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A la recherche du Vin!

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Traduit par Mapack Martin Luther King

A tout moment et toujours, nous devons nous rappeler que la Prière du Seigneur commence par “Notre Père” et non par “Nos besoins.” La prière implique d’abord et avant tout l’accès à la présence de Dieu. C. S. Lewis fait essentiellement la même observation. Il explique avec sa candide clairvoyance dans une discussion relative à l’efficacité de la prière que

“La question même de savoir si `la prière marche?’ nous place dès le départ dans de mauvaises dispositions. `Marcher’: comme si c’était de la magie ou une quelque chose d’automatique. La prière n’est ni une vague illusion, ni un contact personnel entre des personnes embryonnaires et inachevées (nous-mêmes) et une personne absolument concrète. La prière qui est perçue comme pétition c’est à dire celle qui consiste à demander des choses n’en est qu’une infime partie. La confession et la pénitence en sont le seuil, l’adoration en est le sanctuaire, la présence, la vision et la réjouissance en sont le vin. En elle Dieu se montre à nous. L’exaucement de nos prières est un corollaire-pas nécessairement le plus important- de la révélation . On apprend ce qu’Il est, à partir de ce qu’Il fait.”1

Qu’il soit bien clair que nous ne sommes pas entrain de dire –et Dieu n’en cautionnerait pas l’idée- que Lui présenter des requêtes n’est pas du tout chrétien ou que cela est foncièrement païen. Pas du tout. Mais nous disons que venir à Lui seulement par rapport à ce que nous pouvons en tirer ou venir constamment en raison de ce qu’Il peut nous donner relève d’un Christianisme de basse échelle. C’est l’erreur que commettent ceux qui se délectent des promesses de Dieu et divorcent du Promettant, qui Lui ne demande qu’à être personnellement connu comme étant Celui-là qui est Fidèle. Ces gens veulent les dons et se fichent du donateur. Il s’éloignent de l’adoration, de la vision et de la présence pour se contenter du menu frétin.

La prière consiste donc à connaître Dieu dans l’intimité, en sachant que le fait le plus important est la communion avec Lui et le plaisir de Sa présence. Toutefois, la communion avec Lui est profondément enracinée dans la perception que nous avons de Lui. A. W. Tozer a dit ceci:

“La chose la plus importante nous concernant est celle qui nous vient à l’esprit lorsque nous refléchissons au sujet de Dieu…La question la plus sérieuse que l’église se pose toujours est relative à Dieu. Le fait le plus prodigieux s’agissant de l’homme n’est pas ce qu’il pourrait dire ou faire à un moment ou à un autre, mais c’est l’image qu’il se fait de Dieu dans son for intérieur. …L’idée de Dieu a toujours été la plus révélatrice s’agissant de l’église, tout comme son message le plus important est ce qu’elle dit de Lui ou alors ce qu’elle en tait…. S’il nous était possible d’extraire de quelqu’homme les réponses les plus complètes à la question: “Que te vient-il en tête lorsque tu refléchis au sujet de Dieu?” nous serions en mesure de prédire avec exactitude son avenir spirituel. Si nous pouvions savoir avec exactitude ce que nos leaders religieux les plus influents de l’heure pensent de Dieu aujourd’hui, nous serions en mesure de prédire sans risque de nous tromper quelle sera demain la position que l’église occupera.”2

La compréhension que nous avons de Dieu est absolument cruciale pour ce qui est de notre relation avec Lui et de notre vie de prière. La prière est portée à Dieu par la foi. Une foi en croissance dépend à plus d’un égard de la personnalité que nous concédons à Dieu. Il en résulte que le dynamisme de notre vie de prière dépend directement de nos pensées et de notre connaissance personnelle au sujet de Dieu.

Ceci pourrait expliquer pourquoi il y a si peu de prières dans nos églises aujourd’hui. Les gens ne refléchissent pas très souvent au sujet de leur Dieu; et selon le résultat du dernier sondage fait sur l’évangélisation, les gens n’y refléchissent que très peu sérieusement.3

Je ne parle pas ici de “connaissance” comme maîtrise systématique des contours et des détails de la théologie, bien que ce type de reflexion y soit inclues. Je parle plutôt d’une compréhension théolgique profonde de Dieu, de nous-mêmes, de notre monde par l’application des études bibliques, par la méditation, la prière/adoration et par les tentations que nous rencontrons.

Tandis que la distance qui sépare la tête du cœur de certaines personnes n’est que de douze pouces, le canal qui les relie semble avoir une épaisseur inférieure à celle d’une pipette. La solution: Répentance et confiance- Confiance qui s’exprime par la reflexion sur Dieu, sa parole et sa présence. Nous devons également refléchir sur ce que les théologiens pieux et les enseignants de l’église ont dit à Son sujet tant dans le passé qu’à présent. Il est important que nous le fassions en toute humilité et dans un état de méditation avancée afin que nous puissions avoir une connaissance plus pleine de notre Sauveur et une relation plus fournie avec Lui. Nous devons nous saisir de Dieu Lui-même. Nous devons aller à la recherche du vin, comme C. S Lewis a dit. A quoi cela ressemblerait-il pour toi?


1 C. S. Lewis, The Efficacy of Prayer, in Fern-seed and Elephants and Other Essays on Christianity, ed. Walter Hooper (Glasgow: Collins, 1975), 101.

2 A. W. Tozer, Knowledge of the Holy (Harper & Row, San Francisco, 1961), 1-2.

3 Voir Os Guinness, Fit Bodies, Fat Minds: Why Evangelicals Don't Think and What To Do about It (Grand Rapids: Baker, 1994); Mark Noll, The Scandal of the Evangelical Mind (Grand Rapids: Eerdmans, 1994).

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