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Where the world comes to study the Bible

S’attaquer aux Généalogies (Genèse 5:1-32)

Introduction


Mes parents ont été privilégiés de passé une année enseignant à Taiwan. Pendant qu’ils étaient à Taipei, ils ont rencontré un jeune chinois qui voulait apprendre à parler anglais plus couramment. Mon père fut d’accord pour rencontrer « Johnny » une fois par semaine. Mon père assura Johnny que les leçons seraient gratuites et lui dit que le texte pour les études serait l’Evangile selon Matthieu. A propos, Johnny fut sauvé pendant l’étude du chapitre 16.

Une des cassettes, que mes parents nous ont envoyée de Taiwan à Noël, contenait un enregistrement de Johnny lisant Matthieu en anglais. Si vous pouvez l’imaginer, il lisait la généalogie de Matthieu, chapitre 1. Quelle introduction à la langue anglaise et à la Bible !

Les généalogies n’ont jamais été les portions les plus lues de la parole de Dieu. Ray Stedman raconte l’histoire d’un vieux prêtre écossais qui lisait le premier chapitre de l’Evangile selon Matthieu.

Il a commencé à lire,

« Abraham eut pour descendant Isaac.
      Isaac eut pour descendant Jacob.
      Jacob eut pour descendant Juda et ses frères. »

Il jeta un coup d’œil un peu plus loin et vu la liste qui continua et dit, « et ils ont continué à avoir descendant après descendants tout au long de cette page et jusqu’au milieu de la suivante. »68

Si nous sommes honnêtes, c’est ce que la plupart d’entre nous fait avec les généalogies de la bible – on les saute sans les lire. Dans mon enseignement du Livre de Genèse, je dois admettre que j’ai sérieusement considéré faire la même chose, simplement saute le chapitre 5. Leupold, dans un des commentaires classiques du Livre de Genèse, a ce mot de conseil pour les pasteurs : « pas tout le monde voudrait utiliser ce chapitre comme texte. »69

Et croyez-moi, pas tous l’ont utilisé. Il y a un verset d’Ecriture Sainte qui ne nous laissera pas sauter Genèse 5 sans une étude sérieuse de cette généalogie :

« Car toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu. » (2 Timothée 3:16).

Et ainsi nous devons étudier ce chapitre dans Genèse pour discerner son profit et sa bénédiction pour nous. Après quelques années d’enseignement de la Bible, j’ai appris que l’imperfection n’est pas celle du texte de l’Ecriture, mais celle du professeur qui la présente.

Comprendre Les Généalogies


Le cinquième chapitre de Genèse est seulement une des nombreuses généalogies contenues dans les Ecritures Saintes. L’instruction de ce chapitre nous encouragera et nous aidera quand nous approcherons les autres nombreuses généalogies de la bible. Et, réciproquement, les autres généalogies nous donnent un aperçu considérable en ce qui concerne ce récit particulier. Alors portons notre attention sur le but des généalogies en général, avant de la tourner vers notre texte.

Les généalogies de Genèse 5 et 11 ne sont pas du tout uniques dans les temps anciens. Les Egyptiens, ainsi que les Sumériens, avaient des listes de rois. Les Hittites avaient des listes d’offrandes royales, dont la valeur historique et chronologique est indubitable.70 Ces anciennes généalogies du Proche-Orient sont très instructives pour déterminer l’interprétation correcte des dossiers bibliques.

En premier lieu, nous apprenons que les généalogies ne sont pas destinées à être utilisé comme chronologie.71 A première vue, celui qui lit Genèse chapitre cinq pourrait penser qu’il a seulement besoin d’additionner les nombres contenus la, pour établir l’age de la civilisation sur la terre. James Ussher, par exemple, arrive à la date de 4004 Av. J.C. pour les évènements de Genèse Chapitre 1.

L’énumération des noms n’implique pas nécessairement l’assurance d’une succession continue. Souvent des noms étaient omis et les listes généalogiques étaient sélectives.72

L’expression « a eu pour fils » n’implique pas toujours parenté directe.73 Matthieu 1:8 dit que « Yoram eut pour descendant Ozias », mais dans le Vieux Testament (2 Kings 8:25 ; 11:2 ; 14:1, 21) nous apprenons que Yoram était le père de Ahazia, qui a eu Joas, père de Amatsia, père d’Azaria. Ainsi « a eu pour » peut vouloir dire « a reçu la ligne qui finit par. »74 Comme Kitchen dit, « les termes comme « fils » et « père » peuvent non seulement dire « (petit) fils » et « (grand)père », mais aussi « descendant » et « ancêtre » respectivement. »75

L’organisation des généalogies dans un ordre net et propre suggère aussi quelque chose d’autre qu’un indicateur chronologique. La généalogie de Christ de Matthieu, par exemple (Matthieu 1:1-17) est arrangée en 3 successions de 14 générations chacune. Et cette généalogie est reconnue être sélective.

Les nombres dans les généalogies de l’ancien Proche-Orient étaient normalement d’importance secondaire.76 Le but primaire était d’établir l’identité de la famille de quelqu’un, les racines de quelqu’un. Nulle part dans la Bible ou ailleurs, les nombres ont été supposés être additionnés pour établir une sorte de chronologie. Quelques fois les nombres d’un récit sont différents de ceux d’un autre.77 Bien qu’il y ait beaucoup d’explications pour ceci, une est que ces nombres ont été donnés seulement à titre approximatif. Des nombres exacts ne servent pas le but de la généalogie. Bien que nous n’osions pas dire que ces nombres ne sont pas littéraux, nous faisons simplement remarquer la façon dont ces nombres sont utilisés dans l’ancien Proche-Orient.78

Faisons bien très attention de considérer les paroles d’un grand érudit, Dr B.B. Warfield, quand il écrit :

Ces généalogies doivent être assumées digne de confiance pour le but pour lequel elles sont enregistre ; mais elles ne peuvent pas être utilisées, en toute sécurité, pour d’autres buts pour lesquels elles ont été intentionnées et pour lesquelles elles ne sont pas adaptées. En particulier, il est clair que les buts généalogiques pour lesquels les généalogies sont données, n’exigent pas un dossier complet de toutes les générations par lesquelles la lignée d’une personne descend ; Mais seulement une indication adéquate de la lignée particulière de laquelle le descendant en question vient. En conséquence, on trouve après examen, que les généalogies des Ecritures Saintes sont librement comprimées pour toutes sortes de buts ; Et qu’il peut être rarement affirme avec confiance qu’elles contiennent un registre complet de toutes les séries complètes des générations, pendant qu’il est souvent évident qu’un très grand nombre d’entre elles sont omis. Il n’y a aucune raison dans la nature des généalogies d’Ecritures pourquoi une généalogie de dix liens enregistrés, comme chacun de ceux dans Genèse 5 et 11 est, ne pourrait pas représenter un descendant actuel d’une centaine ou d’un millier ou de dix milles liens. Le point établit par l’énumération n’est pas que celle-ci représente tous les liens entre le premier et le dernier nom, mais que c’est la lignée de descendants par laquelle on peut suivre en remontant ou en descendant jusqu'à l’autre.79

Le Sens de Genèse 5


Si nous ne pouvons pas apprendre l’age de la terre par la généalogie de Genèse chapitre 5, que pouvons nous gagner par cette étude ? Le plus que j’ai étudié ce passage, il m’est apparu plus clairement qu’il doit être interprété à la lumière de son contexte. Une partie importante de ce contexte est la généalogie de Caïn dans le chapitre 4. Le sens et l’application de la généalogie du chapitre 5, sont alors gagnés par une comparaison et contraste avec le chapitre 4.

Normalement, on nous dit que le chapitre 4 nous donne la généalogie de Caïn pendant que dans le chapitre 5 Moïse décrit la lignée pieuse de Seth. Dans un sens, c’est vrai. Le chapitre 4 décrit vraiment une descendance impie pendant que le chapitre 5 enregistre l’histoire de la lignée par laquelle le Sauveur viendra.

Techniquement, en fait, le chapitre 5 n’est pas le récit de la lignée de Seth, mais d’Adam.

« Voici le livret de l'histoire de la famille d'Adam. Quand Dieu créa les êtres humains, Il les fit pour qu'ils soient ceux qui lui ressemblent.

   Il les créa homme et femme, Il les bénit et leur donna le nom d'hommes le jour où ils furent créés.

   Adam était âgé de 130 ans quand il eut un fils pour être celui qui lui ressemble, son image. Il lui donna le nom de Seth. » (Genèse 5:1-3)

Je me suis creusé la tête à propos de ce qui semble être une répétition de ces versets d’introduction. Pourquoi Moïse nous dirait-il ce que nous savons déjà ? Remarquez que ces versets ne sont pas attachés à la généalogie du chapitre, mais de celle du chapitre 5. La généalogie de Caïn s’arrête d’un coup. Elle commence avec un Caïn impie, se termine avec un Lémek pervers et « est balayé » par le déluge.

Moïse commence le chapitre 5 avec la terminologie des chapitres 1 et 2 (par exemple, « crée », «à notre image », « homme et femme », « les bénit ») pour indiquer au lecteur que les buts de Dieu et Ses plans pour l’homme commencé dans les premiers chapitres devront continuer à travers les descendants d’Adam, mais pas à travers la lignée de Caïn ; mais plutôt par Seth. Le chapitre 5 tout entier est une description de la lignée par laquelle le Messie viendra.

Le contraste spirituel entre les deux lignées est évident. Il peut être illustré simplement par les deux « Lémek » des chapitres 4 et 5. Lémek (le fils de Metouchaël, 4:18) de la lignée de Caïn était initiateur de la polygamie (4:19). Pire que ça, il était un meurtrier qui se vantait de son crime (4:23) et a fait peu de cas de la parole de Dieu a Caïn (4:24)

Le Lémek du chapitre 5 (fils de Mathusalem et le père de Noé) était un homme pieux. Le nom de son fils révèle sa compréhension de la chute de l’homme et de la malédiction de Dieu sur le sol (5:29). Il indique aussi sa foi que Dieu délivrerait l’homme de la malédiction par les descendants d’Eve. Je crois que Lémek avait comprit que cette délivrance viendrait spécialement par le fils que Dieu lui avait donné.

Dans le récit des descendants de Caïn, aucun nombre n’est employé, alors que la lignée de Seth a un patron bien défini. Les nombres dans le chapitre 5 nous donnent typiquement : (1) l’age de l’individu à la naissance du fils nommé ; (2) les années vécues après la naissance du fils ;80 et (3) l’age de l’homme à sa mort. Essentiellement, la vie de la personne est divisée en deux parties : avant l’enfant et après la naissance de l’enfant. Cette division n’est pas sans importance.

La durée de vie des hommes dans le chapitre 5 est peu commune, mais chaque essai d’expliquer ce fait par un autre sens que littéralement a été futile. Les conditions de vie étaient sans aucuns doutes différentes avant le déluge.

Moïse comptait sûrement sur le fait que la durée des vies de ces hommes allait nous impressionner. C’est certainement une des raisons pour qu’elles soient mises si en évidence. La longue durée de vie faciliterait la population de la terre. Ma femme et moi avons eu six enfants dans nos 17 années de mariage. Pouvez vous imaginer ce qui pourrait ce faire en 900 ans ?

De plus Moïse révèlera par ça, que cet homme était originalement destine à vivre pendant longtemps, même après la chute. La promesse d’un royaume millénaire dans lequel les hommes vivraient très longtemps (Ésaïe 65:20) est étayée par ce chapitre. La longueur de la durée de vie n’était rien de neuf, mais simplement quelque chose de regagné.

Le contraste principal entre les lignées de Caïn et Seth est l’emphase de chacune. La lignée de cain est créditée avec ce qui pourrait être appelé « progrès matériels » et accomplissements. Caïn construit la première ville (4:17). Les contributions technologiques et culturelles sont venues de ses descendants. Sidérurgistes, fermiers, et musiciens étaient de sa lignée.

Bon, maintenant, qu’est ce que c’est qui est souligne dans la lignée de Seth ? Aucune mention n’est faite de grandes contributions ou accomplissements. On remarque deux choses à propos des hommes du chapitre 5. Premièrement, ils étaient tous des hommes de foi (Hénoch, 5:18, 21-24 ; Lémek, 5:28-31). Ces hommes ont regardé en arrière et reconnu le fait que le péché était la racine de leurs problèmes et de leurs durs labeurs. Ils attendaient avec impatience le salut que Dieu devait leur fournir par leurs enfants.

Cela nous amène à la deuxième contribution de ces hommes du chapitre 5 – ils ont produit la semence pieuse par laquelle les buts et le programme de Dieu continueraient. Maintenant on ne nous dit pas que tous les enfants qu’ils ont eus étaient pieux. Mais nous savons que ces hommes étaient pieux et que par eux et leurs enfants une lignée avait continuée et culminée avec Noé. Pendant que le reste de l’humanité serait détruit par le déluge, à travers Noé, la race humaine (et plus que ça, les descendants d’Eve) serait préservée. L’espoir des hommes est resté dans la préservation de la graine pieuse.

Quelle leçon cela serait pour les israélites ! Quand ils seraient arrivés au pays de Canaan, ils rencontreraient un peuple immensément différent des Egyptiens. Pendant que les Egyptiens haïssaient les Israélites et ne considéraient pas le mariage entre les deux nations, les Cananéens l’invitaient (Genèse 46:34 ; Deutéronome 7:1 ; Nombres 25:1). Se marier avec les Cananéens serait se détourner du Dieu d’Israël. Se mélanger avec les Cananéens voudrait dire polluer la lignée pieuse par laquelle le Messie devrait venir.

Dieu a promit de bénir la foi et l’obéissance des Israélites. Il leur donnerait de la pluie, des récoltes et du bétails (Deutéronome 28). Il se pourrait que la nation mette leur confiance, non pas en le Dieu Vivant, mais en la technologie des Cananéens. Chevaux et chariots ont pu être la toute dernière trouvaille technologique pour la guerre, mais Dieu avait interdit à Israël d’accumuler des armes comme ça. Ils doivent Lui faire confiance (Exode 15:4 ; Deutéronome 17:14 ; Josué 11:6). Des alliances avec des nations païennes étaient peut-être la façon de faire du monde, mais ce n’était pas celle de Dieu (2 Rois 18,19).

On pourrait être surpris qu’un tel accent sur la mort arrive dans la généalogie du chapitre 5, pendant qu’il n’est pas mentionne dans le quatrième chapitre. N’aurait-il pas été mieux d’accentuer la mort en conjonction avec la lignée impie de Caïn ?

La première chose qu’on doit reconnaître est l’importance de la mort dans le contexte du Livre de Genèse. Dieu a dit à Adam qu’ils mourraient sûrement le jour où ils mangeraient le fruit interdit. (2:17). Satan a nié hardiment ceci et a assuré Eve que cela n’arriverait pas (3:4). Le chapitre 5 est un rappel menaçant que le salaire du péché est la mort et que Dieu tient Sa parole, en jugement et en salut.

Mais pourquoi ne pas accentuer la relation entre le péché et la mort ? Pourquoi ne pas avoir souligné la mort dans le chapitre 4 ? Laissez moi suggérer une explication. Dans le chapitre 4, il semblerait que la mort n’était pas un sujet populaire. Je crois que Caïn a trouvé un réconfort dans le fait qu’il a eu un fils, après qui il a nommé une ville. En plus, ses descendants sont responsables pour de grandes contributions culturelles et technologiques.81 Ces « choses importantes » ont du donner une sorte de réconfort à Caïn.

Cependant la triste réalité était très différente. Comme l’auteur de Proverbes a dit,

« Le souvenir du juste continue a être en bénédiction aux autres,
      mais le nom des méchants tombe dans l'oubli. » (Proverbes 10 :7).

La tragédie la plus grande n’est pas que les hommes du chapitre 4 meurent, car ceux du chapitre 5 sont morts aussi. La tragédie est que les descendants de Caïn n’ont pas survécu le jugement de Dieu, mais que Noé, la graine de Seth, l’ait survécu. Tous les hommes mourront mais certains seront ressuscités à des supplices éternels, pendant que les gens de foi passeront l’éternité dans la présence de Dieu (Jean 5:28,29 ; Apocalypse 20). L’apparence extérieure indiquerait que les enfants de ce monde « ont tout ce qu’ils veulent », mais la réalité finale est totalement différente.

La mort est arrivée à la graine pieuse de Seth. C’est répété huit fois dans le chapitre 5. Mais Hénoch représente le genre de tous ceux qui respectent Dieu. La mort ne les dévorera pas. Ils seront introduits dans la présence éternelle de Dieu, dans laquelle ils demeureront à jamais. La mort peut être regardée face à face par un vrai croyant, car sa piqûre a été enlevée par le travail de Dieu dans la mort de Jésus Christ, la « graine de la femme » (Genèse 3:15).

Application


Je ne peux pas quitter ces versets sans faire remarquer leur pertinence aux hommes d’aujourd’hui. D’après Moïse, le facteur le plus important dans le monde entier, qui détermine la destinée des hommes, n’est pas les contributions qu’il fait à la culture ou à la civilisation (bien que cela puisse être important). Que vous aillez une bonne réputation ou non est de petite conséquence éternelle. L’élément critique pour tout homme nomme dans ce chapitre était cela : Son nom était-il trouvé dans le livre de Dieu ?

Moïse commença le chapitre 5 avec ces mots :

« Voici le livret de l'histoire de la famille d'Adam. Quand Dieu créa les êtres humains, Il les fit pour qu'ils soient ceux qui lui ressemblent. » (Genèse 5:1).

Cela me rappelle ces mots du dernier Livre de la Bible,

« Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre: le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d'après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres.

   La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu'ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes.

  Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l'étang de feu. Cet étang de feu, c'est la seconde mort.

  On y jeta aussi tous ceux dont le nom n'était pas inscrit dans le livre de vie. » (Apocalypse 20 :12-15).

Ce qui déterminait la destinée des hommes anciens était si leur nom était dans le livre des générations de Caïn ou de Seth. Et ce qui déterminait les noms de ceux qui étaient énumérés dans le chapitre 5 était leur reconnaissance de péché personnel et leur foi en Dieu de leur fournir le salut qu’Il a promit.

Il en est de même aujourd’hui, mes amis. La question finale est cela, dans quelles généalogies allez-vous être trouve ? Etes-vous encore dans celle d’Adam ou êtes-vous dans celle de Jésus Christ (Romans 5) ? Si vous reconnaissez que vous êtes un pécheur, méritant la punition éternelle de Dieu, et si vous avez confiance en la vertu de Jésus Christ et qu’Il est mort pour vous, vous êtes dans Sa lignée. Votre nom est dans le livre de vie. Si vous n’avez pas fait ça, vous êtes dans la généalogie d’Adam. Bien que vos actions aient pu impressionner les hommes, elles ne seront pas d’un standard assez haut pour la vie éternelle de Dieu. Dans quel livre, votre nom sera-t-il trouve ?

Deuxièmement, dans ce chapitre ça me rappelle aussi que la mesure d’un homme, aux yeux de Dieu, doit être prouve par ses enfants. C’est pourquoi les anciens doivent être évalues en partie, par leur efficacité en temps que parents (1 Timothee3 ; Tite 1).

Combien cela devrait changer nos priorités et valeurs ! Caïn construisit pour son fils, mais Seth construisit en son fils. Caïn a sacrifie ses fils pour son succès. Seth a trouve le succès en ses fils. Nous avons souvent besoin d’être rappelé des mots de l’auteur des Psaumes.

« Si l'Eternel ne bâtit la maison,
      en vain les bâtisseurs travaillent.
      Si l'Eternel ne garde pas la ville,
      en vain la sentinelle veille.

  Oui, il est vain de vous lever très tôt et de vous coucher tard,
      et de vous donner tant de peine pour gagner votre pain.
      Car Dieu en donne autant à ceux qui lui sont chers pendant qu'ils dorment.

   Des fils: voilà bien l'héritage que donne l'Eternel,
      oui, des enfants sont une récompense.

  Ils sont pareils aux flèches dans la main d'un archer,
      les fils de la jeunesse.

   Heureux est l'homme dont le carquois en est rempli!
      Il ne connaîtra pas la honte
      quand il plaidera contre l'ennemi aux portes de la ville. » (Psaumes. 127)

L’auteur des Psaumes rappelle aux forcenés du travail que ne vivre que pour le succès souvent sacrifie ce qui est de plus grande valeur. Et il nous dit que les enfants, qui sont le plus grand cadeau de Dieu aux hommes, ne sont pas donnes en se battant mais en dormant, pas en se levant tôt et en se couchant tard, mais en se reposant dans la fidélité de Dieu.

Quel commentaire Genèse 5 est sur les mots difficiles de Paul dans le Livre de Timothée :

« Que la femme reçoive l'instruction dans un esprit de paix et de parfaite soumission.

    Je ne permets pas à une femme d'enseigner en prenant autorité sur l'homme. Qu'elle garde plutôt une attitude paisible.

    En effet, Adam fut créé le premier, Eve ensuite.

    Ce n'est pas Adam qui a été détourné de la vérité, c'est la femme, et elle a désobéi au commandement de Dieu,

    mais elle sera sauvée grâce à sa descendance. Quant aux femmes, elles seront sauvées si elles persévèrent dans la foi, dans l'amour, et dans une vie sainte en gardant en tout le sens de la mesure. » (1 Timothée 2 :11-15)

Les femmes qui restent fidèles aux instructions de Paul pourraient protester, « mais comment puis-je trouver l’accomplissement sous tant d’interdictions, et comment puis-je beaucoup contribuer à l’Eglise ? » Paul dit, en effet, « Le travail le plus important de tous est pour une femme pieuse d’élever des enfants pieux. »

Et de peur qu’on n’applique cela qu’aux femmes, laissez moi suggérer que c’est aussi également vrai pour les hommes, même si cela n’est pas l’intention primaire de Paul ici. Pères, sacrifiez-vous vos enfants à votre succès dans le monde d’affaires ou pour le succès dans le ministère chrétien ? Il n’y a rien de plus important que l’appel d’élever des enfants pieux. Si nous manquons à cette tâche, nous avons manqué à l’appel le plus haut.

Il y a ceux, je sais, qui n’ont pas, ou ne peuvent pas, avoir d’enfants. Je vous assure que nous ne sommes pas dans le même bateau que les Israélites de l’ancien temps. La lignée pieuse a été préservée, et le Messie est venu par les enfants des femmes. Mais il est vital pour le but de Dieu qu’un reste vertueux continue à travers le temps, à poursuivre le travail de Dieu pour et par l’homme. Nous devons, donc, continuer à engendrer des enfants spirituels et à leurs apprendre les vérités de la parole de Dieu. Prenons tous cette tâche sérieusement.



68 Ray Stedman, The Beginnings (Waco: Word Books, 1978), p. 47.

69 H. C. Leupold, Exposition of Genesis (Grand Rapids: Baker Book House, 1942), I, p. 248.

70 K. A. Kitchen, Ancient Orient and Old Testament (Chicago: Inter-Varsity Press, 1966 ), pp. 35-36.

71 “0n a more careful scrutiny of the data on which these calculations rest, however, they are found not to supply a satisfactory basis for the constitution of a definite chronological scheme. These data consist largely, and at the crucial points solely, of genealogical tables; and nothing can be clearer than that it is precarious in the highest degree to draw chronological inferences from genealogical tables.” “The Antiquity and Unity of the Human Race,” B. B. Warfield, Biblical and Theological Studies (Philadelphia: The Presbyterian and Reformed Publishing Co., 1968, p. 240.

72 “Such a mixture of continuous and selective genealogy is in no way abnormal. Besides the obvious example of Matthew 1:1-17, the Abydos King List in Egypt silently omits three entire groups of kings (Ninth to early Eleventh, Thirteenth to Seventeenth Dynasties and the Amarna pharaohs) at three separate points in an otherwise continuous series; other sources enable us to know this.” Kitchen, p. 38.

73 Ibid.

74 Ibid., pp. 38,39.

75 Ibid., p. 39.

76 Cf. J. N. Oswalt, “Chronology of the Old Testament,” The International Standard Bible Encyclopedia, revised edition (Grand Rapids: William B. Eerdmans, 1979), I, p. 674.

77 In Genesis 5 there are considerable variations between the Massoretic Text (the Hebrew text of the Old Testament), the Septuagint (the Greek translation of the Old Testament), and the Samantan Pentateuch. To compare these figures one should consult the chart in ISBE, I, p. 676, contained in the article on the chronology of the Old Testament.

78 ‘‘The same observation applies to a second class of data: random chronological statements, e.g., the statement in Gen. 15:13 concerning the duration of the Egyptian sojourn, or that in I K. 6:1 covering the time elapsed between the Exodus and the building of Solomon’s temple. While there is no warrant for disregarding such statements, neither is it necessary to assume that they are precise chronological computations. In the premonarchial society especially, long term chronological records are highly unlikely because of their lack of importance. Rather, approximations arrived at in various ways can be expected, and the use of round numbers, particularly, would suggest some degree of approximation. It is the significance of these numbers for the biblical writers that the interpreter must understand before he attempts to build an absolute chronology upon them.” ISBE, I, p. 674.

79 Warfield, pp. 240-241.

80 This is not to say that other sons and daughters were not born to the men of chapter 5. They may or may not have had faith in God, and they may or may not have been born prior to the son specified as being born at a certain age in the life of his father.

81 I do not wish to be understood to say, as some seem to,* that the godly should forsake all efforts to improve the quality of life by enriching it with moral, social, cultural and technological contributions. These contributions I understand as a part of God’s command to man to ‘subdue the earth’ (Genesis 1:28, etc.). The point here is that ancient man’s comfort and consolation should not abide in these achievements, but in the promise of God’s salvation, and God’s faithfulness to accomplish it. *Cf. W. H. Griffith Thomas, Genesis, A Devotional Commentary (Grand Rapids: William B. Eerdmans, 1946), p. 63.