie. Les Dix Commandements commençaient avec une interdiction du culte des idoles, et ils finissent avec une interdiction de cupidité, qui est appelée idolâtrie :

« Quant à l'immoralité et aux pratiques dégradantes sous toutes leurs formes, et à la soif de posséder, qu'il n'en soit pas même question entre vous: ce ne sont pas des sujets de conversation pour ceux qui appartiennent à Dieu,

   pas plus que les propos grossiers ou stupides, et les plaisanteries équivoques. C'est inconvenant! Exprimez plutôt votre reconnaissance envers Dieu.

   Car, sachez-le bien: aucun homme qui se livre à l'inconduite, à l'impureté ou à la soif de posséder --- qui est une idolâtrie --- n'a d'héritage dans le royaume du Christ et de Dieu.

   Que personne ne vous trompe par des arguments sans valeur: ce sont ces désordres qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. » (Eph. 5:3-6)

Ce texte nous dit que l’homme qui convoite est un homme qui révère les idoles. Ainsi, nous avons complété le cercle. Le dernier commandement nous ramène aux premiers commandements, condamnant le culte des idoles. Mais, pourquoi est la cupidité appelée idolâtrie ? Nous allons maintenant explorer ces raisons.

La Relation Entre la Convoitise et l’Idolâtrie

L’envie est spécialement importante parce qu’elle est une « racine de péchés », de laquelle toutes sortes d’autres maux fleurissent :

« La véritable foi en Dieu est, en effet, une source de richesse quand on sait être content avec ce qu'on a.

   Nous n'avons rien apporté dans ce monde, et nous ne pouvons rien en emporter.

   Tant que nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons.

   Ceux qui veulent à tout prix s'enrichir s'exposent eux-mêmes à la tentation et tombent dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition.

   Car «l'amour de l'argent est racine de toutes sortes de maux». Pour s'y être abandonné, certains se sont égarés très loin de la foi, et se sont infligé beaucoup de tourments. » (1 Tim. 6:6-10)

Juste parce que l’envie est la racine de toutes sortes de maux, nous devons faire très attention de ne pas conclure que toute envie est mal. Le terme « convoiter » pour la plupart d’entre nous suggère seulement de mauvais désirs. Cependant, dans les Ecritures, « convoiter » peut être utilisé à la fois positivement et négativement. Une personne peut convoiter dans un bon sens ou dans un mauvais sens, selon le contexte dans lequel le terme est utilisé.59 Notre Seigneur désirait fortement célébrer la Pâque avec Ses disciples. Paul désirait fortement connaître Jésus plus intimement (Phil. 3:7-14), être avec ceux qu’il aimait autant parce que Jésus les aimait, que pour leur bien-être spirituel et leur croissance (Phil. 1:7-11). Paul encourage aussi les saints corinthiens à convoiter les meilleurs dons spirituels :

« Aspirez aux dons les meilleurs. Pour cela, je vais vous indiquer l'approche par excellence. » (1 Cor. 12:31)

« En résumé, mes frères, recherchez ardemment le don de prophétie et ne vous opposez pas à ce qu'on parle en des langues inconnues. » (1 Cor. 14:39)

La cupidite que la Bible interdit est restreinte au fort désir illicite de posséder ce qu’une personne n’a pas, qui appartient légalement à un autre, et qu’elle ne peut pas justement obtenir. Ainsi, nous ne devrions pas conclure que toute envie est un péché, seulement le désir mal dirigé est mauvais. Alors, quel est le bien que nous devrions convoiter, et pourquoi est une autre envie mal ?

La réponse peut être trouvée en employant un peu de logique biblique. Je vais d’abord développer cette ligne de logique, et puis montrer cela être l’enseignement de notre Seigneur :

(1) Il est seulement mal de convoiter ce que Dieu nous à refuser ou ce qui n’a que peu de valeur. Dans le Dixième Commandement Dieu nous interdit de désirer les choses qu’Il ne nous a pas données et que nous ne pouvons pas avoir légalement. Convoiter est seulement mal quand nous convoitons les mauvaises choses.

(2) Nous convoitons le plus ce que nous estimons le plus, ce que nous croyons être bon. Convoiter est une réflexion de notre système de valeur. Personne ne convoite ce qu’il croit n’avoir aucune valeur. Nous n’envions pas les poubelles de notre voisin, nous convoitons les possessions de notre voisin qui ont de la valeur. Je n’ai jamais connu un homme qui avait envie de la femme laide est indésirable d’un autre. Nous convoitons les choses que nous estimons.

(3) Ce que nous convoitons le plus, nous ferons des sacrifices pour l’obtenir. Nous sacrifierons des choses de moindre valeur pour gagner ces choses que nous estimons beaucoup. Ainsi, ce qu’un homme convoite est quelque chose pour laquelle il fera des sacrifices necessaires pour obtenir. Ce qu’il sacrifiera est déterminé par ce qu’il estime le plus, car à la fin, un homme sacrifiera presque tout pour ce qu’il estime le plus.

Il y a des fois dans la vie où nous sommes obliger à contrecœur de choisir d’abandonner certaines choses pour pouvoir en garder d’autres. Quelque fois ces choix sont angoissants. Je me souviens d’un de mes professeurs de collège nous racontant de ses jours quand il était prisonnier de guerre dans un camp japonais durant la deuxième guerre mondiale. Les prisonniers devaient être transférés dans un autre camp à la montagne. Chaque prisonnier pouvait emmener 10 kilos de choses avec lui. Tous les prisonniers furent instruits de marcher en cercle et de placer au milieu de ce cercle les choses dont ils ne voulaient pas. Un problème se présenta quand un homme mit une chose au centre du cercle et qu’un autre décida qu’il l’aimait mieux que ce qu’il avait, et l’évènement devint un genre de troc que les soldats japonais durent éventuellement arrêter.

Le point est que la vie nous impose ces choix angoissants ; nous devons abandonner certaines choses pour obtenir d’autres. Ce à quoi nous tenons le plus détermine ce que nous déciderons de donner. Dans le cas d’explorer l’espace, c’est un but d’une telle valeur, que notre gouvernement décida de sacrifier des vies pour y arriver.

(4) Si Dieu est le mieux qu’il y ait et que Sa valeur est infinie, alors nous, les hommes, devrions convoiter une relation avec Lui, et faire tous les sacrifices exigés pour l’obtenir et en profiter. Si nous sommes d’accord que Dieu est le meilleur, alors il devrait être le plus haut but de l’homme. Quoi que soient ces sacrifices qu’un homme doive faire pour connaître Dieu et avoir une relation avec Lui valent le prix.

(5) Convoiter quelque chose plus que Dieu, est placer cette chose au-dessus de Dieu, ce qui est idolâtrie. Convoiter quelque chose au-dessus de Dieu est faire de cette chose notre dieu. C’est assigner à cette chose une valeur suprême. Ce qui a une valeur suprême à nos yeux est notre dieu, c’est notre idole. Donc, l’envie (qui attribue une plus grande valeur aux choses qu’à Dieu) est idolâtrie.

Convoiter est une question cruciale parce que c’est attribuer une valeur à certains choses, et en même temps être d’accord pour sacrifier d’autres choses pour obtenir ce qui est convoiter. C’est ce que notre Seigneur enseigna dans le Nouveau Testament. Cela peut être démontré en considérant plusieurs textes du Nouveau Testament.

Matthieu 13:44-46

« ---Le royaume des cieux ressemble à un trésor enfoui dans un champ. Un homme le découvre: il le cache de nouveau, s'en va, débordant de joie, vend tout ce qu'il possède et achète ce champ.

   Voici à quoi ressemble encore le royaume des cieux: un marchand cherche de belles perles.

   Quand il en a trouvé une de grande valeur, il s'en va vendre tout ce qu'il possède et achète cette perle précieuse. »

Notre Seigneur enseigne ici que ce qu’une personne reconnaît être de grande valeur, il cherchera à l’obtenir, et qu’il payera un bon prix pour y arriver. Dans le contexte, il est clair que c’est le royaume de Dieu qui est le trésor que les hommes devraient tout sacrifier pour atteindre. Jésus est le royaume personnifié, ce qu’Il le rend le plus précieux de tous, pour qui les hommes devraient être disposés à renoncer à tout pour Le posséder.

Luc 12:13-21

« Du milieu de la foule, un homme dit à Jésus:
   ---Maître, dis à mon frère de partager avec moi l'héritage que notre père nous a laissé!

  Mais Jésus lui répondit:
   ---Mon ami, qui m'a établi pour être votre juge ou votre arbitre en matière d'héritage?

  Puis il dit à tous:
   ---Gardez-vous avec soin du désir de posséder, sous toutes ses formes, car la vie d'un homme, si riche soit-il, ne dépend pas de ses biens.

  Il leur raconta alors cette parabole:
   ---Le domaine d'un riche propriétaire avait rapporté de façon exceptionnelle.

  L'homme se mit à réfléchir: «Que faire? se demandait-il. Je n'ai pas assez de place pour engranger toute ma récolte!

   Ah, se dit-il enfin, je sais ce que je vais faire! Je vais démolir mes greniers pour en construire de plus grands, et j'y entasserai tout mon blé et tous mes autres biens.

   Après quoi, je pourrai me dire: Mon ami, te voilà pourvu de biens en réserve pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois et jouis de la vie!»

   Mais Dieu lui dit: «Pauvre fou que tu es! Cette nuit-même, tu vas mourir. Et tout ce que tu as préparé pour toi, qui va en profiter?»

   Voilà quel sera le sort de tout homme qui amasse des richesses pour lui-même, au lieu de chercher à être riche auprès de Dieu. »

Le point que notre Seigneur fait ici, qui est d’une importance particulière pour notre étude, est que ce que nous convoitons (des possessions, des choses) ne sont pas l’essence de la vie. Des mots même de notre Seigneur,

«… car la vie d'un homme, si riche soit-il, ne dépend pas de ses biens. » (v. 15)

Dans l’Evangile de Matthieu, notre Seigneur met le doigt sur le sujet d’une manière encore plus significative :

« Puis, s'adressant à ses disciples, Jésus dit:
   ---Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive.

   Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera.

   Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi cela lui sert-il s'il perd sa vie? Et que peut-on donner pour racheter sa vie? » (Matt. 16:24-26)

La vie, Jésus enseignait, la vie éternelle, n’est pas atteinte en gagnant mais en abandonnant. Le gain de choses, même le monde entier, ne gagne aucune vie. Tout gagner au prix d’une âme est une mauvaise affaire. Ainsi, une personne doit donnait sa vie pour la gagner ; une personne doit abandonner le gain de choses pour gagner sa propre âme.

Matthieu 6:19-24

« ---Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler.

   Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n'y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler.

   Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.

   ---Les yeux sont comme une lampe pour le corps; si donc tes yeux sont en bon état, ton corps entier jouira de la lumière.

   Mais si tes yeux sont malades, tout ton corps sera plongé dans l'obscurité. Si donc la lumière qui est en toi est obscurcie, dans quelles ténèbres profondes te trouveras-tu!

   ---Nul ne peut être en même temps au service de deux maîtres, car ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il sera dévoué au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir en même temps Dieu et l'Argent. »

Au début de Son ministère, notre Seigneur avertit du danger de l’envie.60 La convoitise (l’œil malade) peut corrompre une personne. La personne convoiteuse devient l’esclave des possessions, et ainsi une personne doit choisir qui elle veut servir : Dieu ou l’argent, car elle ne peut pas servir les deux (v. 24). La façon pour une personne de faire que ses sentiments tournent vers le royaume de Dieu est d’avoir ses trésors là, et la façon pour une personne d’avoir ses trésors au ciel est de les « amassez là-haut » et en utilisant l’argent pour aider les autres, plutôt que se satisfaire elle-même.

Ce que notre Seigneur enseigna dans le chapitre 6 de Matthieu, Il l’appliqua spécialement à l’homme riche :

Marc 10:17-22

« Comme il partait, un homme accourut, se jeta à genoux devant lui et lui demanda:
   ---Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle?

  ---Pourquoi m'appelles-tu bon? lui répondit Jésus. Personne n'est bon, sinon Dieu seul.

  Tu connais les commandements: Ne commets pas de meurtre; ne commets pas d'adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère[e].

  ---Maître, répondit l'homme, tout cela je l'ai appliqué depuis ma jeunesse.

  Jésus posa sur cet homme un regard plein d'amour et lui dit:
   ---Il ne te manque qu'une chose: va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un capital au ciel. Puis viens et suis-moi.

  En entendant ces paroles, l'homme s'assombrit et s'en alla tout triste, car il était très riche. »

Il est très important de remarquer que notre Seigneur aimait cet homme. Certains pensent que notre Seigneur renvoya cet homme ou qu’il demandait quelque chose de trop et inutile. A mon avis, Jésus agit entièrement par amour et ce qu’Il exigeait était à la fois nécessaire et bénéficial. Le degré avec lequel nous reconnaissons la peine de cet homme aux paroles de notre Seigneur nous révèle le même genre de cupidité qui l’empêcha d’aller au ciel.

La question que Jésus souleva avec « l’homme riche » était celle de « bonté », occasionnée par les mots de l’homme lui-même. Il avait appelé Jésus « Bon Maître ». Jésus lui demanda de définir cette bonté. Notre Seigneur signala que Dieu seul est bon dans tous les sens du terme. Si cet homme avait vraiment cru que Jésus Christ était bon de la même façon que Dieu est bon, il aurait alors dû admettre que Jésus Christ était Dieu. S’il avait admit que Jésus était Dieu et, finalement bon, il n’aurait eu aucun problème à tout abandonner pour Le suivre, tout comme l’homme qui trouva la perle précieuse vendit joyeusement tout ce qu’il avait pour l’obtenir.

Cet homme croyait qu’il était un gardien de la Loi. Jésus cita chaque Loi des Dix Commandements qui étaient liés à la relation d’une personne avec son prochain, excepté une. Le commandement que notre Seigneur ne mentionna pas était le dixième commandement, celui qui interdisait la cupidité. C’est ce mal que notre Seigneur exposa quand il commanda à l’homme de vendre tout ce qu’il possédait et de donner les bénéfices aux pauvres. Si l’homme riche avait vendu ses biens et donné les bénéfices aux pauvres, son cœur se serait détourné du trésor terrestre vers le trésor céleste. Jésus le pressa de rediriger son cœur en le détournant de ses richesses terrestres, qui étaient devenues sa priorité la plus importante, et donc son dieu. L’homme qui commença à penser de lui-même comme un gardien de la Loi, devait maintenant accepter le fait qu’il n’était pas disposé à renoncer à la cupidité, et était donc un violeur de la Loi.

Le problème de l’homme riche était, à sa racine, un problème avec ses valeurs, qu’il croyait bonnes, et qui constituaient donc le but de sa vie. Il était disposé à servir Jésus en plus de servir l’argent, mais il n’était pas disposé à sacrifier son argent pour servir Dieu. En conséquences, cet homme s’en alla, triste. Parce qu’il convoitait l’argent, c’était son but de servir l’argent de son mieux et il sacrifia son âme, sa relation avec Dieu. Quelle histoire tragique !

Conclusion

Comprendre la convoitise nous donne un aperçu pratique de la pathologie du péché, et donc un moyen d’éviter les maux qui découlent de la cupidité. Beaucoup de Chrétiens sont perplexes à propos de comment un frère en Christ ou une sœur mature peut négliger les leçons de la parole de Dieu et poursuivre un péché évident. Certainement, une personne qui connaît si bien la doctrine de la Bible ne pourrait pas tomber dans le piège d’un tel péché. L’explication est souvent trouvée dans la compréhension de l’envie et sa relation avec les buts d’une personne. Une fois que notre cœur est tourné vers ce qui est interdit, comme étant le but prioritaire (ou du moins le plus désirable), nous sommes disposés à sacrifier tout ce que nous estimons moins pour l’obtenir.

C’est rarement le manque de connaissance de ce qui est juste (ou mal) qui est la raison pour les péchés de l’homme. C’est sa décision de désirer les mauvaises choses, et de faire ce qui est nécessaire pour les obtenir. Quand un homme décide de renoncer à sa femme et sa famille, ce n’est pas qu’il ne sache pas que c’est mal, c’est qu’il ne veut pas prendre la responsabilité de faire ce qui est juste. La raison pour laquelle nous faisons la mauvaise chose, sachant que c’est mal, est parce que nous le/la voulons (convoitons) plus que nous convoitons ce qui est juste. Convoiter ce qui est mal nous motive à être disposé à sacrifier ce qui est juste pour obtenir ce que nous voulons, même si c’est un péché.

Le point est simplement cela : le péché est plus souvent un problème dans notre cœur (convoiter) qu’il n’est un problème avec notre esprit (connaissance). Salomon connaissait plus de choses que n’importe quel homme, et pourtant son cœur fut tourné vers les femmes étrangères, jusqu'à ce que son cœur fut détourné de Dieu par les femmes étrangères (1 Rois 11:1-8). Tel est le plus souvent le cas. Nous péchons, pas parce que nous ne savons pas, mais parce que nous désirons plus avoir ce qui est mal que de connaître Dieu et de Le servir. Il est effectivement tragique que Salomon ne prit pas son propre conseil :

« Par-dessus tout: veille soigneusement sur ton cœur,
      car il est à la source de tout ce qui fait ta vie. » (Prov. 4:23)

Une des raisons les plus communes pour lesquelles les hommes refusent de se soumettre à Jésus Christ et de Le suivre est parce qu’ils ne peuvent pas décider de faire ce qui est juste et préfèrent continuer à convoiter les choses. La convoitisse et Christ sont deux maîtres différents, et beaucoup d’hommes ne sont pas prêts à renoncer à leur cupidité pour suivre Christ. C’est parce que la cupidité a rendu les choses leur dieu, et Dieu (en Christ) ne prendra pas la deuxième place après les choses.

Contrairement à Christ, les Chrétiens d’aujourd’hui essayent de guider les hommes vers Christ en minimisant le prix de Le suivre. Pendant toute Sa vie, Jésus refusa de minimiser le coût d’être un de Ses disciples. Jésus refusa de Se fier à ceux qui ne s’engageaient pas totalement (Jean 2:23-25). Il ne donna pas d’encouragement à ceux qui L’auraient suivi sans enthousiasme (Luc 9:57-62). Il dit que ceux qui voulaient Le suivre devaient renoncer à eux-mêmes et se charger de leur croix (Matt. 16:24).

Alors pourquoi est-il que nous essayons de rendre le fait d’être un des Ses disciples, non exigeant, si facilement accessible ? Pourquoi sommes-nous réticent à demander aux hommes et femmes de tout abandonner pour Le suivre ? Pourquoi sommes-nous si timides à demander aux gens de suivre Christ ? La grande parodie de ça est que cela dégrade la valeur de notre Seigneur. Cela suggère qu’Il ne soit pas digne du sacrifice total de soi et de l’intérêt pour soi-même. Pas étonnant que tant de gens s’éloignent, quand ils réalisent finalement le haut coût d’être un disciple.

Permettez-moi de rendre l’Evangile aussi clair que possible. Il n’y a rien que vous puissiez faire, aucun sacrifice ne sera suffisant pour mériter le salut. Toutes nos bonnes actions sont comme des linges souillés, la Bible nous dit (Ésaïe 64:6). Il n’y a rien que nous puissions faire pour mériter les faveurs de Dieu, car nous sommes morts dans nos fautes et nos péchés. Nous sommes impuissants et sans espoir, séparés de la grâce de Dieu (Eph. 2:1-3). Le cadeau du salut est gratuit pour le pécheur, mais coute très cher à Dieu – la mort de Son fils unique (Jean 3:16). Pour recevoir le cadeau du salut, tout ce qu’une personne a à faire est de reconnaître ses péchés, sa perte, et recevoir par la foi la mort de Jésus Christ à sa place. Vous avez seulement besoin de croire en la vertu de Christ que vous recevez par la foi en Sa mort, Son enterrement, et Sa résurrection à votre place.

Ayant dit que nous ne pouvons pas gagner notre salut, en renonçant à nous-mêmes ou en faisant de bonnes actions, ne veut pas dire qu’être un disciple n’a pas de coût ou de sacrifice personnel. Les Ecritures stressent clairement le coût élevé d’être un disciple, et nous ne pouvons le minimiser. Quand nous reconnaissons Christ comme étant la « perle précieuse », nous devrions être disposés et prêts à tout sacrifier pour Le suivre. Ne perdons jamais de vue le sacrifice que notre Seigneur exige pour devenir un disciple.

La convoitise est quelque chose que notre culture semble honorer, et avec laquelle l’église est accoutumée, l’accueillant même au lieu de la condamner. Honnêtement, je crois que si la convoitise devait cesser immédiatement en Amérique, notre économie serait détruite. Madison Avenue nous incite à la cupidité, et le crédit nous permet d’acheter ce dont nous n’avons pas besoin et ce que nous ne pouvons pas nous permettre. Si la cupidité cessait, notre économie s’effondrerait. Donc, l’envie semble être un de ces « péchés saints » auxquels nous n’osons pas toucher.

La compétition est un autre élément fondamental de la société américaine. Nous considérerions difficilement engager ou promouvoir une personne qui n’a aucune ambition. Mais à sa racine, l’ambition est édifiée sur le désir compétitif de faire mieux que son voisin pour que nous puissions avoir ce qu’il ou elle a : sa position, son prestige et son autorité, et ses plaisirs.

Avec l’envie si entrelacée dans la structure de notre société, une personne s’attendrait à ce que l’église la condamne, spécialement parmi les saints, comme les prophètes de l’Ancien Testament l’ont fait. C’est rarement le cas. Au lieu de ça, l’église traite délicatement les questions de la convoitise.

Pire encore, l’église est arrivée à accepter l’envie comme une chose normale dans notre culture, et est allé jusqu'à en profiter en faisant appel à ce désir illicite pour motiver les gens à servir et à donner. L’ « Evangile de la bonne vie » est une forme de cette erreur. Nous disons aux gens que s’ils « agissent comme Dieu », Dieu les bénira énormément et ils prospèreront. Nous disons aux gens que le désir de Dieu est de faire prospérer tout le monde, s’ils suivent simplement Ses directives pour le succès. Nous appelons à la cupidité des hommes quand nous présentons l’Evangile, faisant croire qu’être un disciple est la clé du succès et de la prospérité. Nous minimisons le coût d’être un disciple ou ses demandes de renoncement et de sacrifice de soi. Nous parlons seulement de ses bénéfices et bénédictions.

Quand nous parlons des bénéfices d’être un disciple, souvent nous faisons allusion à ces passages qui nous promettent que Dieu nous accordera les désirs de notre cœur (Ps. 37:4). Dans notre matérialisme, nous avons tendance à penser à ces « désirs » comme les choses que nous convoitons. Le commandement de ne pas convoiter est un commandement de nettoyer les « désirs de notre cœur » pour que nos désirs s’allignent avec la parole de Dieu (Jacques 4:3).

Nous ne demandons pas aux Chrétiens de donner en sacrifiant sans attendre rien en retour, nous parlons de donner comme un investissement, pour lequel le donneur est certain d’être rembourser au centuple. Quand nous essayons de pousser les gens à donner à cause de ce que cela va leur rapporter, nous faisons appel à la mauvaise motivation de l’envie, pas à la motivation chrétienne de sacrifice. Nous cessons de parler de trésosr aux cieux, et nous parlons seulement de trésors ici et maintenant. Je suis attristé de dire que je connais très peu de ministères Chrétiens qui demandent aux gens de contribuer sans promettre de donner quelque chose (un livre, une cassette…) en retour. En faisant ça, nous sommes en danger de faire appel à la cupidité des gens, pas à leur promesse à Christ. Que Dieu nous aide dans ce domaine !

L’église devrait donc appeler les Chrétiens à sacrifier personnellement, mais trop souvent c’est l’église qui est caractérisée par la complaisance. L’église de Laodicée du Livre d’Apocalypse (3:14-22), par exemple, était très confortable, mais aussi très complaisante et satisfaite d’elle-même. Nous, aussi, somme bien similaire à l’église de Laodicée, j’ai bien peur, et plutôt que d’appeler les saints à s’engager et à sacrifier d’eux-mêmes, nous cédons à la cupidité de notre société.

D’une façon négative, le dixième commandement, confirmé par les commandements du Nouveau Testament, nous enseigne que nous devrions rejeter la convoitise, que nous devrions cesser de faire de n’importe quoi, excepté Dieu, notre Dieu. Positivement, ce commandement nous pousse à cultiver une soif pour Dieu, le genre de soif qui caractérise l’auteur des Psaumes quand il écrivit,

« Comme un cerf qui soupire après l'eau des ruisseaux,
      de même je soupire après toi, ô mon Dieu.

J'ai soif de Dieu, du Dieu vivant!
      Quand pourrai-je venir et me présenter devant Dieu? » (Ps. 42:2-3)

C’est le genre d’envie sur laquelle Dieu prononça Ses bénédictions :

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » (Matt. 5:6)

C’est la direction vers le ciel et les choses célestes que les apôtres conseillaient vivement les saints de cultiver :

« Suivez tous mon exemple, frères, et observez comment se conduisent ceux qui vivent selon le modèle que vous trouvez en nous.

   Car il en est beaucoup qui vivent en ennemis de la croix du Christ. Je vous en ai souvent parlé, je vous le dis une fois de plus, en pleurant.

   Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde.

   Quant à nous, nous sommes citoyens du royaume des cieux: de là, nous attendons ardemment la venue du Seigneur Jésus-Christ pour nous sauver.

   Car il transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet de tout soumettre à son autorité. » (Phil. 3:17-21)

« Mais vous êtes aussi ressuscités avec le Christ: recherchez donc les réalités d'en haut, là où se trouve le Christ, qui «siège à la droite de Dieu».

  De toute votre pensée, tendez vers les réalités d'en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre.

  Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu.

  Le jour où le Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, en partageant sa gloire. » (Col. 3:1-4)

Je crois ça plus que n’importe quel autre des Dix Commandements, le dixième commandement expose la profondeur de notre dépravation, le sérieux de notre péché. Notre Seigneur utilisa ce commandement pour déclarer l’homme riche coupable de son péché. Paul confessa que ce commandement « le détruisit » aussi :

« Que dire maintenant? La Loi se confond-elle avec le péché? Loin de là! Seulement, s'il n'y avait pas eu la Loi, je n'aurais pas connu le péché, et je n'aurais pas su ce qu'est la convoitise si la Loi n'avait pas dit: Tu ne convoiteras pas.

   Mais alors le péché, prenant appui sur le commandement, a suscité en moi toutes sortes de désirs mauvais. Car, sans la Loi, le péché est sans vie.

   Moi, pourtant, autrefois sans la Loi, je vivais, mais quand le commandement est intervenu, c'est le péché qui s'est mis à vivre,

   et moi je suis mort. Ainsi, ce qui s'est produit pour moi, c'est que le commandement qui devait conduire à la vie m'a conduit à la mort.

   Car le péché a pris appui sur le commandement: il m'a trompé et m'a donné la mort en se servant du commandement.

   Ainsi, la Loi elle-même est sainte, et le commandement, saint, juste et bon. » (Rom. 7:7-12)

Puis-je vous demander candidement mes amis, est-ce que ce commandement interdisant la cupidité vous condamne, tout comme il condamna Paul ? Avez-vous jamais fait l’expérience de ce genre d’envie pour Dieu que nous trouvons en l’auteur des Psaumes et en les hommes et femmes justes de la Bible ? Alors je vous conseille vivement de venir à la croix du Christ, où les commandements furent cloués sur la croix en Christ (Col. 2:14). Jésus Christ porta vos péchés, votre honte, et votre punition. Il mourut à votre place, et il fut ressuscité pour votre justification (déclaration de vertu), si vous voulez mais recevez-le. Une fois que vous serez libéré de l’esclavage du péché et de l’intérêt personnel, vous découvrirez un appétit pour Dieu que vous ne saviez pas vous aviez.

« Et l'Esprit et l'Epouse disent:
   ---Viens! Que celui qui entend ces paroles dise:
   ---Viens! Que celui qui a soif vienne.
   Que celui qui veut de l'eau de la vie la reçoive gratuitement. » (Apocalypse 22:17)

Mes amis chrétiens, puis-je vous demander si vous avez encore ce même désir que vous aviez une fois ? Pouvez-vous honnêtement dire, avec l’auteur des Psaumes de l’ancien temps, que vous avez soif pour Dieu comme un cerf soupire après l’eau d’un ruisseau ? Je dois admettre que pendant mon étude cette semaine, j’ai été condamné pour ma froideur de cœur, pour mon manque de désirs forts pour Dieu. Il y a un moyen de retourner vers Lui, car Dieu sait que notre amour pour Lui peut refroidir. Laissez-moi terminer en suggérant quelques manières que Dieu a fournit pour ranimer la flamme de notre désir pour Lui.

(1) Premièrement, priez que Dieu renouvelle votre cœur, et qu’Il vous donne une passion pour communier avec Lui. David, dont le péché avec Bath-Chéba commença avec l’envie, pria cette prière qui peut toute aussi facilement s’appliquer à nous :

« Fais que j'entende à nouveau les cris de la joie et de l'allégresse!
      Les os que tu as broyés se remettront à danser.

   Ne regarde plus mes fautes!
      Tous mes torts, efface-les!

   O Dieu, crée en moi un cœur pur!
      Fais renaître en moi un esprit bien disposé! » (Ps. 51:12)

(2) Deuxièmement, saturez votre cœur et votre esprit avec la Parole de Dieu, qui expose l’impureté et qui vous donnera un appétit pour les choses de Dieu :

« O Eternel, enseigne-moi le chemin de tes ordonnances,
      et je le suivrai jusqu'au bout.

   Donne-moi du discernement et j'obéirai à ta Loi;
      je la suivrai de tout mon cœur.

   Fais-moi marcher sur le sentier de tes commandements,
      car je m'y plais!

   Veuille incliner mon cœur vers tes enseignements
      plutôt que vers mes intérêts!

   Détourne mes regards des choses vaines,
      et fais-moi vivre dans les voies que tu as tracées!

   Accomplis pour ton serviteur ce que tu as promis
      à ceux qui te révèrent! » (Ps. 119:33-38)

« Car la Parole de Dieu est vivante et efficace. Elle est plus tranchante que toute épée à double tranchant et, pénétrant jusqu'au plus profond de l'être, jusqu'à atteindre âme et esprit, jointures et moelle, elle juge les dispositions et les pensées du cœur.

   Nulle créature n'échappe au regard de Dieu, tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Heb. 4:12-13)

(3) Troisièmement, travaillez à votre communion avec Lui, car c’est dans notre communion que nous sommes rappeler de Sa valeur, de Sa pureté et perfection, et ainsi de Lui comme étant notre but ultime, à la fois de Le connaître et de Le servir.

(4) Nous devons commencer à « nous charger de notre croix » d’abnégation, pendant qu’en même temps, nous devons différer notre indulgence.

(5) Finalement, nous devrions pratiquer le don sacrificiel. Par cela, « accumuler nos trésors au ciel » et nous commencerons à faire l’expérience de nos cœurs suivants nos trésors, et commencerons à nous concentrer sur les cieux et non pas sur la terre, sur Christ et non pas les choses.

Que Dieu accorde que chacun d’entre nous Le convoite, pour Sa gloire, et pour notre bien.


57 The key texts for a study of coveting in the Bible are: Gen. 6:5; Exod. 18:21; 20:17; Deut. 5:21; 15:7-10; Josh. 7:21; Ps. 119:33-40; Prov. 11:6-7; 21:25-26; 23:1-8, 17-21; 28:22; 30:7-9; Ecc. 4:8; Jer. 22:13-17; Ezek. 33:31; Micah 2:1-2; Hab. 2:4-9; Matt. 6:19-24; 13:44-46; 16:21-27; Mark 7:20-23; 10:17-22; Luke 12:13-21; 16:14; Acts 20:33-35; Rom. 7:7-11; 8:5-8; 1 Cor. 5:9-13; 6:10; 12:31; 14:39; 2 Cor. 9:5; Eph. 5:3-6; Phil. 3:17-20; 4:11-13; Col. 3:1-7; 1 Tim. 6:6-10; Heb. 13:5-6; James 1:13-15; 4:1-2.

58 Cf. Proverbs 21:26, where the “craving” mentioned is literally a reference to the fact that the sluggard “desires desire.”

59 “The word used for ‘covet’ can also refer to a good rather than an evil desire (cf. Ps. 19:10 KJV …). But here [Exodus 20:17] it is used in a negative sense.” W. H. Gispen, Exodus (Grand Rapids: Zondervan Publishing House, 1982), pp. 198-199.

60 The “bad eye” of Matthew 6:22 and 23 is, I think, synonymous with the “evil eye” of Deuteronomy 15:9 and Proverbs 28:22 (contrast Prov. 22:9). An “evil eye” is a symbol, a figure of speech, for a man’s looking on the things of another with the hope that he can have them. In other words, the “evil eye” is covetousness.

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