Entre Enfants et Parents : Honorer Père et Mère (Exode 20:12)

Introduction

Le sujet d’honorer nos parents est de grande importance. Une raison pour son importance est que les Ecritures d’à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament nous commandent d’honorer nos parents.19 Le Cinquième Commandement déclare,

« Honore ton père et ta mère afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne. » (Exode 20:12)

Ce commandement doit être prit au sérieux, non seulement parce c’est une question de révélation de l’Ancien Testament, mais parce que l’obligation d’honorer nos parents est un sujet qui est réitéré et confirmé dans le Nouveau Testament  :

« Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c'est là ce qui est juste.

  Honore ton père et ta mère: c'est le premier commandement auquel une promesse est rattachée:

  pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » (Ephésiens 6:1-3)

Ainsi, honorer nos parents est un commandement que nous ne devrions pas ignorer. Mais il y a une deuxième raison pour laquelle nous devons étudier attentivement le Cinquième Commandement. Honorer nos parents est un des appels les plus importants et la plus grande tâche à laquelle nous devons faire face dans notre vie. Il y a deux grandes tâches dans nos vies auxquelles la plupart d’entre nous sommes appelés. La première est d’avoir et d’élever des enfants, pour les amener de la dépendance absolue de nos entrailles, à l’indépendance de l’adolescence, à la maturité quand ils deviennent adultes. La deuxième est de prendre soin de nos propres parents dans leurs dernières années. Souvent cela implique la détérioration physique de leurs corps, et fréquemment de leur esprit. Elever les enfants a ses douleurs, mais c’est généralement accompagné par la joie de voir nos enfants grandir, devenir matures, responsables, et indépendants. Prendre soin de nos parents est rarement aussi gratifiant. L’apogée de ce processus est la tombe.

Honorer les parents confronte le Chrétien avec de nombreux problèmes dont la plupart sont la source d’une grande agonie, et souvent de beaucoup de culpabilité. Nous pourrions avoir à décider de prendre ou non un parent âgé à venir vivre dans notre maison ou de les placer dans des maisons de retraites. Nous pourrions même être appeler à décider « à débrancher » ou non la machine qui les maintient en vie (ou prolonge la mort). Nous pourrions avoir à prendre des décisions avec lesquelles nos parents ne seraient pas d’accord and pour lesquelles ils (ou des autres) nous accuseraient de ne pas les aimer.

Avec tous ces problèmes liés à honorer nos parents, quelqu’un pourrait s’attendre à recevoir beaucoup d’aide de littérature chrétienne, mais ce n’est pas le cas. Beaucoup a été écrit et dit pour aider les Chrétiens à élever leurs enfants. Pendant que j’ai entendu beaucoup (des fois trop) de choses à propos de la responsabilité des parents envers leurs enfants, je n’ai rien vu de définitif sur la responsabilité des enfants envers leurs parents. Au mieux, un tel enseignement a presque toujours rapport à l’obligation de jeunes enfants à obeir leurs parents. Au pire, l’enseignement d’honorer les parents est déformé. Certains ont enseigné que l’autorité parentale devrait toujours être exercée, sinon sous la forme de phrases directes, en une pauvre forme définie de « chaine de commandement ». D’autres voudraient que nous pensions que placer un parent dans une maison de retraite est un péché impardonnable.

La troisième raison pour une étude approfondie du Cinquième Commandement est que notre culture le plus souvent ralentie et oppose nos efforts d’honorer nos parents. Dans la culture de l’ancien Proche-Orient, il y avait une bien plus haute estime pour ceux qui avaient des positions d’autorité (en général) et pour les parents en particulier. Même aujourd’hui, les Chinois, par exemple, encouragent honorer leurs parents par une pratique non biblique de vénération ancestrale. Il est inutile de dire que c’est une pratique (le fait d’utiliser une façon non biblique) que je ne recommanderais pas. Cependant, ça encourage un respect profond des parents et des personnes âgées qui n’est pas présent dans notre pays.

En Amérique, plusieurs facteurs ont tendance à détruire « honorer les parents. »

(1) Il y a l’impact de la technologie. Dans les générations préalables, les pères étaient souvent artisans qui avaient appris leur métier de et par leur père. Il fallut à un fils des années pour arriver au niveau de son père, et il ne le dépassait que graduellement. Par ce moment là, le père était âgé. Les pères mourraient plus tôt, et il n’y avait pas d’assistance artificielle de la vie disponible comme dans les hôpitaux aujourd’hui. Maintenant, un enfant à l’école élémentaire peut apprendre des choses dont les parents n’ont jamais entendu parlé. Qui de nous, par exemple, voudrait essayer d’expliquer quelques leçons de math que nos enfants apprennent à l’école? Ainsi, chaque nouvelle génération surpasse rapidement la précédente dans les connaissances qu’elle a. Il y a beaucoup de tendance dans la nouvelle génération de penser à leurs parents comme étant démodés, archaïque dans la réflexion. Dans une société ou la connaissance a plus de valeur que la sagesse, la génération plus âgée est fortunée d’être respectée, sans parler d’honorée, par la génération plus jeune.

(2) A cause de l’augmentation rapide des divorces, les enfants sont souvent appelés à honorer un parent et à détester l’autre. Aucun parent ne semble tolérer l’idée qu’un ancien compagnon ait le respect de leur enfant. Si cela n’était pas assez, la Psychologie freudienne a fourni à chaque génération une excuse pour blâmer tous ses problèmes sur ses ancêtres. D’innombrables expéditions dans les passés parentaux ont fournit à beaucoup d’individus une excursion chère dans l’histoire passée pour coller le blâme de leurs péchés sur quelqu’un d’autre, souvent, un ou les deux parents.

(3) S’il est possible de blâmer quelqu’un d’autre pour nos problèmes, il est aussi facile de jeter la responsabilité de s’occuper d’un parent âgé sur le dos de quelqu’un d’autre. Peut-être plus que n’importe quel autre temps dans l’histoire, nous comptons sur le gouvernement pour supporter une grande partie du fardeau des familles en fournissant de l’aide pour les parents vieillissants. La Sécurité Sociale, toutes les aides médicales et autres programmes gouvernementaux sont vus comme étant les moyens pour traiter nos obligations envers nos parents.

(4) L’honneur est dû à plus qu’aux parents.20 Le Nouveau Testament exige que le Chrétien respecte tous les hommes (Romains 12:10 ; 1 Pierre 2:17).21 Apprendre à honorer les parents est ainsi un pas important dans la direction d’honorer les autres.

Le but de ce message est d’explorer ce que le Cinquième Commandement veuille dire, non seulement pour les Israélites du vieux temps, mais pour le Chrétien contemporain. Nous commencerons en définissant le terme « honorer », puis en découvrant comment les parents de l’Ancien Testament étaient honorés ou déshonorés par leurs enfants. Ensuite, nous nous tournerons vers le Nouveau Testament, pour voir l’enseignement et l’application pratique de notre Seigneur, comment les parents devaient être honorés, spécialement contre le contexte de la méconnaissance des parents par les scribes et les pharisiens. Finalement, nous verrons comment le Cinquième Commandement fut modifié et appliqué par l’apôtre Paul. Pour conclure notre étude, nous chercherons à distiller les principes fondamentaux qui devraient nous gouverner pour honorer nos parents, et en traitant avec quelques-uns des problèmes difficiles associés avec cette obligation.

Honorer les Parents Dans l’Ancien Testament

Le terme « honorer » en est un qui a un genre de ton archaïque, un qui est rarement utilisé dans les conversations de tous les jours. Il est donc nécessaire pour nous de comprendre le sens d’ « honorer » comme il est utilisé dans la Bible.22 En premier, nous regarderons à « honorer » dans son usage le plus large, puis nous rétrécirons son utilisation à « honorer un parent » comme c’est ordonné dans l’Ancien Testament.

(1) Honorer est personnel. Dans la Bible, seules des personnes sont honorées, pas les choses. Nous n’honorons pas des peintures ou de grandes œuvres d’art ou des choses de valeur, nous n’honorons que des gens. Nous pouvons dire que l’honneur est rendu par des gens à des gens. Plus spécifiquement, l’honneur est conféré par une personne à une personne. L’honneur ne peut pas être attribué à soi-même, mais doit venir de quelqu’un d’autre :

« De plus, on ne s'attribue pas, de sa propre initiative, l'honneur d'être grand-prêtre: on le reçoit en y étant appelé par Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. » (Hébreux 5:4)

(2) Honorer est un privilège. Quand nous honorons quelqu’un, nous les plaçons au-dessus des autres.

« … faites passer les autres avant vous » (Romains 12:10)

Honorer les parents veut dire les respecter, à l’opposé de peu les dévaluer.

« Puisqu'il en est ainsi, voici ce que moi, l'Eternel, le Dieu d'Israël, je déclare: «J'avais promis à ta famille et à celle de tes ancêtres que vous seriez toujours chargés du service devant moi. Mais à présent, moi l'Eternel, je le déclare: c'est fini! Car j'honorerai ceux qui m'honorent, mais ceux qui me méprisent seront à leur tour couverts d'opprobre. » (1 Samuel 2:30)23

(3) L’honneur est dû à la position. Quand des gens sont honorés dans la Bible, ils sont honorés principalement à cause de la position qu’ils occupent. Ceux que nous sommes ordonnés d’honorer dans la Bible sont le plus souvent ceux qui tiennent une certaine position de distinction. Dieu est honoré parce qu’Il est le Dieu Souverain de l’Univers. Les rois, les dirigeants, et les maitres doivent tous être respectés. Les parents aussi doivent être respectés pour leur position dans la famille. Donc, l’honneur a quelque chose à voir avec la position, le pouvoir, et la dignité qu’une personne a au-dessus des autres.

(4) Honorer est pratique. Honorer quelqu’un exige plus que des mots :

« Le Seigneur dit encore: «Ce peuple se tourne vers moi,
      mais ce n'est qu'en paroles, et il me rend hommage, mais c'est du bout des lèvres:
      car au fond de son cœur, il est bien loin de moi,
      et la vénération qu'il me témoigne
      n'est faite que de règles que des hommes lui ont enseignées. » (Ésaïe  29:13)

Cet honneur que Dieu exige de l’homme est un honneur qui doit se traduire en termes pratiques, que ce soit diriger vers Dieu ou vers les hommes.

(5) L’honneur est public.24 L’acte d’honorer les parents commence avec une attitude de respect pour eux. Ainsi nous lisons dans la Loi,

« Que chacun de vous respecte sa mère et son père, et observe les jours de repos que j'ai prescrits. Je suis l'Eternel, votre Dieu.» (Lévitique 19:3)

L’expression de l’attitude d’estime est l’action d’honorer, et l’action est généralement publique. Ainsi, à la fois, le mari et les enfants sont exhortés de louer la femme pieuse en public :

« Ses enfants, dès leur lever, la disent bienheureuse,
      et son mari aussi fait son éloge:

   «Il y a bien des filles qui montrent leur valeur,
      mais toi, tu les surpasses toutes.»

   La grâce est décevante et la beauté fugace;
      la femme qui révère l'Eternel est digne de louanges.

   Donnez-lui donc le fruit de son travail!
      Qu'on dise ses louanges aux portes de la ville pour tout ce qu'elle fait! » (Proverbes 31:28-31)

Les évidences d’un enfant « déshonorant » sont publiques, et donc, l’enfant continuellement et obstinément rebelle devait être discipliné (exécuté) dans une cérémonie publique.

« ---Si un homme a un fils révolté et rebelle qui n'obéit ni à son père ni à sa mère, et reste insensible aux corrections qu'ils lui infligent,

   ses parents se saisiront de lui et l'amèneront devant les responsables de la ville à la porte de leur cité.

   Ils déclareront aux responsables: «Notre fils que voici est révolté et rebelle, il ne nous obéit pas, c'est un débauché et un ivrogne.»

   Alors tous les hommes de sa ville lui jetteront des pierres, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ainsi vous ferez disparaître la souillure qu'entraîne le mal du milieu de vous. Tout Israël en entendra parler et sera saisi de crainte. » (Deut. 21:18-21)25

Le passage central en ce qui concerne honorer les parents est celui trouvé dans les Dix Commandements.

« Honore ton père et ta mère afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne » (Exode 20:12 ; aussi Deutéronome 5:16)

Comme c’est vraiment la première occurrence de l’ordre d’honorer les parents, il serait bien de faire plusieurs observations à propos du commandement qui est donné :

(1) Le commandement est donné aux enfants, précisant leur obligation envers leurs parents. Les termes « père » et « mère » sont synonymes de « parents », ainsi ici nous avons épelé l’obligation des enfants d’honorer leurs parents.

(2) Il n’y a aucune indication ici de l’âge des enfants qui doivent honorer leurs parents. Nous pourrions avoir tendance à penser que ce commandement fut donné à de jeunes enfants regardant leur obligation envers leurs parents, mais ce n’est pas le cas. D’autres passages appliqueront ce commandement général à des groupes d’âges spécifiques, mais ce commandement est délibérément vague.

(3) Il n’y a aucune action particuliere exigée ici. Les enfants ne furent pas commandés quoi faire en particulier pour honorer leurs parents. Nous devrions assumer, et de bon droit, que des actions différentes seront exigées à différentes occasions, de différentes gens. Nous devons alors chercher ailleurs dans les Ecritures pour déterminer comment nous devons honorer nos parents à tout les moments.

Les Ecritures de l’Ancien Testament fournissent beaucoup de détails regardant ce qui constitue honneur et déshonneur, en ce qui concerne les parents. Quand les parents sont déshonorés, ils sont maudits (Exode 21:17 ; Lévitique 20:9 ; Proverbes 20:20) ou selon les Proverbes, pas bénis (30:11). Ce dédain pour les parents peut résulter en les frappant physiquement (Exode 21:15 ; Proverbes 19:26), et même en les volant (Proverbes 28:24). L’enfant peut déshonorer ses parents en vivant un style de vie qui est contradictoire avec celui de ses parents et de la société, incluant désobéissance, l’obstination, la rébellion, l'ivresse, et la goinfrerie (Deutéronome 21:18-21).

(4) Le Cinquième Commandement est le premier des commandements qui traite avec nos obligations envers les hommes. Les quatre premiers commandements traitaient avec les obligations des Israélites envers Dieu. Ce commandement introduit ceux qui précisent leurs devoirs en ce qui concerne les hommes. Ce commandement se rapporte seulement à l’obligation entre l’enfant et les parents. C’est aussi un commandement positif, suivi par des prohibitions.

(5) Le Cinquième Commandement est le premier qui soit accompagné par une promesse. La promesse, comme je la comprends, a deux parties. Premièrement, c’est une promesse d’une longue vie. Deuxièmement, c’est une promesse d’une longue vie, vécue dans le pays de Canaan.26 Tel qu’il est, le Cinquième Commandement est donné spécifiquement aux Israélites, avec une promesse qui a rapport à eux. Le Nouveau Testament adaptera et modifiera ce commandement pour être appliquer aux Chrétiens non Juifs et à l’église, laissant le commandement dans presque la même forme dans laquelle il est trouvé dans l’Ancien Testament.

La promesse de longue vie dans le pays de Canaan est donnée autre part, mais c’est la récompense pour observer tous les commandements de Dieu, pas seulement le Cinquième Commandement.

« ---Voyez, je place aujourd'hui devant vous, d'un côté, la vie et le bonheur, de l'autre, la mort et le malheur.

  Ce que je vous commande aujourd'hui, c'est d'aimer l'Eternel votre Dieu, de suivre le chemin qu'il vous trace et d'obéir à ses commandements, ses ordonnances et ses lois. En faisant cela, vous aurez la vie, vous deviendrez nombreux et vous serez bénis par l'Eternel votre Dieu dans le pays où vous vous rendez pour en prendre possession. » (Deutéronome 30:15-16)

Pourquoi est l’obéissance au Cinquième Commandement liée aux bénédictions attachées à l’obéissance à tous les commandements ? En plus du fait que quelqu’un doit obéir chaque commandement pour obéir tous les commandements, le Cinquième Commandement joue un rôle spécial en ce qui concerne le reste des commandements. Les lois de Dieu devaient être transmises aux générations futures d’Israélites, principalement des parents à leurs enfants. Ainsi, l’accentuation de Deutéronome sur l’enseignement de la Loi aux enfants. Si les enfants écoutaient leurs parents et apprenaient à aimer la Loi, ils devaient en premier respecter et honorer les enseignants – leurs pères et leurs mères. Honorer les parents est donc une condition préalable à l’enseignement de la Loi d’une génération à l’autre.

Si les enfants honorent leurs parents, ils écouteront leurs instructions. S’ils écoutent leurs instructions, ils obéiront toute la Loi de Dieu. S’ils obéissent la Loi de Dieu, ils ne blesseront pas leurs camarades israélites. Vu négativement, honorer les parents causera l’enfant à être enclin à éviter le mal du meurtre, de l’adultère, du vol, du mensonge, et de l’envie. Vu plus positivement, honorer les parents a une très forte corrélation avec honorer les autres et prendre soin d’eux. C’est accentué dans deux passages de Proverbes :

« Il y a des gens qui maudissent leur père
      et qui n'ont pas un mot de reconnaissance pour leur mère,

   des gens qui se croient purs,
   bien qu'ils n'aient pas été lavés de leur souillure,

   des gens très hautains
   et qui regardent les autres de haut,

   des gens dont les dents sont des épées,
   et les crocs des couteaux,
   pour dévorer les malheureux et les faire disparaître de la terre,
   pour retrancher les pauvres du milieu des hommes. » (Proverbes 30:11-14)

« Paroles du roi Lemouel, maximes que sa mère lui a enseignées:

  Que te dirai-je, mon fils?
  Que te conseillerai-je, ô mon fils bien-aimé?
  Que te dirai-je, fils appelé de mes vœux?

  Ne gaspille pas tes forces avec les femmes,
  ne te laisse pas mener par celles qui perdent les rois.

  Il ne convient pas aux rois, Lemouel,
  non, il ne convient pas aux rois de boire du vin,
  ni à ceux qui gouvernent d'aimer les boissons enivrantes,

  car, après avoir bu, ils pourraient oublier les lois
  et léser les droits des victimes de la misère…

Ouvre la bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler,
  pour défendre les droits de tous ceux qui sont délaissés.

  Oui, parle pour prononcer de justes verdicts.
  Défends les droits des malheureux et des pauvres! » (Proverbes 31:1-5, 8-9)

Dans Proverbes 30:11-14, honorer les parents est vu du point de vue négatif. Les versets sont tous une partie d’une pièce, un thème. La section commence en nous informant du fils déshonorable, qui maudit ses parents. Elle conclut en décrivant son oppression des autres, particulièrement en attaquant ceux qui sont faibles et affligés. Le fils qui n’hésite pas à maudire son père et sa mère, n’hésitera pas à maudire n’importe quel homme. Le fils qui frappe ou vole ses parents ne trouvera pas difficile d’opprimer les autres. Le fils qui déshonorent ses parents maltraitera les autres. Le traitement des parents de quelqu’un est directement lié à son traitement des autres hommes.

Dans Proverbes 31, la question est vue d’une perspective positive. Dans ce texte, la mère du roi Lemouel donne à son fils de sages instructions. Bien que ce texte soit spécifiquement lié au règne juste d’un roi vertueux, il s’applique aussi plus généralement. Si les instructions de la mère sont suivies, son fils évitera de boire trop et les « femmes étranges », et il usera son pouvoir pour aider les affligés. Le fils qui honore ses parents viendra à l’aide des faibles pendant que le fils déshonorable opprimera les affligés. Le Cinquième Commandement est donc très lié à ceux qui l’observent.

Il y a aussi une relation entre honorer les parents et honorer Dieu. Non seulement le Cinquième Commandement lie et facilite l’observance des derniers commandements, il est aussi très lié à l’observance de ces commandements concernant la vénération de Dieu. C’est spécialement apparent dans Malachie 1:6:

« Un fils honore un père, un serviteur son maître. Si je suis votre père, où donc sont les honneurs qui me sont dûs? Si je suis votre maître, pourquoi ne me révérez-vous pas? Et puis vous demandez: «En quoi t'avons-nous méprisé?  »

Ceux qui honorent Dieu doivent aussi honorer leurs parents. Ceux qui honorent leurs parents ont déjà commencé à honorer Dieu. Nos pères terrestres sont, d’un coté, les représentants de Dieu, instruisant et disciplinant leurs enfants à Sa place. D’un autre coté, les parents servent à illustrer le chemin dans lequel Dieu est au travail dans les vies de Ses enfants, comme un père. Cela est vu, par exemple, dans les chapitres 2 et 3 de Proverbes, où le soin du père pour son enfant est comparé au soin paternel de Dieu pour Ses enfants.

Honorer les parents était une obligation de la plus grande importance, signalée par son inclusion dans les Dix Commandements, par la peine de mort attachée à sa profanation flagrante, et par le détail qui nous est donné en ce qui concerne les évidences d’honorer les parents ou leur négligence.27 Honorer les parents était fondamental pour le passage de la foi d’Israël d’une génération à l’autre. C’est aussi important parce que cela renforce et facilite le fait d’honorer Dieu (commandements 1-4) et les autres (commandements 6-10).

Le Principe d’Honorer les Parents Dans l’Enseignement de Notre Seigneur

L’enseignement de notre Seigneur d’honorer les parents est plutôt abondant. Ce passage nous fournit avec un grand aperçu du commandement comme Dieu l’avait destiné, et comment les scribes et les pharisiens ont cherché à l’abuser :

« A cette époque, des pharisiens et des spécialistes de la Loi vinrent de Jérusalem; ils abordèrent Jésus pour lui demander:

  ---Pourquoi tes disciples ne respectent-ils pas la tradition des ancêtres? Car ils ne se lavent pas les mains selon le rite usuel avant chaque repas.

  ---Et vous, répliqua-t-il, pourquoi désobéissez-vous à l'ordre de Dieu lui-même pour suivre votre tradition?

  En effet, Dieu a dit: Honore ton père et ta mère et Que celui qui maudit28 son père ou sa mère soit puni de mort.

  Mais vous, qu'enseignez-vous? Qu'il suffit de dire à son père ou à sa mère: «Je fais offrande à Dieu d'une part de mes biens avec laquelle j'aurais pu t'assister»,

  pour ne plus rien devoir à son père ou à sa mère. Ainsi vous annulez la Parole de Dieu et vous la remplacez par votre tradition.

  Hypocrites! Esaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie:

  Ce peuple m'honore du bout des lèvres,
      mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi!

  Le culte qu'il me rend n'a aucune valeur,
      car les enseignements qu'il donne
      ne sont que des règles inventées par les hommes. » (Marc. 7:1-13 ; Matt.15:1-9)

Il y a plusieurs choses importantes dans ce texte que nous devons observer et apprécier avant que nous puissions voir leurs contributions au sujet d’honorer les parents :

En traitant avec les scribes et les pharisiens, notre Seigneur lie trois textes de l’Ancien Testament, et de ces textes, il expose l’hypocrisie de ses adversaires. Le Cinquième Commandement d’Exode 20 et Deutéronome 5 sont joints avec un passage parallèle d’Exode 21:17. Ceux-ci sont alors liés à une citation d’Ésaïe 29:13. Il y a quatre termes clés qui sont la force liante de ces passages, qui permettent à notre Seigneur de combiner ces textes en une réponse à Ses interrogateurs : « traditions », « honneur », « père et mère », et les termes concernant la parole (« parler », « dire », « lèvres »).

D’importance à notre étude est le fait que le Cinquième Commandement fut adressé par notre Seigneur aux enfants adultes, concernant leurs responsabilités à leurs parents âgés. Les acteurs principaux dans cet incident sont les scribes et les pharisiens. Si dans votre imagination vous voyez ces hommes avec des touffes de cheveux gris et de longues barbes, vous êtes complètement corrects. Ces hommes n’étaient généralement pas des jeunes, mais des anciens de Jérusalem. Jésus adressa le Cinquième Commandement à ces hommes âgés, et les condamna pour interférer dans les actions de ceux qui voudraient prendre soin de leurs parents âgés.

Le fait que notre Seigneur dit,

« alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère.» (v. 12)

vaut qu’on le remarque. La tradition d’affirmer que les biens de quelqu’un soient « dédiés à Dieu » est une chose qui fut enseignée par les scribes et les pharisiens, une tradition qui fut imposée au peuple, leur interdisant ainsi de faire ce qu’ils apparemment auraient voulu faire. Cela bloquait leur argent, le rendant intouchable pour des actes de charité personnels. Et qui, supposez-vous, contrôlaient cet argent ? Le texte ne dit rien, mais je parie que c’étaient les pharisiens. Le nom de cette corporation holding a dû être quelque chose comme la « Corporation d’Investissements des Pharisiens ». Le point semble être que les pharisiens, une fois encore, profitaient des pauvres, des faibles, et des gens sans défense, en empêchant les enfants d’avoir contrôle de leur argent pour aider leurs parents.

Dans cet incident, notre Seigneur enseigna que les hommes n’avaient pas intérêt à utiliser « honorer Dieu » (Corban) comme excuse pour ne pas honorer leurs parents. Cela semblait si pieux, si religieux. L’argent qui aurait dû être disponible pour aider les parents était « dédié à Dieu » avec la formule magique « Corban ». Comment quelqu’un pourrait-il en vouloir à un enfant pour placer Dieu au-dessus de ses parents ?

C’était une feinte, une façade, comme Jésus le signalait. Cette « tradition » d’affirmer que quelque chose était « dédié à Dieu » était simplement un moyen de se débarrasser du Cinquième Commandement avec des apparences pieuses. La vraie religion ne fait pas de mal aux faibles, elle les aide (Jacques 1:27).

Jésus enseigna aussi qu’ « honorer les parents » n’était pas une excuse pour négliger d’ « honorer Dieu ». Il y a ceux qui iront à une extrémité, pendant que d’autres iront à l’autre. S’il y avait ceux qui utilisaient « honorer Dieu » comme excuse pour ne pas « honorer les parents », il y en avait d’autres qui faisaient juste l’opposé. Ainsi, Jésus enseigna fréquemment que Le suivre exigeait de Le mettre au-dessus de tout autre, incluant pères et mères :

« Jésus dit à un autre:
   ---Suis-moi!
   Mais cet homme lui dit:
   ---Seigneur, permets que j'aille d'abord enterrer mon père.

   Jésus lui répondit:
   ---Laisse aux morts le soin d'enterrer leurs morts. Quant à toi, va proclamer le règne de Dieu!

   Un autre encore lui dit:
   ---Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'abord de faire mes adieux à ma famille.

   Jésus lui répondit:
   ---Celui qui regarde derrière lui au moment où il se met à labourer avec sa charrue n'est pas prêt pour le règne de Dieu. » (Luc 9:59-62)

« C'est pourquoi, tous ceux qui se déclareront pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour eux devant mon Père céleste.

   Mais celui qui aura prétendu ne pas me connaître devant les hommes, je ne le reconnaîtrai pas non plus devant mon Père céleste.

   ---Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur terre: ma mission n'est pas d'apporter la paix, mais l'épée.

   Oui, je suis venu opposer le fils à son père, la fille à sa mère, la belle-fille à sa belle-mère:

   on aura pour ennemis les membres de sa propre famille.

    ---Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.

  Et celui qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.

  Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra; et celui qui l'aura perdue à cause de moi la retrouvera.

  ---Si quelqu'un vous accueille, c'est moi qu'il accueille. Or celui qui m'accueille, accueille celui qui m'a envoyé. » (Matt. 10:32-40)

« Alors Pierre demanda:
   ---Et nous? Nous avons tout quitté pour te suivre.
   Jésus répondit:

   ---Vraiment, je vous l'assure: si quelqu'un quitte, à cause de moi et de l'Evangile, sa maison, ses frères, ses cœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres,

   il recevra cent fois plus dès à présent: des maisons, des frères, des cœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions; et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

   Mais beaucoup qui sont maintenant les premiers, seront les derniers, et beaucoup qui sont maintenant les derniers, seront les premiers. » (Marc 10:28-31)

« ---Si quelqu'un vient à moi et n'est pas prêt à renoncer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à son propre moi, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14:26)

Aucune relation terrestre ne peut avoir une plus grande priorité que celle de la relation de quelqu’un avec Dieu. Placer Dieu en premier veut dire Le faire passer avant la famille.

La Méthode de Notre Seigneur Pour Honorer Ses Parents

La méthode de notre Seigneur en ce qui concerne honorer Ses parents sert de commentaire sur Son enseignement.

« Quand Jésus eut douze ans, ils y montèrent selon la coutume de la fête.

  Une fois la fête terminée, ils prirent le chemin du retour, mais Jésus, leur fils, resta à Jérusalem et ses parents ne s'en aperçurent pas.

  Ils supposaient, en effet, qu'il se trouvait avec leurs compagnons de voyage et firent ainsi une journée de marche. Ils se mirent alors à le chercher parmi leurs parents et leurs connaissances.

  Mais ils ne le trouvèrent pas. Aussi retournèrent-ils à Jérusalem pour le chercher.

  Trois jours plus tard, ils le retrouvèrent dans le Temple, assis au milieu des maîtres; il les écoutait et leur posait des questions.

  Tous ceux qui l'entendaient s'émerveillaient de son intelligence et de ses réponses.

  Ses parents furent très étonnés de le voir là, et sa mère lui dit:
   ---Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Tu sais, ton père et moi, nous étions très inquiets et nous t'avons cherché partout.

  ---Pourquoi m'avez-vous cherché? leur répondit Jésus. Ne saviez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père?

  Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.

  Il repartit donc avec eux et retourna à Nazareth. Et il leur était obéissant. Sa mère gardait précieusement dans son cœur le souvenir de tout ce qui s'était passé. » (Luc 2:42-51)

Je dois dire qu’en tant que parent, ma première inclination est de m’identifier avec la frustration et la détresse de Marie et Joseph, une frustration qui est évidente dans le texte. A première vue, il semble que ce serait Jésus qui aurait eu tort. Jésus n’aurait-il pas dû rester avec sa famille ? Au lieu de ça, Il était dans le Temple, occupé avec les chefs religieux. Au moins, certains pourraient défendre, Jésus aurait pu avoir la courtoisie de dire à Ses parents ce qu’Il faisait. Jésus semblerait avoir eu tort. Comment a t-Il pu être séparé de Sa famille pendant au moins trois jours, et peut-être plus, sans rien faire à ce propos ?

Nous ne pouvons pas arriver à cette conclusion pour au moins deux raisons. Premièrement, Jésus était Dieu et Il ne péchait jamais. Donc, Il n’aurait pas pu pécher. Deuxièmement, la réponse du Seigneur à la réprimande de Sa mère est, elle-même, une douce réprimande contre eux. Marie et Joseph avaient tort ici, pas Jésus. Cherchons à voir pourquoi. La réponse de Jésus à Ses parents fut :

« ---Pourquoi m'avez-vous cherché? leur répondit Jésus. Ne saviez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père? ».

Si Marie et Joseph avaient assumé que Jésus était avec de la famille quand ils sont partis, alors ce furent eux qui étaient dans l’erreur. Une fois qu’ils furent partis, qu’aurait-Il put faire d’autre que de rester là et quelle meilleure place qu’au Temple ? Les paroles de Jésus ne furent pas dirigées vers la question de pourquoi Il fut laissé derrière, sans préavis, mais à pourquoi il fallut à Ses parents si longtemps pour qu’ils le cherchent au Temple. Pourquoi L’ont-ils cherché ailleurs ? Ne savaient-ils pas qu’Il aurait été naturellement attiré par le Temple, la maison de Son Père ? En l’absence de Ses parents terrestres, Il alla à la maison de Son Père. Où s’attendaient-ils à Le trouver, Lui qui était le Fils de Dieu, ailleurs qu’à la maison de Dieu ?

Les derniers mots de ce récit sont extrêmement intéressants : « … Et il leur était obéissant. » Luc indique ici, comme auparavant et plus tard, que Jésus était soumis à Marie et à Joseph, Ses parents terrestres. C’étaient eux qui étaient dans l’erreur, pas Lui. Il leur était soumis, mais plus encore, Il voulait être dans la maison de Son Père.

Néanmoins, Marie et Joseph ne comprenaient pas. Pourtant, Jésus différenciait clairement entre Sa relation avec Ses parents terrestres et celle avec Son Père Céleste. Ce ne fut qu’un aperçu de ce qui allait arriver, quand Jésus commanda Son ministère terrestre.

Des années plus tard, apparemment après la mort de Joseph, un autre incident arriva, que l’Evangile selon St Jean raconta, qui se rapporte à l’honneur des parents de Jésus.

« Or voilà que le vin se mit à manquer. La mère de Jésus lui fit remarquer:
   ---Ils n'ont plus de vin.

   ---Ecoute, lui répondit Jésus, est-ce toi ou moi que cette affaire concerne? Mon heure n'est pas encore venue.

   Sa mère dit aux serviteurs:
   ---Faites tout ce qu'il vous dira. » (Jean 2:3-5)

Le fait que Jésus appela délibérément Sa mère « femme » (Edition Louis Segond) et qu’Il utilisa l’expression « est-ce toi ou moi que cette affaire concerne? », indique que son agrément de satisfaire sa requête n’était basé uniquement que sur Sa compassion pour elle en tant que femme, et non pas sur Son obéissance à elle en tant que Sa mère. Maintenant que Son ministère public avait commencé, Sa mère n’avait aucun droit sur Son pouvoir super naturel. Les Catholiques doivent regarder ce texte de beaucoup plus près à cause de leur vue exagérée de Marie, « la mère de Dieu », la rendant médiatrice entre les hommes et Dieu.

C’est aussi dans l’Evangile selon St Jean que nous voyons qu’une des dernières actions de notre Seigneur sur la croix fut la réalisation de Son obligation d’honorer Sa mère.

« En voyant sa mère et, à côté d'elle, le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère:
   ---Voici ton fils.

   Puis il dit au disciple:
   ---Voici ta mère.
   A partir de ce moment-là, le disciple la prit chez lui.

   Après cela, Jésus, sachant que désormais tout était achevé, dit, pour que l'Ecriture soit accomplie:
   ---J'ai soif. » (Jean 19:26-28)

Marie, la mère de notre Seigneur, est encore une fois faite allusion par le mot « femme » (Edition Louis Segond), plutôt que « mère ». Jésus allait finir son travail terrestre, et donc Marie cessera d’être la mère de notre Seigneur. Parce que Joseph apparemment mourut et Jésus fut le fils ainé, une grande obligation de s’occuper de Sa mère Lui tomba dessus. Ainsi, dans une de Ses dernières actions terrestres, Jésus appointa Jean pour réaliser Son obligation. Dans cette action finale, Jésus honora Sa mère.

Les Apôtres et Honorer les Parents

Les apôtres parlent aussi de la responsabilité des enfants envers leurs parents. Particulièrement Paul. En premier, Paul comprit que due à la dépravation des hommes, les enfants ne seraient pas nécessairement enclins à obéir ou à honorer leurs parents :

« Les hommes seront égoïstes, avides d'argent, vantards et prétentieux. Ils parleront de Dieu d'une manière injurieuse et n'auront pas d'égards pour leurs parents. Ils seront ingrats, dépourvus de respect pour ce qui est sacré, » (2 Timothee 3:2 ; Aussi Romains 1:30)

L’enseignement de Paul est aussi confirmé par Pierre et Jude, qui parlent de ces païens qui dédaignent l’autorité, refusant ainsi d’honorer ceux à qui honneur est dû.

« Imbus d'eux-mêmes et arrogants, ces enseignants de mensonge n'hésitent pas à insulter les êtres glorieux, » (2 Pierre 2:10)

« Eh bien, malgré cela, ces individus font de même: leurs rêveries les entraînent à souiller leur propre corps, à rejeter l'autorité du Seigneur et à insulter les êtres glorieux du ciel.» (Jude 8)

Ce n’est pas sans une bonne raison pratique et théologique que Paul donna cette instruction aux enfants :

« Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c'est là ce qui est juste.

 Honore ton père et ta mère: c'est le premier commandement auquel une promesse est rattachée:

 pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » (Ephésiens 6:1-3)

Dans ce passage, il faut remarquer que Paul applique spécifiquement le Cinquième Commandement aux enfants jeunes. Bien que le commandement soit général, son application est spécifique. Pour les enfants jeunes qui sont croyants, une façon par laquelle ils honoreront leurs parents est de leur obéir. L’obéissance, tout comme toutes soumissions terrestres, est seulement dans ces paramètres qui plaisent à Dieu, ainsi la restriction, « à cause du Seigneur ».

Paul n’hésite pas à baser son instruction sur un des Dix Commandements, et ainsi, sur la Loi de l’Ancien Testament. Cependant, il modifie le texte de l’Ancien Testament, pour faire une promesse attachée à ce commandement qui a rapport à l’audience des non-Juifs chrétiens. L’énoncé d’Exode 20:12,

« afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne. »

fut changé à,

« pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » (Ephésiens 6:3)

Ainsi, une vie longue et une bénédiction divine sont promises, mais pas une vie dans le pays de Canaan, comme cela fut promis aux Israélites.

Non seulement Paul applique le principe d’honorer les parents aux jeunes enfants, mais il instruit aussi les croyants adultes à assumer la responsabilité de prendre soin de leur famille dans le besoin, incluant (dans le contexte) les parents :

«Occupe-toi des veuves avec respect, je veux dire de celles qui sont réellement privées de soutien…

Si quelqu'un ne prend pas soin des siens, en particulier des membres de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un incroyant. » (1 Timothée 5:3,8)

Ici, comme dans l’Ancien Testament et dans l’enseignement de notre Seigneur, le refus d’honorer les parents en prenant soin de leurs besoins en est parlé comme étant une offense des plus sérieuses. Dans l’Ancien Testament c’était une offense capitale. Dans le Nouveau, c’est un reniement de la foi, rendant cette personne pire qu’un incroyant. Ainsi, le Christianisme n’abolit pas les obligations de l’Ancien Testament d’honorer les parents, il les ratifie et les explique plus clairement.

De plus, le même honneur qui doit être manifesté aux parents, doit être aussi manifesté à ceux qui sont nos aînés :

« Ne rudoie pas un homme âgé, mais encourage-le comme s'il était ton père. Traite de la même manière les jeunes gens comme des frères » (1 Timothée 5:1)

Cette instruction est importante parce qu’elle suggère que le même honneur (ou au moins respect) dû au père d’une personne devrait être dû à tout homme âgé. De plus, puisque Timothée est instruit de corriger un homme âgé comme un père, Paul suggère qu’un père, aussi, n’est pas à l’abri de reproches, mais que tout reproche doit être traité de façon respectueuse.

Conclusion

Pour finir, permettez-moi de suggérer plusieurs principes gouvernant qui, je crois, sont bibliques et pertinents à honorer les parents. Ces principes nous guideront dans les choix agonisants que nous, les enfants, auront à faire regardant la forme que l’honneur de nos parents devra prendre.

(1) Si les enfants doivent honorer leurs parents, alors être un parent doit être une profession honorable. Nous ne devrions pas avoir besoin de le déclarer, mais dans le monde d’aujourd’hui, il est nécessaire de le dire. Le fait que des femmes fassent la file aux cliniques d’avortement dans tout le pays et dans toutes les parties du monde, suggère qu’élever des enfants est vu comme quelque chose de bien moins qu’une bénédiction. Cela va totalement à l’encontre de la Bible, tel que le Psaume 127. Ceux qui quitteraient la maison et rechercheraient l’exaucement de leurs vœux dans le monde professionnel pour gagner de la dignité et le respect se sont aussi détournés de la vérité de la Parole de Dieu. Laissons ceux qui cherchent à éviter de devenir un parent être rappelés que dans la Parole de Dieu, être un parent est une profession des plus honorable.

(2) Honorer les parents prend des formes différentes pour des gens différents, dans des circonstances différentes. Puisque le Cinquième Commandement est très général, nous devrions nous attendre à ce que l’application de ce commandement ne soit pas le même pour tout le monde. L’Ancien et le Nouveau Testament nous fournissent avec beaucoup d’exemples positifs et négatifs du commandement d’honorer nos parents. Le jeune enfant honorera ses parents en leur obéissant (Proverbes, Ephésiens 6:1-3).29 L’enfant plus grand honorera ses parents en étant obéissant à Dieu. L’enfant dont les parents sont dépendants en Lui honorera ses parents en subvenant à leurs besoins (Matt. 15:1-9 ; Marc 7:1-13 ; 1 Timothée 5:3,8).

Il est très important de réaliser qu’honorer les parents prend des formes différentes à des moments différents. Cela veut dire qu’une personne ne peut honorer ses parents en faisant une action symbolique. Cela veut dire que la façon dont une personne honore ses parents peut être differente de celle d’une autre personne. Cela devrait nous avertir à propos de ceux qui ont de très simples formules pour honorer nos parents, basée sur les principes de la Parole de Dieu. Les trois principes suivants soulignent trois des changements les plus dramatiques dans la relation entre les enfants et leurs parents, qui affectent la façon par laquelle honorer les parents pourrait être manifestée.

(3) Les rapports entre une personne et ses parents changent avec sa conversion. Quand une personne accepte Christ comme son Sauveur, il y a un nombre important de changements (2 Cor. 5:17). Quand une personne devient un enfant de Dieu par la foi, Dieu devient un Père pour eux d’une façon nouvelle et auparavant inconnue. A partir de ce moment là, le Chrétien devient le fils de Dieu (Jean 1:12 ; Matt. 6:9). Bien que Dieu fut une fois renié, et Son autorité rejetée (Ephésiens 2:1-3), Il est maintenant notre Père Céleste, avec une autorité finale, une autorité qui a priorité sur toutes les autres, incluant les pères et mères. Comme nous avons vu de l’enseignement de notre Seigneur, la foi en Christ peut aliéner les enfants de leurs parents.

(4) Les rapports entre une personne et ses parents changent avec le mariage. Le mariage est normalement le premier de changements dramatiques dans la relation d’un enfant avec ses parents. Dans le Livre de Genèse, Dieu révéla que le mariage allait amener un changement dans le rapport entre l’enfant et ses parents :

« C'est pourquoi un homme se séparera de son père et de sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront plus qu'un. » (Genèse 2:24)

Plusieurs changements importants sont signalés ici, comme je comprends ce passage. Premièrement, le fils quitte l’autorité structurée de la maison de ses parents pour établir un nouveau foyer, sous son autorité. Ce passage enlève le fils d’en dessous de l’autorité de ses parents, où il était. C’est mon opinion personnelle que l’enseignement qui modifie la « chaine d’autorité » entre parent et enfant à une « chaine de conseil » n’est pas une séparation d’autorité paternelle suffisamment adéquate après le mariage. Deuxièmement, le fils doit quitter la maison pour que sa dévotion et son affection soient principalement concentrées sur sa femme. L’affection du fils envers ses parents n’est certainement pas terminée, mais quitter sa maison diminue la compétition entre le père et la mère d’un homme et sa femme pour sa dévotion et son attention. Finalement, l’instruction de ce texte nous suggère que la relation parent-enfant est temporaire, alors que la relation mari-femme est permanente.

(5) La façon dont nous honorons nos parents change quand nous devenons disciple du Christ. Certains Chrétiens semblent penser que jusqu'à temps ou à moins qu’un enfant se marie, le rôle fort autoritaire du parent reste dans la vie célibataire de l’enfant plus âgé. Je pense que cela manque de prendre assez au sérieux l’enseignement de notre Seigneur sur le changement qui arrive avec la décision de suivre Christ en tant que disciple. Dans les passages déjà cités (Matt. 10:32-40 ; Marc 10:28-31 ; Luc 14:26), le Seigneur demanda clairement que les disciples choisissent de Le suivre au-dessus de tous autres, incluant spécialement la famille. Notre Seigneur ne rivalisera pas avec les pères et les mères pour l’affection et l’obéissance de Ses disciples. Un passage plus loin souligne le changement que le fait d’être un disciple a sur les relations familiales :

« Ne donnez pas non plus à quelqu'un, ici-bas, le titre de «Père», car pour vous, il n'y a qu'un seul Père: le Père céleste. » (Matt. 23:9)

Ainsi, les enfants ne doivent non seulement quitter père et mère quand ils se marient, ils doivent aussi le faire (bien que pas nécessairement littéralement) quand ils décident de devenir un disciple du Christ.

(6) Honorer Dieu comme notre Père n’est pas une excuse pour déshonorer nos parents. Certains, comme les scribes et les pharisiens (Matt. 15:1-9 ; Marc 7:1-13), ont utilisé la « conviction » et la pratique religieuse comme excuse pour éviter leur obligation d’honorer leurs parents. Pour ceux qui voudraient faire ça, les passages à propos de placer Dieu au-dessus des pères et mères peuvent être pervertis et déformés pour excuser l’irresponsabilité, mais rappelons-nous que notre Seigneur enleva le voile de la spiritualité, montrant que c’était le péché le plus abominable.

(7) Nous honorons le plus nos parents quand nous obéissons et honorons Dieu dans nos vies. Le plus grand but des parents est d’élever l’enfant que Dieu leur a donné de façon à encourager et promouvoir amour de Dieu et obéissances à Sa Parole. Quand un enfant a confiance en Dieu et obéit Sa Parole, il honore ses parents. Même un parent non croyant est honoré par un enfant croyant et obéissant.

(8) Nous honorons Dieu quand nous honorons nos parents. Non seulement nous honorons nos parents quand nous honorons Dieu, mais nous honorons aussi Dieu quand nous honorons vraiment nos parents. Il y a deux raisons principales pour lesquelles c’est vrai. Premièrement, nous honorons Dieu parce que nous obéissons Son commandement d’honorer nos parents. Honorer nos parents, quand c’est un acte d’obéissances à la Parole de Dieu, est honorer Dieu. Ainsi, nous voyons que la norme est qu’honorer les parents accomplit deux choses à la fois : Nous rendons honneur aux parents et à Dieu.

Mais, si quelqu’un a des parents qui ne sont pas dignes d’honneur ? Nous connaissons beaucoup d’enfants dont les parents ont tout fait pour ruiner leurs vies. Les enfants qui furent physiquement, émotionnellement ou sexuellement abusés devront vivre avec les effets de cet abus pour leur reste de leurs vies ? Comment ces enfants peuvent-ils honorer leurs parents ?

La réponse à cette question est trouvée dans la deuxième façon par laquelle honorer les parents honore Dieu. Quand nous honorons nos parents, nous reconnaissons qu’ils furent destinés par Dieu à être nos parents et à recevoir notre respect. Honorer des parents qui ne sont pas dignes d’honneur ne peut être seulement fait si on reconnaît que Dieu les a ordonnés à être parents, et ainsi ils sont honorés pour leur « position de parents » ordonnée par Dieu, pas pour leur performance en tant que parents.

Permettez-moi d’illustrer ce principe avec une autre personne qui doit être honorée par nous – un roi. On nous dit dans les Ecritures que nous devons honorer les rois (Romains 13:1-7 ; 1 Pierre 2:17). Dans le contexte de ces commandements d’honorer le roi, il doit être honoré en vertu de sa position de roi, pas pour sa performance en tant que roi. Dans le chapitre 13 de Romains, Paul dit clairement que les Rois doives être honorés et obéis parce qu’ils ont été nommés par Dieu. Le fait qu’ils aient le poste est évidence de la nomination de Dieu (Romains 13:1-2). Ainsi, honorer un roi cruel, impitoyable est admis, pas parce que cette personne est digne de respect, mais parce que cette personne a le job (une position d’honneur) par la volonté souveraine de Dieu.

Quand un enfant rend honneur un parent indigne, méchant et le fait parce qu’il reconnaît que Dieu l’a destiné à avoir cette position d’autorité et d’honneur, il se soumet à la volonte souveraine de Dieu. Et parce qu’il sait que Dieu fait arriver toutes choses pour le bien de la vie du croyant, il réalise que bien que des parents peuvent faire des choses horribles dans le but de le blesser, Dieu les a permises dans un but favorable (Genèse 50:20). Honorer un parent indigne ouvre ainsi la porte pour quelqu’un de voir la bonne main de Dieu en fournissant un mauvais parent. Ce sont souvent les faiblesses du parent, dans un tel cas, qui causent les forces correspondantes de l’enfant.

(9) Honorer les parents ne veut pas toujours dire que l’enfant fait ce que ses parents veulent. Les pères et mères ne doivent pas être honorés parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils sont parents. Ils sont, comme leurs enfants, troublés par la perversité de l’humanité. Ils, comme leurs enfants, pèchent. Ils feront donc beaucoup d’erreurs dans leur condition de parents. Des fois, ils ordonneront que leurs enfants fassent de mauvaises choses. Et d’autres fois ils leur interdiront de faire ce qui est bien.

Un jeune enfant doit assumer que ses parents ont raison, parce qu’ils ont plus d’expériences et de sagesse. Si tout échoue, parce qu’ils sont plus grands ! Quand l’enfant commence à mûrir, il pourra commencer à questionner certaines décisions. Cela doit être fait très soigneusement. Je peux imaginer la désobéissance d’un enfant seulement quand la Bible parle directement du problème. Par exemple, je m’attendrais à ce qu’un enfant refuse de participer à n’importe quelle forme d’abus sexuel par des parents ou d’autres adultes. A un certain moment, un enfant réalisera que le parent pèche, et trouvera nécessaire de le lui reprocher. Dans ce cas, l’instruction de Paul de corriger un homme âgé, comme un père (1 Timothée 5:1) nous instruit que les parents (et personnes âgées) doivent être réprimandés gentiment et avec respect.

Ceux qui ont des parents âgés au point qu’ils sont devenus confus, désorientés ou même révoltés se trouvent eux-mêmes dans la position difficile d’avoir à discipliner leurs parents, tout comme leurs parents eurent à les discipliner quand ils étaient plus jeunes. La façon dont une personne honore ses parents change.

(10) Honorer les parents pourrait un jour exiger de « devenir les parents » des parents. Quelle ironie ! Mais ceux qui eurent un père et une mère qui prirent soin d’eux, devront souvent prendre soin de leurs parents dans leurs dernières années. Les parents qui, une fois, nourrirent et changèrent les couches de leurs enfants pourraient dans les dernières années de leur vie être nourrit par et dépendre de leurs enfants. Le nouveau bébé qui ne reconnaissait pas ses parents pourrait un jour regarder sa mère ou son père âgé et ne pas être reconnu par eux. L’enfant qui une fois avait été au soin de ses parents devient maintenant le parent de ses parents, prenant des décisions pour eux, ayant des fois à faire des choix contre leur volonté, pouvant même avoir à décider de combien de temps il devrait permettre les machines de prolonger la vie artificielle pour maintenir un semblant de vie. Il n’y a pas de pensées moins agréables que cela, mais pour beaucoup ça a été, est ou sera une réalité.

Certains parents se fâcheront et deviendront déraisonnables. Ils pourraient nous faire des demandes, à nous et à notre famille, qui sont impossibles à accomplir. Ils pourraient, si on les laisse, détruire notre vie de famille. Des fois, ils deviennent incohérents et rebelles. Physiquement, il se peut que les parents âgés ne puissent plus prendre soin d’eux-mêmes ou deviennent incapables de vivre seuls. Les décisions que nous devons prendre à ces moments là sont les plus douloureuses de notre vie.

Quand le temps de prendre des décisions arrive, il doit être déterminé si des commandements venants des Ecritures sont impliqués ou non et si oui, comment ceux-ci doivent être exécutés. Les impacts des différents choix sur la famille, dans sa totalité, doivent être tenus en compte. Et, naturellement, le meilleur intérêt des parents doit être soigneusement recherché. Je crois qu’au moins trois facteurs sont impliqués dans la détermination de quel cours d’action sera le meilleur pour les parents.

Premièrement, nous avons une obligation de préserver la vie. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous devons la préserver artificiellement ou prolonger le processus de la mort, mais cela veut dire que les nécessités de la vie soient fournies. Nourriture (pourrait venir d’une perfusion), oxygène, et les fluides soutenant la vie doivent être fournis. Trop souvent, ces nécessités sont différées, avec le résultat inévitable, la mort. Empecher de recevoir les nécessités de la vie constitue un meurtre, comme je comprends les Ecritures.

Deuxièmement, nous devons chercher à fournir autant de confort physique et émotionnel qu’il est nécessaire. L’entourage doit être familier et aussi plaisant que possible. Cela pourrait ou pas, vouloir dire garder les parents dans notre voisinage ou les placer dans un établissement où des soins professionnels soient disponibles.

Troisièmement, je crois qu’honorer les parents exige que nous maintenions autant de dignité pour eux que possible. Les termes « honorer » et « dignité » se chevauchent un peu, et il me semblerait que nous honorons les parents en cherchant à préserver autant que possible leur dignité. Par exemple, je suis au courant de certaines situations dans lesquelles des patients ne peuvent pas de se nourrir eux-mêmes et sont « nourris de force » (littéralement, en les gavant). Dans de telles situations, je choisirais, si c’était possible, les nourrir par perfusion comme une alternative. L’indignité d’alimentation de force est grande, et devrait être, si possible, évitée. Ces trois sujets, la vie, le confort, et la dignité, pourraient entrainer certains à prendre soin d’un parent âgé à la maison, et d’autres à pourvoir pour utiliser les soins d’un bon établissement spécialisé.

(11) Le respect ne peut être gagné, ni ne peut-il être demandé. Puisque l’honneur est dû sur la base de la position, et non pas de la performance, nous devrions réaliser que l’honneur n’est pas quelque chose qu’une autre personne puisse nous demander. Un roi peut demander que nous lui obéissions, mais pas que nous l’honorions, au moins au sens propre du terme. Ainsi, un parent ne peut pas vraiment exiger le respect de leurs enfants. Dans les dernières années d’une personne, il y aura une tentation pour un parent d’imposer d’un enfant exactement quelle forme son respect devra prendre, mais je crois que c’est contraire à la nature de l’honneur. L’honneur exigé n’est pas du tout un honneur.

(12) Puisque nous devons honorer toutes personnes, les parents doivent respecter leurs enfants. Beaucoup a été dit et écrit à propos de développer la confiance de soi chez les enfants. Je pense que je diffèrerais avec certaines choses de cet enseignement, basé sur le fait que beaucoup de la confiance de soi est simplement appelée fierté, et le Livre des Proverbes a beaucoup plus à dire à propos du besoin d’humilité chez un enfant que du besoin de confiance en soi (et certainement que du besoin d’amour de soi). Cependant, nous devons traiter nos enfants d’une façon qui ne manifeste non seulement notre propre dignité (1 Timothée 3:4), mais aussi qui réfléchisse la dignité de nos enfants comme étant une création de Dieu, une création pour laquelle Christ mourut. Ainsi, nous devons honorer nos enfants, comme nous devons honorer tous les autres.

(13) Si nous devons honorer tous les hommes, alors nous devons faire nos priorités de ceux que nous devons placer au-dessus des autres. Nous avons déjà vu que nous devons honorer Dieu, les rois, les aînés, les parents, etc. Quand nous devons honorer tous les hommes, et ne pouvons pas le faire équitablement ou en même temps, alors nous devons choisir. Par exemple, en tant que maris nous devons honorer nos épouses, et nous devons honorer nos parents. Je crois que si l’un ou l’autre doit avoir priorité, c’est l’épouse qui devrait être placée au-dessus des parents. Prendre ces décisions de priorité à l’avance est la meilleure des choses, car pour sûr, ces priorités seront mises à l’épreuve.

(14) Honorer les parents est si important, et potentiellement si couteux, que c’est quelque chose que nous devons prévoir de faire à l’avance. Honorer les parents exigera beaucoup plus qu’une carte de vœux. Si honorer les parents implique prendre soin d’eux quand ils deviennent âgés, c’est une question onéreuse, et une pour laquelle nous devons nous préparer à l’avance. Un de mes amis suggéra que ce serait quelque chose que nous devions stipuler dans nos testaments. Supposez, par exemple, que nous mourions avant nos parents. Ce fut le cas avec notre Seigneur et Sa mère, et nous avons déjà vu comment Il prit ses dispositions pour S’occuper d’elle. En plus d’avoir nos enfants dans nos testaments, nous pourrions avoir à nous préparer à la possibilité de mourir avant nos parents. Cela pourrait vouloir dire prendre une assurance supplémentaire pour être assurer que les besoins de nos parents seront rencontrés après notre départ.

Dans certains cas, il pourrait être nécessaire pour des Chrétiens ou peut-être la communauté chrétienne, de fournir des établissements pour personnes âgées, qui s’occuperaient non seulement de leurs besoins physiques spéciaux, mais qui leur fourniraient aussi un environnement de beauté et un sens de dignité. Nous devons éviter comme la peste de pousser nos parents dans une maison lugubre, sombre et morne où ils attendraient simplement pour mourir.

Ce n’est qu’un aperçu, mais j’espère que cela élargit notre vision au-delà de ce que la Sécurité Sociale et les aides médicales pourront se permettre pour aider nos parents dans leurs dernières années. Un commandement présenté aussi vigoureusement, à la fois, dans l’Ancien et le Nouveau Testament ne devrait pas être prit à la légère.


19 The following Scriptures are important to our understanding of honoring parents. I highly recommend that you study these passages carefully: Central Passages for Honoring Parents: Exodus 20:12 (Deut. 5:16); 21:15, 17; Matthew 15:1-9; Mark 7:1-13; Leviticus 19:3; Ephesians 6:1-3; Proverbs 30:11-14; 31:1-9; 1 Timothy 5:1, 3, 8; Isaiah 29:13; Malachi 1:6. Related Passages on Honoring Parents: Genesis 2:24; Matthew 10:32-40; Leviticus 19:32; 20:9; 21:9; Mark 10:28-31; Numbers 22:17, 37; Luke 14:26; Deuteronomy 4:10-12; 6:4-7; 33:8-10; John 5:22-23; 8:48-50; 12:26; Joshua 2:12-13; Romans 1:30; 2:7, 10; 12:10; 13:7; Judges 13:17; 1 Corinthians 12:23-24; 1 Samuel 2:30; 1 Thessalonians 4:4; Proverbs 1:8; 3:9; 4:1-5; 19:26; 20:20; 1 Thessalonians 4:4; 28:7, 24; 1 Timothy 1:17; 5:3, 17; 6:1; Ezekiel 20:30; 2 Timothy 3:2; Hebrews 5:4; 1 Peter 2:17; 3:7; 2 Peter 1:17; Jude 8; Revelation 4:9-11; 5:12-13; 7:12; 21:24-26.

20 In my study of “honor” in the Bible, I discovered the following people (which generally involve a position) are given honor: God, the Father1 Timothy 1:17; Proverbs 3:9; Revelation 4:9-11; 5:12-13; 7:12; 19:1; 21:24, 26; God, the SonJohn 5:22-23; Hebrews 2:7, 9; 2 Peter 1:17. Those in positions of authority over us: Kings—1 Peter 2:17; Higher authorities—Romans 13:7; Elders—1 Timothy 5:17; Masters (by slaves)—1 Timothy 6:1; Those not in a superior status to us—Husbands to honor wives—1 Peter 3:7; 1 Thessalonians 4:4; All men—1 Peter 2:17; One another—Romans 12:10; God will honor us—John 12:26; Romans 2:7, 10.

21 Since honor was required only with respect to those who had a higher status or position in the Old Testament, we may wonder why the change in the New Testament, requiring the Christian to honor all men. The reason why Christians are commanded to honor others who may even have an inferior status in life is due to the fact that the Christian is required to place others above himself:

Be of the same mind toward one another; do not be haughty in mind, but associate with the lowly. Do not be wise in your own estimation (Romans 12:16).

Now we who are strong ought to bear the weaknesses of those without strength and not just please ourselves. Let each of us please his neighbor for his good, to his edification. For even Christ did not please Himself; but as it is written, “For the reproaches of those who reproached Thee fell upon Me” (Romans 15:1-3).

Do nothing from selfishness or empty conceit, but with humility of mind let each of you regard one another as more important than himself; do not merely look out for your own personal interests, but also for the interests of others (Philippians 2:3-4).

Thus, the Christian, unlike the worldling, honors all men, even when their earthly status is lower than our own, because the mind of Christ elevates others above self. For the Christian, then, all others have a status higher than our own interest. On this basis, they deserve to be honored.

22 The following is a summary of what is done to honor another in the Bible: By giving money or material things: Balaam—Numbers 22:17, 37; 24:11; Widows—1 Timothy 5:3; Elders—1 Timothy 5:17; Offerings to the Lord—Proverbs 3:9; Sacrifices (shared with the angel)—Judges 13:17; By our Lord giving glory to God—John 8:48-50; By beautifying and giving greater prominence—1 Corinthians 12:23-24; By giving respect, and obedience—Romans 13:7; Ephesians 6:1-3; 1 Peter 2:13-27; By giving God worship, Revelation 4:9-11; 5:12-13; 7:12; 19:1; 21:24, 26.

23 Commenting on Deuteronomy 21:17, Jordan writes, “There are two words for ‘curse’ in Hebrew. One has as its basic meaning ‘to separate from or banish,’ and is used for the curse in Genesis 3:14. The second, which is used in Exodus 21:17, basically means ‘to make light of, or repudiate.’ As Umberto Cassuto has pointed out, this verb ‘to make light of’ is the opposite of the verb which means ‘to make heavy, honor, or glorify.’ For the Hebrew, to glorify or honor someone was to treat them as weighty, just as American slang in the 1970s and 1980s uses the word ‘heavy’ to refer to important or impressive matters.” James B. Jordan, The Law of the Covenant (Tyler, Texas: Institute for Christian Economics, 1984), p. 105.

24 This public dimension of honor helps to explain a great deal. First, it explains why the worship (honoring) of God requires a public expression of praise and adoration. It also explains why a husband is commanded to honor his wife, but the wife is nowhere commanded to honor her husband (cf. 1 Peter 3:7). The woman is to reverence her husband (Ephesians 5:33; 1 Peter 3:2, 5), because this is a matter of her (private) attitude. She cannot honor him publicly because her role is restricted with regard to public speaking, especially in the church (cf. 1 Corinthians 14:34-35; 1 Timothy 2:12). The husband, on the other hand, is to publicly honor his wife. He is able to honor his wife because of his more public role. He needs to honor his wife because of her more private role.

25 Jordan comments on Deuteronomy 21:18-21: “The fifth commandment orders sons and daughters to honor their parents, and the verb used is the verb ‘to make heavy, to glorify.’ Thus, to make light of, to despise, is the opposite. An example of this is clearly set out in Deuteronomy 21:18-21. …” Notice that it is an older child who is in view, not a little boy; he is old enough to be a drunkard. Second, notice the sin is a settled disposition to rebel, not a one time act of disobedience. Third, notice that the young man has given public witness to his rebellious heart; the parents can remind the judges that they all know he is a drunkard and a glutton. Note, fourth, that the parents do not have the power to deal with this rebel on their own; they have to bring evidence and testimony to the judges. This shows us how the Law was carried out, and what is involved in making light of one’s parents, ridiculing them, and repudiating them.

In 1 Timothy 5:3, 17, to ‘honor’ someone means to give them money, to care for them financially. In line with this understanding, Jesus applies the death penalty for dishonoring parents directly to those who refuse to care for them in their old age. The Law of the Covenant, pp. 105-106.

26 Similar promises are found in Deut. 4:26, 40; 5:16, 33; 6:2; 11:8, 9; 17:20; 22:7; 30:18; 32:47; Job 6:11; Prov. 28:16; Ecc. 8:12-13; Isa. 53:10.

27 Jordan remarks, “Notice that Jesus sets Exodus 21:17 right next to the fifth commandment in binding force. Notice also that ‘cursing’ father and mother is definitely said to include verbally reviling them. Principally, however, this passage shows us that in the practical legal sense, refusing to care for parents in their old age is a capital offense.” Ibid, p. 107.

28 It is interesting that our Lord modified (or perhaps we should better say clarified) Exodus 21:17, rendering the term “cursing” “speak evil of.” Thus, cursing is more than speaking profanities at or about parents. Furthermore, I am inclined to believe that our Lord used the “of” in “speak evil of” in broader terms than we would expect. Our Lord was applying these two texts to the evil practiced by the scribes and Pharisees. To be more exact, the evil spoken by them. The saying of the word “Corban” in a traditional formula forced (or allowed) the child of elderly parents to disregard and disobey God’s command to honor them by providing for them. The evil thus spoken was not something evil said of (or about) the parents, but something evil spoken with respect to the parents. The evil spoken was the statement, “Anything of mine you might have bveen helped by is Corban” (Mark 7:11). Our Lord has thus broadened considerably the application of the Fifth Commandment.

29 As I have thought about it, I am not at all certain that a young child is really capable of honoring his parents. He is capable of obeying them, but not really of grasping the concept of honor. This is precisely why parents are needed—to care for the child until he is mature enough to live independently from them. As a child grows up, the more he should begin to grasp what honoring parents is all about, and the more he should honor his parents.

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