Le Péché de Voler (Exode 20:15)

Introduction

Voler est un sujet qui vaut très bien notre attention pour plusieurs raisons. Premièrement, voler est devenu un problème national à proportions épidémiques. Par exemple, considérez l’impact du « vol de temps » sur notre économie :

Les Agences Temporaires Robert Half ont calculé que le vol de temps coutera l’économie américaine 70 milliards de dollars par an. Le vol de temps est défini comme : des actions délibérées d’employés qui résultent par une croissance massive de mauvais usage et de gaspillage de temps. Les vols de temps estimés sont : arriver en retard, quitter trop tôt, prendre des jours de maladie injustifiés, faire des distributeurs de snacks et boissons des parkings pour y discuter excessivement avec des collègues, inattention au travail à faire, lire des livres ou magazines au travail, manger son casse-croûte au bureau et prendre son heure pour midi, coups de téléphone personnel excessifs, longues et trop fréquentes pause-cafés, etc.53

Deuxièmement, notre culture nous envoie des « signaux mélangés » pour nous dire combien le problème de vol est sérieux. D’un coté, voler est prit très au sérieux, quand il est comparé à d’autres problèmes. Un homme, qui trompe sa femme, n’est même plus puni par la police, bien qu’il puisse y avoir des lois contre ça. Une personne pourrait être condamnée à une longue sentence pour détourner de l’argent (infractions bancaires…) pendant qu’une autre pourrait servir un temps bien plus court pour avoir commis un meurtre. De l’autre coté, voler est souvent idéalisé dans les medias. Les programmes de télévision décrivent les officiers de police étant soit ineptes à leur travail ou liés par la Loi leur interdisant d’appréhender les criminels.

Troisièmement, voler est un problème bien plus complexe dans notre société que cela n’était dans les jours de l’ancien Israël. Dans le monde ancien, des choses très physiques étaient volées : bétail, propriété, des femmes, etc. Une personne ne pouvait pas vraiment nier qu’il avait volé quelque chose si cette chose était trouvée en sa possession. D’un autre coté, nous vivons aujourd’hui dans un âge de technologie sophistiquée. Par exemple, nous avons des idées qui sont brevetées et des matériaux qui sont imprimés et les deux peuvent être volés. Les cartes de crédit et les transferts électroniques ont rendu les choses encore plus compliquées. Et puis, il y a les gadgets électroniques. Les antennes paraboliques sont disponibles pour « voler » les signaux électroniques de l’émetteur, les enregistrements électroniques peuvent être copiés, et le propriétaire ne reçoit aucune rémunération pour son travail. Et maintenant il y a le software d’ordinateur, dont la plupart peut être copié en quelques secondes, rendant possible pour des milliers de dollars de programmation d’être obtenus pour les quelques dollars qu’il coute pour acheter une disquette.

Quatrièmement, voler est souvent regardé comme un mal pour de mauvaises raisons. Normalement, nous pensons de voler comme étant une infraction du droit à la propriété privée. Pendant que cela puisse être vrai, je crois qu’il y a des problèmes bien plus sérieux que ça, que nous explorerons dans cette étude.

Finalement, voler est un péché sérieux parce qu’il est inclut dans les Dix Commandements, qui identifient les « plus grands maux » des jours d’Israël, ainsi que des nôtres. J’en suis arrivé à regarder les maux interdits par les Dix Commandements comme étant les « les pires maux » que Dieu interdit. Il y en a d’autres, mais ils sont condamnés par une des catégories « des pires maux ». Par exemple, s’il est mal de tuer notre prochain, il est aussi mal de le blesser ou de détruire sa réputation (comme il est dit dans le Sermon sur la Montagne). S’il est mal commettre l’adultère, il est aussi mal de commettre d’autres péchés sexuels. Dans notre société, puisque le meurtre est mal, l’homicide involontaire est aussi mal. (Ainsi, une personne accusée de meurtre pourrait aussi être accusée d’offenses moins graves. Mais une personne accusée d’une offense moins grave ne peut pas être accusée d’une offense du même genre mais plus grande.) L’offense la plus grande inclut aussi la moindre.

Mon approche dans cette leçon diffèrera un peu de celle de l’étude préalable des commandements. Plutôt que de suivre le développement du commandement (ou du mal condamné) progressivement à travers la Bible, je vais chercher à explorer la nature du vol, finissant par une brève définition. Cela nous permettra d’explorer quelques-unes des façons par lesquelles nous volons aujourd’hui. Finalement, nous conclurons en nous concentrant sur la solution biblique pour voler, comme elle est prescrite dans les Ecritures.

Le Vol – Ses Catégories

Parlant généralement, voler tombe dans deux catégories : voler activement et voler passivement. Voler activement est prendre agressivement, volontairement, malicieusement ce qui appartient à quelqu’un d’autre, par des moyens variés. Dans le chapitre 5 de Lévitique, nous trouvons plusieurs formes de vol actif identifiées :

« L'Eternel parla à Moïse en disant:

   ---Lorsqu'un homme se rend coupable de désobéissance à l'Eternel en péchant contre son prochain --- s'il le trompe au sujet d'un objet reçu en dépôt, prêté ou volé, lui extorque quelque chose,

   dit un mensonge concernant un objet perdu qu'il a trouvé ou prête un faux serment au sujet d'un méfait comme ceux dont les hommes peuvent se rendre coupable ---

   il a commis une faute, et il est coupable. Il rendra ce qu'il a volé ou extorqué, l'objet qui lui a été confié en dépôt ou l'objet perdu qu'il a trouvé,

   ou tout objet au sujet duquel il a prononcé un faux serment, il le restituera intégralement et il y ajoutera un cinquième de sa valeur; il le remettra à son propriétaire le jour même où il se reconnaîtra coupable.

   A titre de réparation envers l'Eternel, il amènera au prêtre un bélier sans défaut, choisi dans le troupeau, d'après ton estimation, pour le sacrifice de réparation.

   Le prêtre accomplira le rite d'expiation pour lui devant l'Eternel, et il lui sera pardonné ce dont il s'est rendu coupable. » (Lév. 5:20-26)

(1) Détournement de fonds. Le détournement de fonds est le mauvais usage, l’appropriation malhonnête de quelque chose qui nous a été confié (Lév. 5:22). Détournement de fonds est une infraction de confiance, car ce qui est confié à la garde d’une personne a été approprié dans un but égoïste. Le détournement de fonds est souvent le fait d’un employé de banque ou du trésorier d’une corporation.

(2) Cambriolage. Un cambriolage est l’action de prendre ce qui appartient à un autre (Lév. 5:21). Cambriolage est, je crois, une large définition, couvrant plusieurs sortes de vols. Généralement le cambriolage prend directement des choses. Un pickpocket, par exemple, agit furtivement, tout comme le cambrioleur. L’escroquerie peut aussi être inclue ici. Si c’est le cas, l’escroquerie implique recevoir ce qui appartient à un autre par la tromperie. Là, la victime donne souvent, ce qui est volé par le voleur, pensant qu’en faisant ça, cela lui rapportera quelque chose. Cependant, le seul qui profite est le voleur.

(3) Extorsion. L’extorsion prend possession de la propriété d’un autre par l’usage illicite d’autorité ou de force (cependant, pas d’une arme).54 Parfois, imposer un prix excessif est inclut ici, si quelqu’un est contraint d’acheter un produit. Par exemple, si votre enfant était sérieusement malade et qu’il n’y ait qu’un médicament qui puisse le sauver, vous seriez prêt à payer n’importe quoi pour l’obtenir, même si le coût était excessif. Dans beaucoup de parties du monde, des officiers de loi utilisent leur position d’autorité pour extorquer de l’argent de ceux qui sont vulnérables. Si un policier pouvait, seulement par son faux témoignage, vous condamner d’un crime qui vous enverrait en prison, vous seriez heureux de payer son prix pour éviter la punition menacée. Ainsi, Jean le Baptiste dit aux collecteurs d’impôts et aux soldats du temps :

« ---N'exigez rien de plus que ce qui a été fixé, leur répondit-il.

   Des soldats le questionnèrent aussi:
   ---Et nous, que devons-nous faire?
   ---N'extorquez d'argent à personne et ne dénoncez personne à tort: contentez-vous de votre solde. » (Luc 3:13-14)

(4) Kidnapping. Dans l’ancien Proche-Orient, le kidnapping était considéré une forme de vol (Deut. 24:7), probablement parce que l’individu était gardé comme esclave, plutôt que pour d’être échanger contre une rançon.

En plus de ces formes actives de kidnapping, il y a une variété de formes passives de vol. Pendant que les vols décrits préalablement, prenaient malhonnêtement quelque chose de la possession d’un autre, le vol passif est le défaut de donner à un autre ce qui lui appartient ou ce qui lui est dû. Pour beaucoup de raisons, nous pourrions avoir en notre possession ce qui appartient légitimement à un autre, et pourtant nous omettons ou refusons de le lui rendre. Bien qu’un acte plus passif, c’est néanmoins voler. Les formes suivantes de vols passifs sont interdites dans la Bible :

(1) La négligence d’un homme qui résulte d’une perte pour son prochain. Le chapitre 22 d’Exode décrit plusieurs actes de négligence privant une personne de sa propriété, et qui ainsi exige réparation. Par exemple, si le pâturage d’un homme a été dévoré, et il laisse son animal libre pour qu’il puisse aller brouter dans la pâture voisine, la dévorant, l’homme négligent est coupable de vol passif (Exode 22:5).

(2) Le fait qu’un homme ne rendre pas quelque chose de perdu à son propriétaire est voler. Dans Lévitique 5:23, le vieux proverbe « qui trouve, garde » est montré être une excuse pour voler. Trouver ce qui appartient à quelqu’un d’autre, et ne pas le retourner, est voler, par la négligence de quelqu’un ou le refus de le rendre.55 Des instructions très claires pour retourner des choses perdues sont données dans le Livre de Deutéronome :

« ---Si tu vois errer à l'aventure le bœuf de ton compatriote ou son mouton, ne t'en désintéresse pas; au contraire, tu ne manqueras pas de le ramener à son propriétaire.

  Si celui-ci habite trop loin de toi ou si tu ne sais qui est le propriétaire, tu prendras l'animal chez toi, et tu le garderas dans ta maison jusqu'à ce que son propriétaire vienne le réclamer, et alors tu le lui rendras.

  Tu agiras de même si tu trouves son âne, son manteau ou tout autre objet que ton compatriote aura perdu et que tu trouveras: tu n'as pas le droit de t'en désintéresser.

  Si tu vois l'âne de ton compatriote ou son bœuf tomber sur un chemin, ne t'en désintéresse pas, va aider son propriétaire à relever l'animal. » (Deut. 22:1-4)

(3) Le fait de ne pas donner ce qui appartient à un autre est voler. L’ouvrier journalier doit être payer à la fin de la journée (Lév. 19:13 ; Deut. 24:14-15). Pour un employeur de retenir le salaire d’un ouvrier, qui à la fin de la journée appartient à l’ouvrier, est la même chose que le voler. De même le fait de ne pas payer la dîme, par laquelle les Lévites sont supportés, aurait été les voler (Deut. 18:1-8 ; 26:9-13). Retenir la charité qui devait être démontrée aux pauvres, à l’immigré, à l’étranger, était aussi voler. Dieu enseigna les Israélites à faire certaines provisions pour les pauvres, comme de ne pas moissonner les coins de leurs champs (Deut. 24:19-22). Si un Israélite devenait cupide et ne laissait rien pour les pauvres, il les volait, car Dieu leur avait donné le glanage.

Voler – Ses caracteristiques et Sa Culpabilité

Le vol, perpétré soit activement ou passivement, a certaines caractéristiques, pour qu’il puisse être positivement identifié comme étant une action maléfique. Pour chacune de ces caractéristiques, il y a un principe ou un précepte de Dieu qui fut enfreint, identifiant l’acte comme un péché. Plusieurs des marques révélatrice de voler sont :

(1) Voler implique un changement de possession non autorisé. Quand une personne vole, elle prend possession de quelque chose qui ne lui appartient pas. Bien sûr, la propriété de l’objet volé appartient à la victime du vol. En fin de compte, tout appartient à Dieu :

« ---Une terre ne devra jamais être vendue à titre définitif car le pays m'appartient et vous êtes chez moi des étrangers et des immigrés. » (Lév. 25:23)

« La terre et ses richesses appartiennent à l'Eternel.
      L'univers est à lui avec ceux qui l'habitent. » (Ps. 24:1)

Non seulement Dieu possède toutes les choses, Il possède tout le monde. Quand quelqu’un vole, cette personne ignore à la fois la propriété privée et divine de cet objet.

Dieu est si concerné que la propriété ne s’accumule pas dans les mains de quelques personnes qu’il donna à Israël des règles qui assureraient une distribution relativement égale. Dans le chapitre 15 de Deutéronome, par exemple, un nombre de mesures sont ordonnées pour empêcher la concentration de la richesse d’Israël dans les mains de juste quelques-uns. Les dettes doivent être annulées et les esclaves doivent être libérés tous les sept ans. La terre devait revenir à son propriétaire original tous les 70 ans. Le voleur résiste la façon dont les propriétés sont distribuées par Dieu, et cherche à les concentrer et les contrôler.

(2) Voler nuit à quelqu’un en prenant ce qui appartient à quelqu’un d’autre. Voler est toujours nuisible à la victime. En fait, voler est toujours accompagné par d’autres maux (Proverbes 1:10-19). L’homme qui fut volé dans l’histoire du Bon Samaritain (Luc 25-37) fut aussi battu. Donc voler est une infraction au commandement d’aimer son prochain et de lui faire du bien (Lév. 19:18 ; Matt. 19:19).

(3) Voler prend injustement l’avantage de notre prochain. Voler est toujours accomplit en prenant avantage d’une personne qui est la victime. L’avantage peut être celui de la force (incluant l’usage d’une arme), de subtilité (tromperie ou l’invisibilité) ou de pouvoir. Par exemple, une personne qui est riche peut prendre avantage d’une personne, qui est dans une position économique difficile, en lui prêtant de l’argent à un taux d’intérêt astronomique. (Exode 22:25-27 ; Lév. 25:35-38 ; Neh. 5:1-14 ; Hab. 2:6-11). C’est prendre avantage de l’adversité et de la vulnérabilité de notre prochain, faisant souvent leurs proies de membres de la société les plus vulnérables :

« Le méchant tire vanité de son avidité.
      Le profiteur maudit et nargue l'Eternel.

   Le méchant, dans son arrogance, déclare: «Dieu n'existe pas.»
      Il ne va pas chercher plus loin, c'est là le fond de sa pensée.

   Toujours ses procédés lui réussissent.
      Tes jugements sont bien trop hauts pour retenir son attention,
      et il se débarrasse de tous ses adversaires.

   Il se dit: «Je ne risque rien,
      je suis à l'abri du malheur et, pour toujours, inébranlable.»

   Sa bouche ne fait que maudire, ses mots sont trompeurs et violents,
      sous sa langue acérée fleurissent des propos méchants et blessants.

   Il est posté en embuscade à proximité des hameaux,
      et, dans un endroit bien caché, il assassine l'innocent.
      Ses yeux épient les malheureux.

   Il se tapit dans sa cachette comme un lion dans sa tanière;
      il s'embusque dans sa retraite pour attraper le malheureux
      en l'attirant dans son filet.

   Il s'accroupit et il se terre,
      et voilà que le faible tombe, assommé, en son pouvoir. » (Ps. 10:3-11)

« Tes chefs sont des rebelles,
      complices de voleurs,
      ils aiment tous les pots-de-vin
      et sont avides de présents,
      ils ne défendent pas les droits de l'orphelin;
      la cause de la veuve jamais ne leur parvient. » (Ésaïe 1:23)

Les Israélites ne devaient pas profiter de telles tragédies et des temps difficiles, mais devaient aider sans espérer de profits en retour ou de regagner ce qui fut donné. Le principe biblique, à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament est que le fort doit supporter le faible (Deut. 15 ; Romains 15:1). Quelqu’un vole quand il est fort et il profite de l’adversité du faible. Ainsi, les scribes et les pharisiens utilisèrent mal leur pouvoir pour opprimer les veuves, et pour « les dépouiller » (Matt. 23:14), plutôt que de les aider dans leur détresse (Jacques 1:27).

(4) Le vol pèche contre Dieu en possédant à tort la propriété d’un autre. Voler est un péché contre Dieu (Lév. 6:1-2 ; 6-7), déshonorant Son nom :

« Eternel, je te demande deux choses,
      ne me les refuse pas avant que je meure:

   garde-moi de dire des paroles fausses ou mensongères,
      ne me donne ni pauvreté ni richesse;
      accorde-moi seulement ce qui m'est nécessaire pour vivre,

   car dans l'abondance, je pourrais te renier
      et dire: «Qui est l'Eternel?»
      Ou bien, pressé par la misère, je pourrais me mettre à voler
      et déshonorer ainsi mon Dieu. » (Proverbes 30:7-9)

(5) Quelqu’un qui vole pèche contre lui-même, amenant ainsi la calamité contre lui-même. La folie de voler est que pendant que la victime du vol est blessée, le voleur n’a pas bénéficié. A la fois, le voleur et la victime souffriront à cause du vol. Le voleur souffrira parce qu’il ne profitera pas des choses volées et le jugement divin de Dieu lui tombera dessus. En fait, le voleur se détruit lui-même par son crime.

« Ne comptez pas sur la violence!
      Ne placez pas d'espoir dans les biens mal acquis!
      Si la fortune augmente,
      n'y attachez pas votre cœur! » (Ps. 62:11)

« Mon fils, si des gens malfaisants veulent t'entraîner,
      ne leur cède pas.

   S'ils te disent: «Viens avec nous,
      dressons une embuscade pour tuer quelqu'un,
      tendons, pour le plaisir[d], un piège à l'innocent:

   nous l'engloutirons tout vif comme le séjour des morts,
      il disparaîtra tout entier comme ceux qui descendent dans la tombe.

   Nous ferons main basse sur un tas d'objets précieux,
      nous remplirons nos maisons de butin.

   Tu en auras ta part avec nous,
      nous ferons tous bourse commune.»

   Mon fils, ne te mets pas en route avec ces gens-là,
      évite d'emprunter les mêmes chemins qu'eux,

   car leurs pieds se précipitent vers le mal,
      ils ont hâte de répandre le sang.

   Mais il est vain de vouloir tendre un filet
      pendant que tous les oiseaux t'observent.

   En vérité, c'est pour répandre leur propre sang que ces gens-là dressent des embûches,
      c'est à eux-mêmes qu'ils tendent des pièges.

   C'est à cela qu'aboutiront tous ceux qui cherchent à s'enrichir par des voies malhonnêtes:
      un gain mal acquis fait périr celui qui le détient. » (Proverbes 1:10-19)

« Des biens mal acquis ne profitent pas,
      mais mener une vie juste sauve de la mort. » (Proverbes 10:2)

« Je regardai de nouveau et je vis un manuscrit en forme de rouleau qui volait.

   L'ange me demanda:
    ---Que vois-tu?
    Je lui répondis:
    ---Je vois un rouleau qui vole, il a dix mètres de long et cinq de large.

   Alors il me dit:
    ---Ce rouleau représente la malédiction divine qui se répand sur tout le pays. Sur l'une de ses faces, il est écrit que tout voleur sera chassé d'ici, et sur l'autre, que tous ceux qui prononcent de faux serments seront chassés d'ici.

  Je ferai venir cette malédiction --- le Seigneur des armées célestes le déclare --- pour qu'elle atteigne la maison de chaque voleur et celle des gens qui prêtent par mon nom de faux serments: elle s'établira dans cette maison et la détruira complètement, jusqu'aux poutres et aux pierres. » (Zach. 5:1-4)

(6) Le vol corrompt la nation et la terre :

« Vous, les Israélites, écoutez la parole que vous adresse l'Eternel,
      car l'Eternel est en procès avec les habitants de ce pays:
      «La vérité a disparu dans le pays,
      il n'y a plus d'amour
      on n'y connaît pas Dieu.

  On n'y voit que parjure, et tromperies.
      Le crime, le vol et l'adultère se multiplient.
      La violence s'étend,
      les meurtres s'ajoutent aux meurtres.

  C'est pourquoi le pays passera par le deuil,
      et tous ses habitants dépériront,
      jusqu'aux bêtes sauvages et aux oiseaux du ciel;
      les poissons de la mer disparaîtront aussi. » (Osée 4:1-3)

« «Au moment même où j'ai voulu changer le sort de mon peuple Israël, et le guérir,
      les péchés d'Ephraïm et les actes mauvais commis par Samarie ont été révélés.
      Car ils ont pratiqué la tromperie.
      Le voleur s'introduit jusque dans les maisons,
      et, dans les rues, des bandes de brigands dépouillent les passants.

  Ils ne se disent pas
      que moi je tiens des comptes de tout le mal qu'ils font.
      Maintenant, leurs méfaits, de partout, les enserrent,
      et je les garde présents à l'esprit.

  «Par leur méchanceté, ils amusent le roi
      et, par leurs tromperies, les princes. » (Osée 7:1-3)

(7) Voler égale destruction pour la communauté, pour l’unité du peuple de Dieu. Un ami observa que peu de choses affectent le sens d’unité dans une communauté plus qu’un vol. Quand le voleur n’est pas connu, tout le monde a tendance à regarder les autres comme un voleur potentiel. Ainsi, le sens de confiance qui lie un groupe ensemble est détruit. Voler est donc un « abus de confiance » (Exode 22:9).

(8) Voler cherche à mettre de coté les conséquences du péché de l’homme. A cause du péché de l’homme, Dieu décida que l’homme devrait vivre

« … à la sueur de ton front » (Genèse 3:19).

Voler est l’effort de l’homme de vivre à la sueur du front de quelqu’un d’autre. Souvent, voler est obtenir ces choses pour lesquelles une personne n’est pas prête à travailler. Voler est donc un essai d’éviter la malédiction. C’est un péché qui vise à éviter les conséquences du péché.

(9) Voler cherche à mettre de coté l’alliance de Dieu avec Israël. Les commandements, desquels est l’interdiction de voler, font partis de l’alliance que Dieu avait conclu avec Israël. Le but de l’alliance était de séparer Israël des nations environnantes, d’être un peuple saint, pour qu’ils puissent être une nation sacerdotale, représentant Dieu aux hommes. Voler était un mal de ces jours, tout comme il l’est aujourd’hui. S’abstenir de voler séparerait Israël. Pratiquer le vol serait ne pas être digne de répondre à l’appel de Dieu et nuirait aux intentions de l’alliance.

De plus, les termes de l’alliance étaient que Dieu prospèrerait Israël tant qu’ils obéiraient Ses commandements et suivrait Ses buts. D’un autre coté, le jugement de Dieu était promit si l’alliance était enfreinte (Deut. 28). Pour un Israélite de chercher à prospérer en péchant était de négliger, effectivement de dédaigner, les termes de l’alliance que Dieu avait faite avec Israël. Le voleur cherchait à prospérer par le péché, plutôt que par l’obéissance.

« Au méchant aussi, Dieu s'adresse:
      «Pourquoi rabâches-tu mes lois?
      Tu as mon alliance à la bouche,

   mais tu détestes l'instruction
      et tu rejettes mes paroles au loin, derrière toi.

   A peine as-tu vu un voleur, tu deviens son complice,
      et puis, tu fais cause commune avec les adultères. » (Ps. 50:16-18)

« «Moi, l'Eternel, moi, j'aime la droiture.
      Je déteste le vol avec sa perfidie.
      Je les rétribuerai avec fidélité
      et je conclurai avec eux une alliance éternelle. » (Ésaïe  61:8)

« «Quel fardeau!», dites-vous, et vous me dédaignez, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes. Vous apportez ici des bêtes dérobées, boiteuses ou malades; ce sont là vos offrandes. Croyez-vous que je vais les accepter de vous? demande l'Eternel. » (Malachie 1:13)

(10) Voler ne fait pas attention aux Lois de Dieu, à cause de la méfiance des hommes pour Dieu et Ses promesses. A la fin, voler met en évidence le manque de foi de l’homme en Dieu et en Ses promesses de subvenir aux besoins de Son people qui observe Ses commandements. Les hommes faisaient confiance au vol parce qu’ils refusaient de faire confiance à Dieu. En fin de compte, le voleur avait plus confiance en lui-même qu’en Dieu:

« Ne comptez pas sur la violence!
      Ne placez pas d'espoir dans les biens mal acquis!
      Si la fortune augmente,
      n'y attachez pas votre cœur! » (Ps. 62:11)

« Par conséquent, voici ce que déclare le Dieu saint d'Israël:
      «Puisque vous méprisez cet avertissement
      et que vous vous confiez à la violence et aux intrigues,
      que vous comptez dessus,

   à cause de cela, ce péché deviendra pour vous
      comme une brèche dans un mur élevé:
      un renflement y apparaît
      et puis, soudain, le voilà qui s'écroule, » (Ésaïe  30:12-13)

(11) Voler était quelquefois un effort pour éviter de vrais sacrifices. Dieu donna, faisant parti de l’alliance, un système sacrificiel par lequel les hommes pouvaient approcher Dieu et Le vénérer. Comme expression de vénération et de gratitude, les Israélites devaient offrir une partie de leurs récoltes et de leur bétail en sacrifice. Le temps passant, ils refusèrent de faire cela :

« Depuis le temps de vos ancêtres, vous vous détournez de mes lois et vous n'y obéissez pas. Revenez donc à moi, et moi, je reviendrai à vous, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes. Et vous dites: «Comment devons-nous revenir?»

   Un homme peut-il voler Dieu? Pourtant, vous me volez, et puis vous demandez: «En quoi t'avons-nous donc volé?» Lorsque vous retenez vos offrandes et vos dîmes!

   Vous êtes sous le coup d'une malédiction parce que tout ce peuple, vous tous, vous me volez.

   Apportez donc vos dîmes dans leur totalité dans le trésor du Temple pour qu'il y ait des vivres dans ma demeure! De cette façon-là, mettez-moi à l'épreuve, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes: alors vous verrez bien si, de mon côté, je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, et ne vous comble pas avec surabondance de ma bénédiction.

   Pour vous, je détruirai l'insecte qui dévore. Il ne détruira plus les produits de vos terres, et vos vignes, dans vos campagnes, ne manqueront plus de leurs fruits, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes.

   Et toutes les nations vous diront bienheureux, car vous serez alors un pays de délices, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes. » (Malachie 3:7-12)

Dans certains cas, les Israélites faisaient des sacrifices à Dieu, mais plutôt que de Lui donner leurs propres biens, ils volaient leurs voisins et sacrifiaient les biens volés :

« «Moi, l'Eternel, moi, j'aime la droiture.
      Je déteste le vol avec sa perfidie.
      Je les rétribuerai avec fidélité
      et je conclurai avec eux une alliance éternelle. » (Ésaïe  61:8)

« «Quel fardeau!», dites-vous, et vous me dédaignez, déclare l'Eternel, le Seigneur des armées célestes. Vous apportez ici des bêtes dérobées, boiteuses ou malades; ce sont là vos offrandes. Croyez-vous que je vais les accepter de vous? demande l'Eternel. » (Malachie 1:13)

« Le sacrifice des méchants est une horreur,
      surtout quand ils l'offrent avec des arrière-pensées criminelles. » (Proverbes 21:27)

En effet, l’offrande de sacrifices volés permettait aux hommes de donner à Dieu sans vraiment sacrifier du tout. C’était la victime qui faisait le sacrifice, pas le voleur. Le péché du voleur était si indéniable qu’il avait même l’audace de donner à Dieu ce qu’il avait volé.

(12) Voler est un acte qui est complètement contraire au caractère de Dieu. La raison pour laquelle Dieu hait tant le vol est que c’est un crime qui contredit complètement Son caractère. Dieu est gracieux; le voleur est avide. Dieu donne; le voleur prend. Dieu répond à l’appel des nécessiteux; le voleur insensiblement créé des besoins et des tragédies. Rien ne pourrait être plus contraire à la grâce de Dieu que la cruauté du voleur.

Alors, voler est un péché contre Dieu, contre notre prochain, contre la nation d’un voisin, et finalement contre soi-même.

Voler – Ses Formes Contemporaines

Avant d’essayer d’exposer quelques-unes des formes populaires que voler prend dans la société contemporaine, cherchons à arriver à une simple définition qui marche pour voler. Au début, je pensais qu’une bonne définition serait : voler est gagner la course au détriment d’une autre personne. Je pense que cette définition a quelques mérites. Mais après avoir réfléchit, j’ai décidé d’aller avec cette définition : VOLER EST PRENDRE DES AUTRES SANS RIEN DONNER.

Voler est, dans son essence, un échange injuste. Quand nous volons, nous prenons quelque chose d’une autre personne, mais nous ne les compensons pas suffisamment pour ce que nous avons gagné. Dans un sens, nous gagnons, mais notre prochain perd. Considérons quelques-unes des façons par lesquelles les hommes cherchent à prendre des autres, sans donner suffisamment en retour. Ici, je crois, est où « les plans et idées entrent en action », où voler peut être vu pour ce qu’il est – un péché. (Je vais assumer ici que les formes les plus indéniables de vols – vol à main armée, extorsion et détournement de fonds, ceux pour lesquels une personne peut être envoyée en prison, n’ont pas besoin d’être décrites en détail).

(1) Nous devons faire attention de ne pas voler au travail. Le petit larcin est un des coûts les plus élevés des pertes des compagnies américaines. Des outils disparaissent mystérieusement, comme des matériaux de bureau allant du papier aux crayons à des choses plus chères. Les services peuvent aussi être volés. Nous pourrions demander à d’autres (nos secrétaires par exemple) de faire quelques travaux personnels pour nous. Nous pourrions aussi utiliser le copieur, sans permission. Puis il y a le vol de temps, qui fut mentionné dans l’introduction de ce message. Des comptes de frais gonflés est une autre façon tentante de voler de notre employeur.

Cela a été mon observation que nous essayons souvent de justifier le vol en utilisant un raisonnement assez discutable. Une des excuses populaires est, « j’ai travaillé de longues heures ». Si c’est vraiment le cas, marquez votre temps en heures supplémentaires ou au moins soyez sûrs que votre patron soit d’accord pour échanger un certain temps de service pour votre travail. Une autre justification est « je vaux bien plus qu’ils me payent ». Si c’est vrai, demandez une augmentation, et payez pour les choses que vous prenez au bureau (si c’est permit).

(2) Voler des autres en les privant du fruit de leur travail. Le vol de softwares (copier illégalement) prive l’auteur et le distributeur du fruit de leur travail, et n’est rien de moins que voler. La même chose est vraie des copies illégales d’audiocassettes et d’enregistrements vidéos. Recevoir le mérite pour les idées ou le travail de quelqu’un d’autre est aussi voler. Ça prive l’individu de la récompense qu’ils devraient obtenir pour son travail. Etant aussi inclut dans ce domaine serait ne pas payer promptement ce que l’on doit.56 D’une perspective biblique, retenir la dîme de ceux qui nous enseigne la Parole de Dieu est aussi empêcher les servants de Dieu de bénéficier de leur labeur (1 Cor. 9:1-14).

(3) Voler peut aussi inclure l’abus de droits juridiques. La Loi fournit certains remèdes juridiques pour certains maux, mais ces remèdes peuvent être abusés et être utilisés pour voler quelqu’un d’autre. La Loi devient ainsi l’avantage qu’une personne a sur une autre. Par exemple, la banqueroute peut être un moyen pour organiser le remboursement de dettes, et comme ça est honorable, mais l’utiliser comme prétexte légal pour ne pas payer les dettes, c’est du vol. Des indemnités d’assurance peuvent aussi être abusées, pour que ces indemnités soient payées, basées sur de fausses informations. Des procès fournissent un autre moyen pour prendre de force (plus) d’argent d’une autre personne. Soyons en garde en ce qui concerne l’usage de ces remèdes juridiques pour le mal, pour que le remède ne devienne pas lui-même le mal.

(4) Voler par négligence ou par manquement. Notre négligence peut être coûteuse à d’autres. Par exemple, jeter des ordures n’importe où et polluer sont des actes de négligence qui nous rendent la vie facile, alors que d’autres payent le prix. Nous évitons l’inconvénient de disposer de nos déchets et nos polluants, mais quelqu’un d’autre doit payer pour nettoyer notre pagaille. Et à moins que vous pensiez que ce soit quelque chose qui ne vous regarde pas, combien d’entre vous laissent vos animaux courir dans votre cité « polluant » le jardin d’un voisin, pour que vous n’ayez pas à nettoyer les crottes dans votre jardin ?

(5) Voler pour faire une bonne affaire. Ce genre de vol est bien plus subtil. Effectivement, quelqu’un peut actuellement être loué pour ce genre d’affaire. C’est « faire une bonne affaire » au détriment d’une autre personne. Par exemple, supposez que vous alliez à un vide-grenier et trouviez une veuve vendant les outils de son mari, à bien moins chers que leurs valeurs. Nous pourrions les acheter tous et partir sentant que nous avons réellement fait une bonne affaire. Mais est-ce vraiment honnête ? N’est-ce pas voler, gagner aux frais de cette femme, prendre avantage de cette femme parce qu’elle ne connaissait pas la valeur de ce qu’elle avait ? J’ai eu des gens qui m’ont dit par le passé que j’avais volé quelque chose à un vide grenier. Sur le moment, je fus flatté. Maintenant, je serais embarrassé. Faire de bonnes affaires ne devraient pas être des occasions où nous les faisons au détriment d’une autre personne.

Incidemment, la publicité moderne a remarqué l’avarice ici. Avez-vous remarqué combien de pubs incluent des déclarations comme, « en instance de divorce, doit vendre » ou « fermeture de magasin » ou « soldes à cause d’un incendie ». Toutes ces déclarations (souvent fausses) nous mènent à penser que le vendeur est dans une situation désespérée, et ainsi vulnérable. Plutôt que d’avoir des sentiments de sympathie et de compassion, nous sautons sur la chance d’en profiter.

(6) Vol de corporation ou collectif. Il y a des façons par lesquelles nous pouvons participer à un vol qui est perpétré par un groupe. Par exemple, de grandes compagnies peuvent voler, soit en truquant les prix ou en manipulant le marché ou en utilisant leur pouvoir pour payer des salaires inadéquats. Ils peuvent aussi fournir des environnements de travail dangereux, qui peuvent certainement produire des bénéfices pour les compagnies aux frais de leurs employés. Les abus du travail d’enfants du siècle dernier sont un exemple de vol de corporation. L’existence de syndicats peut être attribuée, pour la plupart, aux gains industriels fait aux frais des travailleurs.

Les syndicats réalisèrent rapidement le matérialisme et l’avarice des grandes compagnies. Mais eux aussi, ils ont volé par le mauvais emploi de leur pouvoir. En menaçant d’une grève (ou pire), qui pouvait détruire économiquement une compagnie, des syndicats furent capables de demander des salaires et des bénéfices pour les travailleurs qu’ils n’avaient pas mérités. En d’autres mots, les travailleurs ont gagné aux frais de grandes compagnies.

Les gouvernements aussi peuvent voler. Il est possible pour la majorité des citoyens d’un pays d’imposer des taxes injustes aux riches, pour que par une fonction gouvernementale « juridique » (taxation) le pauvre vole le riche. Dans d’autres pays, le riche utilise son influence et pouvoir pour opprimer et voler le pauvre en manipulant et en abusant le pouvoir gouvernemental. Le communisme attire l’avarice de beaucoup de gens, encourageant des révolutions et la formation d’un nouveau gouvernement qui prendra (les propriétés) des riches et donnera aux pauvres. Fonctionnellement, c’est voler.

(7) Vol religieux. A mon avis, le vol religieux est une des formes les plus sérieuses de vol. La raison est que nous volons soit Dieu, volant au nom de Dieu ou volant d’une façon qui suggère que Dieu est notre complice. Considérons en premier « volons Dieu ».

Nous volons Dieu quand nous retenons ce qui Lui est dû ou ce qui Lui appartient. Nous volons Dieu quand nous retenons nos offrandes. Maintenant, je serais le premier à signaler que la dimes de l’Ancien Testament n’est pas obligatoire au saint du Nouveau Testament. Je voudrais aussi signaler qu’en fin de compte tout ce que nous avons appartient à Dieu, et que nous sommes les régisseurs de ce qu’Il nous a donné. Je suggèrerais que quand nous prenons mieux soin de nous que de Ses serviteurs et Son travail, nous volons Dieu. Ainsi, Aggée, le prophète de l’Ancien Testament, accusa les Israélites de voler Dieu quand ils vivaient dans des maisons lambrissées, pendant que la maison de Dieu était incomplète et en piteux état (Aggée 1:2-4). Pour poser la question un peu plus personnelle, quand nos propres maisons sont en meilleure condition et mieux entretenues et meublées que le building de l’église (je ne veux pas dire que le building de l’église est la maison de Dieu), nous sommes en danger de voler Dieu.

Il y a une autre façon de voler Dieu. Certains Chrétiens sont fiers de laisser de l’argent à l’église ou aux causes chrétiennes dans leur testament. J’admire ceux qui prévoient pour assurer la bonne gérance de leur ressources après leur mort. Mais nous pouvons nous décevoir à ce sujet si nous ne faisons pas attention. Ne soulageons pas nos consciences pour la pauvre gérance des affaires de Dieu maintenant en laissant nos biens terrestres à Dieu dans nos testaments. Pour certains, c’est dire seulement, « je profite de tout ce que mon argent peut m’acheter maintenant, ignorant les besoins pressant des autres et les grandes opportunités devant moi, conforté par le fait que quand je serais mort (de toute façon, ne serait plus capable d’utiliser mon argent), Dieu pourra s’en servir. » Nous devrions être de bons gérants des ressources de Dieu aujourd’hui et dans l’avenir.

La façon la plus fréquente et la plus flagrante par laquelle les Chrétiens volent Dieu est quand ils échouent de Lui donner les louanges qu’Il mérite. Les hommes et les femmes non croyants sont condamnés parce qu’ils ne louent pas Dieu :

« Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l'honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi malhonnêtement la vérité.

  En effet, ce qu'on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu lui-même le leur ayant fait connaître.

  Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ils n'ont donc aucune excuse,

  car alors qu'ils connaissent Dieu, ils ont refusé de lui rendre l'honneur que l'on doit à Dieu et de lui exprimer leur reconnaissance. Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d'intelligence s'est trouvée obscurcie. » (Romains 1:18-21)

Nous devrions peut-être attendre cela des non croyants, mais la tragédie est que les Chrétiens échouent aussi à donner à Dieu les louanges et l’adoration qu’Il mérite. Fréquemment, ce mal est accru quand nous prenons le crédit et les louanges pour ce que Dieu a fait en nous, le plus souvent contre notre volonte (1 Cor. 1:26-31 ; 4:6-7 ; Ephésiens 2:8-10).

Et puis, il y a ce que j’appelle « le vol sanctifié ». Le vol sanctifié est celui qui est fait au nom de Dieu, au nom de la religion ou par le mauvais usage de pouvoir ou de la position religieuse. Les scribes et les pharisiens étaient des voleurs sanctifiés. Jésus les accusa de « détruire les maisons des veuves » alors qu’en même temps ils priaient de longues prières prétentieuses (Matt. 23:14). Vu de l’extérieur, ils étaient pieux, mais en réalité ils n’étaient que des voleurs :

« Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites! Vous nettoyez soigneusement l'extérieur de vos coupes et de vos assiettes, mais vous les remplissez du produit de vos vols et de ce que vos désirs incontrôlés convoitent. » (Matt. 23:25)

En plus, ils utilisaient leur position religieuse et leur pouvoir pour ramasser de l’argent au Temple, achetant et vendant des animaux sacrificiels et échangeant de l’argent. Et ces marchants religieux furent jeter du Temple avec le blâme :

« et il leur dit:
   ---Il est écrit: On appellera ma maison une maison de prière, mais vous, vous en faites un repaire de brigands. » (Matt. 21:13)

Aussi dur que cela puisse paraître, je crois que certains ministères volent Dieu et Son peuple en gérant mal leurs affaires, spécialement avec des coûts administratifs et opérationels exorbitants. C’est particulièrement inapproprié pour les ministères qui sont supposés prendre soin des pauvres.

Certains ministères et des « compagnies chrétiennes » volent leurs employés en les payant moins qu’un salaire normal. Ils assurent leurs employés qu’ils « servent le Seigneur » et qu’une partie du bénéfice de la compagnie est donnée à des causes chrétiennes, mais cela ne mais pas de patates dans l’assiette de l’employé. Je suggèrerais que les compagnies chrétiennes payent des salaires décents et laisse l’employé déterminer lui-même quelles causes chrétiennes il ou elle aimerait supporter. Puis, bien sûr, certains de ces employés ne travaillent pas très bien ou utilisent mal le temps au travail, se réconfortant eux-mêmes avec le fait que de toute façon, ils ne sont pas assez payés.

Le pire vol de tous, à mon avis, est celui qui est commit par les faux prophètes et enseignants de tous les temps. Généralement ils vivent très bien, généreusement entretenus par les crédules, qui adorent leur « mots doux » et qui succombent à leurs manigances sophistiquées pour amasser des fonds. Et en retour, celui qui se fait escroquer non seulement n’apprend-il jamais la vérité, mais très souvent il croit les mensonges qui lui ont été dit, et qui les conduiront à la destruction.

Voler – Son Antidote et Sa Cure

Pour ceux qui ont volé quelqu’un, l’Ancien Testament prescrit restitution. La prescription de la restitution la plus détaillée est trouvée dans le Livre d’Exode :

« Si quelqu'un vole un bœuf ou un mouton et qu'il l'abatte ou le vende, il devra donner cinq bœufs pour le bœuf volé ou quatre moutons pour le mouton volé.

---Si l'on surprend un voleur en train de pénétrer dans une maison par effraction et qu'on lui assène un coup mortel, celui qui l'aura frappé ne sera pas coupable de meurtre.

  Par contre, si cela se passe en plein jour, celui qui l'aura frappé sera coupable de meurtre. Tout voleur devra verser une indemnité. S'il ne possède rien, il sera lui-même vendu comme esclave pour compenser ce qu'il a volé.

  S'il a volé un animal --- bœuf, âne ou mouton --- et qu'on le retrouve vivant en sa possession, il rendra deux animaux en compensation.

  Si quelqu'un fait brouter ses bêtes dans le champ ou le vignoble d'autrui, il indemnisera le propriétaire lésé en lui donnant le meilleur produit de son propre champ et de son vignoble.

  Si quelqu'un allume un feu et que celui-ci, rencontrant des buissons d'épines, se propage et brûle les gerbes du voisin, ou son blé sur pied, ou bien son blé en herbe, l'auteur de l'incendie sera tenu de donner compensation pour ce qui aura été brûlé.

  Si un homme confie à la garde d'autrui de l'argent ou des objets de valeur et qu'ils soient volés dans la maison de celui qui en avait accepté la garde, si le voleur est retrouvé, il restituera le double de ce qu'il a volé.

  S'il ne l'est pas, le maître de la maison comparaîtra devant Dieu pour savoir s'il ne s'est pas emparé du bien de son prochain.

  Dans toute affaire frauduleuse, qu'il s'agisse d'un bœuf, d'un âne, d'un mouton, d'un vêtement ou de n'importe quel objet perdu dont deux personnes revendiqueront la propriété, les deux parties porteront leur litige devant Dieu; celui que Dieu déclarera coupable restituera le double à l'autre. » (Exode 21:37 – 22: 1-8)

Il est intéressant de noter que la restitution varie dans ce texte, selon plusieurs facteurs. Premièrement, la restitution varie, si l’animal volé est retrouvé ou non. Deuxièmement, la réparation varie selon la valeur de l’animal, spécialement en ce qui concerne la productivité de la bête. Je crois que le bœuf avait plus de valeur que le mouton parce qu’il était le « John Deer », le tracteur, de la ferme de cette époque. Si le bœuf d’un homme était volé, les champs ne pourraient pas être labourer, le chariot tiré ou le grain battu. Ainsi, un bœuf volé (et pas récupéré) devait être payé cinq fois sa valeur, alors qu’un mouton quatre fois seulement. Dans le chapitre 6 de Lévitique, nous voyons que le système sacrificiel fournissait au voleur des moyens pour se repentir, pour restituer, et pour être pardonné. Dans le Nouveau Testament, Zachée démontra sa pénitence en restaurant ce qu’il avait volé quatre fois plus (Luc 19:10).

La restitution révèle à la fois la sagesse de Dieu et l’échec de l’approche présente de la justice criminelle. La restitution garde le criminel en dehors de la prison, et parmi la société. Cela lui permet aussi de rectifier son offense en repayant la victime du crime d’une façon qui remplace le mal par un bénéfice positif. Ainsi, tous les deux, l'agresseur et l’agressé pouvaient vivre ensemble, tous les deux avec un sens de justice et de dignité humaine. Aujourd’hui, la victime reçoit peu ou pas de compensation, l’agresseur ne fait pas de restitution, et est forcé de vivre séparé de la société, un prix que la société est condamnée à payer. Pour ces raisons, je crois que les efforts de Chuck Colson et l’Association des Prisons pour reformer le system présent de justice criminelle ont beaucoup de mérites et sont dignes de notre support.

La restitution est l’antidote, mais pas la cure pour le crime du vol. La Bible prescrit clairement la cure, spécialement dans le Nouveau Testament. Le crime aurait le voleur prospérer dans la société au détriment de quelqu’un d’autre. Justice voudrait qu’une personne gagne pendant que l’autre partie gagne autant. Jésus Christ enseigne que nous devrions être d’accord de sacrifier nos propres intérêts si cela bénéficie notre prochain :

« Donne à celui qui te demande, ne tourne pas le dos à celui qui veut t'emprunter. » (Matt. 5:42)

« Donne à tous ceux qui te demandent, et si quelqu'un te prend ce qui t'appartient, n'exige pas qu'il te le rende. » (Luc 6:30)

« Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, pensez-vous avoir droit à une reconnaissance particulière? Les pécheurs aiment aussi leurs amis.

   Et si vous faites du bien seulement à ceux qui vous en font, pourquoi vous attendriez-vous à de la reconnaissance? Les pécheurs n'agissent-ils pas de même?

   Si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez être remboursés, quelle reconnaissance vous doit-on? Les pécheurs aussi se prêtent entre eux pour être remboursés.

   Vous, au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez sans espoir de retour. Alors votre récompense sera grande, vous serez les fils du Très-Haut, parce qu'il est lui-même bon pour les ingrats et les méchants. » (Luc 6:32-35)

« Ne faites donc rien par esprit de rivalité ou par un vain désir de vous mettre en avant; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes;

   et que chacun regarde, non ses propres qualités, mais celles des autres.

   Tendez à vivre ainsi entre vous, car c'est ce qui convient quand on est uni à Jésus-Christ. » (Phil. 2:3-5)

Christ ne demande rien de moins que ce qu’Il a Lui-même illustré, rien de moins qu’un revirement total des attitudes et des actions du voleur.

« Que le voleur cesse de dérober; qu'il se donne plutôt de la peine et travaille honnêtement de ses mains pour qu'il ait de quoi secourir ceux qui sont dans le besoin. » (Eph. 4:28)

Le voleur ne veut pas travailler, mais plutôt profiter de ceux qui travaillent. Le voleur regarde les indigents comme ceux qui sont vulnérables, desquels il peut utiliser les faiblesses à son avantage, et ainsi en fait ses proies. Le Chrétien doit rejeter la paresse et doit travailler. Le Chrétien voit les besoins des autres comme des opportunités pour manifester l’amour et la grâce de Dieu aux hommes, et ainsi essaye d’aider, donnant de ses propres ressources. Rien de plus ne démontre le changement radical de la conversion, foi en Christ, produit dans la vie d’un pécheur que ce changement qui arrive chez le Chrétien qui était préalablement un voleur.

Permettez-moi de résumer brièvement le point de ce message :

· Voler prend des autres sans aucune pensée de donner en retour.

· Justice demande que quand quelqu’un prend, il doit donner quelque chose d’égal en retour.

· Le christianisme nous enseigne à donner librement, sans attendre à recevoir quelque chose en retour.

Que Dieu nous permette tous de donner sans nous attendre à recevoir quelque chose en retour, plutôt que de prendre sans nous attendre à donner quelque chose en retour.


53 Cited in Mission Outreach, January, 1986, p.12.

54 This would seem to cover usury (loans made at excessive rates of interest), cf. Exod. 22:25-27; Lev. 25:35-38; Neh. 5:1-14; Hab. 2:6-11.

55 This seemingly passive act of negligence could very quickly become more willful in the ancient Near East, for one might have to swear to the fact that he did not find the lost item (cf. Lev. 6:3).

56 I have not thought the matter through carefully, but it would seem that Romans 13:8 may apply here: “Owe nothing to anyone except to love one another.” Some have said that this prohibits any borrowing. I doubt this. It seems to me that the text teaches us that we must not have any unpaid obligations. So long as we are repaying a loan according to our original agreement, we have not left an obligation unmet. The only obligation we should view as unmet is the obligation to love one another—a debt which will never be paid in full.

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