La Sainteté de la Vie (Exode 20:13)

Introduction

C’est un message à propos de meurtre. Je suis curieux de savoir quelle sorte de réponse cela suscite de vous. Est-ce que cela semble ennuyeux ? Peut-être vous demandez-vous comment quelqu’un pourrait tirer tout un message de ce sujet ? Ou peut-être vous vous demandez pourquoi quelqu’un penserait qu’un tel message soit nécessaire ? Après tout, qui ne serait pas contre le meurtre ? Certaines personnes pourraient (stupidement) s’en désintéresser complètement, se sentant un peu privilégiées, et même plus en sécurité. Mais ici est un message qui doit faire sentir une personne qu’elle est vraiment parvenue. S’il y avait un message à propos de colère, contrôle de soi ou de sacrifice de soi, cela serait un autre sujet. Mais pour quelqu’un qui n’a pas commit de meurtre et qui ne pense pas à ça, pourquoi ne devrait-il pas être relaxé, détendu à propos de ce sujet ?

Je dois vous prévenir à propos d’être trop confortable. Vous voyez, le commandement interdisant le meurtre va bien plus loin que ça. Il condamne toutes attitudes ou actions qui conduiraient au meurtre. Il est aussi nécessaire d’apprendre le principe qui souligne cette prohibition. Et finalement, il exige certaines actions positives de notre part, pas seulement pour d’éviter un mal spécifique, mais la poursuite de quelques biens particuliers.

Mon approche du Sixième Commandement sera de considérer l’enseignement biblique sur le meurtre vu par l’Ancien Testament, puis par le Nouveau. Nous essaierons de définir ce que le meurtre est, les différents genres, et ce qui n’est pas meurtre. Nous déterminerons aussi la punition pour le meurtre, avec les provisions que Dieu a faites pour certains meurtriers. Finalement, nous conclurons en explorant les implications du principe qui souligne le Sixième Commandement – la sainteté de la vie, avec les actions positives que ce commandement exige du Chrétien.

Le Meurtre Dans l’Ancien Testament

Nous devons commencer notre étude à la création du monde, et spécialement de l’humanité, car Dieu donna vie à l’homme d’une façon qui le sépare du reste des créatures vivantes de Dieu :

« L'Eternel Dieu façonna l'homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l'homme devint un être vivant. » (Genèse 2:7)

Dieu fut engagé plus intimement dans le processus de donner la vie à l’homme. Il souffla dans ses narines le souffle de la vie. C’est différent de la façon dont Il donna la vie à chaque autre créature vivante. Je crois que c’est parce que Dieu créea l’homme à Son image (Gen. 1:26). Puisque l’homme est une réflexion de Dieu (crée à Son image), il est différent, et donc, la façon dont l’homme fut crée fut aussi différente de toutes les autres créatures. Tout comme Genèse 2 sépara le septième jour des autres six jours, il sépare aussi l’homme des toutes autres créatures. Dans les passages que nous allons suivre, cela ne devrait pas surprendre que puisque Dieu donna vie à l’homme, l’homme ne devrait pas se sentir libre de prendre la vie d’un autre homme (la mienne incluse). Comme Job le dit,

« … L'Eternel a donné, l'Eternel a repris… » (Job 1:21)

« Ainsi, ils ne sont plus deux; ils font un. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » (Matt. 19:6)

Puisque Dieu donna la vie à l’homme, l’homme ne devrait pas être celui qui la prenne.30

La première prise de vie (meurtre) est décrite juste après la chute de l’homme :

« Et lorsqu'ils furent dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.

   Alors l'Eternel demanda à Caïn:
   ---Où est ton frère Abel?
   ---Je n'en sais rien, répondit-il. Suis-je le gardien de mon frère?

   Et Dieu lui dit:
   ---Qu'as-tu fait? J'entends le sang de ton frère crier vengeance depuis la terre jusqu'à moi.

   Maintenant, tu es maudit et chassé loin du sol qui a bu le sang de ton frère versé par ta main.

   Lorsque tu cultiveras le sol, il te refusera désormais ses produits, tu seras errant et fugitif sur la terre.

   Caïn dit à l'Eternel:
   ---Mon châtiment est trop lourd à porter.

   Voici que tu me chasses aujourd'hui loin du sol fertile, et je devrai me cacher devant toi, je serai errant et fugitif sur la terre et si quelqu'un me trouve, il me tuera.

   L'Eternel lui dit:
   ---Eh bien! Si on tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois.
   Et l'Eternel marqua Caïn d'un signe pour qu'il ne soit pas tué par qui le rencontrerait.

    Caïn partit loin de l'Eternel: il alla séjourner au pays de Nod, le Pays de l'Errance, à l'orient d'Eden, le Pays des délices. » (Genèse 4:8-16)

A ce point, je n’aimerais faire que quelques observations qui je crois sont importantes pour notre étude sur le meurtre :

(1) Caïn tua Abel parce qu’Abel était juste et qu’il ne l’était pas. Le péché de Caïn se manifesta par sa persécution d’Abel, dont le sacrifice plut à Dieu (1 Jean 3 :12).

(2) Caïn tua Abel en rébellion contre Dieu. Dieu refusa l’offrande de Caïn, mais accepta celle d’Abel. Quand Il vit que Caïn était en colère, Dieu le chercha, lui conseillant vivement de faire ce qui était correct, et de contrôler le péché qui menaçait de le dominer. Quand Caïn tua Abel, ce fut un acte volontaire de rébellion contre l’encouragement de Dieu de résister le mal et de faire ce qui était juste.

(3) Caïn fut puni pour assassiner son frère, mais pas par la peine de mort, qui ne serait instituée que plus tard. Caïn fut forcé de vivre d’une certaine façon qui n’exigeait pas d’agriculture, puisque le sol fut maudit pour qu’il ne produise rien pour lui.31 Pour empêcher tout homme de tuer Caïn, un signe lui fut donnée et une vengeance sept fois plus grande fut promise à toute personne qui le tuerait. La peine de mort, qui fut ordonnée plus tard, est spécialement interdite ici. Ni Dieu, ni homme n’ont prit la vie de Caïn.

(4) Il semblerait que le versement du sang d’Abel sur le sol fut lié à la malédiction du sol, qui rendit l’agriculture impossible pour Cain. Plus tard, le versement du sang sera clairement identifié comme une profanation de la terre. Ici, il semblerait, que ça soit sous-entendu.

(5) Il ne fallut pas longtemps jusqu'à ce qu’un des descendants de Cain devint un meurtrier, et sembla presque de s’en vanter :

« Lémek dit à ses femmes:
      Ada et Tsilla, écoutez-moi bien,
      femmes de Lémek, et prêtez l'oreille à ce que je dis:
      J'ai tué un homme pour une blessure
      et un jeune enfant pour ma plaie.

   Caïn sera vengé sept fois
      et Lémek soixante-dix-sept fois. » (Gen. 4:23-24)

(6) Ce ne fut qu’après le déluge que la peine de mort fut ordonnée comme punition pour le péché de meurtre. Après le déluge, quand Dieu tua presque toute l’humanité pour leurs péchés, Dieu ordonna la peine de mort pour ceux qui prendront la vie d’un autre être humain :

« Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit:
   ---Soyez féconds, multipliez-vous et remplissez la terre.

  Vous inspirerez désormais la crainte et la terreur à toutes les bêtes de la terre et à tous les oiseaux du ciel; tous les animaux qui se meuvent sur la terre et tous les poissons de la mer sont livrés en votre pouvoir.

  Tout ce qui remue et qui vit vous servira de nourriture au même titre que les légumes et les plantes: je vous donne tout cela.

  Toutefois, vous ne mangerez pas de viande contenant encore sa vie, c'est-à-dire son sang[a].

  Quant à votre sang à vous --- celui qui est votre vie --- j'en demanderai compte à quiconque le répandra, que ce soit un animal ou un homme. Je demanderai compte à chaque homme de la vie de son semblable.

  Dieu a fait l'homme
      pour être son image:
      c'est pourquoi si quelqu'un répand le sang d'un homme,
      son sang à lui doit être répandu par l'homme.

  Vous donc, soyez féconds, multipliez-vous et répandez-vous en grand nombre sur la terre. » (Genèse 9:1-7)

La relation entre ce texte et Genèse 1:27-30 est fascinante,32 mais au-delà de notre étude, autre que ces sujets qui se rapporte au meurtre. Le changement important à voir est que bien que le meurtre soit au moins tacitement comprit être interdit, ici il est clairement condamné, et la peine de mort est ordonnée. D’une manière ou d’une autre, c’est lié à d’autres changements qui sont indiqués dans le texte. Dans Genèse 1:27-30, seuls les plantes et les arbres sont vus comme nourriture pour les hommes et les animaux. Cependant, maintenant il est déclaré que l’homme peut aussi manger de la viande. Quelle est la relation entre la capacité de l’homme de manger de la viande et l’institution de la peine de mort ? Quelle est la raison pour la peine capitale ici ? Pourquoi Caïn ne fut pas mis à mort (ou que personne ne fut autorisé à le tuer), mais maintenant un meurtrier doit être exécuté ? J’ai quelques suggestions, qui pourraient aider à expliquer ce changement :

(1) La peur de l’homme, que Dieu mit en toutes créatures vivantes, maintenant nourriture pour l’homme, veut dire que les animaux furent donnés une défense et que l’homme devrait devenir un chasseur. Avant, si l’homme avait été permit de manger de la viande, il aurait pu approcher n’importe quel animal et tuer la créature sans défense. Maintenant, les animaux ont peur de l’homme et l’éviteraient. L’homme pourrait manger de la viande, mais seulement en devenant un chasseur. Les animaux domestiques pourraient être tués pour la viande, aussi, mais étaient le plus souvent utilisés pour la laine, le lait ou d’autres produits.

(2) Bien que l’homme fut donné le droit de manger de la viande, il ne doit jamais boire le sang, mais doit le verser. Le sang de toutes créatures est donc séparé. C’est pour que la vie de l’homme soit soutenue en mangeant de la viande, que le sang doit être versé. L’homme doit avoir du respect même pour le sang des animaux.

(3) L’institution de la peine capitale pour le meurtre éduqua aussi les hommes à avoir du respect pour le sang (voulant dire, la vie) de l’humanité. L’homme, qui fut créé à l’image de Dieu, ne doit pas perdre sa vie des mains d’un autre homme, à moins que, bien sûr, cela soit la punition pour un meurtre.

(4) A la fin, Dieu révèle progressivement le concept de réparation par le sang. Ce qui sera plus tard enseigné plus clairement est maintenant révélé en termes très généraux et vagues. Néanmoins, le chemin est préparé pour l’homme pour comprendre le concept du sacrifice de sang.

Quittant Genèse (et les incidents qui pourraient être liés à notre étude du meurtre33), allons sur le Livre d’Exode, où le Sixième Commandement fut d’abord donné. Cependant, avant d’aller sur la prohibition du meurtre dans les Dix Commandements, rafraichissons notre mémoire en ce qui concerne Moïse, par lequel ces Ecritures nous sommes parvenues :

« Lorsque Moïse fut devenu adulte, il alla rendre visite à ses frères de race et fut témoin des pénibles travaux qu'on leur imposait. Il vit un Egyptien qui rouait de coups l'un de ses frères hébreux.

  Après avoir regardé de côté et d'autre pour voir s'il n'y avait personne, il frappa l'Egyptien à mort et l'enfouit dans le sable. » (Exode 2:11-12)

Il est ironique que celui par lequel le commandement interdisant le meurtre nous vint est lui-même un meurtrier. Il est aussi ironique que quand Caïn tua Abel, il refusa toutes responsabilités d’être le gardien de son frère ; Quand Moïse tua l’Egyptien, il le fit pensant qu’il agissait en gardien de son frère (Actes 7:23-25) .

Dans le chapitre 20 d’Exode, nous trouvons l’interdiction de tuer donnée en le Sixième Commandement :

« Tu ne commettras pas de meurtre. » (Exode 20:13 ; Deutéronome 5:17). 

Il n’est donnée ici, aucune définition claire d’un « meurtre »34, ni n’est aucune punition spécifique ordonnée. Cela est dû à une forme précise, abrégée des Dix Commandements. Cependant, bientôt les détails regardant ce commandement commenceront à apparaître. Nous étudierons brièvement les sortes de meurtres, les punitions ordonnées pour meurtre, et les dispositions faites pour certains meurtriers, prescrites dans la Loi de l’Ancien Testament.

Le Meurtre prémédité est punissable de mort, pendant que le meurtre qui n’est pas prémédité (second degré ?) était vu comme une offense moins sérieuse :

« ---Celui qui frappera un homme et causera sa mort, sera puni de mort.

  Cependant, s'il n'avait pas l'intention de donner la mort, mais que Dieu a fait tomber l'homme entre ses mains, je te désignerai un endroit où il pourra se réfugier.

  Par contre, si quelqu'un agit avec préméditation, et qu'il assassine son prochain par ruse, vous irez jusqu'à l'arracher à mon autel pour le faire mourir. » (Exode 21:12-14)

Le Meurtre par négligence peut aussi être considéré aussi sérieux que meurtre prémédité quand quelqu’un sait qu’il y a un vrai danger, mais évite volontairement de faire ce qui est nécessaire pour empêcher la mort d’une autre personne :

« Si un bœuf tue quelqu'un à coups de corne, il sera abattu à coups de pierres. On n'en mangera pas la viande, mais son propriétaire ne sera pas puni.

   Toutefois si, depuis quelque temps, ce bœuf avait l'habitude d'attaquer les gens à coups de corne et que son propriétaire en a été formellement averti mais ne l'a pas surveillé, et si ce bœuf tue quelqu'un, il sera abattu à coups de pierres et son propriétaire sera puni de mort.

   Si on impose au propriétaire une rançon pour sa vie, il devra donner tout ce qu'on lui réclamera. » (Exode 21:28-30)35

Dans ce cas, bien que la peine de mort soit requise pour le propriétaire du bœuf, il semblerait qu’une rançon soit possible, si tel est le désir de la famille de la victime. Cependant, le propriétaire du bœuf ne peut absolument pas négocier le prix de la rançon qui est demandée.

La Loi va jusqu’au point de distinguer entre un meurtre qui est justifiable et un qui ne l’est pas :

« ---Si l'on surprend un voleur en train de pénétrer dans une maison par effraction et qu'on lui assène un coup mortel, celui qui l'aura frappé ne sera pas coupable de meurtre.

  Par contre, si cela se passe en plein jour, celui qui l'aura frappé sera coupable de meurtre. Tout voleur devra verser une indemnité. S'il ne possède rien, il sera lui-même vendu comme esclave pour compenser ce qu'il a volé. » (Exode 22:1-2)

De loin, le traitement le plus définitif du meurtre et de ses conséquences est trouvé dans Nombres 35.36 Ici, comme ailleurs, il y a une différence faite entre meurtres prémédités (vs. 16-21) et involontaires (vs. 22-28). La vérité importante qui est accentuée ici est la provision des villes de refuge pour ceux qui ne sont pas coupables de meurtres prémédités. Plusieurs choses devraient être soulignées en ce qui concerne les villes de refuge :

· Celles-ci sont des villes réservées pour les lévites (v.6).

· Ces villes sont un endroit de refuge non seulement pour les Israélites, mais aussi pour les étrangers et les voyageurs (v. 15).

· Elles sont un refuge pour ceux qui ont été jugés par la congrégation et ont été reconnus coupables d’avoir involontairement prit la vie d’un autre homme (vs. 11-12,24-25).

· Elles sont un refuge même s’il ne reste qu’une seule personne dans la ville de refuge (vs. 26-28).

· Elles sont un refuge jusqu'à la mort du grand-prêtre, à quel moment celui qui a versé le sang d’un autre homme pourra retourner chez lui, sans peur de représailles (vs. 25,28,32).37

· La raison pour laquelle le meurtre doit être jugé avec des termes si méticuleux est que si cela n’est pas rectifié d’une façon ou d’une autre, le sang qui a été verse polluera la terre (vs. 29-34).38

Cette pollution de la terre, avec les autres, est la raison pour laquelle Dieu chassera la nation d’Israël du pays, et l’enverra en captivité.39 Ainsi, les prophètes de l’Ancien Testament condamneront les Israélites pour avoir violer le Sixième Commandement, avec le reste des commandements de Dieu :

« Jérusalem!
      Comment se fait-il donc que la cité fidèle
      soit devenue une prostituée?
      Toi, jadis pleine de droiture,
      où la justice demeurait,
      maintenant, tu abrites des assassins. » (Ésaïe 1:21 ; Jér. 7:9)

« Vous, les Israélites, écoutez la parole que vous adresse l'Eternel,
      car l'Eternel est en procès avec les habitants de ce pays:
      «La vérité a disparu dans le pays,
      il n'y a plus d'amour
      on n'y connaît pas Dieu.

  On n'y voit que parjure, et tromperies.
      Le crime, le vol et l'adultère se multiplient.
      La violence s'étend,
      les meurtres s'ajoutent aux meurtres.

  C'est pourquoi le pays passera par le deuil,
      et tous ses habitants dépériront,
      jusqu'aux bêtes sauvages et aux oiseaux du ciel;
      les poissons de la mer disparaîtront aussi. » (Osée 4:1-3)

Aussi incroyable que cela puisse être, le meurtre est même pratiqué par les prêtres :

« Car je prends plaisir à l'amour bien plus qu'aux sacrifices,
      à la connaissance de Dieu bien plus qu'aux holocaustes.

   «Mais vous, tout comme Adam, vous avez transgressé l'alliance,
      là, vous m'avez trahi.

   Galaad est une cité de malfaiteurs
      maculée de traces de sang.

   Comme une bande de brigands postés en embuscade,
      la confrérie des prêtres
      s'en va assassiner les passants sur la route qui mène vers Sichem.
      Leur conduite est infâme! » (Osée 6:6-9)

Avant de quitter l’enseignement de l’Ancien Testament sur le meurtre et aller voir dans le Nouveau, laissez-moi vous rappeler que certains des grands hommes de la Bible furent des meurtriers. En plus de Moïse (l’Egyptien), il y eut David (Urie, le mari de Bath-Chéba), et le Roi Achab (qui était grand, mais pas juste), qui tua Naboth pour obtenir son champs (1 Rois 21:19).

Meurtre Dans le Nouveau Testament

Les scribes et les pharisiens pensaient qu’ils observaient toutes les Lois de Moïse.40 Ils pensaient sûrement qu’ils étaient innocents en ce qui concerne le Sixième Commandement. Jésus insistait sur une obéissance de la Loi qui allait bien plus loin que le précepte qui était déclaré, bien plus loin que la lettre de la Loi, dans son esprit. Dans le sermon sur la Montagne, Jésus élabora sur l’enseignement du meurtre dans l’Ancien Testament :

« ---Vous avez appris qu'il a été dit à nos ancêtres: «Tu ne commettras pas de meurtre. Si quelqu'un a commis un meurtre, il en répondra devant le tribunal.»

   Eh bien, moi, je vous dis: Celui qui se met en colère contre son frère sera traduit en justice. Celui qui lui dit «imbécile» passera devant le tribunal, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l'enfer.

   Si donc, au moment de présenter ton offrande devant l'autel, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,

   laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis tu reviendras présenter ton offrande.

   Si quelqu'un porte des accusations contre toi, dépêche-toi de t'entendre avec ton adversaire pendant que tu es encore en chemin avec lui. Sinon, ton adversaire remettra l'affaire entre les mains du juge, qui fera appel aux huissiers de justice, et tu seras mis en prison.

   Et là, vraiment, je te l'assure: tu n'en sortiras pas avant d'avoir remboursé jusqu'au dernier centime. » (Matt. 5:21-26)

De l’enseignement de notre Seigneur dans ce texte, nous pouvons en tirer les conclusions suivantes :

(1) Il n’est pas suffisant d’observer le Sixième Commandement comme précepte, nous devons l’observer dans un contexte plus large. Si nous devons regarder le meurtre comme étant si diabolique que nous ne voudrons jamais être tentés de tuer quelqu’un, nous devons traiter avec ces attitudes et ces actions qui nous tenteront à y recourir, si nous ne nous en occupons pas. Quelques-unes suivent.

(2) La colère contre un frère peut devenir un motif pour le meurtre. Personne ne saura le nombre de meurtres qui furent le résultat de la colère, mais le pourcentage de tels cas serait très haut. Jésus expose ainsi l’émotion de la colère, bien trop commune, comme un motif pour meurtre, qui doit être négocier.

(3) Regarder un frère comme un inférieur, comme un bon à rien ou comme une responsabilité pour la société, est un motif pour meurtre. Les mots « imbécile » et « fou » ne sont pas simplement mal parce que ce sont des noms que nous nous appelons les uns les autres. Ces noms trahissent une attitude de la part de celui qui les dit que le monde serait un endroit meilleur sans ceux nommés. Beaucoup qui ont tué une autre personne, l’ont fait en pensant qu’ils rendaient un service à la société.

(4) Des relations irréconciliables et des conflits non résolus peuvent conduire au meurtre :

« D'où proviennent les conflits et les querelles entre vous? N'est-ce pas des désirs égoïstes qui combattent sans cesse en vous?

  Vous convoitez beaucoup de choses, mais vos désirs restent insatisfaits. Vous êtes meurtriers, vous vous consumez en jalousie, et vous ne pouvez rien obtenir. Vous bataillez et vous vous disputez. Vous n'avez pas ce que vous désirez parce que vous ne demandez pas à Dieu. » (Jacques 4:1-2)

Il nous informe que la convoitise de ces choses qui nous apportent du plaisir souvent nous apportent des conflits avec nos frères. Encore pire, les hommes quelques fois se tuent les uns les autres pour profiter des plaisirs qu’ils possèdent.

Ailleurs, Jésus nous apprend qui est la source et le promoteur ultime du meurtre :

« Votre père, c'est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c'est un meurtrier: il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il ment, il parle de son propre fond, puisqu'il est menteur, lui le père du mensonge. » (Jean 8:44)

Il dit cela à Ses ennemis, les scribes et les pharisiens, qui étaient les fils du diable, par qui Lui, Lui-même, serait assassiné. Ainsi Pierre pourra dire aux Juifs dans son sermon puissant de Pentecôte :

« Oui, vous avez renié celui qui est saint et juste. A sa place, vous avez demandé comme faveur la libération d'un meurtrier.

   Ainsi vous avez fait mourir l'auteur de la vie. Mais Dieu l'a ressuscité des morts: nous en sommes témoins. » (Actes 3:14-15)

A ceux qui assassinèrent notre Seigneur, l’Evangile fut proclamé. Certains d’entres-eux crurent. Un meurtrier allait devenir un des plus grands annonceurs de l’Evangile de tous les temps :

« Saul, qui ne pensait qu'à menacer et à tuer les disciples du Seigneur, se rendit chez le grand-prêtre » (Actes 9:1)

Ce fut Saul qui, quand il fut confronté par le Sauveur sur la route de Damas, devint un homme qui volontairement donna sa vie pour les autres. Un meurtre doit donc être regardé comme un péché des plus sérieux, mais pas un péché impardonnable.

Conclusion

Jusqu'à présent nous avons vu que le meurtre fut interdit très tôt dans l’Ancien Testament. Il fut détaillé de façon à ce que le meurtre prémédité fut distingué de celui qui était involontaire. Ainsi, le fait qu’une vie soit prise par quelqu’un n’est pas toujours un meurtre, et même quand nous pourrions appeler l’action meurtre, il y a encore des niveaux différents de culpabilité. L’Ancien Testament prescrit donc différentes punitions, selon les circonstances du meurtre.

Il est très important à la vue de la sévérité du crime de meurtre de noter les provisions gracieuses de la Loi pour ceux qui involontairement ou « sans préméditation » prirent la vie d’un autre. Les villes de refuge sont, je crois, une évidence de la grâce de Dieu, et peut-être même un avant-gout de la délivrance que les hommes éprouveront quand Jésus Christ, le Grand-Prêtre mourut.

La Loi de l’Ancien Testament est aussi instructive en ce qu’elle nous aide à garder le meurtre dans la bonne perspective. Ici est un péché que nous plaçons en tête de liste. Quoi pourrait être pire que ce mal ? Peut-être une meilleure question serait, « Quoi serait aussi mal ? » Si la sévérité de la punition est un indice de comment sérieux ce péché est, alors nous devrions nous rappeler de tous les péchés qui sont punis par la peine de mort. Ceux-ci sont :

· Le meurtre Prémédité (Exode 21:12-14).

· L’enlèvement (Exode 21 :16 ; Deut. 247).

· L’adultère (Lev. 20 :10-21).

· L’homosexualité (Lev. 20:13).

· L’inceste (Lev. 20:11-12,14).

· La bestialité (Exode 22:19 ; Lev. 20:15-16).

· La délinquance incorrigible et désobéissance persistante aux parents et aux autorités (Deut. 17:12 ; 21:18-21).

· Frapper ou maudire les parents (Exode 21:15 ; Lev. 20:9 ; Proverbes 20:20 ; Matt. 15:4 ; Marc 7:10).

· Offrir un sacrifice humain (Lev. 20:2).

· La fausse prophétie (Deut. 13:1-10).

· La blasphémie (Lev. 24:11-14,16,23).

· Profaner le sabbat (Exode 35:2 ; Nombres 15:32-36).

· Sacrifier aux idoles (Exode 22:20).

· La magie et divination (exode 22:18).

· L’immoralité (Deut. 22:20-21).

· Le viol d’une fiancée vierge (Deut. 22:23-27).41

Si nous sommes tentés de nous sentir satisfait car nous n’avons pas commit de meurtre, nous devrions aussi regarder s’il n’y a aucun péché ci-dessus dont nous sommes coupables, et pour lequel la peine de mort a été ordonnée.

Pour aller un peu plus loin, dans le Nouveau Testament, Jacques semble enseigner que cela n’a vraiment pas d’importance lequel des Dix Commandements nous n’avons pas violé, care en violer un nous rend coupable de les avoir tous violer:

« En effet, celui qui désobéit à un seul commandement de la Loi, même s'il obéit à tous les autres, se rend coupable à l'égard de toute la Loi.

   Car celui qui a dit: Tu ne commettras pas d'adultère, a dit aussi: Tu ne commettras pas de meurtre. Si donc, tout en évitant l'adultère, tu commets un meurtre, tu désobéis bel et bien à la Loi. » (Jacques 2:10-11)

Pour cette raison, l’enfer sera peuplé non seulement de meurtriers, mais aussi de toutes sortes d’autres pécheurs.

« Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l'étang ardent de feu et de soufre, c'est-à-dire la seconde mort. » (Apocalypse 21:8)

En fin de compte, que quelqu’un soit envoyé en enfer parce qu’il est un meurtrier ou un menteur, il est un pécheur méritant l’enfer. Il n’y aura que peu de prestige et aucune satisfaction en enfer, sachant que vous ne soyez pas coupables de meurtre, comme si cela vous rendait un meilleur pécheur, comme un menteur.

Les implications du Sixième Commandement sont larges et importantes. Permettez-moi de suggérer comment vous et moi devrions répondre à ce commandement à différents niveaux :

Premièrement, au niveau littéral, vous et moi n’avons pas le droit de prendre la vie de quelqu’un d’une façon qui constituerait un meurtre, c’est à dire, qui enlève la vie de quelqu’un que Dieu avait voulu et avait indiqué devrait vivre. Je crois que ce commandement interdit l’avortement sur demande à une mère, car la vie, donnée par Dieu à un bébé dans le ventre de sa mère, est terminée. L’euthanasie ou plus vulgairement « débrancher la machine » est questionnée. Quelques fois des machines sont utilisées pour soutenir artificiellement la vie ou prolonger inutilement le processus de la mort. A mon avis « débrancher la machine » dans de tels cas n’est pas un meurtre. Cependant, quand quelqu’un prive un individu des nécessités pour vivre (par exemple, oxygène ou alimentation), c’est très probablement une action meurtrière. Meurtre de sang-froid ou suicide, sont catégoriquement et clairement interdits par le Sixième Commandement.

Deuxièmement, le meurtre est interdit dans ses formes primitives ou formatrices. Jésus dit clairement que des pensées et attitudes meurtrières étaient, en effet, des meurtres en principe ou au moins meurtres à la forme embryonnaire. Ainsi, toute attitude ou action qui conduirait au meurtre doit être traitée rapidement et irrévocablement. Désir sexuel, cupidité, haine, ou préjudice dégradant (« toi fou ») doivent être traités comme des attitudes meurtrières. Des conflits non résolus et l’animosité doivent être traités rapidement, pour qu’une réconciliation survienne. Prolonger l’hostilité n’arrive qu’à accroitre la tentation de détruire l’ennemi.

Troisièmement, le principe soulignant l’interdiction du meurtre est celui de LA SAINTETE DE LA VIE. Assassiner est un péché et c’est interdit parce que Dieu a donné vie à l’homme et S’est accordé le droit exclusif de l’enlever. Même dans les cas où la peine capitale est administrée, c’est fait au nom de Dieu, avec l’homme agissant comme l'exécuteur de la furie de Dieu (Gen. 9:5-6 ; Romains 13:4).

La sainteté de la vie demande bien plus que simplement interdire le meurtre. Elle demande que nous cherchions à sauver la vie de ceux qui sont en péril de mort, ceux dont les vies nous sommes capables d’épargner. Cela veut dire que, comme beaucoup de Chrétiens ont réalisé, nous ne pouvons pas juste observer sans rien faire pour essayer de stopper l’avortement sur demande. Cela veut aussi dire que quand une personne se meurt de faim, de maladie ou à cause d’un désastre naturel, vous et moi sommes obligés de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver leurs vies. Cela veut dire que ces réfugiés politiques, dont les vies sont en danger dans des pays étrangers, pourraient avoir besoin de trouver un sanctuaire en ici, même si quelques postes de travail leurs soient fournis dans le processus et quelques sacrifices économiques soient assumés par des citoyens pour trouver une place où les mettre.

Quatrièmement, la sainteté de la vie souligne l’urgence et la priorité de l’évangélisme. Notre Seigneur dit une fois,

« ---Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n'ont pas le pouvoir de faire mourir l'âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l'enfer. » (Matt. 10:28)

La mort est une chose terrible, spécialement quand elle plonge une personne dans l’éternité sans Christ, l’enfer. Si la mort est quelque chose que nous soyons ordonnés d’empêcher si c’est possible, alors surement le mal le plus grand, à empêcher de la plus grande urgence, est d’entrer dans une éternité sans Jésus Christ et sans le salut qu’Il offre à tous ceux qui croient en Lui. Ce n’est pas la « première mort » (la mort physique) qui est la plus effrayante, mais la « deuxième mort » (la mort spirituelle) que nous devons chercher à empêcher dans laquelle les hommes entrent sans avertissements sans le message de délivrance – la bonne nouvelle de l’Evangile.

Cinquièmement, pendant que l’Ancien Testament nous ordonne de ne pas prendre la vie d’une autre personne, le Nouveau Testament demande au Chrétien de donner sa vie pour quelqu’un d’autre.

« Car si quelqu'un déteste son frère, c'est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier ne possède en lui la vie éternelle.

   Voici comment nous savons ce que c'est que d'aimer: Jésus-Christ a donné sa vie pour nous. Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères. » (1 Jean 3:15-16)

Quand Caïn tua Abel et fut questionné par Dieu à propos d’où était Abel, Caïn répondit, « Suis-je le garden de mon frère? » En fait, Caïn ne sembla pas penser que c’était son problème, même si son frère était mort. Quand nous suivons le précédent établit par notre Seigneur, nous ne trouvons pas seulement nécessaire d’être le « gardien de notre frère », mais de vouloir l’être aux prix de notre vie. Nous sommes non seulement dits de ne pas prendre la vie de notre frère, mais de donner la nôtre pour notre frère.

Cette attitude, qui est aussi décrite dans le chapitre 2 de Philippiens comme « l’Esprit de Christ », est cette vue de la vie qui tourne les valeurs chrétiennes sens dessus-dessous et les valeurs du monde à l’envers. Une fois que nous avons pris notre décision d’abandonner notre vie pour notre frère, il nous est possible de mettre l’intérêt des autres avant le nôtre. Nous trouvons donc nécessaire de « porter notre croix quotidiennement », sacrifiant nos désirs physiques pour Dieu, ce qui est ce que le Nouveau Testament nous dit que la vie du Chrétien doit être.

« Qu'aucun de vous n'ait à endurer une punition parce qu'il aurait tué, volé ou commis quelque autre méfait, ou encore parce qu'il se serait mêlé des affaires d'autrui;

   mais si c'est comme «chrétien» qu'il souffre, qu'il n'en éprouve aucune honte; qu'il fasse, au contraire, honneur à Dieu en se montrant digne de ce nom. » (1 Pierre 4:15-16)

· L’autodéfense évalue sa propre vie au-dessus de celle d'un autre.

· L’assassinat évalue ses intérêts personnels au-dessus de la vie d'un autre - l'avortement

· Le christianisme donne sa vie pour d'autres

Pour conclure, permettez-moi de suggérer plusieurs façons malignes par lesquelles nous pourrions essayer d’éviter les applications du Sixième Commandement dans nos vies.

Premièrement, nous pourrions chercher à appliquer ce commandement comme un précepte, mais pas comme un principe. Si nous, comme les scribes et les pharisiens des jours de Jésus, ne voyons cela que comme un commandement de ne pas tuer une autre personne, nous l’avons généralement rendu sans importance pour notre vie, car peu de gens, en général, considèrent tuer une autre personne. Si nous comprenons le principe, d’être la sainteté de la vie humaine, les principes sont profonds et intensément pratiques. Alors, réfléchissons à ce commandement comme un principe, et non pas seulement comme un précepte.

Deuxièmement, nous pourrions éviter ce commandement en diminuant l’application. La réponse au professeur de la Loi qui demanda à Jésus ce qu’il devait faire pour obtenir la vie éternelle fut qu’il devait obéir la Loi (Luc 10:25-28). Cherchant à éviter tout ce que le commandement voulait dire (v. 29), le professeur posa la question,

« ---Oui, mais qui donc est mon prochain? » (Luc 10:29)

C’était une question très importante, et la réponse de notre Seigneur fut pleine de sous-entendus. Vous voyez, le professeur, un Juif, voulait appliquer les commandements pour les hommes aux Juifs, mais pas aux non Juifs. Il espérait que la bonté que la Loi exigeait était de la bonté à être appliquée qu’aux camarades Juifs. Quand notre Seigneur raconta l’histoire du Bon Samaritain, ce furent un lévite et un prêtre qui n’aidèrent pas la victime qui avait été attaquée. Ce fut un Samaritain, un étranger méprisé (que les Juifs ne voulaient pas considérer comme «  voisin »), qui fut le « voisin ». Si les voisins incluaient des non Juifs, les Dix Commandements allaient être une grosse pilule à avaler.

C’est facile pour nous d’être touché par le meurtre de bébés innocents et sans défenses, ayant encore besoin d’être protéger et en sécurité dans le ventre de la mère. Mais je vous demande, mes amis, que ressentez-vous quand vous entendez parler de l’exécution d’un criminel ou de la mort d’un homosexuel qui avait le SIDA ? Si la vie est sacrée, alors nous devons sauver les vies (et les âmes) de tout homme et femme, pas seulement les vies qui semblent innocentes ou sans défense ou socialement désirables. Si nous sommes pour la peine de mort parce que la vie humaine nous est précieuse, c’est une chose compatible avec l’enseignement du chapitre 9 de Genèse. Si nous nous réjouissons à la nouvelle de la mort de quelqu’un parce que nous haïssons et méprisons cette personne, nous sommes coupables du même péché que le Sixième Commandement interdit.

Troisièmement, nous pouvons manquer le point de ce commandement si nous catégorisons les péchés de façon à ce que le meurtre soit le plus grand péché et que mentir ou l’adultère ou un autre péché soit moins mauvais. Je ne veux pas dire que tous les péchés sont égaux. Il est certainement plus terrible de tuer une personne qu’il est juste d’y penser. Mais quand nous commettons un péché (comme un meurtre) le pire des péchés, un péché que nous ne feront probablement jamais, souvent nous minimisons nos propres péchés qui sont aussi mortels et sont surement autant damnant. Rappelons-nous que Jacques nous a dit que celui qui enfreint une Loi enfreint la Loi toute entière. Rappelons-nous que les hommes sont condamnés à l’enfer pour mentir tout autant que pour meurtre. Souvent la gravité d’un péché particulier est simplement la mesure de son acceptabilité sociale. Regardons tous les péchés aussi mortels et damnant. Fuyons tous les péchés. Et ne nous décevons pas qu’il n’y a aucun péché que nous ne pouvons ou pourrons pas commettre, meurtre inclut. Nous avons seulement a nous souvenir du roi David.

Que Dieu nous permette de réaliser la sainteté de la vie, et d’avoir l’attitude d’être disposés de donner nos vies pour le bénéfice des autres.


30 Incidentally, at the beginning, it does not seem that man had the right to kill any animal. Then, it would seem, after the fall man could kill an animal for a sacrifice (since God killed an animal to cover the nakedness of Adam and Eve). Finally, after the flood, permission was given to shed the blood of animals for food.

31 This is indeed interesting. Adam suffered the curse of the soil too, but only to the degree that he had to work hard to produce a crop (“by the sweat of his brow”). For Cain, the ground was doubly cursed, so that it would appear that he could not farm at all. No wonder he fled from Eden and his offspring built cities. As a friend of mine pointed out, his sentence was poetic justice. The one who would not be his brother’s keeper now becomes dependent upon his brethren, for he cannot grow his own crops.

32 For your further study, let me mention several important features of Genesis 9:1-7 when compared with Genesis 1:27-30. There is a deliberate attempt to show the similarity of the two events. In both passages, there is a new beginning. Also, in both texts God pronounced a blessing closely associated with the command to be fruitful and multiply (or was the blessing that man would be fruitful and would multiply?). In the first passage, God instructed man to subdue the creation, while in the second, God seems to have indicated that every living creature now fears man. Does this suggest that some aspects of nature may have changed after the flood, just as they did after the fall? We assume that it did not rain until the time of the flood; what other changes occurred? Finally, it seems to me that God frequently sets the example, which He then calls upon men to follow. God first sacrificed an animal, so that He could cover Adam and Eve with skins. From this time on, man apparently could kill an animal for sacrifice, as Abel did (but interestingly, not Cain). Now, God has put most of mankind and most of the living animals on the earth to death, in judgment of man’s sin. He then instructs men to put a man to death who sins by the taking of human life. Is there a sense in which every new command which God gives is preceded by an exemplary act of God?

33 Specifically, I am thinking of the slaughter of the Shechemites (Genesis 34) and the near murder of Joseph (Genesis 37, especially v. 18), both by Jacob’s sons.

34 “It does not say, ‘Thou shalt not kill’ but, ‘Thou shalt not commit murder’ (the verb rasah is a specific term for murder, and is never used of executing a criminal or slaying an enemy in battle).” “Crimes and Punishments,” G. L. Archer, The Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible (Grand Rapids: Zondervan, 1977), vol. 1, p. 1032.

35 It is interesting to notice that the blood of the ox, that is, his death, is required, as well as that of his master. If a man’s blood is shed by either man or animal (or, as in this case, both), the blood of the killer is required.

36 Cf. also Deuteronomy 4:41-43; 19:1-13.

37 It seems to me that there is something prophetic here. A man who has unintentionally shed the blood of another finds refuge in a priestly city (that is, one of the cities of the Levites), and upon the death of the high priest, may return to his home with no more guilt or fear. Does this in any way anticipate the death of our Great High Priest?

38 “It is significant that in the case of unsolved murders a public hearing had to be held in which the elders of the community in whose borders the crime had occurred would have to take an oath of innocence and then offer a sacrifice to God with an accompanying prayer for forgiveness, lest their land should remain polluted (Deut 21:1-9).” The Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible, p. 1032.

39 Generally, I hear people speak of the Jews as God’s chosen people, and that they own the land of Palestine because of their chosen status. The Scriptures substantiate some of this, but not all. The land is God’s, not Israel’s (Lev. 25:23; cf. Exod. 19:5). God thrust out the Canaanites because of their iniquity (Gen. 15:16), and He will also thrust out the Israelites if they defile the land by doing the same (Lev. 18:24-28). I understand Jacob’s dream (Jacob’s ladder) in Genesis 28:10-17 was intended to teach him of the sacredness of the promised land. Thus, the holiness of this land, as God’s dwelling place, necessitates that He cast out any nation (including Israel) which defiles it. One way of defiling the land is the shedding of innocent blood on it.

40 Cf. Paul’s words in Philippians 3:4-6.

41 This list is virtually identical with that provided by Walter C. Kaiser in his book, Toward Old Testament Ethics (Grand Rapids: Academie Books, 1983), pp. 91-92.

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